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dimanche 8 décembre 2019

Dimanche 08 décembre 2019. Un homélie admirable en ces temps de persécutions molles ou violentes.

Saint Grégoire le Grand (v. 540-604) pape et docteur de l'Église. Commentaire moral du livre de Job, 10, 47-48 ; PL 75, 946 (trad. bréviaire).

Que ne font-ils pas pour disqualifier par tous les moyens les disciples de Jésus. Eh bien nous ne devons pas baisser les bras. Nous combattons avec les armes de la douceur pour faire prévaloir dans le monde la Sagesse, la Vie et la Vérité. Qu'importe donc que nous soyons tournés en dérision. "Heureux si l'on vous persécute" a dit notre Maître.


"« C'est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie »
« Celui qui, comme moi, est tourné en dérision par ses amis invoquera Dieu, qui l'exaucera. » (Jb 12,4 Vulg). (...) Il arrive que l'âme persévère dans le bien, et pourtant subisse la dérision des hommes. Elle agit de manière admirable, et elle reçoit des injures. Alors celui que les louanges auraient pu attirer au dehors, repoussé par les affronts, rentre en lui-même. Et il s'affermit en Dieu d'autant plus solidement qu'il ne trouve à l'extérieur rien où il puisse se reposer. Il met toute son espérance dans son Créateur et, au milieu des moqueries outrageantes, il n'implore plus que le témoin intérieur. L'âme de l'homme affligé s'approche de Dieu d'autant plus qu'il est délaissé par la faveur des hommes. Il se répand aussitôt en prière, et sous l'oppression venue du dehors, il se purifie pour saisir les réalités intérieures. C'est pourquoi ce texte dit avec raison : « Celui qui, comme moi, est tourné en dérision par ses amis invoquera Dieu, qui l'exaucera (...) » Lorsque ces malheureux trouvent des armes dans la prière, ils rejoignent intérieurement la bonté divine : celle-ci les exauce parce que, extérieurement, ils sont privés de la louange des hommes. (...)
« On tourne en dérision la simplicité du juste. » (Jb 12,4) La sagesse de ce monde consiste à dissimuler le cœur sous des artifices, à voiler la pensée par des paroles, à montrer comme vrai ce qui est faux, à prouver la fausseté de ce qui est vrai. Au contraire, la sagesse des justes consiste à ne rien inventer pour se faire valoir, à livrer sa pensée dans ses paroles, à aimer la vérité comme elle est, à fuir la fausseté, à faire le bien gratuitement, à préférer supporter le mal plutôt que de le faire, à ne jamais chercher à se venger d'une offense, à considérer comme un bénéfice l'insulte qu'on reçoit pour la vérité. Mais c'est précisément cette simplicité des justes qui est tournée en dérision, car les sages de ce monde croient que la pureté est une sottise. Tout ce qui se fait avec intégrité, ils le considèrent évidemment comme absurde ; tout ce que la Vérité approuve dans la conduite des hommes apparaît une sottise à la soi-disant sagesse de ce monde."



samedi 31 mars 2018

Samedi 31 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Persécution, martyre, souffrance, le lot ordinaire du disciple !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LE MARTYRE, LOT PRÉVISIBLE DU CHRÉTIEN.
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"Le martyre, traditionnellement, est aux racines de l’Église. Les premiers chrétiens considéraient que vouloir souffrir, voire donner sa vie pour le Christ, était le plus beau témoignage rendu à la vérité. Retrouvons cet esprit et préparons-nous à subir pour notre foi de dures souffrances, et jusqu’à la mort."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 180.)
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2. CONTREPOINT DE SAINT POLYCARPE.
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"Ils l’attachèrent donc [il s’agit de Polycarpe], au lieu de le clouer. Lié au bûcher, les mains derrière le dos, il ressemblait à un bélier de choix, choisi dans un grand troupeau pour être immolé, en sacrifice agréable à Dieu. Alors, levant ses yeux au ciel, il pria : « Seigneur, Dieu tout-puissant, père de Jésus-Christ ton enfant bien-aimé et béni, par qui nous t’avons connu, Dieu des anges, des puissances, de la création entière et de toute la lignée des justes qui vivent devant ta face, je te rends grâces, parce que tu m’as jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs, et de boire le calice de ton Christ. Ainsi ressusciterai-je à la vie éternelle de l’âme et du corps, dans l’incorruptibilité de l’Esprit-Saint. Comme il me serait doux d’être reçu aujourd’hui, avec eux, devant ta face, dans ce sacrifice aimable et onctueux, que tu as toi-même préparé, annoncé et que tu accomplis, ô Dieu qui ne déçois pas, Dieu de vérité ! […]."
In
Le martyre de Polycarpe.
[Il s’agit d’une lettre adressée par l’Église de Smyrne à l’Église de Philomélion, peu après le martyre du vénérable vieillard – il avait 85 ans – qui a eu lieu un 23 février en 155, ou 156 ou peut-être en 167.)
Les Pères apostoliques. Récits de la primitive Église. Traduction et introduction de France QUÉRÉ. (Collection "Points", série Sagesses, N°Sa 22.)
Éditions du Seuil, Paris, 1980.
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3. HISTOIRE VRAIE QUI DATE D’HIER.
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Thomas est lycéen, en terminale, au Lycée Claude Bernard. C’est un jeune homme lumineux, à la foi rayonnante et profonde. Il est scout routier. Hier, il se rend donc au Lycée, avant de nous rejoindre pour l’office du vendredi saint. Il porte un sweet bleu marine, avec à la hauteur de la poitrine, à droite, en blanc, la croix potencée des scouts. Un professeur, un de ces soucieux du respect de la loi sur la laïcité je suppose, lui demande d’un ton inquisiteur : « vous avez le droit de porter un tel vêtement  ? »…
Oui, répond Thomas, absolument sidéré de la question.
Ah, voilà un professeur qui fait plus attention à la discrète croix scoute, qu’aux tee-shirts à tête de mort, ou à la gloire de Satan (il en est hélas), tout chamarrés de leur ostentatoire inclination. À ces jeunes, je doute que ce vigilant et sourcilleux professeur ait adressé la moindre remarque.
Ainsi va le monde. Un jour viendra où d’autres Thomas seront tabassés, injuriés, ridiculisés parce qu’ils osent dire qu’ils sont scouts, c’est-à-dire chrétiens.
C’est ainsi que commencent les persécutions, et que se préparent les martyres !
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4. LIENS UTILES.
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Comme je m'y suis engagé vis-à-vis de moi-même, je ferai aucun commentaire sur ces liens.

