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mardi 20 septembre 2022

BILLET DU 20 SEPTEMBRE 2022. QU'EST-CE QU'UNE CONSTITUTION ?

 Dans ses  Considérations sur la France, Joseph de MAISTRE, qui, contrairement à des idées reçues, n'est pas Français, mais sujet du roi de Piémont-Sardaigne, est un vrai Savoyard, a écrit ceci qui me paraît plein de bon sens :

"Qu'est-ce qu'une constitution ? n'est-ce pas la solution du problème suivant ?

Etant données la population, les moeurs, la religion, la situation géographique, les relations politiques, les richesses, les bonnes et les mauvaises qualités d'une certaine nation, trouver les lois qui lui conviennent."

La définition est lumineuse : le peuple français est de souche indo-européenne, son territoire géographique est l'extrême occident de cette immense territoire qu'est l'Eurasie, il a entretenu des relations amicales ou orageuses avec les puissances germaniques, néerlandaises, anglaises, espagnoles, et, par le moyen d'une construction artificielle et bancale, appelée Union Européenne, s'est trouvé contraint de nouer d'étroites alliances avec l'Allemagne dont la partie orientale a été et demeure peu amicale pour notre patrie, et qui s'est échinée depuis des années à détruire notre industrie nucléaire, dans laquelle nous étions les champions mondiaux. Les choses changent, heureusement, au gré du vent, ou plus exactement du gaz russe qui tend a rentrer dans la catégorie des gaz rares. Il ne vous a pas échappé que le chancelier allemand a déclaré qu'il ferait de l'armée allemande "la force armée la mieux équipée d'Europe". Bon, je veux bien. Mais ce disant, il parle bien de son pays. La France est un pays de tradition chrétienne. Il est donc incroyable, impossible et inacceptable d'installer des colonies de peuplement étrangers dans nos provinces (je pense à CALLAC).

Un peu plus loin dans son raisonnement, Joseph de MAISTRE a cette remarque succulente :

"On peut dire que, dans ce moment, l'expérience est faire; car le manque d'attention, lorsqu'on dit la constitution française marche : on prend la constitution pour le gouvernement. Celui-ci, qui est un despotisme fort avancé, ne marche que trop (sic) ; mais la constitution n'existe que sur le papier. On l'observe; et les outrages que ses maîtres lui adressent sous les formes du respect, sont bien propres à le guérir de ses erreurs".

Je crains que nous ne soyons arrivés à ce point où la violence faite au bon sens (réformer les retraites par amendements, créer par l'arbitraire du prince un Conseil de la Refondation dont le caractère pseudo constituant est transparent, éjecter les médecins, les infirmières, les pompiers non vaccinés, sans traitements, sans droits de travailler sont des atteintes incroyables aux libertés les plus fondamentales. Et je mets au défi les plus savants médecins de plateaux de prouver quoi que ce soit sur l'efficacité réelle de la vaxxination contre le Sars-Cov2.


Enfin, détail piquant, mais en juste retour des choses. le Royaume-Uni et les Etats-Unis ne sont pas en mesure de fournir à l'Australie les fameux sous-marins atomiques. La coalition de ces trois pays "amis" est un fiasco et en 2030, l'Australie n'aura plus de sous-marins opérationnels... à moins que par un revirement inattendu, la susdite se retourne vers nous qui sommes à même de lui fournir dans les délais les sous-marins classiques, voire à propulsion nucléaire. Il n'est jamais bon de tromper des prétendus amis et de leur mentir.




