Affichage des articles dont le libellé est Ségolène Royal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ségolène Royal. Afficher tous les articles

dimanche 18 décembre 2016

17 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : la tolérance totalitaire !

-
Je ne cesserai de le redire :

Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Il y a deux façons de parvenir à la tolérance. La première réside dans un très haut niveau d’éducation, de conscience morale et de spiritualité. La seconde dans la destruction de l’idée de vérité. Il est exigeant d’être tolérant et de ne pas se fâcher avec celui ou celle avec qui on n’est pas d’accord. Cela demande une ascèse. Quand on ne peut pas en payer le prix, cela donne la tolérance, celle-ci reposant pour l’homme-Dieu sur un principe simple « il est interdit d’interdire ». Formule ouverte en apparence, sonnant le glas pour tout interdit. Formule fermée en réalité, celle-ci sonnant l’avènement d’un monde interdisant tout, […]."
In
Bertrand VERGELY.
La tentation de l’homme-Dieu.
Le Passeur, Éditeur, Paris, 2015, p. 101.
-
2. COMMENTAIRES.
-
Ce qui est insupportable dans le comportement de nombre d’hommes politiques, ceux du parti socialiste en tout premier lieu, (mais « pas que » dirait Francis BLANCHE s’il était encore de ce monde), c’est l’absolutisation du relativisme. Dans la formule « il est interdit d’interdire », il y a en effet cette potentialité de l’interdiction totale, ou plus exactement de l’interdiction totale de toute opposition aux opinions du politiquement correct.
Nous voyons poindre les effets de cette pseudo-tolérance totalitaire dans l’établissement d’un délit d’entrave numérique à l’avortement, dans les lois sur le négationisme (loi PLEVEN, loi GAYSSOT), dans le refus du droit à l’objection de conscience pour les médecins ou pour les maires qui, les uns refusant de pratiquer à l’avortement, les autres de « marier deux personnes de même sexe », ― et ceci au nom de l’interdiction d’interdire l’avortement ou le mariage dénaturé ― se voient condamner à de lourdes peines (Dr DOR et l’avortement, des maires pour le mariage dénaturé).
Il est bien clair que la véritable tolérance est inséparable de la charité, de la conscience morale, de la notion de bien et de mal (celui-ci ne s’opposant pas au bien, mais en en étant une privation), et de la bienveillance.
L’abolition de tout sens moral, la suprématie obligatoire du droit positif sur le droit naturel, la négation de l’être, tout cela nous conduit au désastre politique dans lequel l’Occident déchristianisé est plongé depuis 20 ans et plus. Si nous avions un peu de probité intellectuelle, nous verrions que la pauvreté, l’insupportable pauvreté, la violence, le multiculturalisme mal digéré, la bisournourserie généralisée ne sont que les conséquences de ce relativisme absolutisé. Il n’est pas trop tard ; il est seulement un peu tard, pour que « Jérusalem se tourne vers son Dieu » (Jerusalem, Jerusalem, convertere ad Dominum Deum tuum ! dit Jérémie dans ses admirables Lamentations.) Mais il est encore temps.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
A l’intention de la dinde du Poitou.


Il paraît qu’elle attendait des listes : en voici une très préliminaire, sans compter les centaines de prisonniers politiques fusillés sous les yeux de Che GUEVARA qui s’en amusait, un cigare vissé au bec. Il est mort, et il semble bien que son cadavre n’ait pas été respecté comme il aurait dû l’être, ce que je trouve lamentable et honteux.
Rien n’empêche les chrétiens de prier pour le repos de son âme, lui qui a connu le grand face à face avec son Créateur. Mais rien ne les empêche de juger qu’il fut, sur cette terre, un homme cruel et sanguinaire.

-
Noël chrétien à Budapest.


Merci à mon ami Dominique, spécialiste alsacien en pompe et tuyaux. Espérons qu’un jour nous verrons à Paris une telle manifestation de foi joyeuse.
-
Noël Chrétien à BEAUCAIRE, et les imbéciles bernanosiens de la soi-disant Libre Pensée (illustration de la citation du jour).


Il est certain que ces gens qui se disent libres, mais sont en réalité des ennemis déclarés du Christ et de ses fidèles, sont les esclaves de leurs passions et de leur idéologie. Ils ne pensent pas librement. En vérité, ils sont plus à plaindre qu’à blâmer. Mais rien ne m’empêchera d’ajouter qu’ils se comportent comme des imbéciles et que, s’ils voulaient encourager ce qu’ils appellent l’extrême-droite voire les fachos, ils ne s’y prendraient pas autrement. Nous ne laisserons pas un petit quarteron d’aigris gâcher la joie de Noël et piétiner symboliquement nos traditions.


lundi 5 décembre 2016

04 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Amour et vie !

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"Celui qui a confiance dans l’amour, délibère-t-il au sujet de la vie ?"
Hannah ARENDT.
Cité par Francis MOREAU.
In
Hannah Arendt, l'amour de la liberté : essai de pensée politique. Collection Prisme.
Presses de l’Université Laval, Distribution du livre Univers, Saint-Nicolas (Québec), 2002, p. 14. (Il s’agit probablement d’une citation reprise de GOETHE.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Est-il nécessaire de commenter cette citation confondante de justesse et de beauté ? Vous notez qu’elle se présente sous la forme d’une interrogation. Et vous pouvez vous la poser aussi à propos des lois liberticides que cette gauche pourrie jusqu’à la moelle, totalitaire et immorale a pondues depuis cinq ans à propos de l’avortement et de l’euthanasie. Délibère-t-on de la vie quand on aime ? C'est là une vraie question, et ces donneurs de leçons de morale n'ont pas plus de morale qu'une linotte a de jugement.
Je connais par cœur les arguments des belles âmes à propos du viol, de l’inceste, des familles possiblement homicides de leurs propres enfants, de la pauvreté et de la solitude de nombre de femmes qui attendent un bébé sans l’avoir désiré. Mais la loi fait de l’avortement un droit fondamental, au motif que le corps de la femme lui appartient, ce qui est un mensonge scientifique, et en omettant de remarquer qu’il faut être deux pour faire un enfant, que le père est exclu de toute délibération en cette matière, et que – hormis les cas de viol et d’inceste – il apparaît évident que les partenaires ont pris du plaisir à faire l’amour, avec ou sans amour, seulement du plaisir, ce qui, tout de même, soulève la question du sens de la sexualité.
Mais nos législateurs méprisent le peuple, et se contente de constater les faits (indiscutables), sans se demander s’il ne serait pas utile d’éduquer les jeunes à la sexualité. Ils ne parlent que du plaisir, jamais du sens. Et cette omission homicide les condamne définitivement aux yeux de ceux qui croient que le peuple mérite mieux que le mépris et a droit aux mêmes égards que les "ZELITES" !
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Lire tout, je vous le demande !

