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mardi 19 février 2019

Lundi 18 février 2019. Grâce à Dieu, François Ozon est arrivé

François OZON a donc fait un film sur l’affaire de l’abbé Bernard PREYNAT, responsable de prédations sexuelles commises au détriment d’adolescents, sur le silence de l’Église en général et celui de l’Église de LYON en particulier dans cette affaire et dans les affaires analogues, notamment sur les responsabilités réelles ou supposées du cardinal Philippe BARBARIN. Comme ZORRO, François OZON est arrivé ! Et il a eu raison.
Je n’ai pas vu ce film, accueilli avec des hourras au festival du film de Berlin, et par une vaste campagne de publicité orchestrée par les médias, France 3 en tête. D’après ce que j’ai lu des critiques, il semble que le réalisateur ait interrogé trois victimes de faits commis il y a plusieurs décennies pour faire son film. Je ne sais pas s’il a pu discuter avec le cardinal, ni avec Régine MAIRE qu’il met en cause dans cette affaire
Il me paraît essentiel de faire le crédit de la bonne foi à François OZON. Il est nécessaire de faire le ménage et l’Église s’y emploie, ce qui n’est pas toujours le cas dans les sphères de l’Éducation nationale (voir plus bas). Je voudrais cependant faire diverses remarques.
(a) Ces faits abominables ont été commis il y a une trentaine d’années. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que le témoignage actuel des victimes doit être entendu. La blessure est encore fraîche et il n’y a donc aucune raison de révoquer la parole libérée.
(b) On peut se demander pourquoi l’attaque contre le cardinal BARBARIN, connu pour son opposition à la loi TAUBIRA, a été conduite par Pierre-Emmanuel BRANDET, proche collaborateur de l’ancien ministre de l’intérieur Bernard CAZENEUVE. Lui-même a été victime de l’abbé PREYNAT. Pourquoi a-t-il attendu si longtemps pour faire connaître l’existence de cette association des victimes qui aujourd’hui mène un très compréhensible combat ? Certes, on peut admettre que des jeunes gens restent longtemps sidérés par les faits dont ils ont été les victimes dans leur adolescence, mais maintenant, il ne s’agit plus d’adolescents ou de jeunes gens, il s’agit d’hommes faits qui auraient pu et auraient dû parler plus tôt.
(c) Ma troisième remarque est d’un tout autre ordre. Le plus ancien des Évangiles, selon les exégètes, est celui de Marc qui l’a rédigé, très vraisemblablement, une trentaine d’années après la mort de Jésus (et sa résurrection). Nombre de rationalistes, de critiques matérialistes, de psychanalystes, ont affirmé que les faits rapportés par Marc sont altérés, inventés, déformés, en raison du temps qui s’est écoulé entre les faits et leur narration. Pourquoi est-ce qu’une telle critique n’est pas faite contre  les témoins invoqués par OZON ? Pourquoi est-ce qui est accepté pour les uns ne sauraient s’appliquer pour l’autre ? Eh bien je crois à la véracité des témoignages DANS LES DEUX CAS.
(d) Il me semble aussi que le talentueux François OZON, par probité intellectuelle et souci de faire connaître la vérité, pourrait consacrer un film au père HAMEL, ou à Mère Térésa, ou encore à sœur Emmanuelle. De la sorte serait mis sur la place publique un ensemble de témoignages qui permettraient d’avoir une vue plus juste de la vie des chrétiens.
Mais le bien ne fait pas de bruit contrairement au mal qui en fait, lui, énormément. Je ne doute pas un seule instant que ce film aura un grand succès, récoltera beaucoup de récompenses, et, malgré les intentions de son auteur, passera à côté de son but : car aller dans le sens du vent, c’est avoir une ambition de feuilles mortes, disait Gustave THIBON, et, sans le savoir, ou en toute connaissance de cause, je ne sais, OZON va bien dans le sens du vent, celui qui souffle depuis les salles de rédaction du Monde, de Libération, et des grandes chaînes publiques de télévision.
Il ne reste plus aux chrétiens que la sainteté. Je pense qu’une certaine forme d’Église est en train de disparaître, et qu’il n’en restera bientôt plus qu’un petit reste, voué au martyre, à la persécution ou à la clandestinité. Ainsi se réaliseront les prophéties antiques sur le fin des temps.
Mais François OZON peut tout de même mettre son talent au service de la vérité, et monter qu’à côté d’une affreuse et diabolique corruption, règnent la charité et la justice d’un grand nombre de silencieux.

