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dimanche 13 novembre 2016

13 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Deux hommes en un : être ou paraître, il faut choisir !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"François HOLLANDE, et le constat vaut aussi pour son action intérieure, est plus un gestionnaire qu’un visionnaire. Un technocrate d’élite, pur produit de la méritocratie républicaine, doublé d’un homme raisonnable, souvent calculateur, dont la vie n’aura pas vraiment été traversée par le souffle de l’épopée…"
In
Gérard DAVET et Fabrice LHOMME.
“Un Président ne devrait pas dire ça…” Les secrets d’un quinquennat.
Stock, Paris, 2016, p. 528
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai presque achevé la lecture de l’énorme pavé (662 pages !) que DAVET et LHOMME ont consacré au quinquennat de François HOLLANDE. Sans doute vais-je étonner plus d’un de mes lecteurs habituels si je dis que le portrait tracé par ces deux journalistes, (commodément classés à gauche mais factuels dans leurs rapports), est celui d’un homme sympathique et bon vivant en son privé : calculateur, réaliste, pragmatique certes, d’une intelligence aiguë et d’un cynisme sans égal, certes, et surtout d’une incroyable naïveté, pour ne pas dire d’une crédulité inouïe, et d’une grande fidélité en amitié. Mais ce portrait montre très bien la faille, la béance, la faute d’un homme qui finalement mérite plus de compassion que de jugement. Sa faute, sa grande faute, c’est d’avoir négligé la subjectivité sociale du peuple français, d’avoir méprisé ce que les grosses têtes de l’économie, de la statistique, de la sociologie, de la politologie, du journalisme, appelle le populisme, lequel évoque le populo, les mains calleuses et les banlieues crades (qu’on me pardonne ce mot). Tout est passé par la tête et, en apparence du moins, rien par le coeur.
En réalité ce sont les analyses de Marc WEINSTEIN, dont j’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises, qui m’ont poussé à ce constat. Les experts du monde entier peuvent avoir les motifs les plus objectifs de tirer des conclusions non moins objectives qui s’imposent à l’homme politique raisonnable, les conseillers les plus méritants peuvent donner au prince les éléments non moins objectifs qui, selon eux, sont de nature à aller dans le sens du progrès (considéré comme extensible à l’infini), cette objectivité même est par essence totalitaire, si elle va à l’encontre des sentiments du peuple.
Ce que ces élites françaises appellent le populisme, c’est justement le sentiment subjectif, partagé par un grand nombre de citoyens, (subjectivité sociale), peut-être irrationnel, peut-être simpliste, qu’il y a d’autres solutions à leur maux que la mondialisation, l’Europe à la JUNCKER, l’ouverture inconsidérée de nos frontières à toutes les marchandises et à tous les hommes. Or, tant que les solutions dites populistes n’ont pas été mises en pratique, il n’y a aucun moyen de savoir si elles sont opératoires ou non. Toutes les objections dévalorisantes sur le « repli moisi sur soi », sur la catastrophe que serait la régularisation des flux de marchandises, sur la sortie d’une Europe devenue un gigantesque lupanar pour les firmes internationales, sont des préjugés dévalorisants, fondés sur ce qui se prétend science économique, science politique, et technoscience.
Le Brexit, l’élection de TRUMP, l’élection de TSIPRAS, la montée du FN ne sont que les expressions d’une exaspération croissante contre ces experts et élites en tout genre qui, sans aucun mandat électif, imposent au prince leurs solutions objectives (parce que ce sont les leurs !). Nous n’en avons pas fini avec le populisme Et, personnellement, je ne m’en plaindrai pas, tant, pour les avoir fréquentées quand j’étais en activité à l’Université de Strasbourg, j’ai pu constater l’arrogance de ces hauts fonctionnaires qui traitaient de haut un président d’Université autrement plus humain, doué, et aimé que leur petite personne arrogante et remplie d'elle-même.
La vérité m'oblige à dire enfin, que pur produit du socialisme, monsieur HOLLANDE ne peut pas être autrement que totalitaire; fût-ce à son corps défendant.

