Affichage des articles dont le libellé est Journal télévisé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Journal télévisé. Afficher tous les articles

dimanche 3 janvier 2010

Ca suffit ! (bis)

-
Un présentateur du Journal Télévisé de France 3, rendait compte hier soir de la sortie prochaine d'un film dont le titre est "Agora". J'ai cru comprendre, car le propos me paraissait très fumeux, que le film mettait aux prises une philosophe d'ALEXANDRIE, et le Patriarche de cette ville fameuse. Quelques images nous montrent la pauvre intellectuelle et le méchant patriarche qui n'aurait pas toléré, suggère le commentaire du présentateur, la liberté d'esprit et la pensée païenne de cette femme. Une dernière image suggère que la philosophe est exécutée ou pourrait l'être, à l'instigation du prélat. Et le journaliste de conclure dans un sourire des plus politiquement corrects (je cite de mémoire, mais le sens que je rapporte ici est respecté) : "comme quoi, quand on a peur, on n'est pas libre, et quand on est libre, on fait peur".
-
Le metteur en scène qui a réalisé "Agora" a parfaitement le droit de prétendre qu'une philosophe libre penseur a été persécutée par le Patriarche d'ALEXANDRIE. Un présentateur de télévision, me semble-t-il, devrait avoir un plus de réserve, ou du moins, de distance. Il nous donnait en effet l'impression que le film racontait une histoire vraie, mais nous ne connaissions pas le nom de la philosophe ni celui du Patriarche. De sorte que nous ne savons pas vraiment à quoi nous en tenir sur le degré d'authenticité des faits rapportés. C'est une première approximation.
-
Le présentateur, par son commentaire, dit assez d'où il parle : la fameuse libre pensée, la tolérance voltairienne (parlons-en !), l'anticléricalisme de principe, et par-dessus tout l'antichristianisme. Il dit assez que l'intolérance aurait toujours été du même côté, et la liberté, la vraie, celle de dire, y compris de dire n'importe quoi, aurait été du côté de ceux qui combattaient la pensée unique du christianisme [enfin débarrassé, je le souligne, des persécutions impériales (le temps était loin, en effet, où NERON utilisait comme torches pour illuminer son chemin de ténèbres, 2.000 chrétiens, enduits de poix, au seul motif qu'ils n'avaient pas voulu renier leur Maître ; il fallait trouver un autre motif pour justifier cette originale méthode d'éclairage nocturne : on leur attribua l'incendie de ROME que le monstre regarda de loin dévorer la Ville, en utilisant comme longue vue une émeraude judicieusement taillée)]. C'est donc une opinion personnelle que notre homme, amoureux des belles (!) figures de style n'a pas hésité à exprimer, parce que "ça faisait bien", "ça concluait sur un bon mot" son journal. Il a fait de la propagande pour sa boutique.
-
Je dis, moi, et ça commence à me chauffer la bile, que les médias, les hommes politiques, les artistes de toutes origines - hormis quelques hommes exemplaires comme Michael LONSDALE - utilisent la moquerie, l'insinuation, l'approximation, le mensonge, la mise hors contexte, pour critiquer, calomnier, moquer, ceux de leurs frères en humanité qui ne partagent pas leurs convictions prétendument libertaires et soi-disant émancipées. A dire le vrai, ceux qui leur font peur sont précisément les (rares ?) disciples qui croient en la Parole vivante de Jésus, et qui s'efforcent en silence de visiter les malades, d'annoncer par une active charité la Bonne Nouvelle aux pauvres, et de proclamer une année de salut et de paix par la pratique du pardon et du partage. Je connais des dizaines de chrétiens qui se donnent aux autres, avec humilité. On n'en parle pas beaucoup de ceux-là. Pardi, ce n'est pas vendeur.
-
Bref, ce présentateur ne me semble pas être l'exemple de l'homme libre qu'il prétend illustrer parce qu'il suit la mode. Et par conséquent, il ne me fait pas peur !

mardi 10 février 2009

Journalisme, ça ?

