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samedi 11 novembre 2017

11 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Fiscalisme et journalisme vus par Léon Bloy.

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Nous continuons de faire un long bout de chemin avec Léon !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Paiement douloureux de nos contributions. Je ne me prive pas d’exprimer au percepteur mes sentiments vrais. Gracieuse assimilation de son guichet à un trou de latrines où l’on me forcerait de jeter le pain de mes enfants devenu ainsi le pain de TROUILLOT, l’apéritif de PELLETAN ou le pantalon de l’abbé COMBES." (Bloy fait allusion à l’imbécile anticlérical ; il perçoit le côté essentiellement religieux de l’anticléricalisme du petit père COMBES, probablement l'un des plus grands crétins de la troisième république)." (page 14.)

"L'avenir est, d'ailleurs, celui-ci : Tout individu pris en flagrant délit de lecture, de compréhension, d'imagination ou de pensée sera jugé dangereux et probablement grillagé comme un animal féroce. Quand le crétinisme arrive à ce point de parler, comme on fait au Journal, des « hardis pilotes qui ont consacré leur vie au triomphe de la locomotion mécanique et « dont l'automobile est la vie », comment l'anthropophagie la plus déchaînée ne deviendrait-elle pas une loi ? (page 136)."
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. Tome II.
Mercure de France, Paris, 1935.
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2. COMMENTAIRES.
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J’aimerais bien que les fiscalistes de BERCY reçoivent en pleine figure, au moment où nous devons payer la Taxe foncière, cette parole si forte, si juste, si drôle et si tragique évoquée dans la première citation : à quoi sert cette contribution ? A faire vivre un millefeuille administratif, inutile, inefficace et tatillon. Pour bien comprendre BLOY, ici, il faut se souvenir qu'il a vécu dans la misère.
Pour ce qui est de la seconde citation, on aura compris que tout esprit libre, qui s’efforce de penser, sans gober ce qui lui proposent des médias absolument indigents, est l’ennemi de ce système que l’on appelle le système démocratique post-moderne. Il est stigmatisé, mis de côté, ringardisé, ridiculise. Il faut avoir la répartie d’un Philippe de VILLIERS pour clouer le bec, dans l’émission célèbre L’heure de vérité, à l’ignoble et ridicule Ivan LEVAÏ, qui assimilait le combat pour les valeurs à du pétainisme. Il n’a jamais pensé, Ivan LEVAÏ. Il ne s’est jamais posé la question de savoir si, par exemple, défendre la famille, était honorable, socialement utile, et naturel. Non, l’imbécile y voyait du pétainisme. Il récitait son petit catéchisme journalistique, son abrégé de lieux communs des bien-pensants de gauche. La caque sent toujours le hareng, monsieur LEVAI, toujours. Et Léon, notre cher Léon, l’avait vu près de 80 ans avant que n’éclate la nullité de réflexion et de pensée de la plupart des « grandes plumes » (on se demande s’il ne se la plante pas dans le derrière) qui font les délices des étranges lucarnes.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET CURIEUSE.
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Accommodements raisonnables et accommodements déraisonnables : suite de l’affaire de la Croix de Ploërmel.

Je partage entièrement l’avis donné par l’auteur de cet article.

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Vive la Pologne !

Décryptez ce qui se trame contre ce pays qui eut jadis (ne l’oublions pas) un roi français (Henri III, roi de Pologne de 1573 à 1575 et roi de France en 1574). Et merde à l’ignoble SOROS qui veut abattre les régimes de l’Europe de l’Est qui s’opposent à ses projets mondialisateurs.

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Le Secours catholiques fait le point sur la pauvreté en France.


et aussi :

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Ce que tu as caché aux sages et aux savants.

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Il faut tordre le cou au canard !

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Jésus ne rougira pas d’eux devant son Père.


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Merci Natacha !

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Et enfin, hommage à une marraine de poilus !



dimanche 4 décembre 2016

03 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : préjugés, idéologie, jugement, ou le cycle des rebelles

