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jeudi 14 décembre 2017

14 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Jeunes, ne vous laissez pas manipuler.


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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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Ce billet s'adresse encore aux jeunes lycéens et lycéennes, en classe de terminale. Création n'est pas fabrication ! ne vous laissez pas manipuler.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Nombre de philosophes ont objecté que l’idée de création est anthropomorphique, qu’elle est décalquée sur notre expérience de la fabrication des objets de notre industrie ou de notre art. Nous avons vu déjà qu’entre création et fabrication il existe un abîme. La fabrication d’un objet artisanal ou industriel consiste à rassembler des matériaux qui existaient déjà, dans un certain ordre. C’est tout. Cela ne confère pas la vie à l’ensemble de ces matériaux. Cela ne confère pas l’être à l’ensemble, qui reste un agrégat. La création au contraire consiste à susciter des êtres, des substances, qui ne préexistaient pas, et qui exercent et manifestent leur relative autonomie par rapport à la matière intégrée, qu’ils manient d’une manière souveraine. Nous ne savons pas créer des substances, des êtres capables d’activité propre et d’initiative propre. Nous ne sommes jamais créateurs d’êtres. La notion de création n’est donc pas anthropomorphique. Bien au contraire, elle nous éloigne de toute ressemblance avec la pratique humaine. Un être créé comporte bien une analogie, lointaine au début de l’histoire de la création, puis de plus en plus proche et saisissante : un être créé, une substance créée, ressemblent en quelque mesure à l’Être incréé, en tant qu’ils sont des êtres, des unités, des monades, capables d’activité propre, capables d’initiatives, capables de dominer une multiplicité physique, capable d’informer, de choisir, d’assimiler, d’éliminer, puis de ressentir, de se souvenir, d’aimer et de détester, enfin de connaître et de vouloir."
In
Claude TRESMONTANT.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 129.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il est tout à fait intéressant de noter – et je continue, comme hier, à m’adresser surtout aux lycéens de terminales – que nombre de philosophes allemands s’élevaient avec vigueur contre l’idée de création, et qu’ils étaient devenus antisémites pour cette raison. Or il est scientifiquement prouvé que l’univers a eu un commencement et qu’il aura une fin. Ceci ne prouve pas que la création soit un acte divin, mais prouve que le matérialisme n’a aucun fondement scientifique. Car pour un matérialiste, la matière est le tout de l’être ; rien n’existe, rien n’est en dehors d’elle. On voit dès lors la difficulté qu’il y a d’admettre un progrès indéfini et littéralement sans limite de l’humanité, si l’objet du progrès, l’univers constitué de toute la matière, est destiné à disparaître.
Ne croyez pas que ces réflexions, peut-être un peu abstraite, soient décalées par rapport à l’actualité. Je constate que notre société a manifesté, par la participation populaire aux obsèques de Johnny Halliday, sa profonde interrogation devant la mort, l’au-delà de la mort et la destinée de l’homme.
Alors, très chers jeunes que je vois chaque semaine, vous qui m’honorez de votre confiance, vous qui m’évangélisez par vos exigences de vérité, continuez de réfléchir sur le sens que peut prendre votre vie, et dites-vous bien que le plaisir n’est pas le bonheur. Ne vous laissez pas manipuler, ni par les médias, ni par des enseignants qui ne seraient pas scrupuleux, et soyez curieux de découvrir ce que la bien-pensance vous cache volontairement pour pouvoir mieux vous asservir.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Méfaits de la libre pensée ? Haine du christianisme ?

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Une piqûre de rappel !

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Eh bien je ne crois pas, comme le suggère l’auteur de l’article, que ce soit le chant du cygne !

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Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice.

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Opération de police au Maroc.


Il n’y a donc pas qu’à CALAIS.
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Intervention de J.-F. POISSON.


Illustration admirable et indirecte de la citation du jour.


13 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Quelques conclusions simples sur l'évolution.

