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mercredi 21 mars 2018

Mercredi 21 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Cessons de défendre un monde qui s'écroule


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C’est le moment de sortir du sommeil.
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1. UN FAIT.
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"Dans la conclusion d’Après la vertu, Mc INTYRE décrit l’Occident tel qu’il était après que les Barbares eurent renversé l’ordre impérial romain :
"L’événement le plus important de cette période survint lorsque les hommes et les femmes de bonne volonté cessèrent de travailler à ralentir l’écroulement de l’imperium romain et d’identifier la poursuite de la civilité et de la communauté morale avec le maintien de celui-ci. À la place, ils choisirent ― sans toujours être conscients de ce qu’ils faisaient ― construire de nouvelles formes de communauté dans lesquelles pouvaient se maintenir une vie morale. De là, civilité et moralité, pourraient survivre à l’arrivée des âges sombres de la barbarie."
Rod DREHER. Ouvrage cité, Page 43.
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2. UN COMMENTAIRE EN FORME DE QUESTION.
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Faut-il se donner tant de mal pour essayer de sauver ce qui est en train de pourrir ? Les États-Généraux de la Boéthique auxquels on invite les citoyens à participer, (et dont les grands de ce monde feignent d’écouter ce qu’ils disent,) ne sont qu’une ultime tentative de replâtrage d’une façade qui s’écroule et que l’on cherche tant bien que mal à préserver. Bien sûr, il me semble que nous avons le devoir moral de donner notre avis  ; il ne sera pas pris en compte, puisque les jeux sont faits, dans les loges, dans les médias et dans les ministères, sans compter dans les officines qui veulent se faire de l'argent en jouant avec les vie des autres. Nous ne pouvons pas sauver ce qui ne veut pas l’être. Mais nous pouvons, nous, vivre ce qui nous libère véritablement. Il est donc essentiel que se nouent, partout où cela est possible, des relations fraternelles entre chrétiens, de créer des petits groupes priants, d'avoir des attitudes d’ouverture, certes, envers ceux qui ne connaissent pas Jésus, mais un ferme courage pour le leur annoncer, et un refus systématique de regarder des émissions de propagandes télévisées ou cinématographiques, d’acheter des journaux et revues, qui sournoisement ou ouvertement font l’apologie du mal en l’appelant bien et ridiculisent le bien en l’appelant mal : avortement, euthanasie, mariage homosexuel, PMA, GPA, sont les formes modernes de ces prétendues avancées du progrès. Nous ne pouvons pas, en tout cas je ne le peux pas, donner une approbation relativiste à ces initiatives.
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3. UNE PAROLE.
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"A l’heure de l’internet, de l’intelligence artificielle et de la réalité augmentée, y a-t-il encore un sens à penser et construire la Chrétienté de demain ?
Bien évidemment, si la Chrétienté est une « nostalgie en conserve », si elle est faite uniquement d’une relecture (parfois embellie) de l’histoire, nous percevons un hiatus profond entre cette aspiration un peu romantique et notre réalité quotidienne.
Comment sortir du dilemme ?
Il y a urgence à repenser la Chrétienté en revenant aux sources. Ce qui est proprement unique pour nous chrétiens se résume en deux points : d’une part, nous sommes à l’image et à la ressemblance de Dieu selon les termes de la Genèse et, d’autre part, nous sommes profondément aimés et sauvés par le Dieu trinitaire qui nous appelle à Sa Lumière comme nous le résume le Prologue de Saint Jean. Cette vision de l’homme est unique dans l’histoire de l’humanité. Aucune religion ou civilisation n’est partie de ces prémisses extraordinaires. De ce fait, nous sommes en ce monde co-créateurs : nous sommes capables de Dieu. Si nous sommes limités et mortels, nous savons que notre fin est « normalement » en Dieu. C’est précisément cela qui nous rend capables de créer une civilisation harmonieuse qui n’a pas peur des évolutions techniques. [J’ai supprimé à ce point une remarque qui me paraît mal venue…].
Quelle forme les chrétiens pourront-ils donner à la civilisation de demain ?
Nous n’en savons pas grand-chose. Là est le défi et le charme de la création sans déterminisme. Nous avons un moyen premier et sûr d’y parvenir : unir le cœur de l’homme à la Trinité. C’est par ce mouvement que l’homme acquiert sa maturité, remplace la violence par la miséricorde et la recherche de son intérêt personnel par la charité au service du bien commun.
Dans notre civilisation marchande la nouveauté est synonyme de profit et de consommation. L’enjeu du monde actuel est de capter l’imagination des hommes dès leur plus jeune âge, de les rendre esclaves de désirs toujours nouveaux. Les outils de communication entre les hommes se raffinent et gagnent en efficacité. Ne pas laisser un instant de répit à chacun, traquer ses moindres faiblesses pour lui proposer sans cesse une nouvelle consommation, voilà le but. Ce monde-là va au totalitarisme à grand pas. Il confond déjà homme et machine, car l’homme n’a plus de finalité propre. Devenu âgé, l’homme perdra ses vertus de consommateur et deviendra inutile, bon à être supprimé. Cela ne veut pas dire que nous devons rejeter les innovations actuelles, mais nous devons faire nos choix sans moyen terme : voulons-nous être habités par Dieu, libres de créer pour nous élever ? Voulons-nous être habités par la consommation, asservis par nos pulsions ? Si nous voulons être habités par Dieu parce qu’Il est notre fin et qu’Il nous rend dignes de créer cette civilisation chrétienne, nous devons choisir une certaine radicalité."
Interview donnée sur le site
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4. LIENS UTILES.
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Voilà des jeunes qui n’ont pas peur de chanter les louanges de Dieu !