Allez tout de même voir cet article, et dites-moi si certains cercles de pensée ne cherchent pas à corrompre l’enfance, des cercles qui ne sont pas des piliers de sacristie
Ce manga a bien été recommandé par l'éducation nationale ! 
  


vendredi 30 juin 2017

30 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Un lent processus de rénovation sociale se met en place.

Nous allons achever demain (partiellement, car je n’ai pas parlé des contributions de Xavier FONTANET et de Jean-Eudes TESSON, qui feront l’objet d’un traitement ultérieur) notre parcours dans ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Nous continuons avec contribution de Guillaume de PRÉMARE, intitulée Faire vivre des communautés de destin pour construire le bien commun. Pour la gouverne de mes lecteurs, je précise que Guillaume der PRÉMARE a publié en juin 2015 un livre intitulé Résistance au meilleur des mondes ! Tout un programme
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Je voudrais citer un exemple de ce processus, celui des écoles hors-contrat. Il y a quelques années, des parents ont constaté que l’école peinait à répondre aux besoins d’instruction et d’éducation de leurs enfants. Ils ont créé des écoles hors-contrat, puis une Fondation pour l’école afin de favoriser le déploiement de ce modèle d’écoles. Récemment, lors d’une conférence, une personne m’a demandé si ce type d’écoles n’était pas un exemple de « communautarisme ». J’ai répondu que ces parents ont agi dans le cadre de leur responsabilité propre. Ils sont les premiers responsables de l’éducation et de l’instruction de leurs enfants, avant le ministère de l’Éducation nationale, avant l’Église même. Ils ont identifié un besoin social réel et ont commencé à y répondre, à leur niveau et à l’échelle qui leur était accessible. Et en créant ces écoles, ils ont créé un modèle qu’il est possible de dupliquer. La suite est très instructive : dans le sillage de la Fondation pour l’école est née la Fondation espérance banlieue, qui répond à un autre besoin social très important, celui de l’éducation et de l’intégration par la culture de jeunes issus de l’immigration. La leçon me semble importante : en exerçant leur responsabilité première, ces familles ont initié un processus qui répond à un besoin social beaucoup plus large que l’éducation de leurs propres enfants. Ils ont créé ce que Jean RODHAIN appelait des « prototypes ». Ils sont partis de leur « communauté de ressemblance », l’ont dépassée et ont œuvré pour des « communautés de destin »." (Pages 244-245.)
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2. COMMENTAIRES.
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Ce que les hommes politiques sont incapables de comprendre, enlisés qu’ils sont dans leurs luttes pour le pouvoir, l’argent, la respectabilité sociale, c’est ce lent et profond processus de rénovation sociale qui est en train de mûrir dans une part croissante de la population française. Il se moque du monde politique et il fait sans lui. Nous ne comptons pas sur monsieur MACRON, monsieur PHILIPPE ou monsieur LE MAIRE pour changer quoi que ce soit dans notre vie sociale quotidienne. Quand des parents se concertent pour organiser le covoiturage des enfants vers l’école et pallier l’absence de transport scolaire, ils prennent la place qui leur est due, et ils démontrent l’inutilité des grands machins départementaux, régionaux, nationaux, européens, que sais-je encore, dans l'amélioration de leur vie. Quand des parents, de toutes origines, se rencontrent dans un projet comme celui du réseau Espérance banlieue, ils exercent leur responsabilité propre. J’ai vu, de mes yeux vus, la manière dont ces enfants sont pris en charge à l’école Saint-Exupéry d’Asnières. C’est incroyable de voir ce petit enfant d’origine africaine, lever avec respect et sérieux le drapeau français, pendant que d’autres enfants, garçons et filles chantent en cœur la Marseillaise, en formant un carré dans la cour. Oh ! Ils le font de tous leurs cœurs et c’est touchant de les voir. Les professeurs vouvoient les enfants, qui sont encadrés par petits groupes. On n’y tolère pas la moindre entorse à la politesse. Vous allez me dire : mais c’est du conformisme social. C’est une remarque imbécile. Car ce dont souffrent, et je les comprends, nos compatriotes d’origine africaine ou maghrébine, c’est de n’être pas reconnus comme membre d’une communauté de solidarité réciproque, mais comme membres de diverses communautés de ressemblance, incapables de participer à la vie commune. Ce cours respecte intégralement les croyances, les obligations alimentaires – s’il y en a – de tous les enfants. C’est un modèle. Et c’est un modèle de liberté, un pied de nez à la belle carnassière Najat qui aurait bien voulu contrôler, vérifier, normaliser ce qui échappait à son vigilant totalitarisme socialiste. Le suffrage universel l’a renvoyée à ses chères études (ou envoyée à un début d’études ?) ; on cherche à la recaser. Pourvu que ce soit en un lieu où elle n’exercera pas son incroyable pouvoir de nuisance. Vive la liberté ! Vive le principe de subsidiarité !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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In cauda venenum !

