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mardi 20 septembre 2022

BILLET DU 20 SEPTEMBRE 2022. QU'EST-CE QU'UNE CONSTITUTION ?

 Dans ses  Considérations sur la France, Joseph de MAISTRE, qui, contrairement à des idées reçues, n'est pas Français, mais sujet du roi de Piémont-Sardaigne, est un vrai Savoyard, a écrit ceci qui me paraît plein de bon sens :

"Qu'est-ce qu'une constitution ? n'est-ce pas la solution du problème suivant ?

Etant données la population, les moeurs, la religion, la situation géographique, les relations politiques, les richesses, les bonnes et les mauvaises qualités d'une certaine nation, trouver les lois qui lui conviennent."

La définition est lumineuse : le peuple français est de souche indo-européenne, son territoire géographique est l'extrême occident de cette immense territoire qu'est l'Eurasie, il a entretenu des relations amicales ou orageuses avec les puissances germaniques, néerlandaises, anglaises, espagnoles, et, par le moyen d'une construction artificielle et bancale, appelée Union Européenne, s'est trouvé contraint de nouer d'étroites alliances avec l'Allemagne dont la partie orientale a été et demeure peu amicale pour notre patrie, et qui s'est échinée depuis des années à détruire notre industrie nucléaire, dans laquelle nous étions les champions mondiaux. Les choses changent, heureusement, au gré du vent, ou plus exactement du gaz russe qui tend a rentrer dans la catégorie des gaz rares. Il ne vous a pas échappé que le chancelier allemand a déclaré qu'il ferait de l'armée allemande "la force armée la mieux équipée d'Europe". Bon, je veux bien. Mais ce disant, il parle bien de son pays. La France est un pays de tradition chrétienne. Il est donc incroyable, impossible et inacceptable d'installer des colonies de peuplement étrangers dans nos provinces (je pense à CALLAC).

Un peu plus loin dans son raisonnement, Joseph de MAISTRE a cette remarque succulente :

"On peut dire que, dans ce moment, l'expérience est faire; car le manque d'attention, lorsqu'on dit la constitution française marche : on prend la constitution pour le gouvernement. Celui-ci, qui est un despotisme fort avancé, ne marche que trop (sic) ; mais la constitution n'existe que sur le papier. On l'observe; et les outrages que ses maîtres lui adressent sous les formes du respect, sont bien propres à le guérir de ses erreurs".

Je crains que nous ne soyons arrivés à ce point où la violence faite au bon sens (réformer les retraites par amendements, créer par l'arbitraire du prince un Conseil de la Refondation dont le caractère pseudo constituant est transparent, éjecter les médecins, les infirmières, les pompiers non vaccinés, sans traitements, sans droits de travailler sont des atteintes incroyables aux libertés les plus fondamentales. Et je mets au défi les plus savants médecins de plateaux de prouver quoi que ce soit sur l'efficacité réelle de la vaxxination contre le Sars-Cov2.


Enfin, détail piquant, mais en juste retour des choses. le Royaume-Uni et les Etats-Unis ne sont pas en mesure de fournir à l'Australie les fameux sous-marins atomiques. La coalition de ces trois pays "amis" est un fiasco et en 2030, l'Australie n'aura plus de sous-marins opérationnels... à moins que par un revirement inattendu, la susdite se retourne vers nous qui sommes à même de lui fournir dans les délais les sous-marins classiques, voire à propulsion nucléaire. Il n'est jamais bon de tromper des prétendus amis et de leur mentir.




samedi 16 novembre 2019

Samedi 16 novembre 2019. Lao Zi a encore frappé !


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À l’intention des gouvernants du jour.
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UN TEXTE PUISSANT DE LAO-ZI.
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将欲取天下而为之,吾见其不得已。天下神器,不可为也,为者败之,执者失之。故物或行或随;或歔或吹;或强或羸;或挫或隳。是以圣人去甚,去奢,去泰。

If any one should wish to get the kingdom for himself, and to effect this by what he does, I see that he will not succeed. The kingdom is a spirit-like thing, and cannot be got by active doing. He who would so win it destroys it; he who would hold it in his grasp loses it.
The course and nature of things is such that
What was in front is now behind;
What warmed anon we freezing find.
Strength is of weakness oft the spoil;
The store in ruins mocks our toil.
(Traduction de James LEGGE, Cf. Chinese Text Project.)