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Le Saint-Esprit à l’œuvre.

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Et le relativisme diabolique aussi !


Pourquoi le combat ? Pourquoi ce titre ?

mardi 20 mars 2018

Mardi 20 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Ni la foi, ni la raison, mais le règne de l'émotivité !


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C’est le moment du sortir du sommeil.

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Voici la référence du livre qui va servir de point de départ à ces Nouvelles du pari bénédictin. Il peut être lu par tous ceux qu'inquiète ce monde en délire.

Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017.

Je vous invite à vous procurer ce livre essentiel. Vous le trouverez, par exemple, à La Procure, rue de Mézières, à PARIS.
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1. ANALYSE.
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"Dans Après la vertu, le philosophe Alasdair MacINTYRE fait un parallèle entre l’état actuel de notre culture et la chute de l’Empire romain d’Occident. Il affirme que l’Occident a abandonné la raison et la tradition des vertus pour se tourner vers le relativisme qui a complètement subverti ce monde. Nous ne sommes gouvernés ni par la foi, ni par la raison, ni par une combinaison des deux. Nous sommes gouvernés par ce qu’il appelle l’émotivisme, soit l’idée que les choix moraux ne sont autre chose que l’expression de ce qu’un individu ressent comme juste lorsqu’il a à choisir.

"Selon MacINTYRE, une société entièrement gouvernée par les principes émotivistes ressemblerait à l’Occident moderne, dans lequel la libération de la volonté individuelle est considérée comme le bien le plus précieux. Une société vertueuse, au contraire, croit dans des pratiques et principes moraux objectifs, qui permettent aux hommes d’incarner le bien dans leur communauté.
Vivre « après la vertu », c’est être dans une société qui non seulement se trouve incapable de s’accorder sur ce qui constitue une croyance vertueuse, mais encore doute de l’existence même de la vertu. Dans une civilisation post-vertueuse, les individus détiennent une liberté presque absolue de pensée et d’action, et la société n’est plus qu’un « assemblage d’étrangers, dont chacun poursuit ses propres intérêts sans presque aucune contrainte. ».
"Pour parvenir à une telle société, il faut :
― abandonner les standards moraux objectifs ;
― refuser tout discours contraignant, moralement ou culturellement, autre que celui librement choisi par l’individu ou établi par lui ; 
― rejeter la mémoire du passé, considéré comme hors de propos ;
― prendre ses distances avec la communauté et les obligations sociales non choisies.

Cet état d’esprit se rapproche de ce qu’on appelle le barbarisme. Quand on parle des Barbares, on imagine des tribus d’hommes sauvages et violents rasant des cités, détruisant les structures et les institutions de la civilisation sans se soucier des conséquences, simplement parce qu’ils le peuvent. Les Barbares sont gouvernés par leur seule volonté de puissance, ils ne savent pas ce qu’ils annihilent et ils en s’en soucient pas."
Pages 41 et 42.
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2. UN CONSTAT.
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Du Président du Comité Consultatif National d’Ethique, le Pr Jean-François DELFRAISSY, ces considérations qui illustrent les propos de Rod DREHER et de MacINTYRE

"Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal, et vous avez de la chance si vous le savez vous-même ! En tout cas, le CCNE n’est pas là pour indiquer où se trouvent le bien et le mal. Nous avons tous des doutes. J’ai un regard plutôt positif, je l’ai dit, sur les avancées de la science et la notion de progrès, même si je ne pense pas que toutes ces avancées sont à prendre en compte. En effet, il y a certaines grandes innovations technologiques que l’on ne peut pas négliger : imaginez si nous avions refusé les greffes d’organes il y a quarante ans ! Certes, il y a un certain nombre de grandes valeurs qui sont intangibles, sur le respect de la personne, de l’enfant, quelles que soient les innovations technologiques. Inversement, il y a des innovations technologiques qui sont si importantes qu’elles s’imposent à nous."
Pr Jean-François DELFRAISSY.

Pour l’organisateur des États généraux de la Bioéthique, "il n’y a pas de ligne rouge absolue".
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3. UNE PAROLE.
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"Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas condamné ; qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Et le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu’il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu." (Jean 3, 17-21).
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4. LIENS UTILES.
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À lire absolument ce billet d’Elvire DEBORD sur Etty HILLESUM.


mercredi 25 octobre 2017

25 octobre 2017. Suite de la note brève : la moutarde me monte au nez !

Je dois dire que j’ai longtemps réfléchi avant de répondre au commentaire qu’une lectrice a fait ce matin de mon billet intitulé Un nouvel hashtag : balance ta truie. La moutarde en effet me monte au nez.

Ou bien cette lectrice n’a pas pris soin de lire le billet et elle a réagi à son titre effectivement provocateur, ou bien elle l’a lu et le juge, j’utilise son mot unique : PITOYABLE, sans expliquer le moins du monde un jugement de valeur lapidaire et dépourvu de toute argumentation.

Alors, je vais résumer les trois points que j’y développais :

1. Pauvres hommes, misérables bonshommes que ceux qui utilisent leur argent et leur puissance sociale pour satisfaire leurs pulsions sexuelles, et leur appétit de pouvoir en transformant la femme en objet.
2. Pauvres civilisation que la nôtre ; et pauvres pantins que ces jeunes femmes, en général fort jolies, qui acceptent de poser en petit appareil pour des sous-vêtements affriolants dans le seul but de rendre la femme désirable et d’affoler les hommes ou pour promouvoir divers produits (parfums, appareils ménagers divers, etc.).
3. Difficile et ascétique le chemin que doivent prendre les hommes (les mâles, j’entends) pour maîtriser leur corps. S’il est un homme qui peut me dire le contraire qu’il lève le doigt ! Je ne suis pas une femme, mais j’imagine qu’elles doivent elles aussi lutter pour rester chastes.

Je donnais deux liens, dont un fort cru : celui d'un article évoquant ces italiennes qui demandent aux migrants des faveurs sexuelles. On ne me dira pas que ce sont là les hommes qui prennent les devants.

J’invite mes lecteurs à prendre connaissance de l’article dont je donne le lien ci-dessous et qui souligne, arguments à l’appui, la profonde décadence de notre civilisation.





vendredi 15 septembre 2017

15 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Rentrerions-nous en décadence ?

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Vouloir faire entièrement abstraction de la nature dans un système de législation, c’est ôter aux lois tout à la fois leur soutien, leur base et leur limite." (Benjamin CONSTANT, In Principes de politique.)
Cité par
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006. (Page 65.)
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2. COMMENTAIRES.
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Cette réflexion de Benjamin CONSTANT est toujours d’actualité, puisque madame SCHIAPPA (ou SCHIAVA si on change un peu, lequel mot signifie femme esclave), s’appuyant sur les promesses de monsieur MACRON, s’apprête à faire légaliser la procréation médicalement assistée, pour les lesbiennes en mal d’enfants. Cette loi n'a aucun fondement naturel ; elle est donc nulle et non avenue, puisqu’elle est dépourvue de tout soutien et de toute base. CONSTANT ajoute, finement le mot limite. Attendons-nous donc à ce que la gestation pour autrui soit elle aussi légalisée et ouvre la porte à l’exploitation la plus éhontée des femmes pauvres dans les lointains Orients.
Nous ne sommes pas tenus d’obéir à de telles lois. Et s’il est des médecins ou des biologistes qui pensent, ils se refuseront à violer celles de la nature.
Et qu’on ne vienne pas me bassiner avec la contestation de la notion de nature. Si la nature n’a rien à nous dire, alors, dehors les écologistes !
Dès maintenant, chers lecteurs, je vous invite à vous mobiliser pour participer à toutes les manifestations destinées à s’opposer à cette folie qui nous fait rentrer dans la décadence
Un jour viendra, et peut-être n’est-il pas loin, où ces démocraties vermoulues s’écrouleront sous le poids de leurs erreurs, emportées par la juste colère du Peuple, le vrai, celui qui travaille, fait des enfants, s’en occupe et vit tranquillement et dans la joie le rapprochement des sexes complémentaires.
Ainsi nous refuserons de rentrer dans cette décadence promue et voulue par ceux qui veulent nous asservir au fric, au sexe et à la consommation.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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La rubrique est nourrie, certes, mais je vous invite à lire un maximum d’articles.
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Il ne semble pas que la presse aux ordres s’émeuve du sort de ce journaliste !

