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dimanche 4 septembre 2011

Décoder

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Messieurs Gérard DAVET et Fabrice LHOMME viennent de publier un livre intitulé Sarko m'a tuer (on connaît la graphie de cette inscription laissée par une riche victime dont le meurtre a été imputé à tort à Omar RADDAD).
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Pour apprécier ce livre, il convient de rappeler quelques faits. Messieurs DAVET et LHOMME sont journalistes au Monde, journal qui n'est pas connu pour être favorable à l'actuel Chef de l'Etat. Cette caractéristique n'enlève rien à la possible qualité de ce travail. Elle en colore simplement l'intention sans l'invalider. Et elle la colore tellement que le sous-titre de la page de couverture parle explicitement des victimes prétendues, soi-disant, supposées, ou réelles (tous les adjectifs utilisés ici comptent) du sarkozysme, d'Aurélie FILIPETTI à Dominique de VILLEPIN. Il est donc faux de laisser entendre (comme le font les médias) que le livre ne s'intéresse qu'à l'affaire BETTENCOURT et à la prétendue ou supposée remise d'argent liquide par la richissime octogénaire au candidat Nicolas SARKOZY. C'est voir le problème par le petit bout, très petit bout de la lorgnette. Il est intéressant aussi de noter la réponse qu'un des deux journalistes a faite à monsieur JUPPE (j'ai entendu ce dernier à la télévision) qui lui demandait s'il avait vérifié les informations que lui aurait communiquées Isabelle PREVOST-DESPREZ, le juge qui a été désaisie de l'affaire : non, il ne l'avait pas fait. Enfin, il faut signaler que l'infirmière mise en cause par le juge nie catégoriquement avoir dit ce que le juge lui prête comme témoignage et affirme n'avoir jamais rien vu de tel. Pour sa défense, un des journalistes prétend qu'elle se déjuge car elle aurait été menacée de mort. Il convient également de souligner que le juge n'a pas cru bon inscrire dans le Procès-Verbal de l'audition des témoins ces allégations. Dernier élément, il y a bien eu tentative d'identification des sources des journalistes par les services du Ministère de l'Intérieur et non pas écoute téléphonique.
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Je vais essayer de décoder, en posant quelques questions.
La date de publication de cet essai est-elle due au hasard ou à la survenue d'une prochaine échéance électorale ?
Pourquoi le juge n'a-t-il pas acté les confidences cruciales des témoins ?
Est-il moralement plus grave de voler l'argent du contribuable par une pompe à finance appelée URBA ou de recevoir (éventuellement dans le cas présent) de l'argent d'une personne privée, libre de disposer de ses biens (jusqu'à nouvel, ordre).
Est-il moralement plus grave d'utiliser les services de l'Etat pour protéger un secret de famille en pratiquant l'écoute de conversations téléphoniques (près de 3.000 personnes tout de même), que d'identifier l'origine de conversations téléphoniques possiblement entretenues entre un juge qui ne respecte pas le code de déontologie des magistrats et des journalistes en veine d'informations croustillantes ?
Comment et sur quels critères, les journalistes ont-ils sélectionné les victimes (soi-disant, prétendues, supposées ou réelles) du sarkozysme ?
Pourquoi faudrait-il accorder plus de crédit à des journalistes qui recueillent des informations de seconde main qu'à un témoin direct de la vie de madame BETTENCOURT ?
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Je n'ai pas de réponses à ces questions. Mais avant de juger, de condamner, d'anathématiser, il serait peut-être bon d'en avoir quelques unes, et de les confronter à celles d'autres affaires dont le PS risque de pâtir, si on lui applique les règles que lui et ses amis appliquent eux-mêmes à leurs adversaires politiques. Je veux parler de l'affaire GUERINI (inutile de parler de la mise en examen de Jean-Michel BAYLET ; ce sont très réellement des broutilles, et de plus, à y regarder de près, elles ne semblent même pas illégales et porteraient au plus sur 800 euros !)
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vendredi 23 juillet 2010

Cinq et quatre font neuf

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Madame Claire THIBOUT (et non TIBOUT comme je l'ai écrit dans quelques anciens billets) a donc été licenciée de chez madame BETTENCOURT. Elle a reçu, à titre d'indemnité de licenciement, 400.000 euros ; et la fille de madame BETTENCOURT, en procès avec sa mère, et pour ne pas être en reste, a de son côté donné 500.000 euros à la même Claire THIBOUT, pour honorer, aux dires de l'avocat, un souhait donné de son vivant par feu André BETTENCOURT. Au total, madame THIBOUT a donc touché 900.000 euros.
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Je ferai remarquer à mes lecteurs qu'il aurait fallu à madame WOERTH cinq ans de travail chez CLYMENE, et qu'il faut à un professeur des Universités de 15 à 20 ans (selon son grade) pour engranger des traitements qui équivalent à cette somme. Notez aussi que le don allégué de 150.000 euros à l'UMP pour soutenir la campagne du candidat Nicolas SARKOZY fait petite et pâle figure à côté de ces sommes.
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Madame THIBOUT, forte de son petit pécule indemnitaire, n'a pas hésité à charger son employeur, et rendue plus forte encore du royal cadeau de la fille de madame BETTENCOURT, elle en remet contre celle à qui elle doit sa fortune. Je dis, maintiens et prétends, que le royal cadeau est de nature à fausser le témoignage de madame THIBOUT, et qu'il y a tout lieu de penser qu'il a l'allure d'une tentative de subornation de témoin. Je n'accorde aucun crédit à une personne qui a un portefeuille à la place du coeur, et qui se comporte aussi bassement. Elle peut raconter ce qu'elle veut, cela n'a aucun poids, aucune valeur, aucun crédit, aucune vérité (en tout cas, au moins à mes yeux) ; elle a du reste déjà changé plusieurs fois de versions. Elle ne sait plus les dates des retraits, ni celle des dons. Je doute du reste qu'elle ait été conviée aux dîners semi-officiels au cours desquels les enveloppes d'argent liquide auraient changé de main.
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Bref, attendons-nous à de sérieux rebondissements, et à une version modernisée de l'arroseur arrosé. Affaire à suivre (bien malgré moi).
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samedi 10 juillet 2010