Qui voudrait s’emparer de l’empire à son profit, court, je le vois, au-devant d’un échec. L’empire est un vase sacré dont nul ne peut user ; qui s’en sert le brise, qui l’étreint le perd.
Car il en va ainsi des êtres :
ils sont sans queue d’avoir été en tête
expirent avant d’avoir inspiré,
périclitent d’avoir prospéré,
et s’effondrent de s’être dressés.
Le sage se garde de l’excès, du luxe, de la démesure.
(Traduction, admirable, de jean LEVI. In Les deux arbres de la voie. Tome * Le livre de Lao-Tseu. Bibliothèque chinoise. Les Belles Lettres, Paris, 2018.)

Dao de Jing, Stance XXIX (Livre de la voie et de la vertu).
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COMMENTAIRES.
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Cette stance du Livre de la voie et de la vertu est très connue. Les gouvernants de ce jour ferait bien de s’en inspirer. Leur premier devoir est, c’est évident, d’assurer la stabilité de notre patrie, sa sécurité, et sa pérennité. Leur second devoir, qui est corrélatif au premier, consiste à ne pas mettre de l’huile sur le feu, en utilisant un impressionnant dispositif de maintien de l’ordre, pour faire peur et contenir une colère, dont l’origine et le mépris dans lequel elle a été tenue, font qu’elle risque en effet d’exploser. Premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes, gros de danger sans aucun doute. Mais à qui ferez-vous croire que les forces de l’ordre sont incapables de faire le tri entre les casseurs genre black-bloc, et les citoyens qui en ont assez de ne pas être ni entendus ni écoutés ? Je pense que c’est en toute connaissance de cause que le ministre de l’intérieur a donné l’ordre de laisser faire les premiers pour disqualifier les seconds. Les Français le sentent, le devinent, l'hypothétisent. Ils ont raison.
Oui, ces gouvernants sont en queue dans les sondages d’avoir été en tête dans une élection préfabriquée par la finance.
Ceci est un diagnostic. Ce n’est pas forcément un traitement ni une ordonnance. Mais tant que le système judiciaire sera plus sévère et injuste avec les manifestants et laxiste avec les Chances pour la France qui peuvent dealer, voler, violer au prix de légères peines, les Français, qui ont le sens de la mesure et de l’égalité, c’est à dire de la justice distributive, continueront d’être réfractaires, gauloisement réfractaires à un désordre légalement organisé.
C’est tout pour aujourd’hui.



vendredi 16 août 2019

Vendredi 16 août 2019. Une sage parole de Confucius, à méditer par Emmanuel, Edouard et tant d'autres


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Ce n’est un secret pour aucun de mes lecteurs : J’ai une très profonde admiration pour la culture chinoise, et je partage celle que H.G. CREEL, un très célèbre sinologue américain, professeur à l’Université de CHICAGO, lui dédie. Dans le chapitre premier de son livre dont l’édition française porte le titre : "La pensée chinoise de Confucius à Mao Tseu-Tong" (Payot, Paris, 1955), il explique avec une très aveuglante évidence, les ravages et les humiliations que l’Occident, soi-disant éclairé par les Lumières, a fait subir à la Chine, civilisée bien avant que l’Europe ne le fut. Dans le chapitre consacré à la pensée de CONFUCIUS, que la délicieuse Pr Anne CHENG a souvent cité dans son cours au Collège de France, CREEL nous livre ce passage très éclairant (traduit et fortement relooké de l’anglais de James LEGGE en français, par le traducteur Jean-François LECLERC).

"Si l’on tente de guider le peuple au moyen de lois et de maintenir l’ordre au moyen de punitions, le peuple cherchera à éviter le châtiment et ne saura pas ce qu’est l’obligation morale. Mais si l’on guide de peuple au moyen de la vertu (à la fois par des préceptes et des exemples), et si l’on confie au li le soin de maintenir l’ordre, alors le peuple aura le sens de l’obligation morale et chercher à se corriger."

