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jeudi 4 octobre 2018

Jeudi 04 octobre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Est-il est interdit de rire du dieu Progrès ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons pluitôt à l’armée des étoiles, jetée à travers le ciel.
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PAS QUESTION DE RIRE DU PROGRÈS.
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"Ainsi se présente la situation. Elle est assez particulière pour qu’on la regarde comme un tournant capital dans l’histoire du rire, autrement dit de l’humanité. Le rire touche à la fin de son cycle, il est rentré dans la sphère des dangerosités homologuées, il porte atteinte aux bonnes mœurs et menace le nouvel ordre humanitaire-victimaire. Le rire est devenu un fléau social. Sans doute même, comme tant d’autres nuisances, relève-t-il d’une domination patriarcale aujourd’hui en complète déroute. À la lettre, il n’y a plus de quoi rire. Le comique est en liquidation. Le fonds de risible est épuisé. Cette source est tarie. Le ridicule ne tue plus ; au contraire, il fait vivre. Et il faudrait un réel mauvais esprit, je veux dire un esprit d’un autre siècle, pour esquisser fût-ce un sourire, par exemple en entendant parler à la radio d’« un groupe de reggae normand au message citoyen » ; ou en lisant dans un journal qu’un couple de lesbiennes sourdes est résolu à «transmettre à ses enfants la surdité en héritage parce que la surdité n’est pas un handicap mais une identité culturelle » ; ou en découvrant qu’il existe un Collectif de démocrates handicapés, mais pas de handicapés royalistes ni marxistes-léninistes : ou en voyant les bêtes à cornes des Inrockuptibles se prendre pour l’intelligence ; et les fanatiques de BUSH traiter de munichois le comportement des Espagnols après les attentats de Madrid, les mensonges d’AZNAR et les performances américaines en Irak."

Et

"[…]. J’avais parlé de parcs d’abstractions, non d’attractions, ce qui serait banal, pour désigner l’espèce de bonheur recomposé et aussi purement conceptuel, nettoyé des contradictions du passé, donc également de ce qu’on appelait la réalité, qui est l’idéal auquel semble partout travailler la civilisation actuelle, même quand elle entreprend d’imposer la démocratie à coups de bombes à des populations déviantes ou récalcitrantes. Le parc d’abstractions mondialisé, c’est aussi bien les baraquements miteux de Paris-Plage que l’instauration d’une démocratie préventive et imaginaire ; aussi bien la comédie actuelle autour du mariage homosexuel sur la base d’une exigence de « justice » et d’« égalité » devenue folle, engagée dans un renchérissement sans fin, que d’autres phénomènes tout aussi caricaturaux comme le passage à l’acte mythomaniaque, cet été, de la fameuse Marie-Léonie dans le RER D ou comme celui de ce jeune crétin qui signait Phinéas et qui est allé peindre des croix gammées dans un cimetière juif pour se faire reconnaître en tant qu’ennemi des Arabes, ce qui constitue une manière inédite d’accélérer encore la folie générale, d’en rassembler la quintessence dans une simulation explosive, de la transformer en destin par une bouffonnerie supérieurement sinistre, et de changer la confusion ordinaire en extase criminelle. Tout cela, et bien d’autres choses encore, c’est ce qui se passe après la liquidation de la réalité, ou tandis que la réalité est en liquidation, en liquéfaction, tandis qu’elle se décompose ou désincarne. Si le réel passe au-delà de ses fins, si la réalité est « intégrale » comme le dit aujourd’hui BAUDRILLARD, si son principe est mort, alors on va assister de plus en plus à ce genre de pitrerie plus ou moins atroces, à ces renchérissements sur la démence ambiante où plus personne ne s’y retrouvera, sauf comme d’habitude les moralistes, les consultants en expertise de la sociologie, de la philosophie, du CNRS, qui ne sont jamais à court d’« analyses » destinées à camoufler, sous des vestiges de « sens », l’état réellement hallucinatoire de la réalité."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Préface (pages 184 et 77 dans l’ordre pour les deux citations).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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UN TEXTE PROPHÉTIQUE, RESTÉ LONGTEMPS INÉDIT, DE SIMONE WEIL.
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"Nous vivons dans un âge éclairé, qui a secoué les superstitions et les dieux. Il ne reste attaché qu’à quelques divinités qui réclament et obtiennent la plus haute considération intellectuelle, telles que Patrie, Production, Progrès, Science. Par malheur, ces divinités si apurées, si affinées, tout à fait abstraites comme il convient à une époque hautement civilisée, sont pour la plupart de l’espèce anthropophage. Elles aiment le sang. Il leur faut des sacrifices humains. Zeus était moins exigeant. Mais c’est qu’on n’aurait pas accordé à Zeus plus que quelques gouttes de vin et un peu de graisse de bœuf. Au lieu que le Progrès ― que ne lui accorderait-on pas ? Aussi riait-on parfois de Zeus, tandis qu’on ne rit jamais du Progrès. Nous sommes une civilisation qui ne rit pas de ses dieux. Est-ce par hasard que depuis l’intronisation dans l’Olympe de ces dieux dont on ne rit pas, il n’y a presque plus de comédie ?"
In
Simone WEIL.
Fragment intitulé Progrès et Production rédigé sans doute pour une rubrique des Nouveaux Cahiers. (Page 398 ; suite du fragment dans un prochain billet.)
Écrits historiques et politiques. Collection Espoir, fondée par Albert CAMUS.
Gallimard, Paris, 1960.
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COMMENTAIRES.
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Vous noterez la concordance des analyses. Il est apparu de nouveaux dieux dont il est interdit de rire… Il n’y a plus de comédie ou presque. MURAY s’en désolait, et Simone l’avait observé !
Le parieur bénédictin n’est ni pour ni contre le progrès. Il n’en fait pas un dieu, surtout pas. Et il le dénonce quand il détruit l’homme, et qu’il devient  homicide.

