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jeudi 14 mars 2019

Jeudi 14 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin : guetteurs sur les fortifications.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UN ETAT DES LIEUX PAR MARCEL LEGAUT.
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"À mesure que, suivant une évolution quasi ontologique, la société des hommes progresse en connaissances et en puissance, Dieu paraît moins présent, moins agissant, toujours plus absent et plus étranger au monde. La science et la technique effacent peu à peu les traces que l'ignorance et la candeur des siècles passés vénéraient comme des passages de Dieu. Le merveilleux recule sans cesse. Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? Toutes les facilités religieuses qui s'appuyaient jadis sur lui disparaissent et sont remplacées par autant d'obstacles. La société humaine n'est peut-être pas encore athée en droit. En fait, elle pèse sur ses membres comme si elle l'était. Chacun en porte lourdement le poids sur son cœur. Les enfants sont rapidement atteints par la contagion de ce scepticisme collectif. Les adultes, même les plus évolués intellectuellement, sont la proie de l'agnosticisme, ils refusent de se passionner pour ce qu'ils ne peuvent pas atteindre par les techniques et les disciplines scientifiques. Il n'est pas jusqu'aux croyants qui parfois s'arrêtent, pris de vertige, devant l'étrangeté de leur recherche et de leur foi au milieu de l'indifférence ou de l'incompréhension générale."
Marcel LÉGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 151.)
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ET UNE RÉPONSE DE THOMAS MERTON.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu."
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page5.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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LEGAUT et MERTON nous font part de leurs réflexions sur la place de Dieu et de la vie spirituelle dans nos sociétés qui se disent évoluées. Le premier se place d’un point de vue extérieur et jette sur l’état de la foi un constat alarmant. La technique, la science n’ont que faire de Dieu. C’est bien ce que nous renvoient les médias et le monde politique, sans parler du monde artistique moderne, qui n’a d’artistique que le qualificatif et achève le Beau à coup de transgressions, d’obscénités et de laideur (pensons au Plug anal de madame HIDALGO, heureusement vandalisé, comme jadis par Elie les autels dressés aux Baal sur le mont Carmel). Et puis, dans une lumière tout droit jaillie de l’intérieur, le second nous dit que le Royaume est au-dedans de nous, et qu’en acceptant de l’habiter, nous rencontrons ce que nous sommes, et nous entrevoyons notre visage de gloire, celui-là seul que Dieu connaît.
Je voudrais vous donner un exemple de ce que je considère comme une imposture intellectuelle, parée des atours de la plus parfaite objectivité mais très clairement destinée à accabler encore davantage l’Église. Je ne sais plus quelle chaîne de télévision a invité François OZON, l’auteur du film Grâce à Dieu ainsi qu’une victime du père PREYNAT. Deux figurants complètent le plateau animé par je ne sais quel journaliste, un de ces interchangeables intervenants qui confondent le bavardage et la réflexion. François OZON confesse qu’il a été élevé dans le catholicisme mais qu’il est athée. La victime, elle, affirme qu’elle s’est construite, depuis toujours, dans l’athéisme. Les deux autres pantins du plateau ne disent rien. Et le journaliste tartine, tartine, en remet une couche. Il m’apparaît qu’une information objective et honnête aurait exigé que l’on fasse venir un croyant. Il aurait pu en tout premier lieu affirmer sa condamnation sans appel des crimes de pédophilie et d’éphébophilie commis jusque dans les années 1991 par le prédateur dénoncé par OZON. Il aurait pu ensuite dire que ces scandales qui touchent l’Église le remue, le déstabilise, lui font poser des questions, des questions terribles, enfin il aurait pu ajouter que la justice des hommes doit certes passer, mais qu’au-dessus de la justice, il y a aussi la miséricorde, et que les légitimes et sévères sanctions ne doivent pas faire oublier une vérité anthropologique essentielle : il ne faut jamais enfermer un homme dans une phrase ou une action, car c’est affirmer alors qu’il n’y a pas de rédemption possible pour un criminel. Notre Dieu n’est pas de ceux qui condamnent sans appel : il nous invite à la conversion perpétuelle, c’est-à-dire à la sainteté.
Nous devons faire le pari bénédictin : assurer la garde nocturne sur les murailles de l’humanité plongée dans une trompeuse sérénité, attendre l’aurore avec constance, et être rempli de compassion pour ceux qui dorment à l’abri de ces fortifications. Si elles n’étaient pas surveillées par les guetteurs, nul ne peut dire ce qu’il adviendrait des dormeurs.


lundi 23 juillet 2018

Dimanche 22 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'imposture de l'art moderne, l'impérissable beauté du vrai


