Affichage des articles dont le libellé est Magazine Limite. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Magazine Limite. Afficher tous les articles

lundi 5 octobre 2015

05 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Souriez, vous êtes fliqués !

-
Lisez bien tout et notamment l'histoire des semences et de leur catalogue et ne dites plus que vous ne saviez pas,

Car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
-
1. La citation du jour.
-
La citation du jour est empruntée à l'éditorial du numéro 1 de la revue (excellente !) Limite. J'espère que madame SAUVAGET, après avoir pondu son article ridicule et venimeux dans Libération aura eu la probité de consulter ce numéro de lancement après l'avoir dénigré.

"[...]. Ces routes sinueuses qui échappaient à la vigilance du Prince, voici que l'ère technocratique les a transformés en autoroutes rectilignes sous vidéosurveillance. Souriez, vous êtes fliqués !

Publicité, législation, accords internationaux: votre émancipation devient affaire d'Etat. Jouissez, on s'occupe du reste. Et que ça file droit ! [...]."

Je vous invite à acheter ce numéro, dont la première édition (3500 exemplaires) s'est arrachée ce qui a conduit l'éditeur a en faire une seconde (merci à madame SAUVAGET qui sans le vouloir et par ses excès a fait une publicité inespérée à cette revue.)  Voyez-vous, l’écologie n’est pas le monopole de la « gôôôche », ni celle de la « drouate ». Et tant pis pour EELV. La véritable écologie est le fruit d'une pensée qui s'incarne ensuite en des actions et elle est fondée avant tout sur la tempérance, ce que notre très cher Pierre RABHI a excellemment dit dans ses divers ouvrages.
-
2. Commentaires.
-
L’exemple du catalogue des semences autorisées illustre à la caricature la tendance du Prince et de l’Etat à vouloir tout diriger. Vous voyez où une telle  attitude conduit : à la catastrophe. Que l’Etat se mêle de ce qui le regarde. Qu’il sanctionne si nécessaire les abus des particuliers, des sociétés et des groupes dans la mesure où ils ont fait sciemment du tort à autrui. Et le tort ou dommage consiste à ne pas reconnaître le droit, lequel est donné par/ et inscrit dans/ la NATURE, et non pas dans le cerveau des énarques. C’est du reste la grandeur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme que d’avoir établi ce droit et ces droits. Lisez donc plutôt ce qui se trafique du côté des semences et de la mafia des semenciers industriuels ! (Article publié le 3 octobre 2015 sur le remarquable site Aleteia).

"Pour qu’une graine de blé puisse être vendue à un paysan, qui la sèmera, et en fera notre pain quotidien, il faut que la graine appartienne au « catalogue officiel ». C’est la loi, en France et en Europe. Le catalogue semble bien fourni avec 30 000 semences ouvertes au commerce. Mais malgré cette apparente abondance, la biodiversité agricole tend à diminuer dramatiquement, comme le révèle la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, créée en 2008 après le Grenelle de l’environnement. Elle édite un rapport consacré au blé tendre, qui démontre que sa diversité génétique s’est considérablement érodée.

« Perte d’agrodiversité », c’est grave docteur ?
La mise en fonction du « catalogue » a rendu caduc le travail de sélection traditionnel, empirique et intuitif, réalisé par les agriculteurs eux-mêmes. Il a tout rationalisé. Établi dans les années 60, il a accompagné une hausse de la production des blés, mais aussi une diminution du nombre d’espèces cultivées. De plus, pendant que le nombre de variétés de plantes cultivées diminuait, la diversité génétique au sein des variétés s’érodait également.
Les méthodes de reproduction et de sélections tendent à faire des semences clonées. C’est très pratique pour l’industrialisation de l’agriculture : quand les individus font la même taille, il est plus facile de les récolter, par exemple. Mais cela aggrave dramatiquement les épidémies, à savoir qu’en présence d’une maladie ou d’un parasite tous les individus réagiront de la même façon. Si un individu ne résiste pas à un élément pathogène, tous ses congénères auront la même faiblesse. La maladie, ou le parasite, se développera à la vitesse d’un virus exploitant une faille informatique ! Il faudra donc pallier la faiblesse de ces plantes, par un emploi massif d’agents phytosanitaires peu ragoûtants.