Témoignage de Marielle BELTRAME.

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Le vrai motif du sacrifice d’Arnaud.

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La lâcheté en marche.

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J’ai hésité avant de vous donner ce lien ; son contenu est tout de même éclairant.

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Des vocations après le sacrifice d’Arnaud.



jeudi 24 février 2011

De toutes les nations...

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"De toutes les nations, faites des disciples..."
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Saïd MUSA est afghan. Il est a l'heure actuelle en prison, et il risque la peine de mort. Son crime ? Il était musulman et il a rencontré Jésus. Le site Actu-chretienne.net est l'un des rares médias à parler de Saïd. Il nous apprend que le prisonnier a pu envoyer une lettre à l'ONG Open doors dans laquelle il raconte ceci :
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"Ils m'ont demandé si j'étais réellement chrétien. Je leur ai répondu : 'je suis chrétien à cent pour cent. Je crois au Fils du Dieu Tout Puissant, il est mon Sauveur et mon Seigneur. Je leur ai dit que le seul chemin pour venir à Dieu est d'avoir la foi en Jésus-Christ. Il est le chemin, la vie éternelle, la vérité, l'amour, il est réellement Dieu.
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Il a expliqué pourquoi il a quitté l'islam et pour quelles raisons il a choisi le christianisme : "Pour la vie éternelle, l'amour, l'honnêteté et la sincérité. La fraternité entre frères et entre soeurs, la douceur, l'humilité, et chose la plus importante, le fait d'aimer nos ennemis comme nous-mêmes."
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Saïd s'est dit prêt à mourir. Il le dit très sereinement. "Mon sauveur a donné sa vie pour moi. Je n'ai pas peur des hommes. Ils peuvent seulement tuer mon corps, mais ne peuvent pas blesser mon âme. Je ne trahirai jamais ma foi. Sans Jésus, que signifie la vie dans ce monde ou après cette vie ? Rien !"
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A ceux de mes lecteurs qui confessent le nom de Jésus, il est demandé de prier pour Saïd MUSA, de méditer la profondeur de son sa profession de foi. Il nous encourage à persévérer dans notre condition de disciple.
A ceux de mes lecteurs qui ne partagent pas cette foi, il est demandé d'avoir une pensée pour Saïd MUSA, et, le cas échéant, de réclamer des responsables politiques français qu'ils fassent pression sur les autorités afghanes qui le détiennent, ce à quoi les disciples de Jésus doivent aussi s'appliquer.
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Dans le cadre des quelques derniers billets de ce Blog, je ne puis que rappeler la parole de l'Agneau de l'Apocalypse, de l'Agneau "comme immolé" dit le texte : "C'est fait". La puissance, l'honneur et la gloire lui appartiennent pour l'éternité !
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mercredi 23 février 2011

