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jeudi 29 novembre 2018

Jeudi 29 novembre 2018. Mes chroniques en jaune.

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MES CHRONIQUES.
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CHRONIQUE DES GILETS JAUNES.
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Le phénomène des Gilets jaunes revêt une importance considérable. C'est pourquoi je continuerai pendant quelques jours de consacrer mes chroniques à l'action de ces contestataires désespérés, traités tantôt avec mépris, tantôt avec condescendance, tantôt avec démagogie.

Il a une solution !

Heureusement que les policiers ne sont pas dupes des mensonges de monsieur CASTANER.

Oui, ils sont raison de se révolter.

Une vidéo de Patrick SÉBASTIEN qui soutient les Gilets jaunes.

Une autre vidéo. Elle en dit long !

Des propositions concrètes de la France insoumise.

Le vertige du verbiage : l’écologie populaire !

Le journal Le Monde a trouvé l’explication : « Ils n’ont pas de culture économique ». Lui continue son petit bonhomme de chemin sur la voie du mensonge, du mépris de classe et de l’aveuglement.

Une vidéo de Nadine Morano.

Une autre vidéo de Charlotte d’ORNELLAS.

Et encore une autre : on vous anvoie chez l’ophtalmo quand vous avez une rage de dents !

Des jeunes et des vieux chez les Gilets jaunes.

Ils ont la trouille et ne savent plus quoi inventer !





Merci chère Brigitte !

mercredi 4 novembre 2015

04 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Nadine est un enfant de choeur à côté d'Ernest



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1. Les citations du jour.
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Envoyée à Arthur de GOBINEAU, à propos de son Essais sur l’inégalité des races humaines, cette lettre de RENAN datée du 26 juin 1856 :

"Vous avez fait là un livre des plus remarquables, plein de vigueur et d'originalité d'esprit, seulement bien peu fait pour être compris en France ou plutôt fait pour y être mal compris. L'esprit français se prête peu aux considérations ethnographiques : la France croit très peu à la race, [...].
Le fait de la race est immense à l'origine; mais il va toujours perdant de son importance, et quelquefois comme en France, il arrive à s'effacer complètement. Est-ce là absolument parler de décadence? Oui, certes au point de vue de la stabilité des institutions, de l'originalité des caractères, d'une certaine noblesse dont je tiens pour ma part le plus grand compte dans l'ensemble des choses humaines. Mais aussi que de compensations! Sans doute si les éléments nobles mêlés au sang d'un peuple arrivaient à s'effacer complètement, alors ce serait une avilissante égalité, analogue à celle de certains États de l'Orient et, à quelques égards de la Chine. Mais c'est qu'en réalité une très petite quantité de sang noble mise dans la circulation d'un peuple suffit pour l'ennoblir, au moins quant aux effets historiques; c'est ainsi que la France, nation si complètement tombée en roture, joue en réalité dans le monde le rôle d'un gentilhomme. En mettant à part les races tout à fait inférieures dont l'immixtion aux grandes races ne ferait qu'empoisonner l'espèce humaine, je conçois pour l'avenir une humanité homogène."
In
Ernest RENAN.
Qu'est-ce qu'une nation? et autres textes politiques, choisis et présentés par Joël ROMAN, Presses Pocket, 1992, p 221.

Mais RENAN dit aussi, ce qui relativise le propos tenu sur l’esprit français, peu fait pour les considérations ethnoghraphiques :

"Je ne voyais pas assez nettement à cette époque les attachements que l'homme a laissé dans le règne animal, je ne me faisais pas une idée suffisamment claire de l'inégalité des races.
"Le processus de la civilisation est reconnu dans ses lois générales. L'inégalité des races est constatée. Les titres de chaque famille humaine à des mentions plus ou moins honorables dans l'histoire du progrès sont à peu près déterminés.
"La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre… La conquête d'un pays de race inférieure par une race supérieure qui s'y établit n'a rien de choquant… Autant les conquêtes entre races égales doivent être blâmées, autant les régénérations des races inférieures ou abâtardies par les races supérieures est dans l'ordre providentiel de l'Humanité."
Ernest RENAN.
Cité par
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995.