lundi 24 septembre 2018

Lundi 24 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. En attendant le retour du Maître !


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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NOTRE BON LÉON FULMINE, ET C’EST JOUISSIF !
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"L’autre jour, au Chat Noir, un monsieur qui est dans les tunnels et les téléphones, me parla des merveilles de l’industrie. C’était un vrai dévot de cette Église moderne qui exproprie les bonnes gens pour trimbaler les commis-voyageurs et pour fabriquer du dividende à air comprimé. Moi, qui me soucie de l’industrie comme d’une pelure de pomme cuite et qui donnerais trois mille kilomètres de chemin de fer pour un hexamètre passable, je me mis à demander à ce monsieur ce qu’il pensait de la race. Comme je vis immédiatement que ma question n’était pas comprise, j’entrepris d’expliquer à cet homme grave la nécessité philosophique de croire à une loi naturelle parfaitement inaccessible aux terrassiers du progrès ; c’est-à-dire, cette loi, toujours obéie, qui veut que les champignons empoisonnés poussent sur les têtes vénéneuses, les imbéciles sur les plates-bandes de l’École des Mines, et les hommes faits pour commander sur les rameaux altiers du vieux rouvre humain. Paroles fortes qui m’attirèrent le plus extrême mépris, je me plais à le reconnaître."
In
Léon BLOY.
Propos d’un entrepreneur de démolitions (Éd. 1884). Fac simile de l’édition originale. (Page 99.)
Tresse, Éditeur, Paris, 1884/Hachette Livre/BnF, SD [2017 ?]
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CONTREPOINT SUR LES TEMPS DERNIERS.
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"Il faut qu'il vienne ce jour, car il en vient aussi un autre où les illusions auxquelles se cramponnent les hommes en quête d'un semblant de sécurité et de santé mentale vont s'effondrer et se dissoudre. Si des hommes se jetaient déjà par les fenêtres quand l'économie s'effondra lors de la récession de 1929, qu'en sera-t-il de notre génération gâtée, bien moins aguerrie, lorsque le système mondial actuel se mettra à branler et à s'effondrer ? Tout ce qui peut être ébranlé sera ébranlé. Tout ce qui est fondé sur les illusions, les demi-vérités, l'orgueil, la cupidité, et la crainte finira par rentrer en collision avec la réalité. Les êtres écrasés, les cœurs brisés, les captifs, les aveugles seront alors bien plus nombreux encore."
In
Arthur KATZ et Paul VOLK.
L'esprit de vérité. Un message prophétique (2e édition). (Page 68.)
Éditions Emmaüs, Saint-Légier (Suisse), 2008. 
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le parieur bénédictin s’attache aux choses impérissables et non à l’écume du soi-disant progrès. Quand BLOY parlait de la loi naturelle, il ne croyait pas si bien dire et n’imaginait pas les offenses qui lui sont faites aujourd’hui. Mais il est bien clair, notre Léon, quand il affirme que les champignons empoisonnés croissent sur les têtes vénéneuses et les imbéciles sur les plates-bandes de l’École des Mines (j’aurais personnellement choisi d’autres écoles, au nombre desquelles je mets en tout premier lieu l’ENA, ce terreau scolastique toxique qui fait mourir tout ce qui vit ou a le malheur d’y avoir été semé ou planté, et qui fait tarir les sources les plus pures de l’esprit humain).
Comme Léon, je donnerais volontiers dix ans de prétendues innovations technologiques ou supposées telles (nous y reviendrons) pour un véritable poème, mais personne, dans la sphère médiatique, politique, ou soi-disant culturelle, n’aime les poètes.
Le jour viendra pourtant, ou résonneront les trompettes annonciatrices du retour du Maître, où le réel — que l’esprit post-moderne ne peut ou ne veut plus voir (Cf. Philippe MURAY) en face puisqu’il lui préfère la réalité dite virtuelle (ce qui est une curieuse façon de traiter le réel) — surgira sur les ossements d’une humanité mécanique vouée à la mort par des apprentis sorciers. Alors l’homme vivant, l’homme dans toute sa dignité, sa beauté et sa vocation à l’éternité, se dressera lui, et dira doucement aux mauvais bergers : qu’avez-vous fait de l’humanité que vous prétendiez libérer ?
Le parieur bénédictin ne désespère pas, jamais. Il ne maudit pas, jamais. Mais il se tient ferme devant l’iniquité et le mensonge, comme le font aujourd’hui avec une constance qui force l’admiration, les Sentinelles devant le ministère de la Justice, pour dénoncer l’offense faite à la loi naturelle.