Avant de partir, en queue de mandat, si l'on peut dire, Pépère a maquillé le budget ! Voilà qui n’a pas échappé à la vigilance de l’intègre Président MIGAUD. 

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Mgr AUPETIT (qui est médecin) donne un avis très juste sur la PMA.

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Monsieur FERRAND est blanc comme l’agneau qui vient de naître !


Mais ce sont les Français qui vont être tondus !
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Les bobos qui veulent faire prolos !


Quel mépris pour le Peuple !
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L’agenda antirusse est un artéfact !


Les aveux de CNN.
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Un processus de rénovation sociale se met en place aux États-Unis ! 

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Une vidéo de Roland Magdane.


Je trouve que Roland MAGDANE est désopilant ; c’est un humoriste réjouissant et les « lettres » où il parle de « pépé » (C’est pas bien de se moquer des vieux !) sont d’une drôlerie inimitable.
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Pétition pour le maintien en vie de ce petit garçon.


jeudi 22 juin 2017

22 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence. Sens du travail et éducation nationale.

Nous continuons notre parcours dans l'ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Encore une réflexion de Pierre-Yves GOMEZ dans son excellent article Le sens du travail. Il est également très important de lire toutes les informations diverses.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Je voudrais dire que s’il y a une communauté française qui naît du travail, il y a aussi une façon de penser le travail qui se communique à l’école. La transmission se fait à l’école. Si elle ne se fait pas, si ce qui est transmis du « vivre ensemble », ce n’est que l’hédonisme ou des valeurs vagues et générales, s’il n’y a pas cette transmission du sens du travail comme ciment politique qui engage les citoyens dans leur travail « bien fait », alors la crise de la nation s’enracine dans la crise de la transmission dès l’école."
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que cette réflexion, issue des travaux de recherche d’un spécialiste reconnu de ces questions, est d’une importance stratégique. Si l’école, telle que la voulait la belle carnassière, est un lieu où seule le jeu et le plaisir ont droit de cité, où seul l’individu (et non la personne) est pris en charge, où l’état exige d’être le maître de toutes les relations interhumaines, alors nous rentrons dans cette désastreuse situation qui est née sous le septennat de monsieur GISCARD dit d’ESTAING et s’est développée depuis, avec le bonheur que l’on sait, pour en arriver au point actuel de décomposition. Pierre-Yves GOMEZ parle du goût des jeunes pour le travail (j’y reviendrai demain, en faisant quelques remarques correctives). Il suffit simplement de le stimuler, et de donner du sens à la vie qui s’ouvre à cette jeunesse.
Fasse le ciel que l'excellent ministre de l'Education Nationale - je pense en effet que monsieur BLANQUER est excellent - continue de creuser ce sillon. Il a commencé à le tracer dans son message aux jeunes gens qui allaient rentrer dans les épreuves du baccalauréat. Qu'il continue. Nous le soutiendrons.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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À propos de la cathosphère


Je dois dire que je suis très fier de faire partie de cette cathosphère tant décriée par madame Marion ROUSSET. Je suggère à cette dernière de faire une maîtrise de théologie avant d’avancer le monceau d’âneries qu’elle a proférées dans son poulet du journal Le Monde. Et de plus, je ne vois pas en quoi le fait d’énoncer dans l’espace public des idées et des propositions qui ne conviennent pas à ladite Marion est contraire à la démocratie, est offensante pour elle, est obscène. Ces propositions sont dérangeantes. Tant mieux. C'est un bon signe.
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Je trouve cette information extrêmement troublante…

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Sur les langues régionales de France.

Saviez-vous qu’après la Russie, la France est le pays d’Europe dans lequel on parle le plus grand nombre de langues différentes ? En voici quelques quelques-unes : le francique, et le franco-alémanique, le flamand, le breton, le basque, l’occitan, le catalan, le nissard, etc. Bien entendu je ne mentionne pas les variantes dialectales, encore plus nombreuses. Mais Paris ne veut voir qu’une seule tête ! C’est toujours la même question, posée du reste à l’humanité depuis toujours, car elle est au cœur de la relation à l’autre, celle de l’unité dans la diversité.