Réponse à un lecteur

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Dans l'impossibilité de répondre par le voie ordinaire au commentaire d'un lecteur, je me décide mettre le mien sous la forme d'un billet.
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Cher monsieur,
J'ai le regret de vous dire que vous utilisez les mêmes arguments que les journalistes et que vous mélangez deux affaires totalement différentes : celle du financement occulte de l'UMP par madame BETTENCOURT - l'accusation semble avoir fait long feu. Et celle de son évasion fiscale. Votre manière de présenter les choses, en amalgament les deux affaires, revient tout simplement à accuser monsieur WOERTH de prévarication, voire de concussion dans la première affaire. Si c'est ce que vous pensez, dites-le, au conditionnel bien sûr, mais clairement. Ne laissez pas vos lecteurs fantasmer, et imaginer de ténébreuses histoires.
Madame WOERTH était payée 180.000 euros par an. C'est beaucoup, mais ce n'est même pas le double de ce que gagnait pendant le même temps le majordome indélicat de la vieille dame. De ce qu'elle était bien rétribuée, il ne s'ensuit pas qu'on l'ait engagée pour commettre des actes délictueux. Compte tenu de sa situation, il y a même fort à parier qu'elle n'a rien fait dans ce sens au sein de la société CLYMENE. Il faudrait aussi prouver qu'elle gérait directement et spécialement la fortune de madame BETTENCOURT.
Bien que je désapprouve ces pratiques, il n'est pas illégal d'être gestionnaire de patrimoine et membre d'un Conseil d'administration. Cette situation est anormale. La loi doit l'interdire, comme elle doit interdire d'être membre de plusieurs Conseils d'administration à seule fin d'en toucher les jetons de présence. Et il n'y avait aucune honte (légale, cela s'entend) à prétendre à être membre du Conseil d'administration de la société HERMES. La correspondance saisie par les enquêteurs portait peut-être sur cette nomination à laquelle monsieur de MAISTRE était hostile.
Que les enquêteurs saisissent toutes les pièces utiles à la manifestation de la vérité (correspondance, bulletins de salaires, ordinateurs, etc.) ne prouvent aucunement que ces pièces soient accusatrices. Et remettre la Légion d'honneur à un ami, quelque temps après qu'il a recruté votre épouse ne prouve pas que ce recrutement ait été assorti d'un petit clin d'oeil de bienveillance. C'est bien mal connaître les règles de nomination et de promotion dans cet ordre honorifique. Il faut remplir un volumineux dossier, fournir toutes sortes de pièces, être entendu par les renseignements généraux, etc., avant la publication du décret de nomination ou de promotion, un an au bas mot. L'argument fourni par la presse, est, je le dis en toute franchise, d'une rare faiblesse et d'une bassesse insigne. Mais enfin c'est la presse. Vous n'êtes pas obligé de vous faire le diffuseur de ces arguments-là.
Vous faites allusion a ce que dit monsieur de MAISTRE quant à la satisfaction (toute supposée) du ministre de voir sa femme recrutée chez Clymène. C'est ce que DIT monsieur de MAISTRE. Pour que cet argument soit recevable, il faudrait que monsieur WOERTH ait exprimé directement sa satisfaction à monsieur de MAISTRE en l'assortissant d'un petit clin d'oeil d'indulgence pour les manoeuvres fiscales que ce dernier viendrait à faire ou aurait faite . C'est en tout cas ce que vous suggérez sans le dire, et c'est ce que je trouve insupportable. On peut simplement penser que quelqu'un qui voit les revenus du ménage gonfler de 180.000 euros par an ressente une certaine satisfaction et c'est semble-t-il la satisfaction que prête à son ami monsieur de MAISTRE.
Les poursuites en matière de fraude fiscale sont mises en oeuvre par le Parquet. Ce n'est pas au ministre du Budget à le faire. Et du reste le Parquet était saisi. Il faudrait savoir qui, dans cette noble institution et pourquoi, a pris l'initiative de ne rien entreprendre. Je doute fort que ce soit le ministre du Budget qui a certainement d'autres soucis en tête que de prendre connaissance quotidienne de la liste des fraudeurs. Je reconnais toutefois que ce point demande à être éclairci au plus vite.
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Voilà ce que je voulais dire. Mais je termine sur une opinion personnelle : s'il apparaît que monsieur WOERTH a négocié le recrutement de son épouse contre des indulgences fiscales, il doit être lourdement condamnés. Nombre de ceux qui, du temps du Président MITTERRAND, disparus comme lui de ce monde, et qui n'ont pas eu le malheur d'être condamnés pour leurs malversations doivent dans leurs tombeaux pousser un ouf de soulagement.
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Je ne reviendrai plus sur cette affaire, sauf événements nouveaux et imprévus.

