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dimanche 18 octobre 2015

18 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Quand un peuple ne veut pas mourir : Mgr Freppel contre Vincent Peillon...

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté, la répugnante lâcheté qui nous fait préférer la tranquillité à la vérité !
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1. La citation du jour.
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"Vers la fin du siècle dernier, il s'est produit dans la société française un mouvement d'idées dont rien ne permet encore de prévoir le terme. Jusque-là, on avait bien vu des nations modifier sur quelques points les conditions de leur vie publique, suivant les besoins des temps et l'état des esprits; et, dans le cours de sa longue histoire, la France elle-même n'avait pas manqué, à maintes reprises, d'approprier à des situations nouvelles son régime civil et politique. Dans de pareilles réformes, inspirées par la justice et conduites avec sagesse, il n'y a rien qui ne soit conforme aux vues de la Providence et à l'ordre naturel des choses. Mais une nation, rompant brusquement avec tout son passé, faisant, à un moment donné, table rase de son gouvernement, de ses lois, de ses institutions, pour rebâtir à neuf l'édifice social, depuis la base jusqu'au-sommet, sans tenir compte d'aucun droit ni d'aucune tradition; une nation réputée la première de toutes, et venant déclarer à la face du monde entier qu'elle a fait fausse route depuis douze siècles, qu'elle s'est trompée constamment sur son génie, sur sa mission, sur ses devoirs, qu'il n'y a rien de juste ni de légitime dans ce qui a fait sa grandeur et sa gloire, que tout est à recommencer et qu'elle n'aura ni trêve ni repos tant qu'il restera debout un vestige de son histoire : non, jamais spectacle aussi étrange ne s'était offert aux regards des hommes."

Discours prononcé par Mgr FREPPEL, évêque d’ANGERS, à l’inauguration du monument élevé à la mémoire du général JUCHAULT de LAMORICIÈRE, en 1889. (Monseigneur FREPPEL est né à OBERNAI, en Alsace et on peut voir sa statue en face de l'Église ; il fut un grand patriote et sans aucun doute un pasteur exemplaire et un grand esprit.)

J’ajoute que le livre qu’a écrit Mgr FREPPEL sur la Révolution insiste sur les abus et travers qui gangrenaient la société française à la fin du XVIIIe siècle, et qu’il n’est pas tendre avec l’absolutisme de Louis XIV ! Il fait une analyse probe et lucide des abus qu’il fallait absolument supprimer. (LAMORICIERE prit une part importante à la conquête de l’ALGERIE, sous les ordres du Général BUGEAUD, et notamment à la prise de la smala d’Abd-El-Kader, chef qu’il traita avec honneur. Vous savez ce que je pense à propos des guerres coloniales. Celle-ci est très antérieure à celles que conduisit Jules FERRY et n’eut point les mêmes motifs, mais ce n’est pas une raison pour lui trouver des justifications.)
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2. Commentaires.
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Il est très intéressant de lire, en contrepoint du discours de Mgr FREPPEL, les propos de monsieur PEILLON, éphémère et toxique ministre de l’Education dite nationale. Vous verrez qu’il dit tout haut, ce que pensent tout bas les caciques socialistes et quelques autres aussi, avec leur valeurs républicaines qui se confondent avec la haine de tout ce qui ne semble pas y assentir :

"La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi."
Vincent PEILLON.
La Révolution française n’est pas terminée.
Seuil, Paris, 2008.

La Révolution est bien une construction sortie tout droit du cerveau de quelques illuminés possédés par des certitudes dépourvues de tout fondement dans le réel. Je pense qu’une plante qui n’a pas de racines aura du mal à croître et qu’elle finira par se dessécher. Avec un peu de recul, nous observons aujourd'hui avec intérêt le dépérissement des utopies révolutionnaires et le retour à un certain bon sens. Mais il ne faut jeter le bébé avec l'eau du bain, et garder des innovations surgies en 1789 (et en cette année-là seulement) ce qu'elles avaient de juste et de bon pour notre patrie.

Si monsieur PEILLON n'est pas un terroriste intellectuel, comment le qualifier ?
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3. Informations diverses.
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Notre père par Andrea BOCELLI : une merveille (Merci à mon amis Dominique, spécialiste en pompes et tuyaux, entendez cardiologue, qui m'a transmis le lien !)

"Que l'on croit au ciel ou que  l'on n’y croit pas, cette interprétation du Notre Père (sous-titré en  anglais et en espagnol) est émouvante.
Juste vous faire partager ce "Notre Père", dans la beauté du lieu, la tenue du chœur, l'orgue monumental et la voix d'Andrea BOCELLI.


Dans ce grand auditoire se trouve l'orgue du Tabernacle  qui se compose de 11 623 tubes dont quelques tubes dorés sont taillés à la  main dans du bois provenant d'arbres de l'Utah. Dix tubes de l'orgue original, construit en 1867,  fonctionnent encore à ce jour."



vendredi 8 mai 2015

08 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Non au mémoricide !

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Dans les informations diverses (qui, exceptionnellement viennent en section 2), je vous recommande la lecture de trois petits paragraphes, très éclairants sur la psychologie de nos gouvernants, ce qui m'autorise à vous rappeler ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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(a) "Les assassins de la mémoire sont dangereux : s'ils réussissent à persuader l'opinion publique, toujours prête à refouler ce qui dépasse son entendement, que le génocide juif n'a pas eu lieu ou qu'il se justifie, l'impensable d'hier peut devenir la réalité de demain. C'est pourquoi la mémoire juive n'est pas seulement l'affaire des Juifs mais de tous comme la Vendée aurait dû l'être avant-hier et cela pour la dignité de l'humanité."
In 
Reynald SECHER,
Juifs et Vendéens, d'un génocide à l'autre : la manipulation de la mémoire.
Orban, Paris, 1991.

(b) "Il y a gros à parier que l'héritage révolutionnaire ne résistera pas à la célébration du bicentenaire de 1789. Pourquoi ? D'abord parce que le discrédit qui frappe désormais la révolution bolvechique a rejailli, sous forme de soupçon, sur la Révolution française elle-même. N'est-ce pas elle qui a inventé la Terreur comme moyen de Gouvernement révolutionnaire ? Et le jacobinisme n'est-il pas la première esquisse du parti unique ? D'autre part et surtout,on s'aperçoit que l'idéal politique hérité de ROUSSEAU et de sa postérité jacobine est incompatible avec les exigences d'un gouvernement moderne et avec les attentes des citoyens à l'égard de ce gouvernement."
In
Jacques JUILLARD,
La Faute à Rousseau, essai sur les conséquences historiques de l'idée de souveraineté populaire.
Editions du Seuil, Paris, 1985.
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2. Informations diverses.
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J'ai d'excellentes raisons de placer en deuxième positions ces informations diverses qui illustrent jusqu'à la caricature les propos de R. SEYCHER et ceux du chrétien de gauche qu'est Jacques JUILLARD.
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Christiane TAUBIRA : entre menaces et amalgames (via le Salon beige).

"Dans une interview accordée à Paris Match, Christiane TAUBIRA raconte le "racisme" ordinaire qu'elle aurait subi tout au long de sa vie. Elle en profite pour lancer cette curieuse menace contre ceux qui [...] critiquent son action et qui sont forcément de méchants racistes.

 Et que les racistes le sachent, dit-elle, je vis et je vivrai. Et je tiendrai. Il me suffit qu'ils le sachent. Qu'ils multiplient leur violence par un million, je tiendrai encore. Par dix millions, je tiendrai encore. Le monde n'est pas à eux. Les enfants qui me ressemblent ont toute légitimité au monde. Il faudra qu'ils s'u habituent. La lucidité les conduira à voir que les gens qui me ressemblent sont plus nombreux. Et qu'il vaut mieux ne pas trop défier ce monde-là.
[...]."
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Christiane TAUBIRA : le 5 mai, invitée sur Europe 1 :


Elle était l'invité (je garde le masculin, signe de l'intensif dans la langue française) de Nicolas POINCARE, et elle ose dire sans sourciller de ceux qui la critiquent :

"Je suis en capacité de les écraser tous."

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La belle et carnassière Najat VALLAUD-BELKACEM et les écoles libres, vraiment libres !

