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samedi 26 août 2017

26 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Si, il est possible de choisir !

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Nous allons bientôt achever notre promenade dans les vignes de notre bon Gustave !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Toutes les fois que j’ai dénoncé les dangers de la centralisation et du progrès technique unilatéral, on m’a répondu par ce slogan : « On ne peut pas revenir en arrière », du ton même de soumission inconditionnelle qu’ont les mystiques devant la révélation de l’Absolu. – Mais alors, vous reconnaissez que vous n’êtes pas libres, que vous êtes plongés dans l’Histoire, non comme des nageurs capables de s’orienter, voire de remonter le courant, mais comme des cadavres abandonnés au fil de l’eau. Et en effet, dans ce fleuve du temps, vous n’êtes plus des nageurs, mais des noyés. Vous avez vendu votre âme et votre liberté à ce Dieu liquide et aveugle qui vous emporte. Je me demande si l’on peut citer une époque où les hommes se soient ainsi anéantis devant une idole aussi voisine du néant… Le peu d’âme et de religion qui subsiste en eux, ils le mettent au service de l’illusion la plus vaine et la plus profane qu’ait jamais produit la conjugaison de la sottise et de la folie humaines ; le dernier souffle de liberté qui leur reste, ils l’emploient à choisir à jamais l’esclavage. Ainsi se prépare sur l’autel du dieu Progrès, le plus gigantesque et le plus complet des sacrifices humains : celui de l’espèce tout entière qui renonce à sa nature et à sa liberté. Comparé à ce nouveau dieu, les plus voraces idoles des Carthaginois ou des Aztèques n’avaient que des « appétits d’oiseaux »." (C. XXIV, 4.9.1955.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 39.)
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2. COMMENTAIRES.
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Gustave THIBON critique de sa manière inimitable ce qu’un ARISTOTE critiquait déjà à propos du politique. Si nous n’avons pas le choix, y compris celui de revenir en arrière, il n’y a pas de vie politique possible. C’est bien de cette arrogance de ceux qui savent et veulent nous imposer par la loi les conséquences de leurs cogitations que le monde dit occidental (et qui n’est que le monde dont parlent Jésus et saint Paul) souffre. Vous remarquerez que les critiques les plus virulentes sont toujours dirigées contre des penseurs ou des hommes politiques qui affirment la possibilité de faire autrement ; ces critiques se disent les défenseurs du progrès, alors qu’elles ne sont que les pâles figures des hiérodules qui au sommet des tours de Babylone se prostituaient pour la gloire des idoles.
Je ne voudrais pas peiner Dominique, l’un de mes lecteurs qui pensent que ce Blog est négatif ou pessimiste. Il n’est ni l’un ni l’autre. Je suis dans l’espérance la plus totale, laquelle n’a jamais exigé que l’on fût aveugle. L’espérance habite le présent. L’espérance est une petite lumière qui éclaire un coin de la conscience. Je la vois luire dans le cœur des jeunes et des enfants, et de ces adultes qui refusent, non point de voir leur corps vieillir, mais leur esprit se racornir. Je la vois luire dans les yeux de ces amis qui m’honorent de leurs commentaires. Bref, je crois que tout est possible et nous pouvons changer, un tant soit peu, le cours du monde, car le monde, l’esprit du monde a été vaincu, définitivement.
Satan ne s’en remet pas. Sa rage s’étend à toute la terre, mais son règne a pris fin.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Beauté de l’art chrétien en Arménie.

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L’Esprit de Dieu remplit l’univers.

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La preuve qu’il est possible de revenir en arrière.

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Une vidéo qui en dit long sur les tensions liées à l’immigration clandestine.

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Intervention médiatique ou volonté d’en finir avec les malfrats ?

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C’est tout de même mieux qu’une déclaration de monsieur MACRON.

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Le coût et le coup de la maquilleuse.


Précision : je ne trouve pas anormal de traiter les êtres humains comme des êtres humains. Ce qui me parait anormal, c’est de traiter un Président de la République comme cocotte d’Hollywood !
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La voilà la lumière qui scintille dans les consciences !


dimanche 23 novembre 2014

23 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Centralisation et anarchie...

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Nous n'y pouvons rien, c'est ainsi :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"[...]. Faute de pouvoir unir, on centralise. Nous voyons tous les jours les hommes les plus inconséquents, les plus dispersés dans leurs occupations et leurs sentiments, ramener la multitude de leurs réactions discordantes à deux ou trois idées - j'allais dire à deux ou trois réflexes - aussi superficielles que fixes. Qu'on songe aussi à ces amoureux anarchiques qui changent d'amante comme de manteau : leur passion - et c'est là sa principale variété - s'adresse à des objets différents, mais elle est étrangement appauvrie et centralisée dans sa nature et ses manifestations : ce sont toujours les mêmes sentiments, les mêmes mots et les mêmes gestes, le même mélange de rêverie niaise et d'érotisme banal. L'amour un du plus humble des couples fidèles est infiniment plus riche, en variété et en profondeur."
In
Gustave THIBON.
Diagnostics. Essai de physiologie sociale. (Préface de Gabriel MARCEL.)
Collection "Civilisation"
Librairie de Médicis, Paris, 1942.
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2. Commentaires.
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La ressemblance avec une personne existante n'est absolument pas fortuite. Mon très cher Gustave est prophétique. On aurait dit qu'il le voyait, celui qui serait un jour, au terme d'un lent processus de désagrégation du sentiment patriotique, du respect de soi et de ses concitoyens, l'homme "présidant" encore pour deux ans et demi (théoriquement du moins) aux destinées de la France.