Une remarque préliminaire s’impose : la traduction, qu’elle soit anglaise ou française est obligée de gloser une langue extrêmement elliptique et synthétique. La pensée chinoise est directe ; elle n’est pas conceptuelle au sens où nous l’entendons.

Traduction de James LEGGE.

"The Master said, "If the people be led by laws, and uniformity sought to be given them by punishments, they will try to avoid the punishment, but have no sense of shame. If they be led by virtue, and uniformity sought to be given them by the rules of propriety, they will have the sense of shame, and moreover will become good."

子曰:「道之以政,齊之以刑,民免而無恥;道之以德,齊之以禮,有恥且格。」

Voyez-vous, il me semble qu’avant de pondre des lois qui ont la forme d’œufs carrés, nos responsables politiques devraient donner l’exemple et parler de morale, au lieu de débiter de grandes phrases sur la République, sur le vivre ensemble et sur que sais-je encore. Foin de tout cela : loi Avia, augmentation des amendes de toutes sortes, train de vie luxueux de nombre de nos élus, mépris pour le peuple, ignorance de la loi naturelle, sans parler du mépris affiché par ces imbéciles pour les chrétiens en général et les catholiques en particulier. Ne nous gênons pas pour dénoncer de double langage où le homard se même à l’arrogance, les combinazione aux mensonges par omission, et la haine de la patrie à son démantèlement volontaire par des gens intéressés à sa disparition. Du reste, puisque nous parlons de CONFUCIUS, on peut imaginer que les dirigeants de la Chine continentale communiste, réfléchirons à deux fois avant de lancer leurs chars sur HONG-KONG. 



lundi 11 mars 2019

Lundi 11 mars 2019. Note brève : que savent-ils du Peuple ?


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QUE SAVENT-ILS DE CEUX QU’ILS CONDAMNENT ?
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"Mais peut-on vraiment découvrir avec exactitude et précision les carences des autres, quand on n'est pas assez proche d'eux pour aspirer à recevoir l'aumône de leur propre richesse ? Et peut-on vraiment trouver, apporter et faire accepter le remède à leurs manques, quand on n'en souffre pas vraiment dans sa propre chair ? Sans doute la communauté de destin, même dans ce qu'elle a de plus matériel et de plus quotidien, est-elle de nécessité absolue, pour donner comme pour recevoir, quand les hommes ne sont pas assez conscients de leur humanité pour s'atteindre les uns les autres, par l'amour, au niveau de l'universel. Encore faut-il la porter dans la foi et l'honneur d'un libre choix, et non sous la condamnation d'une nécessité subie et non aimée."
In
Marcel LEGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 22.)
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ILLUSTRATIONS.
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BHL et les Gilets jaunes ou le mépris du macronolâtre archétypique  pour le Peuple !

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COMMENTAIRES.
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Marcel LÉGAUT, une fois encore et de manière fulgurante, révèle le mal profond qui ronge les élites : leur propension à souligner les erreurs des autres, en l’occurrence celle de la France dite d’en bas, tout en ignorant les leurs. Les susdites sont dans l’incapacité de voir la richesse des liens sociaux, la solidarité, les échanges qui ont nourris et fortifiés les demandes des Gilets jaunes. Elles préfèrent voir les limites de ces derniers, leurs erreurs, leur aigre ressentiment, le côté apparemment anarchique de leur résistance, et les violences qui ternissent leurs manifestations et qui sont souvent le fait de racailles des banlieues, d’antifas, d’ultras de la gauche, voire de la droite, et, comme je l’ai déjà dit, de quelques têtes chaudes. Oui, ces gens qui nous gouvernent sont dans l’incapacité de se nourrir de la richesse foisonnante du Peuple. Ils en sont trop éloignés, sûrs de leurs savoirs, et complètement indifférents à la subjectivité sociale. Hélas, il faut craindre avec notre chère Simone WEIL que l’oppression sociale organisée par les puissants, au premier desquels il faut mettre la finance et les médias, ne finissent par triompher des esprits libres, décidés à habiter leur vie. Mais, ce triomphe sera de très courte durée !

vendredi 21 septembre 2018

Vendredi 21 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin : en l'honneur de Jean Bastaire


