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mardi 2 janvier 2018

02 janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Le respect de l'enfant, une découverte chrétienne.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Le monde païen en tant que tel n’aurait pas pris au sérieux l’idée qu’un enfant soit plus grand ou plus sacré qu’un homme — autant dire qu’un têtard est plus grand et plus sacré qu’une grenouille, ou, du point de vue rationaliste, que la fleur est plus belle en bouton, la pomme verte meilleure que la pomme mûre. Ce sentiment aujourd’hui partagé est un sentiment mystique, aussi purement mystique que le culte de la virginité — en fait, c’est le culte de la virginité. Mais l’antiquité païenne concevait beaucoup plus facilement le caractère sacré de la vierge que celui de l’enfant. Nous en sommes donc venus à vénérer les enfants, pour différentes raisons : en partie, peut-être, parce que nous les envions de faire aujourd’hui ce que nous faisions hier, parce qu’ils jouent et s’émerveillent des contes de fées. Mais, dans notre actuel amour de l’enfance, il y a une psychologie réelle et subtile qui nous conduit plus loin et plus haut, mais qui n’est pas une découverte moderne : il y a deux mille ans, un personnage historique nommé Jésus de Nazareth la connaissait déjà, lui qui vivait dans un monde où rien ne pouvait l’aider à faire cette découverte. Le Christ s’est montré par là vraiment humain, d’une humanité beaucoup plus humaine que celle de son temps : à cause de lui, les hommes ont vu l’enfance dans une autre lumière."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 212.)
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2. COMMENTAIRES.
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Avec cette citation, nous achevons la lecture du livre admirable qu’est L’homme éternel de CHESTERTON. Grâce au ciel, nous sommes débarrassés depuis sept mois de la plus mauvaise ministre de l’éducation nationale qu’oncques nous eûmes depuis des lustres : j’ai nommé madame VALLAUD-BELKACEM. Ah ! Certes, ce n’était pas l’innocence enfantine qui inspirait son action, et le respect qu’on doit à toute âme innocente. Ces petits enfants, elle demandait qu’on les initie aux pratiques les plus diverses et parfois les plus abjectes de la sexualité humaine. Elle en était revenue à une période antique où l’enfant n’était qu’un objet, soumis aux caprices du pater familias. C’est avec l’adoration des bergers, c’est avec la prosternation des mages que nous avons appris à respecter l’enfance. Et c’est avec la bénédiction des loges et le matérialisme le plus bestial que la belle carnassière s’escrimait à la souiller. Ne me demandez pas de joindre à ce commentaire quelques photos et extraits des livres dont elle recommandait la lecture par les instituteurs et les institutrices. Vous seriez scandalisés. Elle fut, sans l’avoir voulu je l’espère, une grande promotrice de la pédophilie.
C’est au nom du même respect que l’on doit à l’enfant qu’il convient de ne pas le priver de père ou de mère. Mais allez faire comprendre ça à des gens tournés vers la satisfaction de leurs désirs ou de leurs pulsions. C’est impossible. Je m’efforce d’être juste, croyez le bien, et je ne doute pas un seul instant qu’un couple d’hommes ou de femmes puisse aimer un enfant dont ils ne sont pas les géniteurs. Je dis que ce n’est pas le meilleur, et que n’étant pas le meilleur, ce ne saurait être, philosophiquement un bien.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Il est temps de réinventer le politique : non à son déclin.

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Illustration partielle de la citation du jour.

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Et en contrepoint :

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Eric ZEMMOUR défend Alain FINKIELKRAUT.

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Belles initiatives de ces mamans immigrées.


Elles défendent ainsi leurs enfants et les protègent contre de possibles déviances.


samedi 16 mai 2015

16 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Ils veulent abêtir le peuple ; ils veulent tuer l'enfance !