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART MODERNE EST UNE FUMISTERIE : LA PREUVE PAR L’EXEMPLE.
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"On a tout essayé pour faire durer l’illusion de l’art. L’œuvre, l’absence d’œuvre, l’œuvre comme vie, la vie comme œuvre, l’œuvre sans public, le public dans œuvre, l’œuvre irrespectueuse (si irrespectueuse qu’elle n’est respectueuse que de l’irrespect), l’œuvre provocante, l’œuvre dérangeante. On a essayé l’intimidation, l’outrage, l’injure, la dérision, l’humiliation, la péroraison. En fin de compte, on le voit bien, il n’y a qu’une seule chose qui marche encore, c’est le chantage. L’art de la modernité, en coma dépassé y fait entendre sa voie la plus irréfutable, en même temps qu’il s’enveloppe d’une sorte de sacré qui interdit absolument de l’interroger.
Il y a peu, les amusants responsables du musée d’Art moderne de la Ville de Paris résolurent d’acquérir une œuvre de l’artiste belge Marcel BROODTHAERS. Cette œuvrer « met en scène », paraît-il, un perroquet. Pas un perroquet mort et empaillé, non, un beau perroquet vivant avec ses plumes aux couleurs multiples et son gros bec dur recourbé. Un perroquet, donc, destiné comme tout le monde hélas, à mourir un jour. Une œuvre périssable en quelque sorte. Et même une œuvre de la nature. Un oiseau. De la famille des psitaccidés. Comme on en trouve généralement dans les régions tropicales. Ou, plus simplement, sur le quai de la Mégisserie. Ou chez les particuliers, dans des cages. Un de ces volatiles divertissants qu’on appelle d’ordinaire Coco et auxquels il arrive d’imiter le langage humain avec des voix de clowns enrhumés.
[…].
[…] ainsi artistifié, Coco a vu sa cote s’envoler : le musée d’Art moderne de la ville de Paris l’a acquis pour la somme de un million trois cent soixante dix-sept mille de nos francs de l’année dernière [Je précise, à l’intention de mes lecteurs, que ce texte a été écrit en 2002, et qu’il s’agit donc de francs dits « lourds ».] […]."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Le cri du perroquet (page 136).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT INSPIRÉ DE THOMAS MERTON
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"Ma volonté libre est une grande chose. Mais cette liberté n’est pas indépendance absolue. Si l’essence de la liberté résidait seulement dans le choix, le seul fait de choisir rendrait notre liberté plus complète. Or nous nous trouvons là devant deux difficultés. Tout d’abord les choix que nous faisons doivent être vraiment libres – c’est-à-dire nous perfectionner et perfectionner nos rapports avec les autres êtres libres. Il nous faut choisir ce qui permet à notre être réel de donner toute sa mesure. D’où la seconde difficulté : nous admettons trop facilement que nous connaissons notre être réel et que nos choix sont vraiment ceux que nous voulons faire alors qu’en fait nos actes libres (bien qu’ils nous soient imputables moralement) résultent en grande partie de contraintes psychologiques nées de l’idée exagérée que nous nous faisons de notre propre importance. Nos choix sont trop souvent dictés par la fausse partie de notre être."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île.
Chapitre III. Conscience, liberté et prière.
Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.) (Page 35, N°1).
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Les vieilles rues de l’Avignon intra-muros sont envahies par la foule des festivaliers, au point qu’il est parfois difficile de se frayer un passage si l’on désire passer outre ces rues dont les enseignes des innombrables théâtres provisoires éclaboussent les yeux des plus récalcitrants.
Je n’ai rien, bien au contraire, contre le théâtre. Et la programmation du festival off donne souvent l’envie d’aller voir des spectacles dont les auteurs s’appellent Molière, Oscar Wilde, Ecco, ou Feydeau. Ce n’est pas le cas de toutes les offres dont certaines sont affligeantes de médiocrité, de racolage (Cf. Le potentiel érotique de ma femme) ou de basse vulgarité. Je m’apprête à aller voir le Romeo et Juliette donné par une troupe de jeunes et talentueux acteurs dont j’ai entendu dire le plus grand bien.
Et pendant ce temps, le Musée du Petit Palais – que j’ai déjà visité trois fois – est pratiquement désert. C’est, hors de l’Italie, le plus beau musée du monde en matière de primitifs italiens et de peintre de la Renaissance italienne. On peut y voir une vierge de BOTTICELLI, d’une admirable beauté.
Nul doute que si au mur qui la présente, on avait accroché la cage du perroquet parisien, la foule se serait amassée, comme elle le fit jadis pour voir le fameux et scandaleux Piss Christ de la collection (!!!!) LAMBERT exposé en cette même bonne ville des papes. Ce temps a la beauté qu’il mérite. Il revient au parieur de faire connaître le beau et de dénoncer l’imposture égotique du vendeur de perroquet et de ses acheteurs !
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LIENS UTILES.
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De notre chère Elvire DEBORD, ce billet sur E. LESEUR, dont je donne ici in extrait.
 « Pour donner il faut acquérir, et pour servir un jour, ou un peu chaque jour, mes frères devant Dieu, il faut que j’aie déjà longuement et purifié mon âme. (…) C’est un devoir de développer sans cesse son intelligence, de fortifier son caractère, de devenir un être de pensée et de volonté : c’est un devoir d’envisager joyeusement la vie et l’affronter avec énergie. C’est un devoir enfin de savoir comprendre son temps et ne pas désespérer de l’avenir. (…) Mes résolutions devront se plier aux circonstances, le précepte charitable doit passer avant le conseil. De plus en plus chercher par l’exemple, par la tendresse et en développant et élevant mon intelligence, à répandre plus de lumière parmi les intelligences et les âmes que je rencontre sur ma route. Je veux plaider la grande cause de la charité par mon attitude, mes paroles et mes actes ».


