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mardi 6 décembre 2016

05 et 06 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Que de bonnes nouvelles pour la véritable Europe !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pour qui n’attend rien de bon, mais alors vraiment rien, de l’Europe divine, de son avenir radieux et de sa Constitution de sept cent cinquante pages en béton précontraint, les conséquences du oui des militants socialistes, consultés par référendum interne à propos du projet de traité constitutionnel, sont divertissantes. La droite, la gauche, le centre mou, le centre dur, BAYROU, COHN-BENDIT, tout le monde rayonne, pétille, jubile. CHIRAC se félicite, HOLLANDE exulte, les médias sont aux anges. Le oui l’a emporté. On n’en revient pas. Le bonheur est dans le pré carré. CHIRAC vote HOLLANDE et HOLLANDE, même s’il fait semblant du contraire votera CHIRAC au moment du vrai référendum. L’élite vote pour l’élite. Les cabris ne sautent plus sur leur chaise, comme du temps de De GAULLE, en criant « l’Europe, l’Europe ! ». Ils se sautent dessus. Ils s’étreignent furieusement en croyant étreindre l’Europe.
[…].
C’est pourtant bien simple : l’Europe, cet ensemble flou, a-conflictuel, a-social, a-national, a-dramatique (« laïque » et « démocratique » comme on dit en langage euromaniaque), c’est l’espace du oui et rien d’autre. Du oui à tout sauf au non. L’Europe, c’est là où on dit oui. La gauche comme la droite ne se reconnaît plus d’autre choix idéologique que de voter oui au oui : que de débattre entre oui et oui ; que de se coaliser pour le oui en toute occasion. Oui à quoi ? À l’Europe. Qui signifie oui. L’Europe dit oui à l’Europe, laquelle est le nom qu’emprunte en Europe le mot oui. […]."
In
Philippe MURAY
Causes (sic) toujours.
Éditions Descartes et Cie, Paris, 2013, pp. 82 et 83.
(Article publié dans le journal La Montagne le 12 décembre 2004 sous le titre « Le parti du oui »).
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2. COMMENTAIRES.
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La grande voix de Philippe MURAY s’est tue en 2006. Elle n’est plus là pour dire la joie que lui inspireraient le Brexit, le Non du peuple italien au référendum élaboré par RENZI, les résistances des peuples polonais et hongrois aux dictateurs du Oui. Ne parlons pas de TSIPRAS, qui finalement s’en est tiré par une pirouette.
Notez-le : MURAY souligne, avec une justesse confondante, que le Oui prôné pas nombre d’hommes politiques un peu avant le référendum sur le Traité Constitutionnel (heureusement couronné d’un Non éclatant) n’était que le Oui d’élites à d’autres élites. Mais ce Non du peuple français s’est vu ridiculisé par le vote ultérieur du Traité de Lisbonne, qui instaure comme une obligation, ce dont les Français avaient horreur et qu'ils avaient rejeté.
Je vous prie de noter aussi que l’Europe est par essence totalitaire et je parie que les grossiums de la finance britannique vont tout faire pour empêcher le Brexit ; c’est que l’Europe est un juteux marché ! Oui, elle est totalitaire, parce qu’elle ignore la subjectivité sociale des nations (j’en ai déjà parlé à propos du livre de Marc WEINSTEIN). Une vraie vie démocratique suppose ouverte les solutions apportées par le peuple aux problèmes de la société où il vit. Une démocratie ne consiste pas à laisser à quelques crânes d’œuf le soin de trouver LA bonne solution et de nous l’imposer par toutes sortes de manœuvres, de manipulations médiatiques, de menaces. Que tous ces gens fichent le camp, et qu’ils nous laissent choisir ce que nous pensons bon pour nous.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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À propos de l’école et de l’échec patent et monstrueux de la Belle Carnassière.

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CAMERON, RENZI, HOLLANDE… plus là !

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Commission d’enquête sur les attentats de Nice : EDIFIANT.

