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dimanche 12 mai 2019

Samedi 11 mai 2019. Incendie de Notre-Dame : des spécialistes s'interrogent.


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Un très cher ami m’envoie les réflexions de quelques Français, anonymes ou non, mais connaisseurs des questions d’incendie ou de la charpente de Notre-Dame. Je vous livre ces réflexions dont certaines sont vraiment troublantes.

"Morgane Dumoulin
Malheureusement, je pense que ce n'est pas un accident : Ancienne étudiante de l'Ecole du Louvre, diplômée en Histoire de l'Art, j'ai visité la charpente de Notre-Dame avec des architectes des Bâtiments de France il y a plusieurs années. Cette charpente de bois du XIIe siècle était protégée comme jamais ! Chaque intervention est toujours accompagnée par des architectes, des experts, des historiens, ...Aucun début de travaux n’est envisagé, sans une prudence extrême : pas de source de chaleur, aucun chalumeau, ni appareil électrique ; un système d’alarme performant et une surveillance très stricte. Je pense que nous finirons par apprendre qu'il s'agit d'un incendie criminel. »

Philippe Villeneuve, architecte en chef des Monuments Historiques et responsable de la restauration de la flèche.
« Suite à différentes questions et témoignages, il m’apparaît utile d’apporter cette info : les travaux de restauration proprement dits n’avaient pas encore débuté ; seuls les échafaudages étaient en cours de montage.
Aucune soudure ni aucun point chaud possibles, donc. »

Maxime Morlon
Je partage cette analyse. Pour travailler souvent en milieu dangereux avec des ATEX (Réglementation européenne relative à l'usage de certains matériels en atmosphère explosive), je confirme que toutes les précautions sont prises sur ce genre du bâtiment, outre des mesures de prévention, drastiques. On demande d’enlever tous les matériels électriques et de travail par point chaud, comme les chalumeaux, dès la fin de la journée de travail. Tout est stocké dans des endroits appropriés. L’ascenseur, installé avec l’échafaudage servait aussi à cela. Le travail par point chaud est soumis à autorisation journalière ; il est supervisé par des spécialistes qui mesurent le taux de poussière dans l’air et la présence éventuelle de gaz pour éviter tout départ de feu ou explosion. La couleur des flammes et le dégagement de fumée sont aussi très suspects : personnellement, je n’ai jamais vu du bois sec produire des flammes aussi blanches à leur base et autant de chaleur. Il suffit de regarder les incendies de vieilles maisons, où l’on constate que les poutres sont les dernières choses qui restent, avec les murs porteurs, même après plusieurs heures de combustion.la charpente de Notre-Dame s'est vaporisée en moins d’une heure, comme si on avait utilisé un accélérateur de combustion du bois. Je ne crois absolument pas à la thèse accidentelle. »

Thierry Scootard
« Ancien pompier, je me pose une question : jamais je n’ai vu un feu de charpente prendre sans combustible.
La première question qui me trotte en tête est de savoir quel combustible aurait pu servir pour embraser ces poutres, de plus de 40 cm d'épaisseur.
1e solution : un faux contact électrique. Ok, mais quand on voit les combles, personnellement j’en doute. Surtout qu'aucun combustible ne traînait.
2e solution : un chalumeau dirigé vers une poutre pendant au moins 15 min pour commencer à faire prendre une poutre ! Mais ensuite, pour la propagation, j’en doute aussi.
3e solution : un effet backdraft, c’est-à-dire un feu dans un local, suivi d’une implosion à la suite d’une prise d'air. »

Loulou Luigi 
Ancien charpentier boiseur, je puis assurer que ces pilastres multi-centenaires ne peuvent brûler comme un vulgaire fétu de paille ! Le seule fait d'avoir été protégés durant des siècles, les a rendus imputrescibles et ininflammables. Il aurait fallu un feu couvant durant plusieurs jours, sans que personne ne puisse le voir, ni en voir les fumerolles ! Impossible.

Patricia Epicetout 
Cet incendie d'une rare violence et d'une rare intensité laisse sceptique sur le   fait qu'il ait démarré spontanément. Une telle puissance et une propagation aussi rapide, suscite immanquablement des questions.

