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jeudi 2 juillet 2015

01er juillet 2015. Nouvelles de la Résistance : Valéry Giscard d'Estaing et Vladimir Poutine !

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Je reprends intégralement ici l'article de Roland HUREAUX, publié sur le site de POLEMIA (que je je vous recommande pour sa richesse et la qualité de la documentation). Cette vision lucide semble, enfin, être partagée par quelques hommes politiques qui ont été de premier plan par leurs responsabilités (pour ce qui me concerne, monsieur GISCARD d'ESTAING n'est pas ma tasse de thé, mais dans le domaine des relations entre la France et la Russie, il a raison).
Dans quelques minutes, je produirai mon billet du 2 juillet.

"En prenant une position favorable à Poutine dans l’affaire ukrainienne, Valéry Giscard d’Estaing a pris tout le monde à contrepied.
La grande presse s’est contentée de signaler la rencontre entre Giscard et Poutine le 28 mai dernier et ses déclarations les plus générales : « Les relations entre l’Europe et la Russie seraient meilleures si Bruxelles était réellement indépendant ». On n’a guère répercuté que l’ancien président est allé beaucoup plus loin dans un entretien avec Politique internationale, une revue pourtant atlantiste : il y justifie l’annexion de la Crimée qui, selon lui, a toujours été russe, et pense que « probablement » les événements de la place Maïdan et le renversement du président Ianoukovitch, il y a un an, sont le résultat d’une manipulation de la CIA.
Il considère que les sanctions, non seulement ne sont pas dans l’intérêt de l’Europe, mais sont contraires au droit international.

Valéry Giscard d’Estaing prend ainsi à revers une classe politique française et européenne tellement tétanisée qu’aucune figure de premier plan n’y ose encore critiquer la ligne aveuglément proaméricaine de l’Europe occidentale à l’égard de la Russie. La servilité des dirigeants européens au dernier G7 est à cet égard significative. Une ligne proche de l’assujettissement dans le cas de Hollande qui, en refusant de livrer les Mistral sur ordre de Washington, discrédite la parole de la France.
L’ancien président prend aussi à contrepied tous ceux qui le tenaient depuis toujours, à tort, pour un « libéral atlantiste ». C’est oublier qu’en 1981, il fut vaincu par une coalition de la gauche unie et de l’ambassade des Etats-Unis et qu’il avait en revanche reçu, contre le parti communiste, l’appui discret de l’ambassade d’URSS. Ses positions de fin de mandat où il avait cherché à jouer un rôle d’intermédiaire entre l’Est et l’Ouest (le « petit télégraphiste » dit Mitterrand) n’étaient guère appréciées à Washington. On peut certes discuter leur opportunité à un moment où la menace venant de Moscou était bien plus sérieuse qu’aujourd’hui. Mais elle témoignait d’une indépendance dont nous avons perdu l’habitude.
Différence de posture, différence d’envergure aussi avec tous ceux qui prétendent aujourd’hui à la magistrature suprême. Le président académicien n’envisagerait-il pas de  se présenter à la primaire de droite ?
La position de Giscard est proche, ce n’est sans doute pas un hasard, de celle de son vieil ami Helmut Schmidt qui, il n’y a pas si longtemps, vitupérait la politique irresponsable de la commission de Bruxelles, à la fois incompétente et belliciste, faisant courir, selon lui, à l’Europe le risque de la guerre mondiale.
En prenant cette position audacieuse, Valéry Giscard d’Estaing va dans le sens de l’opinion française éclairée, celle qui ne se laisse pas influencer par le matraquage anti-Poutine des médias, une opinion de plus en plus décalée par rapport à la positon officielle de Hollande et de la direction de l’UMP. Il y a un ou deux ans, les pro-russes se trouvaient isolés dans les dîners en ville. Aujourd’hui c’est inverse : presque personne, en dehors de quelques intellectuels ne prend plus parti pour les Etats-Unis dans les affaires de l’Ukraine.
Il ne s’agit bien entendu pas d’être pro-ceci ou pro-cela. Il s’agit que notre diplomatie soit celle de nos intérêts et non pas des intérêts de quelqu’un d’autre. Cela suppose qu’on évacue toutes considérations infantiles sur « qui est le bon ? » et « qui est le méchant ? » auxquelles se résume aujourd’hui la diplomatie dite des droits de l’Homme. En d’autres circonstances cela pourrait nous conduire à être antirusse ou antisoviétique, mais en aucun cas à l’alignement absurde sur les Etats-Unis dont nous sommes aujourd’hui les témoins.