vendredi 9 juillet 2010

Quand les baudruches se dégonflent, la grenouille éclate

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Nous connaissons depuis hier le nom, jusqu'ici tenu secret, de la comptable de madame BETTENCOURT dont monsieur Edwy PLESNEL est censé rapporter les confidences dans son journal Mediapart. Il s'agit de madame Claire THIBOUT. Il convient d'abord de rapporter les propos de cette indélicate personne : "C'est totalement faux, dit-elle de ce que lui fait dire Edwy PLESNEL. C'est de la romance de Mediapart. Je n'ai jamais dit que des enveloppes étaient remises à monsieur Sarkozy". Voilà qui a le mérite d'être clair.
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Voyons maintenant comment la presse rapporte la marche arrière de ladite Claire THIBOUT. Je me suis intéressé aux journaux gratuits car ils sont très lus à PARIS par les voyageurs des Transports en commun. J'observe d'abord qu'aucun de ces journaux ne fait une manchette ou un gros titre de ces rétractations. 20 minutes titre : "La comptable fait machine arrière", et le commentaire en sous-titre - chose très révélatrice - continue "Devant la police, l'ex-collaboratrice de Liliane BETTENCOURT serait revenue sur une partie de ses accusations visant WOERTH et SARKOZY". Vous noterez avec moi la petite vacherie qui consiste à mettre au conditionnel la rétractation de l'intéressée. Ainsi, on peut laisser filer le doute, plutôt que de reconnaître que l'on a été un peu vite en emboîtant le pas au sinistre PLESNEL. Direct matin ne fait pas de gros titre sur le sujet. Il met en titre marginal : "L'ancienne comptable se rétracte en partie", ce qui est factuel, mais laisse subsister un doute puisque l'on ne sait sur quoi porte le maintien des accusations. Mais la palme de la manipulation revient à Metro : aucun titre sur le sujet qui pourtant a fait sa une en manchettes énormes plusieurs jours de suite, autant que j'ai pu en juger, car je ne lis plus ce torchon. Il faut aller en page 6 de la livraison de ce jour pour voir, en bas de page, un petit articulet titré "Affaire Bettencourt : l'ancienne comptable revoit ses comptes", ce qui absolument dépourvu de contenu informatif. L'accusation fut énorme de la part des rédactions de ces journaux, tout acquises aux passions de l'opposition ; le démenti est mou, conditionnel, putatif, supputatif, hypothétique.
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Voyons maintenant la réaction de Mediapart, car curieusement, c'est sous ce nom là qu'elle paraît, non pas sous celui d'Edwy PLESNEL. Mediapart affirme avoir "scrupuleusement retranscrit" les propos de Claire THIBOUT. Soit. Mais il a retranscrit des propos mensongers, trop heureux de sauter dessus, et de se refaire une petite santé financière sur un faux scandale, alors qu'il traverse une mauvaise passe.
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Que disent les avocats ? Celui de madame BETTENCOURT produit une photocopie d'une page litigieuse du carnet, celle du retrait d' argent liquide. Il y a eu des retraits certes, mais à chaque fois leur utilisation est justifiée (les journaux, disent "semble", on se demande pourquoi). Rien ne prouve que les 50.000 euros dont on trouve la trace dans le carnet ont été versé à madame BETTENCOURT pour qu'elle puisse les remettre en mains propres à monsieur WOERTH ou à monsieur SARKOZY. Par ailleurs, madame THIBOUT, qui disait avoir retiré ces 50.000 euros en espèces dans une agence de la BNP le 26 mars 2007, n'est plus tout à fait sûr de la date, et même pas sûr du tout : "ce n'est pas la bonne date" affirme-t-elle.
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L'avocat de madame THIBOUT, maître GILLOT, prétend que c'est sous la pression de la police et du parquet que sa cliente a cédé. C'est de bonne guerre, mais (a) je ne crois pas que quelqu'un puisse persister dans un mensonge aussi considérable ; (b) je crois que l'on tient bon quand on ne ment pas ; (c) je trouve normal que les enquêteurs, devant une accusation aussi grave, poursuivent avec assiduité leurs investigations.
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On aurait pu penser que les journalistes, enfin ceux qui méritent ce nom, fassent leur mea culpa, et présentent au Président de la République leurs excuses pour avoir diffusé des informations controuvées, non vérifiées, et d'une telle gravité qu'elles méritaient d'être traitées avec la plus grande circonspection. Mais rappelez-vous. On a commencé par attaquer monsieur SARKOZY sur la l'achat et la vente d'un appartement qu'il possédait à NEUILLY, dans des conditions obscures ; il a pu prouver, facture à l'appui, qu'il y avait fait faire des travaux (cf. le "menuisier du Président"), et qu'avant d'acheter cet appartement, il avait pris la précaution de demander à l'administration fiscale de donner son aval au prix proposé ; idem pour la vente, pour autant qu'il m'en souvienne. Cette machination a fait long feu, comme, avant elle, la ténébreuse affaire Clearstream où monsieur SARKOZY a été faussement accusé de détenir des comptes frauduleux au Luxembourg.
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Je vais vous dire pourquoi on s'acharne contre lui : c'est que cet homme, à défaut de culture et de bonnes manières, a du courage, et la volonté de réformer son pays, pour son bien. Il ne vise pas le court terme, mais le long terme. Et il se moque du corporatisme et des féodalités. C'est sa qualité principale. Quant à ceux qui l'accusent de fébrilité, on peut affirmer sans crainte d'être contredit que s'ils avait été à sa place, ils auraient créé des commissions, comités, commissariats, bref des groupuscules Hippolyte et Théodule, dont les rapports eussent finis leur vie dans les poubelles de l'histoire et des ministères. C'est que pour ces messieurs, il n'y a jamais d'urgence, il n'y a que des gens pressés. Ah, c'est sûr, ceux-là se hâtent lentement !
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Quand les baudruches se dégonflent, la grenouille éclate...
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A demain.

mercredi 7 juillet 2010

C'est encore lui...