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Oui, il est bien vrai que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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"Hommes malins alors vous ne faites plus le malin,
Hommes savants alors vous ne faites plus le savant.
Hommes qui avez été à l'école alors vous ne savez plus rien
Et vous n'avez plus qu'à courber le front.
[...].
Quand un mot d'enfant passe dans le cercle de famille,
Quand un mot d'enfant
Tombe
Dans le fatras quotidien,
Dans le bruit quotidien,
(Dans le soudain silence)
Dans le recueillement soudain
De la table de famille.
Ô hommes et femmes assis à cette table soudain courbant le front vous écoutez passer
Votre ancienne âme."

Charles PEGUY
Le mystère des Saints Innocents.
Oeuvres poétiques complètes.
La Pléiade.
Gallimard, Paris, 1954.
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2. Commentaires.
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Ont-ils jamais été des enfants ces gens qui prétendent nous gouverner ?
Madame BELKACEM, si elle a des enfants, trouve-t-elle normale que, sur l'injonction du Ministère de l'Education Nationale, les collégiens aient à discuter de fellation, de masturbation, de cuninlingus, de sodomie, alors qu'elle s'étrangle d'indignation et d'épouvante parce qu'au Lycée et Collège Montaigne, cinq garnements imbibés de pornographie, ont pratiqué des attouchements sexuels sur des fillettes de leur classes ? Est-ce vraiment adapté à la situation ?
Entend-elle passer son ancienne âme quand elle entend des mots d'enfants ? La vérité est simple : en détruisant la famille, l'Etat veut se substituer aux parents dans l'éducation de leurs enfants, y compris dans l'éducation sexuelle. Et comme l'Etat français est laïc, laïcard et athéee (par définition), il assimile l'enfant à un petit animal à qui il faut apprendre ce que sont les pulsions tout en les légitimant.
Le mépris dont témoigne madame BELKACEM pour le peuple, en réduisant l'enseignement à la pseudo-transmission d'un savoir utilitaire, coupé de tout sens esthétique, de toute sensibilité spirituelle, est abyssal. Ainsi, il serait interdit d'apprendre le latin ou le grec dans les établissements sis dans les "quartiers sensibles". Il faudrait réduire la connaissance de l'histoire à quelques séquences soigneusement sélectionnées, pour éviter de donner à penser aux jeunes. Ne voyez-vous pas que ce que visent ces gens qui font les malins, ces savants, c'est de contraindre les jeunes à devenir de bons agents de production au service des grandes industries.
Mais non de Zeus, leur arrive-t-il, en écoutant des mots d'enfants, d'entendre passer leur ancienne âme ?
Ils veulent abêtir le peuple en le laissant dans l'ignorance ; ils veulent tuer l'enfance. Ils veulent le pouvoir, tout le pouvoir, rien que le pouvoir SUR LES HOMMES, mais ils n'en ont aucun sur les événements ou sur l'économie.

(Je m'absente deux jours. Reprise mardi prochain.)
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3. Informations diverses.
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Déclaration de Laurent LAFFORGUE, Mathématicien français titulaire de la médaille Fields, à la Commission d'enquête du Sénat, le 2 avril 2015 (site des Nouvelles de France).

"Ma seule espérance est désormais que subsistent, ici et là, au milieu du désastre général, de petits îlots d’instruction et de transmission des connaissances, grâce au travail d’instituteurs ou de professeurs isolés, dans des écoles publiques ou privées sous contrat, qui restent fidèles à la cause de l’instruction, de la transmission, et font tout ce qu’ils peuvent dans un environnement institutionnel hostile, ou bien dans des écoles hors contrat, qui sont aussi rares que leurs ressources et leurs moyens mais qui maintiennent vivante la petite flamme de la transmission grâce au dévouement d’instituteurs et de professeurs qui consentent de lourds sacrifices pour exercer leur noble métier conformément à leur conscience."

Voir la totalité de l'intervention grâce au lien ci-dessous.

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Cours de sciences de la vie dans un collège d'enseignement public. (Via le Salon beige).