lundi 30 janvier 2017

28 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Demain on rase gratis ou le refus du réel !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Léo STRAUSS (1899-1973) soutient l’idée que la philosophie antique et médiévale sous les espèces de ce qu’il appelle « la philosophie politique classique » est généralement mieux à même de nous guider, de nous permettre de penser et de faire face aux choix décisifs de nos vies, que la philosophie moderne et contemporaine. Telle est l’opinion qui semble être celle de cet auteur étrange et déroutant, opinion qu’il s’est faite relativement tôt (dans les années trente du XXe siècle) et qu’il a conservée et approfondie tout le reste de sa vie. C’est assurément la une gageure, et cette opinion fait de lui le philosophe le plus singulier et le plus déroutant de l’histoire de la philosophie moderne. Il est étrange en effet de nier ce qui est tenu par tous les contemporains pour une évidence, à savoir que la philosophie « évolue » et que « naturellement » la philosophie d’aujourd’hui est adaptée à notre temps puisqu’elle en est issue. Par ailleurs, s’il est vrai qu’il a existé jusqu’au XXe siècle des partisans de la philosophie classique (en particulier le thomisme, mais où est-il encore sérieusement enseigné), aucun ne s’est avancé masqué comme STRAUSS derrière l’apparence d’un historien de la philosophie."
In
Léo STRAUSS.
Nihilisme et politique.
Présentation. Léo Strauss, un philosophe pour le temps présent. Par Olivier SEDEYN.
Rivage poche/Petite Bibliothèque. N°460.
Payot et Rivages, Paris, 2004, p. 7.

(b) "Il n’y a de vérité que si l’intelligence concorde au réel. Il n’y a de bien que s’il est véritablement le bien. Rien n’est plus beau que le vrai, le vrai seul est aimable. La primauté de l’être su l’intelligence, la subordination de l’intelligence à la réalité, sa docilité à suivre l’ordre qui rayonne de tout ce qui existe, voilà qui marque les actions de l’homme de civilisation traditionnelle lorsqu’il vise à l’excellence. L’intelligence obéit à sa nature d’intelligence qui est de se conformer au réel. Elle obéit à la nature de l’homme. Elle obéit à la nature des choses. Elle obéit à Dieu, source de toute nature et de toute réalité. L’adhésion à ce qui est, le refus de ce qui n’est pas, telles sont ses caractéristiques."
In
Marcel De CORTE.
L’intelligence en péril de mort.
Éditions du Club de la culture française, Paris, 1969, p. 24
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2. COMMENTAIRES.
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Nous reviendrons avec Léo STRAUSS sur cette question de la civilisation, dont la négation par les jeunes Allemands de la première guerre mondiale, du moins sa négation dans la forme moderne qu’elle avait revêtue, a conduit au nihilisme puis au nazisme.
Il est intéressant de constater que deux esprits aussi différents que STRAUSS et De CORTE en arrivent aux mêmes conclusions quant à la nécessité de fonder la philosophie, y compris et surtout la philosophie politique, sur le réel, c’est-à-dire sur la philosophie traditionnelle, qu’elle soit grecque ou, dans une forme plus élaborée, médiévale, notamment dans sa version thomiste. Rien ne peut se faire de durable si l'on n'accepte pas l'être.
Tant que nos hommes politiques négligeront le réel, ce réel terrible auquel seul les hommes et les femmes dits des classes populaires sont quotidiennement affrontés, ils nous feront miroiter un avenir radieux dont ils ne savent rien, et, de bonne foi ou menteurs, nous conduiront droit dans le mur.
Il nous faut revenir à une philosophie à la fois théorique et pratique qui a fait ses preuves et dont le rejet a conduit aux catastrophes des totalitarismes contemporains et de l'imbécillité crasse de nos hommes politiques qui ne cessent de nous dire que demain on rase gratis !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Sur les emplois fictifs et les malversations des hommes politiques (surtout de gauche).

Des informations peu connues.

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Liste des bobards dans lesquels il faut choisir le meilleur.






lundi 9 janvier 2017

09 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Deux grands philosophes à mille ans de distance : Al-Farabi, Marcel de Corte

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Par là, cela implique que le premier gouvernant de la cité vertueuse connaisse déjà complètement la philosophie théorique, parce qu’il ne peut rien apercevoir de ce qui est dans le monde par l’administration de Dieu (Qu’il soit exalté) de manière à s’en remettre à lui, sinon par là.
De surcroît, il apparaît clairement que rien de cela ne peut se faire s’il n’y a dans les cités une religion partagée qui unisse leurs opinions, croyances et actions, qui agence, relie et ordonne leurs subdivisions, et qui fasse, ce faisant, que leurs actions coopèrent et s’entre-assistent de sorte qu’elles atteignent le but revendiqué, savoir la félicité ultime."
Al-FĀRĀBĪ.
Le livre de la religion. (Traduit par Stéphane DIEBLER.)
In
Philosopher à Bagdad au Xe siècle. (Collection Points, série Essais, N°578.)
Le Seuil, Paris, 2007, p. 93.

