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lundi 1 décembre 2014

01er décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : à propos de l'enfance !

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Je m'absente jusqu'à mercredi inclus : reprise le jeudi 4 décembre. En attendant, méditons ce beau poème d'Elizabeth Barett Browning à propos de l'enfance que saccagent par leurs injonctions et leurs impudiques intrusions, les soi-disant ministres de la déséducation nationale   

"Les jeunes agneaux bêlent dans les prés,
Les jeunes oiseaux pépient dans les nids,
Les jeunes faons jouent avec les ombres,
Les jeunes fleurs s'épanouissent vers l'ouest :
Mais les jeunes, tout jeunes enfants, ô mes frères,
Ils pleurent amèrement !
Ils pleurent pendant que les autres jouent au pays des hommes libres."

Cité par Jeremy RIFKIN.

Oui, madame VALLAUD-BELKACEM, ils pleurent pendant que vous jouer au pays des hommes "libres", libres notamment de toute considération autre que celle des intérêts de leur clan. Vous n'êtes pas libre, madame, et c'est à se demander si vous avez été jamais un enfant.

samedi 18 octobre 2014

18 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance. Foutez la paix à nos enfants (bis)

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Ce n'est pas l'ignorance, non ce n'est pas elle qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Avant de délivrer la citation du jour, je prie mes lecteurs d'excuser mon retard à produire mon billet quotidien. Je n'ai pas d'autres excuses que celle de la fatigue dont j''expliquerai dans les informations l'origine.
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1. La citation du jour.
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"Il est clair qu'en essayant d'instaurer un monde propre aux enfants, l'éducation moderne détruit les conditions nécessaires de leur développement et de leur croissance. Il est pour le moins étrangement frappant que cette éducation fasse tant de mal à l'enfant, elle qui ne prétendait avoir d'autre but que de le servir et qui rejetait les méthodes du passé comme ne tenant pas assez compte de sa nature profonde et de des besoins. Le Siècle de l'enfant, comme on peut s'en souvenir devait émanciper l'enfant et le libérer des normes tirées du monde des adultes. Mais comment a-t-on pu négliger, ou simplement ne pas reconnaître les conditions de vie les plus élémentaires nécessaires à la croissance et au développement de l'enfant ? Comment a-t-on pu exposer l'enfant à ce qui plus que tout autre chose caractérise le monde des adultes, c'est-à-dire à la vie publique, alors que l'on venait de s'apercevoir que l'erreur de toute les anciennes méthodes avait été de considérer l'enfant comme un petit adulte ?
[...]
[...], la particularité de la vie moderne est de considérer la vie, c'est-à-dire la vie terrestre de l'individu aussi bien que celle de la famille, comme le plus grand des biens ; et c'est pour cette raison qu'à la différence de tous les siècles précédents la société moderne a affranchi cette vie ainsi que toutes les activités qui la préservent et l'enrichissent DE L'INTIMITE POUR L'EXPOSER A LA LUMIERE DU MONDE PUBLIC. [...].
[...]
[...]. Plus la société moderne supprime la différence entre ce qui est privé et ce qui est public, autrement dit plus la société intercale entre le public et le privé une sphère sociale où le privé est rendu public et vice versa, plus elle rend les choses difficiles à ses enfants qui par nature ont besoin d'un abri sûr pour grandir sans être dérangés."
In 
Hannah ARENDT.
La crise de la culture. (Collection Folio, série essais, N°113.)
Gallimard, Paris, 1972.
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2. Commentaires.
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La destruction de la famille, pensée, voulue et exécutée par ce pouvoir est bien en train de projeter dans l'espace public ceux qui par nature devraient rester dans l'espace privée, celui de la famille. Il semble que certains juges du Conseil d'Etat aient pris conscience de la gravité de ces tentatives ; ils ont réussi à faire retirer le soutien à la ligne Azur que le sinistre PEILLON et ses non moins sinistres successeurs (du latin sinister : situé à gauche) avaient exigé des Recteurs.
Les enfants n'ont pas à être soumis à la tyrannie du politique, comme ils le sont depuis le sinistre Jules FERRY, [le père de la politique coloniale française, le raciste le plus répugnant dans sa condescendante arrogance vis-à-vis des "races inférieures" (ce sont ses propres paroles)] et jusqu'à l'incompétente, carnassière quoique jolie (et bien pourvue de dents) Najat VALLAUD-BELKACEM.
Les lois n'ont pas à se préoccuper de ce qui concerne la sphère privée. Elles doivent organiser la vie dans l'espace public.
Je vois d'ici l'objection : "un enfant maltraité par sa famille doit-il être laissé en de telles conditions" ? Certes non, mais je pourrais répondre que l'existence des assistantes sociales ou de la PMI ou des éducateurs n'a pas empêché le martyr de la petite Marina, ni le viol et le meurtre d'une élève du Lycée cévenol par un adolescent connu pour ses violences et prétendument suivi par la puissance juridique publique.
En ces domaines, l'Etat et les politiques sont impuissants quoi qu'ils fassent.
L'état doit se contenter de donner aux parents les conditions de vie, matérielles et spirituelles, qui leur permettent d'éduquer leurs enfants. Ce n'est pas en ratiboisant les allocations familiales, en rabotant le quotient familial, en modifiant indûment le dispositif du congé parental qu'il y parviendra. Il faudrait simplement que les hommes politiques donnent en ces domaines de meilleurs exemples. Le général de GAULLE, qui avait une fille gravement handicapée, l'a donné en s'occupant d'elle jusqu'à ses derniers instants et en entretenant sa mémoire parmi les siens. Monsieur HOLLANDE a plaqué la compagne qui lui avait donné quatre enfants pour vivre avec une femme qu'il congédiait publiquement sept ans plus tard, et la tromper en se rendant nuitamment, casqué, mais hélas pas comme MINERVE, chez madame GAYET.
Les responsables socialistes sont obsédés par le sexe. Ayons le bon goût de glisser sur les frasques de DSK. Considérons seulement les initiatives des uns en faveur du "chèque contraception" (madame ROYAL) ou du soutien à l'exposition intitulé le "Zi sexuel" qui n'est pas piquée des hannetons.
Foutez la paix à nos enfants, disons-nous. Foutez leur la paix, et occupez vous des chômeurs, des violences ethniques qui se développent dans les banlieues "sensibles", des trafiquants de drogue, des sans-abris. Tout le reste est de la poudre aux yeux, et vos prétendues "mesure de justice" ne sont que de très légers voiles, des voiles transparents hélas, jetés sur la nudité impudique de votre politique.
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3. Informations.
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La machine à couacs : une vidéo (merci à Yann).