Avec du retard, et toujours avec notre cher Claude, le billet du 13 décembre. il s’adresse surtout aux lycéens et lycéennes de terminales, qui sont souvent confrontées à des professeurs de philosophie ou de biologie, agnostiques, anticléricaux ou matérialistes et qui ne se font pas faute de les endoctriner.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"1. L’évolution, phénomène orienté, ne se nourrit pas seulement de variations héréditaires aléatoires, que trie une sélection opérant pour le bien d’une population.
2. L’évolution exige l’acquisition, au cours des temps, au fur et à mesure que les organismes se compliquent, de nouveautés dont l’information s’insère dans les brins d’ADN sous la forme de nouveaux gènes.
3. L’apport d’information et la création subséquente de gènes sont des mécanismes profondément distincts de la mutagenèse productrice d’allèles. (In Pierre-Paul GRASSÉ. L’Évolution du vivant. Albin Michel, Paris, 1973, p. 400.)"
Cité par Claude TRESMONTANT
In.
Sciences de l’univers et problèmes métaphysiques.
Éditions du Seuil, Paris, 1976. (Page 98.)
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2. COMMENTAIRES.
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TRESMONTANT cite Pierre-Paul GRASSÉ, un éminent zoologiste français, qui outre ses exceptionnelles qualités scientifiques était un homme d’une foi profonde. Je me souviens de l’avoir entendu lire, il y a plus de 50 ans une épître de saint Paul lors de la messe qui était célébrée en l’Eglise des Eyzies, en Dordogne, département dont il était originaire. GRASSÉ a consacré un ouvrage très volumineux à la question de l’évolution du vivant et c’est de ce livre que sont tirées les trois conclusions majeures données dans cette citation.
Comme je l’indique en incipit de ce billet, c’est surtout aux jeunes de terminales que je m’adresse : les conclusions de GRASSÉ, qui ne préjugent aucunement de l’existence ou de l’inexistence de Dieu, sont des conclusions inattaquables. Les seules mutations avantageuses sur le plan de la sélection naturelle ne peuvent pas rendre compte de la complexification croissante du vivant. Il est évident que l’interprétation darwinienne de l’évolution ne résiste pas à l’examen des faits. Voilà ce que ces jeunes peuvent et doivent retenir et voilà les questions qu’ils peuvent et doivent poser à des maîtres qui s’efforcent de les manipuler : comment expliquer l’apparition de nouveaux gènes et leur incorporation dans le génome d’êtres vivants préexistants, une incorporation responsable de l’apparition de nouvelles formes et donc de nouvelles substances (au sens où l’entend TRESMONTANT et avec lui les philosophes réalistes ou néo-thomistes).
Il ne faut pas moins à GOULD un livre de près de 1000 pages pour tenter de justifier le darwinisme. J’ai calé à la dixième, tant la langue est compliquée, torturée et la conclusion, téléphonée dès le premier chapitre. En vérité, plus les conclusions sont factuelles et simples, plus on a de chance de fournir à sa pensée l’aliment qui lui permet de rentrer dans le formidable mystère de la vie. C'est ce que souhaite à tous ces jeunes qui me liront.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Bien sûr ! Puisque c’est un échec, il convient de continuer !

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On résiste à Saint-Pattern !

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Que n’entendrait-on pas chez nous si nous nous avions eu l’idée d’en faire autant !

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et regarder cette courte vidéo.


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Il n’a de vaillant que le patronyme !

Ou le contre-sens définitif de Luc LE VAILLANT dans Libération.

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Alain FINKIELKRAUT et les obsèques de Johnny.

Pas beaucoup de banlieusards non-souchiens présents dit notre académicien. Il avait raison, donc il faut le dézinguer et le taxer de raciste.


ou

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Osez dire que c’est un réac ! Philippe de VILLIERS parle clair.

Il démantibule l’aéroport ND des Landes, et, de mon point de vue, il a bien raison.