(b) "Rien n’est plus difficile que de pénétrer la réalité des êtres et des choses dans toute leur profondeur : en face du moindre grain de sable, l’intelligence est renvoyée à la totalité de l’univers et à Dieu. Le réel résiste à l’esprit et saisir sa nature intime est une œuvre de longue haleine où l’expérience joue un rôle immense qu’il faut sans cesse raviver. Il n’en est pas de même des idées et, elles se soumettent à ses desseins, à ses vœux, à ses projets, sans rébellion. L’intellectuel règne en dominateur sur son monde intérieur. Rien n’est plus grisant que ce jeu d’idées où le joueur triomphe immanquablement, pourvu que l’idée distende ou rompe sa relation au réel et que soit abolie à l’intérieur du cerveau ou dans le langage la dure loi de la confrontation avec l’expérience qui soumet nos représentations à un implacable contrôle. […]."
In
Marcel De CORTE.
L’intelligence en péril de mort.
Editions du Club de la Culture française, Paris, 1969, p. 50.
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2. COMMENTAIRES.
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Al-FĀRĀBĪ (870-950) est un immense philosophe musulman, spécialiste, notamment, de PLATON. Il a eu pour maître un chrétien nestorien, Abū BIŠR MATTĀ Ibn YŪNUS, mort vers l’an 940. Il avait manifestement des sympathies pour le chiisme, car il alla se réfugier à ALEP chez le gouverneur chiite de cette ville, quand il dut fuir BAGDAD en 942, en raison des troubles qui secouaient la capitale.
Marcel De CORTE a été professeur de philosophie à l’Université de LIÈGE. C’est un métaphysicien chrétien et, à dire vrai, on se demande comment il a pu être nommé professeur dans une Université célèbre, connue pour son hostilité au christianisme.
Ces deux citations disent en réalité la même chose : il est impossible de pénétrer la réalité sans passer par l’expérience, c’est-à-dire le contact avec le réel, lequel fait apparaître l’éclatante beauté de l’être, et la nécessité de la métaphysique.
Je suis très frappé de voir qu’à mille ans de distance, deux esprits supérieurs, renvoyant à l’être et à la métaphysique, renvoient aussi à Dieu. Nous pouvons, en effet, et sans effort, concevoir que l’être ne peut sortir du néant. Nécessairement, ce constat renvoie à l’existence du principe à l’origine de l’être, et à cette conclusion que du moins ne pouvant sortir le plus, il est nécessaire de même que ce principe soit personnel, Parole et tout-puissant.
C’est la raison pour laquelle, comme le dit Al-FĀRĀBĪ, il ne saurait y avoir de cité vertueuse conduisant à la félicité ultime, sans passer par ce contact intime avec le réel (ce qui nous résiste), à une réflexion métaphysique. Il est intéressant aussi de noter que ce grand philosophe fait appel à cette notion de félicité ultime, car, sans le savoir et plus de trois siècles avant Thomas d’AQUIN, il nous rappelle que la justification de l’action politique consiste à conduire l’homme à la fin qui lui est due : en l’occurrence la vie éternelle (je reviendrai là-dessus avec Claude TRESMONTANT.).
Monsieur PEILLON, qui se dit philosophe, devrait méditer ces deux penseurs (et d’autres avec eux). Mais il est tellement aveuglé par son idéologie, par son système de pensée, par son étroitesse d’esprit, par sa haine du catholicisme et du christianisme qu’il omet de se poser la question essentielle : pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Al-FĀRĀBĪ l’interpelle et De CORTE commence à lui répondre.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Voilà deux belles illustrations des citations du jour ! Dites-moi un peu en quoi la Ligue dite de Défense des Droits de l'homme défend l'homme en voulant supprimer les crèches des mairies. Dites-moi encore en quoi les programmes politiques sont vraiment des propositions faites en fonction d'une analyse expérientielle du réel et non pas en fontcion d'une idéologie !

Oui au Ramadan non à la crèche estime la Ligue de Défense des Droits de l’homme.

La triomphe de l’hypocrisie ! Le triomphe de l'idéologie ! La bêtise (définie par BERNANOS) élevée au rang de principe d'action. 

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Marketing et discours politique.




samedi 26 décembre 2015

26 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : un conseil à ceux que tente la politique !

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Nous avons célébré hier la venue du Verbe de Dieu en une chair d'homme...

Que la belle citation de Simone WEIL, nous fasse comprendre ce que signifie le mot AMOUR.

Note : je m'absente quelques jours. Reprise des billets le 31 décembre de l'année agonisante.