La croix de Caroline FOUREST et de Jean- Christophe CAMBADELIS.

-
Utiles réflexions sur notre patrie.

-
Des enfants à trois parents.

-
Pendant que Ségolène débloque, un chrétien cubain disparaît.

-
La France n’a pas attendu les amoureux de la prétendue justice sociale. Lire cet article fort juste.

Je rappelle que sous l’Ancien Régime, de nombreux évêques avaient créé dans leur diocèse des sociétés de secours mutuels qui ont fonctionné fort longtemps et dont il reste des traces dans les associations de Pénitents blancs, gris ou noirs.

-
Clin d’œil champenois à monsieur BAROIN qui ne veut pas de crèches dans les mairies, le pauvre chéri !




-
Prions pour ces parents affectés dans leur chair.

J’ajoute ici que je désapprouve le titre de cet article. Le papa de Maria est un catholique fervent. Il a mis en œuvre la parole de Jésus. Il fait l’expérience des persécutions promises par le Maître à ceux qui abandonnent tout pour le suivre. L'idée que ces parents ont été punis pour leur charité me révolte et me hérisse. Je n'y peux rien.







mardi 16 juillet 2013

Nouvelles de la résistance : les divagations de Ségolène...

-
Ma première impression était la bonne. J'avais cru que les échecs avaient changé le regard de Ségolène ROYAL. Il n'en est rien. Elle est toujours aussi aveugle, plongée dans une idéologie qui la coupe du contact avec le réel. Voici, tirée des Nouvelles de France, un article de Pierre MENOU. Il décrit, avec vivacité et ironie, la réaction de madame ROYAL à l'affaire de Nicolas BERNARD-BUSSE.
-

Triste expérience

15 JUILLET 2013 par MENOU PIERRE dans LA UNE, POLITIQUE, SOCIÉTÉ avec 1 COMMENTAIRE
Ah, la brave fille que cette Ségolène ! Si elle n’existait pas , il faudrait l’inventer. Interrogée sur la détention deNicolas Bernard-Busse, scandaleuse par ses motifs, infâme par ses conditions, Mme ex a répondu sans honte :« Ça lui fera une expérience ! »
Cocue-reine rejoint ainsi dans l’ignoble l’« humoriste » Guillon, qui n’a jamais fait rire que lui (encore son rire n’est-il qu’un grincement de dents) et qui ricanait en pensant que le jeune Nicolas pourrait se faire violer sous la douche. Le bobo de gauche est sans pitié, comme le gendarme de Courteline. Et pour cause : c’est un flic de la pensée.
Elle a pourtant raison, Ségolène : ça lui fera une leçon, à Nicolas, dont il tirera les enseignements, comme les millions de Français que l’injustice de cet entaulement a révoltés.
Première enseignement : pour la gauche, la liberté d’expression et la tolérance sont des notions qui ne s’appliquent qu’à la gauche. La fameuse phrase de Voltaire sur la nécessité de se battre pour permettre de s’exprimer à ceux qui ne pensent pas comme soi, n’a jamais été prise au sérieux par nos braves socialistes (il est vrai que Voltaire lui-même n’en pensait pas un mot.) Les conclusions sur la conception que lesdits socialistes se font de la liberté peuvent en être aisément tirées : qui n’est pas politiquement correct ne mérite pas d’être traité démocratiquement.
Deuxième enseignement : aux yeux des socialistes, la balance de la justice n’a qu’un seul plateau, qui penche forcément à gauche. Autrement dit, hors la gauche, point de droit. Il est donc parfaitement indifférent à Ségolène Royal et à ses amis politiques – à commencer par l’homme avec lequel elle a partagé une grande partie de sa vie et qui partage ces conceptions, puisque c’est avec son assentiment et sur son ordre que ses ministres de l’Intérieur et de l’injustice conduisent la répression –, il leur est parfaitement indifférent, donc, qu’un jeune opposant soit jeté en prison pour un simple « délit » d’opinion. Très exactement, la justice, Ségolène et ses amis s’en foutent.
On peut trouver des précédents dans l’histoire, qui montrent où ce mépris du droit des gens a pu mener des pouvoirs qui se réclamaient aussi du socialisme, qu’il fût international en Union Soviétique ou national en Allemagne. Je n’exagère pas : la racine des terrorismes modernes, comme l’a montré Soljénitsyne, se trouve dans la Révolution française, dont nos socialisme n’ont de cesse de se réclamer – relisez Peillon. Ils en conservent le complexe du coupeur de tête, si bien illustré naguère par Paul Quilès.
À la France aussi, à la France toute entière, le socialisme « fera une expérience », comme dirait Ségolène. Une expérience douloureuse dont de plus en plus Français pensent aujourd’hui qu’ils s’en seraient passés !"
-
Pour moi, cette déclaration est scandaleuse, et montre bien le caractère totalitaire de l'idéologie, dont le propre, je vous le rappelle, est d'ignorer l'homme concret. Décidément, le socialisme est bien peu humain et il ne vaut guère mieux que les systèmes qu'il prétend combattre alors qu'il en partage les choix. Mais les yeux des Français sont en train de s'ouvrir. D'abord, ils pensent que les notions de gauche et de droite n'ont plus aucun sens puisque des deux côtés on semble s'accommoder de la mondialisation, de l'exploitation éhontée des ressources de la planètes, du règne du tout-fric et du tout-cul. Ensuite, ils ne sont pas ennemis d'un effort partagé et d'une meilleure distribution des richesses. Vivement que les responsables de notre désastre quittent la scène publique et que prennent le relais des jeunes, ouverts, bienveillants, à l'écoute de leurs compatriotes, et partisans, comme l'a si bien dit Pierre RABHI, d'une heureuse sobriété. (Je reparlerai du livre de cet écrivain qui m'ouvre et qui vous ouvrira d'immenses horizons et des voies et moyens de cheminer vers la vie bonne.)