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Que cette apprentie sorcière se le mette bien dans la tête : nous lutterons de toutes nos forces contre ce projet !





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La maladie de CHARCOT, une maladie terrible.


Depuis plusieurs années, en collaboration avec un groupe de jeunes chercheurs, je travaille à lutter contre cette maladie neurodégénérative (et contre d’autres aussi).
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Merci Jean-Pierre PERNAUT !

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J’espère que les Alsaciens vont réagir ! C’est une honte.

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Accord secret !

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Les c... ont de beaux jours devant eux !

Il paraît que les clarines les empêchent de dormir. Qu’ils restent donc à Paris ou s'exilent aux Maldives ou aux Bahamas !

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Film à voir absolument.

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Enfin, in fine, voici la preuve que nous sombrons dans la décadence la plus absolue !



samedi 8 juillet 2017

08 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. La parole du Ciel n'est pas la parole du Fils du Ciel !

Nous poursuivons la lecture de quelques bonnes feuilles du Mozi de MENCIUS, dans l’édition dont la référence figure dans le billet du 5 juillet.
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Rien ne pourra y faire : ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Mais si l’on pousse l’identification jusqu’au fils du Ciel et non jusqu’au Ciel même, la forêt vierge n’est pas défrichée. Alors le Ciel enverra le froid et la chaleur sans modération, et la neige, le gel, la pluie et la rosée à contretemps. Par conséquent, les cinq grains ne pourront germer et les six animaux ne pourront croître ; et il y aura des maladies, des épidémies et des pestes. Mais la fréquence des ouragans et des déluges qui s’abattent n’est que le châtiment du Ciel contre le peuple quand il ne s’identifie pas à lui. C’est pourquoi les sages-rois des temps anciens appréciaient ce que le Ciel et les esprits désiraient et évitaient ce qu’ils abhorraient, afin d’accroître les bienfaits pour le monde et de lui éviter les calamités. Ils incitaient le peule à faire des sacrifices et des libations au Ciel et aux esprits avec du vin et des gâteaux purs, des purifications et des ablutions. Dans ces rites pour les esprits, ils n’osaient pas se servir de vin ou de gâteaux qui fussent impurs, d’animaux de sacrifices qui ne fussent pas gras ou de jade ou de soie qui ne répondissent pas aux critères établis. Ils ne manquaient pas la bonne date pour les sacrifices de printemps et d’automne. En jugeant les procès, ils n’osaient pas se montrer partiaux. En distribuant leurs biens, ils n’osaient pas se montrer iniques. Même pendant leurs loisirs, ils n’osaient pas se montrer irrespectueux. Quand les sages-rois étaient de si bons souverains, d’en haut, le Ciel et les esprits faisaient l’éloge de leur règne, et ici-bas, le peuple les chérissait. Œuvrer avec l’approbation chaleureuse du Ciel et des esprits, c’est obtenir leurs bénédictions. Œuvrer avec l’assentiment du peuple, c’est obtenir sa confiance. En administrant le gouvernement de cette manière, ils ne pouvaient que connaître le succès de leurs plans, l’aboutissement de leurs entreprises, la force dans la défense et la victoire dans l’attaque. Et la raison de tout cela est que dans le gouvernement ils appliquaient le principe d’identification au supérieur. Et c’est ainsi que les sages-rois des temps anciens administraient leur gouvernement." (Page 88, Livre III, Section XII.)