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/couacs/2014/10/17/25005-20141017ARTFIG00161-executif-29-mois-au-pouvoir-et-autant-de-couacs.php 
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La Sculpture de monsieur McCARTHY (infos tirées du site du salon beige).

Le maire de Paris a donc subventionné l'érection de la structure gonflable géante simulant un sex toy. Que l'on puisse présenter cela comme de l'art est le signe le plus évident de la décadence non seulement des moeurs mais encore du goût. Cette "sculpture" a été traitée de la manière qui convient : dégonflée, désarrimée de son support, elle gisait flasque et bestiale. Pour vous situer ce monsieur McCARTHY dont la Monnaie de Paris présente quelques oeuvres, voici ce qu'en dit les responsables de l'exposition.


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Ma soirée avec les jeunes d'ANNUNCIO.

Je suis rentré fort tard hier soir, car j'ai passé ma soirée avec les jeunes du mouvement Annuncio qui lancent régulièrement des équipes d'évangélisation de rue. J'ai vue des dizaines de jeunes gens et de jeunes fillesen adoration, à genoux, prier avec une ferveur qui fait honte à ma tiédeur. J'ai vu ces jeunes, bien formés, audacieux, respectueux, aimants et ouverts, aborder délicatement les passants sur la Place Saint-Michel. Pour ma part, en compagnie de Benoît, une jeune lycéen qui vient à l'aumônerie ou je suis animateur, l'expérience a été une bénédiction. Benoît avait apporté son violon. Il joue admirablement bien (il est élève au Conservatoire) et il a attiré par la beauté de sa musique des jeunes et des moins jeunes. Je note que les plus ouverts au dialogue ont été Mohamed, d'une part, et Majdi de l'autre, deux jeunes musulmans.
que dire d'autre ? Rien ! Que de l'action de grâce.

dimanche 25 mai 2014

25 mai 2014. Nouvelles de la Résistance : quel avenir pour l'Europe ?

