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lundi 24 avril 2017

24 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. Restaurer la France !

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Chers amis, j’interromps momentanément le cycle consacré à Henri HUDE, pour engager un cycle consacré au livre de Georges BERNANOS : La liberté, pour quoi faire ? Folio, série Essais N°274. Gallimard, Paris, 1995.
Si je le fais, c’est qu’il y a urgence et que la liberté de pensée est gravement menacée dans un système qui a des solutions prétendues objectives à toutes nos difficultés, des solutions pondues par des élites arrogantes, au mépris de la subjectivité et des sentiments du peuple. L’élection d’Emmanuel PETAIN est probable. Nous subirons la loi des banques et du marché… Nous l’avons voulu. Tant pis pour nous.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je n’ai aucun droit de parler au nom de mon pays, mais j’ai peut-être celui de parler au nom d’un certain nombre ― plus grand qu’on ne pense ― de Français qui me ressemblent, car je n’ai aucune honte à me dire un Français moyen, un Français peut-être mieux doué qu’un autre pour exprimer ce qu’il pense, mais qui pense selon la tradition et le génie du vieux peuple dont il est sorti, et qui, s’il se sent très rarement d’accord avec ceux qui au nom de la politique, des affaires, ou même de la littérature, se disent les maîtres de l’opinion, alors qu’ils n’en sont que les exploiteurs ― n’a jamais eu de mal à se faire comprendre chez lui du premier venu. N’en croyez pas ceux qui vous disent qu’un Français digne de ce nom ne songe qu’à relever son pays, à le relever matériellement, lui d’abord, lui seul, par n’importe quel moyen, aux dépens de n’importe qui. Tout Français digne de ce nom sait très bien au contraire que pour restaurer la France il importe de restaurer avec elle les valeurs spirituelles qui donnent leur signification historique au nom de France et au nom de Français. Un certain égoïsme national est pour tous les peuples ― mais plus encore pour le nôtre ― une duperie. La France veut un monde juste et libre, parce qu’elle ne peut être juste que dans un monde juste. Elle ne peut être libre que dans un monde libre."
Pp 87-88.
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2. COMMENTAIRES.
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BERNANOS fait allusion à la liberté et à la justice. Ce sont là des notions qui peuvent paraître floues depuis qu’on y a substitué celle d’égalité. Or la justice et la liberté, but du politique, consiste à conduire chacun de nos concitoyens à la fin qui leur est due.
Une fois qu’on a dit cela, on reste encore dans un certain vague. La fin qui est due à chacun des hommes est d’abord l’accomplissement des dons que la nature et le Créateur à mis en chacun d'eux. Je tiens pour évident que dans sa singularité, chaque être humain a reçu une perfection potentielle qu’il est le seul à avoir en dépôt et que sa fin consiste à ce qu’on lui permette de l’épanouir et de la mettre au service des autres.
La fin de l’homme, ce n’est pas le plaisir, le sexe, le confort. Il ne convient pas de rejeter ces biens, mais ils sont secondaires, et subordonnés à qui vient d’être dit plus haut. J’ai l’expérience maintenant assez ancienne d’étudiants ou de jeunes gens et jeunes filles qui, découvrant un talent ont pu le développer (je pense, par exemple à un jeune très doué pour la lutte et les sports de combat qui a réussi, en dépit des nombreux obstacles, à donner suite à cette vocation ; je pense à un autre jeune qui désireux de faire de la guitare, mais qui se sentait les doigts gourds et peu souples, alors qu’il était très musicien et très doué pour le chant, a pris les moyens de développer ce talent qu’il a très grand ; parlerai-je encore de cet aide-soignant, fort intelligent, qui a pu faire une petite thèse d’université, puis des études supérieures poussées et finalement a terminé comme infirmier général d’un grand hôpital provincial spécialisé ? ou de cet autre collaborateur qui, ayant un CAP de mécanique automobile, a fini comme maître de conférences hors classe ?).
Pour que ces vocations puissent s’épanouir, il faut déjà quitter l’idéologie mortifère de l’égalité qui est le cache-sexe de l’incapacité institutionnelle à développer chez les enseignants le don d’empathie, l’écoute et le désintéressement.
Oui, je n’ai aucun droit à parler au nom de mon pays, mais ce que je sais, c’est que nombre de mes amis, de mes proches, de mes jeunes partagent ces vues et que nous sommes nombreux à faire ce que nous pouvons en ce sens, nous substituant ainsi aux politiques défaillants qui ne s’intéressent qu’au fric et à l’économie.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Canteloup et le pétrole hollandais !

