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mercredi 25 mars 2015

25 mars 2015. Nouvelles de la Résistance. Relire Tocqueville (4) : non à la tyrannie de la majorité.

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Je crains qu'après mes quelques jours d'absence vous n'ayez oublié la devise ; souffrez donc que je vous la rappelle :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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Je reprends avec vous le petit survol de l'ouvrage majeur d'Alexis de TOCQUEVILLE (De la démocratie en Amérique), un ouvrage dont je recommande absolument la lecture en ces temps où nos princes font semblant d'exalter la démocratie et ne cesse de la piétiner de leur arrogance, de leur suffisance et de leur mépris pour qui ne pense pas comme eux :

"Qu’est-ce donc qu’une majorité prise collectivement, sinon un individu qui a des opinions et le plus souvent des intérêts contraires à un autre individu qu’on nomme minorité ? Or, si vous admettez qu’un homme revêtu de la toute-puissance peut en abuser contre ses adversaires, pourquoi n’admettez-vous pas la même chose pour une majorité ? Les hommes, en se réunissant, ont-ils changé de caractère ? Sont-ils devenus plus patients dans les obstacles en devenant plus forts ? Pour moi, je ne saurais le croire ; et le pouvoir de tout faire, que je refuse à un seul de mes semblables, je ne l’accorderai jamais à plusieurs."
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2. Commentaires.
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Je trouve parfaitement scandaleux et indigne d'un homme d'état d'affirmer qu'il est nécessaire de stigmatiser le responsable d'un parti réunissant sur ses idées 25 % à 26 % du corps électoral (enfin, des membres de ce corps qui ont pris la peine d'aller voter). L'incantation, les injures, les exorcismes, les attaques sont un grand signe de faiblesse. J'ai déjà dit à plusieurs reprises que je ne me reconnais nullement dans nombre de propositions du FN, mais je constate que beaucoup de mes compatriotes y adhèrent. N'importe quel homme censé essaierait de comprendre pourquoi il en va ainsi. Mais non. Fort d'une majorité extrêmement discutable, Menton Pointu, à l'ombre duquel s'abrite le très courageux François HOLLANDE, dit Normal Ier, tape désespérément sur un adversaire qu'il ne peut abattre autrement que par des vociférations.
Il est clair que Menton Pointu et ses amis défendent leur petite industrie du pouvoir, c'est-à-dire leur intérêt. C'est que c'est bon le pouvoir : les flashes des photographes, les interview, les parapluies qu'un huissier tient au-dessus de votre tête quand il pleut (à noter que la reine d'Espagne -  tout comme l'avait fait il y a quelques mois la reine Elizabeth II en visitant le Marché aux fleurs -,  tenait elle-même son pépin quand avec son mari, elle s'est rendue hier place Beauveau), les retraites, la cour des flatteurs. Bien entendu, il n'y a pas que ça ; ce serait faire une injure encore plus grave à monsieur VALLS que celle qu'il a faite à Marine LE PEN que d'affirmer son désintérêt total pour le bien de la patrie. Simplement, prisonnier de ses supporters, il n'a pas le courage d'aller au bout de ses analyses et il préfère le pouvoir transitoire à un sacrifice définitif mais salutaire.
Notre système met le pouvoir exécutif dans la toute puissance : il l'a montré avec l'affaire de la pétition citoyenne, avec les mensonges éhontés du sinistre (du latin sinister, placé à gauche) préfet BOUCAUT sur le nombre de manifestants des diverses Manif Pour Tous, avec les procès intentés au bon moment contre ses adversaires politiques (par exemple les pressions exercées sur le socialiste Martin SCHULZ, président du Parlement européen pour qu'il attaque les députés membres du FN pour payer des assistants qui en fait travaillent, dit-il, pour le parti ; bizarrement, on ne parle plus de cette affaire, car il semble que son propre assistant soit dans une situation infiniment plus questionnable).
Personnellement, je me retrouve tout à fait dans les propositions de Simone WEIL sur la suppression générale des partis politiques. Dans la mesure où ils luttent pour le pouvoir, il leur devient impossible de trouver des majorités sur des mesures de salut public.
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Informations.
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Utilisation de l'argent public (article de Philippe CARHON publié sur le site du Salon beige).