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L'arroseur arrosé.

Monsieur Macron a été élu à la surprise générale, en raison d’un complot médiatique concocté par les médias contre monsieur FILLON.


Il s’agissait de montrer que monsieur FILLON n’était pas l’honnête homme qu’il prétendait être. Monsieur BAYROU, comme une vierge effarouchée criait au loup à propos de ce scandale. Il semble qu’il ne valait pas mieux. Un certain Nicolas GREGOIRE avait bien tenté d’alerter les médias avant l’élection présidentielle qui avait vu Manche-à-air se rallier à monsieur MACRON. J’avais mentionné la chose dans un billet. Quant à monsieur MACRON, il fait l’objet – peu de médias en ont parlé – d’une enquête sur le financement de son voyage à Las Vegas. Il y a eu une perquisition conduite chez Havas à ce propos. En entendîtes-vous beaucoup parler ? De toute façon, il est couvert par l’immunité conférée à la fonction présidentielle. (Cf http://www.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/deplacement-de-macron-a-las-vegas-en-2016-des-perquisitions-menees-chez-havas-et-business-france_2245731.html ). Il fallait qu'il soit d'abord élu pour qu'éclatent les scandales BAYROU, FERRANT and co. C'est fait. E la nave va... Vogue la galère !
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Préfiguration des désordres à venir ?


Voilà qui va rallier les bourgeois frileux à l’ordre mondial qui a porté monsieur MACRON au pouvoir. Je ne serai pas un orléaniste comme eux !
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Illustration du lien précédent.


Monsieur MÉLENCHON servira-t-il d’idiot utile et de repoussoir ?

Eh bien je crois que les mondialistes se trompent. Les Français n’accepteront jamais de perdre leur liberté ; elle n’est pas soluble dans les banques et dans les entreprises du CAC 40 et de Wall Street. Je vous affirme que je n’ai rien d’un violent ni d’un révolutionnaire, mais je crois que la défense de la liberté mérite qu’on prenne des risques financiers, physiques ou judiciaires.
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Mission auprès des musulmans.



Je le redis : toutes les fois que j’ai pu faire des actions d’évangélisation de rue, j’ai reçu un meilleur accueil de la part des musulmans que des indifférents. Les musulmans, eux, ont le sens de la transcendance divine et ils peuvent sur ce point nous en remontrer.
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A quand une loi chez nous pour connaître d'où viennent les financements des mosquées, des Instituts Confucius ou des ONG pro-immigrationnistes?

mardi 10 janvier 2017

10 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. La catastrophe du pédagogisme et la malfaisance de Najat