Dans une récente livraison du Figaro de cette semaine, madame le ministre (même remarque sur le masculin) annonce qu'elle crée un pôle dédié au contrôle des établissements privés hors contrat afin d'y vérifier que l'on n'y prêche pas des choses contraires aux valeurs de la République !
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3. Commentaires.
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Je demande à mes rares mais fidèles lecteurs de voir ce que ces mots et ces méthodes exposés dans ces informations, révèlent de la psychologie sectaire, violente, jacobine, terrorisante et liberticide de ces ministres.

Tout d'abord, madame TAUBIRA. J'ai ici même dénoncé la bassesse d'esprit et de coeur de ceux qui condamnent la ministre parce qu'elle est noire. Mais on peut être opposé à ses initiatives, son laxisme judiciaire, ses options morales sans pour autant être raciste. Je crains fort qu'elle fasse un amalgame douteux entre les deux types d'opposition. Quand elle se vante d'avoir les moyens d'écraser ses opposants, elle avoue en vérité sa faiblesse : incapacité à justifier rationnellement et par rapport à un système de valeurs morales clairement explicitées (peu importe lequel) les raisons de sa haine pour ceux qui ne l'approuvent pas ; ressentiment (au sens de NIETZSCHE) contre sa condition de personne de race noire, et contre le honteux esclavage que les africains ont subi, sous la double initiative des responsables africains, souvent des arabes musulmans, et des marchands d'esclaves, notamment nantais, qui étaient tous francs-maçons. (NANTES était de ce point de vue le premier port mondial pour la traite des noirs.) Le ressentiment, c'est ce qui ressort de l'interview qu'elle a donnée à Paris-Match : la menace d'une révolte des peuples noirs au nom d'un passé qui n'est pas oublié. Je le comprends fort bien. Pas de mémoricide pour cette page honteuse de notre histoire. Mais pas davantage de mémoricide pour les horreurs commises par les troupes de la soi-disant République, en Vendée (et ailleurs). R. SEYCHER a très justement vu l'étroite parenté du négationisme contemporains et du honteux silence qui pèse sur les dizaines de milliers de morts de la Vendée, fusillés, noyés, décapités, brûlés vifs, éventrés, pendus. Née dans le sang du peuple français, la République française n'est que la République parisienne. Je ne lui souhaite pas de finir dans la violence, mais je souhaite ardemment la naissance d'une République démocratique, respectueuse des différences et des corps intermédiaires, moins tatillonne, et un tantinet plus morale ! Une vraie démocratie quoi !

Ensuite la belle et carnassière Najat. La loi n'interdit pas, que je sache, de créer des établissements d'enseignement qui ne demandent aucun secours à l'Etat pour fonctionner. Ne lui demandant rien, ils ne lui doivent rien. Mais voilà qui heurte le ministre de la soi-disant Education nationale. Elle se propose donc, Najat, de faire contrôler (on se demande sur quel texte elle se fonde pour exercer ce contrôle) ce qui se passe dans ces établissements dont le succès va croissant. Elle s'inspire très directement de ce que disait Joseph LEQUINIO aux Vendéens à propos de la liberté de culte. Najat, vous êtes tout simplement totalitaire, et tyrannique. Mais on ne peut tuer la liberté. Et s'il plait à des parents de soustraire leurs enfants à la théorie du genre, aux prédateurs sexuels éventuels (sur lesquels votre ministère a longtemps fermé les yeux, et que la presse a recouvert d'un épais voile de silence, sur eux et eux seuls, sans épargner les auteurs de ces crimes quand ils étaient des ecclésiastiques), à la promotion du safe-sex et du préservatif, à l'esprit Charlie, ils en ont le droit. Et ce n'est pas DANTON, ROBESPIERRE, et leurs successeurs dans la ligne desquels vous vous situez (voir mes billets des deux jours précédents), qui empêcheront la liberté de triompher.


Nous voulons respirer ! De l'air, par pitié, de l'air ! Cessez de nous emmerder !




mardi 27 janvier 2015

27 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : Suicide français, pas nouveau !

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Pour une fois, je me demande si l'ignorance n'est quand même pas une des causes de notre mensonge.

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1. Les citations du jour.
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"Nous ne pouvons considérer la France, quant à ses forces politiques, que comme étrangère au système de l’Europe. Peut-être même est-il impossible de prévoir l’époque où elle pourra se replacer au rang qu’elle occupa, au rang de première puissance ; mais à présent, elle a perdu son existence politique, et très certainement il faudra un long espace de temps pour lui rendre son ancienne prépondérance :

Gallos quoque in belle floruisse audivimus.

Tel sera vraisemblablement le langage de la génération prochaine. […].

Si la France reste plongée dans son anéantissement, et que nous continuions d’accroître nos dépenses, très certainement cette conduite nous mettre hors de lutter contre elle, si elle parvient jamais à reprendre son ancienne puissance.
On dit qu’elle peut se relever aussi promptement qu’elle s’est rapidement écroûlée [sic]. On s’abuse. Quand un corps tombe d’une grande hauteur, il se précipité avec une vîtesse [sic] accélérée. Le replacer à son ancienne élévation, offre des difficultés insurmontables, et la politique est soumise aux lois de la gravitation aussi impérieusement que la physique.

[…].

[…]. Les Français se sont montrés les plus habiles architectes qu’eût encore produit le monde pour s’entourer de ruines, de décombres. Dans un si petit espace de temps, ils ont détruit, jusque dans leurs fondemens [sic], leur monarchie, leur église, leur noblesse, leurs loix [sic], leurs revenus, leurs armées, leur marine, leur commerce, leurs arts, leurs manufactures. […]."

In
Sur la Révolution arrivée en France. Ouvrage traduit de l'anglais de très honorable M. Edmund BURKE, par le B. de B***
A Londres et à Paris, quai des Augustins, N°25, 1796.

J'ai utilisé pour cette citation la version numérisée par BnF Gallica. Curieusement, ne figure sur BnF Gallica aucune des éditions en français, publiées à LONDRES en 1790, dont vous pourrez trouver les références ci-dessous et les liens qui vous permettraient d'acheter l'un de ces livres via Abebooks .Comme le titre de l'ouvrage de BURKE traduit par le B. de B*** ne reprend pas exactement le titre anglais, je ne suis même pas assuré qu'il s'agisse de la version de l'ouvrage original de BURKE quoique cela soit très vraisemblable.
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Printed for J DODSLEY. London, 1790.
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Réflexions sur la Révolution de France.

BURKE Edmund
Edité par chez Laurent |& fils, et chez Edwards, London. (1791)
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Réflexions sur la Révolution de France et sur Les Procédés de certaines Sociétés à Londres. Relatifs à cet événement

Burke, Edmund
Edité par Laurent/Edward, Paris/London (1790)




Et, comme je le disais dans ma réponse à Pascal HUTTEN dans un de mes récents billets, je signalais que BURKE avait loué le zèle des évêques français. On trouve la traduction des passages qui le soulignent dans la quatrième édition des Réflexions sur la Révolution de France, publiée à PARIS et à LONDRES en 1790, aux pages 309 à 313 (citées par Jean DUMONT dans son magistral ouvrage : La Révolution française ou les prodiges du sacrilège. Criterion, Paris, 1984). Je les reprends intégralement.