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Les préjugés jouent toujours un grand rôle et un rôle justifié dans l’espace politico-public. Ils concernent ce que nous partageons tous les uns avec les autres de manière involontaire et où nous ne pouvons plus juger parce que nous n’avons presque plus l'occasion d'en faire une expérience directe. Tous ces préjugés, dans la mesure où ils sont légitimes et ne consistent pas en un vain bavardage, sont d’anciens jugements. Sans eux, aucun homme ne pourrait vivre parce qu’une existence dépourvue de tout préjugé exigerait une vigilance surhumaine, une disponibilité constante à accueillir et à être concerné à chaque instant par la totalité du réel, comme si chaque jour était le premier ou le dernier au sens du Jugement dernier, ce qui est impossible. Par conséquent, préjugés et bêtise sont bien distincts. C’est précisément parce que les préjugés possèdent toujours une légitimité intrinsèque que l’on ose s’attaquer à eux lorsqu’ils ne remplissent plus leur fonction, c’est-à-dire lorsqu’ils ne sont plus aptes à délivrer une partie de la réalité à l’homme qui juge. Mais c’est précisément à ce moment-là, lorsque les préjugé rentrent en conflit ouvert avec la réalité, qu’ils commencent à devenir dangereux et que les hommes qui pensent ne sentent plus protégés par eux, commencent à les dévider et à en faire le fondement de cette sorte de théorie perverse que nous appelons ordinairement les idéologies ou les visions du monde. Contre ces formations d’idéologies qui naissent à partir des préjugés, il est inutile de dresser une vision du monde opposée à l’idéologie en vigueur : il faut simplement tenter de remplacer les préjugés par des jugements. Pour ce faire, il est inévitable de ramener les préjugés eux-mêmes aux jugements qu’ils recèlent en eux, et ces jugements à leur tour doivent être ramenés aux expériences qu’ils recèlent et qui leur ont donné le jour."
In
Hannah ARENDT.
Qu’est-ce que la politique ? Texte établi par Ursula LUDZ. Traduction de l’allemand et préface de Sylvie COURTINE-DENAMY. (Collection Points. Série Essais. No 445.)
Éditions du Seuil, Paris, 1995 (date du copyright) ; (date d’impression, 2003 ; date du dépôt légal, 2001), p. 122.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage d’Hannah ARENDT illustre à merveille ce que j’appelle le cycle de la pensée. Il est normal et bon que, dans l’espace public, les citoyens partagent un certain nombre de préjugés (qui sont d'anciens jugements sur les valeurs) et qu’ils ne passent pas leur temps à les remettre en cause. Il me semble voir dans ce constat les raisons d’un divorce profond entre certains musulmans français et le reste de leurs concitoyens. Ils ne partagent pas les mêmes préjugés politiques.
On peut imaginer que les préjugés fondamentaux longtemps partagés par tous les Français reposaient d’une part sur la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité, d’autre part sur la Déclaration des Droits de l’homme du 26 août 1789, et enfin sur un récit national, longuement tissé par la République à ses débuts, et notamment par LAVISSE. Ce partage d’un bien indivis est mort et il est mort en raison du conflit croissant entre les préjugés partagés et la réalité.
Par idéologie, la Liberté s’est transformée en droit de faire ce qu’il plait à chacun, notamment en matière de transgression morale ou économique, l’Egalité s’est durcie en égalitarisme, lequel se heurte à une inégalité croissante et choquante qui profite à ceux que caresse la mondialisation, et détruit ceux qui ne peuvent en bénéficier, la Fraternité s’est transformée en un vaste bazar qui s’appelle, par exemple, les Enfoirés, et qui fait que l’on croit son devoir de fraternité accompli parce que l’on a swingué, dansé, chanté avec tel ou tel groupe de rap, de rocks ou de pop, abandonnant pour une soirée leurs bénéfices au profit de tel ou tel association (ce qui est mieux que rien).
Les Droits de l’homme sur quoi se fondait la liberté d’expression, sont bafoués tous les jours, et la dernière offense qui leur a été faite par cette majorité de rencontre est la loi sur le délit d’entrave numérique à l’avortement. Ne parlons pas de l’objection de conscience. Que celle-ci n’ait pas lieu d’être en matière de lois positives relatives à la fiscalité, à l’urbanisme ou à la circulation des véhicules, par exemple, n’implique pas qu’elle ne puisse s’exercer quand il s’agit de la vie et de la mort. On a vu comment ce droit a été refusé aux maires qui refusaient de marier deux personnes de même sexe. Mais ces mêmes Droits de l’Homme nous font accueillir sans aucun discernement toute la misère du monde (à cause du mondialisme et de la mondialisation), alors que dans notre pays même, il y a plus de 8 millions de pauvres.
La destruction idéologique des préjugés fondateurs a été achevée par la Belle Carnassière Najat qui a transformé l’enseignement de l’histoire de France en un vaste barnum multiculturel où nous ne sommes plus capables de reconnaître d’où viennent nos traditions.
Il ne fait aucun doute que le moment est venu (et il est venu), où il convient d’interroger le réel et de nous mettre à penser, et à juger. Il ne fait pas moins de doute que le jugement repose sur des valeurs, et que les valeurs du peuple français ne sont pas celle de Wall Street, de Bruxelles et du CAC40.
Interrogeons donc la question de l’immigration, interrogeons ce que signifie sur le long terme, la destruction de la famille (théorisée par MARX comme une condition fondamentale à la survenue du communisme), interrogeons ce que signifient la métropolisation de la France et la désertification rurale, jointe à l’abandon de nos paysans, interrogeons la persécution molle des chrétiens en général et des catholiques en particulier, et essayons de voir, EN PENSANT, pourquoi il est bon de résister à ces courants destructeurs.
Voici décrit le cycle politique fondamental, dont les conclusions sont les prémisses indispensables à un vrai changement politique : préjugés intériorisés et naturalisés, durcissement en idéologie irréaliste et rébellion du jugement par l’acte de penser.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une illustration de la nécessaire rébellion contre un ordre mondialisé injuste.