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Les dites « sciences de l’éducation » en leur état présent se remettront difficilement du constat de vacuité qui a fini par être formulé tout haut à leur endroit après avoir été longtemps pensé tout bas. Comme la pédagogie aura de la peine à faire oublier les singulières insanités qu’elle a couvertes de l’autorité de son beau nom. Les plus enragés réformateurs ne pourront plus méconnaître que les chemins jusqu’alors choisis pour assurer l’ouverture démocratique du système d’enseignement ont été systématiquement au rebours de l’objectif proclamé. Et il est devenu pour tous impossible d’ignorer les contradictions qui hurlent entre la formation des hommes et les impératifs de survie culturelle autant que matérielle qui, bon gré mal gré, s’imposent à nous. Tout le corps d’idée et de représentations qui pour plus d’une génération ont paru incarner le progrès de l’institution scolaire est devenu en fait à la base intenable. Probablement n’en sommes-nous qu’aux prodromes d’un ample processus de recomposition et d’ajustement où l’ensemble des pratiques et des pensées de l’éducation vont lentement muer, de manière chaotique et plus ou moins tâtonnante."
In
Marcel GAUCHET
La démocratie contre elle-même. (Collection "Tel", N°317.)
Gallimard, Paris, 2002, p. 110.
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2. COMMENTAIRES.
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Notre système d’enseignement est à l'agonie, dans un état catastrophique et à un point tel que madame la belle carnassière juge que la grammaire est négociable et que si un élève peut justifier les raisons de sa faute, il n’est pas question de la sanctionner. C’est évidemment le comble de la démagogie et de la bêtise. Il semble bien que cette opinion résulte des élucubrations des pédagogues du ministère qui s’acharnent à détruire ce que des siècles d’expérience ont permis d’édifier en matière de transmission des savoirs. Pour ces « spécialistes » de la prétendue éducation, il n’est pas question de transmettre des savoirs ― c’est bon pour les classes qui se disent supérieures et qui, grâce à la maîtrise de la langue et des dits savoirs continuera de dominer la société et de faire prévaloir des vues qui lui sont bénéfiques ― il est question de favoriser l’autoconstruction de soi (une tautologie) par des enfants qui ne possèdent même pas 400 mots de vocabulaire.
J’ai eu la passion de l’enseignement et mes étudiants, du reste, le reconnaissaient. Jamais je n’aurais fait une concession à la facilité. J’enseignais la virologie et il y a dans cette discipline des questions très difficiles, comme celle du nombre de triangulation et l’assemblage des sous-unités de structure et des capsomères en un ensemble fermé, quasi-symétrique, et à l’énergie libre minimale. Bien entendu, j’aurais pu négliger cette question qui n’est pas essentielle à la compréhension de la virologie médicale. Mais c’était fermer la porte du savoir et mépriser mon auditoire.
Il n’est pas possible d’apprendre sans effort. Et il me semble que lier l’apprentissage aux seules activités ludiques est une erreur fondamentale. Certes, le jeu, s’il est bien conçu, peut le favoriser, mais il y a un niveau de faits, d’expériences et de raisonnements qui échappe par nécessité au plaisir et à l’agrément. C’est ainsi, et nous savons que les jeunes gens et jeunes filles qui préparent des concours, quel qu’en soit le niveau – des grandes écoles au divers concours de recrutement de la fonction publique au niveau C – savent que cet exercice exige d’eux un effort considérable.
Ne cherchons pas ailleurs que dans cette compréhension des erreurs nationales la ruée des parents vers les écoles privées, confessionnelles ou non, qui ont un niveau d’exigence nettement supérieur à celui de la prétendue éducation nationale. Bien entendu, pour limiter le phénomène, la belle Najat a fait voter une loi qui oblige à demander une autorisation pour ouvrir une école, un collège ou un lycée privés, hors contrat, alors que jusqu’à maintenant, cette ouverture n’exigeait qu’une déclaration. Ainsi, petit à petit, ces gens qui ne sont que des totalitaires, rognent nos libertés fondamentales, et s’il en est une, c’est bien celle que la nature a donnée aux parents d'élever leurs enfants en fonction de ce qui leur paraît bon pour eux. Ce n’est pas Najat, ses sbires, ses sicaires et ses acolytes qui peuvent le savoir et le décider. Il est temps qu'elle s'en aille ; et il est de notre devoir de lui demander des comptes.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les réformes liberticides qu’il faudra abolir.

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Une excellente analyse du livre de GUILLUY, livre dont j’ai déjà donné quelques extraits ici même.

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Aquilino MORELLE, un assassin qui vient enfoncer le dernier clou au cercueil de Franaçois HOLLANDE.

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Une information peu répercutée par la presse.


Diantre, un penseur de ce calibre, membre fondateur du Think tank socialiste, condamné pour pédophilie ! On en a peu parlé. Il est vrai qu'il n'est ni religieux ni prêtre ! 
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Voilà ce qu’est l’amour. C’est autre chose que ce nous disent les incapables politiques, médiatiques et culturels.