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Savez-vous qui a fondé Médiapart, cette officine qui se repaît de ragots, de rumeurs, d'insinuations, et par-dessus tout de la haine de l'humanité en général et de ses adversaires idéologiques en particulier ? C'est monsieur Edwy PLESNEL. Oui, cet homme respire la haine associée à la mégalomanie. Chassé de la rédaction du Journal Le Monde, il lui fallait bien trouver de quoi alimenter son métabolisme. Je n'ose vous donner le nom exact et peu ragoûtant de ce dont se nourrit cet homme. Il lui fallait aussi montrer son importance. Aurait-il des complexes ?
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Il convient de rappeler que monsieur PLESNEL est ce monsieur qui, grâce aux révélations par lui faites dans Le Monde, a facilité le travail de la police néo-zélandaise et a permis l'arrestation et l'emprisonnement de deux de nos compatriotes, les faux époux TURRENGE, qui, sur ordre des autorités, avaient participé à la désastreuse expédition contre le Rainbow Warrior. Ne me faites pas dire que j'approuve ces méthodes, que, paraît-il, feu le Président MITTERRAND ignorait. Ainsi, lui qui mettait sur écoute de paisibles citoyens dont il craignait qu'ils révélassent l'existence de sa fille, ne savait pas qu'on tramait cet attentat. On ne peut pas tout surveiller. Monsieur PLESNEL, après ce premier "succès", a récidivé et a poussé monsieur BEREGOVOY au suicide, en révélant les prétendues avantageuses conditions d'un prêt que lui avait consenti monsieur Roger-Patrice PELAT. J'ai entendu sa pitoyable défense, son éloquence à la fois molle et grandiloquente, sa nullité morale, j'ai vu dans ses yeux l'enténèbrement du jugement et du discernement, lors d'une émission consacrée au suicide de cet honnête homme, émission dont j'ai du reste parlé dans un billet. Maintenant, monsieur PLESNEL récidive en révélant ce qu'il appelle des faits, qui ne sont pour l'essentiel que des insinuations, des approximations, enrobant quelques éléments factuels - inutile de le nier - mais interprétables de bien des manières.
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Observez, je vous prie, le développement de la manoeuvre, à laquelle est associée toute la rédaction de France Info. (Ils nous prennent pour des imbéciles, ces "journalistes".) . On commence petit, on dit que..., on utilise des conditionnels, puis les titre changent de place et de graphie : la "presse cerne monsieur WOERTH", "il y a une crise politique","Pourra-t-il tenir" etc. On fait monter la mayonnaise. Ma parole, ils prennent leurs désirs pour des réalités. Ils sont les fabricants de la prétendue crise. Ils s'agitent, ils pérorent, ils censurent, ils suggèrent. Moi, si j'ai un conseil à donner à monsieur WOERTH (qui a commis aussi un autre crime aux yeux des syndicats, la fusion des Directions du Trésor et du Budget, chose que monsieur Christian SAUTER n'avait pu faire en son temps, et qui lui valut d'être démissionné par le Président MITTERRAND, en raison des remous, grèves, pétitions, manifestations suscités par les syndicats à l'annonce de ce projet, des syndicats qui se partageaient le gâteau de la clientèle dans chacun de ces services), c'est bien de rester à son poste. Donc il y a machination, longuement ourdie et mûrie. Monsieur Pascal B... le majordome millionnaire et indélicat a disparu de la circulation. Il en va de même pour l'insaisissable madame Claire T... qui est introuvable et "s'est mise au vert" (selon les dires de son avocat). Il serait du reste intéressant de savoir depuis quand monsieur PLESNEL est détenteur de ces "informations". Jusqu'à preuve du contraire, monsieur WOERTH s'est montré très compétent, discret, efficace. Il a un abord austère, certes, mais ne baisse pas les yeux quand il parle. Son verbe est court, un peu sec. Ah, c'est tout le contraire de monsieur PLESNEL. Les raisins seraient-ils trop verts pour le fondateur de Médiapart qui n'atteint pas à la hauteur du petit orteil du ministre ?
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Pensez-donc, on a retrouvé un carnet de cette comptable avec les notes des entrées et sorties d'argent. Quand on sait tout ce qu'il est possible de faire avec des écritures, on prend un certain recul devant ces éléments factuels. N'importe qui peut prétendre qu'il m'a donné 50.000 euros (j'eusse préféré de beaucoup 200.000), peut inscrire la somme dans un carnet, à n'importe quelle date, simplement pour me nuire. Et puisque monsieur PLESNEL a l'esprit "un peu beaucoup tordu", qu'il pousse la logique de l'esprit critique jusqu'au bout et qu'il nous explique comment il a eu ces renseignements, de quelle manière il les a sollicités, s'il les a rémunérés et si oui, combien. Je n'ai de toute façon aucune confiance dans la parole d'un scatophage.
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Et qu'il nous dise, par exemple, comment il propose de payer les pensions de retraites, de développer une production abondante, peu vorace en énergie, de qualité, susceptible de donner du travail à des gens qualifiés ; comment il entend régler le problèmes des banlieues dites "sensibles", euphémisme charmant pour dire qu'elles sont le repaire de trafiquants, de gangsters, d'asociaux et de violents ? Voilà ce qui nous intéresse, monsieur PLESNEL. Vous portez plainte contre monsieur BERTRAND qui traite vos méthodes de nazies. Je serais très curieux de savoir la différence qu'il y a entre celles-ci et celles-là. Mais peut-être allez-vous nous l'expliquer ?
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mardi 6 juillet 2010