Dans le développement qu'il donne à la maladie de la centralisation, Gustave THIBON en explique avec une extraordinaire acuité les conséquences, et du reste, quelques pages plus loin, il affirme : "La centralisation est le tombeau de l'unité et l'anarchie celui de l'originalité".

Si nous avons vécus les événements de Notre-Dame des Landes ou de Sivens, c'est bien en raison de cette volonté de centraliser sans tenir compte des différences. Et THIBON de conclure ce chapitre comme il suit : "[...] La société tend à devenir une immense machine où - comme dans tout ordre mécanique - chaque rouage est condamné à une passivité absolue ou à une originalité destructrice. Il est de moins possible de servir avec sa liberté et avec son âme : il faut choisir entre l'isolement et l'esclavage, il faut plutôt se résigner - car il n'est pas de vraie liberté sans communion ni de vraie communion sans liberté - au double joug de l'isolement et de l'esclavage. L'analogie avec l'enfer - le pays des esclaves solitaires - s'impose douloureusement".

Et bien comme le disait un poète hongrois (je crois) : "Nous ne voulons pas mourir esclave". Et la voie choisi par ce gouvernement nous oblige à une opposition totale, frontale, et définitive. Madame VALLAUD-BELKACEM respecte tellement les libertés qu'elle impose aux enseignants par le canal des recteurs, la diffusion de théories, de comportement, de valeurs qui dénient aux personnes le droit de délibérer et de choisir. Monsieur HOLLANDE marie, d'en haut, les régions en ignorant superbement les désirs de ses concitoyens. Ces gens centralisent à outrance, parce qu'ils sont malades, et malheureusement leur maladie est contagieuse. Et ils s'étonnent de voir les forces de l'ordre bombardées avec des cocktails Molotov... par les gens qu'ils ont contaminés. La centralisation entraîne l'anarchie tout comme la gangrène déclenche la dissolution des tissus mous.
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Une photo prise par le robot européen PHILAE et retransmise par ROSETTA indique que la banderole "Hollande démission" a atterri sur la comète  ! On n'arrête pas le progrès !

Je suppose qu'il y a une censure assez forte sur la diffusion de cette photo, car il m'est impossible d'en obtenir l'URL et donc de l'inclure dans ce billet de manière durable. J'essaie quand même, sans illusion.

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Le désastre de l'Education dite nationale en quelques chiffres (merci à mon amie Brigitte).

"Pour votre information et votre édification !
Ces chiffres émanent en grande partie de l'éducation nationale… (no comment !)  A la demande du gouvernement précédent…
Pourquoi ne sortent-ils que maintenant ?… va savoir ! Savez-vous quelle est la plus grande des administrations au monde après l'armée chinoise ? L'éducation nationale française : 1.418.744 personnes (plus que l'Armée Russe, ex Armée Rouge). Il s'agit des bulletins de salaires émis par cette administration. Et sur ce chiffre, il y a moins d'1 million d'enseignants ! C'est à dire qu'il y a 512.087 "administratifs" (hors restauration et services annexes bien sûr), qui sont souvent à la charge des mairies, des Conseils Généraux et autres Régions.).
Sur ces 512.000 personnes, une commission d'enquête de l'Assemblée Nationale a trouvé 37.664 salariés qui n'apparaissent que dans la colonne "dépense de personnel" et dont personne ne sait ce qu'ils font, et 30.000 "détachés" qui n'ont jamais enseigné... (cf. Associations; ligues et fédé. sportives, et autres "maisons de la montagne", maison régionales du tourisme et qui sont en fait agents électoraux.)
Le coût de cette gigantesque plaisanterie ? 100 milliards d'euros par an (soit le prix de 52 porte-avions nucléaires de 36.000 tonnes, avec hélice en état de marche). 
Il y a aujourd'hui 459.600 élèves de moins qu'en 1991, mais 247.000 enseignants de plus.  La moyenne donne moins de 20 élèves par classe !… mais "ils" font grève pour manque d'effectifs ! Là où il faudrait du personnel : handicapés, classes "spéciales"…  Pas d'effectifs… cherchez encore l'erreur !
Les résultats entre autres :
- Sur 726.000 jeunes qui quittent chaque année le système, le ministère reconnaît lui-même que 439.000 n'ont "aucune réelle formation". 
- Il y a aujourd'hui 236.583 étudiants en "Sciences humaines et sociales" dans les Facs : chacun coûte 48.000 EUR par an à la collectivité.
- Et tout le monde sait qu'il n'y a qu'une poignée de postes à pourvoir dans ce Secteur (5.000 par an, peut-être 8.000 ?).
Rappelons que l'OCDE a classé la France très loin des autres nations en comptant 40 % d'illettrés en France (capacité à lire, comprendre et résumer en cinq lignes un texte simple de 20 lignes).
Enfin, sur les 13 meilleurs lycées parisiens pour les résultats au bac, 11 sont des établissements privés.
Et on cherche où faire des économies !!!"