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1. La citation du jour.
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L’amour du réel

"Amour de la vérité est une expression impropre. La vérité n’est pas un objet d’amour. Elle n’est pas un objet. Ce qu’on aime, c’est quelque chose qui existe, que l’on pense, et qui par-là peut être occasion de vérité ou d’erreur. Une vérité est toujours la vérité de quelque chose. La vérité est l’éclat de la réalité. L’objet d’amour n’est pas la vérité, mais la réalité. Désirer la vérité, c’est désirer un contact avec une réalité, c’est l’aimer. On ne désire la vérité que pour aimer dans la vérité. On désire connaître la vérité de ce qu’on aime. Au lieu de parler d’amour de la vérité, il vaut mieux parler d’un esprit de vérité dans l’amour.
L’amour réel et pur désire toujours avant tout demeurer tout entier dans la vérité, quelle qu’elle puisse être, inconditionnellement. Toute autre espèce d’amour désire avant tout des satisfactions, et de ce fait est principe d’erreur et de mensonge. L’amour réel et pur est par lui-même esprit de vérité […]. Ce que nous traduisons « esprit de vérité » signifie l’énergie de la vérité, la vérité comme force agissante. L’amour pur est cette force agissante, l’amour qui ne veut à aucun prix, en aucun cas, ni du mensonge ni de l’erreur.
L’amour a besoin de réalité. Aimer à travers une apparence corporelle un être imaginaire, quoi de plus atroce le jour où on s’en aperçoit ? Bien plus atroce que la mort, car la mort n’empêche pas l’aimé d’avoir été. C’est la punition du crime d’avoir nourri l’amour avec de l’imagination."


Simone Weil (Je n'ai pas la référence de cette citation, hélas !)

Lu à une soirée organisée par les Veilleurs de PARIS, ce texte prend un relief particulier en ces moments où nous vivons au milieu des mensonges et des compromissions ! Mais ne perdons pas courage ni espoir. IL VIENT. 
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2. Commentaires.
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Il est impossible de conduire une politique juste, il est impossible de conduire les hommes à la fin qui est due (but unique, le seul qui vaille, de toute action politique), sans se pénétrer d'abord que l'action politique se nourrit du réel et de son acceptation, et non point de l'imagination !

Juste un conseil à ceux que tentent la politique : ne mentez point, n'utopisez point, observez ce qui est, ne voyez pas les choses comme vous voudriez qu'elles fussent ! Mais que ces contraintes ne vous empêchent pas de vouloir un monde plus juste et apaisé.
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3. Informations diverses.
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Un flashmob à BUDAPEST. A voir et à écouter absolument (du site de l'Observatoire de la Christianophobie, du Salon beige, du site Riposte catholique, et d'autres sites).


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A méditer (vu sur Facebook)..



Je bémoliserai quelque peu le côté simpliste du dessin. Car il ne faut pas confondre la justice égalitaire et la justice distributive. Mais enfin il y a du vrai dans ce arrtoon.
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Jackie EVANCHO chante Silent Night ! Bouleversant !

https://youtu.be/eF0hye4bBd4


lundi 2 novembre 2015

02 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance : oui au réel, à bas les partis politiques, dehors les juges iniques

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Courage ! Patience ! il nous reste encore un an et demi avant de nous débarrasser (en tout cas je l'espère) de ce Gouvernement.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses par ce qu'on veut qu'elles soient et non parce qu'on a vu ce qu'elles sont en effet."
In
Jacques-Bénigne BOSSUET.
Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. (Cité par divers auteurs.)

Tout va bien : la croissance, le chômage, la compétitivité, le rayonnement international de la France nous disent nos ministres, et François HOLLANDE ! Ils nous prennent pour des crétins.

(b) "C'est d'une part l'héritage de la Terreur, d'autre part l'influence de l'exemple anglais, qui installa les partis dans la vie publique européenne. Le fait qu'ils existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif légitime de conservation. Le mal des partis politiques saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable.
Mais il est beaucoup plus à propos de se demander : Y a-t-il en eux-mêmes une partie infinitésimale de bien ? Ne sont-ils pas du mal à l'état pur ou presque ?
                S'ils sont du mal, il est certain qu'en fait et dans la pratique ils ne peuvent produire que du mal. C'est un article de foi. « Un bon arbre ne peut jamais porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri de beaux fruits.»
                Mais il faut d'abord reconnaître quel est le critère du bien.
                Ce ne peut être que la vérité, la justice, et, en second lieu l'utilité publique.
                La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. Si la République de WEIMAR, au lieu de HITLER, avait décidé par les voies les plus rigoureusement parlementaires et légales de mettre les Juifs dans des camps de concentration et de les torturer avec raffinement jusqu'à la mort, les tortures n'auraient pas eu un atome de légitimité de plus qu'elles n'ont maintenant. Or pareille chose n'est nullement inconcevable."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).

Contre KELSEN et son droit positif, Simone WEIL fonde le droit sur le bien et non sur une constitution.

            (c) "C’est abréger et s’épargner mille discussions, que de penser de certaines gens qu’ils sont incapables de penser juste, et de condamner ce qu’ils disent, ce qu’ils ont dit et ce qu’ils diront."
In
La BRUYERE (encore lui !)
Les Caractères.
Chapitre Des jugements. N°70.

