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lundi 17 août 2015

17 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Reprise...

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Ne perdons pas nos bonnes habitudes et redisons-nous que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Notule introductive.
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Je dois présenter à mes lecteurs réguliers (il y en a, ce qui m'étonne) mes excuses. J'avais promis de reprendre mes billets pour le début de la semaine dernière. L'écrasant soleil de Provence et la douceur profonde de l'azur méditerranéen m'ont plongé dans une étrange et peu coutumière paresse. Mais il est temps de se reprendre en reprenant de bonnes habitudes. Je vous avouais prendre un grand intérêt à lire Le Fondement de la morale d'Arthur SCHOPENHAUER. Et bien que notre philosophe se fut proclamé athée, je n'ai jamais lu sous aucune plume, hormis celle de saint PAUL, une analyse aussi exacte et juste de la charité. Mais là n'est pas le point, même si j'aurai l'occasion de revenir sur la pitié qui pour lui est le fondement de la morale, tandis que la justice et la charité en sont les principes.
Voici donc la citation du jour faite par SCHOPENHAUER lui-même dans son très puissant ouvrage.
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1. La citation du jour.
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De SHAKESPEARE, dans son Hamlet ce triste constat :

"A la façon dont va le monde, être honnête, c'est être un homme marqué entre dix-mille." [Sans doute traduction d'Auguste BURDEAU.

SCHOPENHAUER  la cite en anglais  :

"To be honnest, as this world goes, is to be one man pick'd out of ten thousand."
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2. Commentaires.
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Il sera court mon commentaire et commencera par une question : Comprenez-vous pourquoi nous nous sommes détournés de ce monde corrompu de la politique et des politiciens ?
Que ce soient les mensonges de celui qui prétend présider, de ses ministres (où ne foisonnent pas les compétences), que ce soient encore ceux des hommes qui se prétendent d'opposition (mais en réalité pensent comme ceux qu'ils combattent à quelques nuances près), la liste est longue de ces élus qui ne méritent guère notre considération : MM CAHUZAC, THEVENOUD, KUCHEIDA, GUERINI,, DALONGEVILLE pour la "majorité" (ou encore madame ANDRIEU), MM BALKANY ou COPPE pour "l'opposition", et j'en oublie sans doute, on ne voit guère briller au firmament des vertus civiques ces pâles étoiles d'un moment.
En vérité, c'est bien notre système qui se prétend démocratique, qui est tout à revoir, à commencer par les sanctions impitoyables pour ceux dont il serait PROUVE (je dis bien prouvé, car en matière de soupçons souvent démentis par les juges, madame TAUBIRA est experte) qu'ils sont corrompus. Mais ils se tiennent par la barbichette, et nous aurons peu d'occasion de mettre à jour les combines qui depuis maintenant une quarantaine d'années servent de politique à une bande d'incapables.
Le dernier mensonge en date, et celui-là me semble impardonnable, est celui du sinistre Bernard BOUCAULT qui a donné des ordres à ses subordonnés pour que l'on minimise le nombre de participants aux diverses manifestations contre la loi scélérate de madame TAUBIRA.
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3. Informations diverses.
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Extrait d'un article de Yannick CHAUVIN sur le site du Boulevard Voltaire.

"Nous avons Michel Sapin, le champion de la forfanterie, l’aveugle qui voit tout, le ravi de la dèche. Lui, il est content ! Et, en plus, il rigole. Pour cet extraterrestre, ce zéro « conforte nos objectifs de 1 % de croissance pour l’année 2015 ». Ben voyons ! Et il continue : « L’accélération des exportations et le redressement de l’investissement sont bien la preuve que notre politique économique porte ses fruits. »
Oui ! Vous avez bien lu : « notre politique économique porte ses fruits. » C’est la seule vérité dans cet océan d’autosatisfaction idiotement béate. Quels fruits ? Davantage de chômage, de pauvreté, de souffrances et pas la plus petite lueur d’espoir à un horizon prévisible. Il y a trois mois, l’INSEE anticipait les chiffres flatteurs des trois prochains trimestres : +1,4 %, +1,5 %, +1,5 %, pour aboutir à une année 2015 à 1,4 % de moyenne. Tout faux !"

Monsieur SAPIN fait partie de la masse de 9 999 (voir la citation plus haut). Je précise qu'il s'agit de malhonnêteté intellectuelle.
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Opération Christian's bells en vidéo.


J'ai eu le coeur serré mais aussi plein d'espérance, en entendant sonner le 15 août à midi, pendant 5 minutes, les cloches de l'Eglise de CHATEAURENARD. A la demande de son archevêque, toutes les cloches de l'archidiocèse ont sonné pour soutenir les chrétiens d'Orient et la paroisse, exemplaire je dois le dire, en la personne de ses prêtres et de ses fidèles se sont joints avec ferveur à cette initiative. Et pendant ce temps, madame HIDALGO, une grande championne de la laïcité, après avoir fêté la fin du Ramadan avec les fidèles musulmans, organisait un TEL-AVIV sur SEINE. Des chrétiens syriens, irakiens, égyptiens tués, assassinés, décapités, chassés de leur terre, il n'en était pas question, laïcité oblige. Et pourtant, c'eût été une belle preuve de courage que de ne pas rester dans l'ignorance officielle de cette tragédie.

Si l'on excepte monsieur SAPIN, déjà compté au nombre de 9999, distinguons au nombre de 9 998 restants la championne du slalom laïc. Il en reste dont 9 999 moins 2 = 9 997 ! (Même remarque que pour monsieur SAPIN.)












mercredi 22 janvier 2014

Nouvelle de la Résistance : vers une Constituante et le rejet des "élites"...


Plus que jamais, soyons persuadés de la vérité de cette maxime :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
De Vladimir VOLKOFF (Du Roi. Julliard-L'âge d'homme, Paris, 1987).



"On ne pourra par jouer à des jeux idéologiques avec les hommes, les conduire vers des avenirs radieux fondés sur des abstractions-panacées, ni même leur faire croire qu'ils sont égaux donc interchangeables, tant qu'ils se rappelleront d'où ils sortent et dans quel ordre ils sont sortis. Les aînés, les puînés, les cadets, forment une structure organique dont la Révolution s'est précipitamment débarrassée : il lui fallait des alignements indéterminés de jumeaux sortis tout droit de l'incubateur."
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2. Commentaires.


Il s'est donc trouvé une majorité d'élus pour voter hier, en première lecture, un nouveau texte sur le "droit" à l'avortement. Voilà l'avenir radieux, prophétisée par Vladimir VOLKOFF et qui se dessine sous nos yeux, un avenir imaginé par des criminels qui s'ignorent. Aveuglé par leur passion du pouvoir, des députés de la soi-disant opposition ont mêlé leur suffrage à ceux des homicides. Et il n'est pas innocent de remarquer la parfaite concordance des dates : le 21 janvier 1793, au terme d'un procès d'une rare iniquité, notre roi Louis XVI était exécuté. Le 21 janvier 2014, au terme d'un débat où les plus rares violences verbales se sont déployées, rappelant les abominables remarques de nombreux Conventionnels (l'un d'eux, en effet - j'ai oublié son nom - en exprimant son vote a osé dire : "La mort sans phrase") nombre de petits êtres ont été condamnés à mort.
Oui, c'est bien à la mort sans phrase que l'on condamne des dizaines de milliers d'enfants à périr d'une manière abominable, démembrés, mis en pièces, car c'est ainsi que les choses se passent. Ravalant l'homme au statut d'un animal en rut, ceux qui se disent nos représentants, ont achevé de ruiner tout ce qu'il y a de beau, de sublime et d'épanouissant dans la sexualité et qui inclut la possibilité de concevoir. Il n'y a plus de sexes, ils sont interchangeables, et c'est un des effets de la loi dite TAUBIRA. Il n'y a plus de structure familiales (comme on aurait aimé entendre LEVI-STRAUSS commenter la destruction des structures élémentaires de la parenté), et c'est un effet de la loi présentée comme "la loi sur l'égalité de l'homme et de la femme". il n'y a plus que des copies, des robots, profilés et conçus pour être les esclaves de redoutables tyrans. Et c'est pour cette raison, et cette seule raison-là, qu'ils veulent détruire la famille. Ils ont du boulot !

Le 26 janvier, jour de colère, des dizaines de milliers de Français signifieront à cette "élite" politique intellectuellement et moralement corrompue - quand elle ne l'est pas matériellement - qu'ils ne la reconnaissent plus comme dignes de gouverner et d'inspirer l'activité de la patrie. Ils réclameront la naissance d'une Constituante dont ils contrôleront eux-mêmes la composition et les buts, et ils n'écouteront ni ne voteront plus JAMAIS pour ces gens qui nous mènent droit à l'abîme. Ne croyons pas que ce soit impossible. Ils ne tirent leur pouvoir que de notre obéissance. Que nous n'obéissions plus, et ils se retrouvent plus nus que des vers.

J'ai de très bonnes raisons de protester contre cette nouvelle loi d'iniquité. J'ai connu des femmes qui ont perdu accidentellement celui qu'elles portaient en leur sein, alors qu'elles l'attendaient dans la joie la plus pure, et dont les petits qu'elles ont ensuite enfantés, portent les stigmates de la douleur maternelle, au point même parfois de rêver à celui qui était mort et qu'ils n'ont pu remplacer. Ce sont là des faits dont j'ai été le témoin au cours de mes rencontres. J'ai assez vécu, j'ai une expérience de la vie suffisamment longue pour vous affirmer que le pas franchi par ces fous est un pas de trop, un de ceux qui peut amener aux pires violences.

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3. Infos sur la Résistance.
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Ils en ont parlé (via les Nouvelles de France).

Nombre de médias ont produit de nombreux reportages sur la Marche pour la vie. Voici quelques exemples de ce fait, nouveau et digne d'être relevé.

BFM TV

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cIcIJEeZK58

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=hGQ6732M7Fo

AFP (tiens ! tiens !)