Graines de résistance
Plusieurs entités comme Kokopelli ou le Réseau semences paysannes perpétuent la tradition de la culture ancienne, flirtant parfois avec la légalité. C’est ainsi que l’entreprise semencière Kokopelli a été condamnée à une amende de 17 000 € en 2008, comme nous l’explique son avocate, Blanche MAGARINOS-REY. « Cette condamnation a fait les gros titres des journaux, et le ministre de l’Ecologie de l’époque, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, avait émis l’idée de ne pas demander le recouvrement de l’amende », se souvient Me MAGARINOS-REY.
Pourtant, une partie de l’activité de Kokopelli était belle et bien illégale, puisque l’entreprise commercialisait des semences non inscrites au catalogue. Mais cette décision de justice fit les gros titres des journaux. L’administration française dut donc choisir entre appliquer une loi impopulaire ou reconnaître qu’elle n’était pas adaptée et remettre en cause tout le système du catalogue. Pris devant cette alternative, un fonctionnaire semble avoir trouvé un biais ingénieux. En fin de compte, la demande de recouvrement de l’amende est bien parvenue à Kokopelli, mais avec trois mois de retard sur le délai légal de quatre ans. Kokopelli était condamnée, mais ne payait pas l’amende, donc pas de vague… Mais le problème de la législation et du « catalogue » restait entier !

Un calibrage obligatoire
En effet, comme nous l’explique Me MAGARINOS-REY, ce n’est pas par mauvaise volonté que Kokopelli n’inscrit pas au catalogue officiel la plupart des graines de semences « anciennes » qu’elle commercialise. Ces graines ne sont simplement pas adaptées à son règlement. Les graines brevetées dans le catalogue doivent présenter une certaine homogénéité génétique, incompatibles avec les graines anciennes qui ont parmi leurs caractéristiques une bien plus grande diversité !
Plus grave, dans le cas des grandes cultures comme la betterave, le maïs ou le blé, une nouvelle semence à inscrire au catalogue doit impérativement présenter des rendements supérieurs aux espèces existantes. On comprend, dans ces conditions que les graines anciennes aient des difficultés à obtenir le sésame. Et ce processus d’encadrement systématique participe activement à la perte de l’agrodiversité, tout en imposant une certaine vision de l’agriculture. Une vision dénoncée par Nicolas SUPIOT, grand défenseur des espèces de blés anciennes (Aleteia). Il voyait devant les pratiques de l’agroindustrie « un effroi devant la complexité et la beauté de la Création. […] On tente de la simplifier, de la réduire à notre échelle, mais en faisant cela on l’anéantit »."

Et dire que les médias vont nous bassiner avec la COP21 et les coups d'encensoir destinés à monsieur HOLLANDE ! Ils ne parlent guère du catalogue des semences, les médias. Et tant pis si nous perdons des espèces et variétés sélectionnées depuis des siècles par la sagesse, la curiosité et la patience des agriculteurs. L'important, c'est la prétendue responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique, beau prétexte pour nous obliger à truffer nos campagnes de ces horribles et bruyantes éoliennes ou nos toits avec des panneaux solaires ! Il faut bien faire vivre Veolia, non ?
-
3. Informations diverses.

-
A TOULON pour nos frères d'Orient (via le Salon beige).



mardi 8 septembre 2015

08 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Comment fonctionnent les imbéciles bernanosiens du type Sauvaget. Premier billet de ce jour

-
J'ose vous dire, madame SAUVAGET, ceci : vous n'êtes ni dans l'ignorance ni dans la lâcheté !

Vous êtes dans le mensonge et le déni.
-
Je vous écrivais hier une lettre ouverte, madame Bernadette SAUVAGET, en raison de l'article que vous avez pondu dans le "journal" Libération, à propos du lancement du magazine Limite.
Vous y attaquiez, à la manière des vôtres, de manière connotée et tordue, Eugénie BASTIE, présentée comme ultraconservatrice etc. (voir ci-dessous l'analyse sémantique du poulet sauvage !). Vous prétendiez qu'il y avait là un ou deux prêtres de la communauté Saint-Martin présentée comme très conservatrice.
J'ai deux questions et quelques réponses :

Etiez-vous présente à  cette soirée ?
Y avait-il un ou deux prêtres de la communauté Saint-Martin ? (qui n'est pas conservatrice comme vous le sous-entendez au motif qu'elle défend la morale sexuelle et conjugale, la vie à venir, la vie qui peu à peu s'éteint).