mardi 27 décembre 2016

26 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Najat ne voit pas ce qu'on peut reprocher au Gouvernement !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ainsi s’achève en France l’entreprise française de l’éducation par l’État. Quand une affaire ne reste pas aux mains des intéressés et qu’un tiers, dont l’intérêt est différent, s’en saisit, elle ne peut aboutir à bien : tôt ou tard, son défaut original se manifeste, et par des effets inattendus. Ici, l’effet principal et final  est la disconvenance croissante de l’éducation et de la vie. Aux trois étages de l’instruction, pour l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, la préparation théorique et scolaire sur des bancs, par des livres, s’est prolongée et surchargée, en vue de l’examen, du grade, du diplôme et du brevet, en vue de cela seulement, et par les pires moyens, par l’application d’un régime antinaturel et antisocial, par le retard excessif de l’apprentissage pratique, par l’internat, par l’entraînement artificiel et le remplissage mécanique, par le surmenage, sans considération du temps qui suivra, de l’âge adulte et des offices virils que l’homme fait exercera, abstraction faite du monde réel où tout à l’heure le jeune homme va tomber, de la société ambiante à laquelle il faut l’adapter ou le résigner d’avance, du conflit humain où, pour se défendre et tenir debout, il doit être, au préalable, équipé, armé, exercé, endurci. Cet équipement indispensable, cette acquisition plus importante que toutes les autres, cette solidité du bon sens, de la volonté et des nerfs, nos écoles ne la lui procurent pas. […]. Quelquefois, avec ses intimes, aigris et fourbus comme lui, il est tenté de nous dire : « Par votre éducation, vous nous avez induits à croire que le monde est fait d’une certaine façon ; vous nous avez trompés ; il est bien plus laid, plus plat, plus sale, plus triste et plus dur, au moins pour notre sensibilité et notre imagination ; vous les jugez surexcitées, et détraquées ; mais, si elles sont telles, c’est par votre faute. C’est pourquoi nous maudissons et bafouons votre monde tout entier, et nous rejetons vos prétendues vérités qui, pour nous, sont des mensonges, y compris ces vérités élémentaires et primordiales que vous déclarez évidentes pour le sens commun, et sur lesquelles vous fondez vos lois, vos institutions, votre société, votre philosophie, vos sciences et vos arts. » — Et voilà ce que la jeunesse contemporaine, par ses goûts, ses opinions, ses velléités dans les lettres, dans les arts et dans la vie, nous dit tout haut depuis quinze ans."
In
Hippolyte TAINE.
Les Origines de la France contemporaine. Section Le régime moderne. [Publié en 1884.]
Collection "Bouquins"
Robert Laffont, Paris, 1986, p. 770.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce constat n’a pas pris une ride. Il faut le culot de la Carnassière pour ne pas voir l’aggravation d’une situation inaugurée par la volonté des prétendus défenseurs de la Liberté, de l’instauration d’une éducation obligatoire (c’est bien), gratuite (c’est très bien, mais sous l’Ancien Régime, cela existait avec le système des petites écoles pour l’enseignement élémentaire), et laïque ; là, en réalité était la motivation profonde des initiateurs de ce système complètement déconnecté du réel, mais très étroitement connecté à une idéologie qui, partout où elle a été mise en pratique a eu deux résultats : (a) faire émerger une oligarchie qui a tout intérêt personnel à faire durer le système ; (b) plonger dans l’inculture de l’absurdité (le manque de sens) notre Peuple, ce Peuple (60 % des Français font partie des classes dites « populaires » : ouvrier, artisans, petits commerçants, agriculteurs) que je trouve formidable, et dont je me sens plus proche que je ne me sens proche d’un Emmanuel MACRON ou d’un Manuel VALLS.
Savez-vous ce qu’elle a osé dire la Carnassière, la championne de la langue de bois (selon l’aveu même de monsieur HOLLANDE) ? Non ? Eh bien allez lire l’article dont le lien figure ci-dessous


Il y 150 000 jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans aucune qualification, mais elle ne voit pas ce qu’on peut reprocher au Gouvernement !
Il y a des dizaines de milliers de diplômés universitaires qui sont au chômage, mais elle ne voit pas ce qu’on peut reprocher au Gouvernement ! (Enfin, pour le chômage, elle l’admet).
Il y a des milliers de jeunes dépendants de la drogue, mais elle ne voit pas ce qu’on peut reprocher au Gouvernement.
Oh, certes, ce Gouvernement nous protège contre nous-mêmes : obligation d’avoir des détecteurs de fumée dans sa maison, obligation faite au conducteur de motos de porter non seulement un casque homologué (l’homologation changeant périodiquement) mais encore des gants, obligation faite aux enfants de moins de dix qui font de la bicyclette de porter un casque, obligation de ci, obligation de ça.
Mais il a du mal à nous protéger contre nos ennemis : islamistes enragés par exemple, trafiquants de drogues, clandestins qui n’ont aucune raison d’être en France, sauf des raisons économiques, refus, au contraire, d’accueillir, notamment, des persécutés chrétiens venus du Proche ou du Moyen-Orient. Il a beaucoup de mal, le Gouvernement...
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Reportage dans Alep Est, le fief des « gentils rebelles ».

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Un reportage remarquable dans Alep Est.