"[...]. J'ai vu en eux [BURKE parle des évêques français], en outre du caractère clérical, noblesse et franchise ; ils avaient les sentiments du gentilhomme et de l'homme d'honneur ; rien de servile, rien d'insolent dans leurs manières et dans leur conduite. je les ai réellement considérés comme composant une classe tout à fait supérieure. [...]. Un certain nombre parmi eux était remarquable par un savoir éminent et une charité sans borne. [...]. Quelques individus parmi eux, s'ils étaient moins réguliers dans leurs moeurs, rachetaient par des qualités nobles, ce qui manquait à la sévérité de leur vertu. Ils avaient ces grands talents qui rendent les hommes utiles à l'Eglise et à l'Etat."
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2. Commentaires.
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Il est très intéressant d'entendre le témoignage d'un contemporain des événements qui ont bouleversé notre patrie. Bien entendu, les beaux esprits du siècle considèrent que BURKE est un champion de la contre-révolution. Avec ce mot abstrait, les hommes qui nous gouvernent pensent avoir chassé du champ de l'histoire la part de vérité que contient l'ouvrage de BURKE.
On voit que le parlementaire britannique s'étonne de la soudaineté du naufrage de la France. Mais on voit aussi que dans le titre de son ouvrage original, il parle des "proceedings of certain societies in London" entendus comme procédés de certaines sociétés.
Il est donc tout à fait intéressant de lire - et j'y reviendrai - l'analyse que le très grand et trop tôt disparu - englouti dans le feu et le vacarme de la guerre de 14 - Augustin COCHIN a écrit dans son ouvrage magistral Les sociétés de pensée et la démocratie moderne. Études d’histoire révolutionnaire. Librairie Plon, les Petits-fils de Plon et Nourrit, Paris, 1921.
Je maintiens donc, contre Pascal HUTTEN, que la Révolution a été voulue par les membres des Sociétés de pensées, entendons par là essentiellement les Loges maçonniques, dont les Philosophes, VOLTAIRE en tête, étaient des affiliés. Elle a été voulue non pas dans sa sanglante version, certes, mais elle a été voulue comme subversion d'un ordre qui ne convenait pas à l'idée que les dites Loges se faisaient de la Liberté. C'est bien pourquoi monsieur CAZENEUVE réunit autour de lui, ces temps-ci huit hauts dignitaires des diverses obédiences maçonniques pour concocter un programme d'enseignement de la laïcité, entendez encore par là un programme de démolition de toute religion en général, et de la religion chrétienne en particulier. Ce faisant, il essaye de parachever le travail de la Révolution qui, par son avènement, a détruit de nombreuses formes vivantes et concrètes de lien social dont les célébrations religieuses étaient un élément essentiel, et véritablement religieux au sens noble.
Eric ZEMMOUR a raison. On va le mettre au placard comme tant d'autres historiens et penseurs qui avec une rare obstination s'efforcent de mettre de la vérité dans les faits et de remplacer nos mythes fondateurs républicains par une histoire factuelle de leurs origines. En vérité, il y a longtemps que nous avons commencé à nous suicider. Et la décomposition actuelle de notre patrie n'est que le résultat de cet empoisonnement qui achève aujourd'hui de produire son effet.
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3. Infos diverses.
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Marche pour la Vie : une photo.


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Même le journal Libération ! (via le Salon beige).
Lu dans ce journal :

"Confidentielle à ses débuts, limité aux milieux cathos les plus tradis, la Marche pour la vie prend, d’année en année, de l’ampleur. Cette année, les organisateurs revendiquent 45 000 manifestants. Ils sont, de fait, sûrement plusieurs dizaines de milliers. (...)
La Marche pour la vie profite de l’élan donné par la Manif pour tous et surfe sur la capacité renouvelée du catholicisme français à se mobiliser. Peu à peu, elle élargit sa base, surtout générationnelle. Parmi les «marcheurs», il y a ce dimanche un bon tiers de jeunes d’une vingtaine d’années, signe d’une nouvelle militance. «Depuis la Manif pour tous, la parole s’est libérée. Maintenant nous osons défendre publiquement nos convictions», acquiesce Sixtine, 18 ans. Elle n’a pas loupé une manifestation contre le mariage pour tous comme les trois copines qui l’accompagnent. «Nous sommes là à cause de nos convictions catholiques, reconnaît Marie qui est, elle, venue spécialement de Lyon. Mais c’est un combat culturel que nous menons.» Gonflés à bloc, ces jeunes croient dur comme fer que demain, leur voix portera…"
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Témoignage intéressant (merci à mon très cher ami Dominique).

jeudi 21 août 2014

21 août 2014. Nouvelles de la Résistance : Remember ! Remember !

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Souvenons-nous d'où vient notre République !
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1. La citation du jour.
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"La situation du faubourg n'était pas rassurante, en réalité. Il était entre trois cimetières, tous trois alarmants. Sainte-Marguerite regorgeant, il avait fallu enterrer à Saint-Antoine, et là, chaque lit de corps n'avait pas quatre pouces de terre. Pour Picpus, où allaient les guillotinés, on n'en soutenait pas la vue. L'argile repoussait tout, refusait de rien cacher. Tout restait à la surface. La putréfaction liquide surnageait et bouillait sous le soleil de juillet. La voirie, qui fit son rapport, n'osait répondre que la chaux absorbât cette odeur terrible. On couvrit les fosses de planches, et les corps étaient jetés par les trappes. On y jeta de la chaux en masse, mais on versa maladroitement tant d'eau à la fois que l'état des choses empira encore.
Le 29 messidor, on songeait, qui le croirait ? à quitter Picpus, à conduire les guillotinés à Saint-Antoine, jugé comble le 27.
L'architecte trouva un terrain hors des barrières, sur la route de Saint-Mandé. C'était une vieille carrière de sable abandonnée qu'on appelait Mont-au-Poivre. Seulement il fallait le temps de l'approprier à la chose. Il fallait au moins le fermer de planches, et creuser les fosses. En notant ces dispositions, il fait cette curieuse remarque : "qu'elles permettront de conserver une belle vigne et des arbres dont il serait intéressant de récolter les fruits".
Pour tout préparer, il fallait quelques jours ; mais, quelque promptitude qu'on y mit, la guillotine allait si vite que Picpus, comble et surchargé de plus en plus, risquait de faire fuir tout le monde, de chasser ses fossoyeurs. La Commune avertie le 8 thermidor, pensa qu'on pouvait bien attendre un jour ou deux, prescrivant seulement ""de brûler sur les fosses du thym, de la sauge et du genièvre pendant toutes les inhumations.
Un architecte, sans nul doute inspiré de ces souvenirs, imagina un monument pour la combustion des morts qui aurait tout simplifié. son plan était vraiment propre à saisir l'imagination. [...]. Immense appareil chimique, qui, sans dégoût, sans horreur, abrégeant le procédé de la nature, eût pris une nation entière, au besoin, et de l'état maladif, orageux, souillé, qu'on appelle la vie, l'eût transmise, par la flamme pure, à l'état paisible du repos définitif."
Jules MICHELET.
Histoire de la Révolution française. Livre XXI. Chapitre I. Les cimetières de la Terreur.
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2. Commentaires.
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Une gravure révolutionnaire se réjouissant de l'exécution de Louis XVI.


Exécution de groupe à la Révolution. Une trappe permet d'évacuer les troncs des condamnés.
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Exécution du journaliste James FOLEY (via le Salon beige).

L'inénarrable journal Libération a d'abord titré ceci :


Il lui faudra bien reconnaître aujourd'hui que ce sont les djihadistes qui ont décapité le journaliste. Mais à l'époque, ça faisait bien dans le tableau que d'attaquer sans preuves un Président dont plus personne ne songe à réclamer le départ !

James FOLEY était catholique. Voici un extrait du message qu'il avait envoyé à sa maman pendant sa première captivité :

"Dans une lettre poignante, écrite en 2011, James Foley, le journaliste américain assassiné mardi 19 août par les djihadistes de l’État islamique (EI), racontait la place qu’occupait la foi dans sa vie. Cette missive, publiée par l’université jésuite américaine Marquette en 2011 – où il avait effectué une partie de ses études —, faisait référence à la première prise d’otage dont le journaliste avait fait l’objet, durant six semaines en 2011, alors qu’il couvrait la révolution libyenne.
Il y relate le premier coup de téléphone qu’il avait eu le droit de passer à l’un de ses proches, lors de cette première captivité. À l’époque, il avait appelé sa mère, Diane Foley. « Je priais pour qu’elle sache que j’allais bien. Je priais pour que je parvienne à communiquer avec elle à travers une quelconque force de l’univers », écrivait-il. « J’ai prié pour que tu saches que j’allais bien, avait dit le journaliste à sa mère, au téléphone. N’as-tu pas ressenti mes prières ? »"
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Une vidéo en vue de la Manif du 5 octobre.