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=14NtLUulmbc

Russia today

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cq5QNJecuOA

France 3

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Wrhyt56mfl8
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24 janvier : accueil de Stéphane Le Foll à Condé-sur-Vire.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll sera à Condé-sur-Vire (Manche) à l'invitation de l'Union Nationale Interprofessionnelle Cidricole.
Il se murmure que le ministre pourrait également se rendre dans un des lycées agricoles de la région mais pour l'heure rien n'a été confirmé.
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Brève arrestation des Hommens à la Marche pour la vie : 

vidéo (via le Salon beige).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=imZQBoMBGlo
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Des Sentinelles/Veilleurs debout, Place de la Concorde, le 21 

janvier, anniversaire du meurtre de Louis XVI.




vendredi 6 décembre 2013

Bonnets de toutes les couleurs, unissez-vous ! Unissons-nous !

L'actuel gouvernement fait une erreur de calcul car il fait une erreur d'analyse. Il table sur la multiplicité des contestations pour durer et faire passer en force ou en catimini des mesures que leur inspirent leur idéologie et des pressions occultes. Il ne croit pas à la coagulation et pour l'instant il semble avoir raison. Pour combien de temps ? C'est une autre histoire. Il se dit socialiste, mais la moitié des ministres sont des young fellows de la French American Foundation (dont font partie du reste bien des membres de la soi-disant opposition). Ils méprisent les petits, ceux qui ne savent pas (croient-ils), n'ont ni les moyens intellectuels, ni les moyens financiers d'imposer leurs vues. Ils pensent, eux et leurs amis américains, pour l'humanité, dont l'expérience multimillénaire n'a à leurs yeux qu'une maigre importance. Eux, ils ont une vision : organiser le monde en un vaste marché, peuplé d'atomes humains réduits à des consommateurs sans conscience ni pensée et soumis à leur vue économique : il n'y a pas un souffle de vie dans cette vision-là ! Il n'y a que la satisfaction de la volonté de puissance d'un petit nombre de nantis.
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L'actuel gouvernement ne voit pas que la multiplicité des contestations, qui pour l'instant demeurent diverses, voire contradictoires, puise sa source dans un autre lieu que celui des revendications matérielles. Les hommes sont en quête de sens et non pas de milliards d'euros. A quoi sert-il de travailler à la ferme dix ou douze heures par jour si l'on ne peut gagner sa vie qu'à coup de subventions européennes ou nationales, parfaitement aliénantes et qui vident de toute valeur le travail humain ? Comme si le fric pouvait se substituer à la reconnaissance de l'effort consenti au bénéfice de tous (Bonnets rouges). A quoi sert-il de faire des heures de transport pour gagner sa pitance s'il faut payer plus cher son abonnement mensuel en vertu de l'augmentation de la TVA ? Une TVA prétendument destinée à améliorer des dessertes dans des conditions de confort pour l'instant désastreuses et d'irrégularité chronique, parce que les moyens de production industrielle ou les organisations financières se concentrent au coeur de villes saturé de poussière fine, d'oxyde d'azote, de vapeurs de diesel ? ; parce qu'elles y sont concentrées pour des raisons d'optimisation financière et de prétendue rationalité économique? (Bonnets verts)  Pourquoi faudrait-il s'affilier par contrainte à des mutuelles complémentaires dominées par des syndicats qui ne servent à rien ou presque (avec cependant une exception) sauf à faire payer des permanents avec l'argent du contribuable ? (Bonnets jaunes)
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En vérité, ces contestations trouvent leur origine dans une profonde insatisfaction, imputable à l'incapacité du politique à donner du sens à l'action publique, un sens à la fois collectif et personnel. Il est évident que lorsque l'on évacue du champ public un grand et véridique pourvoyeur de sens, le religieux ou plus exactement le transcendant, que l'on ne se réfère qu'à une conception matérialiste de l'homme, on ne peut qu'accumuler les frustrations. Nous voudrions être immortels, ne point souffrir, trouver enfin le repos dans la satiété d'un bonheur éternel et vivant (non statique, non figé, mais vivant). Je mets au défi nos ministres de prouver le contraire. Et tout ce qu'ils nous pondent, c'est une augmentation de TVA (sauf sur les préservatifs où ils la diminuent ! Quel mépris du sexe !), des subventions pour apaiser la colère des bretons, du mensonge à longueur de temps et la négation absolue de la nature. 
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En vérité, je ne comprend pas pourquoi les meneurs des différents types de contestation ne se rencontrent pas pour essayer de comprendre les raisons profondes de ces bouillonnantes révoltes. Il faudrait pour cela qu'ils dépassent la boursouflure des ego et qu'ils conviennent enfin  que l'homme ne vit pas que de pain. Allez Frigide BARJOT, allez monsieur le TROADEC, et vous Tugdual DERVILLE, allez les Désobéissants, les Pirates, les chefs des Bonnets jaunes, les Béatrice BOURGE et le Printemps Français, les Identitaires, les Ludovine de la ROCHERE ! Unissez-vous et signifiez à nos Princes ceci : qu'ils changent de perspectives (au prix de grands renoncements personnels, sans aucun doute) ou qu'ils s'en aillent. Aucun d'entre vous ne détenez la vérité dans son entier et parfois même vous êtes dans l'erreur, c'est clair, mais chacun d'entre vous voit un petit bout lumineux de ce qu'il faut faire ! Mettez en commun vos analyses et vos conclusions en vous fondant sur les critères d'une communication éthique. (J'en ai souvent parlé ici !). Faites le bilan de vos accords et de vos désaccords et choisissez une deux mesures à mettre en oeuvre et qui recueillent l'adhésion générale.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrais, c'est la lâcheté.

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Et toujours du Salon beige :
Sentinelles/Veilleurs debout à Bondy.





6 décembre : accueil de Manuel Valls à Sézanne (51).
Manuel Valls est attendu à Sézanne après le braquage de la bijouterie :
  • 08h30 : Visite de la brigade territoriale de gendarmerie
  • 09h20 : réunion avec les élus en mairie
A l’issue, déambulation dans la ville de Sézanne.
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Emeute à Carcassonne.

18 véhicules ont brûlé ou ont été endommagées et une tentative d'intrusion dans une caserne de CRS a eu lieu cette nuit, poussant le préfet à demander d'importants renforts de police.
La préfecture a activé une cellule de crise. Le préfet de l'Aude a demandé le renfort de deux unités de forces mobiles, soit environ 140 hommes, dont 68 sont déjà à pied d'oeuvre.
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Bonnets rouges.



Accueil de Najat Vallaud-Belkacem à Toulouse.

Avant de participer demain au Grenelle de la famille organisé par la Manif pour tous à Bruguières (20h), les Toulousains se sont échauffés ce soir en accueillant le ministre des Droits des femmes devant l'hôtel de Région :
Toulouse 5
Toulouse 4
Saluons l'invention d'un nouveau slogan : "démocroatie", allusion au référendum croate constitutionnalisant le mariage homme-femme :

vendredi 4 octobre 2013

Madame Taubira à Limoges... ou qui veut noyer son chien, monsieur Hollande à Cournon, monsieur Binet à La Croix Saint-Ouen


Madame TAUBIRA a donc été à LIMOGES. Comme vous le montre cette photographie, la police a interpelé des prétendus "Veilleurs" qui auraient tagués des slogans à l'encontre de la très chatouilleuse ministre. Bien entendu, il s'agit de soupçons, et l'on attribue à des "Veilleurs" ce forfait abominable, comme si la police n'avait rien d'autre à faire que de poursuivre les opposants à un ministre qui ressemble de plus en plus à une harpie. Vous noterez (a) le titre du journal dont on peut supposer (il s'agit du Populaire) qu'il est situé du bon côté du manche idéologique ; (b) que le journal parle de "Veilleurs" ; mais pour que ce qualificatif ait un sens, il aurait fallu que ces jeunes interpelés fussent pris sur le fait lors d'une veillée ou en train de la quitter. Les Veilleurs ne sont pas encartés ; il n'y a pas de Président, de Trésorier, de Secrétaire, etc. Et c'est bien ce côté libre car spontané, et donc insaisissable qui irrite les muqueuses nasales de nos Princes. Veilleurs dit le "journal" (!) ? Ce ne semble pas être le cas, et de toute façon, mettre en parallèle un rassemblement de libres personnes avec les supposées activités de jeunes opposants s'appelle une assimilation abusive et manipulatoire destinées à décrédibiliser ce mouvement  ; (c) que l'on parle d'arrestation, ce qui semble très curieux ; les sauvageons du RER de GRIGNY ne l'ont pas été, arrêtés, eux, pas plus qu'ils n'ont fait de prison ferme.
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Voici une photo de l'accueil réservé à Limoges à madame TAUBIRA :

 
 
Et voici le lien d'une vidéo qui montre l'accueil réservé à l'inénarrable Erwan BINET, le rapporteur de la loi de la susdite madame TAUBIRA, lors de sa visite à LA-CROIX-SAINT-OUEN.
 
