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lundi 8 janvier 2018

08 janvier 2018. Nouvelle de la Dissidence. L'air devient-il irrespirable ?

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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Nous continuons la lecture de Simone WEIL. L’ouvrage dont le présent extrait est tiré, date de 1934. Simone WEIL, alors, a des sympathies évidentes pour les ouvriers exploités dans les usines. Elle sait faire la part des choses dans l’œuvre de MARX, en voit les limites et l’intérêt. Et elle constate que l’URSS a échoué.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les technocrates américains ont tracé un tableau enchanteur d'une société où, le marché étant supprimé, les techniciens se trouveraient tout-puissants, et useraient de leur puissance de manière à donner à tous le plus de loisir et de bien-être possible. Cette conception rappelle, par son caractère utopique, celle du despotisme éclairé chère à nos pères. Toute puissance exclusive et non contrôlée devient oppressive aux mains de ceux qui en détiennent le monopole. Et dès à présent l'on voit fort bien comment se dessine, à l'intérieur même du système capitaliste, l'action oppressive de cette couche sociale nouvelle. Sur le terrain de la production, la bureaucratie, mécanique irresponsable, engendre, comme l'a noté Laurat à propos de l'U.R.S.S., d'une part un parasitisme sans limites, d'autre part une anarchie qui, en dépit de tous les « plans », équivaut pour le moins à l'anarchie causée par la concurrence capitaliste. Quant aux rapports entre la production et la consommation, il serait vain d'espérer qu'une caste bureaucratique, qu'elle soit russe ou américaine, les rétablisse en subordonnant la première à la seconde. Tout groupe humain qui exerce une puissance l'exerce, non pas de manière à rendre heureux ceux qui y sont soumis, mais de manière à accroître cette puissance ; c'est là une question de vie ou de mort pour n'importe quelle domination."
In
Simone WEIL.
Oppression et Liberté.
Editions Gallimard, Paris, 1955. Collection Espoir
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2. COMMENTAIRES.
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Je me demande comment notre chère Simone réagirait aux initiatives d’une caste de plus en plus arrogante, irresponsable, avide de pouvoir et d’argent ? Que dirait-elle, que ferait-elle pour lutter contre les contraintes que ces gens ne cessent d’inventer pour affermir leur pouvoir, en flattant d’une part une clientèle subordonnée de fonctionnaires aux ordres, et d’autre part en créant des instances de contrôle de toute activité humaine. L’initiative de monsieur MACRON en matière de sanction des « fausses nouvelles » (c’est-à-dire de celles qui ne plaisent pas au Prince) suppose la création d’un organisme de contrôle des réseaux sociaux, comme il existe déjà des plumitifs qui passent leur temps à traquer le « délit d’entrave numérique à l’avortement ». Contrôleurs du travail, contrôleurs des impôts, CSA, etc.
Bien entendu qu’il est nécessaire d’exercer des contrôles. Nul n’en peut douter. Mais plutôt que de confier ces contrôles à un corps de fonctionnaires aux ordres, ne serait-il pas plus démocratique de le confier à des instances constituées à la fois de magistrats et de citoyens élus ?
Voyez-vous, tant que les hauts fonctionnaires de BERCY fixeront eux-mêmes le niveau de leur rémunération dont une partie échappe à l’impôt, tout en faisant la chasse aux délinquants fiscaux, il y a peu de chance que nous trouvions respirable l’air policier qu’on nous fait respirer.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE MAIS INSTRUCTIVE.
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Démission fracassante et interrogation.

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Les gros mensonges par omission de la presse aux ordres !

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Irresponsable administration ?

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Vive la liberté ! Non aux lois liberticides !




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Et c’est cet homme sanguinaire que la Bobote met à l’honneur à Paris !


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Sagesse africaine ! 

Un spécialiste de l’Afrique analyse la position des Africains sur les soi-disant « Lumières » et le « contrat social ».


vendredi 2 juillet 2010

A l'intention des tentés...