samedi 3 décembre 2011

La France, l'Allemagne et la crise de la dette

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CORATINE exprime avec vigueur, dans un commentaire, sa désapprobation de la manière dont le Président de la République négocie avec la chancelière allemande Angela MERKEL. Elle critique l'intransigeance de cette dernière et l'apparente soumission du premier au point de vue de sa partenaire.
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Il se trouve qu'ayant vécu près de 40 ans à STRASBOURG, et ayant fréquemment rencontré des collègues de l'Université Albert-Ludwig de FRIBOURG-I-B., j'ai commencé (seulement commencé, car qui peut sonder l'âme d'un  peuple, si ce n'est ce peuple lui-même ?) à comprendre la psychologie collective d'un peuple que je trouve amical, cultivé, érudit, et à bien des égards exemplaire pour nous. Voilà ce que j'ai pu conclure (et je conviens que c'est assez sommaire car l'expérience est limitée et ma connaissance de la langue allemande, si elle fut assez bonne, est devenue médiocre, faute de pratique ; l'anglais sert de langue d'échange) :
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(a) La mémoire collective allemande baigne dans une hantise : celle de revivre le désastre qu'a été pour l'Allemagne les conséquences du Traité de Versailles imposé par CLEMENCEAU. L'une  des conséquences a été la misère dans laquelle les allemands et les autrichiens ont été plongés dans les années 1920 (il faut lire à cet égard les très étonnantes lettres de papa FREUD à des membres de sa famille réfugiés à LONDRES). Cette misère s'est accompagnée d'une inflation telle qu'il fallut bientôt des brouettes de billets de banques pour acheter un pain. Les collectionneurs de timbres connaissent ces vignettes surchargées de la mention "millionen" qui pouvaient à peine affranchir une simple lettre. De cela, les Allemands ne veulent plus. Il est inutile d'insister, ils ne céderont pas.
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(b) La prise de décision en Allemagne est extrêmement longue. La raison en est que dans un système fédéral, de très nombreuses institutions donnent de droit, et leur avis sur/ et leur contribution financière à/ des projets d'ampleur et d'échelons territoriaux divers. En outre, les décisions, surtout si elles sont douloureuses, sont souvent prises de manière consensuelle, si ce n'est à l'unanimité. Et les droits de l'opposition sont infiniment mieux respectés que chez nous. Mais, car il y a un mais, une fois que la décision est prise, il est vain de vouloir faire changer d'avis le ou les responsables en charge de la faire connaître et de la mettre en oeuvre. Il y a une sorte d'intransigeance que nous taxons de raideur et qui n'est que le résultat de l'esprit politique de nos voisins.
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(c) Après avoir été pendant des années un nain politique, ce qui lui a permis de devenir un géant économique en concentrant ses ressources nationales au développement d'un réseau très serré de petites et moyennes entreprises, l'Allemagne, surtout depuis la réunification, a pris conscience de sa force, et aspire à jouer dans le concert des nations, un rôle à la hauteur de ses capacités et de son histoire. C'est le pays le plus peuplé de l'Union Européenne (mais sa démographie est déclinante). Ses responsables voudraient bien avoir à l'ONU, au Conseil de Sécurité notamment, un rôle analogue de celui de la France, dont ils estiment, à tort ou à raison, qu'elle vit au-dessus de ses moyens.
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(d) Il semble que l'on aurait pu trouver une autre solution que celle dans laquelle nous sommes englués. Jusqu'en 1973 (ou 1974, je ne sais plus), il était possible à nos gouvernants d'emprunter de l'argent à la Banque de France, à 0 % d'intérêt. Cette solution (de facilité diront les puristes) avait l'inconvénient d'alimenter l'inflation, mais de ne pas nourrir la dette. Depuis cette date, notre pays doit effectivement emprunter auprès des Banques, et moyennant un intérêt qui dépend de la bonne disposition des agences de notation, l'argent nécessaire au fonctionnement de l'Etat. En somme, cette interdiction idiote fait les bonnes digestions des actionnaires des Banques, de leurs responsables, et des grossiums de la finance. Et elle fait le malheur des Etats. Ce que proposait le Président SARKOZY était de donner à la Banque Centrale Européenne le droit de racheter, totalement ou en partie, les dettes des états, lesquelles n'auraient pas lieu d'être si on faisait fonctionner la planche à billets avec un peu plus de libéralité. Tout cela est fort bien expliqué dans une vidéo dont je vous donne la référence ci-après.
  

Bon week-end.

dimanche 20 juin 2010

Comment on écrit l'histoire

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J'achève la lecture d'un petit livre dérangeant et qui me semble devoir être critiqué sur plusieurs points, mais qui donne des éclairages très intéressants sur la fonction éthique du roman, présenté comme une fiction volontaire, et qui ne prend jamais le parti de définir le bien ou le mal, mais simplement révèle la vérité de l'homme.
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Nancy HUSTON, puisqu'il s'agit d'elle, dans son ouvrage de réflexion L'espèce fabulatrice dit ceci qui me paraît devoir être gravé en lettres d'or sur le fronton de toutes les cheminées, privées ou publiques, spécialement celles des palais nationaux :
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"Chaque pays raconte, de son Histoire comme de toutes les histoires, la version qui l'arrange, et qui le montre sous la lumière la plus flatteuse. Certains faits marquants seront à jamais engloutis dans le silence ; d'autres, au contraire, deviendront fictions officielles et seront inlassablement soulignés, commémorés, enseignés."
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Voilà qui est vrai et qui a déjà été analysé avec une acuité remarquable par Simone WEIL, au fil de ses Ecrits historiques et politiques. Dans un texte qu'elle a intitulé Quelques réflexions sur les origines de l'Hitlérisme, elle montre que des formules comme La France éternelle ou L'éternelle Allemagne n'ont strictement aucun sens. Il faut voir comment elle explique, avec une érudition extraordinaire, la manière dont HITLER s'est inspiré de la politique extérieur de Rome. Il n'y a pas de France éternelle, au moins en ce qui concerne la paix et la liberté. Napoléon a inspiré au monde autant de terreur et d'horreur qu'HITLER. Quant aux Germains, ils étaient bien plus fidèles à leurs engagements et à leurs serments que les Romains qui n'ont cessé de les violer et d'exercer sur ces peuples une tyrannie et une cruauté dont nous n'avons pas la moindre idée. Pourtant (et TACITE le confirme : il dit de l'un de ces peuples germains qu'il choisit de défendre sa grandeur par la justice. Il est dépourvu d'avidité, de cruauté, tranquille, se tenant à part) les Germains ont été longtemps des modèles de vie politique bonne. C'est du cynisme romain qu'HITLER s'est inspiré, pas de l'Eternelle Allemagne ! Et nous avons commis l'irréparable erreur, en 1938, de confondre les nazis et les allemands. Voilà qui arrangeait bien les hommes politiques.
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Si nous n'étions pas prisonniers du mythe de la Révolution française, obsédé par une égalité qui est supposée nous conduire au bonheur, nous comprendrions, entre autre, que si l'égalité est mariée à la fraternité (au moins dans notre devise), nous devrions accepter de faire un effort pour régler au mieux de tous les intérêts de nos concitoyens l'épineux problème des retraites. Le mythe historique a la vie dure, les syndicats aussi. Et, continuant de nous raconter des fables sur la France éternelle, nous allons tout droit dans le mur.