Ou encore

"La race sémitique et la race indo-européenne, examinées au point de vue de la physiologie, ne montrent aucune différence essentielle; elles possèdent en commun et à elles seules le souverain caractère de la beauté. [...] Il n'y a donc aucune raison pour établir, au point de vue de la physiologie, entre les Sémites et les Indo-Européens une distinction de l'ordre de celles qu'on établit entre les Caucasiens, les Mongols et les Nègres. [...] Tour à tour les Juifs, les Syriens, les Arabes sont entrés dans l'œuvre de la civilisation générale, et y ont joué leur rôle comme parties intégrantes de la grande race perfectible; ce qu'on ne peut dire ni de la race nègre, ni de la race tartare, ni même de la race chinoise, qui s'est créé une civilisation à part. Envisagés par le côté physique, les Sémites et les Ariens ne font qu'une seule race, la race blanche; envisagés par le côté intellectuel, ils ne font qu'une seule famille, la famille civilisée."
In
Ernest RENAN.
Histoire générale et système comparée des langues sémitiques.
Imprimerie impériale, Paris, 1858, pp 479-480.
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2. Commentaires.
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RENAN est connu à la fois par ses travaux sur les langues sémitiques et par sa critique historique du christianisme et du Christ. Bien entendu, dans notre République, c’est surtout au nom de son agnosticisme et de son doux combat contre la personne de JESUS, qu’il est connu, chéri, encensé… On a oublié qu’il fut un grand savant et un fin connaisseur des langues sémitiques. Il est juste de le rappeler
Pauvre madame MORANO qui a eu le malheur de dire, maladroitement, que la France était un pays fait d’hommes de race blanche et judéo-chrétien. Elle n’arrive pas à la cheville d’Ernest qui lui ne fait pas dans le détail, et attribue le qualificatif de civilisés au seuls Aryens et Sémites !
Elle se défend mal Nadine. Elle ne voit pas que le racisme arrogant de ces grands esprits ou de ces hommes politiques, tous portés par le progressisme, est à l’origine de ce mal dont on l’accable (et qui chez elle est imaginaire) et que ses propos sont à une tasse de tilleul ceux que les affirmations de RENAN ou de Jules FERRY sont à la vodka !
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3. Informations diverses.

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A voir ABSOLUMENT, du site TV Liberté cette interview du Général Didier TAUZIN (merci à Dominique qui m'a transmis le lien).


https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=FsZP1ySTs3s
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Du site Aleteia, la reproduction de cette icône dédiée aux martyrs coptes de Lybie.


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jeudi 1 octobre 2015

01 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Je demande l'exclusion de Jules Ferry du parti socialiste. 2eme billet du jour