Le texte ici donné est d’Elisabeth LESEUR et il figure en exergue de ce remarquable billet.
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Sur l’affaire BENALLA : les indiscrétions du Monde et autres nouvelles.


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En mémoire du Tsar Nicolas II et de sa famille.


Deux livres à acheter pour soutenir des écoles qui ont fait le pari bénédictin.

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L’Église persécutée du Nicaragua attaquée par le dictateur.


mercredi 28 mars 2018

Mercredi 28 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin.


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C’est le moment de sortir du sommeil ! 
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1. CE QUE DES BENEDICTINS ONT DIT A ROD DREHER.
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"Toujours tourné vers le Christ, les moines reconnaissent qu’Il est le Créateur et Celui en qui tout trouve son essence et que l’homme n’est pas la mesure de toute chose. Contrairement aux successeurs laïcs du nominalisme, les bénédictins ne croient pas que le sens de la Création dépend de la volonté de l’homme. Pour eux, le sens est une réalité objective, pleinement voulue par Dieu, et à la portée de ceux qui ont choisi de laisser leurs passions de côté pour voir comment Dieu voit.
"« Nous ne pouvons nous attacher aux choses d’ici-bas, sous peine de finir par croire qu’elles tirent leur sens de nous-mêmes, me dit le frère Évagre HAYDEN, âgé de trente-et-un ans. Ce serait une erreur : nous ne donnons pas leur sens aux choses ; Dieu seul le fait. »"
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2. CONTREPOINT DE THOMAS MERTON.
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"Tout ce qui existe et tout ce qui passe rend témoignage à la volonté de Dieu. Mais voir un signe, et l’interpréter convenablement sont deux choses différentes. Notre premier devoir est toutefois de reconnaître les signes pour ce qu’ils sont. Si nous ne comprenons pas qu’ils indiquent quelque chose qui les dépasse, nous n’essaierons pas de les interpréter."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page 62.)
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3. COMMENTAIRE PERSONNEL EN FORME DE QUESTIONS.
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Pourquoi sommes-nous bouleversés par la mort d’Arnaud BELTRAME ?
Que voyons-nous VRAIMENT dans son acte ?
Quelle est donc en nous cette instance qui nous permet de juger qu’il a agi par pur amour aussi bien pour autrui que pour son métier et son pays ?
D’où est-ce que cela vient ?
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4. PAS DE LIENS UTILES.
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On ne donne pas de liens utiles quand on sait que Jésus est à Béthanie, que Marie va oindre, ce soir, ses pieds d’un parfum précieux, « en vue de sa sépulture » dira le Maître. Et c’est un parfum don l’odeur suave remplit toute la maison.
Jusqu'à Pâques, mes billets seront tournés vers cet événement inouï dont je n'arrive pas à comprendre le mystère : comment peut-on donner sa vie pour le salut des hommes ? Je n'ai rien d'autre à dire.


lundi 22 août 2016

22 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Esclavage et GPA !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu." (Page 5.)