Convulsions

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Il semble bien que nous rentrions dans une ère véritablement apocalyptique. Il faut bien comprendre le sens de ce mot. S'il est possible de l'associer, en effet, à ce que dit l'Apocalypse de la Bête, et des tourments (à prendre au sens étymologique de tortures) qui accompagne son apparente et temporaire victoire, il signifie surtout que nous sommes arrivés à un moment où il nous faut choisir.
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Que voyons-nous en effet ? Des convulsions terribles qui déchirent les peuples. Et il est impossible de ne pas rappeler ici ce que disent les Psaumes dans l'Ancien Testament, et justement l'Apocalypse dans le Nouveau.
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"Pourquoi ces nations en tumulte,
ce vain grondement de peuples ?
Les rois de la terre se lèvent,
Les princes conspirent contre Yahvé et son Oint."
[Psaume 2, versets 1 et 2].
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" 'Les nations s'étaient mises en fureur ; mais voici ta fureur à toi, et le temps pour les morts d'être jugés ; le temps de récompenser tes serviteurs les prophètes, les saints et ceux qui craignent ton nom, petis et grands, et de perdre ceux qui perdent la terre.'
Alors s'ouvrit le temple de Dieu, dans le ciel, et son arche d'alliance apparut, dans le temple ; puis ce furent des éclairs, des voix et des tonnerres, avec un tremblement de terre, et la grêle tombait [noter l'imparfait] dru..." [Apocalypse, 11, versets 18 et 19].
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René GIRARD a donné une interprétation lumineuse du Psaume 2. Je crois me souvenir que c'est dans son livre Quand ces choses apparaîtront. Il indiquait dans cet ouvrage que le mécanisme victimaire n'étant plus opératoire comme moyen d'apporter la paix dans les sociétés humaines, nous n'avions guère le choix : ou bien rentrer dans la spirale de la violence réciproque, la nourrir par la vengeance et les anathèmes virulents, et finalement nous détruire, ou bien renoncer à cette folie suicidaire et appliquer à la lettre les préceptes de Jésus, et notamment tous ceux des Béatitudes.
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Il n'est pas question de faire du concordisme et de trouver dans ces textes des prédictions précises. Nous pouvons simplement observer que les nations sont effectivement en tumulte, pas seulement celles du monde aro-musulman, mais aussi l'Iran, la Chine (on a très peu commenté les manifestations spontanées qui ont éclaté, notamment à PEKIN, après les révolutions de Tunisie et d'Egypte : les autorités ont fait supprimer d'Internet les mots Tunisie et Egypte, de crainte que l'évocation de ces pays ne donnent des idées à ceux de ces citoyens les plus éduqués - ils sont nombreux), plusieurs états africains (des morts au Nigéria et en Côte-d'Ivoire, notamment). Il semble bien qu'avec la mondialisation (un des caractères des temps apocalyptiques énoncés dans les discours eschatologiques de Jésus), les hommes se rapprochent de plus en plus, se rassemblent de plus en plus, se ressemblent de plus en plus, toutes conditions requises au développement de la violence collective. Il apparaît aussi que les disciples de Jésus, en Inde, au Pakistan, en Afghanistan, en Irak, en Chine, en Tunisie, en Algérie, en Egypte, en Indonésie, au Nigéria, sont les cibles privilégiées des fanatiques qui les prennent comme boucs émissaires, effectivement dans le but de ramener leur nation à une paix purement sacrificielle ou de maintenir l'harmonie par la violence et la contrainte : spirale de la vengeance, à laquelle il nous faut renoncer simplement pour survivre.
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Ces temps peuvent durer encore longtemps. Il semble même que ce soit une exigence préliminaire à la conversion du monde. Losque nous aurons épuisé tous les moyens de la violence, lorsque nous nous serons battu jusqu'à la quasi extermination de la race humaine, alors viendra peut-être le retournement du reste subsistant de l'humanité. Croyez bien que je ne tiens pas ces propos comme le ferait une voyante, une madame MIROSWKA quelconque. Il me semble, à observer le monde, que c'est la conséquence logique et inéluctable de notre folie, de notre orgueil et de notre égoïsme.
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Et dans ces terribles convulsions du monde, se pose avec encore plus d'acuité la question du psalmiste :
"Pourquoi ces nations en tumulte ?"
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jeudi 8 juillet 2010