Ne parlons donc plus des imbéciles.
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2. Commentaires.
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Pourquoi, me direz-vous, accumuler aujourd’hui (pour ce premier billet du jour, le second étant consacré à nos morts), pourquoi, disais-je, accumuler tant de citations ? Tout simplement parce qu’elles s’éclairent les unes les autres : BOSSUET parle du réel, tellement négligé, nié, dénié, manipulé par nos hommes politiques actuels. Simone WEIL condamne avec justesse l’existence des partis politiques, dont elle rappelle l’origine dans la Terreur révolutionnaire et les pratiques de la Grande Bretagne. La BRUYERE nous invite à ne plus parler des imbéciles bernanosiens qui sont incapables de penser juste. Ces trois penseurs, si éloignés les uns des autres dans le temps et dans l’espace, cependant, labourent de leur profonde intelligence, le même champ, celui d’une métaphysique et d’une morale fondées sur d’autres socles que ceux de la franc-maçonnerie, du relativisme et de cet insupportable esprit de parti.
Le dernier exemple de ce que dénonce ces trois grands esprits nous est donné par le jugement de relaxe en appel de l’action des Femen dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris et la lourde condamnation à MAYOTTE de deux femmes de gendarmes qui ont déposé une tête de porc devant une mosquée.
Nous demandons aux Femen d’aller se promener seins nus dans la Grande mosquée de PARIS, et aux fanatiques de l’Islam, de décorer d’excréments le parvis de nos cathédrales, afin de voir la suite que donnera l’inique justice française à ces actions.
Pour être clair, je n’approuve pas le dépôt d’une tête de porc devant la mosquée à MAYOTTE. Mais le geste me semble sans proportion avec celui de ces furies qui se sont réjouies de la démission de BENOIT XVI et ont tapé sur les cloches neuves, déposées dans la nef de la cathédrale de PARIS, avec des marteaux (il est vrai, semble dire le jugement, que ces marteaux étaient enveloppé dans du tissu ; pour ne pas abîmer le bronze sans doute ?) 
J’approuve totalement la déclaration de monsieur GUAINO sur les magistrats, avec une énorme nuance toutefois ; il généralise et c'est une erreur : tous les magistrats ne sont pas comme il le dit ; il en est qui mettent le droit, la vérité et la justice au-dessus des intérêts de leur syndicat, de leur carrière ou des camarillas socialistes. Ceux-là ne font pas de bruit et honorent vraiment leur fonction. Mais on n’en parle peu et ils sont rarement promus.


Ce régime socialiste est légal mais illégitime, sans aucun doute. Presque aucun des hommes qui ont l’honneur (non honoré) de nous gouverner n’aime sa patrie, l’histoire de sa patrie, l’héritage des générations passées : ils aiment le mythe terroriste et dictatorial de l’homme nouveau. Basta, Fora, Exeant omnes !
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3. Informations diverses.
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Amusons-nous un peu tant que c'est encore possible (site du journal L'Opinion).

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Silence méprisant de la presse bobo (URL : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114 ).

Sept mille catholiques prient dans les rues de PARIS, le 11 octobre 2015. Ouïtes-vous la Presse bien pensante signaler cette manifestation ? (Merci à mon ami Dominique, spécialiste en pompe et tuyaux i.e. cardiologue, qui m'a transmis une série de photos sur ces prières de rue, dont celle-ci.)


Une autre prière de rue, le 27 juin 2015 (URL : : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114)



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Un tweet de Xavier Paul.


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Sans commentaires. Normal Ier ne doit JAMAIS être contredit. (URL plus image ; via le site du Salon beige).

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d16f6cb5970c-pi


Quand serons-nous délivrés de ce système ? De  ces hommes qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter ?

mercredi 23 septembre 2015

23 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance : le faux-cul du Conseil économique, social et environnemental...

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Je suis infiniment désolé de devoir vous redire et avec force que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Allons, ne soyons pas lâches, ayons le courage d'appeler les choses par leur nom, tout en ayant la sagesse du discernement, lequel ne fera jamais bon ménage avec la généralisation et les concepts abstraits !
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1. Les citations du jour.
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(a) À propos de la loi de la Petite Cité (la franc-maçonnerie), Augustin COCHIN fait une pertinente remarque : "Et cette loi est déconcertante : il apparaît en 1789 un peuple qui opprime le nombre, une liberté de principe qui détruit les libertés de fait, une « philosophie » qui tue pour des opinions, une justice qui tue sans jugement. On voit ce miracle réalisé : le despotisme de la liberté, le fanatisme de la raison. 

(b)"La république des lettres est un monde où l’on cause, mais où l’on ne fait que causer, où l’effort de chaque intelligence cherche l’assentiment de tous, l’opinion [...]."