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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Dans le commentaire qu’il a laissé sur Facebook, Marc RUGGERI faisait remarquer que Jean BASTAIRE fut un très grand auteur chrétien, trop méconnu, et pourtant maître d’une langue admirable. Vous allez pouvoir en juger par ces quelques aphorismes tirés d’un libre absolument merveilleux, intitulé Court traité d’innocence dont j’ai déjà donné les références. Il me semble que la réflexion de Jean BASTAIRE, si bien salué par Jean-Claude GULLEBAUD dans son ouvrage La foi qui reste, est de nature à nourrir celle du parieur bénédictin. Jugez-en plutôt.
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QUELQUES APHORISMES DE JEAN BASTAIRE.
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Page 9. "L’émerveillement, la confiance éperdue, sont une extraordinaire école de pénétration spirituelle."

Page 10."Les seules certitudes que l’intelligence puisse fournir sont précaires et comme elle périssables. Il n’y a de stables que les certitudes intimes, les « vérités sensibles au cœur ». La grande duperie moderne est de nous détourner des secondes au profit des premières."

"L’intelligence sert à décaper le réel qui s’encrasse. Indispensable besogne. Mais il faut prendre garde à ne pas dépasser la dose, si l’on ne veut pas que l’acide de la pensée détériore la substance des choses."

"Au soupçon qu’instaurent les sciences de l’homme, répondons par l’innocence. Ce qui ne nous empêchera pas de chercher innocemment à comprendre."

"Je ne pardonne pas à mon époque d’ôter l’espoir aux petits et aux pauvres. À tout le monde, car nous sommes tous petits et pauvres devant la mort."

Court traité d’innocence. Chapitre Foi.
Lethielleux, Paris/Culture et Vérité, Namur, 1977.
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ET QUELQUES CONTREPOINTS PIQUÉS ÇÀ ET LÀ.
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UN CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY OU QUAND L’INTELLIGENCE DECRASSE LE RÉEL.

"[…]. L’époque actuelle, mélange d’exhibitionnisme obligatoire et de harcèlement judiciaire (ce que je nomme la coalition exhibo-pénalisatrice), pourrait trouver ses sources aussi bien dans la secte « licencieuse » des barbélognostiques [il s’agit d’une secte gnostique dont parlent du reste plusieurs traités gnostiques trouvés à NAG-HAMMADI] que dans la terreur puritaine des révolutionnaires. Mais celui qui a encore le mieux résumé la situation, c’est le Chigaliov des Démons de DOSTOÏESVKI Quand il présente son système de gouvernement : « Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité ». Sauf qu’aujourd’hui les deux coexistent, qu’on ne part plus de l’un pour arriver à l’autre, qu’on les a ensemble sur le dos, et que, si l’on entreprend d’ouvrir les yeux sur ce phénomène aux burlesques et redoutables conséquences, les nouveaux actionnaires ou leurs valets vous traitent de partisan de retour à l’ordre. Quel retour à l’ordre ? C’est eux, et eux seuls, l’ordre ; le délirant, l’effrayant, l’abominable, l’invivable, l’irrespirable ordre nouveau du Nouveau Monde."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Quatrième tirage.
Chapitre Une ironie sanglante. (Page257.)
Les Belles Lettres. Paris, 2010.
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CHRISTOPHE GUILLUY ILLUSTRE MAGISTRALEMENT CE QUE DIT JEAN BASTAIRE SUR LES PETITS ET LES PAUVRES.