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Quand le prétendu et soi-disant progrès accélère de mouvement de superfluité de l’homme.




jeudi 7 janvier 2016

07 janvier 2016. Nouvelles de la Résistance. Le blasphème se porte bien, le pardon aussi !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

A cet égard, PLANTU donne l'exemple du courage (voir ci-dessous la section 3) et les chrétiens celui de la mémoire courageuse et du pardon. 
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1. La citation du jour.
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"Ils blasphèment ce qu’ils ignorent. La religion chrétienne consiste en deux points ; il importe également aux hommes de les connaître, et il est également dangereux de les ignorer ; et il est également de la miséricorde de Dieu d’avoir donné des marques des deux.
[…].
Elle enseigne donc aux hommes ces deux vérités : et qu’il y a un Dieu dont les hommes sont capables, et qu’il y a une corruption dans la nature qui les en rend indignes. Il importe également aux hommes de connaître l’un et l’autre de ces deux points ; et il est également dangereux à l’homme de connaître Dieu sans connaître sa misère et de connaître sa misère sans connaître le Rédempteur qui l’en veut guérir. Une seule de ces connaissances fait, ou la superbe des philosophes, qui ont connu Dieu et non leur misère, ou le désespoir des athées, qui connaissent leur misère sans Rédempteur."
In
Blaise PASCAL.

Pensées. (Pensée 556 ; extraits).
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2. Commentaires.
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Il ne paraît point nécessaire de commenter très en détail cette puissante pensée. Il suffit simplement de l’appliquer aux circonstances actuelles qui auréolent de mensonges, de ténèbres et de provocation la  Une du numéro spécial de Charlie Hebdo, parue hier.

Ils ne connaissent pas Dieu, c’est l’évidence, et de leur misère, ils ne retiennent que la terrible tragédie qui a frappé leurs amis et qu’ils rappellent à leur manière. C'est pourquoi la réponse de Guillaume Anjou aux journalistes de Charlie Hebdo est belle, profonde et juste.

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3. Informations diverses.
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PLANTU n’y va pas par quatre chemins pour qualifier l'islam radical !





À force de tout voir, on finit par tout supporter.
À force de tout supporter, on finit par tout tolérer.
A force de tout tolérer, on finit par tout accepter.
A force de tout accepter, on finit par tout approuver
                         Saint Augustin 430 ap. J.C.

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Guillaume Anjou, directeur du site protestant Info Chrétienne s’adresse à Daniel HAMICHE, responsable du site de l’Observatoire de la Christianophobie.

Et  il l’invite à y reproduire sa réponse à Charlie Hebdo. Je vous le livre à mon tour.

"Tout comme moi, et de très nombreux chrétiens en France, vous avez sans doute été choqués par la une du numéro de Charlie Hebdo, parue aujourd’hui à 1 million d’exemplaires.
Cette une, qui commémore les attentats deCharlie Hebdo du 7 janvier dernier, présente Dieu comme l’assassin en fuite de ces attentats. Sans prendre trop de risque le dessinateur a fait en sorte que ce Dieu ressemble au Dieu des chrétiens (et des francs-maçons !), moins coutumiers des représailles sanglantes.
Beaucoup de journaux et de sites web ont réagi à cette nouvelle offense des caricaturistes. Info Chrétienne a souhaité réagir à sa manière par une parodie de cette une dans laquelle le crayon, symbole de la liberté d’expression dont se réclame Charlie Hebdo, peut aussi être un crayon qui efface les usages abusifs de cette liberté si précieuse.
Nous avons aussi souhaité rappeler en modifiant le « 1 an après » de la une de Charlie Hebdo par « 2 000 ans après » que, si les caricaturistes ont été persécutés il y a un an, les chrétiens, eux, souffrent de persécutions depuis 2 000 ans ! Cela se poursuit aujourd’hui encore dans cette une qui participe à entretenir et à développer un climat de christianophobie en France.
Enfin nous avons tenu à réaffirmer les valeurs de notre foi chrétienne en nous appropriant cette extraordinaire déclaration de Jésus sur la croix : « Père, pardonne-leur car ils ne savent ce qu’ils font. » Nous, chrétiens ne répondons pas aux attaques par la moquerie, l’offense et l’incitation à la querelle mais par le pardon."