Alienor Aquitaine 
« Sachant que matin et soir, il y a une inspection par les pompiers qui surveillent le site ; qu'il n'y avait aucun ouvrier sur le chantier ; qu'il y aurait eu deux départs de feu (selon LCI) ; que le feu s'est propagé à une vitesse exceptionnelle ; que la Basilique St Denis a fait l'objet d'un incendie volontaire ; etc., etc. Mais "pas de conclusions hâtives, ni d'amalgames !..." Pour ma part, je pense en effet qu’il y a eu plus d'un départ, pour provoquer un tel embrasement. En effet, vers 18h20, une première alarme incendie s’est déclenchée. Les agents ont fait le tour sans rien constater d’anormal. Donc, ils sont soit stupides, soit incompétents : j’aurais été vérifier dans les combles, sachant que des travaux de rénovation vont avoir lieu. A 18h47, une deuxième alarme incendie se déclenche, ce qui veut dire que le feu s'est propagé en 27 min. dans les combles ou qu’un autre départ de feu est survenu. Bref beaucoup d’interrogations. J'en ai vu, des feux de toitures, mais c'étaient des maisons isolées à la laine de verre et truffées de gaines électriques. Dans le cas de Notre-Dame, apparemment les combles en étaient vierges : il y avait juste des poutres, -- aux dimensions monstrueuses. Pour rappel, la cathédrale de Nantes a subi le même incendie, -- imputé à un chalumeau resté malencontreusement allumé. Dans le cas présent, les travaux en étaient au stade de la pose d'échafaudages. Il n'y avait pas encore de chalumeau (ni d'autre matériel). Bref, beaucoup de questions resteront sans réponse… »

Anonyme « Je peux vous garantir (ou presque), que l'incendie est criminel : la sécurité et les mesures mises en œuvre sont juste hallucinantes.
 Chaque jour, en fin de chantier, des agents équipés de caméras infrarouge, font le tour de chaque place où les ouvriers sont installés pour travailler. Chaque soudure est contrôlée et vérifiée ; interdiction de fumer à n'importe quel endroit : caméras dans tous les coins, sous les spots et sous chaque angle (pour les vols   et les cigarettes), extincteurs tous les 5 mètres, dispositifs détecteurs de fumée, en veux-tu en voilà. Ils font même des essais, matin, midi et soir pour s’assurer du bon fonctionnement. Mon frère travaille sur le chantier de Notre-Dame depuis plus de six ans : sa firme est la seule à avoir rénové cette merveille, ces dernières années : toiture, ardoises, cuivres, charpente, boiseries, etc.). Il n'arrête pas de me répéter qu’il est impossible et incompréhensible qu'un incendie se soit déclenché spontanément : les dispositifs de sécurité pour pallier les risques d'incendie sont impressionnants et les procédures répétées chaque jour. Dernier à avoir mis les pieds en haut de "Madame", pour lui refaire une beauté, il devait reprendre le chantier d'ici peu.

Français Du Jura
« Je travaille à Paris, depuis 2000, comme tailleur de pierre. J’ai participé à de nombreux chantiers. Il faut voir les équipes ! On nous a imposé des Maliens, des Cap-Verdiens, des Maghrébins, … Ils prient sur les chantiers. Beaucoup nous haïssent. Pour moi, c’est clair, un feu d’une telle violence en moins de 2 h., est impossible sans accélérateur. De plus, le bois n'émet pas de fumée jaune ; la pétrochimie, oui. »
"

Il nous reste à attendre les conclusions de l'enquête en cours qui ne semblent pas devoir être publiées rapidement.





jeudi 24 août 2017

24 août 2014. Nouvelles de la Dissidence. Que le progressisme est une absurdité !

Gustave, cher Gustave, nous continuons encore à nous abreuver à ta source. Peu importe les grincheux, ou les aveugles, ou les injurieux : ce qui est vrai reste vari !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté,

c’est l’imposture de la novlangue, de l’argent et du mensonge ; nous les voyons et nous n’osons pas les dénoncer. (Mon ami Marc m'a transmis sur la perversion de la langue, un texte de THUCYDIDE. J'y reviendrai.)
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Absurdités progressistes. – Première contradiction : si la durée est la cause et l’étoffe de l’univers, toute idée d’une essence ou d’une nature de l’homme se trouve niée : l’homme est réduit au devenir pur. Or, on ne peut concevoir le devenir sans quelque chose qui devient, sans un point de départ et un point d’arrivée : si rien n’est, rien ne devient…
                Seconde contradiction : nos progressistes n’hésitent pas à affirmer que ce courant historique qui mène à la démocratie universelle et à la maîtrise technique de l’univers fera nécessairement le bonheur de l’humanité. Ils ont donc une idée bien arrêtée du bonheur de l’homme, et cette idée découle inévitablement d’une conception de la nature de l’homme, qui englobe et transcende le changement : avant de savoir ce qui est bon pour un être, il faut savoir qui est cet être. Ce qui contredit leur historicisme. Car enfin, si le temps est créateur de tout, si l’homme n’est qu’une entité indéterminée et malléable à l’infini, comment pouvons-nous savoir aujourd’hui ce qui arrivera demain et surtout si ce qui arrivera sera un bien ou un mal ? On ne peut prévoir, on ne peut craindre ou espérer quoi que ce soit que par référence à une nature qui se réalise dans le temps et qui embrasse le présent et l’avenir dans son unité. Si je prépare les vendanges pour l’automne, cela ne signifie pas que je pénètre l’avenir en tant que tel, cela veut dire simplement que je connais la nature de la vigne : celle-ci dirige le devenir dans un sens déterminé et par conséquent prévisible. Toute prévision repose sur une constante et toute constante sur une nature."
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 37.)
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2. COMMENTAIRES.
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Gustave THIBON est trop bon. S’il dénonce, avec quelle puissance, les absurdités du progressisme échevelé, il laisse de côté la volonté farouche de quelques individus, richissimes, maîtres d’immenses empires industriels, ou d’armées considérables, de conduire le monde selon leur propre vision et en fonction de leurs seuls intérêts.
Le propre d’un esprit libre est de ne pas tenir compte de ces gens, et de vivre comme s’ils n’existaient pas, en se conformant au bon sens, à l’expérience de vie, à la conscience. Je reste absolument optimiste, au moins pour mon pays, car le jour n’est pas encore né où l’ensemble des Français prendront des vessies pour des lanternes.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Lisez tout !
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Tout le monde s’en fout, puisqu’il est chrétien !

