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mardi 15 septembre 2015

15 septembre. Nouvelles de la Résistance. Sagesse taoïste ; folie sociétale ; c...rie bedossique

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La devise, toute sèche !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Il y a, dans le taoïsme, l'idée que la réalité repose sur le couple du yin et du yang, du masculin (yang) et du féminin (yin). Cette structure repose sur le principe ontologique de la réflexion, illustré par le miroir qui reçoit et redonne la lumière. D'où le caractère fondamental de la différence sexuée homme-femme qui, si elle est essentielle pour la diffusion de la vie et sa reproduction, l'est aussi pour l'esprit lui-même. Il s'avère aujourd'hui que ce principe fondamental est remis en cause, certaines associations féministes voyant là un obstacle à la stricte égalité entre hommes et femmes. Tout doit être possible pour tous. [...]."
In
Bertrand VERGELY,
La tentation de l'homme-dieu (page 61).
Le Passeur éditeur, Paris, 2015.
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2. Commentaires.
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Quand on s'obstine à nier l'évidence, que l'on est dans le déni du réel, et que l'on est soutenu par de puissants courants dits de pensée, qui sont en réalité des coalitions d'intérêts, de puissance et d'influence, on aboutit aux folies des lois dites sociétales. Mettre tout le dos de madame TAUBIRA qui n'a fait que suivre les ordres de Normal Ier, est un peu facile. C'est la folie des hommes, leur complète perte de repère philosophique, sans parler des repères dits religieux, qui ne sont que des repères de bon sens, qui aboutit à la complète catastrophe dans laquelle ce gouvernement de rencontre nous a précipité. Nous paierons cher ces erreurs.
Le peuple chinois et ses très antiques écrivains ont une autre perception de la réalité, une perception infiniment plus réaliste, et non idéologique, de ce double principe qui anime toutes choses et tous êtres. Et c'est du reste, ô sublime paradoxe, en se fondant sur la gradation qui existe entre des caractères franchement masculins et des caractères plus féminins, que ce soit chez l'homme ou chez la femme, que nos grands esprits nient la différence. Il y a là quelque chose de profondément incompréhensible ! 
Mais dans notre arrogance occidentale, nous croyons, avec les philosophes des Lumières, que nous avons pensé l'universel, alors que nous n'avons fait que contempler et notre nombril et notre cerveau ! Allez, lisez donc le Zhuangzi dont je citais un extrait il y a deux jours. Vous n'avez pas l'excuse de l'ignorance puisque je vous ai donné les renseignements qui vous permettent de trouver la totalité du texte dans la traduction du Père WIEGER.
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3. Informations diverses.
Guy BEDOS relaxé du chef d'insulte vis-à-vis de Nadine MORANO.

Guy BEDOS est un "humoriste" dont l'humour pèse des tonnes, et dont les plaisanteries ont une finesse d'au moins vingt kilomètres. Il a été relaxé du chef d'insulte publique par un Tribunal de NANCY qui a jugé qu'il n'avait pas dépassé la loi du genre en traitant madame MORANO de "conne".
Je lui retourne le compliment au masculin, en le portant à la puissance 10. Mais bien sûr, comme je suis un humoriste, je ne dépasse pas la loi du genre !
Que des juges puissent ainsi juger, montre bien dans quelle bassesse est tombée une justice en laquelle il est impossible d'avoir confiance. Si les humoristes peuvent traiter les hommes et femmes politiques comme le fait ce pauvre pitre, il ne faut pas s'étonner que l'on n'ait pour certains humoristes comme pour les politiciens que très peu de considération.
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Les "réfugiés" avant les sans domiciles fixes !