Un appel venu de l'Inde, à prendre avec esprit critique

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Une très fidèle et très chère amie me transmet le message lancé par le "Provincial des franciscains en Inde". La presse française se fût étranglée d'indignation si des mosquées ou des synagogues avaient été détruites en Inde, en aussi grand nombre que le prétend le message. Mais il s'agirait d'églises, de chrétiens, et qui plus est de catholiques, sottes espèces, quantité négligeable, suppôts des curés. Cependant dans le cas précis, il est probable que ce message est un canular. Toutefois, plutôt que de semer des ragots, distiller des rumeurs ignobles, messieurs les journalistes de France Info (pour ne citer qu'eux) pourraient peut-être faire un reportage sur ces chrétiens de l'Inde, sur ces églises bien plus anciennes que les nôtres, puisque la tradition, très fondée, attribut à l'apôtre THOMAS la fondation de l'Eglise syro-malabar. Mais je digresse. Voici le message livré intégralement, sans adjonction ni suppression, par "le Père Provincial". Je ferai toutefois quelques remarques bémolisantes sur l'authenticité du message, et je vous renverrai à des sources vérifiées et fiables.
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"Priez pour l'Église de l'Inde. Des extrémistes bouddhistes, en Inde, ont incendié 20 églises la nuit dernières. Ce soir ont planifié détruire 200 églises de la province d'OLISABANG. Ils ont l'intention de tuer 200 missionnaires pendant les prochaines 24 heures. En ce moment tous les chrétiens sont en train de se cacher dans les hameaux. Priez pour eux et envoyez ce mail à tous les chrétiens que vous connaissez. Demandez à Dieu d'avoir pitié de nos frères et soeurs de l'Inde. Lorsque vous recevrez ce message, je vous prie de l'envoyer d'urgence à d'autres personnes. Priez pour eux notre Seigneur Tout Puissant et Victorieux."
P. Samuel M. CHETCUTI OFM Conv.
Père Provincial des Franciscains conventuels.
Republique street VALLETTA 1110, Malte,
Tél (356)21241167 ;
Fax (356)21223556 ;
Mob[ile] (336 [sans doute une erreur ; il faudrait lire 356]) 99865668.
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Ma source est de bonne foi ; elle me transmet une information reçue d'une amie sûre. Néanmoins, j'aurais plutôt attendu que les persécuteurs fussent des hindouistes et non des bouddhistes. Ceux-ci sont très minoritaires en Inde (environ 3%) -, pays qui pourtant a vu naître SIDDHARTA GAUTAMA, le futur Bouddha -, et en règle général, ils refusent toute violence. Mais le message mentionne bien des bouddhistes. Le Provincial dit résider à MALTE. J'ai vérifié que le code d'appel 356 est le bon pour ce pays. Mais je reste étonné de voir qu'un Provincial de l'Inde réside si loin de ce pays. En outre, le message n'est pas daté. De sorte que je ne sais pas quoi penser. En vérité, les motifs de craindre pour les chrétiens des Indes sont assez nombreux sans qu'il soit nécessaire d'appeler au témoignage d'un très problématique "Père Provincial". Je vais donc me renseigner sur l'authenticité du message. Mais les chrétiens sont persécutés en Inde, à un point inimaginable sans que quiconque s'en émeuve.
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Je vous suggère donc d'aller sur le site www.aed-france.org/observatoire/pays/inde ; vous y trouverez tous les motifs qu'il y a de prier à l'intention des indiens qui sont disciples de Jésus.

dimanche 3 janvier 2010

Ca suffit ! (bis)

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Un présentateur du Journal Télévisé de France 3, rendait compte hier soir de la sortie prochaine d'un film dont le titre est "Agora". J'ai cru comprendre, car le propos me paraissait très fumeux, que le film mettait aux prises une philosophe d'ALEXANDRIE, et le Patriarche de cette ville fameuse. Quelques images nous montrent la pauvre intellectuelle et le méchant patriarche qui n'aurait pas toléré, suggère le commentaire du présentateur, la liberté d'esprit et la pensée païenne de cette femme. Une dernière image suggère que la philosophe est exécutée ou pourrait l'être, à l'instigation du prélat. Et le journaliste de conclure dans un sourire des plus politiquement corrects (je cite de mémoire, mais le sens que je rapporte ici est respecté) : "comme quoi, quand on a peur, on n'est pas libre, et quand on est libre, on fait peur".
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Le metteur en scène qui a réalisé "Agora" a parfaitement le droit de prétendre qu'une philosophe libre penseur a été persécutée par le Patriarche d'ALEXANDRIE. Un présentateur de télévision, me semble-t-il, devrait avoir un plus de réserve, ou du moins, de distance. Il nous donnait en effet l'impression que le film racontait une histoire vraie, mais nous ne connaissions pas le nom de la philosophe ni celui du Patriarche. De sorte que nous ne savons pas vraiment à quoi nous en tenir sur le degré d'authenticité des faits rapportés. C'est une première approximation.
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Le présentateur, par son commentaire, dit assez d'où il parle : la fameuse libre pensée, la tolérance voltairienne (parlons-en !), l'anticléricalisme de principe, et par-dessus tout l'antichristianisme. Il dit assez que l'intolérance aurait toujours été du même côté, et la liberté, la vraie, celle de dire, y compris de dire n'importe quoi, aurait été du côté de ceux qui combattaient la pensée unique du christianisme [enfin débarrassé, je le souligne, des persécutions impériales (le temps était loin, en effet, où NERON utilisait comme torches pour illuminer son chemin de ténèbres, 2.000 chrétiens, enduits de poix, au seul motif qu'ils n'avaient pas voulu renier leur Maître ; il fallait trouver un autre motif pour justifier cette originale méthode d'éclairage nocturne : on leur attribua l'incendie de ROME que le monstre regarda de loin dévorer la Ville, en utilisant comme longue vue une émeraude judicieusement taillée)]. C'est donc une opinion personnelle que notre homme, amoureux des belles (!) figures de style n'a pas hésité à exprimer, parce que "ça faisait bien", "ça concluait sur un bon mot" son journal. Il a fait de la propagande pour sa boutique.
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Je dis, moi, et ça commence à me chauffer la bile, que les médias, les hommes politiques, les artistes de toutes origines - hormis quelques hommes exemplaires comme Michael LONSDALE - utilisent la moquerie, l'insinuation, l'approximation, le mensonge, la mise hors contexte, pour critiquer, calomnier, moquer, ceux de leurs frères en humanité qui ne partagent pas leurs convictions prétendument libertaires et soi-disant émancipées. A dire le vrai, ceux qui leur font peur sont précisément les (rares ?) disciples qui croient en la Parole vivante de Jésus, et qui s'efforcent en silence de visiter les malades, d'annoncer par une active charité la Bonne Nouvelle aux pauvres, et de proclamer une année de salut et de paix par la pratique du pardon et du partage. Je connais des dizaines de chrétiens qui se donnent aux autres, avec humilité. On n'en parle pas beaucoup de ceux-là. Pardi, ce n'est pas vendeur.
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Bref, ce présentateur ne me semble pas être l'exemple de l'homme libre qu'il prétend illustrer parce qu'il suit la mode. Et par conséquent, il ne me fait pas peur !

