Un présentateur du Journal Télévisé de France 3, rendait compte hier soir de la sortie prochaine d'un film dont le titre est "Agora". J'ai cru comprendre, car le propos me paraissait très fumeux, que le film mettait aux prises une philosophe d'ALEXANDRIE, et le Patriarche de cette ville fameuse. Quelques images nous montrent la pauvre intellectuelle et le méchant patriarche qui n'aurait pas toléré, suggère le commentaire du présentateur, la liberté d'esprit et la pensée païenne de cette femme. Une dernière image suggère que la philosophe est exécutée ou pourrait l'être, à l'instigation du prélat. Et le journaliste de conclure dans un sourire des plus politiquement corrects (je cite de mémoire, mais le sens que je rapporte ici est respecté) : "comme quoi, quand on a peur, on n'est pas libre, et quand on est libre, on fait peur".
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Le metteur en scène qui a réalisé "Agora" a parfaitement le droit de prétendre qu'une philosophe libre penseur a été persécutée par le Patriarche d'ALEXANDRIE. Un présentateur de télévision, me semble-t-il, devrait avoir un plus de réserve, ou du moins, de distance. Il nous donnait en effet l'impression que le film racontait une histoire vraie, mais nous ne connaissions pas le nom de la philosophe ni celui du Patriarche. De sorte que nous ne savons pas vraiment à quoi nous en tenir sur le degré d'authenticité des faits rapportés. C'est une première approximation.
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Le présentateur, par son commentaire, dit assez d'où il parle : la fameuse libre pensée, la tolérance voltairienne (parlons-en !), l'anticléricalisme de principe, et par-dessus tout l'antichristianisme. Il dit assez que l'intolérance aurait toujours été du même côté, et la liberté, la vraie, celle de dire, y compris de dire n'importe quoi, aurait été du côté de ceux qui combattaient la pensée unique du christianisme [enfin débarrassé, je le souligne, des persécutions impériales (le temps était loin, en effet, où NERON utilisait comme torches pour illuminer son chemin de ténèbres, 2.000 chrétiens, enduits de poix, au seul motif qu'ils n'avaient pas voulu renier leur Maître ; il fallait trouver un autre motif pour justifier cette originale méthode d'éclairage nocturne : on leur attribua l'incendie de ROME que le monstre regarda de loin dévorer la Ville, en utilisant comme longue vue une émeraude judicieusement taillée)]. C'est donc une opinion personnelle que notre homme, amoureux des belles (!) figures de style n'a pas hésité à exprimer, parce que "ça faisait bien", "ça concluait sur un bon mot" son journal. Il a fait de la propagande pour sa boutique.
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Je dis, moi, et ça commence à me chauffer la bile, que les médias, les hommes politiques, les artistes de toutes origines - hormis quelques hommes exemplaires comme Michael LONSDALE - utilisent la moquerie, l'insinuation, l'approximation, le mensonge, la mise hors contexte, pour critiquer, calomnier, moquer, ceux de leurs frères en humanité qui ne partagent pas leurs convictions prétendument libertaires et soi-disant émancipées. A dire le vrai, ceux qui leur font peur sont précisément les (rares ?) disciples qui croient en la Parole vivante de Jésus, et qui s'efforcent en silence de visiter les malades, d'annoncer par une active charité la Bonne Nouvelle aux pauvres, et de proclamer une année de salut et de paix par la pratique du pardon et du partage. Je connais des dizaines de chrétiens qui se donnent aux autres, avec humilité. On n'en parle pas beaucoup de ceux-là. Pardi, ce n'est pas vendeur.
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Bref, ce présentateur ne me semble pas être l'exemple de l'homme libre qu'il prétend illustrer parce qu'il suit la mode. Et par conséquent, il ne me fait pas peur !