 
 
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Je sais. Mes amis Louis et Georges vont dire que je suis lassant avec mes petits rappels quotidiens de ces nombreuses et minuscules manifestations dirigés contre des responsables qui me semblent incapables de redresser notre pays. Ils n'ont su que le diviser en en bouleversant le socle par des initiatives sociétales insensées, sans compter les impôts, les taxes, la chasse aux niches fiscales qui n'étaient pas des avantages (comme l'est la retraite des élus) mais des privilèges (de privata lex : règlement particulier à un groupe humain, justifié par son statut ; ainsi, ce qui était compréhensible au temps des locomotives à vapeur et de la retraite à 50 ans pour les chauffeurs et mécaniciens de la SNCF, ne l'est plus aujourd'hui ; ce qui était un privilège est devenu un avantage)  et le refus de s'attaquer aux problèmes structurels de la France ; ils sont connus : un état gigantesque et paralysé par l'ampleur des responsabilités qu'il a arrachées par la force aux corps intermédiaires, une fonction publique obèse, un empilement de prestations sociales, un rousseauisme désarmant  de bêtise, une élite parfaitement coupée du peuple et des réalités quotidiennes que ses mesures abstraites lui imposent; un laxisme angélique vis-à-vis de l'immigration clandestine, et par-dessus tout  un mépris fantastique de tout ce qui peut transcender les désirs et la volonté de l'homme. Il y a là tous les ingrédients d'une explosion de violence infiniment plus grave que celle de mai 1968, car déclenchée par la désespérance. Jupiter aveuglent ceux qu'ils veut perdre. Il faut s'appeler monsieur LE FOLL (le ministre de l'agriculture) pour se féliciter de l'accueil agréable (sic) qu'ont réservé à monsieur HOLLANDE un certain nombre de manifestants à COURNON d'AUVERGNE (voir la vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=lpzbm0gUwXo). Ils ne voient rien, ne comprennent rien, chacune de leurs initiatives, destinée à brider toujours plus la liberté des personnes, nous enfoncent dans le désir d'une puissante révolte. Et c'est à se demander s'ils ne la désirent pas pour mieux nous opprimer. Ils croient que nous préférons la télé, Paris Plage et les Nuits Blanches au sens de notre vie ! Quels imbéciles ! (au sens de BERNANOS). Ils se trompent et très lourdement.



 

mardi 17 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : cache-cache pour tous dimanche soir, premier billet du 17 septembre 2013

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Je m'absente de nouveau pour trois jours, et reprendrai mes billets jeudi soir ou  vendredi prochain. Mais je m'en voudrai de vous quitter, sans vous avoir communiqué le lien qui suit : celui d'une vidéo qui montre le jeu du chat et de la souris entre de jeunes manifestants et les forces de l'ordre. Ces jeunes gens manifestent après l'intervention de monsieur HOLLANDE (un concentré de toupet, de mensonges et de mépris pour ses compatriotes ; on se demande s'il y a en France une opposition ! Elle n'a rien démenti ou presque de ses mensonges) dimanche soir.
Si l'on peut contester l'interruption de la circulation par ces jeunes, on ne peut pas leur dénier un certain humour, un jarret solide et souple et de la persévérance. Ce qui frappant, du reste, c'est qu'il s'agit de jeunes de 18 à 25 ans environ. Eh oui ! Tous les jeunes ne sont pas à l'image de ce qu'imaginent les Harlem DESIR, Vincent PEILLON et autre Marisol TOURAINE.
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Voilà l'URL de la vidéo :
 
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Un lecteur peut-il me dire si monsieur PEILLON a été accueilli comme il convient hier soir, à sa descente du train ? Je serais heureux de savoir si la foule idolâtre était au rendez-vous. Et je m'étonne aussi qu'un  journal comme le Figaro, rendant compte de la visite du ministre de la soi-disant "éducation nationale" au Lycée SAINT-EXUPERY de MARSEILLE, n'ait pas mentionné l'accueil chaleureux que lui ont manifesté, devant cet établissement, des parents hostiles à ses directives, notamment à l'enseignement du gender. Heureusement, les hommes font de la testostérone, et les représentantes du beau sexe de la progestérone et des oestrogènes. Voilà qui est certain, et voilà qui oriente et détermine, pour la plupart des représentants du genre humain les comportements sociaux et sexuels. Pour l'instant, l'avenir de l'espèce humaine semble assuré. 
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jeudi 25 avril 2013

L'heure des comptes

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Il ne s'est donc trouvé aucun sénateur courageux pour exiger du Président du Sénat un vote secret sur le projet de mariage pour tous.

Comme l'indique monsieur Bernard SELLIER dans un article intitulé : Mariage pour tous : l'insoutenable hypocrisie d'un vote (Le Figaro, livraison du 15 avril),aucun responsable politique, aucun président de groupe ne s'est levé au Sénat pour réclamer un scrutin public "obligatoirement prévu pour certains textes en raison de leur importance. [...]. Or, continue monsieur SELLIER, aucun de ceux-là qui avaient la capacité effective de soumettre le texte à un vote par scrutin public ne l'a demandé, alors que tout le monde en France l'attendait pour savoir comment chacun avait voté. C'est en entendant le président soumettre le vote du texte selon la procédure simplifiée et dissimulée de la main levée que cette dérobade historique est apparue. Aucun de ceux qui en avaient le pouvoir n'a demandé le scrutin public. Il est évident qu'une entente préalable entre toute ces personnes était intervenue pour qu'il n'y ait pas de scrutin public susceptible de révéler le véritable vote de chacun et vraisemblablement l'absence de majorité pour adopter le texte.

C'est une véritable ignominie qui assujettit toujours plus nos institutions à la politique de la dissimulation, du mensonge, de la magouille. C'est l'insoutenable hypocrisie des détenteurs du pouvoir politique qui est flagrante."

Et monsieur SELLIER de conclure son article, juridiquement très étoffé : "C'est une grande première historique dans toute la vie parlementaire : "le scrutin public virtuel" publié au Journal Officiel ! C'est un sommet de la politique du mensonge, de la dissimulation et de l'hypocrisie."
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Quoiqu'en dise cet imbécile d'Harlem DESIR, c'est bien avec le concours des responsables parlementaires de l'opposition que ce texte a été adopté. Monsieur BEL s'est probablement rendu coupable de forfaiture en ne demandant pas le vote public, comme le règlement l'exige pour des textes importants (et madame TAUBIRA ne contredira pas que son texte l'était puisqu'elle prétendait qu'il allait modifier notre civilisation. Il y a là une voie de recours auprès du Conseil Constitutionnel. Nous verrons bien.) En tout cas, hormis quelques courageux, Hervé MARITON, Daniel FASQUELLE, Henri GUAINO, entre autres, les élus de l'UMP et de l'UDI n'ont guère brillé par leur combativité. L'heure des comptes a sonné. Et nous les leur réclamerons. La lettre ouverte qui suit indique bien l'état d'esprit dans lequel se trouvent nombre de Français qui avaient placé leurs espoirs dans ces partis. Je vous la livre
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Lettre ouverte au sénateur P. Gélard, porte-parole de l’UMP au Sénat

" Monsieur le sénateur,

le 26 mars dernier, je vous écrivais : Croyez-vous vraiment qu’ils se satisferont d’une opposition si molle qu’elle ressemble beaucoup à un soutien ? Croyez-vous que les familles qui ont vu leurs enfants recevoir dans les yeux du gaz lacrymogène (et même, plus dangereux, du gel lacrymogène qui reste collé aux tissus de celui qu’il atteint), et celles qui ont compris que le pouvoir actuel n’hésiterait pas à agir de la même façon contre leurs propres enfants, comprendront que vous reculiez ?

Je ne me doutais pas que ces centaines de milliers d’opposants à la loi Taubira, qu’une opinion publique entièrement retournée (passée, en quelques semaines, de 63% d’opinions favorables à ce projet à moins de 45 %) laisseraient les sénateurs d’opposition, et vous-même, si indifférents qu’il ne s’est pas trouvé un seul président de groupe pour s’opposer à la mascarade qu’a été un « vote à mains levées » dans un hémicycle presque vide, si peu sensibles à la volonté nationale que les rares sénateurs présents n’ont même pas pris la peine de feindre de s’intéresser au débat (on a même vu – j’ai la photo – une sénatrice en train de jouer sur sa console !) et que vous avez ensuite, après cette mascarade, accepté l’autre sinistre comédie qu’a été le prétendu dénombrement des votes des absents !

Certes, Monsieur le sénateur, la majorité des personnes qui ont manifesté et continuent de manifester contre ce qui n’est encore que le projet de loi Taubira (ça l'est encore tant que le Conseil Constitutionnel n'a pas rendu son avis) ne votent pas pour l’élection des sénateurs. Toutefois, il y a parmi eux un certain nombre de grands électeurs qui se feront, j’en suis sûre, un devoir de rechercher quels sont les sénateurs de l’opposition qui ont fait leur devoir de parlementaires en étant présents et attentifs lors de cette séance. Ils les trouveront, soyez-en assuré, et ils se feront un plaisir et un devoir de ne pas voter pour les autres, tout comme feront les grands électeurs que les opposants à cette loi éliront en 2014… et compter sur leur capacité d’oubli pourrait s’avérer un bien mauvais calcul.

En attendant ces échéances, soyez certain que votre responsabilité et celle de vos collègues sénateurs absents ou inattentifs dans l’adoption de cette loi et dans les conséquences gravissimes qu’on peut en attendre sera, de plus en plus, connue de tous.

Je parle de conséquences gravissimes : il devient évident, même pour les aveugles comme vous-mêmes, que le pouvoir socialiste a décidé que ne pas être « homophile », d’éprouver une opposition, voire de simples réticences devant la théorie du « gender » enseignée désormais aux petits enfants et qui est le fondement de la loi Taubira, constitue un délit beaucoup plus grave et justifiant une rigueur policière et judiciaire plus grande que la plupart des crimes et délits de droit commun. Les arrestations de personnes isolées parce que porteuses d’un vêtement portant la silhouette d’une famille que je persiste à considérer comme normale, leur condamnation pour « tenue contraire aux bonnes mœurs », « manifestation » unipersonnelle non autorisée, ou encore « ostentation d’opinion politique », montrent assez que la simple opposition à ce projet de loi, alors qu’il n’est pas encore voté et donc en vigueur, est devenue délictueuse, ce qui laisse assez deviner quelle sera la persécution contre ceux qui ne seront pas suffisamment « homophiles » une fois la loi promulguée et entrée en vigueur. Ainsi de la mise en garde à vue pour de longues heures de personnes ayant déposé quelques secondes des tentes en vue d’un éventuel « camping », alors que le camping sauvage depuis des mois contre la création de l’aéroport de N.D. des Landes n’a jamais entraîné de telles mesures, pas plus que les émeutes survenues dans des « quartiers sensibles », en dépit des destructions de biens, de bâtiments publics et des blessures infligées aux policiers.

Et le Sénat qui vote l’amnistie pour les violences – autrement importantes – commises par des syndicalistes ! (Le texte a été retoqué par le Gouvernement, il faut le souligner par honnêteté).