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Allons, courage, car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c 'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"La connaissance du passé satisfait d’abord un besoin humain fondamental, celui de comprendre et d’organiser le monde, de donner un sens au chaos des événements qui s’y succèdent. Nous savons bien, même si nous n’y pensons pas toujours, que nous sommes faits de ce passé ; le rendre intelligible, c’est aussi commencer à nous connaître. À la lumière du passé, le présent se transforme : nous cessons de prendre à la lettre l’interprétation autojustificative ou autoglorifiante que les acteurs aiment donner à leurs actes, pour les lire en perspective. Les mots se prêtent à tous les usages, on ne peut donc se fier aux descriptions dont se servent nos contemporains ; par la confrontation avec le passé, voie en apparence détournée, nous pouvons accéder plus facilement et plus directement au monde qui nous entoure. Comprendre la pensée d’hier permet de changer la pensée d’aujourd’hui, qui à son tour influence les actes à venir. Agir directement sur la volonté des hommes est difficile et du reste inutile : ce n’est pas leur volonté qui erre (les hommes veulent toujours leur bien), c’est leur jugement (ils cherchent ce bien là où il n’est pas). Éclairer le jugement est un moyen d’agir sur leur volonté, et c’est là que l’histoire peut aider. Les représentations du passé, construites par l’historien, sont actions dans le présent : se penser différemment permet de changer notre manière d’agir ; dire, ici, c’est faire."
In Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006.
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2. Commentaires.
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Nous allons donc voter aujourd'hui pour élire des "députés européens", dont l'utilité paraît fort contestable à nombre de nos concitoyens. Mais il s'agit d'une élection nationale qui peut avoir valeur indicative de l'état de l'opinion sur l'actuel Gouvernement. Il faut donc aller voter.
J'ai volontairement choisi cette citation de TODOROV qui illustre de manière dramatique selon moi l'erreur fondamentale des européistes. Ces gens pensent une Europe qui n'existe pas ; ils la planifient en fonction de l'idée qu'ils se font d'une structure politique utopique qui n'a d'équivalent nulle part au monde. Ni la Suisse, ni les Etats-Unis n'ont trouvé d'un seul coup les constitutions qui ont permis à leurs composantes de s'associer en un état confédéral ou fédéral. L'assemblage s'est fait peu à peu, et chacun des participants à l'oeuvre commune a gardé des coutumes, des droits, des modes de gouvernance qui leur sont spécifiques, en tenant compte de l'histoire.
Le jour où messieurs CHIRAC et JOSPIN ont refusé de faire mentionner les origines chrétiennes de l'Europe dans le Traité constitutionnel (refusé par les Français), ils ont définitivement torpillé le projet. Car les faits sont les faits. Que par haine du christianisme (monsieur JOSPIN), ou par opportunisme politique (monsieur CHIRAC), ils aient préféré mettre en avant des idées plutôt que des faits, suffit à disqualifier la machine à gaz qu'on veut nous imposer, aujourd'hui encore, à coup de menaces et d'envolées verbales toutes plus ridicules les unes que les autres. N'oublions jamais qu'un jour, la France fut réduite à BEAUGENCY, VENDÔME et NOTRE-DAME DE CLERY, comme le dit la chanson, et qu'elle s'est remise de ce désastre. C'est que les Français ont du ressort.
Quand monsieur HOLLANDE nous dit que sortir de l'Europe (sous-entendu : cette Europe-là) c'est sortir de l'histoire, j'ai l'impression que le sortir, lui, de sa fonction serait au contraire y rentrer. De l'histoire, en effet, les Européens en sont sortis depuis longtemps ; ils ont ignoré les leçons du passé (l'improbable monsieur PEILLON à la liste duquel je souhaite une mémorable veste dans la région Sud-Est où il est aujourd'hui candidat, fait commencer la France à  la Révolution !), ils se ferment par conséquent à la compréhension du présent et sont incapables d'imaginer un avenir réaliste à un projet initialement sympathique. Le passé de l'Europe nous permet d'envisager à ce continent un avenir qui ne soit pas celui d'une construction ex nihilo, sorti du cerveau des "Philosophes" ; sa compréhension au contraire nous autoriserait à imaginer pour lui du nouveau qui ne soit pas la pure apostasie de l'ancien.
La manière dont les Européens ont agi en UKRAINE montre bien l'ignorance abyssale de l'histoire dans laquelle les culs-de-plomb bruxellois sont plongés. Non seulement l'UKRAINE ne pourra pas s'associer d'une quelconque façon à leur Europe avant longtemps, mais ce projet qui aurait pu être peu à peu échafaudé, en y associant la Russie, est devenu quasiment irréalisable.
Ainsi, ces gens qui ont fait preuve de leur incapacité à comprendre d'autres réalités que celles de l'économie et du commerce, qui ont fait fi du sentiment des peuples, de la réalité géographique, de l'histoire, nous poussent chaque jour davantage dans une impasse dont seul le courage, la reconnaissance des différences, la prise en compte de l'histoire permettront de nous tirer. Je n'ai pas besoin que monsieur BARROSO m'oblige à cultiver des concombres d'une certaine courbure, si l'envie me prend de produire des concombres carrés, lesquels ne feraient de mal à personne, eux.
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3. Menues infos avant les grandes de demain !
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25 mai : Accueil de François Hollande à Tulle.
Puisque le président vient en voiture pour voter, il sera accueilli à son bureau de vote.
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Sancta simplicitas ! (via le Salon beige).