Daniel, si vous souhaitez me rejoindre et élever avec moi votre voix pour promouvoir les valeurs de l’amour et du pardon devant les offenses faites aux chrétiens en France vous pouvez télécharger cette image et la partager sur vos réseaux sociaux ou faire suivre ce mail à vos amis. Vous pouvez aussi consulter notre article à ce sujet et le partager."

Chers et fidèles lecteurs, je vous invite à imprimer cette affichette et à la coller sur un cartable ou à la mettre en épingle au revers de votre doudoune ou de votre veste ou de vos chemisier ou de votre pull-over !

lundi 21 septembre 2015

21 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Le combat de la pensée contre les collectivités.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté, et parfois la paresse.

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1. La citation du jour.
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"Pas plus que l'homme n'est fait pour être le jouet d'une nature aveugle, il n'est fait pour être le jouet des collectivités aveugles qu'il forme avec ses semblables ; mais pour cesser d'être livré à la société aussi passivement qu'une goutte d'eau à la mer, il faudrait qu'il puisse et la connaître et agir sur elle. Dans tous les domaines, il est vrai, les forces collectives dépassent infiniment les forces individuelles ; ainsi l'on ne peut pas plus facilement concevoir un individu disposant même d'une portion de vie collective qu'une ligne s'allongeant par l'addition d'un point. C'est là du moins l'apparence ; mais en réalité, il y a une exception et une seule, à savoir le domaine de la pensée. En ce qui concerne la pensée, le rapport est retourné ; là, l'individu dépasse la collectivité autant que quelque chose dépasse rien, car la pensée ne se forme que dans un esprit se trouvant seul en face de lui-même ; les collectivités ne pensent pas." 
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition).
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2. Commentaires.
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Il y a bien longtemps que je n’avais cité la grande Simone WEIL, une des philosophes majeures du XXe siècle. Je répare cet oubli.

Notre chère Simone fait un constat aisément vérifiable par quiconque se donne la peine d’observer. Ni les gouvernants ni les artistes ni les chefs d’entreprise (pour ne citer qu’eux) n’ont la moindre influence sur la collectivité nationale. Les premiers essayent de nous manipuler par le biais des médias dont ils nourrissent les acteurs en flattant leur col comme le fait un cavalier avec son cheval, les seconds signent des pétitions pour que nous accueillions les migrants mais se gardent d’ouvrir leur propre maison et vont à l’encontre du sentiment général (si l’on en croit les sondages). Quant aux chefs d’entreprise, ils n’ont aucun moyen d’action pour contraindre les consommateurs à acheter leurs produits ou forcer les dirigeants des pays émergents à aligner leur réglementation sociale sur la nôtre. Bref, il y a là une accumulation contradictoire et conflictuelle de désirs, de frustrations, d’opinions. Et ce combat est encore aggravé par le relativisme qui veut que chacun se fasse sa vérité. Or sans vérité objective sur quoi les acteurs sociaux et les membres des collectivités pourraient tomber d’accord, il n’y a en effet que les lois très aléatoires du suffrage universel qui accorde à la majorité des voix le bénéfice de la vérité du moment, jusqu’aux prochaines élections.

Oui, c’est bien par la pensée qu’un individu dépasse la collectivité. La preuve en est donnée par le succès des livres d’Éric ZEMMOUR, le tollé par eux soulevé chez les grenouilles qui peuplent les marécages de la bien-pensance, et les sanctions qui le frappent ; la preuve en est donnée encore par les opinions iconoclastes de Michel ONFRAY, dont je suis pourtant loin de partager toutes les opinions, mais qui a le mérite de penser et d’argumenter. La contre-preuve nous est administré par Bernard-Henri LEVY, que j’ai envie d’appeler le bernard-l’hermitte, vous savez cet arthropode marin qui fait sa demeure dans la coquille d’autres coquillages, pour pouvoir protéger des prédateurs son abdomen qu’il a mou. Il est philosophe, BHL, comme moi je suis archevêque.

