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lundi 18 juin 2018

Lundi 18 juin 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Luxure libre à tous les étages !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. CHESTERTON A ENCORE FRAPPÉ.
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"Si ceux que l’on appelle libres-penseurs sont des sentimentalistes, les partisans d’un soi-disant amour libre le sont encore plus ouvertement et plus clairement. Nous pouvons toujours prouver le sentimentalisme de telles personnes de par leur faiblesse pour l’euphémisme. Les expressions qu’ils utilisent sont toujours édulcorées et adaptées pour plaire aux journalistes. Ils parlent d’amour libre quand ils veulent dire une chose très différente, mieux définie par les termes de luxure libre. Mais étant des sentimentalistes, ils se font un devoir de minauder et roucouler sur le mot « amour ». Ils parlent avec insistance du contrôle des naissances, alors qu’ils veulent dire moins de naissances et pas de contrôle. Nous pourrions les tailler en pièces si nous pouvions être aussi indécents dans notre langage qu’ils sont immoraux dans leurs conclusions."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. Chapitre 6. Orthodoxie obstinée, page 85.
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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2. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je dois dire que l’analyse de notre cher Gilbert Keith est époustouflante de justesse : luxure libre, moins de naissances et pas de contrôle en effet. Oui, luxure libre à tous les étages. C’est bien ce que ce monde en train de mourir réclame à grands cris, c’est bien ce que les hommes politiques s’apprêtent à leur accorder. Comme le disait un journaliste, s’appuyant sur le discours de MALRAUX lors du transfert des cendres de Jean MOULIN au Panthéon, des centaines de milliers de voix accompagneront le transfert des cendres de Simone VEIL dans ce temple hideux du paganisme républicain : « Entre ici Simone VEIL avec ton terrible cortège, celui des enfants qui par ta loi n’ont pas vu le jour, et dont les âmes angéliques prient devant la Face pour le salut de ton âme ». N’oublions jamais que Simone VEIL a dit que si les évêques français s’étaient opposés à sa loi, elle ne l’aurait jamais déposée. J’ai de très bonnes raisons de penser – mais je ne puis les révéler sans trahir un secret – que l’accueil d’un enfant, eût-il été conçu dans des conditions peu orthodoxes, est une bonne nouvelle pour les parents qui ont pris la décision de laisser leur bébé voir le jour. Comprenez bien ceci : je ne porte aucune condamnation morale sur la personne de madame VEIL, admirable à bien des égards, mais j’exige de garder ma liberté de jugement : sa loi est exécrable et nous en paierons le prix, si nous ne l’avons déjà payé par le terrible déséquilibre démographique qui est en train de s’installer dans notre patrie.
Une très récente et douloureuse expérience m’a hélas convaincu que l’esprit du monde a pourri l’âme d’une partie de la jeunesse tandis que l’esprit de Dieu a transporté celle de l’autre partie dans ces monastères invisibles où l’on vit le pari bénédictin de l’obéissance à la loi naturelle, de l’observance des préceptes de bonheur enseignés par Jésus : vous êtes mes amis, dit-il, si vous observez mes commandements. Ils les suivent ! Ils sont les amis du Maître ! Ils sont déjà l'avenir de notre patrie, l'avenir du monde.


mardi 19 février 2008

Toute nue, la vérité sort du puits (bis)