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(Discours de Jules FERRY à la Chambre des députés, le 28 juillet 1885).
M. Jules Ferry
[...]
Messieurs, il y a un second point, un second ordre d'idées que je dois également aborder, le plus rapidement possible, croyez-le bien : c'est le côté humanitaire et civilisateur de la question [Il s'agit de la colonisation de l'Afrique].
Sur ce point, l'honorable M. Camille Pelletan raille beaucoup, avec l'esprit et la finesse qui lui sont propres ; il raille, il condamne, et il dit : Qu'est-ce que c'est que cette civilisation qu'on impose à coups de canon ? Qu'est-ce sinon une autre forme de la barbarie ? Est-ce que ces populations de race inférieure n'ont pas autant de droits que vous ? Est-ce qu'elles ne sont pas maîtresses chez elles ? Est-ce qu'elles vous appellent ? Vous allez chez elles contre leur gré ; vous les violentez, mais vous ne les civilisez pas.
Voilà, messieurs, la thèse ; je n'hésite pas à dire que ce n'est pas de la politique, cela, ni de l'histoire : c'est de la métaphysique politique... (Ah ! ah ! à l'extrême gauche.)
Voix à gauche. Parfaitement !
M. Jules Ferry...et je vous défie - permettez-moi de vous porter ce défi, mon honorable collègue, monsieur Pelletan -, de soutenir jusqu'au bout votre thèse, qui repose sur l'égalité, la liberté, l'indépendance des races inférieures. Vous ne la soutiendrez pas jusqu'au bout, car vous êtes, comme votre honorable collègue et ami M. Georges Perin, le partisan de l'expansion coloniale qui se fait par voie de trafic et de commerce.
[...]
Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... (Rumeurs sur plusieurs bancs à l'extrême gauche.)
M. Jules Maigne. Oh ! vous osez dire cela dans le pays où ont été proclamés les droits de l'homme !
M. de Guilloutet. C'est la justification de l'esclavage et de la traite des nègres !
M. Jules Ferry. Si l'honorable M. Maigne a raison, si la déclaration des droits de l'homme a été écrite pour les noirs de l'Afrique équatoriale, alors de quel droit allez-vous leur imposer les échanges, les trafics ? Ils ne vous appellent pas ! (Interruptions à l'extrême gauche et à droite. - Très bien ! très bien ! sur divers bancs à gauche.)
M. Raoul Duval. Nous ne voulons pas les leur imposer ! C'est vous qui les leur imposez !
M. Jules Maigne. Proposer et imposer sont choses fort différentes !
M. Georges Périn. Vous ne pouvez pas cependant faire des échanges forcés !
M. Jules Ferry. Je répète qu'il y a pour les races supérieures un droit, parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures... (Marques d'approbation sur les mêmes bancs à gauche - Nouvelles interruptions à l'extrême gauche et à droite.)
M. Joseph Fabre. C'est excessif ! Vous aboutissez ainsi à l'abdication des principes de 1789 et de 1848... (Bruit), à la consécration de la loi de grâce remplaçant la loi de justice.
M. Vernhes. Alors les missionnaires ont aussi leur droit ! Ne leur reprochez donc pas d'en user ! (Bruit.)
M. le président. N'interrompez pas, monsieur Vernhes !
M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures...
M. Vernhes. Protégez les missionnaires, alors ! (Très bien ! à droite.)
Voix à gauche. N'interrompez donc pas !
M. Jules Ferry. Je dis que les races supérieures ont des devoirs...
M. Vernhes. Allons donc !
M. Jules Ferry. Ces devoirs, messieurs, ont été souvent méconnus dans l'histoire des siècles précédents, et certainement, quand les soldats et les explorateurs espagnols introduisaient l'esclavage dans l'Amérique centrale, ils n'accomplissaient pas leur devoir d'hommes de race supérieure. (Très bien ! très bien !) Mais, de nos jours, je soutiens que les nations européennes s'acquit­tent avec largeur, avec grandeur et honnêteté, de ce devoir supérieur de civilisation.
M. Paul Bert. La France l'a toujours fait !
M. Jules Ferry. Est-ce que vous pouvez nier, est-ce que quelqu'un peut nier qu'il y a plus de justice, plus d'ordre matériel et moral, plus d'équité, plus de vertus sociales dans l'Afrique du Nord depuis que la France a fait sa conquête ? Quand nous sommes allés à Alger pour détruire la piraterie, et assurer la liberté du commerce dans la Méditerranée, est-ce que nous faisions oeuvre de forbans, de conquérants, de dévastateurs ? Est-il possible de nier que, dans l'Inde, et malgré les épisodes douloureux qui se rencontrent dans l'histoire de cette conquête, il y a aujourd'hui infiniment plus de justice, plus de lumière, d'ordre, de vertus publiques et privées depuis la conquête anglaise qu'auparavant ?
M. Clemenceau. C'est très douteux !
M. Georges Périn. Rappelez-vous donc le discours de Burke !
M. Jules Ferry. Est-ce qu'il est possible de nier que ce soit une bonne fortune pour ces malheureuses populations de l'Afrique équatoriale de tomber sous le protectorat de la nation française ou de la nation anglaise ? Est-ce que notre premier devoir, la première règle que la France s'est imposée, que l'Angleterre a fait pénétrer dans le droit coutumier des nations européennes et que la conférence de Berlin vient de traduire le droit positif, en obligation sanctionnée par la signature de tous les gouvernements, n'est pas de combattre la traite des nègres, cet horrible trafic, et l'esclavage, cette infamie. (Vives marques d'approbation sur divers bancs.)
[...]
M. Jules Ferry. Voilà ce que j'ai à répondre à l'honorable M. Pelletan sur le second point qu'il a touché.

