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jeudi 24 août 2017

24 août 2014. Nouvelles de la Dissidence. Que le progressisme est une absurdité !

Gustave, cher Gustave, nous continuons encore à nous abreuver à ta source. Peu importe les grincheux, ou les aveugles, ou les injurieux : ce qui est vrai reste vari !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté,

c’est l’imposture de la novlangue, de l’argent et du mensonge ; nous les voyons et nous n’osons pas les dénoncer. (Mon ami Marc m'a transmis sur la perversion de la langue, un texte de THUCYDIDE. J'y reviendrai.)
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Absurdités progressistes. – Première contradiction : si la durée est la cause et l’étoffe de l’univers, toute idée d’une essence ou d’une nature de l’homme se trouve niée : l’homme est réduit au devenir pur. Or, on ne peut concevoir le devenir sans quelque chose qui devient, sans un point de départ et un point d’arrivée : si rien n’est, rien ne devient…
                Seconde contradiction : nos progressistes n’hésitent pas à affirmer que ce courant historique qui mène à la démocratie universelle et à la maîtrise technique de l’univers fera nécessairement le bonheur de l’humanité. Ils ont donc une idée bien arrêtée du bonheur de l’homme, et cette idée découle inévitablement d’une conception de la nature de l’homme, qui englobe et transcende le changement : avant de savoir ce qui est bon pour un être, il faut savoir qui est cet être. Ce qui contredit leur historicisme. Car enfin, si le temps est créateur de tout, si l’homme n’est qu’une entité indéterminée et malléable à l’infini, comment pouvons-nous savoir aujourd’hui ce qui arrivera demain et surtout si ce qui arrivera sera un bien ou un mal ? On ne peut prévoir, on ne peut craindre ou espérer quoi que ce soit que par référence à une nature qui se réalise dans le temps et qui embrasse le présent et l’avenir dans son unité. Si je prépare les vendanges pour l’automne, cela ne signifie pas que je pénètre l’avenir en tant que tel, cela veut dire simplement que je connais la nature de la vigne : celle-ci dirige le devenir dans un sens déterminé et par conséquent prévisible. Toute prévision repose sur une constante et toute constante sur une nature."
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 37.)
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2. COMMENTAIRES.
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Gustave THIBON est trop bon. S’il dénonce, avec quelle puissance, les absurdités du progressisme échevelé, il laisse de côté la volonté farouche de quelques individus, richissimes, maîtres d’immenses empires industriels, ou d’armées considérables, de conduire le monde selon leur propre vision et en fonction de leurs seuls intérêts.
Le propre d’un esprit libre est de ne pas tenir compte de ces gens, et de vivre comme s’ils n’existaient pas, en se conformant au bon sens, à l’expérience de vie, à la conscience. Je reste absolument optimiste, au moins pour mon pays, car le jour n’est pas encore né où l’ensemble des Français prendront des vessies pour des lanternes.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Lisez tout !
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Tout le monde s’en fout, puisqu’il est chrétien !

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A lire, cette superbe analyse d’Elvire Debord sur un livre de Maxence van der Meersch.

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Pauvre Pépère ! Il n'a décidément rien compris.

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Faire donner l’armée ?

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Il y a 3 ans, ces gens n’auraient pas pu récupérer leur logement

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Les grossiums peuvent tirer les ficelles, les petitiums ne se laisseront pas faire !

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De l’eau rafraichissante au moulin des optimistes et des gens 

qui réfléchissent sur les raisons du changement climatique !

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Si le Huffington Post le dit…

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Je remercie mon ami Fabrice qui m'a transmis cette photo. 

Elle ne cesse de nous dire : La vérité vous rendra libre !
Oui, honneur, puissance et gloire à l'Agneau !

lundi 25 juin 2012

Bonnes feuilles de Julien Benda

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Je vous avais promis de vous livrer un petit commentaire sur le livre que Julien BENDA a publié sous le titre Discours à la nation européenne, en réponse sans aucun doute aux Discours à la nation allemande de FICHTE.
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Julien BENDA est sans doute un philosophe qui prend la pause. Une critique très serrée de ses positions a été publiée par Jean MALAQUAIS sous le titre Julien Benda et la justice abstraite. http://revueagone.revues.org/822 (Revue AgonE, tome 23, pages 193-204, 2000). Et je dois dire que son idéalisme froid, inspiré de PLATON et de KANT me glace quelquefois le coeur. Mais il aime la philosophie spéculative et il dit dans l'ouvrage dont je viens de vous donner le nom des choses tout à fait intéressantes. Celle-ci, notamment :

"La religion de l'originalité est la religion de ce qui ne se rattache à rien et toise l'univers du haut de cet Unique. C'est la religion de l'orgueil et du mépris."

Et s'adressant aux clercs (dont il avait fustigé la lâcheté dans son fameux La trahison des clercs), il leur dit encore ceci :

"En tout cela, ce qu'il vous faut faire, c'est encore détruire l'oeuvre insensée du XIXe siècle, qui s'est mis à élever la spontanéité au-dessus de l'ordre, l'originalité au-dessus de la vérité."

Nous y voilà. BENDA rejoint là Marcel DECORTE dont je vous ai souvent parlé. Tout le monde aujourd'hui se veut original et se pense "différent" des autres alors que chacun de nous ne fait que les imiter dans leur conformisme de pensée, de désirs et de comportement. C'est que nous sommes pris dans les griffes du gros animal social français, héritier de la Révolution.

Ce désire de changement, ce prurit d'originalité, cette volonté affichée de création (voyez comment l'on singe,  le Créateur), c'est la maladie incurable su siècle. Elle explique les délires de certains artistes (ah ! le monochrome verts de KLEIN, un monochrome qui se présente comme une planche à pain verticalement dressée enduite d'un vert glauque, un vert verts-de-gris, un vert caca d'oie, et qui vaut des millions. Ah ! Le Golgotha picnic,  le Piss Christ, les infâmes colonnes de BUREN, et les délires musicaux de tel ou tel auteur). Attention, il ne s'agit pas de jeter le bébé avec l'eau du bain, et il est tout à fait possible de discerner dans la modernité ce qui vient de l'esprit (MANESSIER par exemple) ou ce qui est le fruit pourri de l'orgueil et de la bouffissure de l'ego. En matière de politique, nous allons être servi, que dis-je, nous le sommes déjà, tant les situations personnelles, les propositions aberrantes, l'idolâtrie du relativisme ont atteint des sommets. Nous sommes en train de crever, et il semble que la plupart d'entre nous en soyons heureux. Nous sommes dans le vent !
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Donc, BENDA sur l'originalité à tout prix, a mille fois raison. La nouveauté, l'originalité n'est pas de nature dialectique ; elle n'est pas davantage le fruit de l'automatisme de la parole ou du geste. La nouveauté est ce vient ajouter à la substance ; elle est de nature purement accidentelle (au sens philosophique qui oppose la substance à l'accident) et cependant pensée.
Et en matière politique, on a vu ce que donne la rupture !
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A bientôt.