Vous trouverez ci-joint quelques éléments sur la répression policière et judiciaire des opposants à la loi, répression dont vous êtes en grande partie responsable, vous et les sénateurs d’opposition qui ont préféré leur confort à leur devoir.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de la considération que je dois au mandat dont vous êtes chargé.

Anne MERLIN-CHAZELAS. "
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L'heure des comptes a sonné, en effet. Et il est déjà urgent d'organiser la lutte contre des Roselyne BACHELOT, Benoît APPARU ou Franck RIESTER, députés ou responsables UMP, qui ont voté en faveur de cette loi (je fais peut-être une exception pour monsieur RIESTER qui a voté en fonction  de son orientation sexuelle). Il est vrai que madame BACHELOT siège dans un comité Théodule, présidé par monsieur JOSPIN et destiné à je ne sais quelle réflexion sur la moralisation de je ne sais quoi, qu'elle y a fait recruter son fils comme consultant à des tarifs assez avantageux : il faut bien négocier son soutien.
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Ces gens se rendent-ils compte de l'aversion qu'ils inspirent à la majorité des citoyens ? Je préfère encore les opinions folles d'un MELANCHON qui dit d'où il parle, et manifeste une certaine cohérence dans ses propos et son action, oui, je le préfère à ces mous qui ne cherchent qu'une chose : trouver un bon emploi dans la politique pour assurer leur pitance, faute de savoir faire autre chose que de gérer le ministère de la parole !
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Nous allons l'organiser la résistance, nous allons le faire pacifiquement, mais de manière déterminée et il y a bien des moyens de le faire. Ce n'est pas fini. Et puis nous aimerions bien que Pépère le suppresseur s'occupe du chômage, et qu'il tienne les promesses qu'il a tenu du haut d'une échelle, aux ouvriers de FLORANGE, qu'il fasse quelque chose pour ceux de PETROPLUS, et qu'au lieu d'accabler d'impôts les Français, il leur donne des raisons d'espérer. Il n'en est rien. Qu'il ne compte pas sur nous pour l'aider à soutenir son mensonge. Nous ne lâcherons rien, jamais, jamais.
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dimanche 15 janvier 2012

Ils ne manquent pas d'air !

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Monsieur HOLLANDE, avec un aveuglement qui laisse mal augurer de l'avenir, impute à la politique conduite par le Président SARKOZY et son équipe, la perte du triple A. Et le journal Libération fait sa une, en titrant en haut de page "S RKOZY," le A du patronyme ayant chuté en bas de page.
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Plusieurs choses à dire à propos de ces réactions désolantes.
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La première a trait aux agences de notation. Qui les a instituées ? Pourquoi ont-elles un tel pouvoir sur les politiques financières et économiques des États ? Qui les payent ? Car enfin, elles vivent et leurs personnels ne semblent pas pleurer la misère, même si leurs travaux peut y pousser nombre de leurs frères en humanité Il faut de toute urgence supprimer ces agences qui n'existent que par le bon vouloir et le pleutrerie des États, qui ne conçoivent les rapports humains qu'en termes de finances et d'économie, et qui sont très largement inspirées par les intérêts américains (ce que l'on ne peut leur reprocher, certes, mais que l'on doit prendre en compte pour évaluer leur degré d'impartialité). On peut se demander si les ricanements de ces messieurs n'est pas une approbation donnée à ce monde dont ils ne cessent de critiquer les défauts, mais dont ils portent le joug avec allégresse.
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Ensuite, il faut se demander pourquoi ces agences ont fait chuter d'un cran la crédibilité ou solvabilité de notre pays. Il se trouve que pour payer les retraites et les fonctionnaires, et financer la politique sociale, l'Etat est obligé d'emprunter, et d'emprunter à intérêt, aux banques. De la part d'un parti qui par sa démagogie a contribué à creuser la dette, il y a un certain cynisme à reprocher au gouvernement d'endosser le costume de leurs imbécilités. Qui a instauré les 35 heures ? Qui a instauré la retraite à 60 ans ? Qui a dénoncé avec virulences les (très timides) mesures prises pour "rassurer" les marchés ? Qui a refusé l'une des plus emblématiques qui consistait à inscrire dans la Constitution l'obligation de présenter un budget en équilibre ? Qui, par des mesures léonines, a fait croître le coût du travail dans des proportions telles qu'il est moins coûteux de produire en Chine ou en Inde des produits que nous fabriquions jadis sur notre sol, en aussi grandes quantités et de bien meilleure qualité ? Qui a ouvert les portes de la France à une mondialisation aujourd'hui honnie ? Qui est à la tête du Département le plus endetté de France ? Qui a doublé en dix ans le nombre de fonctionnaires territoriaux, tandis que les pouvoirs publics s'efforçaient de diminuer ceux de la fonction publique ? Qui, en ne cessant de dénoncer les riches, sans prendre aucune mesure utile pour les empêcher de placer leur fortune ailleurs que dans leur patrie, a contribué à appauvrir celle-ci ? Qui trouve normal de maintenir en place et de promouvoir une élite d'énarques, souvent de sensibilité de gauche, des hommes souvent médiocres et/ou incompétents, qui sont cousus d'or et ne cessent de réclamer des traitements, des bonus, des jetons de présence dont le montant donne le vertige ? (Voir les livres sur le sujet) .
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En vérité, si l'on peut reprocher à la majorité une politique étroitement économiste et financière, et des erreurs symboliques irréparables, on ne peut la condamner d'avoir voulu prendre des mesures qui tendaient à diminuer le poids de l'Etat et la charge de la dette. On peut en revanche reprocher à monsieur JOSPIN de ne pas avoir utilisé les 4 % de croissance de sa magistrature pour apurer les comptes, et d'avoir préféré rémunérer sa clientèle au lieu de voir le bien de la Cité.
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Qu'ils soient de droooooîte ou gôôôôôche, pour avoir voulu le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière, les Français vont devoir payer leur égoïsme. Le temps des épreuves n'est pas fini. Les marchands de ceinture ont de beaux jours devant eux.

dimanche 9 octobre 2011

Un joli portrait

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Je n'y peux rien ! Mes lectures me ramènent constamment vers la Chine, ses historiens, ses philosophes, ses historiens. Au moment où les sympathisants dits "de gauche" sont appelés à désigner leur candidat aux prochaines élections présidentielles, et après avoir lu les compte-rendus des débats qui ont précédé ces élections "primaires", je suis poussé à vous faire connaître le portrait que le légiste HOUEN YU-YUE (orthographe selon la notation de l'EFEO) fait de LI SSEU, (un soi-disant lettré, se réclamant des anciens rois, et adepte d'un CONFUCIUS dont il avait tordu la bienveillante doctrine au seul profit de sa caste) au premier empereur QIN SHI HUANGDI. La traduction du texte chinois est sans doute due à ÉTIEMBLE, dont j'ai récemment parlé.
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"Que veulent donc ces prétentieux lettrés qui attaquent en toute occasion un gouvernement qu’ils devraient admirer et auquel certainement ils ne refuseraient pas leur admiration s’ils étaient mieux renseignés ? Pourquoi louer sans cesse les anciens et accabler de reproches Votre Majesté ? Ne serait-ce pas pour créer dans les esprits un lent mécontentement et pour pousser ensuite la population à une révolte ouverte ? Ô, mon maître, prenez garde, ces gens-là sont plus à craindre que vous ne le pensez. Moi qui observe et surveille leur conduite depuis longtemps déjà, qui suis exactement renseigné sur leurs menées et qui les connais à fond, je vois en eux vos plus dangereux ennemis. À chaque heure, on les voit se glisser de maison en maison, de rue en rue, et répandre partout sur vous les bruits les plus outrageants. Au dire de ces gens, vous êtes un prince rempli d’orgueil, qui a la cynique prétention de surpasser tout ce qu’il y a d’estimable dans l’antiquité, un homme exalté, inquiet et révolté, qui veut tout bouleverser et renverser l’Empire. Dès que vous promulguez une loi, ils la jugent injuste ou inutile. De même quand vous promulguez un  décret, ils le tournent, le critiquent, ainsi que les termes dans lesquels il est rédigé, et s’efforcent de vous rendre méprisable. Si vous entreprenez quelques travaux publics, ils disent que vous trompez le peuple, que vous accablez vos sujets et en faites des victimes de vos humeurs. Rien de ce que vous faites ou dites ne leur convient."
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C'est  très exactement l'impression que donnent ces messieurs (Manuel VALLS excepté, le plus malin des six, et le plus en prise avec la réalité) quand ils critiquent l'actuel gouvernement : évocation des mânes de feu le Président MITTERRAND, hommage aux grands ancêtres du socialisme, nostalgie du bon vieux temps où les radicaux faisaient construire dans leur circonscription électorale des lignes de chemin de fer qui n'ont jamais servi (oh, ils ne furent pas les seuls), où l'on bouffait du curé ouvertement (aujourd'hui, c'est sournoisement), où l'on négociait des légions d'honneur au plus offrant ou au mieux pensant.  Soyons juste. Tout ne fut pas nul quand ils étaient au pouvoir et régnaient sur la France. Ce serait inepte de le prétendre, et je ne le dirai pas. En matière sociale, il y eut jadis de très bonnes décisions. Mais le péché de ces messieurs, comme celui de leurs actuels successeurs, c'est de vouloir régner par tous les moyens sur les esprits, en colonisant la culture et l'enseignement, en adulant leurs porte-voix (je veux parler de nombreux journalistes), et en faisant croire au peuple qu'il est possible d'être riche, heureux et libre, sans travailler, sans aimer sa patrie, sans épargner. Ils prétendent (par exemple), imposer aux jeunes médecins le lieu où ils devront s'installer (belle liberté) ; leurs alliés prévisibles proposent de porter certaines tranches d'imposition à 70 % (madame JOLY) voire à 100 % (monsieur MELANCHON) (belle richesse) ; nombre d'entre eux militent pour la libéralisation de la vente de drogues (belle conception du bonheur). Tout est faux dans leur vision de l'homme ! Ils ont une conception purement politique du bonheur, et ils veulent nous l'imposer. Voilà leur péché originel.
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Si vous signez votre adhésion aux valeurs de gauche avant d'aller voter, soyez conscient de ce que vous signez. C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 8 février 2011

Ecoeurant...