mardi 15 septembre 2009

Exercice

Supposons qu'on lise dans un journal l'entrefilet suivant (c'est un exercice, je vous préviens) :
"Le jeune LEE-KIM-YO, 33 ans a été exécuté publiquement à SEOUL. Il était accusé d'avoir distribué clandestinement des oeuvres de MARX, dont Le Capital, à la sortie des usines DAEWOO. On l'accusait aussi d'espionnage au profit de la CORÉE du Nord et de la CHINE. L'Association Sud-Coréenne d'enquête sur les crimes contre l'humanité a révélé que la femme de LEE-KIM et ses trois enfants avaient été transférés dans un camp de prisonniers politiques."
Vous voyez d'ici la LICRA, la Ligue des droits de l'homme, les Partis Communistes, l'ONU, les ONG, l'UNESCO, et j'en passe, protester, organiser des défilés, des pétitions, des protestations, brûler le drapeau sud-coréen, la foule en colère envahir les ambassades sud-coréennes, les saccager, les brûler peut-être. Et je serais le premier à participer à ces manifestations. Je vous demande, que dis-je ? je vous supplie de me croire.
Voici maintenant les faits tels qu'ils se sont déroulés.
Le silence qui les a entourés est assourdissant. RI HYON-OK est une jeune coréenne du Nord, âgée de 33 ans ; elle a été exécutée publiquement à RYONGCHON dans le Nord-Ouest du pays, pour avoir distribué des bibles. RI HYON-OK était une chrétienne évangélique, et les chrétiens n'intéressent personne. Ce sont des emmerdeurs patentés. Ils enquiquinent le monde avec leur charité, leur morale, leur clergé, leurs églises, leur méthode Ogino, etc. Ils sont des empêcheurs de tourner en rond. La Commission d'enquête sud-coréenne sur les crimes contre l'humanité a confirmé que l'époux de RI HYON-OK et leurs trois enfants étaient internés dans un camp de prisonniers politiques. Ce n'est pas GUANTANAMO. Ce n'est pas américain. Les pauvres ne sont pas musulmans, ni arabes. Leur pays n'a pas de pétrole. Il est pauvre et peu peuplé. La CORÉE du Nord c'est loin. Ça n'intéresse personne.
Ah, oui ! C'est proprement insupportable cette différence de traitement de l'information. Et si le journal La Croix n'avait pas fait état de cette exécution dans son numéro du 30 juillet, en page 12, il y a fort à parier que l'opinion française n'eût point été mise au courant. RI HYON-OK est morte pour sa foi. C'est une martyre. Elle a part, n'en doutez pas, à la gloire de son Seigneur pour qui elle a donné sa vie. Ayons pour son mari et ses enfants une pensée de compassion, et pour les croyants, prions, prions sans nous lasser pour que de telles abominations ne se reproduisent plus.

jeudi 16 octobre 2008

Chrétiens d'Irak

Voici un texte venu des chrétiens d'Irak. Sans commentaires.