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Et je ne puis vous montrer cette vidéo épouvantable où l’on voit une femme toute de noir vêtue, mais portant par-dessus ses habits parfaitement islamique un caraco rouge ; elle marche dans la rue d’une ville qui est peut-être MOSSOUL. Elle est interpellée par un barbu. Un attroupement se forme autour du prédicateur fou. Une dizaine d’hommes tournent la scène avec leur beau portable. Le barbu fait mettre la femme à genou, harangue la foule, et sur son signal, un acolyte tire à bout portant une balle dans la tête de cette pauvre femme. Bonjour le multiculturalisme et merci à mon ami Philippe qui m’a transmis cette information et cette vidéo dont je n’ai pu trouver le lien.
Tant que les musulmans dits modérés ne protesteront pas haut et fort contre ces exactions – je parle de la communauté musulmane prise comme un ensemble social et non des musulmans pieux et bons  : ils sont nombreux et j’en connais que j’aime et respecte – je resterai très circonspect quant à la possibilité pour cette communauté de changer l’opinion négative qu’on peut avoir de l’Islam.



jeudi 15 septembre 2016

15 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Najat ou le triomphe de la négation

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Que prétendez-vous faire ? Vous, gens intelligents, quelle est votre doctrine ?
Aux enfants, il faut du précis, du réel, du concret et point de théorie.
Vous tendrez à faire une mentalité dans le sens de votre système. Quel est-il ? Montrez-nous, découvrez-nous votre programme, votre thèse et vos moyens d’action.
Vous produisez toujours des arguments de négation.
Vous voulez détruire toute obéissance qui n’est pas raisonnée… C’est impossible chez un enfant.
Il faut commencer par l’impératif, puis être un guide continuel. Or vous voulez faire de l’enfant à l’âge de huit ans un citoyen nouveau."
In
Maurice BARRES.
Mes cahiers. Tome huitième. 1909-1911.
La Palatine, Librairie Plon, Paris, 1934, p. 147.
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2. COMMENTAIRES.
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La doctrine de la belle carnassière est très claire : abolir toutes les différences, celles liées au sexe (théorie du genre), à la nature (promotion éhontée de toutes les pratiques sexuelles, notamment celles qui sont liées à l’homosexualité), celles qui sont liées au milieu familial (à l’exception des jeunes enfants arabophones qui auront le droit d’approfondir cette langue en primaire, alors qu’ils maîtrisent à peine, comme nombre des écoliers de leur âge, la langue française ; la suppression du latin et du grec, maîtrisés dans les familles cultivées, et qui ne sont pas coupables de l’être que je sache, pour éviter de mettre en exergue ces trop grandes disparités). Najat, c’est la haine de la différence, la promotion d’une égalité parfaitement utopique, la négation de l’effort (j’ai suffisamment enseigné pour affirmer que plus le niveau de l’enseignement est élevé et requiert un effort de réflexion, et plus les enseignés travaillent). Bref, Najat, c’est la platitude nullissime liée à ce profond désir d’amener aux vus du socialisme les jeunes afin de se les annexer pour toujours. Le comble de la bêtise est cette idée qui veut qu’il soit possible d’apprendre seulement en s’amusant et en mélangeant les savoirs dans un salmigondis de disciplines dont aucune ne sera jamais maîtrisée par les enfants. Les professeurs se sont levés vent debout contre la réforme du Collège, Najat n’en a que faire. Elle sait, elle a une doctrine, elle a un objectif, et ses arguments, notez-le bien, ne sont en effet que des arguments de négations : toujours supprimer, jamais promouvoir.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un hommage à Marie, mère de Jésus, par des musulmans du PAKISTAN



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Sur l’objection de conscience, du site du Salon beige



mercredi 25 mai 2016

25 mai 2016. Nouvelles de la Résistance. Marcel Gauchet et Claude Lévi-Strauss et la belle carnassière

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Voici, tiré d'un ensemble d'articles réunis en un seul volume sous le titre La démocratie contre elle-même, une analyse remarquable de Marcel GAUCHET :