"L'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne porte bien son nom. Les membres de cette association, tous d'anciens élus du département, reçoivent en effet par le biais de "l'Amicale" un généreux complément de retraite (...) Ils sont 24 à toucher entre 3 000 et 21 000 euros par an, avec une moyenne s'établissant à 10 600 euros annuels.
Cette discrète "caisse complémentaire de retraite" créée en 1975 compte parmi ses bénéficiaires des personnalités politiques de tous bords, qui ont en commun d'avoir toutes siégé à un moment ou un autre au conseil général de l'Yonne. L'ancien maire communiste de Sens, Jean Cordillot, a ainsi perçu 17 291 euros de pension en 2012 et 2013, tout comme Roger Lassalle, ex-député PS de l'Yonne. C'est 5 915 euros de plus que ce qu'ont empoché ces mêmes années les élus de droite Philippe Auberger, ex-député-maire UMP de Joigny ou Michel Pichon, ancien élu UDF (...)
L'association sert aussi à améliorer la pension de plusieurs anciens ministres. Jean-Pierre Soisson, cofondateur du Parti républicain et ministre d'ouverture de François Mitterrand, a ainsi perçu plus de 100 000 euros en dix ans. En 2013, sa retraite complémentaire s'élevait à 11 376 euros. Tout comme celle d'Hubert de Raincourt, ministre chargé des Relations avec le Parlement puis de la Coopération sous Nicolas Sarkozy (...)
Dans le cas de l'Amicale d'entraide des conseillers généraux de l'Yonne, le système n'a rien d'illégal (...) Le problème, c'est le montant de cette cotisation comparé à la pension empochée. 29 euros par an, en échange de compléments de retraite de plusieurs milliers d'euros ! Le différentiel ? Il est pris en charge par le conseil général, qui subventionne l'association depuis bientôt quarante ans. D'après les calculs du Point.fr, sur dix ans, ce sont plus de 3,5 millions d'euros d'argent public que se sont "auto-votés" les bénéficiaires."
Mais puisqu'on nous dit que le système UMPS n'existe pas...
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Manuel Valls à Saint-Etienne jeudi 26 mars.

Communiqué de La Manif pour Tous 42 (via le salon beige).
"Chers amis,
Les 24, 25 et 26 mars 2015, la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'Exploitants agricoles) tient son congrès annuel au Zénithde StEtienne. Ce congrès rassemble pendant 3 jours, plus de 1200 représentants des agriculteurs de tous les départements et toutes les productions, y compris d'outre mer.
Nous apprenons à l'instant qu'après-demain, jeudi 26, Manuel Valls viendra y parler (outre M. Le Foll déjà prévu).
Nous ne pouvons pas rester sans montrer au gazeur de familles que nous demandons toujours l'abrogation de la loi Taubira et de ses funestes conséquences, esclavage des femmes (GPA, mères porteuses) et idéologie du genre à l'école et partout (ainsi, le parlement européen ne débat pas sur les "droits des personnes handicapées", mais sur les "droits des personnes handicapées et du genre")...
Nous manifesterons donc devant le Zénit après-demain jeudi de 13h à 14 h
















dimanche 15 janvier 2012

Ils ne manquent pas d'air !