C’est donc à des penseurs, quelles que soient leurs options philosophiques, religieuses ou politiques qu’il faut avoir affaire, et non aux « paroles verbales » des médias, des ministres, des artistes et autres personnages à la haute voilure sociale, mais au petit tonnage de la pensée.

Les collectivités ne pensent pas. De là viennent nos malheurs, notre impuissance et notre passivité.
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3. Quelques informations.
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Enfin une initiative pleine d'espérance : l'évangélisation des musulmans. Forum pour l'évangélisation des musulmans les 14 et 15 novembre à Toulon (via le Salon beige).

Intervenants : 
  • Monseigneur Dominique REY (évêque de Fréjus-Toulon),
  • le père Samir Khalil SAMIR (jésuite, recteur de l'université pontificale orientale),
  • l'abbé Fabrice LOISEAU (missionnaire de la miséricorde divine),
  • Annie LAURENT (journaliste),
  • Jean-François CHEMAIN
Communautés ou Associations présentes :
  • Missionnaires de la miséricorde divine,
  • Fraternité Jean Paul II,
  • Aide à l'Eglise en Détresse,
  • Eleutheros,
  • ND de Kabylie,
  • ND de l'Accueil,
  • Clarifier,
  • Mission Angelus,
  • Fraternité Saint Marcellin,
  • Mère Qabel Lyon,
  • Bonne Nouvelle aux Musulmans,
  • Observatoire de la christianophobie,
  • Chrétienté solidarité,
  • Islam et Vérité,
  • association Echo
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Le "500" à QUIBERON (via le Salon beige).



N'oubliez jamais que MARX dans sa huitième thèse sur FEUERBACH a affirmé qu'il fallait détruire l'image de la Sainte Famille pour détruire la famille. De là la persécution molle des positions de l'Eglise sur cette cellule sociale, et les sarcasmes de la presse contre La Manif Pour Tous ! N'oubliez jamais qu'un grand-maître de la franc-maçonnerie a affirmé qu'il n'y avait aucune contradiction entre le marxisme et la franc-maçonnerie. Et n'oubliez pas non plus, que dans le livre cité en référence de ce billet, Simone WEIL a parfaitement fait le partage entre la justesse de certaines analyses économiques de MARX et ses errements politiques. Comme quoi, le fait de penser autorise de trouver dans les opinions d'autres penseurs ce qu'il y a de juste.



vendredi 21 novembre 2014

21 novembre 2014. Nouvelles de La Résistance. Contre les collectivités aveugles, la pensée !

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Si elle vivait encore, nul doute qu'elle aurait crié :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Il y a bien longtemps que je n'ai pas cité notre chère Simone WEIL. Je rattrape ce retard en extrayant de ses Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale, ce qui suit (dans l'édition Folio/Essais, N°316, Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal l'édition en ma possession), page 107-108

"Pas plus que l'homme n'est fait pour être le jouet d'une nature aveugle, il n'est fait pour être le jouet des collectivités qu'il forme avec ses semblables ; mais pour cesser d'être livré à la société aussi passivement qu'une goutte d'eau à la mer, il faudrait qu'il puisse et la connaître et agir sur elle. Dans tous les domaines, il est vrai, les forces collectives dépassent infiniment les forces individuelles ; ainsi l'on ne peut pas plus facilement concevoir un individu disposant même d'une portion de la vie collective qu'une ligne s'allongeant par l'addition d'un point. C'est là du moins l'apparence ; mais en réalité, il y a une exception et une seule, à savoir le domaine de la pensée. En ce qui concerne la pensée, le rapport est retourné ; là l'individu dépasse la collectivité autant que quelque chose dépasse rien, car la pensée ne se forme que dans un esprit se trouvant seul en face de lui-même. [...]. Dans la mesure où la pensée plane au-dessus de la mêlée sociale, elle peut juger mais non pas transformer. Toutes les forces sont matérielles ; l'expression de force spirituelle est essentiellement contradictoire ; la pensée ne peut être une force que dans la mesure où elle est matériellement indispensable. Pour exprimer la même idée sous un autre aspect, l'homme n'a rien d'essentiellement individuel, n'a rien qui lui soit propre, si ce n'est la faculté de penser ; et cette société dont il dépend étroitement à chaque instant de son existence dépend en retour quelque peu de lui dès le moment où elle a besoin qu'il pense. Car tout le reste peut être imposé du dehors par la force, y compris les mouvements du corps, mais rien au monde ne peut contraindre un homme à exercer sa puissance de penser, ni lui soustraire le contrôle de sa propre pensée. [...]."
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2. Commentaires.
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Il faudrait évidemment tout citer. Mais rien ne vous empêche de vous procurer ce livre, doux-amer au demeurant, car dépourvu d'illusions. Il n'empêche que ni monsieur HOLLANDE, ni madame TAUBIRA, ni madame VALLAUD-BELKACEM, ni monsieur JUPPE, ni monsieur SARKOZY ne peuvent m'ôter le contrôle de ma propre pensée.
Les trois premiers, parce qu'ils sont au pouvoir, essayent de manipuler les jeunes par les relais qu'ils flattent et entretiennent dans le monde enseignant. Il se trouve que nombre d'enseignants pensent, et commencent sérieusement à se poser des questions.
Les deux seconds n'ont pas l'once d'un commencement d'avant-projet de proposition de brouillon de pensée. Monsieur JUPPE pense au pouvoir ; monsieur SARKOZY réagit au feeling.
Un bon conseil, chers et rares lecteurs. Faites comme MONTAIGNE, en moins égoïste : "cogitez en votre poêle" et tâchez de mesurer à l'aune de votre expérience, de votre savoir, de vos lectures ce que signifient ces étranges nouveautés qu'on veut nous entonner de toute force. Nous ne sommes pas des oies que l'on gave avec le maïs de l'idéologie. Nous sommes des êtres de raisons, de relation et d'échange, libre, y compris de contester ce pouvoir légal mais illégitime.
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3. Informations diverses.
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On croit rêver (info du salon beige).