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mardi 22 juillet 2014

22 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance : le travail de la mémoire

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Je ne cesserai de vous le répéter :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Dans un article publié par le Journal Le Monde, le 15 juin 2000, le regretté Paul RICOEUR écrivait ceci :

"Je veux dire combien il importe de ne pas tomber dans le piège du devoir de mémoire. Pourquoi ? Parce que le mot devoir prétend introduire un impératif, un commandement, là où il n'y a à l'origine qu'une exhortation dans le cadre de la filiation, le long du fil des générations '"Tu raconteras à ton fils..."' Ensuite parce qu'on ne met pas au futur une entreprise de remémoration, donc de rétrospection, sans faire violence à l'exercice même de l'anamnèse [...] ; enfin et surtout, parce que le devoir de mémoire est aujourd'hui volontiers convoqué dans le dessein de court-circuiter le travail critique de l'histoire."

A ce vocable, il est donc préférable de substituer l'expression de "travail de la mémoire".
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2. Commentaires.
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La distinction entre "devoir de mémoire" et "travail de la mémoire" est particulièrement pertinente. Ainsi, nous savons que dans un an, dans deux, dans trois, etc., nous fêterons le 14 juillet, le 11 novembre ou le 8 mai ; les admirateurs de la commune se réuniront au mur des communards, et d'autres événements du passé seront évoqués ou commémorés à intervalles réguliers, pour se souvenir, ce qui est certainement louable ou compréhensible.
Le travail de la mémoire est d'un autre ordre. Prenant du recul, excitant l'esprit critique, il permet par exemple, n'en déplaise aux imbéciles, de constater que les femmes, dans l'Ancien régime, ont eu en France des droits politiques ou civiques et ont pu voter et participer aux Etats généraux de Philippe le Bel (en 1302) à Louis XVI (1789). C'est une loi adoptée par l'Assemblée nationale le 22 décembre 1789 qui les a exclues du droit de vote. Cette exclusion sera maintenue par la Convention qui les maintiendra dans l'état de citoyens passifs (avec la bénédiction de SIEYES, dès 1789). Voilà le fruit d'un travail de mémoire. Qu'en dit la jolie Najat ?
Et nos imbéciles feignent de découvrir des droits que leurs ancêtres politiques avaient ôté aux femmes. Amnésiques ? Incultes ? Idéologues ? Je vous laisse le choix du qualificatif
Ne parlons pas des guerres de Vendée et des colliers et pendentifs que les soldats de la république se faisaient avec les sexes des rebelles qu'ils avaient au préalable massacrés. Tout cela est vérifiable et relève d'un véritable travail de la mémoire et de l'exercice d'un esprit véritablement critique. 
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3. Informations diverses.
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Le Président SARKOZY était prophétique.

Henri me transmet le lien d'une vidéo très intéressante. La voici :

    http://www.youtube.com/embed/DcYhKYxv5SU?rel=0
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Différence entre une bonne et une mauvaise manif (via le salon beige).


Rappel : les émeutiers de dimanche dernier n'ont pris que des peines de prison avec sursis. Au printemps, Nicolas BERNARD-BUSS a pris deux mois. Cherchez l'erreur ! Ces juges sont indignes et ignobles au sens étymologique. Et si on doit leur obéir, en vertu de la loi, on n'est pas obligé de les estimer.
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Pour les chrétiens d'Irak.

Journée de jeûne et de prière le 25 juillet. Vous qui voulez être des disciples, participez !














jeudi 26 juin 2014

26 jujn 2014. Nouvelles de la Résistance : les murailles s'écroulent et nous ne voyons rien.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai,
c'est la lâcheté.


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1. La citation du jour.
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Extrait du discours prononcé le 23 juillet 1789, par un maçon à la Loge de la Parfaite Union de RENNES :

""[…]. Mes très chers frères, le triomphe de la liberté et du patriotisme est le triomphe le plus complet du véritable maçon. C’est de vos temples et de ceux élevés à la véritable philosophie que sont parties les premières étincelles du feu sacré qui, s’étendant rapidement de l’Orient à l’Occident, du midi au septentrion de la France a embrasé les cœurs de tous les citoyens.
"La magique révolution qui, sous nos yeux, s’opère en si peu de jours, doit être célébrée par les disciples du véritable Maître avec un saint enthousiasme dont les profanes ne peuvent partager les douceurs. Les cantiques que les vrais enfants de la Veuve chantent maintenant sur la montagne sacrée, à l’ombre de l’acacia, retentissent au fond de nos cœurs, et les mains levés vers le grand architecte de l’univers, nous devons tous conjurer notre Maître de porter à l’autel de tout bien l’hommage de notre vive gratitude. [...]"

(Cité par Augustin COCHIN dans son livre Les Sociétés de pensée et la démocratie moderne. Etudes d'histoire révolutionnaire.)
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2. Commentaires.
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On connaît la suite !
En vérité rien n'a changé dans la détermination des francs-maçons depuis la création du Grand-Orient dans les années 1770. Il s'agit bien, comme le disait le pseudo-agrégé, mais vrai imbécile bernanosien, monsieur PEILLON, d'introduire dans notre pays une nouvelle religion : celle de la maçonnerie.
Il semble qu'ils soient sur le point d'aboutir.

Tout occupés que nous sommes à regarder les matchs de foot-ball de la coupe du monde, nous n'avons pas vu s'écrouler la dernière muraille qui protégeait nos personnes et nos vies contre l'intrusion de l'Etat. Il s'est en effet trouvé des magistrats pour déclarer qu'il était possible de tuer Vincent LAMBERT (en dépit des observations du Pr Xavier DUCROCQ qui l'a examiné et confirme qu'il exprime ses sentiments et n'est pas en fin de vie), et que monsieur Nicolas BONNEMAISON qui a tué 7 patients ne méritait pas d'être condamné. Bonne maison, mauvais hôpital ! Je ne confierais pas ma peau à un médecin qui agit de cette manière.

Il semble que nos contemporains se moquent complètement de ces empiétements insupportables de la puissance publique dans nos vies, aussi bien intimes que familiales ou physiques. Mais de quoi est-ce que je me mêle ? Certes, comme bien des témoins sidérés par ces décisions, j'ignore tout à fait les raisons qui ont poussé les juges de PAU à acquitter monsieur BONNEMAISON (je ne parviens pas à l'appeler Docteur !). J'ai entendu à la télévision une proche de l'une de ses victimes se réjouir du verdict. Mais je doute que les 7 victimes des agissements de l'acquitté ait souhaité mourir. Je redis ici que nul ne sait exactement ce qui se passe dans le psychisme et l'âme d'un être humain qui ne peut plus communiquer. Et que le fameux principe de précaution dont on nous rabat les oreilles devrait s'appliquer à tous ces cas.

Bien entendu, je sais, comme d'autres, qu'il y a des douleurs insupportables. Et je sais bien aussi que la seule douleur tolérable à nos yeux est la douleur des autres. Mais il existe des moyens d'apaiser les souffrances à défaut de pouvoir tout à fait les supprimer, même si ces moyens contribuent à écourter la vie (je pense aux morphiniques qui dépriment la respiration, par exemple). Et il est tout à fait nécessaire de poursuivre les recherches portant sur l'antalgie et l'analgésie.

En vérité, avec ces décisions, nous observons l'ultime effet du relativisme, introduit au XVIIIe siècle par les "philosophes", et nous allons bientôt voir les dernières conséquences de ce choix. "Tu ne tueras pas" n'est plus un commandement qui s'impose à toute conscience humaine. Il est laissé à l'appréciation des juges. Et les consciences n'ont plus rien à y voir. "Tu pourras tuer si les juges donnent leur accord !", tel est le nouveau commandement.

Personnellement, je me sens délié de toute obligation d'obéissance à un tel régime. Je le combattrai avec tous les moyens qu'il veut bien encore me laisser : celui de la diffusion de mes opinions, que je m'efforcerai d'argumenter.

