Je n'ai pas le temps de développer le propos que j'ai promis de vous tenir sur le philosophe anglais AUSTIN. Un petit voyage m'attend. Mais tout de même, avant de partir et de reprendre demain soir ou lundi matin mes billets, voici l'extrait de la Préface consacrée par Gilles LANE au livre d'AUSTIN, livre qu'il a très heureusement traduit et introduit (Quand dire, c'est faire ; How to do things with words, titre original de ce recueil de conférences données à l'Université de Harvard). Vous allez voir pourquoi, depuis l'ouverture de ce Blog, j'ai dénoncé les idéologies de tous bords et les systèmes, dont nous, Français, sommes si friands, dans lesquels nous brillons, d'une lumière moins vive cependant que ne le font les grands philosophes allemands.
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"AUSTIN reprochait à la philosophie un certain obscurantisme paresseux, des préjugés dus à ce qu'on a pas recherché tous les aspects des faits problématiques, et la tendance à présenter des solutions ou théories qui simplifient outrageusement le réel (sans d'ailleurs contribuer, de façon significative à le faire comprendre). Il fallait donc remédier à cette situation déplorable et "redécouvrir" aujourd'hui la philosophie, telle qu'elle avait été inventée "partiellement" à Athènes".
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C'est parce que nos hommes politiques "philosophent" ou plus exactement croient philosopher, parce qu'ils ne prennent pas le temps de prendre en considération toutes les facettes du réel, qu'ils généralisent, ne s'inquiètent pas de contextualiser leur parole, ne sont pas en quête de tous les faits, qu'ils réduisent la politique à un combat de mots, d'injures, et de violence contenue. Ce n'est pas le faire, sans parler de la vérité (toujours difficilement saisissable), c'est le pouvoir et sa jouissance.
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A demain ou à lundi.