Il est ensuite arrivé à un troisième, plus délicat, plus grave, et sur lequel je vous demande la permission de m'expliquer en toute franchise. C'est le côté politique de la question."
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Ces propos sont intolérables, et autrement plus intolérable que ceux de madame MORANO que la bienpensance entend sacrifier sur l'autel des petits intérêts électoraux. 
Je réclame que l'on change le nom des avenues, boulevards, lycées, institutions portant le nom d'un homme qui a osé parler de races inférieures et de races supérieures et a justifié le colonialisme comme il l'a fait. Il ne mérite pas qu'on l'honore. Dehors Jules FERRY, hors de notre mémoire, hors de l'espace public !   
J'ajoute que le tort de madame MORANO - et c'est un complément à mon billet d'hier - est d'avoir confondu le multiracialisme et le multiculturalisme. Ce qui est condamnable dans ses propos, c'est de lier implicitement les deux notions. Il est clair que des populations d'origines, d'opinions et de races diverses peuvent parfaitement se sentir et se trouver français en France, tout simplement parce qu'ils acceptent l'héritage ancestral de la manière de vivre en leur patrie. Ce qui n'est pas acceptable, c'est de se voir imposer la charia, le hallal, l'appel à la prière par le muezzin dans des établissements d'enseignement public (cf. ce qui se passe à SAINT-AMBROIX), ou tout autre forme de manifestations culturelles qui ne peuvent s'inscrire dans cet héritage et veulent tout simplement le subvertir au profit d'une seule vision du monde. 
Madame, faites connaître publiquement ces propos de Jules FERRY. Clouez le bec à ces imbéciles. Vous n'avez pas eu raison de présenter les choses comme vous l'avez fait, pour les raisons que je viens de dire. Mais ces propos, s'ils sont mal ajustés, ne sont en aucun cas racistes. Je raconterai du reste une petite histoire scientifique qui montrera exactement ce qu'il en est.

mardi 15 septembre 2015

15 septembre. Nouvelles de la Résistance. Sagesse taoïste ; folie sociétale ; c...rie bedossique