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Monsieur HOLLANDE, avec un aveuglement qui laisse mal augurer de l'avenir, impute à la politique conduite par le Président SARKOZY et son équipe, la perte du triple A. Et le journal Libération fait sa une, en titrant en haut de page "S RKOZY," le A du patronyme ayant chuté en bas de page.
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Plusieurs choses à dire à propos de ces réactions désolantes.
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La première a trait aux agences de notation. Qui les a instituées ? Pourquoi ont-elles un tel pouvoir sur les politiques financières et économiques des États ? Qui les payent ? Car enfin, elles vivent et leurs personnels ne semblent pas pleurer la misère, même si leurs travaux peut y pousser nombre de leurs frères en humanité Il faut de toute urgence supprimer ces agences qui n'existent que par le bon vouloir et le pleutrerie des États, qui ne conçoivent les rapports humains qu'en termes de finances et d'économie, et qui sont très largement inspirées par les intérêts américains (ce que l'on ne peut leur reprocher, certes, mais que l'on doit prendre en compte pour évaluer leur degré d'impartialité). On peut se demander si les ricanements de ces messieurs n'est pas une approbation donnée à ce monde dont ils ne cessent de critiquer les défauts, mais dont ils portent le joug avec allégresse.
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Ensuite, il faut se demander pourquoi ces agences ont fait chuter d'un cran la crédibilité ou solvabilité de notre pays. Il se trouve que pour payer les retraites et les fonctionnaires, et financer la politique sociale, l'Etat est obligé d'emprunter, et d'emprunter à intérêt, aux banques. De la part d'un parti qui par sa démagogie a contribué à creuser la dette, il y a un certain cynisme à reprocher au gouvernement d'endosser le costume de leurs imbécilités. Qui a instauré les 35 heures ? Qui a instauré la retraite à 60 ans ? Qui a dénoncé avec virulences les (très timides) mesures prises pour "rassurer" les marchés ? Qui a refusé l'une des plus emblématiques qui consistait à inscrire dans la Constitution l'obligation de présenter un budget en équilibre ? Qui, par des mesures léonines, a fait croître le coût du travail dans des proportions telles qu'il est moins coûteux de produire en Chine ou en Inde des produits que nous fabriquions jadis sur notre sol, en aussi grandes quantités et de bien meilleure qualité ? Qui a ouvert les portes de la France à une mondialisation aujourd'hui honnie ? Qui est à la tête du Département le plus endetté de France ? Qui a doublé en dix ans le nombre de fonctionnaires territoriaux, tandis que les pouvoirs publics s'efforçaient de diminuer ceux de la fonction publique ? Qui, en ne cessant de dénoncer les riches, sans prendre aucune mesure utile pour les empêcher de placer leur fortune ailleurs que dans leur patrie, a contribué à appauvrir celle-ci ? Qui trouve normal de maintenir en place et de promouvoir une élite d'énarques, souvent de sensibilité de gauche, des hommes souvent médiocres et/ou incompétents, qui sont cousus d'or et ne cessent de réclamer des traitements, des bonus, des jetons de présence dont le montant donne le vertige ? (Voir les livres sur le sujet) .
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En vérité, si l'on peut reprocher à la majorité une politique étroitement économiste et financière, et des erreurs symboliques irréparables, on ne peut la condamner d'avoir voulu prendre des mesures qui tendaient à diminuer le poids de l'Etat et la charge de la dette. On peut en revanche reprocher à monsieur JOSPIN de ne pas avoir utilisé les 4 % de croissance de sa magistrature pour apurer les comptes, et d'avoir préféré rémunérer sa clientèle au lieu de voir le bien de la Cité.
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Qu'ils soient de droooooîte ou gôôôôôche, pour avoir voulu le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, les Français vont devoir payer leur égoïsme. Le temps des épreuves n'est pas fini. Les marchands de ceinture ont de beaux jours devant eux.