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Pour gagner les élections et s'emparer du pouvoir, tous les moyens sont bons. L'opposition socialiste ne se fait pas faute d'attaquer ignoblement tel ministre et tel autre. La dernière accusation en date est celle qui est portée contre monsieur FILLON : pensez-donc, il a utilisé un avion du gouvernement égyptien...
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J'aurais mieux aimé que cette opposition à l'élastique conscience s'élève vigoureusement contre les amitiés sulfureuses de monsieur MITTERRAND avec un ministre de VICHY notoirement antisémite. J'ai encore en tête la colère qu'a piquée monsieur BADINTER quand, au Mémorial de la Déportation, des victimes et des proches de concitoyens israélites morts en déportation ont conspué le Président. On ne touche pas à une icône, semblait-il dire, blanc de rage et vert d'indignation autour des yeux.
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Je tiens de source ultra-sûre qu'il y eut, il y a un certain temps, et sous un certain Président, usage récurrent d'un Concorde, qui permettait au-dit Président de se rendre régulièrement en Egypte pour le week-end. Il y avait au plus dix personnes à bord de l'aéronef qui faisait deux allers et retours pour assurer l'escapade présidentielle quasi hebdomadaire. Personne ne pourra le prouver. Bien du monde est au courant. Mais on ne touche pas à une icône, même si c'est une mauvaise copie.
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Je pose donc très clairement la question : tel Président a-t-il, oui ou non, utilisé un Concorde pour son usage personnel, afin de passer des week-ends en Egypte ? Ma source est très sûre, mais n'aimant pas accuser à tort, je ne fais que poser la question. Je doute que l'on me réponde jamais.
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Tout cela est écoeurant...

vendredi 10 décembre 2010

La pluie et le beau temps

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François FILLON a sans doute été très maladroit en incriminant les prévisions hasardeuses de Météo France dans la pagaille qui a régné ces jours derniers en région parisienne (et sans doute ailleurs, mais cela n'intéresse pas les médias qui, siégeant à PARIS surtout, pratiquent l'auto-ombiloscopie, activité qui consiste pour l'essentiel à se contempler le nombril avec amour et attendrissement), après les abondantes chutes de neige. Mais la campagne de critiques qui submerge notre premier ministre est d'un ridicule achevé.
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Madame DUFLOT, l'égérie des écologistes, annonce depuis des mois, avec une certitude qui confine à la croyance, que le climat se réchauffe, mais elle n'en dit pas moins ce matin, à la radio, que la météo n'est pas une science exacte. Il est vraisemblable que les basses températures activent les centres cérébraux du bon sens. Car si la météo ne peut prévoir sur 24 heures, combien plus ne le peut-elle pas sur vingt ans. Peut-être pourrait-elle commenter ce point ?
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Accuser l'incurie des pouvoirs publics, le manque de moyens, les responsables politiques en charge du pays, de tous les inconvénients entraînés par ces chutes de neige me semble être d'une rare bêtise. C'est pourquoi il paraît que madame ROYAL "s'est lancée dans la bagarre" (dixit le site MSN ou France-Info, je ne sais plus). Prendre les citoyens pour des imbéciles afin de recueillir leur suffrage porte un nom : démagogie. Mais la candidate malheureuse n'en est pas à son coup d'essai. Je n'en disconviens pas : rester bloquer toute une nuit dans sa voiture, parce que les routes sont impraticables, est fort pénible. Je comprends que les victimes en soient énervées. Mais trouver un coupable dans les ministres est d'une rare injustice, à moins d'admettre qu'ils sont tout puissants et qu'ils font, littéralement, la pluie et le beau temps. Si les automobilistes, au lieu d'abandonner leur voiture en plein milieu de la chaussée, désespérés d'une longue immobilité, avait attendu quelque peu, il leur aurait été possible de la garer leur voiture, avec le concours des gendarmes et des policiers, sur le bord de la route. Mais en ces matières, l'incivisme prend le pas sur le souci des autres. Nombre d'embouteillages n'ont pas d'autres origines que cette obstruction égoïste.
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Il est une autre leçon à tirer de ces météores inattendus : notre société a atteint un tel degré de complexité, que le moindre grain de sable suffit à en bloquer les délicats mécanismes. On devrait plutôt s'étonner de constater que malgré cette complexité, ça marche plutôt bien en temps ordinaire. Mais non ; le gouvernement doit faire la pluie et le beau temps. C'est ce que disent les médias, l'opposition, et le citoyen ordinaire harassé par des conditions de transport difficiles. Et cela soulève bien des questions sur la façon dont nous prenons chacun notre vie en charge plutôt que la remettre entre les mains d'une idole inhumaine qui a pour nom État.
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Et la grande erreur de monsieur FILLON est de donner à nous faire croire que s'il avait été prévenu convenablement, il aurait pu éviter tous ces désagréments. Non, c'est faux, et de plus c'est faire croire que l'idole peut tout.
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mardi 24 août 2010

Rectification des noms

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Le premier devoir d'un État est d'assurer aux citoyens la sécurité de leur personne et de leurs biens. A cette fin, il dispose de plusieurs moyens, et notamment : (a) la loi (qu'il ne faut pas confondre avec la réglementation, laquelle est souvent tatillonne et tyrannique) ; (b) la police ; (c) la justice. Comme la si bien dit René GIRARD, le rôle de la loi est d'empêcher le déferlement de la violence dans les communautés humaines.
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Nous sommes en train de nous faire piéger par les mots, et l'un des plus mensongers est celui de "sécuritaire". Il fait se dresser les cheveux sur la tête de nombre des bien pensants et des politiquement corrects. Et pourtant, ainsi que je viens de le dire, nous vivons dans un univers encadré par des dispositifs qui n'ont d'autres buts que d'assurer cette sécurité : les feux rouges, les barrière de sécurité, les mesures destinés à lutter contre l'alcoolisme ou le tabagisme, les réglementations (voir mon premier paragraphe) qui hélas s'appuient trop souvent sur le principe dit de précaution, la vidéosurveillance.
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Il apparaît à "l'opinion publique" (pour dire vrai, aux médias) que les mesures de sécurité, rangées dans la catégorie de la politique "sécuritaire", sont liberticides. Toutes ces belles âmes, bien entendu, n'ont jamais mis les pieds à La Courneuve, vers 21 heures. Il se trouve que je compte dans les personnes pour qui je nourris une grande affection un homme qui est né et a vécu à La Courneuve, a braqué une banque, a trafiqué de la drogue, a fait de la prison, et, prenant la mesure de ses erreurs, a fait retour sur lui-même. Il m'a donné son témoignage. Ce que racontent les journaux écrits, radiodiffusés ou télévisées sont bien en deçà de la vérité, me dit-il : violences, viols, vols, défonces, dégradations dus à quelques bandes, sont le lot quotidien des habitants de ces quartiers qui n'en peuvent plus. Les pouvoirs publics le savent. Ils sont impuissants, faute de prendre les moyens qui ne pourraient être que musclés.
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Cela, c'est la réalité. Je maintiens que le devoir de l'État est d'assurer aux citoyens paisibles la sécurité. C'est là un de leurs biens naturels inaliénables. Et plutôt que de pérorer en tailleur Chanel à la Fête de la Rose, ou de tracer des plans sur la comète en dînant chez Edgar et en pleurant sur les idéaux trahis de la République, monsieur de VILLEPIN, madame ROYAL, madame AUBRY, feraient bien de se renseigner sur le tas. J'y ajoute monsieur HORTEFEUX qui pourrait prendre une mesure plus juste de la détresse de ces quartiers abandonnés, en s'y rendant plus souvent et sans grand apparat.
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Il y a un abîme d'abîme entre ce que disent les journaux et ce que pense le peuple. Et il y aura des retours de bâtons que nous ne pouvons même pas envisager, tant le décalage est grand entre les grandes envolées lyriques des ténors politiques et la réalité quotidienne de tant de Français. Que la politique s'inspire de nobles idéaux, je trouve que c'est juste ; qu'elle les transforme en idéologie, c'est dramatique. Elle doit aussi s'intéresser au réel. La vérité pratique, celle qui doit inspirer les décisions des responsables est sans aucun tendue entre le souhaitable sur le plan des principes et le possible sur le plan de l'action.
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Disqualifier toutes les mesures de sécurité, qu'elles soient préventives ou répressives, en les assimilant à "une politique sécuritaire" est une imposture. Mais notre siècle a l'habitude de trahir les mots : un pauvre est appelé un "économiquement faible", un sourd, un "malendant", un aveugle "un malvoyant", un paralysé ou un handicapé physique, "une personne à mobilité réduite", et j'en passe.
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Alors je vais, pour terminer, vous citer CONFUCIUS, mon cher CONFUCIUS : "Si les mots ne sont pas corrects, les discours ne sont pas conformes à la réalité. Si les discours ne sont pas conformes à la réalité, les affaires ne peuvent pas être menées à bien. Si les affaires ne peuvent être menées à bien, les rites et la musique [note du transcripteur : comprenons ici : les formes de politesse et les sains loisirs] ne se peuvent épanouir. Si les rites et la musique ne se peuvent épanouir, [et, selon moi, voilà la pointe de la citation], les peines et les châtiments ne connaissent pas le milieu juste. Alors le peuple ne sait plus quoi faire. L'homme de qualité doit pouvoir énoncer clairement ce qu'il conçoit, et agir en accord avec ses paroles." (Entretiens [Lunyu en chinois], XIII, 3]. C'est ce qu'il appelle la "rectification des noms".
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A bon entendeur, salut !