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La devise, toute sèche !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Il y a, dans le taoïsme, l'idée que la réalité repose sur le couple du yin et du yang, du masculin (yang) et du féminin (yin). Cette structure repose sur le principe ontologique de la réflexion, illustré par le miroir qui reçoit et redonne la lumière. D'où le caractère fondamental de la différence sexuée homme-femme qui, si elle est essentielle pour la diffusion de la vie et sa reproduction, l'est aussi pour l'esprit lui-même. Il s'avère aujourd'hui que ce principe fondamental est remis en cause, certaines associations féministes voyant là un obstacle à la stricte égalité entre hommes et femmes. Tout doit être possible pour tous. [...]."
In
Bertrand VERGELY,
La tentation de l'homme-dieu (page 61).
Le Passeur éditeur, Paris, 2015.
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2. Commentaires.
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Quand on s'obstine à nier l'évidence, que l'on est dans le déni du réel, et que l'on est soutenu par de puissants courants dits de pensée, qui sont en réalité des coalitions d'intérêts, de puissance et d'influence, on aboutit aux folies des lois dites sociétales. Mettre tout le dos de madame TAUBIRA qui n'a fait que suivre les ordres de Normal Ier, est un peu facile. C'est la folie des hommes, leur complète perte de repère philosophique, sans parler des repères dits religieux, qui ne sont que des repères de bon sens, qui aboutit à la complète catastrophe dans laquelle ce gouvernement de rencontre nous a précipité. Nous paierons cher ces erreurs.
Le peuple chinois et ses très antiques écrivains ont une autre perception de la réalité, une perception infiniment plus réaliste, et non idéologique, de ce double principe qui anime toutes choses et tous êtres. Et c'est du reste, ô sublime paradoxe, en se fondant sur la gradation qui existe entre des caractères franchement masculins et des caractères plus féminins, que ce soit chez l'homme ou chez la femme, que nos grands esprits nient la différence. Il y a là quelque chose de profondément incompréhensible ! 
Mais dans notre arrogance occidentale, nous croyons, avec les philosophes des Lumières, que nous avons pensé l'universel, alors que nous n'avons fait que contempler et notre nombril et notre cerveau ! Allez, lisez donc le Zhuangzi dont je citais un extrait il y a deux jours. Vous n'avez pas l'excuse de l'ignorance puisque je vous ai donné les renseignements qui vous permettent de trouver la totalité du texte dans la traduction du Père WIEGER.
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3. Informations diverses.
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Guy BEDOS relaxé du chef d'insulte vis-à-vis de Nadine MORANO.

Guy BEDOS est un "humoriste" dont l'humour pèse des tonnes, et dont les plaisanteries ont une finesse d'au moins vingt kilomètres. Il a été relaxé du chef d'insulte publique par un Tribunal de NANCY qui a jugé qu'il n'avait pas dépassé la loi du genre en traitant madame MORANO de "conne".
Je lui retourne le compliment au masculin, en le portant à la puissance 10. Mais bien sûr, comme je suis un humoriste, je ne dépasse pas la loi du genre !
Que des juges puissent ainsi juger, montre bien dans quelle bassesse est tombée une justice en laquelle il est impossible d'avoir confiance. Si les humoristes peuvent traiter les hommes et femmes politiques comme le fait ce pauvre pitre, il ne faut pas s'étonner que l'on n'ait pour certains humoristes comme pour les politiciens que très peu de considération.
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Les "réfugiés" avant les sans domiciles fixes !

Une très belle âme du socialisme boboïsant, madame Marie-Arlette CARLOTTI, Président du Haut Comité pour le Logement des Personnes Dévaforisées avance qu'il est possible de mettre à la disposition des "réfugiés" 77 310 logements sociaux (soixante dix-sept mille trois-cent dix) dépourvus de locataires depuis plus de trois mois.
Bien entendu, comme ces "réfugiés" n'ont aucune ressource, la prise en charge de leurs besoins de base (chauffage, eau, électricité) sera assurée par les offices HLM.
Ainsi, nous n'arrivons pas à loger des familles entières, au motif qu'elles n'ont pas les ressources pour payer le loyer de ces appartements, nous avons 80 000 SdF, mais il n'est pas venu à l'idée de madame CARLOTTI qu'elle aurait pu faire cette proposition, à frais identiques, pour ses compatriotes. On marche sur la tête.
je pense que ça va péter ! Et ce sera bien fait pour ce gouvernement d'imbéciles bernanosiens, bourrés de diplômes prestigieux, mais dont aucun (sauf monsieur CAZENEUVE) n'a travaillé en entreprise.
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Des photos que l'on ne vous montre pas.





Cette petite fille chrétienne a été décapitée à MOSSOUL. 