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La nouvelle équation : Emmanuel PETAIN = HOLLANDE + SARKOZY !

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Comprendrez-vous enfin l’arnaque de la finance ?






lundi 13 avril 2015

12 et 13 avril 2015. Nouvelles de la Résistance. Qu'ont-ils fait de l'âme de notre patrie ?

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Comme le lierre à son mur, je mourrai attaché à cette devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, (enfin pas toujours), c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Dans les années 1920, LY-THAN-THUYEN recevait à SAIGON Georges GRANDJEAN, un voyageur venu de FRANCE. Celui-ci, dans le Prologue de son livre intitulé L'épopée jaune, rapporte la conversation qu'il eut avec son hôte, un chrétien d'Annam, comme ce dernier aimait à se définir :

"Puissent tous les Français venir vers nous de cette façon. [...]. Et puisses-tu achever la route de la vie dans la paix et le calme ! J'ai compté parmi les missionnaires et les marins de France des amis qui ne sont plus ; les balles de pirates, la fièvre des bois, le souvenir des ancêtres les ont enlevés trop tôt à mon pays.
[...]. Mais par quelle étrange contradiction dans vos moeurs et vos philosophies, les hautes vertus de votre race ouvrent-elles la voix aux passions, aux cupidité de l'intérêt ? Pourquoi ce siècle actuel détruit-il ce que le précédent a construit ?
Cependant il semble que les héros de votre race soient reniés par certains de leurs successeurs. Ceux qui avaient rêvé de rapprocher les cimes des deux civilisations, de les opposer par leurs qualités supérieures et communes, la pitié et le désintéressement, sont bannis par vos conseils. Or ce qu'on trouve de dévouement en l'homme n'est pas naturel. Ce qu'on trouve de compassion en Asie, aux Indes comme en Chine, y vient du bouddhisme ; ce qui subsiste en Europe de clémence et de charité est dû au christianisme et n'est dû qu'à lui. Pourquoi les blancs d'aujourd'hui suppriment-ils l'enseignement du Christ de leur enseignement ? Savent-ils qu'agissant ainsi, ils tuent le principe même d'une civilisation que jadis nous aimâmes ?"
In
L'épopée jaune. Missionnaires et marins en Indo-chine. De monseigneur d'Adran et de l'Empereur Gia-long au commandant Rivière et à Luu-Vinh-Phuoc, Général des Pavillons-Noirs.
Société Française d'Editions littéraires et technique Edgar Malfère, éditeur, Paris, 1929.
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2. Commentaires.
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Dans son livre Georges GRANDJEAN nous apprend, entre autre, comment Pierre PIGNEAU de BEHAIGNE, évêque d'ADRAN, permit, à la fin du XVIIIe siècle et au tout début du XIXe siècle, la restauration de la dynastie annamite légitime des NGUYEN, au détriment des TAY-SON qui l'avait renversée. L'évêque protégea le jeune Prince CANH, le jeune fils de GIA LONG, l'Empereur déchu ; il l'emmena avec lui à VERSAILLES ; l'évêque y plaida la cause de l'Empereur destitué. GRANDJEAN nous apprend que le jeune prince jouait avec le fils de Louis XVI et que les deux se prirent d'affection et jouaient ensemble dans les jardins du Trianon. Mgr d'ADRAN eu finalement gain de cause et dans les derniers feux de la monarchie, Louis XVI dépêcha une expédition en Indochine pour aider GIA-LONG à retrouver son trône usurpé.