lundi 18 juin 2012

Le parachutisme est un sport à haut risque

-
Si j'étais méchant, je dirais que la seule bonne nouvelle qui surnage dans cet océan de désastre que sont les élections législatives dominées par la victoire sans appel du Parti Socialiste, c'est la défaite de Jacques LANG dans les Vosges, Jacques LANG, le porte-coton de feu le Président François MITTERRAND, le courtisan obséquieux et ridicule ! Mais je ne suis pas méchant, et je comprends qu'un homme qui a consacré sa vie à la politique puisse souffrir d'un tel échec. Sa fête de la musique aurait pu être une belle idée. Elle s'est transformée en fête païenne, orchestrée par l'administration à qui il faut déclarer sa production, l'administration qui se donne le droit de désigner les lieux où les orchestres et formations, où les chorales et les solistes auront le droit de se faire entendre par le public. Je préférais une aimable pagaille (elle s'étala lors des premières manifestations de cette fête) à cette grande machine idolâtre, et la fantaisie aux plaisirs frelatés et récupérés par le fric, le commerce, la publicité et les hommes politiques. Je resterai chez moi à écouter MONTEVERDI ou CHARPENTIER. Dommage ! Occasion ratée de faire connaître à notre Peuple autre chose que du rap ou des albums idiots lancés par les grandes maisons de production à grand renfort de publicité et de soutien médiatique. Dans le genre, je signale les Inrockuptibles, grande machine pseudo-culturelle, prétentieuse et gluante à force de complaisance.
-
Monsieur LANG fait partie des parachutés. On a vu ce que ça donne le parachutage. Ségolène ROYAL ou Claude GUEANT en ont fait les frais. Le parachutisme est un sport à haut risque. Il faut le savoir. J'ai entendu la réaction de madame ROYAL après son échec. C'est celle d'une femme blessée, sans aucun doute, et on peut la comprendre. Mais cette réaction est idiote dans son contenu. Monsieur FALORNI est arrivé en deuxième position. Il se réclame du socialisme. Il a le droit de se maintenir. Qu'est-ce signifie cet esprit partisan qui consiste à déclarer que son compétiteur est un élu de la droite et qu'à ce titre il est pestiféré ? Qu'elle a été trahie et patati et patata... Ou bien on accepte le verdict du suffrage universel, ou bien on fait preuve de ce sectarisme glacial - elle était glaciale et terrible, Ségolène ROYAL, les lèvres serrées, le nez pincé - et l'on déclare qu'en dehors de son parti (du moins hors de l'avis officiel des caciques de son parti), il n'y a point de salut. Madame ROYAL, vous êtes sectaire ; vous devriez comprendre que c'est votre personne qui ne passe pas, non point vos idées lesquelles semblent avoir ravi la majorité des 56 % d'électeurs qui se sont déplacés pour voter. Un peu de lucidité sur vous-même et vous pourriez rebondir.
-
Un autre parachuté fait les frais du parachutage. Monsieur Claude GUEANT mord la poussière dans ma ville. Il est battu sur le fil par un compétiteur de son bord, un homme qui m'était parfaitement inconnu, mais qui semble avoir profité du soutien de monsieur Jean-Pierre FOURCADE et de monsieur Pierre-Matthieu DUHAMEL. Ces deux-là paraissent ravis d'avoir joué un mauvais tour à un ami du Président SARKOZY, un Président qui ne les aimait point trop.
-
Je ne cesse de jeter un coup-d'oeil sur ce petit livre brûlot de ma très chère Simone WEIL : Note sur la suppression générale des partis politiques. Elle a mille fois raison. Que n'est-elle encore de ce monde pour nous ramener à l'essentiel, allègrement piétiné  par ces marionnettes, ces pantins et ces guignols que sont les journalistes oligophrènes, ces politiciens qui quêtent nos suffrages à seule fin de trouver leur pitance, et  ces peoples pleins au as qui se payent le luxe de soutenir les démagogues en ayant sur le dos des contrôles fiscaux et des poursuites pour évasion fiscale ?
-
Monsieur MAZEROLLE qui n'en perd pas une pour dire des bêtises (et je suis poli) déclarait que jamais depuis 223 ans, un tel pouvoir n'avait été concentré dans les mains d'un seul courant. Et il ajoutait avec un sourire finement entendu mais légèrement niais, qu'il s'agissait de Louis XVI. On souhaite à François HOLLANDE de garder la tête sur les épaules ! Et l'on rappelle à monsieur MAZEROLLE que les pouvoirs royaux étaient infiniment plus étroits que ceux d'un Président de la République. Louis XV s'en plaignait déjà !
-

dimanche 17 juin 2012

Une lettre de Bernard Debré à madame Trierweiler

-
Un correspondant m'envoie par mail cette lettre ouverte de Bernard DEBRE à madame TRIERWEILER. La source me paraît digne de confiance, mais je n'ai pas vérifié l'authenticité du signataire. Quand bien même, je trouve cette lettre assez bien tournée.
-
"Madame,


Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.

Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anémone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.

Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.

Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État

Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivé et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.

Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?

Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».

Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !

Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !

Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.

Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.

Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l'élection présidentielle de 2007.

Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.

Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?

Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.

Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».

Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.

La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petit phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.

Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.

Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.

Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.

Pr. Bernard DEBRÉ,
Ancien Ministre,
Député de Paris."

vendredi 15 juin 2012

Le siège de la Rochelle n'aura pas lieu

-
La couleur de ses idées mise à part, madame AUBRY n'a que peu de rapport avec le rouge cardinalice dont RICHELIEU se paraît pendant le siège de la ROCHELLE. Les efforts apparemment énormes qu'elle fait pour soutenir son ex-rivale au poste de premier secrétaire dans une élection législative à haut risque pour madame ROYAL semblent bien dérisoires. Elle me donne l'impression de la soutenir comme une corde soutient un pendu, et il se pourrait - mais je reconnais que c'est une pure interprétation - qu'elle soit ravie dans le fond de son coeur à la perspective d'une défaite de celle qui la surpasse dans bien des domaines, hormis le machiavélisme.
-
Monsieur FALORNI n'est pas le maire Jean GUITON dont on se plaît à montrer dans une pièce de la mairie de la ROCHELLE le couteau qu'il planta sur son bureau dans un accès de colère alors que le siège de sa ville par RICHELIEU tournait au désastre. C'est plutôt l'actuel maire Maxime BONO et ses dix-huit adjoints qui risquent de se mordre les doigts pour avoir soutenu Ségolène ROYAL dans son entreprise. Mais un candidat qu'on soutient est un candidat qui penche aurait dit TALLEYRAND (il suffit de remplacer candidat par gouvernement pour retrouver la citation exacte du roué diplomate).
-
Venons-en à cette intervention de madame TRIERWEILER (orthographe non garantie). Il y a deux interprétations possibles mais une seule conclusion à tirer. La première interprétation est malveillante et consiste à attribuer à la journaliste une intention "régicide" ; elle aurait voulu abattre l'ex-compagne de son actuel compagnon ; ce serait de la pure vengeance de sa part ; l'expression d'une jalousie féroce, de cette jalousie féminine qui fit la trame de si nombreux romans, pas seulement policiers. L'autre est bienveillante. Madame TRIERWEILER peut effectivement préférer Olivier FALORNI pour des raisons objectives. Elle en a le droit. Avait-elle le devoir de faire connaître sa préférence ? Certes non. Son intervention est perçue, à tort ou à raison, comme ridicule ; elle est maladroite et déplacée. Si celle que l'on persiste à appeler "la première dame de France" parce qu'elle vit avec François HOLLANDE réitère ce type d'intervention, on peut se demander qui porte la culotte dans ce couple peu ordinaire. Notez aussi que je m'abstiendrai ici de faire état des bruits, rumeurs et constats matrimoniaux qui circulent sur les uns et les autres à travers les réseaux sociaux. Ces ragots, bruits et rumeurs ne sont pas dignes du débat politique. Et ce n'est pas parceque les socialistes se sont complus et vautrés dans la calomnie, l'ironie ou les insultes contre Nicolas SARKOZY que l'on doit les imiter.
-
Laissons les choses basses mourir de leur propre poison.
-