samedi 26 décembre 2009

Nadine et le verlan : quand la presse dérape

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Le journal Métro titrait sur les propos de Nadine MORANO : "MORANO sur la mauvaise pente" et commentait ainsi son titre : "Les propos de la secrétaire d'état sur les jeunes musulmans suscitent la polémique".
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Je vais d'abord démasquer la manipulation du journaliste, qui titre et sous-titre comme je viens de le dire, en citant exactement les propos du ministre : "Moi ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c'est qu'il aime son pays, qu'il trouve un travail, qu'il ne parle pas le verlan, qu'il ne mette pas de casquette à l'envers. " Première manipulation : le journaliste parle de la condamnation des jeunes musulmans et ne précise pas qu'il s'agit des musulmans français, et il utilise un pluriel là ou le ministre met son propos au singulier, de sorte, deuxième manipulation, que l'on passe d'un souhait portant pour une personne à une condamnation de toute une catégorie. J'appelle cela de la malhonnêteté intellectuelle.
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Si les propos de madame MORANO peuvent paraître maladroits, il suffit de faire un petit effort pour comprendre, au contraire, qu'ils expriment le voeux que ce jeune français musulman puisse partager la langue et la culture de tous les jeunes français de son âge, et trouver du travail. Lui demander qu'il aime sa patrie est bien le moins que l'on puisse exiger de lui. Bien entendu, le détail vestimentaire n'est qu'un détail, et après tout, des joueurs de tennis portent aussi leur casquette à l'envers. Petite erreur du ministre. Voilà, en première analyse, ce que l'on peut dire de ces propos.
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Monsieur MOSCOVICI s'étrangle et s'offusque ; "ce débat sur l'identité nationale devient n'importe quoi, entraîne des dérapages". Fort bien. Je lui demande, et il n'y a pas d'ironie, s'il prendrait un jeune français musulman - fût-il diplômé - comme attaché parlementaire si le dit attaché s'obstinait à parler en verlan et portait sa casquette à l'envers. Honnêtement, je le crois pas, pas plus qu'ailleurs on ne prendrait ce jeune comme employé, dans un magasin ou une boutique. Il pourrait trouver, et encore, un métier dans lequel le contact avec le public n'est pas constamment requis.
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Vouloir qu'un jeune s'exprime correctement dans la langue de son pays, ait un travail et manifeste un comportement qui ne heurte pas ses compatriotes n'a rien de choquant. Ce qui me choque, c'est que l'on puisse se satisfaire de l'état de ségrégation linguistique, culturelle, sociale de ces milliers de jeunes gens qui, reconnus dans leurs qualités et leurs valeurs personnelles, sont capables du meilleur : j'en ai fait l'expérience avec mes étudiants et mes élèves.
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Le mot de la fin revient à François CHENG, de l'Académie Française. Dans ce petit live merveilleux qui s'intitule Dialogue, voici ce qu'il dit de la langue : [...] un idiome n'est pas seulement un instrument objectif de désignation et de communication ; il est également le moyen par lequel chacun de nous se fait progressivement, ce par quoi chacun se forge un caractère, une pensée, un esprit, un monde intérieur mû par des sensations et des sentiments, des désirs et des rêves. Une langue prend en charge notre conscience et nos affectivités. Et à un degré plus haut, elle est ce par quoi l'homme est à même de se dépasser en accédant à une forme de création, puisque toutes nos créations, au sens large, sont un langage. Je parlais du mystère du langage humain ; je suis prêt à affirmer à présent que c'est dans le langage, toujours au sens large, que réside notre mystère. C'est bien au moyen de notre langue, à travers notre langue, que nous nous découvrons, que nous nous révélons, que nous parvenons à nous relier aux autres, à l'univers des vivants, à quelque transcendance en laquelle certains d'entre nous croient."
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François CHENG est arrivé en France à la fin de la deuxième guerre mondiale. Il venait de Chine pour entreprendre des études à PARIS. Il ne parlait pas un mot de cette langue française dans laquelle, après l'avoir maîtrisée, (et comment !), il a choisi de s'exprimer, sans jamais renier, dans sa poésie notamment, l'influence déterminante des auteurs chinois. C'est un des écrivains les plus attachants, les plus raffinés, qui soient. Franchement, ne peut-on souhaiter à nos jeunes compatriotes d'origine étrangère, sinon un même parcours, du moins une pénétration intellectuelle aussi fine ? Vouloir le meilleur pour NOS jeunes, n'est-ce pas le souhait que tout être qui aime autrui, doit former pour lui.
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Les misérables sont ceux qui se satisfont de cette situation, l'encouragent même, pour des raisons idéologiques ou électorales. Ils ont du chemin à faire avant d'arriver au petit orteil de François CHENG.
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Ps : je m'absente jusqu'au 29 inclus. Reprise des billets le 30 décembre
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jeudi 17 décembre 2009