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Les Tchèques ne veulent plus d’immigrés chez eux.

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Il y a tout de même des juges qui ont du bon sens.


vendredi 22 octobre 2010

Lettre ouverte aux lycéens et étudiants

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Chers lycéens,
Chers étudiants,

Vous manifestez bruyamment contre une réforme des retraites dont vous ne percevez, me semble-t-il, ni les raisons ni les enjeux. Permettez à un homme rentré dans la dernière partie de sa vie, qui a élevé six enfants, enseigné pendant quarante ans à l'Université, été chef scout pendant cinq ans au temps de sa jeunesse, de m'adresser à vous au nom d'une expérience dont vous ne pouvez vous prévaloir.
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Il me semble que votre colère n'est pas tournée contre cette réforme, mais contre vous-même, et qu'elle traduit un mal-être très profond. Acceptez-vous que nous discutions en faisant appel à la conscience de chacun de nous et à la raison ? Acceptez-vous que l'on vous pose quelques questions ?
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Connaissez-vous dans le détail les dispositions de cette réforme ?
Pouvez-vous dire avec précision en quoi elle vous lèse ?
Savez-vous qu'il y a d'autant plus d'emplois pour les jeunes qu'il y a de seniors actifs ?
Acceptez-vous le principe de la retraite par répartition qui fait payer les pensions des inactifs par les actifs ?
Connaissez-vous avec précision l'évolution de la démographie du monde du travail ?
Avez-vous des solutions pour trouver l'argent nécessaire au financement de pensions à une hauteur convenable ?
Pensez-vous qu'il n'y ait d'avenir professionnel que dans une situation de salarié ?
Croyez-vous que vous avez les aptitudes personnelles nécessaires pour créer votre propre entreprise ?
Trouvez-vous juste que les grèves n'aient qu'un seul but, celui de nuire au fonctionnement économique du pays ?
Accepteriez-vous de payer plus d'impôts pour abonder le fond de retraite ?
Accepteriez-vous de devenir chef d'entreprise ?
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Vous êtes dans la protestation si chère aux adolescents. On vous manipule en vous assimilant à un groupe, et un groupe de pression, au service de l'ambition politique de tel ou tel responsable. Les médias, la presse en particulier, depuis trois ans, ne cesse d'accabler la personne du Président de la République, faute de pouvoir critiquer sur le fond les mesures qu'il prend. Mais la détestation d'un homme n'a jamais tenu lieu de politique. Et pour être crédible, il ne suffit pas de bloquer les portes des lycées ou des facultés avec des poubelles, voire d'y mettre le feu. Il faut avoir un projet, une vision de la politique, une vision de l'homme. Et je n'entends rien de tout cela, je n'entends que le cri d'une partie de la jeunesse, déboussolée par le manque de sens d'une civilisation marchande, consommatrice, hédoniste. Cela n'a jamais fait le bonheur, simplement le plaisir, ce qui n'est pas tout à fait la même chose. Et quand je vois, comme hier, un cortège de jeunes manifestants dont l'une des meneurs porte un blouson de cuir du meilleur faiseur, et qu'un autre se balade avec un djambé de luxe en tapant dessus comme un sourd, je me dis qu'il y a des contradictions entre le discours et les comportements qui sont insupportables à tout esprit droit.
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Votre seul devoir civique, je dis bien le seul, est de vous adonner de toutes vos forces à vos études, de trouver de sains loisirs en compagnie d'amis sûr, et de ne pas oublier que vous avez une conscience dont il convient de faire un constant usage.
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S'il advenait qu'un leader étudiant lise ce message, je serais heureux qu'il réponde à mes questions. Je l'assure d'emblée de ma bienveillance, croit à sa bonne foi, mais pas forcément à la justesse de ses vues.
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J'ai consacré ma vie professionnelle à des jeunes de votre âge. Je les ai passionnément aimés, et j'ose le dire, servis. Je leur dois des joies qui n'ont d'équivalent que dans les joies familiales. Et je suis désolé de voir que nombre d'entre eux réagissent aux sollicitations de la vie avec des réflexes de vieux. J'essaye de comprendre. Cela m'est difficile. Ce n'est pas une raison pour démissionner.
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A tous ceux qui me liront, amitié, rude amitié, mais amitié vraie.