mardi 6 juillet 2010

Les ignobles, la finance et la patrie

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On a prêté assez peu d'attention aux insinuations qu'a portées la Tribune de Genève quant aux supposés voyages réguliers de madame WOERTH dans la ville du même nom. Je vais, moi, vous dire ce que je soupçonne derrière toute cette affaire parfaitement artificielle montée par la presse, la gauche et les puissances d'argent réunies. Monsieur WOERTH a démasqué des fraudeurs français qui avaient déposé de l'argent en quantité dans les Banques suisses. Il a obtenu ces informations par des moyens détournés (la transmission frauduleuse de listings nominatifs, par un employé français d'une de ces Banques ; je donne ces informations de mémoire, et il se peut qu'elles soient incomplètes ou approximatives, mais le fond reste le même), et j'avoue que cela ne me plaît guère. Mais il a réussi, pour autant qu'il m'en souvienne, à trouver un accord avec ces Banques, et à obtenir la levée (au moins partielle) du secret bancaire. C'est une chose que l'argent trompeur ne pardonne pas...
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Il est donc plus que vraisemblable, il est très probable et j'ose dire qu'il est certain que l'attaque dont le ministre est l'objet est en partie montée par ces puissances d'argent qui veulent se venger de ce mauvais coup.
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Monsieur WOERTH a pensé, préparé et proposé une réforme des régimes de retraites. Il se peut que certains aspects, beaucoup d'aspects, voire tous les aspects de cette réforme soient mauvais. Il faut alors expliquer, arguments à l'appui, en quoi elle est mauvaise, qu'elles en sont les conséquences fâcheuses pour le pays, et quelles solutions alternatives l'on propose pour éviter de continuer à emprunter sur les marchés internationaux afin de payer les pensions. Comme il n'y a aucune solution crédible opposée à ces propositions, la réforme sera adoptée. Mais l'on s'attaque à un mythe, un mythe mitterrandien, un mythe errant de la gauche à l'extrême-gauche, de la CFDT à la CGT. Cela est inacceptable. Il faut attiser les haines et les passions, quitte à déchirer le pays. Car le pouvoir a de telles délices, qu'il vaut bien des accusations infondées, des attaques ignobles, des interprétations malveillantes. Tout cela est fondé sur des enregistrements frauduleux d'un certain Pascal ... et les dires d'une certaine comptable qui ne veut pas révéler son nom et qui prétend avoir remis en main propre des enveloppes d'argent liquide à monsieur WOERTH, à monsieur SARKOZY et tutti quanti de la part de madame BETTENCOURT. Et puis, figurez-vous, monsieur SARKOZY, maire de NEUILLY, a été invité A PLUSIEURS REPRISES chez cette honorable ancêtre. Je vais vous faire une confidence. Je suis rentré, moi, par une porte dérobée à BUCKINGHAM PALACE et j'ai donné en main propre un paquet de Carambars à la Reine d'Angleterre. Ne le répétez pas surtout, car je risquerai d'avoir des ennuis. Je conviens que des carambars, ça a moins d'allure que les bottines à 2.000 euros de monsieur Roland DUMAS. Mais tout de même, c'est très, très compromettant...
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Il est intéressant de constater que ces ragots ou ces confidences, ces misérables trahisons, jetés sur la place publique en pâture à une opinion en mal de sensations fortes, viennent de personnes qui méritaient jadis le si beaux noms de "domestiques", "personnes de la maison", "familiers", et qui ne sont plus que de pauvres employés, mieux payés que quiconque dans le présent cas, mais pleins de ce ressentiment qu'éprouvent les médiocres devant tout ce qui les dépasse. Car un pauvre, avec un coeur de pauvre, un vrai pauvre, pas un majordome à 100.000 euros d'appointements annuels, ne se serait jamais abaissé à ces vilenies. Par moment, je me demande si NIETZSCHE n'avait pas tout bien vu.
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Il y a une troisième raison. Aux puissances d'argent, aux syndicats et aux partis dits de gauche, il faut ajouter tous ceux qui, à droite, cherchent à contrer les (très hypothétiques) intentions du Président de la République pour les prochaines élections présidentielles. Il y a monsieur de VILLEPIN qui mélange le grandiloquent au venimeux, la vengeance recuite aux fielleux regrets. J'ose espérer que monsieur JUPPE n'est pas dans cette conspiration. Il est sans doute, à droite, le seul homme d'état, et lui, il n'a pas trahi celui à qui il doit sa carrière. Monsieur SARKOZY n'a qu'un tort : il ne respecte pas les codes de conduite de cette basse-cour politique, de gauche et de droite. Ils m'écoeurent tous - et dans la tempête le Président, lui, fait preuve, enfin, de dignité ; il n'est jamais trop tard -, ils me dégoûtent, ils sont pratiquement tous indignes de briguer la magistrature suprême, non pas par leur incompétence - il en est de compétents, partout - mais par leur bassesse d'âme, leur petits calculs, leurs grandes manoeuvres. Je préfère un homme qui s'attaque à régler nos immenses difficultés, à des prêcheurs qui gèrent le ministère de la parole. Attendons les primaires au PS pour que se dévoilent toutes les combines, les luttes, les rancoeurs. Tous ce qui est caché sera dévoilé.
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Non, ils sont presque tous ignobles. Ils ne raisonnent qu'en termes de fric (ah ! le pouvoir d'achat !). Ils donnent un spectacle ridicule, celui d'un théâtre d'ombres, de fantoches qui s'esbignent à lutter contre des moulins à vent. Du souci de la patrie ? Ils n'en ont cure. Alors que nous avons besoin d'unité, de partage, de répartition plus équitable de nos richesses, de respect mutuel des opinions, ils passent leur temps à s'envoyer des noms d'oiseaux. Bien sûr, on pourrait m'accuser du même travers. Mais je vous rappelle que je ne cesse de réclamer de tous les partis politiques de la décence, de la courtoisie, de la discussion, et des compromis. Personne ne veut céder. Comment est-ce que tout cela finira ? J'espère que ce ne sera pas mal, mais je n'ose en être sûr.
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lundi 28 juin 2010

Manoeuvres...

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Lorsque, il y a quelques jours, j'ai parlé d'une petite information concernant Liliane BETTANCOURT et madame WOERTH, j'ai omis de préciser que c'était là le début d'une manoeuvre orchestrée par les syndicats, soutenus en sous-main par l'opposition. Je vais essayer d'expliquer comment la manoeuvre a été organisée.
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Premier temps. Au moment où monsieur WOERTH dépose son projet de réforme des retraites, et parce que ni l'opposition ni les syndicats n'ont la moindre proposition ou contre-proposition à mettre sur la table, quoi qu'ils en disent, il convient à tout prix de retarder la mise en oeuvre du projet, adopté en Conseil des Ministres. Pour arriver à cette fin, une seule solution, faire démissionner celui qui en est l'auteur, par tous les moyens, y compris les plus méprisables, comme celui d'utiliser des enregistrements de conversations privées. Les dénonciateurs savent que ces enregistrements sont dépourvus de toute valeur légale. Mais ce qui est important, c'est l'effet produit par leur divulgation. Il s'agit de démolir la réputation d'un homme, de le détruire et de l'acculer au départ. Ceci au moment où le projet est mis sur les rails. Ces procédés m'indignent, et devraient indigner toute personne qui essaye de penser avant de juger.
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Deuxième temps. On commence donc à distiller une seconde nouvelle. Madame BETTENCOURT a donné de l'argent, tout à fait légalement, à madame PECRESSE et à monsieur SARKOZY, plus exactement à leur parti, pour soutenir leur campagne électorale. Ces dons s'élèvent à 7.500 euros pour chacun d'eux. La loi l'autorise, et monsieur BERGE, du reste, ne s'est pas fait faute de soutenir très largement de ses deniers la campagne de madame ROYAL, en profitant de cette possibilité légale. Mais pensez donc, c'est de l'argent donné à des personnalités de la majorité ; c'est scandaleux, c'est intolérable, au moins dans l'esprit des journalistes de France-Info, auxquels je vais adresser bientôt une petite lettre ouverte. Puis l'on apprend que madame WOERTH est salariée d'un organisme de gestion des grandes fortunes, dont celle de madame BETTENCOURT. Le majordome de Liliane BETTENCOURT, abusant de la confiance de son employeur, enregistre à son insu des conversations privées entre elle et son avocat. Il apparaît dans ces conversations que Liliane a des comptes en Suisse qui ne semblent pas déclarés. Soyons clair, c'est inacceptable et je le dis tout haut. Elle a régularisé cette situation et c'est tout à fait normal. Toutefois je me demande comment ces enregistrements ont été transmis à une certaine presse et j'aimerais savoir si le majordome est syndiqué, si oui, à quelle organisation, et surtout s'il a monnayé son ignoble manège ? Ce serait intéressant de le savoir, et l'information doit être facile à obtenir. Je demande donc que l'on se renseigne sur ce point. Il est trop facile de se retrancher derrière la confidentialité. En l'occurrence elle ne serait que partielle puisque l'on connaît la source de ces informations dérobées.
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Troisième temps. La presse insinue ensuite que madame WOERTH connaissait l'existence de ces comptes cachés, qu'elle a mis son mari au courant de la situation de façon à empêcher que le fisc ne se mêle d'un peu trop près de la question. Bien entendu, il n'y a pas la moindre preuve qu'il en a été ainsi et il est très difficile de prouver l'inexistence de ce qui n'a pas été. Mais le doute s'est installé durablement dans l'esprit du public. Fort justement (j'y reviendrai) madame WOERTH démissionne de l'organisme qui l'emploie. On révèle à peu près au même moment que monsieur WOERTH a décoré de la légion d'honneur l'avocat de madame BETTENCOURT. C'est la preuve, aux yeux des médias, de la collusion entre les deux hommes. VOLTAIRE disait, pour se moquer des savants qui faisaient des Égyptiens les précurseurs des Chinois : "Ils ont pu aller en Chine, donc ils y ont été". Le raisonnement de ces "journalistes" est de la même eau !
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Quatrième temps de la manoeuvre : monsieur WOERTH a déjeuné avec le fils PEUGEOT. Bien entendu, ce déjeuner, aux yeux des journalistes, avait pour but de chercher un moyen d'éviter à monsieur PEUGEOT un contrôle fiscal destiné à vérifier l'origine de lingots d'or qui lui avaient été dérobés et dont l'origine aurait pu paraître douteuse. Estimé d'abord à 500.000 euros, le montant du vol est ramené à 150.000 euros (avant le déjeuner incriminé) ce qui, d'après les médias, permet à monsieur PEUGEOT d'échapper à ce contrôle. De plus, horresco referens, monsieur WOERTH aurait décoré de la légion d'honneur ce monsieur PEUGEOT ou l'un de ses proches (je n'ai plus en tête l'information précise). Donc c'est la preuve que monsieur WOERTH est intervenu en faveur de monsieur PEUGEOT. Il serait intéressant de savoir combien de lingots ont été dérobés, et ainsi de déterminer avec certitude le montant du vol qui aurait été surestimé par la police.
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Le cinquième temps de la manoeuvre a commencé. On réclame des commissions d'enquête ; on affirme que la position de monsieur WOERTH est fragilisée (elle l'est certes par ces affreux, mais aucunement sur la pertinence de ses réformes). Et dans quelques jours, ou peut-être même aujourd'hui, on va réclamer la démission du ministre. Eh bien je dis à monsieur WOERTH : N'en faites rien ! Vous avez fait preuve de naïveté en acceptant que votre épouse gère ces grandes fortunes, et vous avez donné prise à un soupçon de conflits d'intérêt. C'est le seul point que l'on peut, en toute honnêteté, vous reprocher. Laissez les envieux, les haineux, et les imbéciles dégoiser et se déchaîner contre vous. Ce qui doit vous déterminer, c'est votre conscience. Or pour autant que je puisse juger l'homme sur ce qu'il a fait, dit et paraît, je crois que vous êtes un homme intègre, droit et très compétent.
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Je rêve, je le sais, mais comme j'aimerais que dans l'opposition des gens se lèvent pour dire qu'ils désapprouvent ces procédés ! Ils gagneraient l'estime de nombreux concitoyens.