Les filles et les garçons, c'est pas pareil !









mercredi 20 novembre 2013

La beauté sauve le monde ; une référence et pas de commentaire, un saut dans le mystère, troisième billet du 20 novembre 2013

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Chers tous, écoutez cette enfant de 9 ans, religieusement, faites silence en vous, et laissez vous saisir par la beauté, la puissance et la justesse de cette voix. Je ne dirai rien de plus.

http://www.youtube.com/watch?v=cWWqp-IVfb8&feature=player_embedded

dimanche 18 août 2013

Nouvelles de la Résistance : à propos de pères

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En cherchant bien, on trouve sur divers sites internet des informations de première importance dont nos serviles média ne signalent pas toujours l'existence. Sur le site de Nouvelles de France, voici un articulet fort explicite.

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"Un livre démontre l’importance du père pour l’enfant et… de l’enfant pour le père !

http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=httpwwwndffr-21&l=as2&o=8&a=0231160682
Dans Gender and Parenthood: Biological and Social Scientific Perspectives,Brad Wilcox (directeur du National Marriage Project à l’Université de Virginie) et Kathleen Kovner Kline analysent la tendance culturelle actuelle qui dépeint le père comme une figure optionnelle de la famille et lui opposent les résultats de nombreuses études.

Ainsi, on apprend par un compte-rendu de la Fondation Heritage qu’en l’absence d’un père engagé, les garçons sont plus susceptibles d’adopter des comportements « compensatoires » agressifs et, par conséquent, de prendre le chemin de la délinquance ou de la violence et, donc, passer du temps en prison. De même, les filles ne bénéficiant pas d’un engagement paternel sont beaucoup plus susceptibles d’être sexuellement actives et de tomber enceinte à l’adolescence (même Le Plus du NouvelObs.com l’admet). En outre, pour les garçons et les filles, le facteur « père » diminue la probabilité de souffrir de dépression à l’âge adulte.

L’investissement du père aide l’enfant à mieux gérer ses émotions et son corps, ce qui a un impact en matière de comportements et de relations sociales. Il est aussi prouvé que l’interaction paternelle implique un élément de défi : le père encourage les enfants à prendre des risques, à être ouverts à de nouvelles expériences et à se défendre. Comme par hasard, c’est au moment où le père n’a plus sa place dans la famille que l’État devient obèse, que les populations, notamment celles touchées par le phénomène monoparental (cf. le graphique infra), en redemandent, que 77% des jeunes rêvent de devenir fonctionnaires, etc. Gender and Parenthood: Biological and Social Scientific Perspectives revient aussi sur l’apport du père en matière d’autorité.

Plus original, l’essai aborde les effets de la paternité… sur le père ! En effet, devenir père entraîne une diminution du niveau de testostérone (associée à un comportement agressif et une libido accrue), un changement qui l’encourage à s’installer et le prépare à remplir son rôle, qui consiste à ramener de quoi nourrir ses enfants et à les orienter dans la vie. Les études montrent que le père voit sa capacité de travail augmenter, va davantage se rendre au lieu de culte, moins au bar. Il aura également moins tendance à faire une dépression.

Il n’y a cependant pas de « prime à la paternité » pour les pères célibataires, c’est-à-dire ne vivant pas de manière stable (=marié) avec la mère de leur(s) enfant(s) et ce(s) dernier(s).