J'ai eu hier un échange avec Christine, la grand-mère d'Eugénie BASTIE. Il n'y avait aucun prêtre de la communauté Saint-Martin au lancement de Limite. Vous dites là un mensonge, ou une insinuation, ou une approximation qui n'honore pas votre sens de la précision.

Voyez-vous, madame, j'ai largement passé l'âge de me faire marcher sur les pieds par des imbéciles (bernanosiens) de votre espèce. Et j'entends bien ne pas laisser passer sans réagir des articles du genre des vôtres. Je vais montrer à mes lecteurs comment il vous eut été possible, sans renier vos opinions, de présenter les choses, autrement qu'en amalgamant, en insinuant, en mentant, et en approximant.
Pour mes lecteurs, je redonne ci-dessous des extraits de votre production. Je marque en rouge les mots connotés ou porteurs d'un jugement de valeur et pour terminer, je montrerai brièvement à mes lecteurs comment un article honnête aurait dû être rédigé.

"[...] Car c’est sous la bannière de l’écologie intégrale que la jeune garde ultraconservatrice du catholicisme français part au combat. En vomissant tous les libéralismes, économiques ou sociétaux, prônant la décroissance et rêvant d’un monde avec Dieu. Eux se voient en révolutionnaires«Nous sommes en rupture avec la droite catholique libérale», clame Paul Piccarreta, le directeur de la revue.
[...] Un peu en sommeil ces temps-ci, la Manif pour tous a donc fait des petits. Des enfants qui se revendiquent d’inquiétante généalogie. Comme Eugénie Bastié, journaliste web au Figaro, l’une des égéries du nouveau (et jeune) ultraconservatisme catholique et rédactrice en chef politique à Limite. Parmi les références de la revue, elle place, dit-elle, une «certaine Action française». Sans être suspecte d’antisémitisme (elle est proche d’Elisabeth Lévy de Causeur), Eugénie Bastié n’hésite pas non plus à dire que«Mgr Rey est quelqu’un d’intéressant». L’évêque de Fréjus-Toulon avec qui, en mai, la journaliste a effectué un voyage à Rome, a rompu récemment les digues en invitant Marion Maréchal Le Pen à l’université d’été organisé par son diocèse.
A la soirée de lancement de Limite, on croise aussi quelques vieux royalistes, l’attachée de presse d’Eric Zemmour (pourtant vilipendé dans la revue pour son ultralibéralisme), un ou deux prêtres de la très conservatrice (et de plus en plus influente en France) communauté Saint-Martin."

Pourquoi bannière ? N'eût-il pas été plus neutre et plus factuel dans ce que vous présentez comme un exposé des faits, de dire : "c'est en se réclamant de l'écologie intégrale". Vous mettez ce mot (qui rappelle le Moyen-âge ou les processions) pour justifier ensuite l'usage des deux expressions : jeune garde conservatrice et part au combat. Il s'agit pour vous de présenter ces jeunes gens - qui, malheureusement pour vous ne font pas partie du Mouvement des Jeunes Socialistes - comme des combattants, des guerriers, c'est-à-dire des ennemis qu'il faut combattre. C'est une première infamie, une marque insigne de malveillance.
Ces jeunes rêvent d'un monde avec Dieu dites-vous (après avoir vomi le libéralisme ! Quel joli mot ! Comme il évoque bien ces manifestations d'intolérance stomacale) ? Qu'en savez-vous ? Vous les avez interrogés ? Vous avez lu le premier numéro de la revue ? Ils sont autrement informés que vous en matière de théologie, et ils savent que le Royaume de Jésus n'est pas de ce monde. En vérité, il s'agit pour vous de disqualifier toute approche chrétienne de la vie politique. Vous vous réservez ce privilège, comme "journaliste" (!!!) dispensateur de la bonne parole, de la parole morale. Seuls, vous et vos amis, auraient donc le droit de dire le bien et le mal en politique ainsi que le vrai et le faux ? Existerait-il un Vatican socialiste dans vos locaux ? Notez-le, je pose ici des questions. Je n'affirme rien. Je vous interroge.
La Manif Pour Tous a fait des petits ! La voilà donc la raison profonde de cette bile déversée abondamment sur le magazine Limite. C'est que Les membres de La Manif Pour Tous, madame, font des petits sans avoir recours à la GPA ou à la PMA. Ils les font en utilisant la très agréable et gratifiante méthode de l'union sexuelle d'un homme et d'une femme, ce qui est à l'évidence très condamnable pour vous. Leurs enfants ont reçu un héritage qu'ils entendent conserver et transmettre. Bref, il y aurait une inquiétante généalogie : outre les enfants-jeunes gens précités, des vieux royalistes, car un royaliste ne saurait être que vieux, La Manif Pour Tous déjà nommée, l'attaché de presse - horresco referens - d'Eric Zemmour, les amis de Mgr REY qui a rompu les digues en invitant Marion MARECHAL-LE PEN à la Sainte-Baume (mais aussi Hervé MARITON, un représentant de Sens Commun et un homme politique classé comme DVG [divers gauche]). Quel salmigondis ! Que d'amalgames ! Quant aux prêtres de la très conservatrice communauté Saint-Martin, ils n'existent que dans vos fantasmes ou dans votre source d'information, et de plus cette communauté n'est pas conservatrice.
Bref, vous n'êtes pas allée à ce lancement, ou alors vous portiez des lunettes roses. Et il me semble qu'en matière de digue, vous avez rompu celle du ridicule.