(c) "Et le terme, je ne dis pas l’objet, de ce travail passif [de la franc-maçonnerie], est une destruction. Il consiste en somme à éliminer, à réduire. La pensée qui s’y soumet perd le souci d’abord, puis peu à peu le sens, la notion du réel ; et c’est justement à cette perte qu’elle doit d’être libre. Elle ne gagne en liberté, en ordre, en clarté, que ce qu’elle perd de son contenu réel, de sa prise sur l’être. Elle n’est pas plus forte, elle porte moins : fait capital que cette orientation de la pensée vers le vide ; et les frères ont raison de parler de régénération, d’ère nouvelle. La raison ne cherchait alors la liberté que par-delà un effort de conquête, une lutte avec le réel, tout un déploiement de sciences et de systèmes. Le travail social passe de l’attaque à la défense : pour affranchir la pensée, il l’isole du monde et de la vie, au lieu de les lui soumettre ; il élimine le réel dans l’esprit, au lieu de réduire l’inintelligible dans l’objet ; forme des « philosophes » au lieu de produire des philosophies. C’est un exercice de pensée dont le but apparent est la recherche de la vérité, mais dont l’intérêt réel est la formation de l’adepte."
In
Augustin COCHIN.
Les sociétés de pensée et la démocratie moderne. Études d’histoire révolutionnaire.
Librairie Plon, Les Petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris, 1921.
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2. Commentaires.
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(a) Quand on voit le CESE dont le Président est ce monsieur Jean-Paul DELEVOYE, sans doute un frère, (et même certainement), qui défend la « liberté » d’expression mais refuse de prendre en compte les demandes de 700 000 citoyens, on se dit qu’Augustin COCHIN a tout compris.
Que la Loi positive brime les libertés, nous en avons un exemple avec ce refus : despotisme de la liberté, en effet, fanatisme de la raison, et en plus mauvaise foi. La Constitution donnait au CESE la possibilité d’examiner, par l’effet de la pétition, la loi dite TAUBIRA. Cinquante-quatre pourcent des Français la désapprouvent, dit un récent sondage. Qu’importe le réel, pourvu que vivent les idées ! Victoire du fanatisme de la raison. 

(b) Pour causer, elle cause la République des lettres : des mots, des fleuves de mots. Et quand par hasard, un Eric ZEMMOUR, un Michel ONFRAY ou plus récemment une Eugénie BASTIE n’enfilent pas des mots comme des perles (Bernard Henri LEVY étant l’un de ces enfileurs de mots tout comme Jacques ATTALI - enfin lui, il donne l’impression de penser, mais c’est une impression), mais ont une parole qui fait sens, aussitôt on les bannit de la République des Lettres laquelle est la République des imbéciles bernanosiens ! Ils ont le tort de penser, à partir de l'expérience... 

(c) Quant à la liberté d’expression qui consiste à se donner le droit de blesser des millions de fidèles, fussent-ils musulmans, elle est bien, cette liberté, coupée de toute réalité. Bien sûr que l’attentat contre les journalistes de Charlie Hebdo est une abomination ! Qui le nierait ? Mais peut-on se moquer de tout ? Je ne le crois pas et l’offense faite aux musulmans de bonne foi ne peut être lavée par ces initiatives imbéciles dont le CESE a le secret. La liberté d’expression suppose un minimum de respect de l’autre dans ce qu’il a de concret et de vécu. Et le discernement aurait consister à ne pas prendre le prétexte d'un ignoble attentat pour donner à tous les bateleurs de foire le droit de dire n'importe quoi.

Ceci ne veut pas dire qu’il faut approuver les excès et les pratiques sauvages de certains pays musulmans, comme, hélas le montre, une photo ci-dessous.
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3. Informations diverses.
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(Via le site du salon beige) Le comble de l'hypocrisie

...revient au CESE qui a organisé un colloque sur la liberté d'expression et le dessin de presse :
"Suite à l'émotion suscitée dans le monde entier par les attentats qui ont frappé - entre autres - Paris en janvier 2015 et à la prise de conscience du fossé qui se creuse entre certaines composantes de nos sociétés, la création d'un espace de rencontre et de dialogue autour du dessin de presse et de la liberté d'expression devient plus que jamais nécessaire."
On attend toujours un colloque sur la prise de conscience du fossé qui se creuse entre les idéologues destructeurs de la famille et la grande majorité du peuple qui est opposé à la dénaturation du mariage.




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Toutes nos félicitations a ce modèle de démocratie qu'est l'Arabie saoudite et qui préside désormais le conseil des droits de l'homme a l'ONU !


Ces cadavres décapités sont exposés à la vue du public, sans doute pour son édification. Sachez que, dans ce pays, un jeune chiite, fils d’un opposant au régime vient d’être condamné à la décapitation suivie du crucifiement de son cadavre. L'exécution devrait avoir lieu demain ! Je ne vois pas les beaux esprits, les Universitaires qui acceptent l'argent du QATAR contre accueil de 100 étudiants à la SORBONNE, qui trouvent normal d'accueillir des milliers de Syriens mais n'auraient pas l'idée de suggérer à l'ARABIE SAOUDITE de prendre la place de l'Europe dans cet accueil, je ne vois pas les beaux esprits, disais-je, protester contre ces horreurs...
Il ne semble pas que les responsables musulmans saoudiens pratiquent une des cinq obligations de l'Islam, celle de l'aumône, dont l'accueil de l'autre fait partie... 
Décidément, il n'y a pas qu'au CESE que pullulent les hypocrites.
Et j'ai le bonheur de connaître des femmes musulmanes toute pétries de miséricorde et de compassion. Ce sont elles qui sont l'honneur de cette religion. J'ai déjà dit l'amitié qui me lie à elle. Ce ne sont pas les puissants du pétrole et du fric qui honore l'islam !




vendredi 21 août 2015

21 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Former des adeptes plutôt que des penseurs !