Les ignobles, la finance et la patrie

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On a prêté assez peu d'attention aux insinuations qu'a portées la Tribune de Genève quant aux supposés voyages réguliers de madame WOERTH dans la ville du même nom. Je vais, moi, vous dire ce que je soupçonne derrière toute cette affaire parfaitement artificielle montée par la presse, la gauche et les puissances d'argent réunies. Monsieur WOERTH a démasqué des fraudeurs français qui avaient déposé de l'argent en quantité dans les Banques suisses. Il a obtenu ces informations par des moyens détournés (la transmission frauduleuse de listings nominatifs, par un employé français d'une de ces Banques ; je donne ces informations de mémoire, et il se peut qu'elles soient incomplètes ou approximatives, mais le fond reste le même), et j'avoue que cela ne me plaît guère. Mais il a réussi, pour autant qu'il m'en souvienne, à trouver un accord avec ces Banques, et à obtenir la levée (au moins partielle) du secret bancaire. C'est une chose que l'argent trompeur ne pardonne pas...
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Il est donc plus que vraisemblable, il est très probable et j'ose dire qu'il est certain que l'attaque dont le ministre est l'objet est en partie montée par ces puissances d'argent qui veulent se venger de ce mauvais coup.
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Monsieur WOERTH a pensé, préparé et proposé une réforme des régimes de retraites. Il se peut que certains aspects, beaucoup d'aspects, voire tous les aspects de cette réforme soient mauvais. Il faut alors expliquer, arguments à l'appui, en quoi elle est mauvaise, qu'elles en sont les conséquences fâcheuses pour le pays, et quelles solutions alternatives l'on propose pour éviter de continuer à emprunter sur les marchés internationaux afin de payer les pensions. Comme il n'y a aucune solution crédible opposée à ces propositions, la réforme sera adoptée. Mais l'on s'attaque à un mythe, un mythe mitterrandien, un mythe errant de la gauche à l'extrême-gauche, de la CFDT à la CGT. Cela est inacceptable. Il faut attiser les haines et les passions, quitte à déchirer le pays. Car le pouvoir a de telles délices, qu'il vaut bien des accusations infondées, des attaques ignobles, des interprétations malveillantes. Tout cela est fondé sur des enregistrements frauduleux d'un certain Pascal ... et les dires d'une certaine comptable qui ne veut pas révéler son nom et qui prétend avoir remis en main propre des enveloppes d'argent liquide à monsieur WOERTH, à monsieur SARKOZY et tutti quanti de la part de madame BETTENCOURT. Et puis, figurez-vous, monsieur SARKOZY, maire de NEUILLY, a été invité A PLUSIEURS REPRISES chez cette honorable ancêtre. Je vais vous faire une confidence. Je suis rentré, moi, par une porte dérobée à BUCKINGHAM PALACE et j'ai donné en main propre un paquet de Carambars à la Reine d'Angleterre. Ne le répétez pas surtout, car je risquerai d'avoir des ennuis. Je conviens que des carambars, ça a moins d'allure que les bottines à 2.000 euros de monsieur Roland DUMAS. Mais tout de même, c'est très, très compromettant...
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Il est intéressant de constater que ces ragots ou ces confidences, ces misérables trahisons, jetés sur la place publique en pâture à une opinion en mal de sensations fortes, viennent de personnes qui méritaient jadis le si beaux noms de "domestiques", "personnes de la maison", "familiers", et qui ne sont plus que de pauvres employés, mieux payés que quiconque dans le présent cas, mais pleins de ce ressentiment qu'éprouvent les médiocres devant tout ce qui les dépasse. Car un pauvre, avec un coeur de pauvre, un vrai pauvre, pas un majordome à 100.000 euros d'appointements annuels, ne se serait jamais abaissé à ces vilenies. Par moment, je me demande si NIETZSCHE n'avait pas tout bien vu.
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Il y a une troisième raison. Aux puissances d'argent, aux syndicats et aux partis dits de gauche, il faut ajouter tous ceux qui, à droite, cherchent à contrer les (très hypothétiques) intentions du Président de la République pour les prochaines élections présidentielles. Il y a monsieur de VILLEPIN qui mélange le grandiloquent au venimeux, la vengeance recuite aux fielleux regrets. J'ose espérer que monsieur JUPPE n'est pas dans cette conspiration. Il est sans doute, à droite, le seul homme d'état, et lui, il n'a pas trahi celui à qui il doit sa carrière. Monsieur SARKOZY n'a qu'un tort : il ne respecte pas les codes de conduite de cette basse-cour politique, de gauche et de droite. Ils m'écoeurent tous - et dans la tempête le Président, lui, fait preuve, enfin, de dignité ; il n'est jamais trop tard -, ils me dégoûtent, ils sont pratiquement tous indignes de briguer la magistrature suprême, non pas par leur incompétence - il en est de compétents, partout - mais par leur bassesse d'âme, leur petits calculs, leurs grandes manoeuvres. Je préfère un homme qui s'attaque à régler nos immenses difficultés, à des prêcheurs qui gèrent le ministère de la parole. Attendons les primaires au PS pour que se dévoilent toutes les combines, les luttes, les rancoeurs. Tous ce qui est caché sera dévoilé.
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Non, ils sont presque tous ignobles. Ils ne raisonnent qu'en termes de fric (ah ! le pouvoir d'achat !). Ils donnent un spectacle ridicule, celui d'un théâtre d'ombres, de fantoches qui s'esbignent à lutter contre des moulins à vent. Du souci de la patrie ? Ils n'en ont cure. Alors que nous avons besoin d'unité, de partage, de répartition plus équitable de nos richesses, de respect mutuel des opinions, ils passent leur temps à s'envoyer des noms d'oiseaux. Bien sûr, on pourrait m'accuser du même travers. Mais je vous rappelle que je ne cesse de réclamer de tous les partis politiques de la décence, de la courtoisie, de la discussion, et des compromis. Personne ne veut céder. Comment est-ce que tout cela finira ? J'espère que ce ne sera pas mal, mais je n'ose en être sûr.
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mardi 29 juin 2010