Vous auriez dû diviser votre article en trois parties ce qui vous aurait permis de faire preuve d'honnêteté et non de partialité.

(a) Les faits : dates, lieux, noms des participants, raisons de la rencontre.
(b) Opinions et objectifs du mouvement limite ; son origine dans une certaine forme de catholicisme qui, ma foi, s'accorde assez bien avec ce que dit JESUS et son vicaire sur la terre.
(c) Les raisons pour lesquelles vous êtes en désaccord avec cette vision.

Rien de tout cela? Une accumulation de jugements de valeur qui ne reposent que sur votre idéologie. Si vous aviez écouté hier soir Mgr REY au JT de TF1, vous auriez pu l'entendre dire comment il compte mettre à la disposition des réfugiés syriens les locaux vacants ou assez peu occupés de son diocèse. J'ajoute que lui, il a été en SYRIE, ce qui ne semble pas être votre cas. Mais c'est un évêque, et à ce titre, comme tant d'autres, sa parole ne mérite pas que vous tendiez l'oreille. Il faudrait en effet que ce soit l'oreille droite qui, chez vous, me semble passablement ensablée.

Votre généalogie, madame, est autrement sanglante ; elle trouve son origine dans le totalitarisme sanguinaire d'un ROBESPIERRE, dans le narcissisme pervers d'un BONAPARTE (qui a tout de même fait deux millions de morts dans la jeunesse française - il est vrai que d'après lui, quelques nuits à PARIS répareraient les pertes), l'arrogante idéologie colonialiste et anticléricale de Jules FERRY, sans compter la haine que des Paul BERT, Georges CLEMENCEAU, Ferdinand BUISSON, Abel HOVELACQUE, etc. portaient à l'Eglise et aux chrétiens. JAURES doit être mis un peu à part. Faut-il vous la rappeler votre généalogie ? Je vous reconnais le droit de la revendiquer, mais pas celui de la dissimuler. De grâce, laissez-nous celui de vénérer d'autres ancêtres : sans parler de Jeanne d'ARC, on peut, nous, revendiquer Frédéric OZANAM, soeur EMMANUELLE, mère TERESA et tant d'autres qui secrètement visitent aujourd'hui les malades, les prisonniers, les SDF. J'en connais beaucoup, y compris parmi ceux que vous vous croyez obligée de nommer dans votre article..

Allez ! TALLEYRAND disait que tout ce qui est excessif est nul. J'espère ne pas avoir été dans l'excès, mais dans la démonstration d'une méthode de pensée indigne d'une honnête femme. C'est que, madame, vous rentrez très exactement dans la définition remarquable que BERNANOS donne des imbéciles (en général des intellectuels!).

Je vous prie d'agréer, madame, l'expression de mes hommages de plus en plus navrés, mais néanmoins respectueux.

Philippe POINDRON