Ce que LY-THAN-THUYEN constate dans cette partie du XXe siècle, c'est la honteuse cupidité d'un pays qui a renié la compassion et la charité exigées des disciples de Jésus. Les investisseurs maintenant se précipitent, exploitent les hévéas et les ressources naturelles du pays, ils n'ont d'yeux que pour les richesses dont ils peuvent s'emparer. Faut-il s'étonner, dès lors, qu'un peuple fier désire retrouver la maîtrise de son destin et l'usage de ses biens ? On connaît la suite : le bombardement de HANOI par l'amiral d'ARGENLIEU, la guerre d'INDOCHINE, la chute de DIEN-BIEN-PHU, le partage tragique du VIET-NAM, l'intervention américaine couronnée du succès que l'on sait : l'abandon de SAIGON et de sa population et la mainmise d'un impitoyable communisme sur l'ensemble d'un pays qui aurait dû être l'image du paradis terrestre.
Ecoutons-bien LY-THAN-THUYEN : c'est bien le reniement des fondements de la civilisation française, si originale, forgée depuis la nuit des temps par un long attachement à l'enseignement de Jésus, qui a permis aux civilisations orientales et occidentales de se rencontrer, de se comprendre, de s'estimer et enfin de s'aimer. L'esprit révolutionnaire, la victoire d'une humanité fictive réunifiée par la vertu des discours à l'encontre de la pluralité et la diversité des hommes, des langues et des civilisations, a conduit au colonialisme de Jules FERRY, à la morgue des puissants en place à l'époque, tous de gôôôôche, aux guerres coloniales et à la naissance d'une haine inexpiable entre les peuples colonisées et la France colonisatrice. Nous payons aujourd'hui le prix de notre morgue !
La simple lecture du Traité passé le 28 novembre 1787 entre "Leurs majestés le Roi Louis XVI et NGUYEN-ANH, roi de COCHINCHINE" montre combien, à cette époque et dans ce système politique, le respect était réciproque, les relations diplomatiques parfaitement symétriques, le maintien des coutumes, des lois, des traditions des parties contractantes présenté comme le fondement de l'équité et de la justice.
Mais monsieur Jules FERRY, lui, proclamait du haut de la Tribune de la Chambre des Députés qu'il incombait aux races supérieures d'éduquer les races inférieures...
Qu'ont-ils fait de l'âme de notre patrie, ces grands défenseurs de la laïcité, ces pourfendeurs des chrétiens, ces aveugles (le récent exemple des affiches censurées [heureusement de manière provisoire] par la RATP est à cet égard très symbolique) qui s'étranglent à la vue d'une rondelle de saucisson sur les escaliers d'une mosquée (élections obligent) mais portent un épais bandeau sur les yeux (tiens ! tiens !) pour ne pas voir le chapelet de têtes de chrétiens décapités, empalées sur les grilles qui entourent les bâtiments officiels dans l'IRAK du Califat islamique ? Qu'ont-ils fait de la mémoire de ces missionnaires, de ces marins, de ces militaires, et de ces hommes d'Asie et d'Afrique qui ont donné leur vie pour notre pays ? (Le beau-frère de LY-THAN-THUYEN est mort sur le front pendant la grande guerre). Franchement, l'attitude de la plupart de ces hommes qui se sont succédé au pouvoir depuis un siècle suscitent en moi un profond dégoût (à quelques exceptions près ; pas de généralisation hâtive) ! Et j'espère bien vous le faire partager. Il faut d'abord voir la réalité en face avant de corriger, s'il est possible, les abominables erreurs d'une pensée tyrannique et parfaitement incapable de comprendre les hommes dans leur complexité.
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3. Informations diverses.
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Rien à signaler, si ce n'est les magouilles, les manoeuvres, les coups bas qui, dans tous les camps, se multiplient. Il faut croire que le pouvoir a des charmes qui justifient tous ces errements. Je vous renvoie donc à vos journaux.

mardi 27 janvier 2015

27 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : Suicide français, pas nouveau !