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Le premier Empereur QIN SHIHUANGDI, fondateur de l'éphémère dynastie des QIN, cet Empereur qui fit édifier pour lui une tombe somptueuse gardée par des milliers de soldats grandeur nature en terre cuite, fut un véritable tyran. Pour unifier l'Empire, il n'hésita pas à combattre impitoyablement les Lettrés confucéens (on raconte qu'il en fit enterrer vivants plus de 400 !), ordonna de brûler tous les Livres, autres que de médecine, d'agriculture et de technique, et s'entoura, pour gouverner, de conseillers de l'école des Légistes. Ces derniers prirent des mesures exclusivement fondées sur la répression, le châtiment et la récompense, et le contrôle. Quiconque, par exemple, était pris en possession d'un des Classiques confucéens, était mis à mort.
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De tout temps, les détenteurs du pouvoir ont eu à coeur d'étendre leur puissance par le moyen des Lois et des Règlements. Nos actuels régimes n'échappent pas à la tendance : contrôles, fiscaux, contrôles de la vitesse, contrôle du travail (inspecteurs du travail), contrôle douanier, contrôle de toutes sortes d'activités (inspecteurs de la répression des fraudes), contrôle des activités de téléchargement d'oeuvres protégées, etc. Il n'est pas question de nier que certains de ces contrôles soient nécessaires. Il est tout à fait possible de s'interroger sur leurs modalités et sur l'état d'esprit dans lequel les fonctionnaires chargés de les opérer agissent.
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LANZA del VASTO (j'en ai déjà tellement parlé !) dans cet ouvrage décapant (je l'ai si souvent cité), Les quatre fléaux, dit ceci à propos des contrôles.
"D'aucuns pensent que par un contrôle sévère et complet, on peut coordonner l'économie, supprimer les abus. De fait, le Régime Libéral peut guérir de sa fièvre en mourant. On peut écraser l'actif, inventif, astucieux Commerçant sous le poids du Fonctionnaire inerte, inepte et soucieux de conserver sa place : préférer au parasite sautillant, du type de la puce, le parasite planté à même la chair, de l'espèce de la tique. C'est alors que le permis, la patente, le certificat, le ticket, la fiche, le timbre, le visa, la montagne des papiers, barrent tous les chemins et bouchent l'horizon. C'est alors que petits et grands, à la queue, vont mendier, à la grille des guichets, la permission de vivre. C'est alors que les bateaux s'encroûtent dans les ports, que les stocks pourrissent dans les gares, que le gâchis public remplace tous les excès passés du profit personnel et l'incurie des bureaux l'injustice des tyrans."
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Je me demande (a) si ce n'est pas cette société-là que les hommes politiques, de droite comme de gauche, nous préparent, au nom de l'utopie de l'égalité ; (b) si nous ne préférons pas la servitude du confort administré à la liberté de vivre en assumant les risques de la vie ; (c) si nous arriverons un jour à sortir de ce faux dilemme : liberté ou égalité.
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En matière de contrôle, je crois que le socialisme a une longueur d'avance sur le soi-disant libéralisme. Rien n'indique cependant que celui-ci ne rattrapera pas celui-là. La tyrannie réglementaire des bureaucrates de BRUXELLES met effectivement de l'ordre dans ce décalage des distances. Comment ne pas évoquer de nouveau Joseph de MAISTRE : "Étant données la population, les moeurs, la religion, la situation géographique, les relations politiques, les richesses et les bonnes et les mauvaises qualités d'une certaine nation, trouver les lois QUI LUI CONVIENNENT." Ces messieurs de BRUXELLES concoctent leurs potions pour un Européen idéal, un Européen qui n'existe pas. Et de cela, moi je ne veux pas, car je suis Français.
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Alors, à l'intention des tentés par la réglementation, le contrôle, l'encadrement de la société, à la manière du totalitaire PLATON (voir mon billet "J'aime pas PLATON"), je suggère la lecture des Quatre Fléaux de LANZA del VASTO, né Prince LANZA di TRABIA, qui n'a point dédaigné travailler de ses mains, cultiver la terre, élever des moutons, jeûner, vivre pauvrement, mais toujours dans les cimes de la pensée (pas des idées !), d'une pensée nourrie de méditation, de prière, de bienveillance. S'ils ont du temps, et s'ils en trouvent les l'oeuvres, ils liront avec profit les Considérations sur la France du Comte Joseph de MAISTRE.
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mercredi 24 décembre 2008

Le temps comme il va

La télévision est un excellent révélateur de l'esprit du temps. Hier soir, nous avons entendu au journal télévisé que monsieur Daniel GUICHARD, un chanteur, a protesté contre l'intervention de la gendarmerie aux portes de l'établissement fréquenté par sa fille ; un établissement du midi de la France : il s'agissait de contrôler que les collégiens ne transportaient pas de drogue dans leur cartable ou sur eux. Ils ont donc été alignés contre le mur ; on leur a demandé de déposer leurs affaires par terre, et des chiens spécialement dressés pour détecter la drogue ont été chargé de vérifier qu'elles n'en contenaient pas. Le proviseur était prévenu de l'opération ; celle-ci s'est déroulée selon les procédures en vigueur. Il n'y a pas eu de violences, d'injures ou de menaces (ce serait mal connaître la gendarmerie qui, en France, reste un bastion de la courtoisie militaire). Non ! Rien de tout cela ! Mais monsieur GUICHARD s'indigne. Comment, faire ça à ma fille ? En vérité, il n'utilise pas ces mots. Mais si sa fille n'avait pas été impliquée dans la vérification, il n'aurait sans doute pas réagi. Je n'ai pas gardé en tête les statistiques, mais je crois me souvenir qu'un lycéen sur deux, en classe de première, confesse avoir déjà goûté au moins une fois au cannabis. Pour des raisons que je n'ai pas à dévoiler ici, tenu que je suis par le secret professionnel, je puis vous confirmer que l'usage de la drogue, douce ou dure, est très répandu dans la jeunesse et qu'elle y fait des ravages. Monsieur GUICHARD le sait-il ? Peut-il comprendre que l'on cherche à protéger la jeunesse, quitte à faire peur à sa fille ? Il aurait dû, ce soir là, regarder, toujours au journal télévisé, le court reportage consacré aux îles Maldives. Dans ce pays à 100 % musulman, un enfant de moins de 15 ans sur 5 est déjà dépendant de l'héroïne. Il fallait voir ce jeune au visage émacié, mains tremblantes, yeux mangés par la fièvre, se préparer une dose devant la caméra (à mon avis indiscrète et inutilement voyeuse). La drogue vient d'Afghanistan, produites et exportées clandestinement par des filières dépendantes des taliban (pas de s à taliban qui est déjà un pluriel de taleb). Il fallait à monsieur GUICHARD du recul et de l'information pour adapter sa réaction à la réalité du monde. Il lui fallait dépasser l'horizon nombrilique de sa famille et considérer que le rôle du politique est de protéger la société de ce qui risque de la détruire. Le procédé de la gendarmerie est expéditif ? Comment faire autrement ? S'il a des idées, monsieur GUICHARD, qu'il les dise. Pour l'instant, c'est un contrôle qui révèle une certaine efficacité.