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Je vais changer (un peu) notre devise :

C'est la lâcheté qui nous empêche de devenir vrai, sachez-le ! 

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1. La citation du jour.
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A destination de tous ceux qui se croient plus malins et libres, cette réflexion sur le  sens réel du travail des loges maçonniques.

"Et le terme, je ne dis pas l’objet, de ce travail passif [celui des Loges], est une destruction. Il consiste en somme à éliminer, à réduire. La pensée qui s’y soumet perd le souci d’abord, puis peu à peu le sens, la notion du réel ; et c’est justement à cette perte qu’elle doit d’être libre. Elle ne gagne en liberté, en ordre, en clarté, que ce qu’elle perd de son contenu réel, de sa prise sur l’être. Elle n’est pas plus forte, elle porte moins : fait capital que cette orientation de la pensée vers le vide ; et les frères ont raison de parler de régénération, d’ère nouvelle. La raison ne cherchait alors la liberté que par-delà un effort de conquête, une lutte avec le réel, tout un déploiement de sciences et de systèmes. Le travail social passe de l’attaque à la défense : pour affranchir la pensée, il l’isole du monde et de la vie, au lieu de les lui soumettre ; il élimine le réel dans l’esprit, au lieu de réduire l’inintelligible dans l’objet ; forme des « philosophes » au lieu de produire des philosophies. C’est un exercice de pensée dont le but apparent est la recherche de la vérité, mais dont l’intérêt réel est la formation de l’adepte."

In
Augustin COCHIN.
Les sociétés de pensée et la démocratie moderne.

Librairie Plon, Les Petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris, 1921.

(Bien tendu, je possède ce livre et l'ai lu en entier ! Un régal !)
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2. Commentaires.
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Monsieur HOLLANDE a déclaré que les impôts vont baisser, que la croissance est repartie, que la sécurité est assurée et tout et tout. Incantations, déni de la réalité !
Madame la carnassière Najat VALAUD-BELKACEM déclare que sa réforme est un succès, sans compter la réforme des rythmes scolaires mise en place par son prédécesseur (au mépris de la loi de Séparation qui prévoyait une journée entière pour l'instruction religieuse des enfants ; ce fut le jeudi, puis ce fut le mercredi.) Les enseignants sont vent debout comme les parents. Mais madame la carnassière incante et vaticine.
Monsieur CAZENEUVE fait ce qu'il peut mais peut peu devant les dizaines de milliers de migrants qui sont rentrés illégalement et clandestinement sur notre sol. Il ne voit pas la réalité du problème que posent ces populations. Et il continue de traiter de raciste et de xénophobes ceux des Français qui ont à subir les violences, les nuisances et les agressions de ces clandestins perdus.
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3. Informations diverses.
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Du site Aleteia, cette information et une photo (infovaticatana).

"Un violent incendie s'est déclaré en juillet sur une base militaire proche de Madrid. Une grande partie de la végétation est partie en fumée, mais la statue de la Sainte Vierge a été épargnée. Les événements se sont déroulés sur la base militaire El Goloso, située à proximité de la capitale espagnole, siège de la Brigade d'infanterie blindée "Guadarrama". Selon plusieurs sites d'information espagnols, tels Infovaticana et Religión en Libertad, un incendie impossible à maîtriser s'est déclaré, calcinant une bonne partie de la végétation alentour.

Mais, une fois les flammes éteintes, quelle ne fut pas la surprise des militaires quand, au cœur de la surface carbonisée, se dressait, intacte, une statue de Notre-Dame de Lourdes ! La surprise fut encore plus grande lorsque les militaires virent que le gazon près de la statue n'avait pas non plus été touché par les flammes et que celle-ci était même encore entourée de vases garnis de fleurs, également intacts, comme si les flammes avaient respecté l'espace autour de la statue. L'incendie a eu lieu le 30 juillet dernier, en plein pendant la vague de chaleur qui s'abattait alors sur l'Espagne. Les militaires n'ont pas pu expliquer le fait que la statue n'ait subi aucun dégât et que les fleurs n'aient même pas été noircies ou défraîchies ne serait-ce que par la chaleur. L'histoire s'est rapidement répandue sur les réseaux sociaux, certains soupçonnant une supercherie. Mais, dans ses conclusions, l'enquête a dissipé l'ensemble des doutes possibles. Sur les photos, on peut facilement constater que la terre est entièrement brûlée, sauf à proximité de la statue."


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