mercredi 23 mars 2011

Les pompiers pyromanes

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Ils poussent des cris d'orfraies. Ils "front-republicanisent". Ils s'échinent à éteindre un feu qu'ils ont contribué à allumer par leur aveuglement, leur démagogie et leur soif du pouvoir. Voilà un jugement à l'emporte pièce sur messieurs les hommes politiques, de l'opposition comme de la majorité. Ils n'ont pas voulu écouter la plainte du peuple. Ils ont ce qu'ils méritent. Je vais essayer d'expliquer pourquoi.
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Le Front National a fort habilement joué sur les sentiments d'attachement à leur patrie qu'éprouvent encore nombre de Français. Je ne dis pas qu'il a raison. Je dis qu'il a simplement observé les réactions du peuple. Quand le fisc vous inflige 10 % de majoration parce que vous n'avez pas payé vos impôts à temps, mais que des policiers se font agresser dans les quartiers abandonnés aux bandes mafieuses de trafiquants de drogue, sans réaction réelle des pouvoirs publics, vous vous interrogez sur les deux poids deux mesures, car faute d'informations, vous avez tendance à généraliser et à mettre ces débordements au compte de tous les immigrés. La généralisation est la caractéristique même de l'idéologie ; elle n'a aucun souci de l'homme concret ; ce qui l'intéresse, ce sont les idées qui s'assemblent dans le cerveau de ses élucubrateur.
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Je croise très souvent une femme qui porte le foulard. Elle est originaire d'un pays du Maghreb. Elle s'occupe des enfants d'une famille de notre immeuble. Je la vois promener les petits, l'un dans sa poussette, l'autre lui donnant la main. Image de la patience, du sourire. Nous nous saluons avec respect quand nous nous croisons. Elle dit merci quand on lui tient la porte pour qu'elle puisse sortir sans encombre avec les enfants. Et elle a eu ce mot admirable, alors que je lui disais admirer son sourire et sa gentillesse avec les petits qu'elle a en charge : "monsieur, quand on n'aime pas les enfants, on ne s'occupe pas". Elle ne renie rien de ses origines, ce qui paraît normal, mais elle respecte les modes de vie, les usages et les formes de politesse sociale de son pays d'accueil. Cette personne est intégrée. Aucun problème. J'ai pour elle un très grand respect, et de l'amitié. Et je n'admets pas qu'on la méprise ou qu'on l'ignore. Là-dessus, je suis INTRANSIGEANT.
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Quand des bandes ethniques (elles se définissent elles-mêmes ainsi) terrorisent les voyageurs d'un train de banlieue, dévastent une gare parisienne, trafiquent aux su et au vu de tous, de la drogue ou des téléphones portables volés à l'arraché ou sous la menace, par exemple, quand la presse parle pudiquement de bandes de "jeunes des banlieues" dont on connaît parfaitement la constitution, la violence, les propos haineux tenus contre leur propre patrie, le Français de base, celui qui essaye de respecter la loi, est scandalisé de voir que les hommes politiques donnent l'impression de prendre systématiquement le parti des dites bandes, en stigmatisant la chasse au faciès ou la haine de l'étranger. Le Français de base voit dans leurs propos la haine qu'ils ont pour leurs compatriotes. Quand le voyageur du métro constate, comme je puis le faire, que l'immense majorité des fraudeurs sont des jeunes gens d'origine étrangère, et qu'il paye, lui, sa carte Navigo, il est écoeuré de voir qu'il n'y a jamais aucune sanction, aucun contrôle. Les seuls contrôles qu'il connaît et qui ne sont pas tendres, sont les contrôles fiscaux, les contrôles de la répression des fraudes, les contrôles de vitesse, les contrôles d'identité (qui, il faut le reconnaître frappent trop souvent les jeunes gens d'origine étrangère, africaine ou maghrébine), les contrôle du travail, les contrôle de sécurité sociale, sans compter tous ceux que j'oublie. Ce qu'il n'admet pas, le Français de base, c'est qu'au pays qui se prétend le pays de l'égalité, il y ait deux poids et deux mesures devant la loi.
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On voit bien pourquoi les hommes politiques en place anathématisent les électeurs du FN. Ce qui les intéresse, c'est le pouvoir. Le PS, idéologiquement dominant dans les milieux de la culture et de l'enseignement, espère ainsi récolter les fruits de son entreprise de diabolisation. La majorité, prisonnière de cette idéologie, n'ose reprendre à son compte le désir légitime de bien des Français de se réapproprier leur bien : la France. Instrumentalisant ce désir légitime, le FN propose de sortir de l'euro et de l'Europe, ce qui est tout de même un peu court, et s'est déclaré contre l'intervention de l'ONU en Libye, ce qui est inadmissible.
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En vérité, aucun de ces partis, aucun de leurs responsables n'a compris que la France a besoin d'être rassemblée, et non point déchirée, que ce qui l'a faite participe à la fois de la générosité et de la fierté d'être français. Tous ces gens qui se déchirent pour le pouvoir sont des pompiers pyromanes.
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Pour être bien clair, je résume : (a) nous crevons de la généralisation ; (b) il y a des ghettos ethniques qui doivent être démantelés ; (c) nous avons à faire un grand effort d'acculturation des étrangers régulièrement présents sur notre sol ; (d) nous n'avons pas de devoirs particuliers vis-à-vis des clandestins qui veulent profiter de la vache à lait, mais nous avons de très grands vis-à-vis de leur pays d'origine ; il faut les aider, les débarrasser de leurs dictateurs, tyrans, ou présidents corrompus, payer leurs matières premières à leur juste prix, et ne pas leur imposer nos modes de pensée, de vie, et de consommation : voilà ce qui semble respecter la différence.
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C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 6 juillet 2010