J'ai dû m'absenter quelques jours. D'où mon silence. Vous avez comme moi, je suppose, écouté le Président de la République la semaine dernière. Personnellement, j'ai trouvé convaincantes les explications qu'il a données. Mais je vais vous montrer comment un journaliste peu scrupuleux peut orienter l'avis de ses auditeurs. Un présentateur de France 2, jeudi dernier, commence son journal en disant : "Dans un quart d'heure, le Président de la République VA TENTER D'EXPLIQUER ses propositions aux Français". Juste avant de céder l'antenne, il ressort la même phrase : le Président va tenter d'expliquer". Il pouvait dire : "Le Président de la République va expliquer etc.". Non, pour ce monsieur, dont j'ai oublié le nom, "il va tenter". Ceci veut dire (a) ou bien qu'a priori, il ne croit pas à la bonne foi du Président ; dans ce cas, il manifeste son parti-pris ; (b) ou bien qu'il prête aux Français un scepticisme a priori et l'on se demande d'où il tire cette conviction ; des sondages peut-être ? ; (c) ou bien qu'il pense que monsieur SARKOZY est incapable de convaincre ou que la situation est sans issue pour la majorité. Dans tous les cas il connote négativement son discours, et il insinue le doute dans l'esprit des auditeurs. La situation est assez grave pour qu'on n'en rajoute pas. Mais ces messieurs sont tellement aveuglés par la haine de ce qui ne pense pas comme eux qu'ils disent n'importe quoi. C'est insupportable. Pour être clair, je réprouverais de la même manière un journaliste de droite qui présenterait les choses sous un jour avantageux.
La même attitude de dénigrement du pouvoir en place se retrouve sur France 3 ; madame PULVAR et madame MATAUSCH sont les spécialistes des présentations tordues. Elles nous prennent pour des imbéciles. N'accordez aucun crédit à leurs présentations. Nous en avons assez de ces gens qui, pour briller, trouvent des petites phrases et des formules qui font mouche, dont la capacité d'analyse est celle d'une grenouille décérébrée, et qui dans tous les cas produisent des commentaires qui n'ont strictement rien à voir avec le contenu réel de l'information. Les auditeurs ont le droit d'être respectés, et notamment ceux qui, dans leur majorité, ont régulièrement élu monsieur SARKOZY. Doivent être respectés de même ceux qui ont voté pour madame ROYAL. J'ai dit pourquoi je trouvais ses propositions souvent dangereuses, mais je n'oublie pas que 17 millions de mes concitoyens lui ont apporté leur suffrage.

dimanche 23 septembre 2007

Esprit faux

Si vous voulez savoir ce qu'est un esprit faux, plein de son idéologie, tordu, je vous recommande fortement de regarder le journal télévisé de France 3 quand madame Catherine MATAUSCH officie. N'ayant rien d'autre à faire, vendredi soir, j'ai regardé le dit journal. Dans les titres, repris dans le sujet, madame MATAUSCH déclare "levée de boucliers après les déclarations du Président de la République sur les quota d'immigration". Les boucliers en question, au nombre de quatre, avaient été brandis par la Ligue des Droits de l'Homme, le PS, le MRAP, et une quatrième association dont j'ai perdu le nom. Il s'agissait dans tous les cas d'organismes liés peu ou prou à l'opposition. Il eût donc été honnête de dire : "levée de boucliers de la part des partis et de diverses organisations d'opposition". Madame MATAUSCH voulait donner à penser au téléspectateur que cette mesure (de bon sens) est réprouvée par la majorité des français. Ce n'est pas le cas. Je reviendrai sur cette question, et sur le droit inaliénable qu'a tout être humain d'avoir une nation qui assure une certaine stabilité de la culture, enracine, et n'évolue pas à un rythme trop rapide.
En fin de journal, madame MATAUSCH reçoit le Professeur DUBOIS, directeur d'une unité de recherche INSERM travaillant sur la maladie d'Alzheimer. Et d'entrée de jeu de dire "La France a pris un retard considérable en matière de maladie d'Alzheimer, et patati et patata". Indépendamment de l'inélégance de la remarque faite à un chercheur à la tête d'une équipe réputée et qui engrange de très nombreux résultats, madame MATAUSCH veut faire croire aux téléspectateurs que le retard est dû à l'absence d'intervention des pouvoirs publics. Et d'insister : "Il faudrait beaucoup plus de moyens". Le professeur DUBOIS lui a remarquablement répondu. Il a démenti d'abord le retard de la France (et je suis d'accord avec lui, car à la différence de madame MATAUSCH, j'ai travaillé sur la maladie d'Alzheimer...) et il n'a pas revendiqué de moyens, sauf à remarquer que la recherche irait plus vite si ceux-ci étaient plus importants. Ce qui semble évident. Voilà un esprit clair, objectif, et pondéré.
Quand les journalistes cesseront-ils de se faire les caisses de résonnance de la plainte publique ? Il faut, à les entendre, plus de moyens pour la justice, pour l'agriculture, pour les transports, pour l'éducation, pour le sport, pour les retraites, pour les chômeurs, pour l'industrie en péril, etc. Si l'on distribuait tous ces moyens-là que réclament les journalistes, il ne resterait au contribuable que ses yeux pour pleurer, et, pour que soit sauve la pudeur, une feuille de vigne. A la vérité, madame MATAUSCH avait un objectif en tête : disqualifier les pouvoirs publics et essentiellement l'exécutif. Travail de sape, sans recul, sans probité intellectuelle, sans connaissance du sujet. C'est ce que l'on appelle un discours connoté. Insupportable, et qui ne trompe personne.