Il est plus que jamais nécessaire de fédérer les oppositions à ces folies. Je ne vois guère de personnes d'envergure capable de prendre la tête d'un tel mouvement, et de plus, les forces sociales (médiatiques, financières, juridiques, universitaires) sont infiltrées par les "frères", de sorte qu'il ne nous reste pas beaucoup de marges pour agir. Ce n'est pas une raison pour baisser les bras. La sainteté dans l'accomplissement des petites choses, la charité fraternelle, la prière pour que les "frères" en question se convertissent, la compassion, bref toutes les vertus que JESUS demande à ses disciples de pratiquer, voilà les armes avec lesquelles nous pouvons et nous devons lutter.
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3. Informations diverses.
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Une vidéo sur l'action d'Alliance Vita.

http://www.youtube.com/watch?v=afqXOnHAero
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Sentinelles/Veilleurs debout à LYON (via le Salon beige).






mardi 31 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : le minuscule est prisonnier du troisième pacte avec le diable

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Et d'abord la devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour (suite).

Nous poursuivons la lecture de TODOROV. Voici le paragraphe immédiatement consécutif à celui que je vous livrais hier :

"Ayant goûté à ces deux liberté - celles de ne se soumettre qu'à ses propres affections, qu'à sa propre raison -, l'Homme moderne fut tenté par une nouvelle extension du champ de sa volonté. Il lui restait en effet à assumer le vaste domaine de ses actions publiques. Seule serait maintenant déclarée morale une action accomplie en liberté, par la force de sa volonté (c'est ce qu'il allait appeler la responsabilité) ; seul serait jugé légitime le régime choisi par la volonté de ses sujets - nommé, lui, démocratie, Plus aucun domaine n'échapperait alors à l'intervention de la volonté, qui pourrait jouir de sa liberté en toute circonstance. Pendant ce temps - deux bons siècles - le diable n'avait pas encore révélé qu'un jour il demanderait son dû."

Quelques paragraphes plus loin, TODOROV met dans la bouche de quelques sombres prophètes de la modernité que le diable a choisi comme messagers pour réclamer son dû ceci qui se révèle d'une brûlante actualité :

"Si tu veux garder la liberté, dirent ces prophètes tu auras à t'acquitter d'un triple prix, en te séparant d'abord de ton  Dieu, ensuite de ton prochain et finalement de toi-même."

Nous y sommes. Il convient de commenter.
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2. Commentaires.

Cette prédiction des prophètes de ténèbres est réalisée, et parfaitement illustrée dans la posture de monsieur HOLLANDE et de sa clique. De Dieu, point n'est besoin. Le curé de la Madeleine porte plainte contre les Femens, sa plainte n'est pas enregistrée ; on peut ici et là, impunément briser des crucifix, incendier des églises (comme dans le Morbihan), traiter les catholiques (et eux seuls, ce qui est tout de même curieux) de fachos, de réac, Manuel GAZ s'en tape. Des autres, l'Homme moderne n'en a pas davantage besoin. Le prochain n'existe pas plus d'existence que beurre en broche : des gamins de dix ans restent insolemment assis dans le métro tandis que des personnes âgées s'efforcent de tenir debout en s'agrippant comme elles le peuvent aux minces colonnes de métal ou aux poignées qui ont pour mission d'empêcher les voyageurs de tomber à la moindre secousse, les parents s'en fichent, et les personnes âgées tentent vaille que vaille de résister aux chocs, aux bousculades et aux trémulations infernales des wagons. Ne parlons pas de monsieur HOLLANDE qui au mépris des règles les plus élémentaires de bon sens persiste à faire présenter comme première dame une personne qui n'est que sa compagne. Aliénation de soi-même ? Mais bien évidemment que cette pseudo-liberté nous aliène de nous-même, au point que l'on revendique un genre qui diffère du sexe biologique, ou que l'on exige de se faire opérer (avec remboursement de la sécu) pour changer de sexe, que l'on ne sait plus si l'on est heureux ou pas, que l'on se précipite chez les psy, les coaches, les guérisseurs. Tout est apparence, rien n'a de stabilité pour l'Homme moderne. Il est de bon ton de plaindre les pauvres gens du passé. Ils auraient rigolé de voir l'Homme moderne et sa superbe arrogance, enrobée de tristesse, de mal-être et de perte du sens, lui devait lutter pour rester debout. Le minuscule n'est que la partie émergé de l'iceberg. Mais il faut de méfier du réchauffement climatique politique ; les iceberg pourraient bien fondre.

Grâce au ciel, il se lèvre une jeunesse merveilleuse, porteuse d'espoir et de résurrection.
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3. Quelques actes de Résistance.

Du salon beige qui relaie Breizh-info, cette réjouissante nouvelle. (Elle explique en partie la haine dont l'occident pourri accable monsieur POUTINE. Mais lui, il a compris, il a compris que les oripeaux des pseudo-Lumières nous ont conduits au nazisme, au stalinisme, au pol-potisme, au maoïsme et à la perte de tout sens de l'humain. Si monsieur POUTINE et le peuple russe n'existaient pas, il faudrait les inventer au nom même de la survie de l'Europe).

Robespierre banni de Saint-Petersbourg.

"28/12/2013 – 06H00 Saint-Pétersbourg (Breizh-info.com) - Alors que la République refuse toujours de reconnaître ses crimes originels pendant la Révolution, les Russes mettent fin au culte des personnalités de la Terreur. Ainsi, la commission toponymique de la ville de Saint-Pétersbourg a décidé la fin d’un héritage soviétique : le quai Robespierre, qui longe la Neva en plein centre-ville, ne s’appellera plus ainsi. Il retrouvera son nom d’avant 1923, quai de la Résurrection, du nom d’une église qui s’y trouvait au début du XVIIIe siècle. Une façon d’exorciser un lourd passé qui mine tout particulièrement ce coin du centre-ville saint-pétersbourgeois.
Depuis la fin de l’URSS, de nombreuses rues, des villes entières même, qui se sont vues attribuer le nom de leaders révolutionnaires soviétiques ou étrangers (Danton, Marat et Robespierre principalement en 
ce qui concerne la France) se sont vu rendre leurs noms historiques. Ainsi, Leningrad s’appelle de nouveau Saint-Pétersbourg, Nijni Novgorod, la 5e ville de Russie, ne se nomme plus Gorki (du nom de l’écrivain soviétique), tout comme Sverdlovsk est redevenu Ekaterinbourg, 4e ville de Russie et chef-lieu de la région de l’Oural.
Dans le même élan, de nombreuses églises ont été et continuent à être relevées et restaurées dans toute la Russie, où rejaillit la Foi orthodoxe après des décennies de persécutions antireligieuses. Aujourd’hui, le gouvernement russe se fait chantre des valeurs morales conservatrices, pour asseoir enfin sur 
des bases solides ce grand pays fragile, miné par vingt ans de chocs politiques, sociaux, moraux, boursiers, migratoires quasi-incessants."
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Je ne puis m'empêcher d'ajouter ceci : 

Sans doute serez-vous intéressés à connaître la parole de ce monstre qu'était ROBESPIERRE et qui illustre si bien l'analyse de TODOROV : "Le gouvernement de la Révolution, c'est le despotisme de la liberté contre la tyrannie." Sans doute serez-vous étonnés d'apprendre que pendant les 10 mois de la dictature du soi-disant incorruptible, il y aura eu 500 000 personnes emprisonnées, 300 000 assignées à résidence et 16 594 guillotinées (Données de Jean SEVILLIA. dans Historiquement correct). Je ne parle pas des 150 000 morts de la Vendée et des morts par noyade, pendaison, crémation à vif, fusillade dont les âmes inconsolées  errent encore dans les villes et villages de notre malheureuse patrie. Et c'est de la Révolution que se réclament les sectateurs de la République française, de droite comme de gauche. Impossible ! C'est impossible. Que ces gens d'abord fassent repentance pour les crimes de leurs ancêtres, au lieu d'accabler le pauvre peuple français de pseudo-repentance pour des actes qu'il n'a pas commis en tant que peuple, mais que ses responsables, dont nos actuels gouvernants sont les héritiers directs, (tous des bons bourgeois issus de la Révolution, élevés dans les loges), ont perpétrés à leur seul profit.
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jeudi 3 octobre 2013