mardi 6 décembre 2011

D'un ami de Poitiers

-
Un ami de POITIERS m'envoie ce document qui me semble se passer de commentaires. Je dois toutefois souligner (a) que je n'ai pas vérifié l'authenticité de ces données ; (b) qu'il ne me paraît pas honteux d'utiliser les facilités que la loi offrent aux citoyens ; (c) que les contradictions entre le dire et le faire relèvent de la plus belle dialectique de papa HEGEL. La création de la SCI remonte à un moment particulier de l'histoire de François HOLLANDE et de Ségolène ROYAL. On connaît la suite. Rien ne prouve que cette société existe encore. Mais elle a bien existé, et pour un capital de 900.000 euros ! C'est beaucoup 900.000 euros.
-
SOCIETE CIVILE LA SAPINIERE


RCS Paris D 377 552 955

Renseignements juridiques
Siège social 28 Avenue Duquesne
75007 PARIS 07
SIRET 37755295500025

Forme juridique Société civile immobilière

Capital social 914.694,01 EURO
Code activité 702C - Location d'autres biens immobiliers
Immatriculation 04-04-1990
Nationalité France

Dirigeant(s)
Gérant M. HOLLANDE Francois
Gérant Mme ROYAL Marie-Segolene

Dépôt légal

24-01-2000 Immatriculation suite à transfert
24-01-2000 Changement de dénomination sociale
24-01-2000 Acte sous seing privé
24-01-2000 PV d'Assemblée
24-01-2000 Statuts mis à jour

"Parmi ceux qui défendent farouchement l'ISF, certains n'hésitent pas, pour s'en affranchir, à monter une SCI dans laquelle ils logent leur appartement de Boulogne, leur appartement situé dans le 7ème à Paris, la propriété de Mougins et la maison de Melle....


Vérifié sur le site « société.com »"

N° de Siren : 37755295500025

SCI LA SAPINIERE au capital de 914 694 EUR

Propriétaire : F. Hollande et M.S. Royale

samedi 3 septembre 2011

Le doigt dans l'oeil ou si c'était vrai ça se saurait

-
"Le XXè siècle sera heureux! Alors, plus rien de semblable à la vieille histoire; on n'aura plus à craindre, comme aujourd'hui, une conquête, une invasion, une usurpation, une rivalité de nations à main armée..., un partage de peuples par congrès...; un combat de deux religions se rencontrant de front, comme deux boucs de l'ombre sur le pont de l'infini; on n'aura plus à craindre la famine, l'exploitation, la prostitution par la détresse, la misère par le chômage, et l'échafaud, et le glaive, et les batailles, et tous les brigandages du hasard dans la forêt des événements; on pourrait presque dire :  'il n'y aura plus d'événements; on sera heureux'."
-
Ainsi disait Victor HUGO dans les Misérables. Le moins qu'on puisse dire, c'est que le prophète barbu s'est fourré le doigt dans l'oeil. Le XXe siècle a vu éclater deux guerres mondiales épouvantables, surgir la bombe atomique, les camps de concentration, des régimes totalitaires comme il n'en avait jamais existé (STALINE, HITLER, MUSSOLINI) et dont certains perdurent avec arrogance (BACHAR EL ASSAD, COREE du NORD, CHINE, MUGABE). Il faut bien réaliser que, dans le sillage des utopies de la Révolution française, et soutenu par tout un courant de pensée se réclamant du progressisme, notre bon  vieillard donnait l'impression de croire dur comme fer à ce qu'il disait. Exactement comme madame AUBRY qui prétend que l'on peut, dans le contexte économique actuel, augmenter le pouvoir d'achat, partir à la retraite à 60 ans, travailler 35 heures par semaine, recruter en pagaille des fonctionnaires si... si elle est élue. Demain on rase gratis, c'est bien connu. Il est vrai que madame ROYAL annonçait un SMIC à 1500 euros par mois pendant sa campagne et qu'elle avoua, après son échec, n'avoir jamais cru à cette promesse.
-
Ces gens se trompent doublement et même triplement, et je crains que les ténors de l'actuelle majorité ne tombent dans les mêmes travers. (a) Leur erreur porte sur l'homme ; ils estiment qu'il est naturellement bon, naturellement porté au bien et que la société est responsable de tous ses errements. Or l'homme n'est rien de tout cela. Il est peccable, et par nature, enclin à la paresse, à la cupidité (surtout la cupidité), l'orgueil, la jouissance à tout prix, l'égoïsme. Le politique est radicalement impuissant à rendre l'homme travailleur, généreux, humble, charitable. Il  lui faut, pour obtenir les résultats que l'exercice d'une saine vertu, si elle était enseignée permettrait d'obtenir partiellement, il lui faut, disais-je, le recours à "la force injuste de la loi" (immortelle et charismatique parole de feu le Président MITTERRAND). Le problème, c'est qu'un loi humaine se contourne... (b) Ils ne croient pas à la loi naturelle, et par conséquent, ils sont par essence totalitaires, puisque, détenant le pouvoir législatif, ils détiennent celui de définir des normes positives sans avoir à se référer à la loi naturelle (c'est bien ce qu'avait dit en son temps le Président CHIRAC). (c) La troisième erreur relève de la philosophie politique. Il est impossible de proclamer son attachement à la fraternité, l'un des trois termes de la devise républicaine, quand on passe son temps à critiquer ceux qui ne pensent pas comme vous. Par quoi, il apparaît que le but des joutes politiques n'est pas le bien du peuple et des citoyens, mais la prise du pouvoir à la seule fin d'en jouir.
-
Alors je pense à la scène du lavement des pieds... Le Maître prend le statut d'esclave et va laver les pieds de ses disciples. On en est loin. Si toutes ces promesse politiques étaient tenables, ça se saurait.
-
C'est tout pour aujourd'hui.