"Pour la classe dominante, la défense même de gens ordinaires devient suspecte. Pour avoir évoqué la « décence commune des gens ordinaires », leurs valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité, le philosophe [il s’agit de Jean-Claude MICHÉA] s’est retrouvé sur la liste des dangereux « réactionnaires » (autre synonyme de fasciste), bref, de ceux qui « font le jeu de ». La technique est d’ailleurs utilisée pour tous les chercheurs ou intellectuels qui auraient l’audace de proposer une autre représentation du peuple et de ses aspirations. De la démographe Michèle TRIBALAT au philosophe Michel ONFRAY, la liste des « fascisés » s’allonge inexorablement au rythme de la délégitimisation de la classe dominante. On pourrait multiplier les exemples, mais la méthode est toujours la même : fasciser ceux qui donnent à voir la réalité populaire."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut. (Page 175.)
Flammarion, Paris, 2016.
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ET CONTREPOINT FINAL DE CHESTERTON SUR LES VÉRITÉS SENSIBLES AU COEUR.
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"Ce qui ne vas pas avec le culte du service c’est que, comme beaucoup de notions modernes, c’est une idolâtrie du moyen au point d’oublier la fin. C’est un peu comme avec le jargon des idiots qui parlent de l’efficacité sans considérer du tout la notion de l’effet. Le péché de service c’est le péché de Satan : essayer d’être le premier là où l’on ne peut être que second. Un mot comme Service a volé la majuscule sacrée à ce qu’autrefois il était censé servir. Il y a bien un sens à servir Dieu et même un sens, encore plus disputé, à servir l’homme. Mais il n’y a pas de sens à servir le service. Servir Dieu c’est au moins servir un Être idéal. Cet idéal a des attributs précis et même dogmatiques : la vérité, la justice, la miséricorde, la pureté, et d’autres. Servir un tel idéal, bien qu’imparfaitement, c’est servir un concept précis de perfection. Mais l’homme qui se précipite le long de la rue, agitant les bras et cherchant quelque chose ou quelqu’un à servir, tombera probablement entre les mains d’escrocs ou dans un repaire de brigands et d’usuriers, et il se retrouvera de fait à les servir avec diligence. […]."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. (Page 34.)
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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COMMENTAIRES.
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Évidemment, entre le langage éruptif de MURAY, l’examen clinique et terrible de GUILLUY et l’humour de CHESTERTON, il y a de grandes différences. Mais si vous y réfléchissez bien, ces textes illustrent, chacun à sa manière ce que BASTAIRE dit du drame de la pauvreté, et du désespoir du monde tel qu’il va, du déni de la réalité qui aboutit à ce que des ministres, de vrais crétins, s’élèvent contre les opinions personnelles et intimes du Dr de ROCHAMBEAU, et par conséquent transforment la liberté totale en despotisme total, et du renversement des fins au profit des moyens, de la mise de côté des effets au profit de l’efficacité. C’est cela le Nouveau Monde post-moderne. Et c’est contre cela que les crétins qui dénoncent le populisme, du haut de leur arrogante supériorité sociale, ne méritent qu’un sort : celui du mépris de leurs opinions (non pas des personnes bien sûr) et celui de l’écoute attentive de la plainte du Peuple contre le sort qui lui est fait et qui est celui de l’ignorance de son état réel.

mercredi 12 septembre 2018

Dimanche 09 décembre 2018. Note brève : populisme, populaire, peuple


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel
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QUI VEUT NOYER SON CHIEN ETC.
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Pour bien comprendre le tour de passe-passe honteux auquel se prêtent des journalistes aveugles ou stipendiés, en parlant de populisme, je vous livre ces quelques réflexions de mon cher LANZA del VASTO.

"Le mot populaire a trois sens.
Le premier sens, c’est : commun, banal, vulgaire.
Le second sens, c’est : célèbre au point d’être connu de tout le monde.
Le troisième sens, c’est : issu du peuple.
[…]
Il s’est trouvé des érudits pour nier l’existence d’une tradition populaire, pour confondre systématiquement les trois sens du mot […].
(LANZA parle ici des chansons dites populaires, mais il me semble qu’il voit très bien l’usage idéologique que peuvent faire du mot populaire substantiver en populisme, en connotant le mot essentiellement dans le côté vulgaire, banal, commun).
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L’article de Causeur dont je donne ci-dessous le lien illustre à merveille la confusion volontaire que les médias mondialisants, cosmopolites, matérialistes,  entretiennent sur les réactions des peuples qui se sentent menacés dans leur identité. Je vous demande instamment de lire cet article remarquable.