Une très belle âme du socialisme boboïsant, madame Marie-Arlette CARLOTTI, Président du Haut Comité pour le Logement des Personnes Dévaforisées avance qu'il est possible de mettre à la disposition des "réfugiés" 77 310 logements sociaux (soixante dix-sept mille trois-cent dix) dépourvus de locataires depuis plus de trois mois.
Bien entendu, comme ces "réfugiés" n'ont aucune ressource, la prise en charge de leurs besoins de base (chauffage, eau, électricité) sera assurée par les offices HLM.
Ainsi, nous n'arrivons pas à loger des familles entières, au motif qu'elles n'ont pas les ressources pour payer le loyer de ces appartements, nous avons 80 000 SdF, mais il n'est pas venu à l'idée de madame CARLOTTI qu'elle aurait pu faire cette proposition, à frais identiques, pour ses compatriotes. On marche sur la tête.
je pense que ça va péter ! Et ce sera bien fait pour ce gouvernement d'imbéciles bernanosiens, bourrés de diplômes prestigieux, mais dont aucun (sauf monsieur CAZENEUVE) n'a travaillé en entreprise.
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Des photos que l'on ne vous montre pas.





Cette petite fille chrétienne a été décapitée à MOSSOUL. 





samedi 23 mai 2009

Un grand livre, une philosophe prophétique

Je vous ai déjà parlé de ce livre de Simone WEIL, Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. C'est, de mon point de vue, un très grand livre que tout homme politique qui pense, au lieu de chercher à conquérir le pouvoir, doit lire, relire et méditer.
Le chapitre intitulé Esquisse de la vie sociale contemporaine est une analyse éblouissante, et prophétique. Le livre a été écrit en 1934, et déjà Simone WEIL voyait où nous mènerait la complication extraordinaire de notre organisation sociale, son opacité, son incapacité à penser, et à organiser quoi que ce soit, son côté arbitraire et aveugle, son caractère oppressif progressivement et inéluctablement croissant. Je vous invite, toute affaire cessante, à acheter ce livre que vous trouverez pour un prix modique à la Librairie La Procure, Rue de Mézières, près de Saint-Sulpice.
Pour aujourd'hui - car je reviendrai sur cette oeuvre achevée que je ne cesse de lire et relire - voici un petit extrait du premier paragraphe de l'Esquisse.
Jamais l'individu n'a été aussi complètement livré à une collectivité aveugle, et jamais les hommes n'ont été plus incapables non seulement de soumettre leurs actions à leurs pensées, mais même de penser. Les termes d'oppresseurs et d'opprimés, la notion de classe, tout cela est bien près de perdre toute signification, tant sont évidentes l'impuissance et l'angoisse de tous les hommes devant la machine sociale, devenue une machine à briser les coeurs, à écraser les esprits, une machine à fabriquer de l'inconscience, de la sottise, de la corruption, de la veulerie, et surtout du vertige. La cause de ce douloureux état de choses est bien claire. Nous vivons dans un monde où rien n'est à la mesure de l'homme ; il y a une disproportion monstrueuse entre le corps de l'homme, l'esprit de l'homme et les choses qui constituent actuellement les éléments de la vie humaine ; tout est déséquilibre. Il n'existe pas de catégorie, de groupe ou de classe d'homme qui échappe tout à fait à ce déséquilibre dévorant, à l'exception peut-être de quelques îlots de vie plus primitive ; et les jeunes qui y ont grandi, qui y grandissent, reflètent plus que les autres à l'intérieur d'eux-mêmes le chaos qui les entoure.
Quand on pense que ce texte a été écrit en 1934, on demeure subjugué par la prescience de Simone WEIL. Et notamment pour ce qui concerne les jeunes. On est stupéfait d'entendre ses propos sur la sottise, que l'on voit proliférer dans les médias, spécialement à la télévision, sur la corruption qui ronge nos sociétés, aussi bien prétendument démocratiques et policées, que tyranniques ou autocratiques, sur la veulerie, nous qui laissons des centaines de milliers d'êtres humains, des millions, aux mains des tyrans ou des bandits, les abandonnant à un sort que nous ne voulons pas connaître.
Je reviendrai là-dessus. Je ne veux pas laisser Eugénie sur l'impression que l'avenir est bouché. Il ne l'est pas. Mais, et Simone WEIL le dit, il nous faut attendre l'écroulement d'un système aveugle pour réinventer un nouvel art de vivre ensemble. Pour cela il nous faut penser, et il nous faut partir du réel.