"Nicole Goueta, maire UMP de Colombes (Hauts-de-Seine) a appris le 19 novembre que des photos de quatre animateurs de la Ville mimant une exécution djihadiste prises au cours d’un séjour communal d’enfants en août dernier sur l’île de Groix (Morbihan), venaient d’être découvertes par leur hiérarchie. Pour l’élue, « nous sommes vraiment dans l’irresponsabilité la plus complète et dans un relativisme moral qui fait froid dans le dos ». Elle a immédiatement suspendu les quatre agents, dont un titulaire (le directeur adjoint du séjour) et trois vacataires qui travaillent actuellement un centre de loisirs de la Ville. Pour Nicole GOUETA « la seule existence de ces photos m’oblige à agir avec fermeté et à savoir dans quelle mesure des enfants de Colombes ont pu assister à de telles scènes ; pour le reste et vu le contexte international, il reviendra aux services de police et à la justice de savoir si ces agents sont perméables aux thèses de l’islamisme radical »."

Le nom de ces "animateurs" ne nous est pas révélé. Curieux non ?
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mardi 29 juillet 2014

29 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance : oppression, liberté, violence sociale

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Croyez-moi !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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J'ai trouvé la citation du jour dans un ouvrage de Simone WEIL, Oppression et Liberté (Gallimard, Paris, 1955).

"La force sociale ne va pas sans mensonge. Aussi tout ce qu'il y a de plus haut dans la vie humaine, tout effort de pensée, tout effort d'amour est corrosif pour l'ordre. La pensée peut aussi bien, à aussi juste titre, être flétrie comme révolutionnaire d'un côté, contre-révolutionnaire de l'autre. Pour autant qu'elle construit sans cesse une échelle de valeurs "qui n'est pas de ce monde", elle est l'ennemi des forces qui dominent la société. Mais elle n'est pas plus favorable aux entreprises qui tendent à bouleverser ou à transformer la société, et qui, avant même d'avoir réussi, doivent nécessairement impliquer chez ceux qui s'y vouent la soumission du plus grand nombre au plus petit, le dédain des privilégiés pour la masse anonyme et le maniement du mensonge. Le génie, l'amour, la sainteté méritent pleinement le reproche qu'on leur fait bien des fois de tendre à détruire ce qui est sans rien construire à la place.Quant à ceux qui veulent penser, aimer, et transposer en toute pureté dans l'action politique ce que leur inspire leur esprit et leur coeur, ils ne peuvent que périr égorgés, abandonnés même des leurs, flétris après leur mort par l'histoire, comme l'ont fait les Gracques."
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2. Commentaires.
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Une partie de l'oeuvre de Simone WEIL que je viens de citer figure dans l'édition du Discours de la servitude volontaire, publié dans la petite bibliothèque Payot, avec d'autres commentaires (LA MENNAIS, Pierre LEROUX, Auguste VERMOREL, etc.), à PARIS (trois éditions : 1976, 1993, 2002 ; je possède la dernière édition qui a le mérite de présenter, outre le texte original d'Etienne de la BOETIE, la transposition en français contemporain de Charles TESTE, ce que ne fait pas Arléa, autre éditeur de l'ouvrage ; j'ai fait mention de cette édition, il y a peu).
Pourquoi cette citation ?
Tout simplement parce que si l'on se donne la peine de chercher les sources, on constate avec stupéfaction que les informations distillées, par exemple, sur la tragédie de l'avion abattu en UKRAINE, sont filtrées, déformées, manipulées, caviardées. L'une d'elle est particulièrement ignoble. Il s'agit d'une photo où l'on voit un rebelle ukrainien pro-russe "brandir" (commentaire des stipendiés) un nounours qu'il a retrouvé dans les débris de l'appareil. En réalité, cet homme, comme on le voit sur la vidéo, a montré ce jouet à des journalistes, puis l'a replacé religieusement à l'endroit où il l'avait trouvé, a ôté sa casquette et a prié pour les victimes du crash.
De même pour le califat islamique, dont les quelques photos qui illustrent son activité "bienfaisante" en IRAK, montre l'horreur et le mal absolu dont il est le véhicule.
Idem pour l'avion d'Air-Algérie (voir par exemple cet article qui m'a été envoyé par un ami : http://www.minurne.fr/ah5017-un-gros-mensonge-d-etat?&trck=nl-883783-1075722-88Bea.