"Quelle soit la déchéance de l’homme et de son milieu, quelle que soit la profondeur de son désespoir, le seul fait d’être un homme implique que la vie ait un sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme tend à se révolter contre lui-même. S’il pouvait comprendre sans effort, le sens de la vie, s’il pouvait sans peine accomplir ses fins dernières, il ne douterait jamais de la valeur de l’existence. Ou s’il voyait immédiatement que la vie n’a ni but ni sens, la question ne se poserait plus. Dans l’un ou l’autre cas il ne serait pas pour lui-même une telle énigme." (Page 9.)
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. COMMENTAIRES.
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Ce billet se situe dans le prolongement de celui daté du 21 août. Il traite en fait du mal absolu qu’est le matérialisme idéologique ou pratique qui imprègne, inonde, submerge notre vie politique, sociale, et même culturelle ! Il ne se passe pas de jour sans que le dévoiement qui est consubstantiellement lié à ce matérialisme, souvent couplé à une cupidité sans bornes n'apparaisse dans toute sa hideur :

Voici par exemple un article tiré du site http://openyoureyes.over-blog.ch/google-baby-/-b%C3%A9b%C3%A9s-en-kit-doc-vf qui montre la honte et l’esclavage qu’est la GPA.

Doron, un entrepreneur Israélien high tech, a lancé une nouvelle offre de service : la production de grossesse.

-La grossesse se fait en Inde (c’est moins cher).
-Le matériau génétique est sélectionné par les clients via une interface web.
-le sperme et les ovules s’achètent en ligne.
-les embryons fabriqués sont congelés et expédiés par avion en Inde.
-ils seront implantés dans l’utérus de mères porteuses locales (Inde) c’est moins cher !
-Les clients se présentent à la fin des 9 mois de grossesse pour récupérer leur bébé.
-Il suffit d’une carte de crédit pour acheter un bébé.

Mais vous ne trouvez pas que ces pratiques sont honteuses, qu’elles méritent d’être universellement interdites et que nous avons raison de manifester le 16 octobre ?
Monsieur BERGE et ses millions peuvent trouver que louer son ventre (quand on est pauvre) ne fait pas de différences d’avec la location de ses bras. Il se trouve que nombre de personnes sensées ne partagent pas cet avis. Nul ne songe à condamner le magnat pour son orientation sexuelle, que ce soit bien clair. Qu'il s'obstine à diffuser ses vues dépourvues de toutes réflexions éthiques est un motif de révolte légitime. Et dire que cet homme est un magnat de la presse, qu’il nous inonde de ses opinions faisandées ! Mais enfin allons-nous réagir ?

Oui, la vie a un sens ! Oui, la vie est sacrée ! Oui,l'exercice de sexualité humaine qui lie un  homme et une femme dans l'acte possiblement procréateur est revêtue d'une dignité insurpassable. Tout le reste est le produit du néolibéralisme marchand, insupportable à un nombre croissant de nos concitoyens. Et ce n'est ni monsieur BERGE, ni monsieur HOLLANDE, ni madame TOURAINE, ni les militants LGBT qui nous ferons changer d'avis. En vérité, et je vous demande de me croire, je ressens à leur endroit plus de compassion que de mépris ou de colère, en raison de leur aveuglement; Je reviendrai demain sur la notion de LUMIERE et d'ESPRIT qui s'oppose aux ténèbres dont il semble qu'elles s'étendent sur l'univers.

J'ai donc rattrapé mon retard !








lundi 30 novembre 2015

30 novembre 2015. Nouvelle de la Résistance. Réveiller la Vérité qui dort

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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 (a) "On parle trop souvent du «sens de la vie». L'expression ne remonte qu'à guère plus d'un siècle On l'utilise parfois à des fins apologétiques et l'on entend dire : «La foi donne un sens à la vie. Il serait impossible de vivre si la vie n'avait pas de sens, et donc, nous avons besoin de la foi.» Il peut y avoir du vrai là-dedans. Mais le christianisme ne propose pas de donner un sens à la vie, comme si celle-ci n'en avait pas et avait besoin d'en chercher un en dehors d'elle-même. Il propose plutôt de dévoiler ce sens."
In
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009.

(b) "Quelle soit la déchéance de l’homme et de son milieu, quelle que soit la profondeur de son désespoir, le seul fait d’être un homme implique que la vie ait un sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme tend à se révolter contre lui-même. S’il pouvait comprendre sans effort, le sens de la vie, s’il pouvait sans peine accomplir ses fins dernières, il ne douterait jamais de la valeur de l’existence. Ou s’il voyait immédiatement que la vie n’a ni but ni sens, la question ne se poserait plus. Dans l’un ou l’autre cas il ne serait pas pour lui-même une telle énigme."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. Commentaires.
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On a les ministres que l’on peut ! De madame Najat VALLAUD-BELKACEM, en effet, cette très "lumineuse" (!) définition (merci à mon amie Édith qui m’a transmis la chose…)

"La laïcité, c’est l’équilibre ainsi patiemment construit dont nous sommes aujourd’hui les dépositaires, avec la pleine conscience que le péril de l’intangibilité, du refus de toute évolution, est tout aussi attentatoire à l’essence même de la laïcité que la tentation de l’adaptation du mouvement permanent."