Les ignobles, la finance et la patrie

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On a prêté assez peu d'attention aux insinuations qu'a portées la Tribune de Genève quant aux supposés voyages réguliers de madame WOERTH dans la ville du même nom. Je vais, moi, vous dire ce que je soupçonne derrière toute cette affaire parfaitement artificielle montée par la presse, la gauche et les puissances d'argent réunies. Monsieur WOERTH a démasqué des fraudeurs français qui avaient déposé de l'argent en quantité dans les Banques suisses. Il a obtenu ces informations par des moyens détournés (la transmission frauduleuse de listings nominatifs, par un employé français d'une de ces Banques ; je donne ces informations de mémoire, et il se peut qu'elles soient incomplètes ou approximatives, mais le fond reste le même), et j'avoue que cela ne me plaît guère. Mais il a réussi, pour autant qu'il m'en souvienne, à trouver un accord avec ces Banques, et à obtenir la levée (au moins partielle) du secret bancaire. C'est une chose que l'argent trompeur ne pardonne pas...
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Il est donc plus que vraisemblable, il est très probable et j'ose dire qu'il est certain que l'attaque dont le ministre est l'objet est en partie montée par ces puissances d'argent qui veulent se venger de ce mauvais coup.
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Monsieur WOERTH a pensé, préparé et proposé une réforme des régimes de retraites. Il se peut que certains aspects, beaucoup d'aspects, voire tous les aspects de cette réforme soient mauvais. Il faut alors expliquer, arguments à l'appui, en quoi elle est mauvaise, qu'elles en sont les conséquences fâcheuses pour le pays, et quelles solutions alternatives l'on propose pour éviter de continuer à emprunter sur les marchés internationaux afin de payer les pensions. Comme il n'y a aucune solution crédible opposée à ces propositions, la réforme sera adoptée. Mais l'on s'attaque à un mythe, un mythe mitterrandien, un mythe errant de la gauche à l'extrême-gauche, de la CFDT à la CGT. Cela est inacceptable. Il faut attiser les haines et les passions, quitte à déchirer le pays. Car le pouvoir a de telles délices, qu'il vaut bien des accusations infondées, des attaques ignobles, des interprétations malveillantes. Tout cela est fondé sur des enregistrements frauduleux d'un certain Pascal ... et les dires d'une certaine comptable qui ne veut pas révéler son nom et qui prétend avoir remis en main propre des enveloppes d'argent liquide à monsieur WOERTH, à monsieur SARKOZY et tutti quanti de la part de madame BETTENCOURT. Et puis, figurez-vous, monsieur SARKOZY, maire de NEUILLY, a été invité A PLUSIEURS REPRISES chez cette honorable ancêtre. Je vais vous faire une confidence. Je suis rentré, moi, par une porte dérobée à BUCKINGHAM PALACE et j'ai donné en main propre un paquet de Carambars à la Reine d'Angleterre. Ne le répétez pas surtout, car je risquerai d'avoir des ennuis. Je conviens que des carambars, ça a moins d'allure que les bottines à 2.000 euros de monsieur Roland DUMAS. Mais tout de même, c'est très, très compromettant...
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Il est intéressant de constater que ces ragots ou ces confidences, ces misérables trahisons, jetés sur la place publique en pâture à une opinion en mal de sensations fortes, viennent de personnes qui méritaient jadis le si beaux noms de "domestiques", "personnes de la maison", "familiers", et qui ne sont plus que de pauvres employés, mieux payés que quiconque dans le présent cas, mais pleins de ce ressentiment qu'éprouvent les médiocres devant tout ce qui les dépasse. Car un pauvre, avec un coeur de pauvre, un vrai pauvre, pas un majordome à 100.000 euros d'appointements annuels, ne se serait jamais abaissé à ces vilenies. Par moment, je me demande si NIETZSCHE n'avait pas tout bien vu.
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Il y a une troisième raison. Aux puissances d'argent, aux syndicats et aux partis dits de gauche, il faut ajouter tous ceux qui, à droite, cherchent à contrer les (très hypothétiques) intentions du Président de la République pour les prochaines élections présidentielles. Il y a monsieur de VILLEPIN qui mélange le grandiloquent au venimeux, la vengeance recuite aux fielleux regrets. J'ose espérer que monsieur JUPPE n'est pas dans cette conspiration. Il est sans doute, à droite, le seul homme d'état, et lui, il n'a pas trahi celui à qui il doit sa carrière. Monsieur SARKOZY n'a qu'un tort : il ne respecte pas les codes de conduite de cette basse-cour politique, de gauche et de droite. Ils m'écoeurent tous - et dans la tempête le Président, lui, fait preuve, enfin, de dignité ; il n'est jamais trop tard -, ils me dégoûtent, ils sont pratiquement tous indignes de briguer la magistrature suprême, non pas par leur incompétence - il en est de compétents, partout - mais par leur bassesse d'âme, leur petits calculs, leurs grandes manoeuvres. Je préfère un homme qui s'attaque à régler nos immenses difficultés, à des prêcheurs qui gèrent le ministère de la parole. Attendons les primaires au PS pour que se dévoilent toutes les combines, les luttes, les rancoeurs. Tous ce qui est caché sera dévoilé.
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Non, ils sont presque tous ignobles. Ils ne raisonnent qu'en termes de fric (ah ! le pouvoir d'achat !). Ils donnent un spectacle ridicule, celui d'un théâtre d'ombres, de fantoches qui s'esbignent à lutter contre des moulins à vent. Du souci de la patrie ? Ils n'en ont cure. Alors que nous avons besoin d'unité, de partage, de répartition plus équitable de nos richesses, de respect mutuel des opinions, ils passent leur temps à s'envoyer des noms d'oiseaux. Bien sûr, on pourrait m'accuser du même travers. Mais je vous rappelle que je ne cesse de réclamer de tous les partis politiques de la décence, de la courtoisie, de la discussion, et des compromis. Personne ne veut céder. Comment est-ce que tout cela finira ? J'espère que ce ne sera pas mal, mais je n'ose en être sûr.
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mercredi 23 juin 2010