Edmund Burke avait tout prévu

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Edmund BURKE est un écrivain d'origine irlandaise, protestant certes, mais catholique par sa mère. Il fut député de BRISTOL. Il est connu pour un ouvrage très important qu'il a écrit en 1790 sur la Révolution française. Il y exprime des vues très justes et très profondes qui n'ont pas eu et non pas davantage l'heur de plaire aux séides de la pensée unique. Il défendait en effet un ordre social reposant sur "le maintien de toutes les natures aux places qui leur sont assignées". Et dans ses Réflexions sur la Révolution française,  il écrit ce qui suit :
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"Nous savons et nous mettons notre orgueil à le savoir, que l'homme est par nature un animal religieux ; que l'athéisme est contraire non seulement à notre raison mais à notre instinct ; et qu'il ne peut pas longtemps l'emporter. Mais si dans un moment de débordement, dans le délire d'une ivresse produite par cette eau-de-vie brûlante tirée de l'alambic de l'enfer qui bouillonne en ce moment si furieusement en France, nous venions à mettre à couvert notre nudité en rejetant cette religion chrétienne qui a fait jusqu'ici notre gloire et notre consolation, et qui a été l'une des grandes sources de civilisation pour nous et pour bien d'autres nations, nous craindrions (nous qui savons bien que l'esprit ne supporte pas le vide) que quelque superstition grossière, pernicieuse et dégradante ne vînt en prendre la place". (Traduction de Pierre ANDLER, collection Pluriel, Hachette, 1989.)
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On voit bien que BURKE a parfaitement saisi les conséquences à long terme de cette fureur anti-chrétienne qui s'est emparée des hommes politiques de l'époque (et nous n'étions qu'en 1790 ; BURKE n'avait rien vu encore). On dirait qu'il a prophétisé ce qui se passe actuellement dans notre pays, où la responsable de l'observatoire de la laïcité, nommée par monsieur HOLLANDE, propose de supprimer des fêtes chrétiennes pour les remplacer par Kippour et l'Aid, où monsieur Vincent PEILLON, sans doute l'agrégé de philosophie le plus sectaire qui existe sur la place médiatique en ce moment, veut arracher les enfants à tous les déterminismes religieux, sociaux, familiaux et ethniques pour les placer sous le regard suspicieux de la grande déesse LAICITE, (laquelle n'est en fait que la déesse de l'esclavage des esprits, de la manipulation des consciences, de la réduction du rôle des parents à ceux de simples reproducteurs, soustraits de par la loi à l'obligation naturelle d'éduquer leurs enfants). Cet homme est dangereux et c'est sans doute de lui que nous devons le plus nous méfier. Il ne s'agit pas de le mépriser, car le mépris ne mènent à rien, mais de lui montrer notre opposition résolue et courtoise à ses initiatives. Oui, il y a une nature humaine, oui l'homme n'est pas manipulable à merci par l'Etat, oui l'homme est déterminé de par son inscription dans un lignage familial, une histoire nationale, une langue, une civilisation. La pire espèce de tromperie consiste à dire qu'il n'y a pas de nature, que tout est culture et qu'il suffit de changer la culture pour changer l'homme. La culture vient s'inscrire dans une nature (celle de l'espèce, celle du patrimoine génétique), et chaque personne est le fruit de cette interaction qui la rend irremplaçable. Les visées de monsieur PEILLON sont fausses, et elles ne sont justifiées que sa croyance en l'idée que lui, sa personne et son ego, peuvent changer le cours des choses. Sauf que les choses pour quoi il nous prend résistent vigoureusement : le cadavre bouge encore monsieur PEILLON.

mercredi 4 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : droits de la conscience contre oppression d'état, deuxième billet du 4 septembre 2013

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Toujours dans les ouvrages de Gustave GAUTHEROT sur les massacres de la Révolution, ce passage très court qui montre bien comment des gens simples ont pu répondre avec une finesse et un courage extraordinaire à des fanatiques auxquels il se pourrait bien que monsieur PEILLON se rattachât, la guillotine en moins, l'arrachement aux déterminations qui ne lui conviennent pas en plus, ce qui est une forme infiniment plus subtile de violence :
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"Marie-Jeanne LANGLOIS, âgée de 22 ans, paysanne normande, domestique chez un fermier du village de Lévi (Seine-et-Oise), avait été dénoncée pour propos contre-révolutionnaires par le citoyen TOUCHET, curé constitutionnel de la commune. Elle comparut le 8 mai 1793 devant le Conseil de la Commune, déclara qu'elle était « aristocrate », que « les curés nommés par le peuple n'étaient pas légitimes », et qu' « elle mourrait martyre plutôt que de renoncer » à ses opinions. Son maître, le citoyen LARONDEAU, affirma que, si cela dépendait de lui, « il lui couperait la tête par [pour] ses propos ». Elle fut aussitôt arrêtée et envoyée au Comité de sûreté générale de Versailles, « ce qui pourrait servir à la découverte de quelque complot ».
Le 21 mai, Melon SAUVÂT, membre du Directoire départemental, l'interrogea. — Melon était le prénom nouveau que François SAUVÂT avait choisi dans le calendrier républicain.
Voici quelques passages de l'interrogatoire :
« Demande. Votre maître vous a-t-il donné des sujets de mécontentement? — Réponse. Non. — D. Vous parlait-il d'affaires publiques? — R. Non, jamais; d'ailleurs il n'y connaissait rien. — D. Vous y connaissiez-vous? — R. Non, je ne m'y connais pas. Je ne m'y connais que pour la religion. — D. Connaissiez-vous le curé de Lévy? — R. Je le connais comme on peut connaître un prêtre quand il demeure dans sa paroisse; je n'ai jamais eu affaire à lui. — D. Pourquoi le désapprouvez-vous (d'avoir prêté les serments prescrits par la loi)? — R. Parce que celui qui a des pouvoirs pour le temporel n'en a pas pour le spirituel. — D. Expliquez-vous. — R. J'explique que l'homme qui a le droit de faire des lois pour le temporel n'en a pas pour le spirituel. — D. Qu'est-ce qui vous a si mal instruite? — R. C'est le Seigneur qui m'en a instruit; je n'ai besoin de personne pour m'en instruire... — D. Est-ce que vous croyez en Dieu? — R. Oui, j'y crois. Est-ce que nous ne sommes pas ses enfants ? Si vous n'y croyez pas, en qui croyez-vous donc ?"
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(Mademoiselle LANGLOIS sera guillotinée quelques temps après cet interrogatoire.)
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Il me semble qu'il est parfaitement justifié de rapprocher cette scène de ce qui dit Hannah ARENDT [dans son post-scriptum au Tome I de la Vie de l'esprit (La pensée)] à propos de la conscience : "Quelle que puisse être la voix de la conscience, on ne saurait la qualifier de muette, et sa validité dépend entièrement d'une autorité qui surplombe et dépasse toutes les lois et règles simplement humaines".
 
Il est très important de souligner que dans sorte de définition fulgurante de la conscience, ou pensée qui se reploie sur soi, Hannah ARENDT ne parle pas de Dieu. Elle parle d'une autorité qui dépasse TOUTES LES LOIS ET REGLES SIMPLEMENT HUMAINE. Et cette autorité là, elle est inscrite ontologiquement au cœur de l'homme.
 