SVT 1

"Comment un cours de bio peut-il se transformer ainsi en cours de porno ?
A l'issue de sa 4e, grâce à son professeur de Sciences et vie de la terre, un élève doit savoir l'essentiel sur la puberté, la reproduction, la grossesse et les moyens de contraception. Ainsi en a décidé l'Education nationale en 2008.
Education nationale qui prétend par ailleurs contraindre les collèges et les lycées à assurer au minimum trois séances par an "d'éducation sexuelle" dans chacune de leurs classes. Le "programme" est proposé pour l'ensemble du cursus : à la discrétion des professeurs, donc, ou des intervenants extérieurs, d'en choisir tel ou tel élément. En 4e, il est demandé aux professeurs de SVT d'y collaborer.
Interrogé par notre lectrice, le professeur de SVT qui a produit l'exercice ci-dessus explique avoir appliqué une méthode proposée par l'Education nationale pour assurer les cours d'éducation sexuelle :
"Pour un brainstorming direct, l’animateur énonce un mot et les jeunes répondent tous ensemble. L’intervenant écrit au tableau toutes les réponses proposées par les élèves. Il faut écrire les mots exacts énoncés et n’en négliger aucun."
Le professeur a donc prononcé le mot "contraception", qui a permis aux élèves de 13 ans d'étaler toute leur "science" pornographique. Les termes, écrits au tableau, ont tous été définis, puis été réutilisés dans l'exercice de biologie. Objectif : s'assurer que ceux qui n'avaient pas les idées claires ne confondent plus les termes. Que quelques élèves vertueux découvrent à cette occasion ce dont ils avaient été protégés, personne n'en a cure. Le cours de bio, devenu en partie cours d'éducation sexuelle sur injonction de l'Education nationale, peut dans les faits participer à la banalisation de la pornographie."

Si vous ne pouvez pas voir la copie du document, consultez le site du Salon beige, du 16 mai ou utilisez le lien ci-dessous :

http://a4.typepad.com/6a019aff2752a2970d01bb082ed034970d-400wi

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Tour de France de la famille : bientôt à BORDEAUX.


lundi 1 décembre 2014

01er décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : à propos de l'enfance !

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Je m'absente jusqu'à mercredi inclus : reprise le jeudi 4 décembre. En attendant, méditons ce beau poème d'Elizabeth Barett Browning à propos de l'enfance que saccagent par leurs injonctions et leurs impudiques intrusions, les soi-disant ministres de la déséducation nationale   

"Les jeunes agneaux bêlent dans les prés,
Les jeunes oiseaux pépient dans les nids,
Les jeunes faons jouent avec les ombres,
Les jeunes fleurs s'épanouissent vers l'ouest :
Mais les jeunes, tout jeunes enfants, ô mes frères,
Ils pleurent amèrement !
Ils pleurent pendant que les autres jouent au pays des hommes libres."

Cité par Jeremy RIFKIN.

Oui, madame VALLAUD-BELKACEM, ils pleurent pendant que vous jouer au pays des hommes "libres", libres notamment de toute considération autre que celle des intérêts de leur clan. Vous n'êtes pas libre, madame, et c'est à se demander si vous avez été jamais un enfant.

mardi 28 juillet 2009

Je me souviens des jours anciens

Comme le poète, je me souviens des jours anciens et des premières vacances que je pris quand j'étais enfant.