Depuis une heure, je m’efforce, le front recouvert d’un gant de toilette imbibé d’eau fraîche (que je renouvelle toutes les dix minutes), de comprendre ce que veut dire la belle et carnassière Najat. Je n’y arrive point. Si un lecteur bienveillant peut éclairer ma pauvre lanterne, je l’en remercie.
C’est plus souvent qu’on ne le croit de voir une "obscure clarté » tomber des étoiles en train de mourir !

Et ils s’étonnent tous de voir que des jeunes en quête de sens, abreuvés par la Déséducation Nationale de l’idée que la vie en est dépourvue, se lancent dans la guerre sainte ? Dans la drogue ? Dans le désespoir et parfois le suicide ? Les grecs ne s’y trompaient pas qui donnaient le nom d’alètheia à la vérité. Le mot signifie exactement « sortie du sommeil ». La vérité, ainsi, ne se crée pas – ni par la volonté de madame BELKACEM, ni par celle des hommes politiques. On la réveille et de la nature et de son cœur d'homme.

N’importe quelle âme droite voit que, loin de croître en fraternité, notre société s’engraisse d’égoïsme et d’individualisme. Il ne vient à personne l’idée que les "valeurs" promues par la soi-disant République ont abouti aux désastres sociaux dans lequel nous sommes plongés. Je préfère l’espérance à un programme politique, la charité à la générosité et la foi à la charte de la laïcité.

Le jour où je verrai monsieur BARTOLONE ou monsieur CAZENEUVE martyrisés pour la cause du socialisme, le jour où je verrai monsieur JUPPE ou monsieur SARKOZY fusillés pour celle du libéralisme, je croirai aux vertus de la démocratie à la française, qui est à la démocratie ce que le fromage de soja est à un vrai camembert !
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3. Informations diverses.
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Soyez juges ! Regardez cette vidéo des manifestations violentes d'hier, Place de la République (via le salon beige).

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Robert MENARD inaugure la crèche de la marie de BEZIERS (site du Boulevard Voltaire).

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Les Corses, eux, ne sont pas frileux.



PS : je ne suis ni un cul béni, ni un calotin. J'ose dire très haut et fort que je suis chrétien, oh ! un pauvre chrétien sans doute. Mais c'est ma fierté. J'ai la conviction absolue que seul le nom de JESUS peut sauver le monde de la violence et de la folie meurtrière. J'ajoute que je préfère la paix et l'amour à la haine. Et même si je taquine nos princes, je leur reconnais en ces moments terribles, des qualités que je ne leur soupçonnais point. Ce constat ne vaut pas approbation d'une politique désastreuse, mais il serait assez malhonnête de ne pas reconnaître, sans préjugés, que notre Gouvernement a fait preuve de fermeté et de sagesse en ces moments terribles. Il faut donc le mettre dans la colonne "crédit". Cette appréciation ne les exonère pas de leur responsabilité.


mercredi 29 juillet 2015

29 juillet 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Agir en conscience une obligation pour celui qui veut être un être humain