Pour les raisons que j’ai dites, je donne ici le texte en chinois. On peut le trouver sur le remarquable site du Chinese Text Project. Pour s’y retrouver, il suffit, mais il est nécessaire, de connaître quelques caractères, ce que je m’efforce de faire avec un bonheur inégal, car je trouve cette langue magnifique

夫既尚同乎天子,而未上同乎天者,則天菑將猶未止也。故當若天降寒熱不節,雪霜雨露不時,五穀不孰,六畜不遂,疾菑戾疫、飄風苦雨,荐臻而至者,此天之降罰也,將以罰下人之不尚同乎天者也。故古者聖王,明天鬼之所欲,而避天鬼之所憎,以求興天下之利,除天下之害。是以率天下之萬民,齊戒沐浴,潔為酒醴粢盛,以祭祀天鬼。其事鬼神也,酒醴粢盛不敢不蠲潔,犧牲不敢不腯肥,珪璧幣帛不敢不中度量,春秋祭祀不敢失時幾,聽獄不敢不中,分財不敢不均,居處不敢怠慢。曰其為正長若此,是故上者天鬼有厚乎其為政長也,下者萬民有便利乎其為政長也。天鬼之所深厚而彊從事焉,則 天鬼之福可得也。萬民之所便利而能彊從事焉,則萬民之親可得也。其為政若此,是以謀事,舉事成,入守固,2出誅勝者,何故之以也?曰唯以尚同為政者也。故古者聖王之為政若此。」
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2. COMMENTAIRES.
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Il serait malhonnête de faire croire ici que le Ciel de MENCIUS est le Ciel des Chrétiens. Mais il ne fait aucun doute que MENCIUS fait référence à une entité qui dépasse et surpasse toute limitation humaine et qui, d’un certain point de vue, est transcendante. Pour nous contemporains, c’est important de souligner cette affirmation d’une antique sagesse. Elle signifie qu’il y a autre chose que la loi positive – fût-elle celle tombée des augustes lèvres du Fils du Ciel, de l’Empereur ou, encore moins, établie dans ces hémicycles marécageux où grenouille une foule d’hommes et de femmes qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le bien commun, se moquent comme d’une guigne de ce qui est vrai, beau ou bien et sont uniquement préoccupés des intérêts de leur parti et de leur élection. Il serait injuste de leur dénier la croyance qu’ils font bien, mais ils ont – comme c’est humain – tendance à confondre le bien commun avec leur bien propre.
La plus grave erreur, et MENCIUS la souligne, consiste à considérer que la parole du Fils du Ciel est la parole du Ciel même. Transposons dans notre siècle : la plus grande erreur consisterait à penser que la parole tombée des lèvres du Président MACRON est équivalente à la Parole prophétique du Saint Esprit.
Ce qui est vrai du Président l’est aussi de tous ceux qui aspirent à prendre sa place… Bref, non à l’idéologie, oui à la réflexion, oui à la recherche d’une vérité qui dépasse la pauvre intelligence humaine.
Encore un effort, messieurs et mesdames. Et quand nous aurons bu le calice de la décadence jusqu’à la lie, alors sonneront les trompettes des archanges pour nous rappeler à cette réalité qui surpasse toute réalité : l’homme est fait pour la vie éternelle.
Oui, dès maintenant, il convient de rentrer dans la plus profonde dissidence de ce monde qui tue des enfants "pour leur bien", a un coffre-fort à la place du coeur, et préfère le plaisir au bonheur. Soyez dissidents, mes amis, dites-le, faites-le savoir. Dans la Lettre à Diognète, la chose est très clairement exprimée. Nous sommes dans le monde, nous avons la possibilité de ne pas être de ce monde. Libre à chacun de choisir exules fillii Evae, in hac lacrymarum valle !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Ils ont osé le faire.


Au moment où je vous écris, il semble bien que les « médecins » anglais aient mis leur dessein à exécution et que le petit Charlie, accompagné de son ange gardien voit la sublime face du Christ. Prions pour les parents à qui on a arraché l’enfant, et demandons à l’enfant de bénir ses parents. Voici un lien qui vous donne un point de vue de l’Église dans le silence assourdissant des médias plongés dans les ténèbres.

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Justice à géométrie variable.


Selon que vus serez puissant ou misérable....
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Combat de la bêtise contre l’intelligence de la vie.

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En marche vers le nazisme doux !



jeudi 19 mai 2011

Histoire, perpétuelle recommencement

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Il y a bien longtemps que je ne vous pas ai parlé de mon cher LANZA del VASTO. Comment, une fois encore, ne pas vous recommander le livre remarquable (je veux parler des Quatre fléaux) dont j'extrais pour vous aujourd'hui un passage significatif ?