lundi 19 mai 2008

Oui, la grenouille est cuite

Deux collégiens des Yvelines, âgés respectivement de 11 et 12 ans, ont été mis en examen pour avoir violé la soeur de l'un d'eux, âgée, elle, de 10 ans. Ils ont en outre filmé la scène sur leur portable et ont fait circuler la vidéo dans leur collège. Il convient aussi de préciser qu'ils sont de familles relativement aisées, qu'ils comptaient regarder un film pornographique en profitant de l'absence des parents. Ils ont du reste reproduit des scènes qu'ils venaient de voir dans ce film ou un film de ce type.
Une source judiciaire estime "qu'il est évident que nous ne faisons pas face à des pervers : il s’agit d’un dérapage de gamins, d’un problème d’éducation dans un milieu pourtant aisé".
Ces informations en disent long sur l'état de notre civilisation. Que des parents achètent, regardent et laissent traîner des films pornographiques est l'indice d'un effroyable aveuglement de leur part. Mal être dans leur sexualité, certes, inconscience de l'esclavage dans lequel ils sont réduits en soutenant cette si belle fonction humaine par ces monstrueuses béquilles virtuelles, encore bien davantage. Que des préadolescents, qui ont largement dépassé l'âge de raison, en viennent à commettre ces actes de barbarie (les communiqués ne donnent pas de détails sur ce point ; ils ont raison. Ils parlent des "bourreaux" et de leur petite victime) indique qu'ils n'ont reçu aucune formation morale, pas la moindre idée de ce qui la fonde et qui peut se résumer, indépendamment de toute connotation religieuse, à l'obligation de ne point faire à autrui ce que l'on ne voudrait pas qu'il nous fasse. Bien plus horrible encore, le frère de la fillette a participé à ce forfait. Et enfin, qu'un juge classe dans "les dérapages de gamins" de tels crimes, montre à l'évidence la démission de ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi dans une perspective de prévention et de pédagogie. Une telle opinion est un jugement a priori : on ne punit pas des "dérapages de gamins", n'est-ce pas ? On peut prévoir qu'il y aura de l'indulgence dans l'air. Pourquoi se gêneraient-ils ces "gamins". Ils ont dérapé. Bien entendu, il ne faut jamais enfermer un être humain dans un acte ou dans une parole. Mais il n'est quand même pas question de lui ôter sa dignité en le dépouillant de la responsabilité de ses actes.
Comment porter remède à une telle décadence ? Il n'y a pas beaucoup de solutions politiques. Il faudrait déjà reconsidérer tout le système économique fou dans lequel nous vivons, qui fait argent de tout, et exploite sans pudeur, sans vergogne, sans regrets, sans honte, ce qu'il y a d'animal en l'homme, condamner fermement les producteurs de films pornographiques, exercer dans ce domaine un strict contrôle d'internet. Car la liberté invoquée par les belles âmes pour ne point là sévir n'est qu'un prétexte pour faire de l'argent, étendre sa puissance, et se déculpabiliser de ses propres turpitudes. Ce n'est pas les turpitudes qui sont honteuses ; ce qui est honteux c'est de ne les point reconnaître, et même de les canoniser.
Ce que nous n'aurions pas accepté il y a quarante ans, nous n'y réagissons même plus. La grenouille, décidément, est cuite. Ceux qui scandalisent les petits, il vaudrait mieux pour eux qu'ils ne fussent jamais nés ! Voilà pourquoi je pense que nous sommes rentrés dans des temps apocalyptiques. Nul ne peut prévoir combien dureront ces temps. Ce qui est certain, c'est que nous y sommes. J'y reviendrai.