"Les difficultés de principe que soulève la présence massive d’enfants d’origine immigrée dans le système scolaire représentent à la fois un cas particulier, une amplification dramatique et un condensé complet des données de notre problème. Elles font ressortir de façon criante le chemin parcouru. Elles symbolisent pour ainsi dire la mise en échec du projet de l’école républicaine par les acquis du relativisme culturel. Il est clair en effet que nous n’aurons plus jamais la bonne conscience et la foi du charbonnier dans les valeurs universelles de la nation France et de la civilisation européenne qui ont fait la force assimilatrice incomparable de la machine scolaire de la IIIe République. On n’éradique pas l’empreinte de l’Islam comme on a effacé les marques du patois picard ou défait le moule des catégories bretonnes. Et nous manquons de conviction dans l’imposition pour faire de bons Français avec de petits Sénégalais sur le mode où on l’a réussi dans le passé avec de petit Polonais. Aussi cette butée est-elle le foyer d’exemplification rêvé pour les contempteurs de l’insupportable violence faite aux individus et aux peuples par la pédagogie traditionnelle. La différence de culture est érigée en paradigme de cette différence personnelle dont une éduction authentiquement démocratique doit se proposer le respect et le développement. Il est demandé à l’école de devenir l’institution prototypique où prendrait forme un lien de société enfin attentif à la pluralité des êtres, des groupes et des valeurs, sur la base notamment de la reconnaissance du « droit de l’homme à vivre dans sa culture ». Ces nobles sentiments ne tardent pas, hélas, à exhiber leurs limites, et disons le mot, leur malfaisant irresponsabilité. L’inconséquence flagrante de la belle âme éclate dès qu’on aborde l’épineuse question des droits politiques. Comment promouvoir la participation politique des populations immigrées sans imposer de fait une règle du jeu et des normes de droit qui n’ont rien à voir, le cas échéant, avec les idéaux de leurs cultures premières ? Que veut dire l’insertion dans la République sans une adhésion informée et raisonnée à ses principes, dont la fréquentation des autres cultures révèle assez qu’ils ne vont pas de soi ? Qu’est-ce qu’une citoyenneté qui ne repose pas sur une connaissance minimale du pays où elle s’exerce et sur une maîtrise élémentaire du cadre civique qui lui donne corps, sinon une citoyenneté supplétive ou de seconde zone ? Mais c’est au-delà toute la question de la participation sociale qui est posée. « Vivre dans sa culture » au sein d’une autre culture, majoritaire, et culture de la réussite dont on n’a pas rejoint le sol par hasard, c’est vivre en marge, et dans l’humiliation quotidienne de ne pas bien posséder les clés de l’univers où l’on est condamné à évoluer. La notion de « société multiculturelle » dont se gargarise la gauche mondaine en son invariable bêtise relève à cet égard de l’imposture démagogique la plus caractérisée. Elle vaut à l’échelle d’une mince élite suffisamment formée pour évoluer à l’aise d’une langue et d’un cadre de pensée à l’autre. Dans son application de masse, elle signifie pour la plupart privation, existence à l’écart, enfermement dans une appartenance interdictrice."

Marcel GAUCHET.
La démocratie contre elle-même. Tel Quel N°317.
Article L'Ecole à l'école d'elle-même. Contraintes et contradiction de l'individualisme démocratique.
Publié initialement dans Le Débat, N°37, nov.-déc. 1985.
(Pages 121 et 122 de Tel Quel).

En écho à cette charge contre la gauche mondaine et son invariable bêtise, ce constat de Claude LEVI-STRAUSS :

"Un choix éthique qui engage la culture du pays d'accueil ne peut s'exercer qu'entre deux partis : soit proclamer que tout ce qui peut se prévaloir de la coutume est permis n'importe où ; soit renvoyer dans leur pays d'origine ceux qui - et c'est leur droit - entendent rester fidèles à leurs usages même si, quel qu'en soit le motif, ils blessent gravement la susceptibilité de leur hôte.
In
Claude-LEVI-STRAUSS.
Nous sommes tous des cannibales, page 90. Le Seuil, Paris, 2013 (Collection La librairie du XXIe siècle).

Deux remarques s'imposent : 
Marcel GAUCHET ne se réclame d'aucune religion ni d'aucun parti. C'est un sociologue d'une rare finesse.
Claude LEVI-STRAUSS a milité au parti socialiste en compagnie de l'un des pires laïcards de la IIIe République, Maurice DEIXONNE. C'est un chaud partisan du relativisme culturel. Il ne prône en aucune façon la supériorité d'une culture sur l'autre. Mais il estime que le respect que l'on doit à chacune d'elle exige que l'on se plie à ses us et coutumes.

Voilà donc deux personnalités qui ne sont en aucune façon des raciste ou des nazis et qui pourfendent, chacune avec ses propres arguments, le multiculturalisme si cher à la belle et calamiteuse carnassière laquelle achève de détruire ce que la IIIe République avait eu tant de mal à édifier. Je reviendrai dans un prochain billet sur deux articles, publiés dans Le Monde et qui illustrent à merveille quoique contradictoirement selon moi, et bien que tous deux écrits par des personnalités de gauche, l'insoluble contradiction  de l'anthropologie de l'autoconstruction, hors de toutes les déterminations (familiales, religieuses, sociales, etc. si odieuses à monsieur Vincent PEILLON), et les obligations scolaires. Nous y reviendrons donc.