"L'Histoire Romaine est un raccourci de l'Histoire du monde civilisé, du moins du monde occidental. Nous apprenons à y connaître notre passé, mais nous pourrions peut-être y lire notre destin.
L'Histoire Romaine est celle d'une révolution perpétuelle et d'une double conquête.
C'est la conquête du monde par Rome et l'invasion de Rome par les peuples vaincus et les esclaves affranchis.
C'est la conquête du pouvoir par la Plèbe Romaine.
Et le résultat de cette victoire progressive de la Révolution du Prolétariat, c'est l'Empire. C'est Néron, Tibère, Caligula, Héliogabale."

Eh oui. L'Occident a conquis le monde, soumis l'Afrique, une partie de l'Asie, l'Amérique ; il a humilié de grandes nations. L'Occident a développé prodigieusement la technique et il a engendré MARX avec, l'Occident a inventé la Démocratie, et aussitôt inventée, il l'a pervertie. L'Occident est submergé par des flots d'étrangers venus des pays qu'il a anciennement colonisés. Et l'Occident nous produit des BERLUSCONI, des députés britanniques qui font payer leurs dépenses privées par le contribuable, un ministre allemand qui s'attribue un titre de docteur immérité, un DSK accusé de viol ou un GUERINI frère en délicatesse avec la justice. L'Occident a produit des MADOF, des MESSIER, des Empereurs du négoce, de la finance, ou de la politique, des fous de puissance, et il ne voit pas qu'il est responsable de son déclin pour avoir laissé faire tout ça. Est-il encore temps de se resaisir ?


Je vous reparlerai de LANZA, une plume, un caractère et une âme inoubliables et forts.

mercredi 25 juin 2008

De la sincérité

J'ai déjà chanté mon admiration pour Gustave THIBON. Tout ce qu'il dit est rare, dense, pensé, pesé et il faudrait tout retenir de ses écrits. Voilà par exemple un petit bijou, qui éclaire bien des comportements, des opinions, et des choix politiques ou moraux. (In Notre regard qui manque à la lumière. Fayard, Paris, réédition de mai 1995)
Je ne connais pas, dit le philosophe vigneron, de notion qui prête le plus le flanc à l'équivoque (et au mensonge) que celle de la sincérité.
Si la sincérité consiste à manifester extérieurement ce que l'on est l'intérieur, je ne crains pas d'affirmer que tous les hommes sont sincères, y compris les pires menteurs. Car le mensonge révèle un être au même titre que la vérité : il est la fidèle projection au dehors d'une nature intrinsèquement frelatée. L'âme du faux-monnayeur est faite d'un alliage aussi impur que les produits de son industrie. L'inconstance, la fourberie sont la "sincérité" du décadent, du lâche et de l'intrigant : leurs actes expriment leur âme, il y a coïncidence entre l'extérieur et l'intérieur. Il ne s'agit donc pas de sincérité ou de mensonge, mais de la qualité, du niveau des sincérités. Tout est sincère en nous, même le masque, car dans l'ordre moral, le masque est un visage malade.
Et ceci encore, aussi fort, aussi dérangeant, aussi juste.
A celui qui ne peut pas guérir, il ne reste qu'une issue, qu'une revanche : répandre son mal au dehors. Sous le masque de la morale, de l'art ou de la religion, que d'efforts déploient chaque jour des coeurs infectés pour rendre contagieux un mal incurable. On rapporte avec horreur l'acte du tuberculeux qui crache dans les aliments pour communiquer son mal à ses proches. Ce misérable a beaucoup d'émules dans l'ordre spirituel ; ils sont peintres, philosophes ou romanciers, mais au lieu de susciter le dégoût, ils récoltent la gloire. Je préfère ne pas citer les noms illustres que la nausée met sur mes lèvres... Le sommet de la pureté, pour de tels malades, serait de renoncer simultanément à la guérison et à la diffusion de leur mal.
Vous comprenez peut-être, si vous êtes un lecteur assidu de ces pauvres billets, pourquoi je lutte contre le penser faux, l'idéalisme utopique, le "tout se vaut", la culture décadente qui nous cerne, nous infiltre, nous envahit, et se diffuse comme un cancer. JE ME PROTÈGE D'UN PLUS GRAND MAL. Croyez bien que je n'entretiens aucune illusion sur moi-même ; je sais bien que je ne vaux pas plus que ceux que je critique. Du moins essayé-je de ne pas répandre mes propres poisons dans mon entourage. Le fond de ma pensée est simple : compassion pour la faiblesse et l'imperfection des tous les êtres humains, et je m'inclus, sans trop insister, dans les objets de ma compassion, - il est difficile d'aimer les autres si l'on n'a pas l'amour de soi (les aimer "comme soi-même" dit Jésus). Mais je désire ouvrir les yeux sur mes propres limites, ma propre maladie. Car le même Jésus condamne ainsi ceux qui disent avoir la lumière : Parce que vous dites "je vois", VOTRE PÉCHÉ DEMEURE.
Inlassable recherche de la vérité, inlassable quête de la lumière, n'est-ce pas là le but de toute vie humaine, là où elle se déploie, dans un lieu, une histoire, une culture précis et incarné ? N'est-ce pas là le but que tout homme politique devrait assigner à son action : conduire ses concitoyens à la FIN QUI LEUR EST DUE, la lumière, la vérité, et le sens ?