lundi 6 décembre 2010

Un bel exemple de réflexion idéologique pour un drôle de vol

-
Madame ROYAL s'est fait cambrioler à trois reprises, dont deux dans des délais qui ont suivi de peu sa candidature aux élections présidentielles ou sa candidature aux élection primaires organisées par le PS pour désigner celui ou celle qui le représentera aux élections présidentielles de 2012.
-
Dans le premier cas, il semble bien que l'on a identifié l'auteur du cambriolage, une jeune serbe. dans le second aussi. Le rapports que font les médias de ce dernier incident est pour le moins brumeux. Dans un quotidien, je lis que l'on a identifié et arrêté l'auteur de l'effraction, une adolescente qui répondrait aux prénoms de NATACHA ou de LAURA et ne parlerait que le serbe et l'italien. Elle aurait avoué être l'auteur du forfait. Un autre journal dit qu'elles sont deux adolescent(e)s, une parlant serbe, l'autre italien. Pour ce que j'ai cru comprendre, au moins l'une des adolescentes a avoué être l'auteur de ce vol.
-
Dans les trois cas, madame ROYAL et ses amis ont embouché les trompettes de l'indignation politique : ça ne se passerait pas comme ça, on ne la déstabiliserait pas, elle irait jusqu'au bout, ce serait une affaire d'état. Bien entendu, rien ne venait appuyer cette accusation ; c'était une interprétation hasardeuse. Quand elle a appris que l'on avait arrêté ces deux adolescent(e)s voici ce qu'elle avait dit ce matin, qui relève de la plus pure idéologie :
-
Ceux qui déclarent coupable une jeune adolescente de 14 ans [doivent] se calmer et [...] attendre la fin de l'enquête... Il faudra notamment savoir si des empreintes extérieures au domicile sont une preuve suffisante et si une adolescente de 14 ans, seule, a la force de fracturer une porte-fenêtre".
-
Changement de ton ce soir. Patatrac en effet. Comme il s'avère que deux suspects (et non pas un), connus des services de police, sont très vraisemblablement les auteurs de ce vol - mais la justice tranchera - Madame ROYAL dit ce soir tout autre chose ; très curieusement je n'arrive plus à trouver le texte de sa nouvelle déclaration ni sur le site de France Info, ni sur celui de MSN hotmail, alors qu'il y a 45 minutes, elle y figurait : en gros elle admet que les suspects sont de vrais suspects.
-
Sans aller jusqu'à accuser madame ROYAL d'avoir organisé ces cambriolages, ce qui me paraît être un procès indigne, on ne peut manquer de s'étonner d'une coïncidence dont je vais vous parler. Contrairement à ce que disent les ténors socialistes, l'un des vols a bien été élucidé, et la jeune serbe mise en cause dans celui-ci doit être jugée au mois de février. Il est tout de même curieux que l'un des deux auteurs du dernier vol soit lui aussi serbe, que rien n'ai été volé, que des empreintes digitales aient été laissées, ainsi qu'une écharpe. Voilà une action bien peu discrète. Qui a organisé ce vol ? Qui l'a commandité dans cette forme ? Je ne connais pas la réponse. Mais si le mobile de cet acte est politique, il n'est pas né dans la têtes de l'actuelle majorité.
-

jeudi 14 octobre 2010

Un nouveau concept politique : la rétropédalitude

-
Madame ROYAL vient d'inventer un nouveau concept politique : celui de rétropédalitude. Elle nie avoir appelé les lycéens à manifester pour protester contre la réforme des retraites, lors de son interview par Laurence FERRARI. Apparemment, elle a oublié la teneur exacte de ses propos. Elle a même eu ce lapsus très révélateur lorsqu'elle a indiqué, dans sa tentative de rectification, conduite sur les ondes de France Info qu'elle a prétendu vouloir dire que "s'ils devaient le faire, ils devaient le faire POLITIQUEMENT", avant de corriger son lapsus (je voir les os de papa FREUD frétiller de joie) en "PACIFIQUEMENT". Madame ROYAL aurait dû les dissuader de manifester. En essayant de corriger son tir, elle fait machine arrière : c'est bien ce que je disais, c'est de la rétropédalitude.
-
Monsieur de VILLEPIN lui, en bon avocat et bon manieur de notre langue prétend (et vous allez apprécier la nuance) qu' "on ne fait pas une réforme crédible sur un sentiment d'injustice". Il ne dit pas "sur l'injustice", non, il dit "sur un sentiment". La véritable question est donc bien de savoir si cette réforme est injuste ou non. Si elle comporte des aspects manifestement injustes, il faut les supprimer. Il semble bien que de très réelles modifications aient été apportées par les sénateurs. Là où les socialistes avaient maintenu le départ à 60 ans pour tous, il devient possible de partir plus tôt et avec un taux plein, si l'on a cotisé un nombre suffisant d'année, par exemple.
-
Parlons des jeunes qui manifestent. Ils sont manipulés, et ils défendent l'indéfendable. J'ai entendu l'argumentation de responsables de l'UNEF et de syndicats de lycéens. C'est hallucinant d'égoïsme et de bêtise : il faut maintenir la retraite à 60 ans, disent-ils, parce que ça libèrera des places pour nous les jeunes ! "Ôte-toi de là que j'm'y mette" en quelque sorte. Ce qui m'épouvante, en fait, c'est que ces jeunes n'aient d'autre aspiration que celle de devenir salarié, et de préférence fonctionnaire. Ils n'imaginent pas qu'ils puissent faire autre chose, créer leur propre entreprise par exemple.
-
Vous me direz : il cause, il cause celui-là. Mais ne fut-il pas fonctionnaire ? Je vais leur répondre. Certes, je le fus. Mais, avec quelques amis et collègues, nous avons créé une entreprise de Recherche sur Contrat, en 1996, avec 14 emplois à la clé. Cette entreprise a été rachetée et elle continue de fort bien fonctionner. Et il a bien fallu que nous investissions de nos économies pour constituer l'assez modeste capital de cette entreprise. Par conséquent, j'estime ne pas avoir de leçon à recevoir. J'ai mis mes compétences, des économies personnelles, au service de jeunes dont nombre étaient du reste mes élèves. Que tous les enseignants syndiqués du SNESUP et autres appellations en fassent autant. Après, on parlera.
-
Revenons aux jeunes, si gracieusement invités à manifester par madame ROYAL. Ils n'ont strictement rien compris, comme tant de Français, hélas, à l'économie en général et à celle des retraites en particulier. Ils n'ont pas compris que c'est eux qui, en rentrant dans la vie professionnelle, vont payer par leurs cotisations sociales les pensions des inactifs. Comme ils seront insuffisamment nombreux à travailler (démographie oblige), il sera nécessaire d'emprunter des capitaux sur les marchés internationaux pour payer les pensions, et il faudra rembourser ces emprunts et les intérêts par l'impôt. Quant à les voir crier qu'ils défendent leur retraite à eux, il y a de quoi se tordre de rire. Ils y pensent déjà avant même d'avoir travaillé ? S'ils y pensent, ils sont déjà vieux dans leur tête. S'ils n'y pensent pas mais manifestent, c'est une manifestation politique, sans rapport avec l'objet officiel des protestations. Qu'ils le disent clairement. Mais qu'ils ne roulent pas le bon peuple dans la farine.
-
En vérité, je le redis, il y a trois moyens pour trouver l'équilibre du financement des retraites : l'allongement de la durée du travail et du nombre d'annuités, l'augmentation de la contribution des uns et des autres, patrons et salariés, et la diminution du niveau de pension. Sans doute faudra-t-il avoir recours au trois moyens un jour, notamment au dernier, si cette réforme de la dernière chance ne passe pas.
-