Vilain oiseau...

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"Vilain oiseau que celui qui salit son nid" dit un proverbe assez peu connu.
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Les manoeuvres continuent. Ce matin, dès l'aurore, en regardant le site de France Info, j'apprends que la majordome de madame BETTENCOURT, monsieur Pascal B... (pourquoi B... et non pas le nom entier ?) a quitté de son plein gré, après plus de dix ans de service, madame BETTENCOURT. Il a reçu une indemnité (contractuelle) de départ de 215.000 euros, correspondant aux dires de son avocat, Me GILLOT (orthographe sous réserve) à deux ans de salaire. Ce qui revient à dire que monsieur Pascal B... avait plus de 100.000 euros de revenus salariaux annuels. Je dois dire que, bien qu'ayant atteint le plus niveau de la hiérarchie universitaire et me trouvant très convenablement honoré pour le travail que je fournissais, je n'ai jamais eu, loin s'en faut, de tels revenus !
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Bref. Là n'est pas la question. Voulant vérifier certains détails de cette information, afin de ne pas troubler mes lecteurs par des erreurs factuelles, je retourne sur le site. L'information et son commentaire ONT TOTALEMENT DISPARU. J'aimerais bien, messieurs les "journalistes" de France Info que vous m'expliquassiez la chose. Pourquoi cette information, à mon avis capitale, a-t-elle subitement disparu du site ? L'explication donnée par monsieur Pascal B... pour expliquer son geste (il se serait agi de défendre quelques collègues, dans je ne sais quelle histoire ; je n'ai pas pu vérifier) était assez évasive, et c'était ce point dont je voulais m'assurer. Je repose donc la question. Monsieur B... a-t-il monnayé le fruit de sa trahison ? Et combien ?
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En tout état de cause, l'attitude de monsieur B... est assez méprisable. Je dis bien "attitude", je ne dis pas monsieur B... Mais je ne puis m'empêcher de repenser à ce vieux proverbe français : "vilain oiseau que celui qui salit son nid".
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Quant au site MSN hotmail, il annonce fièrement dans les titres de ses informations, et la boucle de la manoeuvre est ainsi bouclée : "La situation de monsieur WOERTH, de plus en plus intenable, selon la presse". Alors, pensez-donc, si la presse le dit ! Mon Dieu, mais qui sont-ils ces "journalistes" qui se croient prophètes ? Qui leur a donné mission de faire et défaire la réputation des hommes politiques qu'ils n'aiment pas ? Et depuis quand déclare-t-on, sans preuve, qu'un homme est coupable, parce qu'on l'imagine coupable, et qu'on se projette dans la situation de manière telle qu'on lui reproche ce que l'on aurait sans doute fait si l'on avait été à sa place ? Mais il faut vendre, il faut alimenter les passions, déchaîner les haines recuites, susciter l'envie et la jalousie. Ils me dégoûtent de plus en plus tous ces médiocres qui trouvent dans certains politiciens de gauche de quoi nourrir leur amertume, et espérer des jours meilleurs pour leur petite carrière.
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Un bon conseil, monsieur WOERTH. Si vous n'avez rien à vous reprocher, tenez bon. Et poursuivez votre travail.
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PS : à 8 h 00, ce matin, j'ai pu voir l'information, non plus en gros titre, mais dans le menu déroulant des infos du jour. Il y a eu manifestement une intervention intentionnelle.

lundi 28 juin 2010

Manoeuvres...