Roland Hureaux 21/06/2015"
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Je sais que je vais contrister Pierre-Henri THOREUX en vous faisant connaître cet article. Mais je le redis : La politique américaine en UKRAINE va à l'encontre des intérêts de notre patrie et de l'Europe. C'est ainsi. Et la vieille amitié qui nous lie au peuple américain ne doit pas nous faire oublier que nous avons des intérêts à défendre lesquels ont le bon goût supplémentaire d'aller avec les intérêts bien compris de l'Europe et de la Russie et de promouvoir la paix.

jeudi 16 septembre 2010

Rechercher les faits...

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Rechercher les faits. C'est le titre d'un article écrit par Valéry GISCARD d'ESTAING dans Le Point du 2 septembre 2010 (N°1981). J'en recommande vivement la lecture à tous ceux que n'obscurcissent pas le préjugé et la haine de l'adversaire politique. L'ancien Président de la République analyse, sans effet de manche, avec la clarté qui caractérise son discours et son intelligence, la question des Rroms. Avant de le citer, je confesserai que je ne suis pas un de ses admirateurs. Avec le recul, il m'apparaît qu'il a inauguré le recul de notre pays par une fausse conception de la modernité, et une certaine démagogie. Mais le temps, sans doute, a fait son oeuvre dans l'esprit de ce nouvel Immortel. Dans la citation qui suit, les majuscules sont de votre serviteur. J'ai respecté l'orthographe rom, alors que l'on devrait écrire rrom.
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"Les mesures prises, à l'initiative du Président de la République, concernant CERTAINS membres de la communauté rom en SITUATION IRRÉGULIÈRE dans notre pays sont CONFORMES aux règles en vigueur dans l'Union Européennes et prennent en compte LES INTÉRÊTS des CITOYENS FRANÇAIS. Elles méritent d'être approuvées. Or elles ont déclenché une tempête de réactions excessives, et parfois injurieuses, fondées sur une MÉCONNAISSANCE du sujet et une INDIFFERENCE AUX INTÉRÊTS LÉGITIMES DE NOTRE PAYS. Aussi ces réactions sont-elles désavouées par deux Français sur trois.
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Et monsieur GISCARD d'ESTAING dénonce un certain nombre d'erreurs qui semblent s'être glissées dans le cerveau de nos idéologues patentés. Il commence par écarter l'analogie avec le droit d'asile. Les Rroms, certes, sont mal accueillis dans leur propre patrie, et subissent une sorte de mépris de la part de leur police et des pouvoirs judiciaires roumains, un mépris que l'on peut assimiler à une sorte de persécution molle. Mais ni leur vie, ni leurs biens, ni leur mode d'existence ne sont remis en cause par un pays que nous avons accepté comme membre de l'Union Européenne (avec trop de hâte, selon moi).
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Il dénonce aussi la trompeuse confusion, savamment entretenue par certains médias et l'opposition, entre les Rroms en situation irrégulière, les Rroms en situation régulière et les 'gens du voyage' dont nombre sont Français. Il souligne que dans l'Union Européenne, la liberté de circulation est acquise pour trois mois avec comme seul viatique, un passeport ou une carte d'identité. Passé ce délai, il faut au ressortissant étranger apporter la preuve qu'il a des ressources régulières soumises aux prélèvements fiscaux et sociaux réguliers, ou un emploi. Faute de cette preuve, il est invité à rentrer dans son pays d'origine. Et il indique que nombre de citoyens roumains, étudiants, chercheurs, médecins, sont établis tout à fait régulièrement sur notre sol.
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Il vaut la peine de citer en entier les deux derniers paragraphes de cet article :
"[...], la solution du problème ne peut pas résider dans un usage systématique et abusif du droit à la libre circulation. Ce droit répond, par certains côtés, à des aspirations légitimes, mais il recouvre, hélas, des trafics mafieux, dont sont en particulier victimes les femmes et les enfants, et sur lesquels il est coupable de fermer les yeux.
Les donneurs de leçons seraient mieux inspirés si, au lieu de reprocher aux pouvoirs publics français de mettre fin à des situations irrégulières, ils soutenaient les efforts du Parlement européen et du Président roumain pour obtenir que la Roumanie se dote d'une justice et d'une police intègres, et pour qu'elle adopte une législation efficace de protection des droits des enfants."
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Qui a vu dans le Métro des enfants d'origine rrome faire la manche, vêtus de haillons, malpropres sur eux, et d'une tristesse insondable, peut fort bien comprendre ce que signifie le séjour d'une partie de ces communautés jadis nomades mais qui, curieusement, semblent avoir abandonné ce mode de vie pour édifier des campements de fortune, dont la misère patente émeut, sans aucun doute, mais que nous ne pouvons accepter car nous n'en avons tout simplement pas les moyens.
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vendredi 30 octobre 2009