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Qu'on se le dise, sur les places et dans les rues, sur les boulevards et dans les avenues !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Nous n’avons pas à nous créer de conscience. Nous l’avons en naissant, et quoi que nous fassions pour l’ignorer, nous ne pouvons faire taire l’insistance avec laquelle elle nous pousse à faire le bien et à éviter le mal. Quelle que soit la vigueur avec laquelle nous nions notre liberté et notre responsabilité morale, notre âme demande à grands cris une moralité et une liberté intellectuelle sans lesquelles elle sait ne pouvoir être heureuse. Le premier devoir de chaque homme est de chercher la lumière et la discipline sans lesquelles sa conscience ne peut résoudre les problèmes de la vie. [...]."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N° Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. Commentaires.
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Je n'ai pu, comme je l'avais dit, exposer hier soir le raisons de mon dégoût pour l'ignoble dessin du sieur DELUCQ. Je le fais donc ce matin. Allez le voir ce dessin abject et jugez du concentré de mépris pour tous ceux qui ne pensent pas comme "l'humoriste", si on peut donner le nom d'humoriste à un homme qui, singeant le drapeau de La Manif Pour Tous, et à propos de l'affaire Vincent LAMBERT ose dessiner la silhouette d'un homme, d'une femme et d'une carotte, en mettant en suscription : "Un papa, une maman et un légume".
Voilà donc un homme des médias qui gagne sa pitance en vendant des dessins offensant pour une partie de ses frères en humanité. Pour lui, Vincent LAMBERT est un légume. Vous entendez bien, un légume ! 
Je ne puis pas imaginer un seul instant que DELUCQ ait interrogé sa conscience avant de produire cette ignominie. S'il l'avait fait, il aurait sans doute jugé qu'il agissait mal. Mais l'enjeu n'était ni le bien ni le mal ; l'enjeu était la célébration de son ego et sa participation volontaire et automatique à une opération de nature purement idéologique. Il croit sans doute que nous ne sommes pas libres, que l'existence d'un principe spirituel en l'homme est une chimère (ce que contredit la neurophysiologie)...
Le même principe qui m'a fait juger offensant pour l'humanité tout entière et madame TAUBIRA en particulier le dessin qui la comparait à un singe, me fait juger tout aussi offensant un dessin qui compare un être dépourvu de paroles et de moyens de défense relationnel à un légume.
Jusqu'à quel point d'abaissement politique, une telle négation du respect que l'on doit à tout être humain va-t-elle nous conduire ? Quand on nie l'humanité de l'homme souffrant, vulnérable, muet, on ne vaut pas mieux que ces médecins nazis qui tuaient sans regret les handicapés au motif qu'ils n'avaient rien d'humain.
Comprendrez-vous donc dans quel engrenage infernal vous avez mis le doigt, vous qui plaidez pour la mort d'un homme sans défense ?  JOFFRIN comme DELUCQ ne posent pas la vraie question ; ils préfèrent attaquer les "fascistes intégristes", "les réactionnaires" qui défendent la vie, c'est-à-dire asséner sans fondement autre que politique, que la  mort de Vincent LAMBERT est justifiée, que les lois de la "République" (la République ? Mon oeil !) sont au-dessus des droits de la conscience. Que diront-ils le jour où, se fondant sur un raisonnement analogue, des "penseurs" jugeront que les infirmes moteurs cérébraux ne méritent pas de vivre et qu'il convient de le supprimer ? Allez ! Qu'ils expliquent la différence entre un IMC et Vincent ? Qu'ils aillent jusqu'au bout de leur raisonnement, s'ils le peuvent !
Et qu'ils n'oublient pas : la conscience ne se confond pas avec les manifestations électriques qui naissent dans le cerveau consécutivement à son exercice. Autrement dit, on peut être conscient sans que cet état soit cliniquement ou électrophysiologiquement détectable.
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3. Informations diverses.
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A propos des éleveurs.

La remarque est personnelle. Mais il me semble parfaitement justifié que le pénible travail des agriculteurs et des éleveurs soit correctement rétribué. La concurrence acharnée, la rengaine de la compétitivité, que sais-je encore, ne doit pas nous faire oublier ceci : le travail doit être justement rétribué. Ce qui est vrai des salariés est vrai aussi pour des non salariés qui n'ont que le fruit de leurs efforts pour vivre. Tout le reste est de la littérature.
Non à  cette civilisation du profit, non à la prétendue compétitivité, Non à la prolétarisation croissante des hommes pour le seul profit des banques et des grands groupes financiers...
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Manifestation profamille au Mexique (via le Salon beige).

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La Manif Pour Tous en Finlande.



mercredi 20 mai 2015

20 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Oui, la vie a un sens et ce n'est pas celui du socialisme !

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Ne soyons pas lâches, soyons vrais !