Pourquoi des journaux comme L’aliénation (alias Libération) ou Le journal des bobos (alias Le Monde) traitent-ils de populistes les votes de ceux qui ne pensent pas comme eux et qui défendent ce que Christophe GUILLUY appelle fort justement leur capital social ?
Le Peuple est-il oui ou non souverain ? A-t-on le droit de déclarer que monsieur JOFFRIN est le meilleur défenseur d’un monde sans pitié qui ne connaît que la concurrence, le marché, le commerce, la banque et l’exploitation économique des migrants, clandestins ou non (dussent au passage quelques citoyens innocents être tués à l’arme blanche et quelques autres, non moins innocentes, violées ou injuriées). Monsieur JOFFRIN ignore ce que signifie de vivre dans un HLM multiculturel où l’État a laissé s’installer la drogue, le non droit, la violence, et les trafics en tous genres. Monsieur JOFFRIN ignore ce que pensent les conducteurs des bus nantais qui quotidiennement se font injurier ou violenter par des « chances pour la France » (un exemple parmi d’autres). Ne parlons pas de l’inénarrable Alain MINC qui traîne sa nonchalante arrogance dans les salons des ministères, le conseil d’administration ou quelque chose d’approchant du Journal des bobos, et fait des conférences d’une fulgurante vacuité sur des problèmes qu’il ne connaît pas.
Je dénonce ici l’usage que les médias font du mot populiste pour disqualifier une importante fraction du peuple qui exprime sa peur, ses frustrations, ses difficultés de vivre dans un système politique qui nie les violences auxquelles il est confronté.
Quant aux crétins patentés qui fustigent les Autrichiens, les Hongrois ou les Polonais, ils feraient mieux d’apprendre l’histoire et de comprendre les très antiques raisons qui poussent ces peuples à défendre leur identité : s’il n’y avait pas eu la victoire de LÉPANTE et don Juan d’Autriche pour défaire la flotte des Turcs en octobre 1571, si le roi de Pologne Jean SOBIESKI n'était pas venu seconder l’empereur d’Autriche pour l'aider écraser les troupes turques assiégeant Vienne en 1683, que seraient devenus ces nations ? Quant aux Hongrois, ils se souviennent aussi des mongols, dont les Turcs osmanlis sont les cousins, et les susdits ne leur ont pas laissé que de bons souvenirs.
Bien entendu, je partage l’avis de Causeur. Les solutions simplistes et radicales ne sont jamais efficaces, mais j’ai tout de même le droit de dénoncer ces médias qui ne cessent de mentir, le dernier mensonge en date étant la manière dont l’AFP a rendu compte des manifestations de CHEMNITZ et de la prétendue chasse collective aux migrants qui n’a jamais eu lieu. Rappelons tout de même que ces manifestations faisaient suite à l’assassinat d’un jeune allemand par un migrant demandeur d'asile.
Mais ces réactions sont paraît-il illégitimes (Cf. un excellent article :


C’est à se demander si la motivation profonde des médias n’est pas d’exacerber ce qu’ils appellent le populisme afin de faire advenir le pire des régimes qui soit, celui que par exemple monsieur MACRON fait miroiter à des Français éberlués par tant de culot, en jouant de leur influence laquelle sent très fortement l'odeur du fric.

samedi 28 juillet 2018

Samedi 28 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin : parieur faites le bon choix !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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FESTIVALS ! FESTIVALS !
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C’est en pensant à Olivier PY, le très récent « honoré » par la légion dite d’honneur, le contempteur de l’archevêque d’Avignon, qui pour critiquer ce dernier invoque un Évangile qu’il ne cesse de ridiculiser, de défigurer et d’instrumentaliser, c’est en pensant, disais-je, au promoteur theâtreux du « genre », que s’adressent ces quelques lignes :