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Lorsque, il y a quelques jours, j'ai parlé d'une petite information concernant Liliane BETTANCOURT et madame WOERTH, j'ai omis de préciser que c'était là le début d'une manoeuvre orchestrée par les syndicats, soutenus en sous-main par l'opposition. Je vais essayer d'expliquer comment la manoeuvre a été organisée.
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Premier temps. Au moment où monsieur WOERTH dépose son projet de réforme des retraites, et parce que ni l'opposition ni les syndicats n'ont la moindre proposition ou contre-proposition à mettre sur la table, quoi qu'ils en disent, il convient à tout prix de retarder la mise en oeuvre du projet, adopté en Conseil des Ministres. Pour arriver à cette fin, une seule solution, faire démissionner celui qui en est l'auteur, par tous les moyens, y compris les plus méprisables, comme celui d'utiliser des enregistrements de conversations privées. Les dénonciateurs savent que ces enregistrements sont dépourvus de toute valeur légale. Mais ce qui est important, c'est l'effet produit par leur divulgation. Il s'agit de démolir la réputation d'un homme, de le détruire et de l'acculer au départ. Ceci au moment où le projet est mis sur les rails. Ces procédés m'indignent, et devraient indigner toute personne qui essaye de penser avant de juger.
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Deuxième temps. On commence donc à distiller une seconde nouvelle. Madame BETTENCOURT a donné de l'argent, tout à fait légalement, à madame PECRESSE et à monsieur SARKOZY, plus exactement à leur parti, pour soutenir leur campagne électorale. Ces dons s'élèvent à 7.500 euros pour chacun d'eux. La loi l'autorise, et monsieur BERGE, du reste, ne s'est pas fait faute de soutenir très largement de ses deniers la campagne de madame ROYAL, en profitant de cette possibilité légale. Mais pensez donc, c'est de l'argent donné à des personnalités de la majorité ; c'est scandaleux, c'est intolérable, au moins dans l'esprit des journalistes de France-Info, auxquels je vais adresser bientôt une petite lettre ouverte. Puis l'on apprend que madame WOERTH est salariée d'un organisme de gestion des grandes fortunes, dont celle de madame BETTENCOURT. Le majordome de Liliane BETTENCOURT, abusant de la confiance de son employeur, enregistre à son insu des conversations privées entre elle et son avocat. Il apparaît dans ces conversations que Liliane a des comptes en Suisse qui ne semblent pas déclarés. Soyons clair, c'est inacceptable et je le dis tout haut. Elle a régularisé cette situation et c'est tout à fait normal. Toutefois je me demande comment ces enregistrements ont été transmis à une certaine presse et j'aimerais savoir si le majordome est syndiqué, si oui, à quelle organisation, et surtout s'il a monnayé son ignoble manège ? Ce serait intéressant de le savoir, et l'information doit être facile à obtenir. Je demande donc que l'on se renseigne sur ce point. Il est trop facile de se retrancher derrière la confidentialité. En l'occurrence elle ne serait que partielle puisque l'on connaît la source de ces informations dérobées.
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Troisième temps. La presse insinue ensuite que madame WOERTH connaissait l'existence de ces comptes cachés, qu'elle a mis son mari au courant de la situation de façon à empêcher que le fisc ne se mêle d'un peu trop près de la question. Bien entendu, il n'y a pas la moindre preuve qu'il en a été ainsi et il est très difficile de prouver l'inexistence de ce qui n'a pas été. Mais le doute s'est installé durablement dans l'esprit du public. Fort justement (j'y reviendrai) madame WOERTH démissionne de l'organisme qui l'emploie. On révèle à peu près au même moment que monsieur WOERTH a décoré de la légion d'honneur l'avocat de madame BETTENCOURT. C'est la preuve, aux yeux des médias, de la collusion entre les deux hommes. VOLTAIRE disait, pour se moquer des savants qui faisaient des Égyptiens les précurseurs des Chinois : "Ils ont pu aller en Chine, donc ils y ont été". Le raisonnement de ces "journalistes" est de la même eau !
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Quatrième temps de la manoeuvre : monsieur WOERTH a déjeuné avec le fils PEUGEOT. Bien entendu, ce déjeuner, aux yeux des journalistes, avait pour but de chercher un moyen d'éviter à monsieur PEUGEOT un contrôle fiscal destiné à vérifier l'origine de lingots d'or qui lui avaient été dérobés et dont l'origine aurait pu paraître douteuse. Estimé d'abord à 500.000 euros, le montant du vol est ramené à 150.000 euros (avant le déjeuner incriminé) ce qui, d'après les médias, permet à monsieur PEUGEOT d'échapper à ce contrôle. De plus, horresco referens, monsieur WOERTH aurait décoré de la légion d'honneur ce monsieur PEUGEOT ou l'un de ses proches (je n'ai plus en tête l'information précise). Donc c'est la preuve que monsieur WOERTH est intervenu en faveur de monsieur PEUGEOT. Il serait intéressant de savoir combien de lingots ont été dérobés, et ainsi de déterminer avec certitude le montant du vol qui aurait été surestimé par la police.
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Le cinquième temps de la manoeuvre a commencé. On réclame des commissions d'enquête ; on affirme que la position de monsieur WOERTH est fragilisée (elle l'est certes par ces affreux, mais aucunement sur la pertinence de ses réformes). Et dans quelques jours, ou peut-être même aujourd'hui, on va réclamer la démission du ministre. Eh bien je dis à monsieur WOERTH : N'en faites rien ! Vous avez fait preuve de naïveté en acceptant que votre épouse gère ces grandes fortunes, et vous avez donné prise à un soupçon de conflits d'intérêt. C'est le seul point que l'on peut, en toute honnêteté, vous reprocher. Laissez les envieux, les haineux, et les imbéciles dégoiser et se déchaîner contre vous. Ce qui doit vous déterminer, c'est votre conscience. Or pour autant que je puisse juger l'homme sur ce qu'il a fait, dit et paraît, je crois que vous êtes un homme intègre, droit et très compétent.
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Je rêve, je le sais, mais comme j'aimerais que dans l'opposition des gens se lèvent pour dire qu'ils désapprouvent ces procédés ! Ils gagneraient l'estime de nombreux concitoyens.

