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mardi 31 juillet 2018

Mardi 31 juillet 2018. Petite pause historique : Déjà en 1899


De temps à autres, chers amis, je vous donnerai quelques informations pittoresques et historiques, propres à faire réfléchir sur les événements récents et à les éclairer.
En mai 1899 (semble-t-il, car je n’ai pas retrouvé la date), le Petit Journal (voir https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32895690j/date et
se lamentait comme il suit du développement des fumeries d’opium en France, et spécialement dans les ports, dont Toulon et Marseille.

"Jusqu’à ces dernières années, un vice épouvantable, spécial aux peuples et aux habitants de l’Extrême-Orient, tend de plus en plus à se répandre en France où nous n’avons cependant guère besoin de cette nouvelle calamité. Il est important de la signaler à l’opinion publique et d’en montrer les dangers. Le Petit Journal ne pouvait manquer à ce devoir patriotique. Cherbourg, Toulon et d’autres villes du littoral méditerranéen, Paris, même, possèdent maintenant des fumeries d’opium qui se cachent encore, comme honteuse de leur existence sur notre sol. Ce vice, si dangereux pour la santé physique, morale et intellectuelle pour notre race, a été importé en France par quelques fonctionnaires coloniaux qui l’ont pris à leurs administrés. Pour occuper leurs trop nombreux loisirs dans les postes lointains, ils ont pris peu à peu, par désœuvrement, l’habitude d’entrer dans ces repaires immondes où s’absorbent en fumée la folie. Dans les intervalles on voit les victimes de l’opium se traîner, le regard vague, éteint, la peau jaunâtre, comme séchée et collée aux pommettes des joues. L’heure du congé ayant sonné, on a espéré que le retour en France arrêterait l’œuvre du poison. Erreur !! L’habitude étant invétérée. D’abominables mercantis qu’une loi sévère devrait pourchasser impitoyablement ne demandent qu’à l’encourager pour en tirer profit. De là l’ouverture de ces fumeries d’opium clandestines. Notre vieille race déjà si affaiblie avait bien besoin de ce vice nouveau."
Rapporté par Jean CONTRUCCI dans la série Les nouveaux mystères de Marseille. Le secret du docteur Danglars, roman. Éditions Jean-Claude Lattès, Paris, 2004.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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(a) Je vous invite, si vous en avez l’occasion, à lire les romans policiers de cet excellent auteur. Il ne cache pas ses sympathies socialistes, un tantinet anticlérical, mais il écrit fort bien, ses intrigues sont admirablement troussées et il restitue l’atmosphère du Marseille de la fin du XIXe siècle avec érudition et humour. De plus, il décrit l’effroyable condition des ouvriers employés par les chevaliers d’industrie de la bourgeoisie marseillaise, d’une manière juste. Et je sens le rouge de la honte me monter au front quand je pense que de telles choses ont pu se passer dans une société bourgeoise à laquelle, que je le veuille ou non, j’ai appartenu.
(b) Les choses n’ont pas changé. Marseille est depuis plus d’un siècle la plaque tournante du trafic de drogue. Le cannabis a remplacé l’opium (il semble qu’il y ait eu à Marseille des centaines de fumeries clandestines dans les années 1890, mais l’activité est restée longtemps vivace). Il est intéressant de noter le rôle des fonctionnaires coloniaux dans l’importation de l’addiction à l’opium dans les ports méditerranéens. À l’époque, les mêmes règlements de compte liquidait les trafiquants qui ne respectaient pas les règles du trafic !
(c) Il est un peu trop facile d’attribuer aux peuples d’Extrême-Orient, un vice que les Européens, anglais en tête, leur ont imposé, notamment lors de la fameuse guerre de l’opium : diantre, il fallait bien faire du fric sur l’opium indien produit en abondance dans les Indes victoriennes. C’est une tache indélébile sur l'Europe, dont ces peuples  orientaux sont en train de se venger, avec un semblant de justice.
(d) Aujourd’hui, l’auteur de cet article serait poursuivi pour avoir utilisé le mot de race. Et pourtant, le mot est juste, ou alors je ne comprends rien à la biologie, notamment aux différences entre génotype (unité foncière de la famille humaine) et phénotype (admirable diversité des apparences des hommes). Que voulez-vous quand un pouvoir politique est aux mains des imbéciles, il n’y a rien à en attendre.
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LIENS UTILES.
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L’Europe continue de se suicider !


Oui au dialogue grâce à ces musulmans venus au Christ.


Et deux petits coups de griffe pour JUPITER.



lundi 22 août 2016

22 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Esclavage et GPA !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu." (Page 5.)

"Quelle soit la déchéance de l’homme et de son milieu, quelle que soit la profondeur de son désespoir, le seul fait d’être un homme implique que la vie ait un sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme tend à se révolter contre lui-même. S’il pouvait comprendre sans effort, le sens de la vie, s’il pouvait sans peine accomplir ses fins dernières, il ne douterait jamais de la valeur de l’existence. Ou s’il voyait immédiatement que la vie n’a ni but ni sens, la question ne se poserait plus. Dans l’un ou l’autre cas il ne serait pas pour lui-même une telle énigme." (Page 9.)
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. COMMENTAIRES.
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Ce billet se situe dans le prolongement de celui daté du 21 août. Il traite en fait du mal absolu qu’est le matérialisme idéologique ou pratique qui imprègne, inonde, submerge notre vie politique, sociale, et même culturelle ! Il ne se passe pas de jour sans que le dévoiement qui est consubstantiellement lié à ce matérialisme, souvent couplé à une cupidité sans bornes n'apparaisse dans toute sa hideur :

Voici par exemple un article tiré du site http://openyoureyes.over-blog.ch/google-baby-/-b%C3%A9b%C3%A9s-en-kit-doc-vf qui montre la honte et l’esclavage qu’est la GPA.

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service : la production de grossesse.

-La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
-Le matériau génétique est sélectionné par les clients via une interface web.
-le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
-les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
-ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde) c’est moins cher !
-Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-Il suffit d’une carte de crédit pour acheter un bébé.

Mais vous ne trouvez pas que ces pratiques sont honteuses, qu’elles méritent d’être universellement interdites et que nous avons raison de manifester le 16 octobre ?
Monsieur BERGE et ses millions peuvent trouver que louer son ventre (quand on est pauvre) ne fait pas de différences d’avec la location de ses bras. Il se trouve que nombre de personnes sensées ne partagent pas cet avis. Nul ne songe à condamner le magnat pour son orientation sexuelle, que ce soit bien clair. Qu'il s'obstine à diffuser ses vues dépourvues de toutes réflexions éthiques est un motif de révolte légitime. Et dire que cet homme est un magnat de la presse, qu’il nous inonde de ses opinions faisandées ! Mais enfin allons-nous réagir ?

Oui, la vie a un sens ! Oui, la vie est sacrée ! Oui,l'exercice de sexualité humaine qui lie un  homme et une femme dans l'acte possiblement procréateur est revêtue d'une dignité insurpassable. Tout le reste est le produit du néolibéralisme marchand, insupportable à un nombre croissant de nos concitoyens. Et ce n'est ni monsieur BERGE, ni monsieur HOLLANDE, ni madame TOURAINE, ni les militants LGBT qui nous ferons changer d'avis. En vérité, et je vous demande de me croire, je ressens à leur endroit plus de compassion que de mépris ou de colère, en raison de leur aveuglement; Je reviendrai demain sur la notion de LUMIERE et d'ESPRIT qui s'oppose aux ténèbres dont il semble qu'elles s'étendent sur l'univers.

J'ai donc rattrapé mon retard !