mercredi 23 juin 2010

Poids et mesures

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Je plaide pour la création d'un nouveau service des poids et mesures. Il faut que je m'en explique.
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Il vous souvient sans doute des cries d'orfraie (justifiés du reste) qu'ont poussé les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules, quand l'ex-docteur GUBLER a tenté de publier un livre dans lequel il relatait comment il avait suivi le Président MITTERRAND pendant sa longue maladie. Il révélait dans ce livre des confidences ou des faits qui relèvent tout simplement du secret médical. Il fut radié de l'Ordre des Médecins, interdit d'exercice par conséquent, et son livre fut retiré de la vente par décision de justice.
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Les mêmes éléphants, éléphanteaux, éléphanticules ne s'offusquent pas qu'un majordome ait pu enregistrer des conversations privées entre madame BETTENCOURT et son avocat, que ce même individu ait pu livrer aux médias le contenu de ces conversations ; avec une bassesse d'âme qui décidément semble bien être le seul moteur de leur action politique, ils utilisent le contenu de ces enregistrements pour faire un très mauvais procès à monsieur WOERTH. Pensez donc, madame BETTENCOURT, sur les recommandations de son avocat, a donné, en toute légalité, 7500 € à Valérie PECRESSE et autant à monsieur SARKOZY. Mais monsieur Gérard MONATE a pu faire encaisser pour le PS des millions de francs lourds par l'entremise de la ténébreuse officine URBA et grâce à des fausses factures, sans que cela n'offusque ces belles âmes. Mais ça date tellement n'est-ce pas !
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Madame BETTENCOURT a régularisé la situation fiscale des comptes qu'elle détient en Suisse. C'est bien le moins qu'elle pouvait faire. Je le dis tout net. Plût au Ciel que feu Roger-Patrice PELAT, l'ami du Président MITTERRAND, ait eu une attitude identique lors des diverses affaires boursières dans lesquelles il fut impliqué.
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Quant à madame WOERTH, elle a démissionné du poste de gestionnaire de la fortune de madame BETTENCOURT. Il n'y a aucune raison objective de soupçonner sa bonne foi quand elle dit ne pas avoir eu connaissance des évasions fiscales de sa cliente avec laquelle elle n'avait aucune relation directe. Les attaques dirigées contre monsieur WOERTH sont ignobles ; le champion toutes catégories dans l'ignominie est XYLOGLOSSE, l'innénarrable Arnaud MONTEBOURG, ce bellâtre batteur d'estrade. Il n'honore pas la profession d'avocat dont il se réclame. En vérité ceux qui attaquent l'honnêteté de monsieur et madame WOERTH ont tout simplement opéré une opération psychique très familière aux esprits tordus. Elle consiste à se mettre à la place imaginée de celui qu'on accuse, parce que si l'on y avait été, on aurait fait ce dont on l'accable.
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Mais y aura-t-il donc dans la majorité comme dans l'opposition des esprits suffisamment droits pour ramener le débat politique à un niveau de dignité quelque peu supérieur ?

lundi 1 février 2010

Où va-t-on ?

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Il y a fort à parier que monsieur FRECHE sera triomphalement réélu à la tête de la région Languedoc-Roussillon. Les principes font bon ménage avec ceux qui les violent. Ainsi va le monde politique.
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Je n'ai aucune sympathie politique pour monsieur FABIUS. Mais il se trouve que j'ai entendu quelques bribes de ses interventions sur une radio périphérique, ce matin même. L'homme est d'une intelligence remarquable et il a été très digne dans ses réactions. Dont acte.
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On ne parle pas d'une "tronche pas catholique" ; c'est indigne d'un homme politique. Monsieur FABIUS a donc été gravement offensé. Néanmoins, il me souvient qu'il a raillé le Président CHIRAC qui, disait-il (je cite de mémoire), "caressait le cul des vaches et embrassait les dames, à moins que ce ne soit le contraire". La remarque n'était pas d'un très haut niveau, même si elle est sans rapport aucun avec celle de monsieur FRECHE. Mais elle mérite d'être critiquée pour sa trivialité et ses insinuations ordurières.
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Il est donc absolument nécessaire que nos élus mettent un frein à leurs élans verbaux : c'est vrai pour le Président de la République qui a offensé sa fonction avec la répartie grossière qu'il a lancée à un opposant, un malotru, certes, mais qui ne méritait que le silence. C'est vrai de monsieur FRECHE, c'est vrai de monsieur FABIUS, et c'est vrai aussi pour nos médias qui ne cessent de taper sur l'apparence, les propos, les mesures, les décisions prises par le Président. Ça finit par être lassant, mais ça risque d'être fort efficace en terme de délabrement de l'image présidentielle.
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Nous méritons mieux que cela ; il ne faudrait pas trop nous prendre pour des imbéciles : nous exigeons des propositions de la part de l'opposition, des critiques argumentées contre les mesures gouvernementales qu'ils désapprouvent, et nous exigeons aussi qu'ils aient une vision plus réaliste de certains maux qui accablent notre patrie, et dont l'immigration clandestine n'est pas le moindre. J'ai reçu sur ce point des confidences que je ne puis révéler ici, mais qui font froid dans le dos.
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vendredi 23 octobre 2009

Vice de la démocratie ou démocratie viciée ?

Jean SARKOZY renonce à briguer le poste de Président de l'EPAD. Sa déclaration de renonciation est digne, et montre la fermeté de caractère de ce jeune homme. Si je maintiens que cette candidature était prématurée en raison du manque d'expérience du prétendant, je pense que les critiqueurs de tous poils projettent sur lui leur bassesse d'analyse et leur manière viciée et vicieuse d'envisager la démocratie.

Je vais m'expliquer. Le raisonnement que je tiens sur l'absence d'expérience de Jean SARKOZY, tout le monde peut le faire. Le poste est soumis à l'élection, et rien n'oblige les électeurs à renoncer à leur conviction, s'ils estiment que le candidat n'est pas apte à occuper la fonction. Les grands criailleurs de la gauche font un procès d'intention à leurs pairs de la majorité en imaginant qu'ils auraient voté, nolentes volentes, pour Jean SARKOZY au motif qu'il est le fils du Président de la République. En d'autres termes, ils prêtent à leurs adversaires politiques une attitude qu'ils auraient eue sans doute, ou se seraient crus forcés d'avoir au cas où, par exemple, monsieur Jean-Christophe MITTERRAND eût été candidat à la fonction sous le septennat de son père. Monsieur Jean-Christophe MITTERRAND a échappé au filtre de l'élection et a occupé d'importantes fonctions auprès du Président MITTERRAND, sans que quiconque s'en émeuve. Ses pouvoirs étaient immenses, ses fonctions occultes et opaques, en raison de la mission qui lui était confiée.
Mais on peut aussi imaginer que la critique est fondée, et que ce sont vraiment les moeurs de la démocratie actuelle que de voter systématiquement pour un représentant de la majorité, sans réfléchir, auquel cas la dite démocratie est bien malade, viciée en ses fondements par l'esprit de parti, l'esprit de clan, et la coalition des intérêts personnels.
Nous voyons bien que rares sont les élus qui gardent, avec la liberté de vote, la liberté d'esprit. Il me souvient qu'un ministère de gauche a manqué être renversé sous François MITTERRAND, à une voix près. La voix qui manquait était celle de monsieur Raymond BARRE qui estimait ne pas pouvoir adhérer aux motifs qui expliquaient le dépôt de la motion de censure. Je ne parle pas non plus de monsieur Guillain de BENOUVILLE, homme de droite s'il en fut, mais grand ami de François MITTERRAND, qui n'a jamais mêlé sa voix à celles de ses "amis" politiques par fidélité à son ami François. La raison de cette discrétion pourrait paraître discutable pour un homme politique. Elle ne l'est pas pour qui met l'amitié au-dessus de l'esprit de parti. Il faut encore citer monsieur CHEVENEMENT qui a préféré démissionner que de rester dans un gouvernement dont il n'approuvait pas les décisions en matière d'engagement militaire.
En somme, la démocratie souffre d'un vice initial qui est celui de l'esprit de parti, et elle est viciée par le fait qu'il est pratiquement impossible d'y déroger si l'on veut survivre politiquement. Mais ce travers est tout particulièrement français et trouve son origine dans la guerre sans merci que se livrèrent sous la Convention, les Girondins, les Jacobins, les Indulgents, les Enragés, les Brissotins et autres factions qui se déchiraient et avec elles déchiraient notre patrie. On y reviendra.