mercredi 29 septembre 2010

Une nouvelle maladie contagieuse, la cacostomase...

-
Une nouvelle maladie contagieuse est en train de se répandre dans les espaces médiatiques et politiques, la cacostomase (du grec kako, mauvais [cf. cacophonie, cacochyme en français et stoma, bouche [cf. stomatite en français]). Elle est due à une mouche, la Cacostoma, genre qui comprend de très nombreuses espèces.
-
Tout a commencé avec la Cacostoma pictavorum. Comme son nom l'indique, c'est une espèce endémique qui vit dans le pays des Pictaves, aujourd'hui le Poitou. Elle est particulièrement virulente, et a pour caractéristique de s'attaquer non seulement à des mouches appartenant à d'autres espèces, mais aussi à d'autres Cacostoma, pourtant réputées très proches d'elle par les moeurs et les habitudes comportementales. Ainsi, C. pictavorum n'hésite pas à piquer Cacostoma aubryi ou Cacostoma peilloni. La première de ces dernières espèces sévit dans le Nord de la France. En apparence moins virulente que C. pictavorum, elle est tout aussi dangereuse et semble prendre une grande importance dans la niche écologique qu'elle a commencé d'occuper dans la région de REIMS, repoussant à l'occasion C. pictavorum dans son Poitou originel. Cacostoma xyloglossa sévit en Bourgogne ; elle fait beaucoup de bruit, elle est de bel aspect, elle adore fréquenter les Cacostoma mieux armées et plus puissantes qu'elle, mais celles-ci la repoussent avec assez de vigueur.
-
Cacostoma marianni (var. joanus-franciscus kahnus) s'est répandue dans les journaux. Elle y creuse des galeries souterraines fort nauséabondes. Il faudrait aussi citer Cacostoma villepini. Cette mouche-là, piquée par une autre espèce de mouche, aime les eaux troubles ; elle vit dans les marais de Clearstream (clair courant, en français), et ce n'est pas le moindre des paradoxes que de constater l'écart entre le nom de l'habitat et son aspect putride. Cette mouche fait beaucoup de bruit avec ses ailes, mais en réalité, elle se reproduit difficilement, et ses colonies sont assez peu peuplées. Cacostoma lefebvri cumule le bruit assourdissant d'ailes rognées à la curieuse manie d'activer les coches, un peu comme celle qu'a célébré notre bon La FONTAINE. On la dit très proche d'un autre genre de mouche, la Sarkozya.
-
Bref, les entomologistes peuvent s'en donner à coeur joie. Mais il n'en demeure pas moins que tous ces insectes polluent notre environnement par leur bruit, leurs attaques incessantes, leurs papillonnements superficiels d'un objet à l'autre. Il est assez étonnant de constater que la Sarkozya, après avoir beaucoup occupé l'espace reste en retrait. Je l'imagine prête à prendre son envol à la première occasion, malgré les nombreux coups dont elle a fait l'objet.
-
Bonne journée.

dimanche 22 août 2010

Ségolène n'est pas dentellière

-
On le savait depuis longtemps. Mais elle confirme son inaptitude totale à faire de la dentelle. Ni au Puy, ni à Alençon, ni à Calais, elle n'aurait la moindre chance de s'exercer à cet art si délicat qui fit la réputation de la France, du temps où elle s'intéressait à ses racines et à ses artisans.
-
Or donc, je cite, d'après Ségolène, Monsieur SARKOZY est un nul et "sème la pagaille". Il faut dire que Ségolène, par son agitation verbale, n'est pas pour peu dans l'organisation du désordre. Mais elle manque quelque peu de culture. Déjà, en Chine, avec l'invention ridicule de la "bravitude", et la grave offense qu'elle fit aux convenances et aux rites, en se promenant en tailleur-pantalon blanc (couleur du deuil dans l'Empire du milieu) sur la Grande Muraille, elle montrait qu'elle ne se prenait pas pour son logarithme. Mais sa valeur réelle est très inférieure au millième du logarithme prétendu. Alors puisqu'elle aime la Chine (dit-elle), je vais lui résumer l'anecdote que relate HAN FEI ZI, dans l'ouvrage qui porte son le nom, le Han Fei zi, chapitre XXXII.
-
Or donc, ZICHAN fut appelé, dit l'ouvrage, par les Ducs JIAN puis DING de ZHENG, comme Premier Ministre. A peine promu par le Duc JIAN, ZICHAN entreprit de nombreuses réformes dont l'ampleur et la rudesse le rendirent fort impopulaire. Des couplets satiriques commencèrent à circuler sur ce personnage qui croyait pouvoir tout réformer. Il fallut attendre trois ans pour voir fleurir les fruits de ces initiatives. Et après avoir servi le Duc JIAN pendant 5 ans, non seulement plus personne n'eut songé à persifler et à moquer le Premier Ministre, mais et je cite le Han Fei zi : "Les voleurs avaient disparu ; on ne ramassait pas les objets oubliés sur les routes ; on ne cherchait pas à cueillir les fruits des pêchers et des jujubiers dont les branches dépassaient les clôtures ; on pouvait retrouver trois jours plus tard un couteau ou un poinçon abandonné sur le bord du chemin. Même au bout de trois années consécutives de calamités naturelles, le peuple n'aurait pas été menacé par la disette." (Traduction de J. LEVI.)
-
Le Président de la République, lui, a dû prendre connaissance de ce texte. Dans l'entretien qu'il a accordé à la chaîne de télévision américaine CBS, le 12 avril (ça ne date pas d'aujourd'hui donc), il dit ceci : "Quand il y a crise, il y a du mécontentement, parce qu'il y a de la souffrance. Mais nous avons été élu pour faire les réformes nécessaires, pour sortir notre pays de la crise. Dans le métier de chef de l'Etat, vous avez à faire des choses qui sont justes sans être populaires. Tout ne se réduit pas à la popularité ou à l'impopularité. Le devoir du chef de l'Etat, c'est de prendre des décisions qui ne sont pas populaires mais qui préparent l'avenir."
-
Mais Ségolène, à l'image du peuple français, l'un des plus conservateurs du monde, soutient les magistrats qui ne veulent pas de la réforme de la carte judiciaire, les opposants aux réformes des retraites qui ne veulent rien céder sur les "avantages acquis", les chauffeurs de taxi qui ne veulent pas partager le gâteau alors qu'il est de notoriété internationale que ce service, à Paris, est parfaitement indigent, les enseignants qui ne veulent pas que l'on touche à quoi que ce soit dans les programmes (avec parfois, il est vrai des argments recevables) ou dans les postes (30.000 enseignants sans élèves en France, tout de même), les syndicats qui sont opposés au service minimum, les contrôleurs aériens (6.656 euros de salaire mensuel net, 155 jours de travail par an, moins d'un jour sur deux par conséquent) qui ne veulent pas que l'on rationnalise la gestion des vols, etc., etc. Bien entendu, on sait ce que coûte cette gabegie, Ségolène le sait. Mais elle n'a qu'une idée en tête : critiquer, mentir à l'occasion, injurier, bref dire n'importe quoi, pour qu'on parle d'elle. En voilà une deuxième dont je souhaite ardemment qu'elle ne parvienne jamais à la magistrature suprême. Je la vois assez bien à la tête du service chargé de faire raccompagner chez les elle les policiers du beau sexe par un mâle collègue... C'était là une promesse de campagne. Elle disait bravitude. J'ose lui suggérer un deuxième néologisme qui caractérise à la perfection sa principale qualité : ridiculitude. Il est temps qu'elle fasse des contre-propositions de façon qu'on puisse en examiner la pertinence.
-
Amen.