Poids et mesures

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Je plaide pour la création d'un nouveau service des poids et mesures. Il faut que je m'en explique.
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Il vous souvient sans doute des cries d'orfraie (justifiés du reste) qu'ont poussé les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules, quand l'ex-docteur GUBLER a tenté de publier un livre dans lequel il relatait comment il avait suivi le Président MITTERRAND pendant sa longue maladie. Il révélait dans ce livre des confidences ou des faits qui relèvent tout simplement du secret médical. Il fut radié de l'Ordre des Médecins, interdit d'exercice par conséquent, et son livre fut retiré de la vente par décision de justice.
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Les mêmes éléphants, éléphanteaux, éléphanticules ne s'offusquent pas qu'un majordome ait pu enregistrer des conversations privées entre madame BETTENCOURT et son avocat, que ce même individu ait pu livrer aux médias le contenu de ces conversations ; avec une bassesse d'âme qui décidément semble bien être le seul moteur de leur action politique, ils utilisent le contenu de ces enregistrements pour faire un très mauvais procès à monsieur WOERTH. Pensez donc, madame BETTENCOURT, sur les recommandations de son avocat, a donné, en toute légalité, 7500 € à Valérie PECRESSE et autant à monsieur SARKOZY. Mais monsieur Gérard MONATE a pu faire encaisser pour le PS des millions de francs lourds par l'entremise de la ténébreuse officine URBA et grâce à des fausses factures, sans que cela n'offusque ces belles âmes. Mais ça date tellement n'est-ce pas !
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Madame BETTENCOURT a régularisé la situation fiscale des comptes qu'elle détient en Suisse. C'est bien le moins qu'elle pouvait faire. Je le dis tout net. Plût au Ciel que feu Roger-Patrice PELAT, l'ami du Président MITTERRAND, ait eu une attitude identique lors des diverses affaires boursières dans lesquelles il fut impliqué.
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Quant à madame WOERTH, elle a démissionné du poste de gestionnaire de la fortune de madame BETTENCOURT. Il n'y a aucune raison objective de soupçonner sa bonne foi quand elle dit ne pas avoir eu connaissance des évasions fiscales de sa cliente avec laquelle elle n'avait aucune relation directe. Les attaques dirigées contre monsieur WOERTH sont ignobles ; le champion toutes catégories dans l'ignominie est XYLOGLOSSE, l'innénarrable Arnaud MONTEBOURG, ce bellâtre batteur d'estrade. Il n'honore pas la profession d'avocat dont il se réclame. En vérité ceux qui attaquent l'honnêteté de monsieur et madame WOERTH ont tout simplement opéré une opération psychique très familière aux esprits tordus. Elle consiste à se mettre à la place imaginée de celui qu'on accuse, parce que si l'on y avait été, on aurait fait ce dont on l'accable.
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Mais y aura-t-il donc dans la majorité comme dans l'opposition des esprits suffisamment droits pour ramener le débat politique à un niveau de dignité quelque peu supérieur ?

vendredi 23 octobre 2009

Vice de la démocratie ou démocratie viciée ?

Jean SARKOZY renonce à briguer le poste de Président de l'EPAD. Sa déclaration de renonciation est digne, et montre la fermeté de caractère de ce jeune homme. Si je maintiens que cette candidature était prématurée en raison du manque d'expérience du prétendant, je pense que les critiqueurs de tous poils projettent sur lui leur bassesse d'analyse et leur manière viciée et vicieuse d'envisager la démocratie.