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Pour une fois, je me demande si l'ignorance n'est quand même pas une des causes de notre mensonge.

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1. Les citations du jour.
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"Nous ne pouvons considérer la France, quant à ses forces politiques, que comme étrangère au système de l’Europe. Peut-être même est-il impossible de prévoir l’époque où elle pourra se replacer au rang qu’elle occupa, au rang de première puissance ; mais à présent, elle a perdu son existence politique, et très certainement il faudra un long espace de temps pour lui rendre son ancienne prépondérance :

Gallos quoque in belle floruisse audivimus.

Tel sera vraisemblablement le langage de la génération prochaine. […].

Si la France reste plongée dans son anéantissement, et que nous continuions d’accroître nos dépenses, très certainement cette conduite nous mettre hors de lutter contre elle, si elle parvient jamais à reprendre son ancienne puissance.
On dit qu’elle peut se relever aussi promptement qu’elle s’est rapidement écroûlée [sic]. On s’abuse. Quand un corps tombe d’une grande hauteur, il se précipité avec une vîtesse [sic] accélérée. Le replacer à son ancienne élévation, offre des difficultés insurmontables, et la politique est soumise aux lois de la gravitation aussi impérieusement que la physique.

[…].

[…]. Les Français se sont montrés les plus habiles architectes qu’eût encore produit le monde pour s’entourer de ruines, de décombres. Dans un si petit espace de temps, ils ont détruit, jusque dans leurs fondemens [sic], leur monarchie, leur église, leur noblesse, leurs loix [sic], leurs revenus, leurs armées, leur marine, leur commerce, leurs arts, leurs manufactures. […]."

In
Sur la Révolution arrivée en France. Ouvrage traduit de l'anglais de très honorable M. Edmund BURKE, par le B. de B***
A Londres et à Paris, quai des Augustins, N°25, 1796.

J'ai utilisé pour cette citation la version numérisée par BnF Gallica. Curieusement, ne figure sur BnF Gallica aucune des éditions en français, publiées à LONDRES en 1790, dont vous pourrez trouver les références ci-dessous et les liens qui vous permettraient d'acheter l'un de ces livres via Abebooks .Comme le titre de l'ouvrage de BURKE traduit par le B. de B*** ne reprend pas exactement le titre anglais, je ne suis même pas assuré qu'il s'agisse de la version de l'ouvrage original de BURKE quoique cela soit très vraisemblable.
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Printed for J DODSLEY. London, 1790.
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Réflexions sur la Révolution de France.

BURKE Edmund
Edité par chez Laurent |& fils, et chez Edwards, London. (1791)
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Réflexions sur la Révolution de France et sur Les Procédés de certaines Sociétés à Londres. Relatifs à cet événement

Burke, Edmund
Edité par Laurent/Edward, Paris/London (1790)




Et, comme je le disais dans ma réponse à Pascal HUTTEN dans un de mes récents billets, je signalais que BURKE avait loué le zèle des évêques français. On trouve la traduction des passages qui le soulignent dans la quatrième édition des Réflexions sur la Révolution de France, publiée à PARIS et à LONDRES en 1790, aux pages 309 à 313 (citées par Jean DUMONT dans son magistral ouvrage : La Révolution française ou les prodiges du sacrilège. Criterion, Paris, 1984). Je les reprends intégralement.