mercredi 30 juin 2010

La troisième mamelle

-
Dans un billet déjà ancien, intitulé "Dinditude et quichitude sont les deux mamelles de Ségolène", j'avais dit tout haut ce que nombre de Français, dont beaucoup de socialistes, pensent de cette responsable politique. Il faut aujourd'hui lui reconnaître une troisième mammelle, celle de "l'injuritude". Il lui est ainsi facile de dire que le régime du Président SARKOZY est corrompu, comme si la péronnelle (je ne vois pas d'autres mots pour la qualifier dans cette posture-là) n'avait pour tout potage programmatique que l'injure gratuite, à quoi s'ajoute une amnésie sélective des plus considérables.
-
Madame ROYAL oublie-t-elle qu'elle a été ministre d'un premier magistrat qui a mis illégalement sur écoute téléphonique plus de 3.000 de nos concitoyens, a couvert de son autorité l'arrestation des "Irlandais de Vincennes" présentés comme de dangereux terroristes et contre lesquels on avait fabriqué de fausses preuves, a entretenu des relations soutenues avec un ancien responsable du régime de Vichy (monsieur BOUSQUET), a vu le suicide inexpliqué de deux de ses proches, dont un, monsieur de GROSSOUVRE, a mis fin à ses jours à l'Elysée même, a laissé le Crédit Lyonnais alors nationalisé s'enfoncer dans une dette dont on ne connaît même pas l'ampleur, a fait bloquer tous les jours que le bon Dieu faisait barrer la rue Jacob pour aller voir sa fille, puis a fait loger celle-ci aux frais du contribuable dans des appartements de l'Etat, a vu éclater l'affaire du Carrefour du développement et de monsieur NUCCI, l'affaire Péchiney-Triangle, l'affaire Urba ? Et bien d'autres encore, dont l'énumération serait fastidieuse. Et c'est cette amnésique-là qui se permet de juger la moralité publique de notre légitime gouvernement ? Elle se moque du monde.
-
Et je ne vois pas pourquoi il est honteux de compter parmi ses amis des personnes fortunées ; ça l'est moins en tout cas que de loger une ancienne terroriste algérienne au Georges V (Djamila BOUHIREB) laquelle se fait soigner dans l'un de nos hôpitaux. J'ose dire que c'est la grandeur de notre patrie que de prendre en charge une personne qui a sur la conscience la mort de 56 enfants, tués dans un attentat qu'elle a planifié et exécuté, de la traiter sans lui demander d'où elle vient ni ce qu'elle a fait. Mais l'on aurait pu faire preuve d'un peu de discrétion et ne pas réserver à madame BOUHIREB la réception d'une très haute personnalité. C'est une malade, certes ; j'ai appris pendant mes études que l'on ne faisait pas acception des personnes ; elle a le droit d'être soignée. Mais tout de même : sutor, ne ultra crepidam ! Pas de flonflon. Et un peu plus de respect pour la mémoire de ces petites victimes.
-
Et puisqu'on parle de corruption, on pourrait - sans accuser ladite Ségolène de corruption, tout au plus de négligence - interroger certains de ses employés qui ont dû plaider devant les prud'hommes pour que l'on respecte leurs droits, et évaluer la manière dont elle les a traités.
-
Allez, madame ROYAL, pas ça, pas vous. Occupez-vous du Poitou (ma région natale), distribuez aux lycéennes de votre région des chèques contraception pour qu'elles puissent forniquer à leur aise sans avoir à en référer à leurs parents, faites pleuvoir les subventions sur les Associations bien pensantes de votre bord, et posez donc, en douce et en vache, à madame AUBRY cette question-là : quelle est votre véritable patronyme de femme mariée, à côté de celui de DELORS ou d'AUBRY (celui de votre premier mari) ? Nous aimerions le savoir, non pour dénoncer, car chacun a droit de conduire sa vie privée comme il l'entend. Mais puisque vous réclamez à cor et à cri la transparence des personnalités de la majorité, exigez-là aussi de tous vos amis.
-
A bon entendeur, salut !

mercredi 18 novembre 2009

De quoi je me mêle ?