vendredi 30 mai 2008

Signes des temps...

Voici, relevés aujourd'hui dans les journaux gratuits Métro et Direct Matin quelques informations édifiantes, et les remarques qu'elles m'inspirent.
Ségolène a gagné son procès contre Paris-Match. L'hebdomadaire devra lui verser 8.000 euros de dommages et intérêts. Pourquoi ? Parce qu'il a publié des photos de l'ex-candidate en train de prier dans une église en Italie. Deux remarques : (a) il est dit par Jésus que celui qui rougira de Lui devant les hommes, il rougira de lui devant Son Père ; je préfère donc penser qu'il n'y a aucune honte de la part de madame ROYAL à aller prier (elle a été baptisée ; elle est marquée du sceau de l'Esprit-Saint) et que sa démarche est inspirée par son désir de protéger sa vie privée dans ce qu'elle a de plus essentielle. Croyez-moi, je lui fais le crédit, sans arrière pensée, de ce souci ; (b) il lui faut alors être cohérente et critiquer ceux des médias qui épient les moindres faits et gestes du Président SARKOZY et n'hésitent pas à le peopoliser souvent contre son gré. J'aurais aimer entendre de sa part la condamnation la plus vigoureuse de monsieur Airy ROUTIER et du prétendu SMS envoyé à Cécilia ex-SARKOZY par ledit Président.
La Chine et l'enfant unique. Nous sommes très heureux d'apprendre que le gouvernement chinois autorise les parents qui ont perdu leur unique enfant dans le séisme meurtrier du SICHUAN à en avoir un autre pour combler l'affreux vide laissée par leur mort. C'est intéressant un état qui s'occupe d'autoriser ou d'interdire ce qui relève de la plus stricte intimité des couples. Un tel souci porte un nom : totalitarisme.
Un mariage annulé par la justice au motif que la mariée n'a pas dit à son époux qu'elle n'était plus vierge. La décision qui est prise en la matière s'appuie sur le droit le plus strict, l'article 140 du code civil qui stipule que "s'il y a erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage". Il se trouve plein de commentateurs pour critiquer la décision des juges. Ils ont tort. C'est le mensonge qui motive le jugement, pas la question de la virginité. Par ailleurs, les époux étaient d'accord. Il ne me paraît pas honteux que des hommes accordent une grande importance à la virginité de leur future épouse. C'est le cas chez nombre de musulmans. On peut toutefois se demander si une épouse musulmane pourrait demander la nullité de son mariage au cas où son mari ne serait pas vierge ; la question ne se posera pas, puisque, chez les musulmans la polygamie est autorisée. Madame Sihem HABCHI, Présidente de ni Putes ni Soumises est mal venue de déclarer que cette décision est une "fatwa contre la liberté des femmes". Elle lance, elle, une fatwa contre la liberté des juges. Elle devrait plutôt condamner un civilisation qui fait si peu de cas de la pudeur et de l'intimité propre à toute activité sexuelle, et qui met ainsi en danger celles de ses compagnes qu'elle veut légitimement protéger contre la violence masculine.
Le magazine Tracks célèbre la décadence. Il propose à ses lecteurs de passer des soirées "décadence", en commençant par une escale à TOKYO, où, dit-il, les tendances les plus délirantes se sont unies au sein du mouvement "Tokyo décadence", et où les libertins sont des véritables esthètes de l'érotisme (sic). Il propose aussi une soirée "Antichrist" à LONDRES. Il faut s'inscrire à l'avance, car elles font fureur... Dans quelle boue ne descendrons-nous pas, nous les riches, les repus, qui devons prendre du bicarbonate pour digérer notre trop plein de nourriture. Bientôt, nous en arriverons à faire comme les Romains qui se faisait vomir pour continuer à manger, et nous nous roulerons dans notre vomissure.
De telles informations, pour une seule journée, donnent à réfléchir sur l'ampleur de la crise morale que traverse notre civilisation. Elle est en fin de course. Elle périra, sans aucun doute, si elle ne redresse pas la barre. Y-aura-t-il un chercheur suffisamment courageux pour faire des études comparatives sur le bonheur de vivre de ceux qui s'efforcent d'avoir une vie intérieure et morale forte et saine et de ceux qui ne s'en soucient pas, admettent, célèbrent le vice , ou se vautrent dedans ? Je vous suggère d'aller d'abord dans un monastère de contemplatifs, puis, l'ayant fait, de guetter les dîneurs qui sortent d'une boîte de nuit libertine. Très instructif.