mercredi 23 juin 2010

Poids et mesures

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Je plaide pour la création d'un nouveau service des poids et mesures. Il faut que je m'en explique.
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Il vous souvient sans doute des cries d'orfraie (justifiés du reste) qu'ont poussé les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules, quand l'ex-docteur GUBLER a tenté de publier un livre dans lequel il relatait comment il avait suivi le Président MITTERRAND pendant sa longue maladie. Il révélait dans ce livre des confidences ou des faits qui relèvent tout simplement du secret médical. Il fut radié de l'Ordre des Médecins, interdit d'exercice par conséquent, et son livre fut retiré de la vente par décision de justice.
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Les mêmes éléphants, éléphanteaux, éléphanticules ne s'offusquent pas qu'un majordome ait pu enregistrer des conversations privées entre madame BETTENCOURT et son avocat, que ce même individu ait pu livrer aux médias le contenu de ces conversations ; avec une bassesse d'âme qui décidément semble bien être le seul moteur de leur action politique, ils utilisent le contenu de ces enregistrements pour faire un très mauvais procès à monsieur WOERTH. Pensez donc, madame BETTENCOURT, sur les recommandations de son avocat, a donné, en toute légalité, 7500 € à Valérie PECRESSE et autant à monsieur SARKOZY. Mais monsieur Gérard MONATE a pu faire encaisser pour le PS des millions de francs lourds par l'entremise de la ténébreuse officine URBA et grâce à des fausses factures, sans que cela n'offusque ces belles âmes. Mais ça date tellement n'est-ce pas !
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Madame BETTENCOURT a régularisé la situation fiscale des comptes qu'elle détient en Suisse. C'est bien le moins qu'elle pouvait faire. Je le dis tout net. Plût au Ciel que feu Roger-Patrice PELAT, l'ami du Président MITTERRAND, ait eu une attitude identique lors des diverses affaires boursières dans lesquelles il fut impliqué.
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Quant à madame WOERTH, elle a démissionné du poste de gestionnaire de la fortune de madame BETTENCOURT. Il n'y a aucune raison objective de soupçonner sa bonne foi quand elle dit ne pas avoir eu connaissance des évasions fiscales de sa cliente avec laquelle elle n'avait aucune relation directe. Les attaques dirigées contre monsieur WOERTH sont ignobles ; le champion toutes catégories dans l'ignominie est XYLOGLOSSE, l'innénarrable Arnaud MONTEBOURG, ce bellâtre batteur d'estrade. Il n'honore pas la profession d'avocat dont il se réclame. En vérité ceux qui attaquent l'honnêteté de monsieur et madame WOERTH ont tout simplement opéré une opération psychique très familière aux esprits tordus. Elle consiste à se mettre à la place imaginée de celui qu'on accuse, parce que si l'on y avait été, on aurait fait ce dont on l'accable.
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Mais y aura-t-il donc dans la majorité comme dans l'opposition des esprits suffisamment droits pour ramener le débat politique à un niveau de dignité quelque peu supérieur ?

jeudi 17 juin 2010

Il fallait bien s'y attendre

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Comme on pouvait le prévoir, madame AUBRY du haut de son ministère de la parole a déclaré que la réforme des retraites proposée par monsieur WOERTH est injuste et inefficace. Elle argue, avec une mauvaise foi incroyable, que l'on demande aux salariés 85 % des efforts nécessaires au redressement partiel de la situation financière des retraites et elle utilise ce pourcentage pour illustrer l'injustice des mesures. C'est une idiotie de plus mais elle va faire mouche. Si les salariés contribuent à cette hauteur, c'est tout simplement parce qu'ils sont de loin les plus nombreux cotisants. La Première Secrétaire raisonne en masse et non par personne. En d'autres termes, pour 100 euros perçus, on ne demande pas à un individu donné de verser 85 euros. C'est l'ensemble des cotisations supplémentaires versées par les salariés qui font 85 % du total collecté. Et l'on voit mal pourquoi, au motif qu'ils sont riches, un assez petit nombre de nos concitoyens devraient abonder un trou qu'ils n'ont pas creusé. Certes, il est juste qu'ils contribuent, et plus que les moins bien lotis, mais tout de même il y a des limites aux prélèvements qui dans les projets socialistes risqueriaent d'être de la confiscation pure et simple.
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On ne voit pas bien non plus pourquoi la mesure serait inefficace. Il est parfaitement admis que le report du départ à la retraite à 62 ans diminuera de moitié les sommes versées en 2018 au titre des pensions. C'est après cette échéance que les choses recommenceront à se gâter. Madame AUBRY critique, mais elle se garde bien de dire comment elle va trouver les 100 milliards annuels manquants pour régler la question. L'emprunt peut-être ? Comme ses amis grecs, espagnols et portugais ? L'impôt peut-être ?
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Monsieur CHEREQUE, d'habitude mieux inspiré, refuse catégoriquement le report à 62 ans. Il prétend avoir une solution de rechange ; il le proclame ; il le claironne. Mais j'attends toujours de savoir comment il va s'y prendre, et je ne vois rien venir.
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Ecoutez-bien ce que je vais vous dire. Avant peu de temps, on va reparler de l'affaire BETTENCOURT. Comme par hasard, des conversations, enregistrées à son insu, entre elle et son avocat laissent apparaître l'existence d'un compte de 65 millions d'euros en Suisse. Il semble bien que ce compte soit discret, si vous voyez ce que je veux dire. On susurre que monsieur WOERTH a géré la fortune de madame BETTENCOURT. On va bientôt l'accuser d'avoir couvert cette fuite, alors que c'est par son effort constant qu'il a réussi à obtenir des informations sur les comptes secrets détenus par de riches Français dans les banques de la Confédération. Quand on n'a aucun argument rationnel pour s'attaquer aux évidences, on s'attaque aux personnes, on les salit, sans la moindre preuve, on insinue, et l'on manipule l'opinion pour l'amener à ses vues et à ses fins : le pouvoir, par tous les moyens. C'est vrai pour tous les partis quels qu'ils soient. Et c'est intolérable.
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La suite du feuilleton à bientôt.