Je vais m'expliquer. Le raisonnement que je tiens sur l'absence d'expérience de Jean SARKOZY, tout le monde peut le faire. Le poste est soumis à l'élection, et rien n'oblige les électeurs à renoncer à leur conviction, s'ils estiment que le candidat n'est pas apte à occuper la fonction. Les grands criailleurs de la gauche font un procès d'intention à leurs pairs de la majorité en imaginant qu'ils auraient voté, nolentes volentes, pour Jean SARKOZY au motif qu'il est le fils du Président de la République. En d'autres termes, ils prêtent à leurs adversaires politiques une attitude qu'ils auraient eue sans doute, ou se seraient crus forcés d'avoir au cas où, par exemple, monsieur Jean-Christophe MITTERRAND eût été candidat à la fonction sous le septennat de son père. Monsieur Jean-Christophe MITTERRAND a échappé au filtre de l'élection et a occupé d'importantes fonctions auprès du Président MITTERRAND, sans que quiconque s'en émeuve. Ses pouvoirs étaient immenses, ses fonctions occultes et opaques, en raison de la mission qui lui était confiée.
Mais on peut aussi imaginer que la critique est fondée, et que ce sont vraiment les moeurs de la démocratie actuelle que de voter systématiquement pour un représentant de la majorité, sans réfléchir, auquel cas la dite démocratie est bien malade, viciée en ses fondements par l'esprit de parti, l'esprit de clan, et la coalition des intérêts personnels.
Nous voyons bien que rares sont les élus qui gardent, avec la liberté de vote, la liberté d'esprit. Il me souvient qu'un ministère de gauche a manqué être renversé sous François MITTERRAND, à une voix près. La voix qui manquait était celle de monsieur Raymond BARRE qui estimait ne pas pouvoir adhérer aux motifs qui expliquaient le dépôt de la motion de censure. Je ne parle pas non plus de monsieur Guillain de BENOUVILLE, homme de droite s'il en fut, mais grand ami de François MITTERRAND, qui n'a jamais mêlé sa voix à celles de ses "amis" politiques par fidélité à son ami François. La raison de cette discrétion pourrait paraître discutable pour un homme politique. Elle ne l'est pas pour qui met l'amitié au-dessus de l'esprit de parti. Il faut encore citer monsieur CHEVENEMENT qui a préféré démissionner que de rester dans un gouvernement dont il n'approuvait pas les décisions en matière d'engagement militaire.
En somme, la démocratie souffre d'un vice initial qui est celui de l'esprit de parti, et elle est viciée par le fait qu'il est pratiquement impossible d'y déroger si l'on veut survivre politiquement. Mais ce travers est tout particulièrement français et trouve son origine dans la guerre sans merci que se livrèrent sous la Convention, les Girondins, les Jacobins, les Indulgents, les Enragés, les Brissotins et autres factions qui se déchiraient et avec elles déchiraient notre patrie. On y reviendra.

mercredi 14 octobre 2009

Démocratie et compétence

L'affaire continue de faire grand bruit. On s'étonne de voir qu'un jeune homme de 23 ans, qui n'a pour tout bagage que deux années de droit, puisse être propulsé par ses pairs, à un poste de très haute importance stratégique : la présidence de l'EPAD.
La polémique, semble-t-il, repose sur une erreur de jugement, inhérente à la nature de la démocratie française. L'erreur est simple et se résume en une croyance déraisonnable : du côté de ceux qui soutiennent la candidature de Jean SARKOZY à ce poste, et de Jean SARKOZY lui-même, la certitude que l'onction du suffrage universel suffit à rendre compétent un élu qui n'est que politiquement légitime, alors qu'ils ne cessent de vanter les bienfaits du mérite. Du côté de l'opposition, l'accusation d'intrigue, de népotisme, de tricherie, alors que ses membres ne cessent de proclamer les bienfaits de la démocratie élective qui veut qu'un élu, fût-il un imbécile, soit un homme parfait et saint de par son élection, quand il appartient à sa faction. (Mais il y a des exceptions. Aucun d'entre eux n'a disputé à madame AUBRY le droit d'être ministre alors qu'elle n'avait aucune fonction élective, et ne lui a reproché d'être la fille de son père.) En d'autres termes, vous aurez reconnu un travers bien français : le goût de la dialectique et la contradiction pour moi insupportable, incivique, et schizophrène, du faire et du dire.
Du point de vue de la majorité, il était assez simple et cohérent de dire que Jean SARKOZY n'avait pas fait ses preuves et que sa formation et ses mérites, ambition mise à part, ne lui donnaient aucun titre pour prétendre à présider l'EPAD même s'il avait le droit de le faire. Du côté de l'opposition, il était cohérent et juste de reconnaître à un élu le droit de postuler, même s'il n'avait aucun mérite à le faire. Après tout, la Convention a député dans les provinces des envoyés en mission qui étaient non seulement de sinistres crétins mais aussi des lâches et des monstres, et personne ne semble s'en émouvoir dans les chaumières de l'histoire officielle qui fait l'affaire de tous les affairistes de la démocratie.
Il faut donc tenir les deux bouts de la corde : l'élection légitime la fonction de faire la loi, qui n'est aujourd'hui que la somme mathématique de l'opinion majoritaire ; la formation et les mérites vérifiés - et ils sont vérifiables - fondent seuls le droit à exercer des fonctions exigeant des compétences et des savoirs spécifiques. Cela porte un nom : le gouvernement par les meilleurs. Mais au pays de l'égalité, les meilleurs n'ont pas droit de cité. Tous pareils, tous interchangeables, tous compétents pour tout, à la condition d'être un élu.