Appel des chrétiens de Mossoul : « Nous sommes en train de mourir »
ROME, Vendredi 10 octobre 2008 (ZENIT.org) - « Nous sommes en train de mourir ! » crient les chrétiens de Mossoul (Irak) qui sont de nouveau la cible, depuis quelques semaines, d'une terrible vague de violence.
Le père Amer Youkhanna, prêtre du clergé de Mossoul, vivant à Rome, a expliqué à Baghdadhope que les citoyens de la ville « n'ont pas d'autres mots que le mot ‘extermination' pour définir ce qui leur arrive ».
« Nous sommes en train de mourir, m'ont-ils dit, et il faut que notre voix soit entendue ».
Les familles restées à Mossoul, déplore-t-il, « n'ont pas d'argent pour fuir, ne sauraient où aller, et restent donc cloîtrées chez elles à attendre. C'est une situation terrible. La communauté chrétienne de Mossoul n'a probablement jamais connue une période aussi terrifiante. Ceux qui veulent instaurer l'état islamique en Irak, avec Mossoul pour capitale, veulent que la ville n'ait plus un seul chrétien parmi ses habitants ».
Mgr Philip Najim, procureur de l'Eglise chaldéenne près le Saint-Siège, a rapporté que « des groupes armés entrent dans les quartiers habités par les chrétiens et tuent, à l'aveuglette, tous ceux qu'ils trouvent sur leur chemin ».
« Ce sont des meurtres exécutés ‘de sang froid' et en plein jour, devant des dizaines de témoins, comme si ces groupes voulaient montrer qu'ils peuvent agir en toute impunité, qu'ils ont le contrôle de la ville », a-t-il souligné.
« Il est clair que leur but est de semer la terreur pour continuer ce qu'ils ont commencé désormais depuis des années : vider totalement la ville des fidèles de cette communauté aux origines très lointaines qu'est notre communauté chrétienne ».
A ces violences s'ajoute le retrait de l'article 50 de la loi qui fixe les règles pour les prochaines élections des conseils provinciaux, et dont la première version garantissait la représentativité des minorités de ce pays dans ces conseils.
« Pourquoi - c'est la question que nous posons au monde - les Irakiens chrétiens doivent-ils subir de telles attaques ? s'est interrogé Mgr Najim. Pourquoi nous tuent-ils et nient-ils nos droits ? ».
Demander le respect de ces personnes, affirme l'évêque, est « un devoir », car les chrétiens sont une minorité mais ils représentent « une partie importante de l'histoire du pays qui a toujours été caractérisée par la coexistence des différentes parties de son tissu social ».
« Nous ne demandons rien de plus que ce qui nous revient », a-t-il déclaré : « les droits qui doivent nous être garantis naturellement en tant que citoyens irakiens », « car il ne saurait y avoir de paix sans le respect de la vie humaine ».

jeudi 3 juillet 2008

L'essence du marxisme

Nous vivons au siècle de l'information, rapide, et espérons-le, complète : une performance sportive dans les États scandinaves, le moindre pronunciamento dans une république Amérique du Sud, un caprice (réel ou supposé) d'une vedette d'Hollywood, trouvent dans nos journaux une place importante, et, qui plus est, dans nos imaginations, une attention préparée, une oreille complaisante, une longue trace. Mais, dans un quart du monde, sévit la persécution non la plus sanglante de l'histoire, mais la plus savante, la plus élaborée, la plus soucieuse d'efficacité, de méthode, de réussite définitive, et cette action permanente, ce phénomène durable, qui, peut-être, en saisissant l'âme de ce quart du monde, fera pencher la balance du monde entier, NE TROUVE DANS NOS ESPRITS QU'UNE ATTENTION DISTRAITE, UN INTÉRÊT POLI ET SUPERFICIEL.
Ainsi parle Jean de FABREGUES dans la Préface du livre du Père Jean MONSTERLEET, s.j. Les martyrs de Chine parlent... Amiot Dumont, Paris, 1953. (Jean MONSTERLEET fut professeur pendant 14 ans à l'Université TSINKOU de TIENTSIN, et tout au long de son récit, on voit s'égrener la liste des évêques, des prêtres, des religieux, des laïcs, arrêtés, torturés, expulsés, fusillés ou tués, exilés, au seul motif qu'ils étaient les disciples du Christ.) Le Préfacier poursuit quelques pages plus loin :
La première condition de notre participation [à la peine des martyrs], c'est de comprendre, de savoir, de voir. Comprendre ce que signifient l'action marxiste, la pénétration marxiste ; comment elles opèrent ; voir leur signification profonde. Le drame spirituel chinois crie d'abord VERS NOTRE OREILLE HUMAINE POUR QUE NOUS COMPRENIONS CE QU'EST L'ACTION SPIRITUELLE DU COMMUNISME.
On n'en finirait pas de citer les évêques et prêtres martyrs dont parle le Père MONSTERLEET. Elle commence avec Mgr FORD, emprisonné et mort à 60 ans le 21 février 1952. Pour ne pas oublier son nom, il se pinçait les poignets en répétant : Mon nom est Francis Xavier FORD, car ces ignobles traitaient leurs prisonniers exactement comme les nazis le faisaient des déportés. Mgr Cyrille JARRE, archevêque de TSINAN, est mort, en prison, en février 1953. Persécuté jusqu'à sa dernière heure qu'il avait vu venir dans la paix, il répondit à ses bourreaux Je vous répondrai dans la tombe. Emprisonnés et perdus de vue ou expulsés , Mgr Joseph TCHEOU TCHI-CHEU, archevêque de NANCHANG, Mgr VALENTIN, évêque de KANGTING, Mgr BOISGUERIN, évêque d'IPIN. Martyrisés les Pères Bède TSANG, Mathieu SOU, Pierre SUEN, Joseph SENG, Michel TCHANG, Vincent CHEU, Leonidas BRUNS, etc. La liste hélas est interminable, et les noms s'en écoulent comme les gouttes du sang qui tombaient de la tête du crucifié
J'ai de bonnes raisons de faire aujourd'hui même un deuxième billet sur ce sujet, après celui que j'ai consacré ce matin à la libération d'Ingrid BETANCOURT. L'essence du marxisme et du communisme est tout entière résumée dans ces cortèges d'horreurs qu'ont fait défiler sous nos yeux incrédules les LENINE, STALINE, POL POT, MAO, Che GUEVARRA, CASTRO, MARULANDA, HOJDA, CEAUCESCU, HONECKER, etc : la fin justifie les moyens, on ne fait pas d'omelettes sans casser des oeufs (dixit monsieur BESANCENOT), nos idées sont justes et elles valent contre tous les faits, l'homme n'est qu'un atome dans l'univers du grand engrenage social, la personne et l'individu sont des notions bourgeoises, je règne parce que je suis le plus fort, etc. Voilà des années que nous voyons sans voir, entendons sans entendre, et continuons nos trafic avec des régimes qui se moquent de nous et de leurs concitoyens. Il s'est trouvé des SARTRE, des SOLLERS, des BARTHE et bien d'autres pour canoniser MAO. Beaucoup sont morts. Monsieur SOLLERS nous abreuvent encore de quelques écrits ; je ne l'ai point entendu - mais je me trompe peut-être - défendre la cause d'Ingrid BETANCOURT et des autres otages. Il est peut-être aphone ; ou bien quelques maladies neuro-musculaires affectent-elles sa motricité plumitivo-digitale ?
L'essence du marxisme est la violence mise tout entière au service d'idées fausses. Le contraire de la violence - se plaît à rappeler Pierre KARLI, spécialiste mondial de l'agressivité, et qui a emprunté l'aphorisme, en le modifiant légèrement, à un auteur dont j'ai oublié le nom - ce n'est pas la douceur, c'est la pensée. Retenez-bien cela, chers et trop rares lecteurs ! C'est la pensée (et non les idées...)