jeudi 14 octobre 2010

Un nouveau concept politique : la rétropédalitude

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Madame ROYAL vient d'inventer un nouveau concept politique : celui de rétropédalitude. Elle nie avoir appelé les lycéens à manifester pour protester contre la réforme des retraites, lors de son interview par Laurence FERRARI. Apparemment, elle a oublié la teneur exacte de ses propos. Elle a même eu ce lapsus très révélateur lorsqu'elle a indiqué, dans sa tentative de rectification, conduite sur les ondes de France Info qu'elle a prétendu vouloir dire que "s'ils devaient le faire, ils devaient le faire POLITIQUEMENT", avant de corriger son lapsus (je voir les os de papa FREUD frétiller de joie) en "PACIFIQUEMENT". Madame ROYAL aurait dû les dissuader de manifester. En essayant de corriger son tir, elle fait machine arrière : c'est bien ce que je disais, c'est de la rétropédalitude.
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Monsieur de VILLEPIN lui, en bon avocat et bon manieur de notre langue prétend (et vous allez apprécier la nuance) qu' "on ne fait pas une réforme crédible sur un sentiment d'injustice". Il ne dit pas "sur l'injustice", non, il dit "sur un sentiment". La véritable question est donc bien de savoir si cette réforme est injuste ou non. Si elle comporte des aspects manifestement injustes, il faut les supprimer. Il semble bien que de très réelles modifications aient été apportées par les sénateurs. Là où les socialistes avaient maintenu le départ à 60 ans pour tous, il devient possible de partir plus tôt et avec un taux plein, si l'on a cotisé un nombre suffisant d'année, par exemple.
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Parlons des jeunes qui manifestent. Ils sont manipulés, et ils défendent l'indéfendable. J'ai entendu l'argumentation de responsables de l'UNEF et de syndicats de lycéens. C'est hallucinant d'égoïsme et de bêtise : il faut maintenir la retraite à 60 ans, disent-ils, parce que ça libèrera des places pour nous les jeunes ! "Ôte-toi de là que j'm'y mette" en quelque sorte. Ce qui m'épouvante, en fait, c'est que ces jeunes n'aient d'autre aspiration que celle de devenir salarié, et de préférence fonctionnaire. Ils n'imaginent pas qu'ils puissent faire autre chose, créer leur propre entreprise par exemple.
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Vous me direz : il cause, il cause celui-là. Mais ne fut-il pas fonctionnaire ? Je vais leur répondre. Certes, je le fus. Mais, avec quelques amis et collègues, nous avons créé une entreprise de Recherche sur Contrat, en 1996, avec 14 emplois à la clé. Cette entreprise a été rachetée et elle continue de fort bien fonctionner. Et il a bien fallu que nous investissions de nos économies pour constituer l'assez modeste capital de cette entreprise. Par conséquent, j'estime ne pas avoir de leçon à recevoir. J'ai mis mes compétences, des économies personnelles, au service de jeunes dont nombre étaient du reste mes élèves. Que tous les enseignants syndiqués du SNESUP et autres appellations en fassent autant. Après, on parlera.
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Revenons aux jeunes, si gracieusement invités à manifester par madame ROYAL. Ils n'ont strictement rien compris, comme tant de Français, hélas, à l'économie en général et à celle des retraites en particulier. Ils n'ont pas compris que c'est eux qui, en rentrant dans la vie professionnelle, vont payer par leurs cotisations sociales les pensions des inactifs. Comme ils seront insuffisamment nombreux à travailler (démographie oblige), il sera nécessaire d'emprunter des capitaux sur les marchés internationaux pour payer les pensions, et il faudra rembourser ces emprunts et les intérêts par l'impôt. Quant à les voir crier qu'ils défendent leur retraite à eux, il y a de quoi se tordre de rire. Ils y pensent déjà avant même d'avoir travaillé ? S'ils y pensent, ils sont déjà vieux dans leur tête. S'ils n'y pensent pas mais manifestent, c'est une manifestation politique, sans rapport avec l'objet officiel des protestations. Qu'ils le disent clairement. Mais qu'ils ne roulent pas le bon peuple dans la farine.
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En vérité, je le redis, il y a trois moyens pour trouver l'équilibre du financement des retraites : l'allongement de la durée du travail et du nombre d'annuités, l'augmentation de la contribution des uns et des autres, patrons et salariés, et la diminution du niveau de pension. Sans doute faudra-t-il avoir recours au trois moyens un jour, notamment au dernier, si cette réforme de la dernière chance ne passe pas.
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mercredi 24 décembre 2008