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lundi 10 mars 2008

Elections

Les Français sont vraiment très contradictoires. Ils ont sanctionné (disent les représentants de l'opposition) la politique du gouvernement, mais 11 ministres ont été réélus dès le premier tour, sur la vingtaine qui se présentait, dont deux ont ravi des mairies à la gauche (CHAUMONT et LE-PUY-EN-VELAY), et la cote de monsieur FILLON augmente dans les sondages. D'un autre côté, la gauche enregistre de notables progrès. Que tirer de ces informations contradictoires ? Ces messieurs peuvent parler de la stagnation du pouvoir d'achat et dire que c'est là la cause majeure du recul de la majorité. Mais je n'entends de leur part aucune proposition pour l'améliorer, aucune solution à ce problème lancinant. Les socialistes ont du reste une très curieuse façon d'augmenter le pouvoir d'achat : ils augmentent les impôts (dans les 20 régions qu'ils contrôlent, l'augmentation est au minimum de 20 % contre 4 % pour la Région Alsace, la seule qui soit présidée par un homme politique de la majorité, monsieur Adrien, ZELLER). La vérité, hélas, est qu'il n'y a pas de solution miracle : un baril de pétrole à 108 $, une crise des liquidités sans précédent aux Etats-Unis, des géants comme la Chine et l'Inde qui aspirent à eux toutes les matières premières sans considération de prix, voilà des éléments qu'il convient de prendre en considération pour apprécier la situation. En outre, grâce au Traité de Maastricht, les finances des Etats ayant adopté l'Euro comme monnaire unique ne doivent pas accuser un déficit public supérieur à 3 %. Il est donc impossible de faire jouer la planche à billets. Mais monsieur HOLLANDE, madame ROYAL, monsieur FABIUS ont, qui une ligne directe avec le Président chinois, qui de très bonnes relations avec les banques américaines, qui, encore, envoie un SMS (si, si) aux présidents de l'OPEP et crac, le baril tombe à 10 $. Si celui-ci ne le fait pas, c'est pour éviter les encombrements à Paris, et la pollution à Lyon, Marseille, Lille, etc. Que de démagogie, alors que dans les couloirs et les commissions, tous sont d'accord ! En entendant ces refrains rancis de l'opposition à la télévision (vote sanction, pouvoir d'achat, autoritarisme), il m'en vient en tête un autre que l'on doit à Ange PITOU :
"Pour nous tirer de la mélasse,
Plût au ciel que je scrutinasse
Tous les dimanches que Dieu fait,
Tous les dimanches que Dieu fait."
Nous aurions ainsi un flot de "paroles verbales" préalables qui permettraient à nombre de caciques de tous bords de trouver ou retrouver à l'usure un fauteuil, à force de scrutins, car comme le disait un autre humoriste dont j'ai oublié le nom : "on a toujours de quoi s'asseoir, mais on ne sait pas toujours où le mettre".
Plus sérieusement, si les responsables politiques aimaient autant leur pays qu'ils le disent, ils se mettraient d'abord d'accord SUR UN DIAGNOSTIC, et ils élaboreraient ENSEMBLE des solutions dont certaines sont d'une évidence criante. Nous n'en sommes pas encore là. Ces élections me rappellent la célèbre apostrophe : "Nous étions au bord du gouffre. Nous avons fait un grand pas en avant." Je ris pour ne pas avoir à pleurer de l'état dans lequel se trouve ma patrie, qui fut un grand pays et n'est plus que l'ombre d'elle-même.