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Quand le monarque défend ses clients… et ne fait pas baisser le chômage, la pauvreté monte.





dimanche 13 novembre 2016

13 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Deux hommes en un : être ou paraître, il faut choisir !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"François HOLLANDE, et le constat vaut aussi pour son action intérieure, est plus un gestionnaire qu’un visionnaire. Un technocrate d’élite, pur produit de la méritocratie républicaine, doublé d’un homme raisonnable, souvent calculateur, dont la vie n’aura pas vraiment été traversée par le souffle de l’épopée…"
In
Gérard DAVET et Fabrice LHOMME.
“Un Président ne devrait pas dire ça…” Les secrets d’un quinquennat.
Stock, Paris, 2016, p. 528
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai presque achevé la lecture de l’énorme pavé (662 pages !) que DAVET et LHOMME ont consacré au quinquennat de François HOLLANDE. Sans doute vais-je étonner plus d’un de mes lecteurs habituels si je dis que le portrait tracé par ces deux journalistes, (commodément classés à gauche mais factuels dans leurs rapports), est celui d’un homme sympathique et bon vivant en son privé : calculateur, réaliste, pragmatique certes, d’une intelligence aiguë et d’un cynisme sans égal, certes, et surtout d’une incroyable naïveté, pour ne pas dire d’une crédulité inouïe, et d’une grande fidélité en amitié. Mais ce portrait montre très bien la faille, la béance, la faute d’un homme qui finalement mérite plus de compassion que de jugement. Sa faute, sa grande faute, c’est d’avoir négligé la subjectivité sociale du peuple français, d’avoir méprisé ce que les grosses têtes de l’économie, de la statistique, de la sociologie, de la politologie, du journalisme, appelle le populisme, lequel évoque le populo, les mains calleuses et les banlieues crades (qu’on me pardonne ce mot). Tout est passé par la tête et, en apparence du moins, rien par le coeur.
En réalité ce sont les analyses de Marc WEINSTEIN, dont j’ai déjà parlé ici à plusieurs reprises, qui m’ont poussé à ce constat. Les experts du monde entier peuvent avoir les motifs les plus objectifs de tirer des conclusions non moins objectives qui s’imposent à l’homme politique raisonnable, les conseillers les plus méritants peuvent donner au prince les éléments non moins objectifs qui, selon eux, sont de nature à aller dans le sens du progrès (considéré comme extensible à l’infini), cette objectivité même est par essence totalitaire, si elle va à l’encontre des sentiments du peuple.
Ce que ces élites françaises appellent le populisme, c’est justement le sentiment subjectif, partagé par un grand nombre de citoyens, (subjectivité sociale), peut-être irrationnel, peut-être simpliste, qu’il y a d’autres solutions à leur maux que la mondialisation, l’Europe à la JUNCKER, l’ouverture inconsidérée de nos frontières à toutes les marchandises et à tous les hommes. Or, tant que les solutions dites populistes n’ont pas été mises en pratique, il n’y a aucun moyen de savoir si elles sont opératoires ou non. Toutes les objections dévalorisantes sur le « repli moisi sur soi », sur la catastrophe que serait la régularisation des flux de marchandises, sur la sortie d’une Europe devenue un gigantesque lupanar pour les firmes internationales, sont des préjugés dévalorisants, fondés sur ce qui se prétend science économique, science politique, et technoscience.
Le Brexit, l’élection de TRUMP, l’élection de TSIPRAS, la montée du FN ne sont que les expressions d’une exaspération croissante contre ces experts et élites en tout genre qui, sans aucun mandat électif, imposent au prince leurs solutions objectives (parce que ce sont les leurs !). Nous n’en avons pas fini avec le populisme Et, personnellement, je ne m’en plaindrai pas, tant, pour les avoir fréquentées quand j’étais en activité à l’Université de Strasbourg, j’ai pu constater l’arrogance de ces hauts fonctionnaires qui traitaient de haut un président d’Université autrement plus humain, doué, et aimé que leur petite personne arrogante et remplie d'elle-même.
La vérité m'oblige à dire enfin, que pur produit du socialisme, monsieur HOLLANDE ne peut pas être autrement que totalitaire; fût-ce à son corps défendant.

PS : j'en profite pour présenter mes excuses à Gérard DAVET et Fabrice LHOMME que j'ai injustement accusés (sur la foi de rapports biaisés) de manipulation dans l'affaire FILLON-JOUYET.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Bonne nouvelle venue du Mexique.

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Les cochons de votants ! Excellent article qui éclaire la citation du jour.

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Le populisme à l’essai !