"Ce ne sont pas les intermittents du spectacle qui ont pris en otage les festivals de l’été, comme s’en plaignent les maires festivateurs, les cafetiers festivophiles, les hôteliers festivocrates et les festivaliers festivomanes ; ce sont les festivals qui avaient déjà été pris en otage, et depuis des décennies, toute énergie critique à leur égard, toute liberté de jugement et de langage à leur propos, et interdit jusqu’à la possibilité de contester leur bien-fondé. Ni l’« art » ni la « culture » ne saurait plus être l’objet d’un examen froid ; et encore moins les « artistes », pourtant ouvertement constitués en classe bureaucratique terroriste jouant à incarner le « spectacle vivant », et ne jouant que par là."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Les festivals ont bien eu lieu (page 128).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT INSOLITE DE Jean-Claude MICHÉA.
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"La plupart des études consacrées à ce sujet (essentiellement il est vrai dans les pays anglo-saxons) confirment, en effet, de façon très claire que les valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité ― celles que MARX lui-même (je renvoie ici aux travaux décisifs de Téodor SHANIN et de Kevin ANDERSON) avait fini par considérer, dans les dernières années de sa vie, comme l’une des plus indispensables conditions de la révolution socialiste ― sont encore massivement présentes dans les milieux populaires. Si l’on en doute, il suffit de se poser la question suivante : par quel miracle, en effet, les gens ordinaires ― dont la majorité doit vivre aujourd’hui avec moins de 2000 € par mois ― pourraient-ils faire face aux inévitables aléas de l’existence quotidienne (perte d’emploi ou chute dans la précarité, accident de santé, déménagement imposé par la politique libérale de « flexibilité », dégât des eaux ou cambriolage, réparation de la vieille voiture indispensable pour faire ses courses ou se rendre au travail, etc.) si ne subsistait pas, dans des proportions encore considérables, cette pratique traditionnelle de l’entraide et du « coup de main » ― entre parents, amis, voisins ou collègues ― qui constituent l’essence même de ce que MAUSS appelait l’« esprit du don » ? De toute évidence, l’idée désormais largement répandue dans le clergé universitaire selon laquelle « le peuple n’existe plus » relève beaucoup plus du wishful thinking de ceux qui ont personnellement tout à craindre de son réveil politique que de l’analyse objective du monde réel."
In
Jean-Claude MICHÉA.
Notre ennemi, le capital. Notes sur la fin des jours tranquilles. (Page 24.)
Climats/Flammarion, Paris, 2017.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je ne suis pas sûr que Jean VILAR, le directeur inspiré du TNP, Théâtre National Populaire, se serait reconnu dans la programmation du festival in ordonnancée cette année en Avignon par monsieur PY. Jean VILAR voulait que le Peuple accédât à la culture la plus haute, et c’est lui qui redonnât le nom de TNP au Théâtre de Chaillot.
Oui, le Peuple existe. Et il se détourne avec raison de ces grands machins subventionnés créés à l'usage des bobos de Paris, plutôt qu’à son usage à lui. Le genre ? Il s’en moque. Quand un père de famille doit faire vivre trois ou quatre enfants, il ne soucie pas de savoir s’il endosse un rôle masculin ; il le fait et sa femme, qui travaille aussi de nos jours, fait de son mieux pour que ses enfants soient épanouis et heureux. Tout le reste est de la littérature, de l’irréel, du ridicule. Mais monsieur Olivier PY, pour qui vraiment le Peuple n’existe pas, ou n’existe plus, se moque du tiers comme du quart de ce que peut penser de lui ce qui n’existe pas. Il est subventionné pour moudre du vent et vendre une salade indigeste, pesante, démonstrative et finalement inintéressante ou peu intéressante (restons nuancé !).
Le vrai théâtre, en Avignon, a trouvé refuge dans quelques salles du of, peu nombreuses, où l’on peut voir les pièces des meilleurs auteurs, de SHAKESPEARE à IONESCO. Ce sont ces pièces-là que le parieur bénédictin doit aller applaudir.
Nous verrons bien de quoi monsieur PY accouchera l’an prochain ; le PYRE est à craindre.
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LIENS, MA FOI, ASSEZ UTILES.
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Attaquer l’Iran ? Mais c’est de la folie !


Pas mal comme analyse ; conséquences inattendues !




Pas mal non plus celle-là : elle aurait enchanté notre cher Léon BLOY.


Un adversaire à la taille de Georges SOROS, le pire ennemi des peuples et des patries.


En mémoire de tous les massacrés de la Révolution, le martyre du père HAMEL.


Belle illustration de la confusion des genres et d’un de mes récents billets !

https://www.christianophobie.fr/breves/le-puy-en-velay-contre-des-catholiques-les-gauchistes-perdent-la-boule

Voilà pour qui nos frères persécutés de Chine prient.