Pas de grands discours aujourd'hui, mais des petites remarques (qui me font du bien) et qui fort opportunément viennent moduler la désinformation distillée par la plupart des média.
Mémoire de la Shoah et écoliers. Simone VEIL s'était élevé avec force contre l'initiative du Président SARKOZY. Elle y voyait "une proposition inimaginable, insoutenable et injuste". J'ai eu l'occasion hier de dire le respect que j'avais pour madame VEIL. Je n'en suis que plus heureux de constater qu'elle accepte de participer à une mission chargée de réfléchir aux modalités d'application de ce projet (information délivrée par la Fondation pour la mémoire de la SHOAH). Cette acceptation est capitale ; elle signifie en effet que des éclaircissements, justes et très certainement nécessaires, ont été donnés à madame VEIL et qu'elle a modifié quelque peu son opinion après avoir reçu et des assurances et ces explications. Le propre des belles intelligences est de faire descendre dans leur coeur ce qui est dans leur tête.
Jérôme KERVIEL et la société générale. Dans son édition d'hier, le Financial Times indique que le FIMAT, filiale de courtage de la Société Générale, aurait ouvert dès septembre dernier, une enquête interne sur monsieur Moussa BAKIR, l'un de ses courtiers, lequel aurait exécuté quatre transactions aux volumes particulièrement importants, des transactions suspectes. Or Monsieur Moussa BAKIR a été entendu comme témoin assisté dans le cadre de l'enquête conduite dans l'affaire KERVIEL. Il a été relâché. Monsieur KERVIEL est en prison. Peut-on croire sérieusement que le cadre de la FIMAT qui a diligenté l'enquête n'a pas averti sa maison mère ? Et cette mise au courant, n'explique-t-elle pas pourquoi ledit monsieur BAKIR a été entendu ? Ils nous prennent pour des crêpes ces grands de la finance de la Soc. Gen. Ils se moquent de nous, font emprisonner celui qu'ils n'ont pas su, pas pu, ou pas voulu contrôler efficacement. Et si le trou est trop grand, on fera comme en Grande Bretagne pour une banque à la dérive : on nationalisera temporairement la Société Générale, les contribuables (comme dans le cas du Crédit Lyonnais) paieront les pots cassés, et monsieur BOUTON aura la Légion d'Honneur (elle se porte en effet à la boutonnière).
Médiatique ou médiatisé : à propos de la descente de police à Villiers-le-Bel. J'aime bien le journal gratuit Métro. Mais que diable, pourquoi titre-t-il Raid médiatique pour parler de l'opération de police à Villiers-le-Bel ? En quoi cette opération est-elle médiatique. Si les mots ont un sens en français, et les affixes une admirable précision sémantique, il faut comprendre avec ce terme que cette opération est belle, digne d'être regardée, propre à nourrir les media, telle Adriana KAREMBEU et la Croix-Rouge. Car Adriana est incontestablement médiatique. Or madame ALLIOT-MARIE, ministre de l'Intérieur, tout en se félicitant du résultat de l'opération, déplore avec justesse "que des fuites aient conduit à une médiatisation importante", au risque de compromettre la sécurité des gendarmes, des policiers, des magistrats dit fort à-propos l'UNSA. C'est effectivement le mot médiatisé qu'il fallait utiliser, c'est à dire commenté, illustré, promu, monté en épingle par les media. Une question par conséquent se pose : qui a prévenu la presse, la télévision, les journalistes en mal de copie ? Très franchement, je n'en sais rien. Mais si le ministre désirait la discrétion, il paraît difficile de lui imputer cette divulgation massive, pas plus qu'à ses proches collaborateurs. Ou alors quelqu'un qui voulait faire du zèle ? Ou enfin, et encore, un de ces petits acteurs de l'ombre, pleins de ressentiment, qui ont une ligne directe avec le Canard Enchaîné, et ne songent qu'à nuire à celui qu'ils considèrent comme leur ennemi, et qui a lâché le morceau ?
Sans doute serez-vous intéressé d'apprendre que parmi les personnes arrêtées figure le propre frère de l'un de ces pauvres adolescents morts dans l'accident de moto. Il serait impliqué dans le vol et l'incendie du véhicule du commissaire Jean-Claude ILLY qui a été lynché lors des émeutes. On peut comprendre que l'émotion porte à l'égarement, mais à ce point-là, voilà qui n'est pas acceptable et qui doit être puni, si la chose est avérée.
C'est tout pour aujourd'hui