"[...]. J'ai vu en eux [BURKE parle des évêques français], en outre du caractère clérical, noblesse et franchise ; ils avaient les sentiments du gentilhomme et de l'homme d'honneur ; rien de servile, rien d'insolent dans leurs manières et dans leur conduite. je les ai réellement considérés comme composant une classe tout à fait supérieure. [...]. Un certain nombre parmi eux était remarquable par un savoir éminent et une charité sans borne. [...]. Quelques individus parmi eux, s'ils étaient moins réguliers dans leurs moeurs, rachetaient par des qualités nobles, ce qui manquait à la sévérité de leur vertu. Ils avaient ces grands talents qui rendent les hommes utiles à l'Eglise et à l'Etat."
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2. Commentaires.
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Il est très intéressant d'entendre le témoignage d'un contemporain des événements qui ont bouleversé notre patrie. Bien entendu, les beaux esprits du siècle considèrent que BURKE est un champion de la contre-révolution. Avec ce mot abstrait, les hommes qui nous gouvernent pensent avoir chassé du champ de l'histoire la part de vérité que contient l'ouvrage de BURKE.
On voit que le parlementaire britannique s'étonne de la soudaineté du naufrage de la France. Mais on voit aussi que dans le titre de son ouvrage original, il parle des "proceedings of certain societies in London" entendus comme procédés de certaines sociétés.
Il est donc tout à fait intéressant de lire - et j'y reviendrai - l'analyse que le très grand et trop tôt disparu - englouti dans le feu et le vacarme de la guerre de 14 - Augustin COCHIN a écrit dans son ouvrage magistral Les sociétés de pensée et la démocratie moderne. Études d’histoire révolutionnaire. Librairie Plon, les Petits-fils de Plon et Nourrit, Paris, 1921.
Je maintiens donc, contre Pascal HUTTEN, que la Révolution a été voulue par les membres des Sociétés de pensées, entendons par là essentiellement les Loges maçonniques, dont les Philosophes, VOLTAIRE en tête, étaient des affiliés. Elle a été voulue non pas dans sa sanglante version, certes, mais elle a été voulue comme subversion d'un ordre qui ne convenait pas à l'idée que les dites Loges se faisaient de la Liberté. C'est bien pourquoi monsieur CAZENEUVE réunit autour de lui, ces temps-ci huit hauts dignitaires des diverses obédiences maçonniques pour concocter un programme d'enseignement de la laïcité, entendez encore par là un programme de démolition de toute religion en général, et de la religion chrétienne en particulier. Ce faisant, il essaye de parachever le travail de la Révolution qui, par son avènement, a détruit de nombreuses formes vivantes et concrètes de lien social dont les célébrations religieuses étaient un élément essentiel, et véritablement religieux au sens noble.
Eric ZEMMOUR a raison. On va le mettre au placard comme tant d'autres historiens et penseurs qui avec une rare obstination s'efforcent de mettre de la vérité dans les faits et de remplacer nos mythes fondateurs républicains par une histoire factuelle de leurs origines. En vérité, il y a longtemps que nous avons commencé à nous suicider. Et la décomposition actuelle de notre patrie n'est que le résultat de cet empoisonnement qui achève aujourd'hui de produire son effet.
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3. Infos diverses.
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Marche pour la Vie : une photo.


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Même le journal Libération ! (via le Salon beige).
Lu dans ce journal :

"Confidentielle à ses débuts, limité aux milieux cathos les plus tradis, la Marche pour la vie prend, d’année en année, de l’ampleur. Cette année, les organisateurs revendiquent 45 000 manifestants. Ils sont, de fait, sûrement plusieurs dizaines de milliers. (...)
La Marche pour la vie profite de l’élan donné par la Manif pour tous et surfe sur la capacité renouvelée du catholicisme français à se mobiliser. Peu à peu, elle élargit sa base, surtout générationnelle. Parmi les «marcheurs», il y a ce dimanche un bon tiers de jeunes d’une vingtaine d’années, signe d’une nouvelle militance. «Depuis la Manif pour tous, la parole s’est libérée. Maintenant nous osons défendre publiquement nos convictions», acquiesce Sixtine, 18 ans. Elle n’a pas loupé une manifestation contre le mariage pour tous comme les trois copines qui l’accompagnent. «Nous sommes là à cause de nos convictions catholiques, reconnaît Marie qui est, elle, venue spécialement de Lyon. Mais c’est un combat culturel que nous menons.» Gonflés à bloc, ces jeunes croient dur comme fer que demain, leur voix portera…"
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Témoignage intéressant (merci à mon très cher ami Dominique).