-
Effaré. Je suis effaré ! Si j'habitais la Région de Poitou-Charentes, je manifesterais, je pétitionnerais, j'enragerais de voir que mes impôts servent à soustraire les adolescentes à l'éducation parentale, introduisent le mensonge et la distance entre les enfants et leurs parents, dissolvent le peu de retenue morale qui pourrait subsister dans notre civilisation.
-
Désormais, en effet, les adolescentes (il semble que ce soit surtout les lycéennes) de Poitou-Charentes recevront un "chèque contraception" (de 144 euros, s'il vous plaît !) qui leur permettra de satisfaire leur libido, et surtout celle de leur copain, à l'insu de leurs parents, car elles pourront se procurer directement pilules et stérilets sans qu'il leur en coûte. Vous me direz : "Mais le nombre de grossesses des adolescentes ne cesse d'augmenter ! Il faut faire quelque chose !" A quoi je répondrai : "Et pourquoi donc ce phénomène, si ce n'est à cause de l'hypersexualisation de notre société, de la propagande en faveur des moyens contraceptifs qui en découlent et des fausses assurances qu'ils induisent ?" Il me semble que former les parents à l'éducation sexuelle de leurs enfants serait plus humanisant que de lâcher la bride à ces derniers.
-
Curieusement, le journal gratuit Vingt minutes publie dans son numéro du mardi 17 novembre, le résultat d'un sondage qu'il a commandité. L'article qui le résume et en commente les résultats est intitulé : "Les Françaises plébiscitent le chèque contraception de Royal". On se précipite donc pour voir de quoi il en retourne. Les choses sont plus nuancées qu'il n'y paraît. Les femmes de 65 ans et plus n'approuvent la mesure qu'à 52 % ; les 18 - 24 ans, à 79 % (rien de bien extraordinaire ; on leur facilite le travail, si je puis m'exprimer ainsi), et les 35 - 49 ans, à 70 %. Et le journal fait le commentaire suivant à propos des chiffres relatifs à l'opinion des femmes de cette dernière classe : "Or c'est dans cette tranche d'âge que l'on retrouve précisément le plus de mères d'adolescentes". Il s'agit là d'une interprétation des résultats, j'en conviens, mais d'une interprétation vraisemblable. Si nous allons un peu plus loin, nous pouvons aussi dire que les mères de ces adolescentes ne savent plus ou pas comment s'y prendre avec leurs filles pour les éduquer à une vie sexuelle saine et humanisante, qu'elles laissent flotter le ruban avec soulagement, et que ma foi si les galipettes de leurs filles ne leur coûtent rien, il n'y a plus qu'à laisser faire. Il n'y a aucun jugement dans ce que je dis là, je le précise à l'intention d'Olibrius. Il s'agit pour moi d'aller au bout de l'analyse. Ne serait-il pas préférable de favoriser le dialogue entre la fille et la mère dans ce domaine ?
-
Je trouve que l'intrusion du politique dans la vie intime des citoyens est absolument insupportable. Madame ROYAL a lutté, avec raison, il faut lui rendre cette justice, contre la pédophilie. Mais il me semble que sa mesure relève de cette curiosité malsaine des adultes pour l'initiation des adolescents à la vie sexuelle. Elle relève de l'intimité de la famille et des consciences, pas de la démagogie d'un politique en mal de popularité. Et j'ai envie de dire : "De quoi je me mêle ?"

vendredi 18 septembre 2009

Qu'est-ce que le courage ?

Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.

Chercher la vérité ! Dans le cas de l'élection de Martine AUBRY comme premier secrétaire, il est évident que le courage consisterait en effet à déterminer s'il y a eu des bourrages d'urnes dans les fédérations. Deux journalistes affirment qu'il en a été ainsi dans la fédération du Département du Nord, et disent avoir les preuves de ce qu'ils affirment. Il n'est pas impossible, réponse du berger à la bergère, que des fraudes analogues se soient produites au bénéfice de madame Ségolène ROYAL dans les fédérations du sud, notamment dans les Bouches-du-Rhône.
Madame ROYAL, fort habilement, déclare qu'elle s'associera à madame AUBRY si celle-ci engage des poursuites judiciaires contre ces journalistes. Madame AUBRY semble peu pressée de le faire, et propose de réunir un jury de journalistes avec les auteurs incriminés pour faire la lumière, comme si des journalistes, dont on connaît la propension à soutenir la gauche, allaient mettre en évidence des pratiques qui endommageraient gravement l'image du parti vers quoi leur coeur incline. Fort habile aussi, madame AUBRY fait procéder à un toilettage des fichiers du parti, et fait rayer comme électeurs potentiels, ceux des inscrits qui n'auraient pas payé leur cotisation depuis deux ans. Il semble que la mesure vise surtout les adhérents à 20 euros qui ont fait la fortune de madame ROYAL lors de la désignation du candidat socialiste aux élections présidentielles. On n'est jamais trop prudent.
La dire !
Dire la vérité n'est pas chose facile. C'est pourtant le seul moyen d'agir en profondeur sur les événements et de convaincre ses semblables de sa bonne foi. Et là encore, on ne semble pas pressé de la dire la vérité, et dans aucun domaine. On ne parle ni des avantages indus de certains enseignants (décharge syndicale), de hauts fonctionnaires (prime d'égout pour les Conseillers d'Etat, par exemple), de grands dirigeants d'entreprise (salaires exorbitants, stock-options, bonus), ni des abus, répertoriés, connus, récurrents commis à l'encontre de la sécurité sociale par certains concitoyens, ou certains étrangers accueillis sur notre sol, ni des fraudes commises dans les transports en commun par des bandes, pudiquement qualifiées de "bandes de jeunes", ni du trafic de drogue qui se déroule au su et au vu de tout le monde et que des déficiences législatives empêchent de sanctionner (gare de Saint-Denis et trafic de crack). Tout cela est tabou. Ou fait l'objet de jugements généraux, idéologiques. Tous les enseignants n'ont pas de décharge syndicale, tous les grands patrons ne se sucrent pas, tous les hauts fonctionnaires n'abusent pas de leur situation, nombre d'assurés sociaux sont intègres. Comme on ne sait ni nuancer ses jugements, ni conduire des analyses serrées et collecter des faits avérés, on reste dans les vagues folles des l'idéologie. On condamne en bloc, qui à droite, qui à gauche. Stupide. Vain. Inefficace.
Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.
Savez-vous qui a dit cela ? JAURES.
Il serait tellement beau et bon que ceux qui s'en réclament, à gauche comme à droite, mettent en pratique cette belle maxime qui a valu à son auteur d'être assassiné le 31 juillet 1914. Ce crime était annonciateur d'un siècle de fer. JAURES voulait la paix et pensait entraîner ses amis socialistes allemands sur cette voix. Ils lui firent défaut. Il cherchait la vérité. Il la disait quand il lui semblait l'avoir trouvée. On connaît la suite.
PS. Je m'absente jusqu'à lundi 21