C'était en juillet 1946. Nous sortions de la guerre, et les facilités que nous offre la vie contemporaine n'étaient pas encore nées. Mes parents louèrent une petite maison à Saint-Paul-aux-Bois dans l'Aisne, juste à côté du presbytère, alors occupé par un de mes grands-oncles, curé de ce charmant village. C'est là que je fis pour la première fois connaissance avec la brûlure des orties. Mon grand-oncle disposait pour sa paroisse d'une salle, passablement délabrée - elle était en bois -, qui sentait le grésil et l'eau de Javel. Nous allions avec mes soeurs jouer dans cette salle qui nous paraissait plus belle qu'un château de légende. Allez savoir pourquoi, en fin d'une belle après-midi, chaude, ensoleillée et qui sentait la prune, je me mis en tête de sortir de cette salle non point par la porte, mais par l'une des fenêtres entrouvertes depuis des siècles car depuis des siècles le bois en avait joué et elle ne s'adaptait plus au chambranle. Fort opportunément, la salle n'avait pas d'étage ; moins opportunément, la fenêtre donnait sur des orties. J'escaladais hardiment l'huisserie, je dérapais et je tombais au beau milieu de ces affreuses herbes. Je garde encore, vivace en ma mémoire, le souvenir de ces brûlures, je vois les plaques surélevées que les piquants de ces herbes malfaisantes avaient laissé sur ma peau de petit enfant. Et je me souviens des frictions de vinaigre que maman y fit pour atténuer la douleur.
Vint le mois d'août. Le quinze était une grande fête pour le village. On avait décoré l'église de guirlandes de fleurs en papier, et quelques agriculteurs avaient prêté des grands chariots attelés pour que l'on fît des chars retraçant la vie de la Vierge Marie. L'un d'eux transportaient des petits enfants déguisés en ange, et ma plus jeune soeur faisait partie de cette céleste milice. Ô souvenirs combien délicieux de ces jours où la campagne n'était bercé que par les cloches de l'angélus tri-quotidien, le hennissement des chevaux de trait ou le meuglement de paisibles vaches qui tiraient des charretées de foin.
L'année suivante, nous passâmes nos vacances à Largny-sur-Automne, toujours dans l'Aisne. Maman attendait son cinquième enfant, et dans l'insouciance de mes sept ans, hormis l'annonce que mon père m'avait faite de la future naissance, je n'avais pas remarqué que les formes de maman s'étaient arrondies. Elle était fort fatiguée. Aussi nous avait-on mis pour un mois chez des parents éloignés. Ils tenaient une sorte de dépôt d'épicerie, qui sentait le foin et la vache, et dont les rayons étaient maigrement garnis de quelques produits de première nécessité. Mon père, qui était pharmacien, avait apporté avec lui, parmi d'autres cadeaux, un énorme paquet de boules de gomme mentholées. Elle furent soigneusement placées dans un grand bocal de verre, et - je n'invente rien - revendues comme des aubaines aux gamins du village, pour le prix de 50 centimes de l'époque (environ un millième d'euro de nos jours) chaque boule de gomme. C'était de braves gens que ces parents-là, et en général, les petites mains où ils déposaient ces trésors sucrés en avaient largement plus que demandé. Nous passions des heures chez le maréchal-ferrant. Les fers des chevaux luisaient d'un rouge profond, le soufflet faisait ronfler la forge, et l'atelier sentait une délicieuse odeur de corne brûlée. Le maréchal-ferrant était aussi le sacristain. C'est lui qui sonnait l'angélus. Il fallait voir les petits garçons du village s'accrocher à la corde qui mettait la grosse cloche en branle. Ils s'enlevaient avec elle, emportés par le mouvement du battant que ne contrôlait plus le sonneur. Nous allions aussi glaner dans les champs. Les moissonneurs faisaient des gerbes, et ils les amoncelaient en meule, avant que la batteuse ne vienne sur place pour séparer le grain. Alors, avec mes soeurs, nous allions ramasser les quelques tiges encore garnies d'épis, épargnées par les moissonneurs. Nous les froissions et nous mangions avec délice ces grains qui sentaient la vie, le soleil et la joie de vivre. Ô doux moments de mon enfance ! Ô moments délicieux où je découvrais les merveilles de la nature, le dur labeur des hommes, le prix du travail, le poids du jour et l'inlassable patience des paysans.
Voilà à quoi, en ces jours lourds, accablés d'une chaleur poisseuse, empestés de vapeurs d'essence, je pense ; expérience unique d'un monde qui est mort, où j'eus encore la chance de voir, au moment des semailles, alors que nous allions chez mon grand-père, le geste auguste du semeur puisant le grain dans un grand sac qu'il portait en bandoulière, et le jetant avec noblesse au sillon tout frais.
Je me souviens des jours anciens.