Mes lecteurs habituels remarqueront que j'ai changé la formulation de ce qui me semble être une évidence. De temps en temps, il est bon de changer !
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1. La citation du jour.
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"Quelle soit la déchéance de l’homme et de son milieu, quelle que soit la profondeur de son désespoir, le seul fait d’être un homme implique que la vie ait un sens. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’homme tend à se révolter contre lui-même. S’il pouvait comprendre sans effort, le sens de la vie, s’il pouvait sans peine accomplir ses fins dernières, il ne douterait jamais de la valeur de l’existence. Ou s’il voyait immédiatement que la vie n’a ni but ni sens, la question ne se poserait plus. Dans l’un ou l’autre cas il ne serait pas pour lui-même une telle énigme." 
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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2. Commentaires.
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Voilà une parole qui me semble être d'une très grande profondeur. Elle explique les rébellions, les révoltes, les refus, les critiques qui fusent de toute part et depuis longtemps de toutes les parties de la sociétés. Ces attitudes révèlent de la part de ceux qui les adoptent une certaine conception de la vie, et de ce fait, une certaine conception du sens de la vie et de la nature humaine.
La grande erreur, la grande duperie, la grande tyrannie du socialisme et de ses divers avatars, c'est de vouloir monopoliser le sens de la vie au profit de sa seule idéologie, et de négliger les efforts que chaque être humain fait pour le trouver. Ce n'est pas la déséducation nationale, ce n'est pas la carnassière, ce n'est pas monsieur HOLLANDE ni ses sbires ni ses séides ni ses admirateurs intéressés qui doivent nous imposer LEUR sens de la vie. Ce qu'ils devraient faire, c'est d'inciter chaque citoyen à faire cet EFFORT qui suppose du recul, de la réflexion et une acculturation non seulement aux religions, mais aussi aux philosophes de tous temps (et pas seulement à Bernard-Henri LEVY !). On n'en prend pas le chemin, et il me semble que l'opposition grandissante mais hélas désunie à la désastreuse réforme du collège (les décrets qui l'entérinent viennent d'être publiés au JO) reflète cette anxiété secrète qui dort au fond des âmes et des esprits (ce qui n'est pas la même chose). Qui nous montrera le sens de la vie ? Qui nous fera voir le bonheur ? Eternelle question à laquelle ni ROBESPIERRE, ni MARX, ni JAURES, ni Jules FERRY, ni BARBUSSE, ni GAMBETTA ni tous ces hommes politiques dont les patronymes encombrent les voiries et les bâtiments publics n'apportent la moindre réponse à cette question existentielle.
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3. Informations diverses.
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Les gavroches devant l'Assemblée nationale.

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La carnassière ne relâche pas la pression et ne veux pas de pensée libre (via le salon beige).

"Dans le cadre de la lutte contre le « terrorisme » et des « dérives sectaires », quatre inspecteurs généraux ont reçu mission spéciale pour travailler sur les écoles « hors contrat ». Afin de vérifier qu’elles respectent les « valeurs de la République ».
« Le but est de systématiser les inspections. La liberté d’enseignement ne connaît qu’une limite : le respect des valeurs de la République. »
Quand on sait que les « valeurs de la République » impliquent notamment le « droit » à l’avortement et désormais le « mariage pour tous » et la lutte contre l’homophobie, l’islamophobie, etc., les écoles catholiques peuvent craindre le pire. Car un certain nombre d’articles du catéchisme sont clairement en infraction avec les « valeurs de la République »."
Peersonnellement, je mettrais à la porte ces gens qui n'ont aucun droit à pénétrer dans un espace privé sans mandat judiciaire. Il semble qu'à ce propos une question prioritaire de constitutionnalité devrait être posée par les avocats des écoles hors contrat. Mais cette initiative illustre bien le propos de Thomas MERTON
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Du Canard enchaîné (via le salon beige).

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mardi 10 février 2015

10 février 2015. Nouvelles de la Résistance La liberté d'expression c'est la liberté d'offenser ?

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Offensive de l'hiver de la pensée ! Réchauffons-nous à coup de devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "Ma volonté libre est une grande chose. Mais cette liberté n’est pas indépendance absolue. Si l’essence de la liberté résidait seulement dans le choix, le seul fait de choisir rendrait notre liberté plus complète. Or nous nous trouvons là devant deux difficultés. Tout d’abord les choix que nous faisons doivent être vraiment libres – c’est-à-dire nous perfectionner et perfectionner nos rapports avec les autres êtres libres. Il nous faut choisir ce qui permet à notre être réel de donner toute sa mesure. D’où la seconde difficulté : nous admettons trop facilement que nous connaissons notre être réel et que nos choix sont vraiment ceux que nous voulons faire alors qu’en fait nos actes libres (bien qu’ils nous soient imputables moralement) résultent en grande partie de contraintes psychologiques nées de l’idée exagérée que nous nous faisons de notre propre importance. Nos choix sont trop souvent dictés par la fausse partie de notre être." 

In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).

(b) «La liberté d'expression, elle peut être une liberté d'offenser. C'est ainsi qu'elle est reconnue à la fois par notre droit en France et par la convention européenne des droits de l'homme.»
«Après, il ne faut pas porter en étendard nos valeurs de manière arrogante. Il faut sans doute les expliquer dans un certain nombre de pays où ces valeurs ne sont pas reconnues de la même façon ou n'ont pas la même définition juridique».
«Si la liberté d'expression était simplement la liberté de dire ce qui va faire consensus et plaire à tout le monde, ce serait assez limité comme conception», rappelle-t-elle en martelant à nouveau que la liberté d'expression est une valeur «non négociable» et «intangible».

[Cette dernière remarque est d'une rare vacuité : il est parfaitement possible d'exprimer un désaccord ou une opinion dérangeante, sans offenser l'autre !]