Amour et vérité se rencontrent

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Un ami lecteur qui m'est très cher, me fait parvenir par courriel un texte qui reprend une catéchèse de BENOÎT XVI, donnée hier à Rome. Je pensais vous parler aujourd'hui des critiques idiotes qui portent sur les propos tout à fait justifiés de madame MORANO. Je le ferais plus tard. Mais je le ferai, tout en produisant un petit commentaire sur le ministre si bêtement attaqué.
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Que dit donc BENOÎT XVI ? Ceci : « L'action sociale et politique ne doit jamais être détachée de la vérité sur l'homme et sur sa dignité ». Il a délivré cette catéchèse lors de l'audience consacrée au théologien médiéval de l'école de Chartres, Jean de SALISBURY, en présence de quelque 9000 personnes rassemblées dans la salle Paul VI du Vatican.
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A la fin de sa catéchèse, Benoît XVI a rappelé que dans son encyclique Caritas in veritate, il s'est adressé « aux hommes de bonne volonté, qui s'engagent afin que l'action sociale et politique ne soit jamais détachée de la vérité objective sur l'homme et sur sa dignité ». Vérité et amour sont indissociables. Et de citer ce passage : «La vérité et l'amour que celle-ci fait entrevoir ne peuvent être fabriqués. Ils peuvent seulement être accueillis. Leur source ultime n'est pas, ni ne peut l'être, l'homme, mais Dieu, c'est-à-dire Celui qui est Vérité et Amour. Ce principe est très important pour la société et pour le développement, dans la mesure où ni l'une ni l'autre ne peuvent être produits seulement par l'homme. La vocation elle-même des personnes et des peuples au développement ne se fonde pas sur une simple décision humaine, mais elle est inscrite dans un dessein qui nous précède et qui constitue pour chacun de nous un devoir à accueillir librement» (Caritas in Veritate, n. 52).
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BENOÎT XVI souligne les présupposés spirituels et les conséquences sociales de cette conception de l'homme : « Nous devons rechercher et accueillir ce dessein qui nous précède, cette vérité de l'être, afin que naisse la justice, mais nous pouvons les trouver et les accueillir qu'avec un coeur, une volonté, une raison purifiés dans la lumière de Dieu ».
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De son côté, Radio Vatican titre sur le risque d'une « dictature du relativisme » qui est un effet de la déconnection « préoccupante dans certains pays », « entre la raison et la liberté. La raison, a souligné BENOÎT XVI, a pour rôle de « découvrir les valeurs éthiques liées à la dignité de la personne humaine ». Et la liberté, « a le devoir de les promouvoir ». Le pape a souligné que le développement d'une société n'est pas un « produit », mais qu'elle plonge ses racines dans le dessein d'amour de Dieu pour ses créatures. Et le pontife a enfin souligné les implications très concrètes et l'actualité du « rapport entre loi naturelle et organisation juridique », dont parle jean de Salisbury en son temps. : « Peut-être Jean de Salisbury nous rappellerait-il aujourd'hui que ne sont conformes à l'équité que les lois qui protègent le caractère sacré de la vie humaine et qui repoussent la légalisation de l'avortement, de l'euthanasie et des expériences génétiques irresponsables, des lois qui respectent la dignité du mariage entre l'homme et la femme, qui s'inspirent d'une laïcité de l'Etat correcte - une laïcité qui comporte cependant toujours la protection de la liberté religieuse -, et qui recherchent la subsidiarité et la solidarité au niveau national et international ».
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« S'il en était autrement, poursuit le pape, ce que Jean de Salisbury définit comme la «tyrannie du prince» ou, dirions-nous, «la dictature du relativisme» finirait par s'instaurer : un relativisme qui, comme je le rappelais il y a quelques années, « ne reconnaît rien de définitif et ne laisse comme mesure ultime que le moi et ses envies».
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Je ne pensais pas que cette catéchèse illustrerait si pertinemment mon billet d'hier. Je citais quelques extraits du "Désenchantement du monde", et je rappelais que les droits de Dieu s'imposent à ceux de César. Cela revient à dire que l'événement réellement fondateur de la société est l'acte créateur de Dieu, et non pas la Révolution française ou un quelconque événement antérieur. Il se trouve en outre que madame MORANO, dont je parlerai demain, a pris en matière de bioéthique des positions très contestables, notamment dans son approbation des mères porteuses pour le compte d'autrui. Comme quoi l'on peut dire à la fois des choses justes quand il s'agit d'analyser des faits, et émettre des jugements de valeur tout à fait contestables quand il s'agit de morale, d'éthique et de comportement. Que voulez-vous, nul n'est parfait, ni votre serviteur, ni madame MORANO.