jeudi 29 mai 2008

Précisions sur les conversions de musulmans au christianisme

Dans mon billet d'hier, je faisais allusion aux chrétiens d'Algérie persécutés par le pouvoir en raison de leur conversion. J'ai recueilli aujourd'hui quelques précisions là-dessus, dans un article publié par le journal gratuit 20 minutes, curieusement le seul du jour à développer ce sujet.
Habiba KOUIDER a été arrêtée le 29 mars dernier dans un bus. Son crime ? Avoir en sa possession une dizaines d'exemplaires de la Bible. Le Procureur de TIARET a requis contre elle trois ans de prison. Vous imaginez chez nous un Procureur requérant trois ans de prisons contre un musulman pris en flagrant délit de possession de plusieurs corans, ce musulman fût-il un français converti ?
En Algérie,on observe depuis quelques années des mouvements de conversion massifs de musulmans au christianisme, tout spécialement en Kabylie. J'ai moi-même rencontré récemment un Kabyle converti au catholicisme qui m'a dit qu'il n'avait fait que retrouver ses racines, celles de saint Augustin, l'évêque d'Hippone, un génie, il faut le dire et le crier. Monsieur Bouabdallah GHOLAMALLAH, ministre algérien des Affaires Religieuses, combat, lui, le "prosélytisme chrétien". Il estime à 11.500 le nombre d'Algériens devenus chrétiens (essentiellement des Évangélistes). En vertu des recommandations du ministre, le même Procureur de TIARET a requis deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende à l'encontre de six (et non pas cinq comme je le disais hier) Algériens convertis, arrêtés pour avoir assisté à une messe "sans autorisation", car, voyez-vous, en vertu d'une loi votée en 2006, l'exercice des cultes non musulmans est sévèrement réglementé par la loi, et le texte vise surtout les chrétiens. Nous n'aurions pas chez nous assez de place dans nos prisons pour loger tous les musulmans, si nous avions adopté à leur égard de telles mesures. Nous ? On subventionne la construction des mosquées, et l'on étrangle tout ce qui de près ou de loin se réclame du Christ. Folie furieuse et totale inconséquence.
J'en reviens à ce que disais hier. Nos racines sont chrétiennes. Nous avons le droit et le devoir de les protéger. Elles font partie de notre bien commun. Elles caractérisent notre nation. Il est tout à fait possible, selon moi, de respecter les musulmans et de reconnaître ce que nous sommes. J'ai eu beaucoup d'élèves musulmans, des croyants profonds, des hommes et des femmes remarquables. Certes, ils étaient l'élite de leur patrie (Tunisie, Syrie, Maroc, Liban), mais ils comprenaient très bien le point de vue que je viens d'exposer, et manifestaient beaucoup d'étonnement devant le vide spirituel de la vie de tant de Français. En quelque sorte, ils nous donnaient une leçon de tolérance ET de foi.
J'attends toujours que le Réseau Éducation Sans Frontières, les socialistes, les communistes, les verts, les belles consciences de gôôôôche, les Collectifs de tous poils, Droit au Logement, les nouveaux socialistes, Ségolène, Bertrand, Arnaud, Laurent, Martine, etc. etc., si promptes à dénoncer le racisme qui flamberait chez nous, émettent une protestation indignée devant la violation de ce droit le plus élémentaire de tout être humain : celui de croire et de pratiquer sa religion sans être inquiété. En somme, ils défendent, ils revendiquent la différence avec la volonté de nous l'imposer, mais ils ne sont pas fichus de protéger ceux qui ailleurs, souffrent des maux qu'ils prétendent combattre chez nous.