En d'autres termes, il serait important, si la chose était possible, de pouvoir déterminer si en élaborant des lois aussi importantes que celles qui ont été prises ou vont être prises, les décideurs et les législateurs ont bien écouté la voix de leur conscience, et non celle de leurs désirs, de leur projet d'avenir, de leur idéologie, de leurs calculs ou de leur goût de pouvoir.
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mercredi 21 août 2013

Nouvelles de la Résistance : que le jugement repose sur une relation authentique avec le passé, premier billet du 21 août 2013

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Il y a quelques jours, j'ai fait allusion dans un billet au livre remarquable qu'Hannah ARENDT a consacré à la philosophie politique de KANT (Juger. Sur la philosophie politique de Kant). A dire vrai, KANT n'a jamais élaboré de philosophie politique, et tout le travail d'Hannah ARENDT consiste à déduire cette philosophie de ce que KANT a dit du jugement esthétique. Ronald BEINER consacre un essai à cet ouvrage. L'abord en est difficile. Néanmoins, il jette quelques lumières fulgurantes sur la faiblesse de la pensée politique de nos actuels gouvernants, monsieur PEILLON en tête.
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Rappelons d'abord ce que dit le ministre de "l'éducation nationale" que je préférerai appeler le ministre de "l'endoctrinement national". Pour lui l'histoire de France commence avec la Révolution et il est inutile, dangereux et politiquement improductif (pour son clan, cela va sans dire) de faire la moindre allusion à ce qui se vivait en France sous l'Ancien Régime. Cette manière de voir, partagée par ses collègues du gouvernement, une manière qui nous a valu la loi que nous combattons, prive les personnes du pouvoir de juger, c'est-à-dire d'attribuer une valeur à telle action, tel acte, telle initiative.
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Ronald BEINER explique lumineusement en quoi ce point de vue est gros de danger. "L'ascendant croissant du pouvoir de la volonté (analysé par HEIDEGGER) est cause du concept moderne de progrès historique, qui, à son tour, constitue une menace pour la faculté de juger : car le juger repose sur une relation authentique avec le passé. Dans la mesure où l'on épouse l'idée d'un progrès de l'humanité et où l'on subordonne, de ce fait, le particulier (l'événement) à l'universel (le cours de l'histoire), on renonce à la dignité qui provient de ce qu'on juge le particulier pour lui-même, indépendamment de sa relation à l'histoire universelle du genre humain." Et BEINER note que le travail d'Hannah ARENDT sur KANT se termine sur l'idée que croire au progrès veut dire "qu'il n'est pas de lieu où nous puissions nous arrêter pour poser sur le passé le regard rétrospectif de l'historien".
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Il est très important de souligner qu'Hannah ARENDT a énormément travaillé la question du totalitarisme. Sa conclusion éclaire tout à fait les raisons pour lesquels les "progressistes" font passer par profits et perte les horreurs révolutionnaires des guerres de Vendée ou du 10 août 1792 (où des émeutiers on cloué à coup de baïonnette sur le corps de son père assassiné un enfant de 10 ans) au regard de l'immense avancée que constitue selon eux la conquête de la liberté (!), de l'égalité (!!) et de la fraternité (!!!). La même myopie explique pourquoi l'on encense CHE GUEVARA qui fumait le cigare pendant qu'on fusillait sous ses yeux des dizaines d'opposants cubains à FIDEL CASTRO). La même considération progressiste fait ignorer à madame TAUBIRA les leçons du passé, sur la famille, la filiation, la paternité, la maternité. Or la culture, n'en déplaise aux adeptes de la "modernité", c'est bien l'ensemble des savoirs, des techniques, des pratiques artistiques, des conduites sociales, etc. que nous ont transmis nos ancêtres pour nous éviter d'avoir à refaire le même chemin qu'eux. En somme, nos gouvernants veulent nous empêcher de penser en nous empêchant de juger. Eh bien je ne marche pas dans la combine ! Et la pensée d'Hannah ARENDT me paraît autrement plus profonde et articulée que les fumeuses idées de nos ministres.
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mercredi 14 août 2013

Nouvelles de la Résistance : la liberté ne se confond pas avec la République, premier billet du 14 août 2013

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Les Français, avec le bienveillant concours de leurs hommes politiques et des enseignants officiels, s'imaginent que la Liberté se confond avec la Révolution française. Cette confusion est grosse de violence en raison du brouillard de signification que l'on entretient autour de ce mot.
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Je n'ai jamais caché que je suis profondément attaché à la personne de JÉSUS, à ses actes, à sa parole. Il me semble qu'il a parlé de la liberté comme jamais personne avant lui, ni personne après lui. Saint JEAN l'Evangéliste évoque cette scène entre JÉSUS et quelques uns de ses coreligionnaires (Jn 87, 31-32), un dialogue qui me semble ouvrir des perspectives immenses à toute personne exempte de préjugés et chercheuse de vérité :
 
"Jésus disait à ces Juifs qui maintenant croyaient en lui : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. » Ils lui répliquèrent : « Nous sommes les descendants d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu  dire : “Vous deviendrez libres” ? (Jn 8, 31-32)."
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Il est manifeste que ces interlocuteurs n'entendent pas la liberté comme JÉSUS. Avec ce mot, ils entendent la liberté POLITIQUE ou CIVILE. On peut d'ailleurs s'étonner que sous le régime de l'occupation romaine, ils persistent à croire qu'ils ne sont esclaves de personnes. Mais ce n'est pas de cette liberté là dont JÉSUS parle. Il parle de cette liberté intérieure qui pousse immanquablement au bien et à l'amour, et dont le moteur est l'Esprit Saint. A cette époque, les juifs sont tributaires de la loi mosaïque qui leur enjoint de suivre des pratiques rituelles, matrimoniales, sexuelles, alimentaires, vestimentaires, etc. Il existe plus de 500 préceptes auxquels il leur faut obéir pour être fidèles à l'Alliance. Ils sont  de fait "esclaves de la Loi". Entendons-nous bien encore : cette Loi mosaïque qui mélange obligations religieuses, sociales et politiques, a exactement la même valeur juridique de contrainte collective que les lois pondues par nos inénarrables députés depuis qu'il existe un corps législatif national chez nous. Il faut bien reconnaître, cependant, que la liberté politique bien conçue est l'absence de contrainte anormale, ou immorale ou illégitime (cf. LAPLANCHE), et non pas l'absence absolue de lois. A cette illusoire liberté politique, et sans le préciser, les contemporains de JÉSUS associent sans doute la liberté physique, mais ils n'ont pas la moindre idée de ce qu'est la liberté psychologique et ne se reconnaissent aucune liberté métaphysique (être à soi-même sa propre cause, en l'absence de toute détermination extérieure) qui est l'attribut divin par excellence. Si les contemporains de JÉSUS sont des esclaves de la Loi mosaïque, c'est qu'il est impossible à un homme normal d'être fidèle à tous ses préceptes, et que par conséquent, s'ils sont transgressés, il y a péché. Saint PAUL dans l'épître aux Romains le dit avec vigueur : "Personne ne sera justifié devant  Lui [Dieu] par la pratique de la Loi ; la Loi ne fait que donner la connaissance du péché." (Ro 3, 20)
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Il y a une étroite corrélation entre la vérité et la liberté. Les Révolutionnaires nous ont fourgué une belle devise : Liberté, Égalité, Fraternité. Mais quand on voit le prurit législatif qui les a rongé et qui continue d'irriter leurs descendants idéologiques, on aboutit à ce constat liberticide accablant : tout est réglementé, tout est calibré ; les marges de manœuvres qui nous sont laissées par la loi, la réglementation, les décrets, les circulaires, les arrêtés se réduisent de plus en plus, en même temps que par un curieux effet miroir ces différents moyens juridiques appliqués aux exigences de minorités actives aboutissent à créer des latitudes et des licences qui heurtent les consciences d'un grand nombre de personnes (cf. MEAD : le Moi normatif est remplacé par le Je et ses désirs). C'est aux disciples de JESUS qu'il revient de lever la pression de cette contradiction : ne jamais juger, s'efforcer de comprendre, aimer (c'est-à-dire vouloir le bien de l'autre, lequel n'est pas forcément de donner droit à tous ces désirs et fantasmes), donner l'exemple, non pas par peur d'un quelconque châtiment dans l'au-delà, mais simplement en laissant l'Esprit vivre au plus profond de nous-même ; en un mot s'efforcer d'appliquer ce "commandement nouveau" que JESUS a laissé à ses disciples : "Je vous donne un commandement nouveau, a-t-il dit en effet : aimez-vous les uns les autres les autres comme moi je vous ai aimés" ; mais JESUS n'a jamais séparé la liberté de la vérité : dans sa souveraine liberté, et contre des accusateurs qui voulaient lapider la femme adultère mais dont aucun n'a pu jeter la première pierre, faute d'être exempt de péché, il dit à celle-ci :"Où sont-ils donc ? Personne ne t'a condamnée ?" Et à sa réponse : "Personne, Seigneur", JESUS répond : "Moi non plus, je ne te condamne pas". Mais Lui qui est VERITE, lui dit aussi en la congédiant : "Va et ne pèche plus !".
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La République française ne se confond pas avec la liberté ; elle en est souvent une caricature, d'autant plus pesante qu'elle est violemment antireligieuse, et plus exactement antichrétienne, et plus précisément encore anticatholique. Nombre de bons républicains ont critiqué l'intrusion intolérable des clercs dans la chambre à coucher des couples, et sur ce point ils avaient raisons. J'insiste ! Pourquoi faut-il alors qu'ils s'arrogent ce droit en règlementant PMA, GPA, mariage, pour les homosexuels ? C'est là une vraie question qui mérite mieux que la raillerie ou l'indifférence.  Nous avons déjà bien du mal à nous occuper de nos fesses. Ce n'est pas pour laisser ce soin à des tiers, fussent-ils députés. J'ai d'excellentes raisons de penser que la République, dans sa déclinaison française en général et socialiste en particulier, est parfaitement liberticide, et j'entends bien ne pas me laisser tuer par les SAINT-JUST aux petits pieds qui prétendent incarner le droit et la justice. Je désire parlementer avec eux, discuter, exposer mon point de vue, et, s'il le faut, désobéir, "car il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes". Mais de là à les haïr, non, cela m'est impossible. S'il m'arrive d'avoir la dent un peu dure, c'est au genre littéraire du billet d'humeur qu'il faut l'attribuer, certainement pas à ce que je crois réel ; je ne suis ni meilleur ni moins bon que mes frères en humanité. Qu'on se le dise !
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Deuxième billet sur l'Esprit de corps et ses dangers, en fin de journée.
 