lundi 18 février 2008

Lynchage médiatique

Quoi que fasse le Président de la République, quoi qu'il suggère, quoi qu'il dise, il se trouvera toujours quelques journalistes, quelques éléphants socialistes perdus dans la savane politique, quelques responsables de syndicats, surtout de syndicats enseignants d'ailleurs, pour le critiquer, le démolir, le ridiculiser, déformer ses propos, faire des procès d'intention. Un des moyens les plus pervers de saper toutes ses initiatives consiste à délivrer sur elles des informations prétendument contradictoires. Il arrive cependant que ces petites tricheries soient tellement visibles qu'elles en deviennent ridicules.
Ainsi du Journal du Dimanche qui publie un dossier sur l'initiative qu'a prise monsieur SARKOZY de confier la mémoire d'un enfant français victime de la Shoah à un écolier de 10 ans. La parole est donnée à Emmmanuelle MIGNON, directrice de Cabinet du Président qui a joué un rôle moteur dans l'élaboration de ce projet et qui bien entendu défend le projet ; elle est donnée indirectement à madame Simone VEIL, et directement à madame Annette WIEVIORKA. Toutes ces personnalités sont éminemment compétentes dans leurs domaines et respectables à bien des titres.
Que retiennent les lecteurs cependant ? Que le projet est défendue par un proche du Président, et que cette approbation par conséquent est partisanne et dépourvue de valeur. L'allusion à madame Simone VEIL qui a été présidente du Comité de Soutien du candidat Nicolas SARKOZY est oblique et terrible, car cette grande figure, issue des rangs de la majorité, condamne (et elle le fait en des termes très sévères) le projet. Elle a eu à subir dans sa chair les horreurs des camps nazis, et je peux comprendre son émotion. Je me garderai bien de condamner ses propos jaillis d'une sensibilité à vif. Quant à l'interview de madame Annette WIEVORKA, connue pour ses opinions de gauche, mais pour laquelle, je le dis d'emblée, je professe le plus grand respect quand elle fait de l'histoire, elle est détaillée, présentée avec des intertitres qui en souligne l'articulation mais en force l'esprit. Je vais revenir sur son contenu. Le JDD ne parle absolument pas de l'approbation inconditionnelle de Serge KLARSFELD à l'initiative du Président.
Madame WIEVORKA est historienne. Tout le monde lui reconnaît une grande compétence dans le champ qui est le sien, l'histoire, et tout particulièrement l'histoire de la deuxième guerre et de la Shoah. Ce qui ne va pas, c'est son incursion dans des domaines qui ne sont pas les siens : quelle est sa compétence en psychologie des enfants (premier paragraphe faussement intitulé "Un cadeau ? Ce terme est insultant"). Pourquoi dit-elle "Il faut bien mal connaître les enfants pour faire une telle proposition, tout à fait indécente" ? Tous les enfants de 10 ans auraient-ils la même psychologie, la même maturité, la même éducation ? Les enseignants seraient-ils incapables d'assurer avec délicatesse la transmission de la mémoire des petites victimes ? Je préfèrerais que madame WIEVORKA utilisât son talent pour combattre la violence à la télévision, la pornographie sur internet, et la publicité en photos que font les ONG des squelettiques enfants du Darfour ou de l'Inde mourant de fin. Maxima pueris reverentia debetur certes, mais dans tous les domaines, et surtout dans ceux que je viens de citer.
Madame WIEVORKA, dans le troisième paragraphe intitulé "Il n'y a pas de risque d'oubli", explique que beaucoup de choses sont faites pour parler de la Shoah aux enfants, "la littérature, les visites des survivants dans les classes, des films autant qu'on en veut" etc. Mais pourquoi ces moyens seraient-ils excellents et mauvais celui de donner à un enfant de 10 ans le soin d'honorer la mémoire d'un enfant sacrifié ? La charge émotionnelle des moyens énumérés par elle est tout aussi forte, sinon plus, notamment dans le cas des films. C'est donc l'initiateur du nouveau moyen qu'elle démolit à travers sa critique, et rien d'autre. L'argument est un argument ad hominem dissimulé dans les plis défraîchis d'un douteux manteau de sagesse.
Madame WIEVORKA, dans le quatrième et dernier paragraphe qui, bigre ! porte le titre de "Dangereux pour la démocratie" (sic) nous joue le couplet du "les enseignants n'aiment pas l'incursion du politique dans leurs classes". Et elle dit ça sans rire ! Mais ils n'arrêtent pas d'en faire de la politique, les enseignants, par leurs grèves, par leurs manifestations, par la teneur même de leurs enseignements. Je sais de quoi je parle, ayant été Vice-Président d'une grande université scientifique française.
"Avec [Nicolas SARKOZY], l'Etat se mêle trop de l'enseignement de l'Histoire." dites-vous, madame. Mais madame, si vous aviez été cohérente sur ce point, vous auriez dû condamner sans appel la loi qu'a voté sur le négationisme un parlement dominé par les socialistes. Cette loi est excellente dans ses intentions, mais désastreuses dans ses effets : elle donne à penser qu'il y a une vérité officielle (je crains qu'en matière d'histoire de France, il n'y en ait une : regardez comment on raconte les guerres de Vendée aux Lycéens ; on se garde bien de leur dire que les armées républicaines du sinistre général TURLOT ont jeté vivants des femmes et des enfants dans des fours brûlants, pour "faire cuire le pain de la République" ; et je vous mets au défi, madame, de me dire que cela n'a pas eu lieu), elle donne à penser, disais-je, qu'il y a une vérité officielle, et elle soustrait à la raison critique l'examen des faits, empêchant ainsi les consciences droites de mesurer l'horreur de ces crimes, et jetant le discrédit sur toutes les condamnations qu'on peut porter sur eux car elle rend leur narration suspecte d'un travail de mythification. Cette loi est insane et elle a fait plus de mal que de bien dans la prévention du retour du racisme. Votre critique aurait eu plus de portée si elle s'était bornée à poser de légitimes questions, au lieu d'asséner des vérités sorties tout droit de votre cerveau, c'est à dire de votre idéologie. Je ne disconviens pas avec vous qu'il faut travailler sur les moyens à utiliser pour alerter les jeunes consciences, mais de là à déverser ce torrent de jugements péremptoires, il y a un pas que je me garderai bien de franchir.