mercredi 14 octobre 2009

Démocratie et compétence

L'affaire continue de faire grand bruit. On s'étonne de voir qu'un jeune homme de 23 ans, qui n'a pour tout bagage que deux années de droit, puisse être propulsé par ses pairs, à un poste de très haute importance stratégique : la présidence de l'EPAD.
La polémique, semble-t-il, repose sur une erreur de jugement, inhérente à la nature de la démocratie française. L'erreur est simple et se résume en une croyance déraisonnable : du côté de ceux qui soutiennent la candidature de Jean SARKOZY à ce poste, et de Jean SARKOZY lui-même, la certitude que l'onction du suffrage universel suffit à rendre compétent un élu qui n'est que politiquement légitime, alors qu'ils ne cessent de vanter les bienfaits du mérite. Du côté de l'opposition, l'accusation d'intrigue, de népotisme, de tricherie, alors que ses membres ne cessent de proclamer les bienfaits de la démocratie élective qui veut qu'un élu, fût-il un imbécile, soit un homme parfait et saint de par son élection, quand il appartient à sa faction. (Mais il y a des exceptions. Aucun d'entre eux n'a disputé à madame AUBRY le droit d'être ministre alors qu'elle n'avait aucune fonction élective, et ne lui a reproché d'être la fille de son père.) En d'autres termes, vous aurez reconnu un travers bien français : le goût de la dialectique et la contradiction pour moi insupportable, incivique, et schizophrène, du faire et du dire.
Du point de vue de la majorité, il était assez simple et cohérent de dire que Jean SARKOZY n'avait pas fait ses preuves et que sa formation et ses mérites, ambition mise à part, ne lui donnaient aucun titre pour prétendre à présider l'EPAD même s'il avait le droit de le faire. Du côté de l'opposition, il était cohérent et juste de reconnaître à un élu le droit de postuler, même s'il n'avait aucun mérite à le faire. Après tout, la Convention a député dans les provinces des envoyés en mission qui étaient non seulement de sinistres crétins mais aussi des lâches et des monstres, et personne ne semble s'en émouvoir dans les chaumières de l'histoire officielle qui fait l'affaire de tous les affairistes de la démocratie.
Il faut donc tenir les deux bouts de la corde : l'élection légitime la fonction de faire la loi, qui n'est aujourd'hui que la somme mathématique de l'opinion majoritaire ; la formation et les mérites vérifiés - et ils sont vérifiables - fondent seuls le droit à exercer des fonctions exigeant des compétences et des savoirs spécifiques. Cela porte un nom : le gouvernement par les meilleurs. Mais au pays de l'égalité, les meilleurs n'ont pas droit de cité. Tous pareils, tous interchangeables, tous compétents pour tout, à la condition d'être un élu.

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vendredi 27 février 2009

Les vraies questions

Monsieur PEROL a été choisi à l'unanimité par les Conseils d'administration de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire pour diriger la Banque issue de leur fusion. J'ai dit hier que je reviendrai sur cette nomination qui serait le fait du Prince. On oublie que des personnalités de gauche comme messieurs BIANCO ou CHARASSE, ou encore messieurs ROCARD ou DELORS non seulement n'ont rien trouvé à redire à cette promotion, mais encore juge que monsieur PEROL est l'homme de la situation.
Que monsieur PEROL soit un proche du Président de la République est un fait avéré. S'ensuit-il pour autant qu'il en est la marionnette ? Faut-il lui faire le procès de la malhonnêteté ? Faut-il, selon le bon principe français, s'en méfier au prétexte qu'il a été secrétaire général adjoint de l'Elysée ? Qui ne voit que ces questions sont simplement l'écume des questions. Toujours la surface, les apparences, jamais la réalité, voilà la bonne méthode de l'opposition.
Les vraies, me semble-t-il, devraient porter sur les compétences banquières de monsieur PEROL, sur la manière dont il envisage le métier des banques, sur la façon dont il entend faire de la putative deuxième banque française un instrument au service de l'économie. De tout cela rien. Il est l'ami du Président, il est donc suspect. Faut-il que nous soyons aveugles ou bêtes pour nous laisser piéger par cette approche, destinée uniquement à nuire à l'ennemi et non à résoudre nos difficultés.
Et pourtant. N'est-ce pas monsieur SARKOZY qui a subordonné l'aide de l'Etat aux banques, à l'abandon des bonus indécents par leurs responsables ? Ce n'est certes pas le minuscule Benoît HAMON qui s'agite dans les couloirs des rédactions en criant à la stratégie d'influence du Président de la République (feu monsieur MITTERRAND était autrement expert en cette matière), ni l'inconséquent et très décevant monsieur BAYROU qui réagit en fonction de ses seuls intérêts électoraux futurs. Nous sommes dans une situation économique très grave ; tout devrait être fait pour unir les français dans un effort commun qui impliquerait d'abord et bien entendu les plus fortunés. Non ! Il s'agit de diviser, de dresser les "classes sociales" comme ils disent, comme si le désir de tous les citoyens n'était pas justement de s'élever dans l'échelle sociale. On a vraiment l'impression d'un décalage incroyable entre les idées fumeuses de ces gens et la réalité psychosociale. MARX n'est pas mort, ni HEGEL.
Encore un petit effort, et nous pourrons devenir aussi égalitaires que CUBA. En voilà un progrès qu'il est beau aurait dit le regretté COLUCHE.

jeudi 26 février 2009

La paille et la poutre

On se croirait dans une volière. De toutes parts surgissent des cris d'orfraie, des piaillements, des chuintements et autres bruits d'oiseaux. Le motif de ce tintamarre ? Monsieur SARKOZY a osé proposer un de ses amis, monsieur PEROL, comme PDG de la nouvelle banque issue de la fusion de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire. Il y a là de la part de l'opposition et des "journalistes", qui se croient investis d'une mission prophétique au nom d'une prétendue objectivité, il y a là, disais-je, une rare hypocrisie.
Reprenons l'Histoire et voyons comment les mêmes "journalistes" réagirent du temps de monsieur MITTERRAND. Monsieur Roland DUMAS au Conseil Constitutionnel, monsieur CHANDERNAGOR à la Cours des Comptes, monsieur de NICOLAI au Conseil d'Etat, monsieur COLET (je ne suis plus sûr du nom exact) à la Française des Jeux, monsieur HABERER au Crédit Lyonnais (avec le succès que l'on sait), et tous les dirigeants des Grandes Entreprises Nationalisées, n'étaient pas que je sache, des ennemis du Président d'alors. L'hypocrisie consiste à dire que ce n'est pas la même chose. Pensez-donc, il s'agit de nommer en toute "indépendance" des hauts responsables à la tête de structure d'Etat, comme si la nature étatique de la structure était une garantie absolue d'indépendance de sentiments et de jugements. Il y a tout de même une différence. Monsieur HABERER a pu, en cinq ans, transformer une banque privée prospère en un établissement public au bord de la faillite, sans aucune sanction. Pour prix de son incompétence, quelques jours après son départ du Crédit Lyonnais, monsieur HABERER était nommé Président du Crédit National.
Devant ces nominations - dont le Président MITTERRAND disait (je l'ai entendu de mes propres oreilles) qu'elles étaient tout à fait compréhensibles et justifiables - avez-vous entendu les responsables socialistes protester, monsieur BAYROU "vocitupérer" (joli mot composite et inventé), l'Opinion Publique manipulée par les bas bleus de l'information s'émouvoir ? Que non point. Ces nominations étaient bonnes. Elles venaient de Dieu. Et Dieu ne peut se tromper quand il récompense ses amis. Qu'un Président de droite en fasse autant, et le voilà voué à la géhenne, à l'enfer, aux gémonies.
On reproche à monsieur SARKOZY ses amitiés avec des hommes fort riches. Mais a-t-on reproché à monsieur MITTERAND de compter monsieur Pierre BERGE parmi les siens ? (La récente vente de la collection de messieurs BERGE et SAINT-LAURENT montre le niveau de la fortune de ces amateurs d'objets d'art.) Lui a-t-on reproché son amitié pour monsieur PELAT qui n'était pas précisément dans le dénuement ? Ou pour messieurs André BETTENCOURT ou Guillain de BENOUVILLE (qui étaient des hommes "de droite" pourtant), toutes personnalités respectables mais très fortunées. Quand on n'a aucune idée, aucune proposition, aucune probité intellectuelle, quand on est obsédé par la prise du pouvoir, tous les moyens sont bons, y compris les plus méprisables, qui consistent à démolir, à l'arme blanche, le messager faute de parvenir à le faire de son message. Je comprends que l'on puisse argumenter, expliquer les raisons idéologiques ou logiques de ses critiques. Je comprends moins bien cette attitude insupportable de démolition systématique. Je reviendrai demain sur le choix parfaitement justifié de monsieur PEROL par les Conseils d'administration des deux banques, à l'Unanimité.
L'opposition finira peut-être par obtenir au moyen de la manipulation, de la calomnie, de la déformation des faits, de l'interprétation malveillante des initiatives, toutes les initiatives, du Gouvernement, ce fameux pouvoir dont elle rêve, qui hante ses nuits et ses jours. Mais Napoléon - de sinistre mémoire - disait "On peut tout faire avec des baïonnettes, sauf s'asseoir dessus". Qu'ils y prennent garde. En promettant la Lune, ils risqueraient bien de nous faire habiter la demeure de Pluton.