Je tiens à préciser ceci : dans leur immense majorité, les enseignants sont dévoués, compétents et bien formés. Mais ils sont pieds et poings liés, sous le coup d'un Inspecteur mal luné, d'un Recteur complaisant avec le pouvoir et qui va blâmer un enseignant en désaccord politique avec son ministre, brimés par des syndicats ringards, absolument inutiles et parfaitement incompétents en matière de pédagogie, de docimologie ou de méthodes d'enseignement spécifiques d'une discipline. Bref ils étouffent et, comme le dit THIBON, se résignent au double joug de l'esclavage et de la solitude.

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Manif Pour Tous contre le gender à HANOVRE (via le salon beige).



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Rassemblement des Familles Plumées à RODEZ (via le Salon beige).


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Un million et quatre cent mille manifestants pour la vie à MADRID (via le salon beige).



mercredi 18 août 2010

Dommage qu'on ne l'ait pas écouté

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Je relis rapidement quelques discours de JAURES à la Chambre des Députés. J'ai déjà dit combien je trouvais l'homme intègre, quand bien même, à l'étudier de plus près, il me paraît être tout entier la proie de l'idéologie. Il y a en lui un mélange d'internationalisme prolétarien et de patriotisme populaire dont on se demande comment ils peuvent cohabiter. Mais ils l'on fait.
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Or donc, le 2 décembre 1888, on peut lire dans le Journal Officiel la totalité d'un discours du tribun, prononcé à l'occasion d'un débat sur l'école communale. Il y expose sa doctrine sur ce que doit être cette école. Après avoir constaté que l'école ne continue pas la vie de famille mais qu'elle prépare et inaugure la vie des sociétés, ce qui est une évidence que bien des pédagogues devraient se remettre en mémoire, JAURES poursuit :
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"Est-ce à dire que les familles, qui sont, après tout, cette partie de la société qui a l'intérêt le plus direct dans l'éducation des enfants, ne doivent pas être entendues ? Est-ce à dire qu'il n'est pas utile, même au point de vue social, de tourner au profit de tous leur sollicitude passionnée pour quelques uns ? Oui, à condition que dans ce métier d'éducateur, où la tendresse ne suffit pas, elles fassent leur apprentissage et leurs preuves. Or, à l'avenir les programmes seront discutés bien loin des familles, tout contrôle leur échappera, et même jusqu'à la pensée d'en exercer un. Le peuple sera obligé de subir passivement pour ses fils un enseignement qu'il n'aura pas préparé, comme la bourgeoisie a subi depuis un siècle un enseignement qui avait été réglé sans elle. Laissez, au contraire, à quelques municipalités la gestion de quelques écoles indépendantes, et les municipalités mettront tous les jours les familles en face des problèmes d'éducation."
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Et, un peuplus tard, ceci : "Je développe simplement cette pensée, que le jour où les programmes seraient contrôlés par l'expérience même des enfants du peuple, que le jour où les travailleurs pourraient dire ce qui les a le plus soutenus dans les combats de la vie, ce jour-là, nous aurions des programmes mieux adaptés aux exigences, aux nécessités de la vie quotidienne."
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Moyennant quoi, les programmes scolaires continuent d'être concoctés par des Trissotin de la pédagogie dans les bureaux du Ministère (ah ! le "référentiel bondissant" qui désigne le ballon dans les sports collectifs décrits par les circulaires techniques !) ; on oblige des jeunes gens et des jeunes filles à aller à l'école jusqu'à 16 ans, alors qu'ils réclament tout autre chose pour leur vie mais savent à peine lire, ce qui est désastreux, et que les familles se tournent de plus en plus vers l'enseignement privé, plus libre dans ses méthodes, et mieux disposé à écouter les parents. JAURES retirera l'amendement qui tendait à laisser beaucoup d'indépendance et de liberté pédagogique aux Ecoles communales, et il aura ces mots tristes : "C'est avec confiance que je remets [au Ministre de l'Instruction publique] le soin de corriger l'excès de la centralisation scolaire."
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Une chanson, une jolie chanson, dit dans son refrain : "Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?". J'aurais envie d'ajouter : "Pourquoi ne l'ont-ils pas écouté ?".