Déclaration de madame Fleur PELLERIN,
Ministre de la "Culture" (gros guillemets à culture !)
Sur les ondes de France Info, un mois après les attentats contre les journalistes de Charlie Hebdo.
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2-Commentaires.
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Usant, madame, du droit que vous nous donnez d'exprimer librement nos pensées fussent-elles offensantes, je dirais volontiers que votre déclaration est celle d'une fauteuse de guerre civile. Je ne crois pas que ce soit servir la cause de la liberté que d'admettre sa possible liaison avec l'offense faite à son prochain. Vous devriez relire la belle citation de Thomas MERTON  que j'ai pris soin de placer juste avant votre propre opinion : "nos choix (et donc les vôtres itou) résultent en grande partie de contraintes psychologiques nées de l’idée exagérée que nous nous faisons de notre propre importance. Nos choix sont trop souvent dictés par la fausse partie de notre être." Vos choix, madame, sont obérés par l'idée que vous vous faites de vos responsabilités en tant que ministre de la culture ; ils ne me semblent pas jaillir d'une réflexion personnelle, intérieure, pesée ; la convention européenne des droits de l'homme n'a jamais dit que l'on avait le droit, au nom de la liberté d'expression, d'offenser son prochain. Et si ces paroles  reflètent votre pensée, vous n'avez rien à faire à la place que vous occupez.
Je maintiens donc que le numéro de CHARLIE HEBDO publié après les attentats est une mauvaise action, qu'il a entraîné la mort de dizaines d'innocents, des destructions sans nombre, et un accroissement de la haine des pays musulmans pour l'Occident. Si tel est le but de l'opération, alors il est parfaitement rempli.
Vous et vos semblables socialistes ont critiqué, sans l'avoir lu, l'admirable discours de Benoît XVI à RATISBONNE. Le pape émérite reprenait les paroles d'un empereur byzantin adressé à un savant musulman, lors d'un échange ENTRE EGAUX. Benoît XVI avait pris soin de signaler que l'échange entre les deux érudits avaient été rudes...
Ainsi, Benoît XVI n'avait pas le droit de faire dire à Romain LECAPENE : "Montre-moi en quoi ton prophète apporte etc.", mais CHARLIE HEBDO a le droit de caricaturer MAHOMET en des termes et des aspects honteux et que je me refuse à décrire. Je préfère le dialogue, fût-il rude, à la dérision, le respect au mépris.
Et j'ose espérer qu'un jour, vous et vos collaborateurs auront à répondre de ces offenses faites à la fraternité qui, dans cette affaire, semble avoir été bien occultée.
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3. Informations diverses.
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Un nouveau candidat au trône des imbéciles : il s'appelle monsieur GOEMANS.

"C'est l'histoire d'une statue de la Vierge, érigée par M. LACROIX, défendu par Me Marie… De quoi «faire rigoler» les libres penseurs! «On en rit, mais c'est grave!, assène José GOEMANS, président de la Fédération de la Libre Pensée de Haute Savoie. Moi, je me demande maintenant si la religion catholique est compatible avec la République». Choquée par l'apparition, en 2011, d'une statue de «Notre-Dame-du-Léman» dans un parc municipal, «juste à côté d'une source où les gens viennent boire de l'eau d'Evian», l'association de défense de la laïcité avait demandé au maire de PUBLIER (Haute-Savoie), Gaston LACROIX, de la déplacer. Le tribunal administratif de Grenoble vient de lui donner raison, en décidant «d'annuler les décisions» de refus du maire.
«Considérant que la statue de la Vierge portant l'inscription «Notre Dame du Léman veille sur tes enfants» constitue un emblème religieux ; qu'il est constant que le terrain sur lequel elle a été édifiée est un parc public ; que (… ) la commune ne pouvait légalement autoriser l'installation de cette statue sur le domaine public communal», le tribunal administratif, au nom de la loi de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, a décidé «d'annuler les décisions (…) par lesquelles le maire de Publier a refusé de déplacer la statue de Notre Dame du Léman en dehors du domaine public communal»".
Repris d'un article du Figaro.
Je m'autorise du droit que m'accorde madame PELLERIN pour déclarer imbécile bernanosien de premier ordre monsieur José GOEMANS et je lui décerne d'entrée la Croix de vermeil des imbéciles avec palmes de diamant, avant dépôt de candidature au trône de plus en plus convoité de roi des C... [Il est assez piquant du reste, de noter que le maire de PUBLIER est de gauche ! Tout royaume divisé contre lui-même est destiné à périr !] Heureusement, on résiste là-bas.