Le temps comme il va

La télévision est un excellent révélateur de l'esprit du temps. Hier soir, nous avons entendu au journal télévisé que monsieur Daniel GUICHARD, un chanteur, a protesté contre l'intervention de la gendarmerie aux portes de l'établissement fréquenté par sa fille ; un établissement du midi de la France : il s'agissait de contrôler que les collégiens ne transportaient pas de drogue dans leur cartable ou sur eux. Ils ont donc été alignés contre le mur ; on leur a demandé de déposer leurs affaires par terre, et des chiens spécialement dressés pour détecter la drogue ont été chargé de vérifier qu'elles n'en contenaient pas. Le proviseur était prévenu de l'opération ; celle-ci s'est déroulée selon les procédures en vigueur. Il n'y a pas eu de violences, d'injures ou de menaces (ce serait mal connaître la gendarmerie qui, en France, reste un bastion de la courtoisie militaire). Non ! Rien de tout cela ! Mais monsieur GUICHARD s'indigne. Comment, faire ça à ma fille ? En vérité, il n'utilise pas ces mots. Mais si sa fille n'avait pas été impliquée dans la vérification, il n'aurait sans doute pas réagi. Je n'ai pas gardé en tête les statistiques, mais je crois me souvenir qu'un lycéen sur deux, en classe de première, confesse avoir déjà goûté au moins une fois au cannabis. Pour des raisons que je n'ai pas à dévoiler ici, tenu que je suis par le secret professionnel, je puis vous confirmer que l'usage de la drogue, douce ou dure, est très répandu dans la jeunesse et qu'elle y fait des ravages. Monsieur GUICHARD le sait-il ? Peut-il comprendre que l'on cherche à protéger la jeunesse, quitte à faire peur à sa fille ? Il aurait dû, ce soir là, regarder, toujours au journal télévisé, le court reportage consacré aux îles Maldives. Dans ce pays à 100 % musulman, un enfant de moins de 15 ans sur 5 est déjà dépendant de l'héroïne. Il fallait voir ce jeune au visage émacié, mains tremblantes, yeux mangés par la fièvre, se préparer une dose devant la caméra (à mon avis indiscrète et inutilement voyeuse). La drogue vient d'Afghanistan, produites et exportées clandestinement par des filières dépendantes des taliban (pas de s à taliban qui est déjà un pluriel de taleb). Il fallait à monsieur GUICHARD du recul et de l'information pour adapter sa réaction à la réalité du monde. Il lui fallait dépasser l'horizon nombrilique de sa famille et considérer que le rôle du politique est de protéger la société de ce qui risque de la détruire. Le procédé de la gendarmerie est expéditif ? Comment faire autrement ? S'il a des idées, monsieur GUICHARD, qu'il les dise. Pour l'instant, c'est un contrôle qui révèle une certaine efficacité.