C'est que le pouvoir, créateur et créature de la puissance sociale, ne peut se maintenir, par définition, que par le mensonge. Simone WEIL en fait du reste le triste constat et, tout comme Étienne de la BOETIE, ne propose aucun remède à cette maladie. Du moins nous indique-t-elle où placer notre liberté : dans la pensée, et non dans l'idéologie.
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3. Informations.
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La califat islamique à l'oeuvre en Irak (du site Poste de Veille, tiré d'un article d'Helios d'Alexandrie).

L'article ne dit pas qui sont ces malheureux crucifiés et torturés. La "technique" de crucifiement utilisée est celle des Romains qui ne clouaient pas systématiquement les mains et les pieds au patibulum et au stipes, mais attachaient les bras par des cordes au premier (la traverse horizontale) et laissaient les condamnés mourir d'asphyxie. Dans l'horrible cas présent, c'est pire, car les pieds pendent dans le vide et il est impossible d'inspirer.




Exécutions sommaires dans le califat islamique irakien (même site).



Lire l'article sur
http://www.postedeveille.ca/2014/07/le-califat-islamique-et-la-catastrophe-qui-sannonce-par-helios-d-alexandrie.html
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Jumelage des archidocèses de LYON de MOSSOUL.





jeudi 8 août 2013

Nouvelles de la Résistance : Vincent Peillon ou l'avenir dans un rétroviseur... deuxième billet du 8 août 2013