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A lire, cette superbe analyse d’Elvire Debord sur un livre de Maxence van der Meersch.

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Pauvre Pépère ! Il n'a décidément rien compris.

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Faire donner l’armée ?

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Il y a 3 ans, ces gens n’auraient pas pu récupérer leur logement

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Les grossiums peuvent tirer les ficelles, les petitiums ne se laisseront pas faire !

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De l’eau rafraichissante au moulin des optimistes et des gens 

qui réfléchissent sur les raisons du changement climatique !

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Si le Huffington Post le dit…

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Je remercie mon ami Fabrice qui m'a transmis cette photo. 

Elle ne cesse de nous dire : La vérité vous rendra libre !
Oui, honneur, puissance et gloire à l'Agneau !

lundi 25 juin 2012

Bonnes feuilles de Julien Benda

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Je vous avais promis de vous livrer un petit commentaire sur le livre que Julien BENDA a publié sous le titre Discours à la nation européenne, en réponse sans aucun doute aux Discours à la nation allemande de FICHTE.
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Julien BENDA est sans doute un philosophe qui prend la pause. Une critique très serrée de ses positions a été publiée par Jean MALAQUAIS sous le titre Julien Benda et la justice abstraite. http://revueagone.revues.org/822 (Revue AgonE, tome 23, pages 193-204, 2000). Et je dois dire que son idéalisme froid, inspiré de PLATON et de KANT me glace quelquefois le coeur. Mais il aime la philosophie spéculative et il dit dans l'ouvrage dont je viens de vous donner le nom des choses tout à fait intéressantes. Celle-ci, notamment :

"La religion de l'originalité est la religion de ce qui ne se rattache à rien et toise l'univers du haut de cet Unique. C'est la religion de l'orgueil et du mépris."

Et s'adressant aux clercs (dont il avait fustigé la lâcheté dans son fameux La trahison des clercs), il leur dit encore ceci :

"En tout cela, ce qu'il vous faut faire, c'est encore détruire l'oeuvre insensée du XIXe siècle, qui s'est mis à élever la spontanéité au-dessus de l'ordre, l'originalité au-dessus de la vérité."

Nous y voilà. BENDA rejoint là Marcel DECORTE dont je vous ai souvent parlé. Tout le monde aujourd'hui se veut original et se pense "différent" des autres alors que chacun de nous ne fait que les imiter dans leur conformisme de pensée, de désirs et de comportement. C'est que nous sommes pris dans les griffes du gros animal social français, héritier de la Révolution.

Ce désire de changement, ce prurit d'originalité, cette volonté affichée de création (voyez comment l'on singe,  le Créateur), c'est la maladie incurable su siècle. Elle explique les délires de certains artistes (ah ! le monochrome verts de KLEIN, un monochrome qui se présente comme une planche à pain verticalement dressée enduite d'un vert glauque, un vert verts-de-gris, un vert caca d'oie, et qui vaut des millions. Ah ! Le Golgotha picnic,  le Piss Christ, les infâmes colonnes de BUREN, et les délires musicaux de tel ou tel auteur). Attention, il ne s'agit pas de jeter le bébé avec l'eau du bain, et il est tout à fait possible de discerner dans la modernité ce qui vient de l'esprit (MANESSIER par exemple) ou ce qui est le fruit pourri de l'orgueil et de la bouffissure de l'ego. En matière de politique, nous allons être servi, que dis-je, nous le sommes déjà, tant les situations personnelles, les propositions aberrantes, l'idolâtrie du relativisme ont atteint des sommets. Nous sommes en train de crever, et il semble que la plupart d'entre nous en soyons heureux. Nous sommes dans le vent !
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Donc, BENDA sur l'originalité à tout prix, a mille fois raison. La nouveauté, l'originalité n'est pas de nature dialectique ; elle n'est pas davantage le fruit de l'automatisme de la parole ou du geste. La nouveauté est ce vient ajouter à la substance ; elle est de nature purement accidentelle (au sens philosophique qui oppose la substance à l'accident) et cependant pensée.
Et en matière politique, on a vu ce que donne la rupture !
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A bientôt.