Quand parlera-t-on des vrais problèmes ?

Je vais vous dire pourquoi l'opposition de droite et de gauche et les médias me sont de plus en plus insupportables. C'est qu'ils ne cherchent pas la vérité - bien entendu, je sais que la vérité est un chemin et non pas un objet, et donc qu'elle se cherche, d'approximations en compromis et de compromis en approximations - mais l'effet, c'est-à-dire, pour les uns, le pouvoir, pour les autres, des lecteurs.
Olibrius me fait le reproche d'avoir la dent dure. Je ne le crois pas. J'enrage, en effet, de voir que des hommes qui ont, comme monsieur de VILLEPIN, exercé des responsabilités immenses, gâchent leur talent à débiter des sornettes creuses, à attaquer des responsables politiques dans leur aspect physique, dans leurs tics, dans des côtés absolument secondaires de leur action et dans des jugements qui ne trouvent d'autres fondements que dans des ragots médiatiques.
Notre pays est confronté à des problèmes très réels et dont les solutions, nécessairement douloureuses, ne sont pas évidentes à trouver. En voici une liste non exhaustive :
-Comment faire face au problème du financement des retraites ?
-Comment régler la question du déficit de la Sécurité Sociale ?
-Comment lutter contre la délinquance et le trafic de drogue dans les quartiers dits sensibles ?
-Comment lutter contre l'immigration clandestine ?
-Comment intégrer les étrangers en situation régulière ?
-Comment lutter contre le travail au noir ?
-Comment relancer l'économie et donc abonder les revenus sans creuser le déficit (déjà énorme) ?
-Comment favoriser l'innovation (tellement atone chez nous alors que nous sommes ou étions l'un des peuples les plus imaginatifs et créatifs d'Europe) tout en respectant la nature ?
-Quel visage donner à la France en Europe ?
-Comment faire accepter aux Français l'existence nécessaire d'une hiérarchie sociale ?
-Comment faire comprendre aux élites qu'elles ont plus de devoirs que de droits ?
-Comment faire rayonner notre langue et notre culture d'une manière qui ne soit perçue ni comme passéiste ni comme arrogante ?
-Quel type d'enseignement délivrer à nos enfants ?
-Etc., etc.
Ce sont des problèmes concrets et je ne vois aucune proposition, aucune mesure de nature à régler au moins partiellement ces difficultés, autres que celles que le Président SARKOZY a faites ou mises en oeuvre. Car, je le redis, le mot chien n'a jamais mordu personne.
Et si nous en sommes là, perte du sens civique, immoralité publique, décomposition des moeurs, nous le devons au quatorze années désastreuses de la magistrature mitterrandienne. Elle avait été préparée par les démagogiques mesures de monsieur GISCARD D'ESTAING, la plus idiote étant sans doute la majorité à 18 ans, en une période ou l'adolescence se prolonge, sous le nom d'adulescence, jusqu'à 25 voire 30 ans. Quand on a aucune autre capacité que celle d'avoir une vie sexuelle "libérée", sans prendre le risque de fonder une famille ou d'avoir des enfants, quand on fait passer le plaisir avant la réalité, on finit droit dans le mur. Et c'est ce qui arrive à notre jeunesse laquelle est le gage de l'avenir de notre patrie.
Sommes-nous trop fatigués, sommes-nous un trop vieux peuple, pour accepter sans réagir notre prévisible décadence ?
Je sais bien que je vais passer pour ringard. Tant pis.
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