vendredi 18 avril 2008

Quelle importance ? Ils sont chrétiens

Pendant la première quinzaine de janvier, les islamistes ont attaqué sept églises et trois monastères en Irak. Le 4 janvier, la cathédrale de Mossoul a été sérieusement endommagée. Quelle importance ? Ce sont des biens qui appartiennent aux chrétiens.
Chandran PARANJOJ et un autre chrétien répondant au prénom de Sunil ont passé 18 jours en prison. Ils ont été accusé par des extrémistes hindous d'avoir voulu convertir de force des croyants d'autres confessions au christianisme. Accusation sans fondement. La justice a été contrainte de les libérer. Quelle importance ? Ils sont chrétiens.
Le pasteur turc Orhan PICAKLAR a été menacé de mort fin décembre. On a arrêté le jeune musulman Semih SEYMEN auteur des menaces, 17 ans, le 4 janvier 2008. Le 5, il était libéré. Quelle importance ? Orhan est chrétien.
Deux cents millions de chrétiens de par le monde (sur les 2,2 milliards de chrétiens recensés) sont persécutés. Les trois quarts des persécutés dans le monde sont des chrétiens. Quelle importance ? Ils ont chrétiens.
Le 7 janvier 2008, Rahima BEOA a été victime au BENGLADESH d'un incendie criminel. Elles est morte de ses brûlures le 1er février. Son crime ? Elle avait l'intention de se faire baptiser. Quelle importance ? Elle voulait être chrétienne.
Depuis novembre 2003, on est sans nouvelle de Monseigneur SU ZHIMIN, 75 ans. Cet évêque fidèle à ROME a refusé d'adhérer a l'association patriotique catholique. Il avait déjà passé trente ans (30 ans !) de sa vie en prison. Qu'avons-nous à en faire ? C'est un chrétien.
Au NIGERIA, dans l'état de BAUCHI, dirigé par un gouvernement islamiste, trois églises ont été incendiées par des étudiants islamistes. Des dizaines de maisons habitées par des chrétiens ont été détruites par le feu. Dix personnes sont mortes. Les incendiaires courent toujours. Mais ce n'est pas important. Ces gens et leurs églises n'étaient-ils pas du Christ ?
Début janvier 2008, le père NGUYEN VAN LY, le chrétien évangélique NGUYEN VAN DAI ont été emprisonnés dans le camp BAO SAO, et LI THI CONG NHAN, chrétienne évangélique, est enfermée au camp N°5. Mais ce n'est pas bien grave. Ils sont chrétiens.
L'archevêque de MOSSOUL a été enlevé et exécuté par des islamistes, et, à MOSSOUL toujours, le père Ragheed GANNI de même ; le prêtre orthodoxe syriaque Paulos ISKANDAR a été retrouvé décapité. Mais tout cela n'est que bagatelle, ils étaient chrétiens.
Jésus leur maître avait prévenu. Ils seraient persécutés, les disciples. Et Paul de TARSE (2 Co, 4, 9) le redit "Nous sommes persécutés, mais non abandonnés, abattus, mais non perdus".
Et pendant ce temps, la commission européenne déclare que le fait d'être chrétien en Irak n'est pas déterminant pour l'octroi du droit d'asile en Europe.
Mais qu'un ministre français prenne une décision d'expulsion d'un imam algérien (père de 16 enfants de diverses épouses, dûment aidé pour cette prouesse par la Caisse d'Allocation Familiale) qui à VENISSIEUX prêche la guerre sainte, et un concert de protestation s'élève. Une banlieue s'enflamme parce que deux adolescents, de familles non chrétiennes, perdent dramatiquement la vie en raison de l'imprudence qui caractérise cet âge. Et l'on trouve le moyen de suspecter la police d'une quelconque manipulation.
Les médias sont étrangement diserts quand des immigrés clandestins, des sans papiers, des français d'origine étrangère sont victimes, réelles ou supposées, de discrimination, ou se voient appliquer tout simplement la loi. Mais quand il s'agit de persécution contre des chrétiens, autrement atroces, ils sont étrangement silencieux. Il est vrai que monsieur CHIRAC a refusé que l'on fasse allusion aux origines chrétiennes de l'Europe dans le traité que le peuple français n'a pas voulu ratifier. Nous paieront chers cette apostasie, cette lâcheté, ces compromissions avec la vérité. Et c'est la Parole qui nous jugera. Personnellement, je ne supporte plus.