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Mon neveu Nicolas va dire que je suis trop long ! Tant pis, je me lance.
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Monsieur PEILLON pense être un grand innovateur en matière de pédagogie républicaine. Ainsi que je l'ai annoncé dans le premier billet de ce jour, il regarde l'avenir dans un rétroviseur, et il calque très exactement son discours sur celui du très antique René VIVIANI, discours que je vais vous livrer maintenant. C'est pourquoi je propose qu'on surnomme VIVIANETTI, le petit VIVIANI, l'actuel ministre de l'Education nationale.
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Donc, en pleine préparation de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat (loi qui a sauvé l'Eglise du désastre, certes au prix d'injustices considérables et, notamment, de l'offense faite à la mémoire des morts, et à leurs dernières volontés, mais qui l'a placé là où elle doit être : le Royaume n'est pas de ce monde ; il est à l'intérieur de nous), monsieur VIVIANI monte à la tribune, le 8 novembre 1906, et, avec un style flamboyant, à la hauteur duquel monsieur PEILLON, malgré son agrégation et son doctorat, n'arrive point, dit ceci :
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"[...]. La Révolution française a déchaîné dans l'homme toutes les audaces de la conscience et toutes les ambitions de la pensée  [on voit déjà comment fonctionne un idéologue : toujours regarder dans son cerveau, jamais autour de soi le monde, les hommes, le grand large et l'univers : en fait de conscience, il s'agit de l'activité d'idéation ; en fait de pensée, il s'agit d'idée. Pour monsieur PEILLON, il faut oublier tout ce qui vient avant la Révolution ! C'est inepte, mais ça lui plaît]. Cela n'a pas suffi. La Révolution de 1848 a doté l'homme du suffrage universel, elle a relevé le travailleur courbé sur sa tâche [fieffé mensonge : la loi LE CHAPELIER a privé les ouvriers du droit de syndiquer, et c'est bien plus tard, au tout début de la troisième république, que ce droit leur a été enfin reconnu ; je vais rechercher les détails précis ; mais j'ai dû faire un billet là dessus il y a très longtemps]  et elle a fait du plus humble l'égal politique du plus puissant [mon oeil ! le statut dérogatoire de pseudo-première dame de France accordée à madame TRIERWEILER nous administre la preuve éclatante du contraire ; c'est anecdotique, mais ça parle]. Cela n'a pas suffi. La troisième République a appelé autour d'elle les enfants des paysans, les enfants des ouvriers et DANS CES CERVEAUX OBSCURS, DANS CES CONSCIENCES ENTÉNÉBRÉES, elle a versé peu à peu le germe révolutionnaire de l'instruction. [Quel mensonge : il y avait en France, en 1789, 18 000 "petites écoles" où l'on apprenait aux enfants à lire et à compter. Les protestants ont été, du reste des pionniers dans ce domaine. Quel mépris dans ces paroles, quel orgueil ! Lui, monsieur VIVIANI, et ses amis tirent de l'obscurité des consciences enténébrées, celles des paysans et des ouvriers ? Lui, le représentant de l'élite républicaine, bourgeoise, et radicale (tendance cassoulet), il sait. La République telle qu'il l'entend porte la lumière aux petits qui, bien que dotée de l'égalité politique avec les plus grands, a besoin que l'on guide sa main vers les bons bulletins de vote.  Monsieur PEILLON a la même ambition. Il a le secret du bonheur et de la liberté, et il entend bien l'entonner de gré ou de force dans les cervelles enténébrées puisque selon lui, tant que la France sera catholique, il ne pourra y avoir de liberté ! J'ai l'impression de rêver. Poursuivons la citation.]  Cela n'a pas suffi. Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d'anticléricalisme, à l'œuvre d'irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. [Notez ici que monsieur VIVIANI emploie le même verbe violent : "arracher", que monsieur PEILLON a utiliser quand il entend "arracher les enfants aux déterminismes, ethniques, religieux, etc." Ces gens ne savent rien faire d'autre que d'imposer leur vue par la violence, précisément parce que leur idéologie est une CROYANCE.] Lorsqu'un misérable, fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l'avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages, il n'y avait que des chimères. Ensemble, et d'un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus..." [Trois millions de jeunes à RIO aux JMJ..., merci qui ? ]
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Oui le style est flamboyant, un peu daté quand même, mais il trahit bien la démesure du projet et la fausseté de l'analyse. Je persisterai donc à appeler monsieur PEILLON : monsieur VIVIANETTI ; s'il a les mêmes ambitions que son prédécesseur dans ses projets antichrétiens, il n'en a pas le souffle .
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Revenons sur l'essentiel : ces gens qui nous gouvernent depuis plus d'un siècle en prétendant faire notre bonheur contre nous ont conduit deux guerres mondiales, dont la première, désastreuse pour notre patrie, a vue des vieux birbes envoyer des milliers de jeunes gens, des paysans justement, et des ouvriers, menés souvent au combat par des aristocrates [regardez les noms des monuments aux morts !], pour satisfaire cette bande de fous ; oui des vieux birbes que l'on a promu maréchaux, que l'on encense, que l'on élit à l'Académie, qui ont droit à des noms de Lycées, de Boulevards, de Rues. Où est l'égalité politique des humbles avec les puissants tant vantée par VIVIANI ? En plus des guerres mondiales, ils ont rajouté des guerres coloniales (Maroc, Indochine, Algérie), et ils vont nous parler de liberté, de civilisation, de grandeur, alors que par leur désastreuse politique ils nous conduit et continue de nous conduire à la décadence. Non, tout cela est faux, insupportable, déconnecté de la réalité. Il y a eu de grands Français qui ont exercé avec talent une œuvre immense dans ce que ces messieurs (Jules FERRY en tête) appelaient "colonies", pays auxquels il fallait apporter les lumières de la civilisation puisque censés être peuplés par des races inférieures (Jules FERRY). On voit le résultat ! Il n'est pas très reluisant.
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Réveiller les conscience non pas en assénant des idées puisées dans un système, mais en suscitant la réflexion critique, l'analyse, l'observation concrète, le goût de la culture, voilà la tâche urgente, à quoi, je le souligne, s'attache le mouvement des Veilleurs : il ne vise ni à évangéliser, ni à endoctriner, mais à réveiller la pensée, d'où son nom.
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Tous à Paris le 31 août, 17 h 30, Esplanade de la Défense ; marche vers l'Arc de triomphe, puis vers la Concorde. Apporter de quoi dormir dehors.