 

samedi 6 juillet 2013

Rien de nouveau sous le soleil : deuxième billet du 6 juilletr 2013

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Qu'y a-t-il de commun entre Augustin COCHIN et Philip HERR ? Le premier est un historien talentueux (Les sociétés de pensée et la démocratie moderne, La Révolution et la libre-pensée) dont la jeune vie a été fauché au début de première guerre mondiale, et le second est un auteur de roman policier dont les intrigues, dans La trilogie berlinoise, se déroulent dans l'Allemagne hitlérienne (L'été de cristal, Pâle figure) ou dans l'immédiat après-guerre (Un requiem allemand). A priori, pas grand rapport, sauf qu'en des passages divers, l'un et l'autre disent, chacun avec leur style propre, les déviances et l'horreur d'une pensée totalitaire. Je conclurai ce billet en mettant très brièvement en rapport ce que disent ces auteurs et les vertigineuses élucubrations de monsieur PEILLON.
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Augustin COCHIN, donc, dit ceci (aux pages 110- 111 des Sociétés de Pensée. Plon, Paris, 1921 - je possède ce livre dans ma bibliothèque) à propos du "salut public" comme fiction nécessaire pour la démocratie, qu'il oppose au "droit divin" sous un régime d'autorité : "Et cela se justifie : la première condition pour sauver la République,  - [...] - c'est-à-dire la cause de la Justice et de la Liberté, n'est-elle pas de défendre ses partisans, les "bons républicains", les "bons patriotes", et de détruire ses ennemis, les "réactionnaires", les "aristocrates" ? Et contre les ennemis, tous les moyens ne sont-ils pas bons, à commencer par l'oubli des principes ? Est-il une justice pour les ennemis de la justice, une liberté pour les "esclaves" ? Si on voile, en 1794, "les statues de la Justice et de la Liberté", c'est pour mieux défendre ces mécréants qui les attaquent.
Telle est la thèse de la défense. Elle paraît avec la démocratie même. Dès le 28 juillet 1789, l'un des chefs du parti de la liberté, DUPORT, proposait de fonder un comité des recherches -[...] - qui pût violer le secret des lettres et enfermer les gens sans les entendre. C'était rétablir les lettres de cachet, moins de quinze jours après la prise de la Bastille, mais au nom du salut public, et contre les ennemis de la Liberté.[...]. Et c'est ainsi que l'oppression d'autorité chassée au nom des principes par la grande porte, l'oppression de salut public rentrerait aussitôt par la petite du fait des circonstances."
 
On ne saurait mieux décrire les raisons et l'origine des écoutes téléphoniques, les gardes à vue abusives, la création des antifas, la lecture préalable des lettres par les censeurs des prisons qui m'oblige à tourner ma langue sept fois dans ma bouche avant de parler (vous savez la fameuse heptaglossogyration antédiscursive vantée par je ne sais plus quel humoriste) quand je veux écrire à Nicolas BERNARD-BUSSE. C'est en somme cette paranoïa des puissants, oints par le suffrage universel dans des conditions parfois douteuses, qui justifient tous les abus dont sont victimes les opposants aux princes.
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Changeons de décor avec Philipp HERR. Il met en scène HEYDRICH le sinistre et un détective, ancien policier, rappelé par le premier pour reprendre du service afin d'élucider des affaires criminelles gravissimes. HEYDRICH et lui se promènent dans un jardin; Le premier évoque avec nostalgie sa maison de campagne de SCHLACHTENSEE qui possède un terrain de croquet, et il dit à son interlocuteur :

"-C'est un jeu passionnant : je crois qu'il est très populaire en Angleterre. Il nous fournit une intéressante métaphore pour la nouvelle Allemagne. Les lois ne sont que des arceaux par lesquels nous devons faire passer le peuple, en le forçant plus ou moins. Et aucun mouvement n'est possible sans le maillet. Le croquet est un jeu parfait pour un policier."
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En ces deux petits extraits, il me semble que tiennent bien des explications de l'attitude de nos gouvernants. Monsieur HOLLANDE veut faire passer le peuple à travers les arceaux de sa loi sur le mariage homosexuel. Ce sont des arceaux de trop. Il lui faut donc un nombre croissant de maillets : gendarmes, CRS, policiers en civil, juges au service de l'oppression, médias, cultureux qui s'accrochent à leur pitance étatique, (je veux dire subventions diverses et accès privilégié aux médias bien-pensants), menaces, expulsion d'appartements, etc.
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Le projet de monsieur PEILLON est d'arracher les enfants à tous les déterminismes familiaux, ethniques, sociaux, religieux, pour les ramener à son déterminisme à lui, la victoire de ses principes, puisés tout droit dans les hauts faits des ROBESPIERRE, des SAINT-JUST, des FOUQUIER-TINVILLE, et même des Lazare CARNOT(lequel signait en blanc des formulaire de proscription dont furent victimes ses plus proches). C'est la rénovation de la France par la rénovation de l'École. D'abord les idées ; les être humains viennent bien après : on peut taper sur des femmes ou des hommes assis et silencieux devant l'Elysée ou ailleurs, on peut condamner ici et là tel jeune ou tel opposant, monter de toutes pièces des histoires qui souvent se dégonflent, rien n'y fait. Les résistants continueront. Ils nous disent, les princes (ou plutôt les principicules) : d'abord nos idées à nous, eussent-elles administré la preuve de leur nocivité, de leurs effets délétère, de leur violence. Il faut qu'ils se mettent en tête une chose : les abus honteux de la caste des nobles de cours de l'Ancien Régime ont pour exact équivalent les abus honteux des élites fonctionnariales, énarchiques, politiques des années 2010 (Monsieur BOUCAUT et ses 300 000 manifestants au lieu du million quatre-cent mille). En 1789, la révolte des Français étaient fondée en droit et en raison : en 2013, la révolte des Français est fondée encore plus en droit en en raison. Mais les révoltés sont plus malins que les révoltants, et ils démasquent la faiblesse des seconds en les obligeant à avoir recours à une force injuste et disproportionnée pour faire prévaloir leur vue. Jamais nous n'avons vécu  une telle situation depuis deux siècles. C'est tout le charme puissant de notre révolte pacifique contre laquelle ils ne peuvent que faire valoir des lois d'exception (ça ne saurait tarder) et de pitoyables arguments : les jupes plissées et les serre-tête de l'imbécile Jean-Pierre MICHEL, par exemple ; l'égalité des droits entre des choux et des navets ; la promotion de l'amour par le mariage, alors qu'un nombre croissant de couples fonde des familles sans passer par celui-ci. Je crois bien que dans le secret des maisons et des appartements, on est en train de fabriquer de jolis balais dont l'usage salutaire viendra, dans un avenir proche, évacuer les ordures dont est jonché le sol de la démocratie à la socialiste.