mercredi 4 mars 2009

Le triomphe du penser faux

Madame MORANO soutient donc l'initiative qui consiste à donner des droits au "beaux-parents" d'enfants élevés dans une famille homoparentale. On aurait pu attendre qu'elle argumente son soutien par des éléments de réflexion : le bien de l'enfant par exemple. Pas du tout. L'opposition de madame BOUTIN à ces mesures est, d'après notre Secrétaire d'Etat, passéiste et idéologique, rien moins que cela. Il me semble moi que c'est tout le contraire. Que dit en effet madame MORANO ? Qu'il "faut être de son temps" (ou une formule approchée ; je la prie d'avance de m'excuser si ma citation n'est pas exacte). C'est précisément cette position qui est idéologique. Je ne vois pas en quoi une revendication de privilèges, qui n'est fondée que sur le désir de se voir reconnaître un statut équivalent à celui des familles recomposées, ou des familles ordinaires (je n'ose plus utiliser le mot normal, tant je crains de me faire agresser par les esprits politiquement corrects), et non pas sur le bien de l'enfant, doit être prise en compte par les pouvoirs publics. Il n'est pas nécessaire de légiférer. Il suffit que les "parents" se mettent d'accord entre eux pour partager l'autorité. Quel serait le bien de l'enfant, déjà privé de la figure de son père ou de sa mère ? Comment pourra-t-il développer une affectivité et une sexualité épanouissantes dans une situation de confusion des rôles et des sexes ? Aucune étude sérieuse n'a été conduite, à ma connaissance, sur l'interaction de l'homoparentalité et du développement psychique d'un enfant. Avant de penser à de possibles électeurs, il me paraît convenable de penser à ceux que visent la mesure, les enfants, qui eux ne peuvent parler (et c'est même ce qui leur vaut le nom d'enfant : infari, ne pas pouvoir parler en latin). Madame MORANO pense faux. Il faut prendre garde à ne pas trop éloigner la loi humaine de la loi de la nature. On m'objectera qu'il n'y a pas de nature qui tienne dans le cas de l'homme qui n'est que produit de la culture. C'est d'une imbécillité rare. Un jour viendra et il n'est pas loin, où coupé de tout désir du beau, du bien et du vrai, l'homme sera VRAIMENT réduit à ce que certains philosophes modernes présentent comme une certitude : un animal à peine supérieur. Ce jour, on pourra tuer les vieillards qui nous gênent et coûtent chers, éliminer les handicapés, laisser crever les pauvres. Car je ne vois pas pourquoi il faudrait s'en préoccuper si nous ne sommes que de paquet de pulsions, d'instincts et de désirs primaires.
Mais quand même une question : d'où nous viennent les interdits du meurtre, de l'inceste, du vol ? Ce sont là de vraies questions, et ce n'est pas une loi idiote qui les balaiera par un vote mou, démagogique, et dépourvu de vision anthropologique saine.