lundi 19 mai 2008

Oui, la grenouille est cuite

Deux collégiens des Yvelines, âgés respectivement de 11 et 12 ans, ont été mis en examen pour avoir violé la soeur de l'un d'eux, âgée, elle, de 10 ans. Ils ont en outre filmé la scène sur leur portable et ont fait circuler la vidéo dans leur collège. Il convient aussi de préciser qu'ils sont de familles relativement aisées, qu'ils comptaient regarder un film pornographique en profitant de l'absence des parents. Ils ont du reste reproduit des scènes qu'ils venaient de voir dans ce film ou un film de ce type.
Une source judiciaire estime "qu'il est évident que nous ne faisons pas face à des pervers : il s’agit d’un dérapage de gamins, d’un problème d’éducation dans un milieu pourtant aisé".
Ces informations en disent long sur l'état de notre civilisation. Que des parents achètent, regardent et laissent traîner des films pornographiques est l'indice d'un effroyable aveuglement de leur part. Mal être dans leur sexualité, certes, inconscience de l'esclavage dans lequel ils sont réduits en soutenant cette si belle fonction humaine par ces monstrueuses béquilles virtuelles, encore bien davantage. Que des préadolescents, qui ont largement dépassé l'âge de raison, en viennent à commettre ces actes de barbarie (les communiqués ne donnent pas de détails sur ce point ; ils ont raison. Ils parlent des "bourreaux" et de leur petite victime) indique qu'ils n'ont reçu aucune formation morale, pas la moindre idée de ce qui la fonde et qui peut se résumer, indépendamment de toute connotation religieuse, à l'obligation de ne point faire à autrui ce que l'on ne voudrait pas qu'il nous fasse. Bien plus horrible encore, le frère de la fillette a participé à ce forfait. Et enfin, qu'un juge classe dans "les dérapages de gamins" de tels crimes, montre à l'évidence la démission de ceux qui sont chargés de faire appliquer la loi dans une perspective de prévention et de pédagogie. Une telle opinion est un jugement a priori : on ne punit pas des "dérapages de gamins", n'est-ce pas ? On peut prévoir qu'il y aura de l'indulgence dans l'air. Pourquoi se gêneraient-ils ces "gamins". Ils ont dérapé. Bien entendu, il ne faut jamais enfermer un être humain dans un acte ou dans une parole. Mais il n'est quand même pas question de lui ôter sa dignité en le dépouillant de la responsabilité de ses actes.
Comment porter remède à une telle décadence ? Il n'y a pas beaucoup de solutions politiques. Il faudrait déjà reconsidérer tout le système économique fou dans lequel nous vivons, qui fait argent de tout, et exploite sans pudeur, sans vergogne, sans regrets, sans honte, ce qu'il y a d'animal en l'homme, condamner fermement les producteurs de films pornographiques, exercer dans ce domaine un strict contrôle d'internet. Car la liberté invoquée par les belles âmes pour ne point là sévir n'est qu'un prétexte pour faire de l'argent, étendre sa puissance, et se déculpabiliser de ses propres turpitudes. Ce n'est pas les turpitudes qui sont honteuses ; ce qui est honteux c'est de ne les point reconnaître, et même de les canoniser.
Ce que nous n'aurions pas accepté il y a quarante ans, nous n'y réagissons même plus. La grenouille, décidément, est cuite. Ceux qui scandalisent les petits, il vaudrait mieux pour eux qu'ils ne fussent jamais nés ! Voilà pourquoi je pense que nous sommes rentrés dans des temps apocalyptiques. Nul ne peut prévoir combien dureront ces temps. Ce qui est certain, c'est que nous y sommes. J'y reviendrai.