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mercredi 18 janvier 2012

Mythes

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En sciences sociales, un mythe, dit Alfred SAUVY, "est une simple représentation de faits contemporains, qui se modifient à l'étude approfondie du sujet".
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Avec une malhonnêteté rare, les médias, et les responsables de l'opposition, clament sur tous les toits que la perte du triple A, est le résultat d'une politique économique lamentable. Le journal Marianne qui est l'un des plus venimeux, titre même, L'homme qui a fait perdre 500 milliards à la France, sur un semis de portaits de Nicolas SARKOZY.
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Il est intéressant par conséquent de revenir aux faits, rien qu'aux faits.
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Il existe trois agences de notation : Standard and Poor's, celle qui a dégradé la note de la France de AAA à AA+ ; les agences Fitch, et Moody qui ont maintenu le triple A, la dernière spécifiant qu'elle n'avait pas l'intention de changer cette notation dans l'année qui vient. Le lendemain de la "dégradation" par la seule agence Standard and Poor's (je ne suis pas sûr d'orthographier correctement ces noms), la France empruntait dans la journée 8 milliards d'euros à des taux inférieurs à ceux qu'on lui opposait avant cette "dégradation".
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Deux candidats à la présidentielle, messieurs de VILLEPIN et MORIN estiment que pour ramener les comptes du pays à l'équilibre, il serait nécessaire faire passer à 37 heures hebdomadaires la durée légale du travail. On la ramènerait à 35 heures une fois cet objectif atteint. Les deux, qui ont du prendre des informations auprès des économistes, estiment que cette mesure ferait gagner 0,4 point de croissance. On peut donc estimer que le passage des 39 heures au 35 heures, réalisées sous la très démagogique houlette de madame AUBRY, a probablement coûté à la France 0,8 points de croissance par an depuis 5 ans. Calculez le montant de la perte de richesse pour notre pays ! Et ils vont accuser l'actuel président du marasme dans lequel nous a plongé leur propre aveuglement ? Ils se foutent de nous, qu'on me pardonne cette trivialité. Ils n'ont aucune solution, aucun remède, aucune idée, aucun projet, et par-dessus tout aucune vision de l'homme qu'une politique ambitieuse pourrait servir. Le mythe est bien là. La représentation médiatique des faits économiques actuels n'est pas  la réalité.
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Il y a un autre mythe, encore plus dangereux. Il consiste à confondre la richesse d'un pays avec les signes monétaires (l'argent pour le dire plus simplement) avec les biens que produit ce pays. Admettons que, comme du bon temps de la Révolution, on déclare que le patrimoine des grandes fortunes est transformé en bien national. Répartissons les signes monétaires ainsi nationalisés entre tous les citoyens. S'il n'y a pas de biens disponibles, à quoi servira cet argent ? Vous me direz : mais il reste le patrimoine immobilier. Bien sûr ! Qui va l'acheter ? On a bien vu ce qu'a donné la vente à l'encan des biens nationaux sous la Révolution. Outre la démolition irréparable de l'abbaye de CLUNY, vendue comme carrière de pierres à bâtir (cet exemple est emblématique de la rage des Conventionnels), la mesure a permis à quelques corrompus de se faire à peu de frais un patrimoine énorme, à quoi, du reste, ils ont souvent ajouté une particule pour faire classe. Autre exemple, celui de la Russie contemporaine. Des fortunes inimaginables se sont faites sur le dos de la patrie, des fortunes engrangées par des anciens membres de la Nomenklatura communiste.
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Chiche, monsieur MELANCHON. Prenez le pouvoir ! Nationalisez, confisquez, faites rentre gorge à tous ces richards qui nous mangent la laine sur le dos. Et vous, cher monsieur MITTERHOLLANDE, imitez votre maître et achevez la France en achevant son oeuvre de démolition.
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La civilisation technique que nous soutenons de toutes les fibres de notre corps est une civilisation tout se paye, et où par conséquent, il n'est jamais utile de dire merci, l'argent tenant lieu de gratitude. C'est du reste la grande erreur de jugement du Président SARKOZY. L'homme n'est pas qu'un Homo oeconomicus... Ces messieurs qui font un tour de piste sous nos yeux ne pensent pas assez et réagissent trop. Le mythe a la peau dure.
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C'est tout pour aujourd'hui.

dimanche 15 janvier 2012

Ils ne manquent pas d'air !