PS : j'en profite pour présenter mes excuses à Gérard DAVET et Fabrice LHOMME que j'ai injustement accusés (sur la foi de rapports biaisés) de manipulation dans l'affaire FILLON-JOUYET.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Bonne nouvelle venue du Mexique.

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Les cochons de votants ! Excellent article qui éclaire la citation du jour.

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Le populisme à l’essai !


dimanche 4 septembre 2011

Décoder

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Messieurs Gérard DAVET et Fabrice LHOMME viennent de publier un livre intitulé Sarko m'a tuer (on connaît la graphie de cette inscription laissée par une riche victime dont le meurtre a été imputé à tort à Omar RADDAD).
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Pour apprécier ce livre, il convient de rappeler quelques faits. Messieurs DAVET et LHOMME sont journalistes au Monde, journal qui n'est pas connu pour être favorable à l'actuel Chef de l'Etat. Cette caractéristique n'enlève rien à la possible qualité de ce travail. Elle en colore simplement l'intention sans l'invalider. Et elle la colore tellement que le sous-titre de la page de couverture parle explicitement des victimes prétendues, soi-disant, supposées, ou réelles (tous les adjectifs utilisés ici comptent) du sarkozysme, d'Aurélie FILIPETTI à Dominique de VILLEPIN. Il est donc faux de laisser entendre (comme le font les médias) que le livre ne s'intéresse qu'à l'affaire BETTENCOURT et à la prétendue ou supposée remise d'argent liquide par la richissime octogénaire au candidat Nicolas SARKOZY. C'est voir le problème par le petit bout, très petit bout de la lorgnette. Il est intéressant aussi de noter la réponse qu'un des deux journalistes a faite à monsieur JUPPE (j'ai entendu ce dernier à la télévision) qui lui demandait s'il avait vérifié les informations que lui aurait communiquées Isabelle PREVOST-DESPREZ, le juge qui a été désaisie de l'affaire : non, il ne l'avait pas fait. Enfin, il faut signaler que l'infirmière mise en cause par le juge nie catégoriquement avoir dit ce que le juge lui prête comme témoignage et affirme n'avoir jamais rien vu de tel. Pour sa défense, un des journalistes prétend qu'elle se déjuge car elle aurait été menacée de mort. Il convient également de souligner que le juge n'a pas cru bon inscrire dans le Procès-Verbal de l'audition des témoins ces allégations. Dernier élément, il y a bien eu tentative d'identification des sources des journalistes par les services du Ministère de l'Intérieur et non pas écoute téléphonique.
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Je vais essayer de décoder, en posant quelques questions.
La date de publication de cet essai est-elle due au hasard ou à la survenue d'une prochaine échéance électorale ?
Pourquoi le juge n'a-t-il pas acté les confidences cruciales des témoins ?
Est-il moralement plus grave de voler l'argent du contribuable par une pompe à finance appelée URBA ou de recevoir (éventuellement dans le cas présent) de l'argent d'une personne privée, libre de disposer de ses biens (jusqu'à nouvel, ordre).
Est-il moralement plus grave d'utiliser les services de l'Etat pour protéger un secret de famille en pratiquant l'écoute de conversations téléphoniques (près de 3.000 personnes tout de même), que d'identifier l'origine de conversations téléphoniques possiblement entretenues entre un juge qui ne respecte pas le code de déontologie des magistrats et des journalistes en veine d'informations croustillantes ?
Comment et sur quels critères, les journalistes ont-ils sélectionné les victimes (soi-disant, prétendues, supposées ou réelles) du sarkozysme ?
Pourquoi faudrait-il accorder plus de crédit à des journalistes qui recueillent des informations de seconde main qu'à un témoin direct de la vie de madame BETTENCOURT ?
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Je n'ai pas de réponses à ces questions. Mais avant de juger, de condamner, d'anathématiser, il serait peut-être bon d'en avoir quelques unes, et de les confronter à celles d'autres affaires dont le PS risque de pâtir, si on lui applique les règles que lui et ses amis appliquent eux-mêmes à leurs adversaires politiques. Je veux parler de l'affaire GUERINI (inutile de parler de la mise en examen de Jean-Michel BAYLET ; ce sont très réellement des broutilles, et de plus, à y regarder de près, elles ne semblent même pas illégales et porteraient au plus sur 800 euros !)
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