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Monsieur HOLLANDE, avec un aveuglement qui laisse mal augurer de l'avenir, impute à la politique conduite par le Président SARKOZY et son équipe, la perte du triple A. Et le journal Libération fait sa une, en titrant en haut de page "S RKOZY," le A du patronyme ayant chuté en bas de page.
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Plusieurs choses à dire à propos de ces réactions désolantes.
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La première a trait aux agences de notation. Qui les a instituées ? Pourquoi ont-elles un tel pouvoir sur les politiques financières et économiques des États ? Qui les payent ? Car enfin, elles vivent et leurs personnels ne semblent pas pleurer la misère, même si leurs travaux peut y pousser nombre de leurs frères en humanité Il faut de toute urgence supprimer ces agences qui n'existent que par le bon vouloir et le pleutrerie des États, qui ne conçoivent les rapports humains qu'en termes de finances et d'économie, et qui sont très largement inspirées par les intérêts américains (ce que l'on ne peut leur reprocher, certes, mais que l'on doit prendre en compte pour évaluer leur degré d'impartialité). On peut se demander si les ricanements de ces messieurs n'est pas une approbation donnée à ce monde dont ils ne cessent de critiquer les défauts, mais dont ils portent le joug avec allégresse.
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Ensuite, il faut se demander pourquoi ces agences ont fait chuter d'un cran la crédibilité ou solvabilité de notre pays. Il se trouve que pour payer les retraites et les fonctionnaires, et financer la politique sociale, l'Etat est obligé d'emprunter, et d'emprunter à intérêt, aux banques. De la part d'un parti qui par sa démagogie a contribué à creuser la dette, il y a un certain cynisme à reprocher au gouvernement d'endosser le costume de leurs imbécilités. Qui a instauré les 35 heures ? Qui a instauré la retraite à 60 ans ? Qui a dénoncé avec virulences les (très timides) mesures prises pour "rassurer" les marchés ? Qui a refusé l'une des plus emblématiques qui consistait à inscrire dans la Constitution l'obligation de présenter un budget en équilibre ? Qui, par des mesures léonines, a fait croître le coût du travail dans des proportions telles qu'il est moins coûteux de produire en Chine ou en Inde des produits que nous fabriquions jadis sur notre sol, en aussi grandes quantités et de bien meilleure qualité ? Qui a ouvert les portes de la France à une mondialisation aujourd'hui honnie ? Qui est à la tête du Département le plus endetté de France ? Qui a doublé en dix ans le nombre de fonctionnaires territoriaux, tandis que les pouvoirs publics s'efforçaient de diminuer ceux de la fonction publique ? Qui, en ne cessant de dénoncer les riches, sans prendre aucune mesure utile pour les empêcher de placer leur fortune ailleurs que dans leur patrie, a contribué à appauvrir celle-ci ? Qui trouve normal de maintenir en place et de promouvoir une élite d'énarques, souvent de sensibilité de gauche, des hommes souvent médiocres et/ou incompétents, qui sont cousus d'or et ne cessent de réclamer des traitements, des bonus, des jetons de présence dont le montant donne le vertige ? (Voir les livres sur le sujet) .
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En vérité, si l'on peut reprocher à la majorité une politique étroitement économiste et financière, et des erreurs symboliques irréparables, on ne peut la condamner d'avoir voulu prendre des mesures qui tendaient à diminuer le poids de l'Etat et la charge de la dette. On peut en revanche reprocher à monsieur JOSPIN de ne pas avoir utilisé les 4 % de croissance de sa magistrature pour apurer les comptes, et d'avoir préféré rémunérer sa clientèle au lieu de voir le bien de la Cité.
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Qu'ils soient de droooooîte ou gôôôôôche, pour avoir voulu le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, les Français vont devoir payer leur égoïsme. Le temps des épreuves n'est pas fini. Les marchands de ceinture ont de beaux jours devant eux.