Aux États-Unis, quatre enfants sur dix naissent d’une mère qui n’est pas mariée. En France, c’est 55%.

Un tableau  (que je n'arrive pas à insérer ici) montre que plus la population a des enfants hors mariage, plus son vote est favorable à un accroissement de l’État qui a pour fonction de tenter (évidemment sans succès) de se substituer au père. L’étatisme se nourrit des malheurs touchant les familles et qu’il doit aggraver pour subsister."
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J'ai omis de vous dire, dans mon premier billet du 17 août, que vous pouvez avoir accès grâce aux liens "hypertexte" à toutes les informations supplémentaires figurant en bleu dans le texte. Mais vous le saviez déjà sans doute.

 

dimanche 27 janvier 2013

Je défends la cause de celui qui ne parle pas !

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Des amis très chers, qui se partagent entre l'Alsace et la capitale, m'envoient ce dialogue imaginaire entre un enfant et son père qui vit en couple avec un autre homme. On doit ce dialogue à Maurice VIDAL, que par ailleurs je ne connais pas. L'intérêt du texte vient de ce qu'il se place du point de vue de celui que l'on n'interroge jamais, l'enfant (infans : celui qui ne parle pas), que jamais il ne met en doute l'amour de père homosexuel pour son enfant ("mon chéri" dit ce père à son fils, et il n'y a pas lieu de douter de ce chérissement), ni l'amour du père pour son compagnon, amour que du reste reconnaît le fils ; ce texte soulève les questions essentielles que peut se poser un enfant et que nous nous sommes sans doute posées quand nous étions nous-mêmes un enfant, nous interrogeant sur l'amour de nos parents pour nous et que nous sondions le mystère de nos origine et de notre naissance. Et que l'on vienne pas me parler des enfants qui ne seraient pas aimés, des enfants de famille dites "monoparentales", des enfants maltraités (le juges savent que la maltraitance n'enlève rien à l'attachement de l'enfant pour ses géniteurs, mais ne fait que mettre en évidence le manque cruel d'amour). La question, la seule, la vraie question à poser est celle-ci : quelles sont les conditions qui font qu'un petit enfant se développent harmonieusement dans une famille classique ? Et à quoi cette harmonie, cet équilibre, ce bonheur manifeste sont-ils dus ? Le fait que ces bonheurs ne soient pas toujours au rendez-vous de la famille n'enlèvent rien à celui qu'ils peuvent l'être et plus souvent qu'on ne l'imagine.
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Voici le dialogue, que je persiste, avec mes amis, à trouver poignant.
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"- Dis, papa, c’est qui mon papa ?
- C’est moi, mon chéri
- Mais alors, pourquoi j’ai deux papas ?
- Parce que ton papa aime ton deuxième papa, et que tes deux papas s’aiment tellement qu’ils se sont mariés, pour pouvoir t’élever ensemble.
- Mais pourquoi tu me dis que c’est toi mon papa ? Mon second papa, c’est pas mon papa ?
- Si, mon chéri, c’est ton papa, comme moi.
- Mais tous mes copains, à l’école, ils ont qu’un papa !
- Ton second papa, c’est ton papa, qui t’aime autant que moi, mais moi je suis celui qui t’a conçu.
- Ça veut dire quoi «conçu» ?
- Ça veut dire que ton papa a déposé dans le ventre d’une dame la petite graine qu’il porte en lui, et c’est comme ça qu’il t’a eu. C’est très difficile à comprendre quand on est petit, tu sais, mais bientôt on te l’apprendra à l’école, et tu verras alors que c’est simple.
- Dis-moi, papa, c’est qui cette dame ?
- Cette dame, c’est celle qui t’a mis au monde. C’est comme ça que tu es né.
- C’est ça qu’on appelle une maman ?
- Oui, mon chéri.
- Mais alors c’est ma maman !
- Oui, mon chéri.
- Et pourquoi elle est pas avec moi, ma maman ? Elle m’aime pas ? Tu m’as dit que les parents qui aiment leurs enfants sont toujours avec eux, qu’ils les abandonnent jamais, même quand ils vont travailler. Elle m’a abandonné ma maman ? Elle travaille tout le temps ?
- Tu sais, mon chéri, on peut aimer quelqu’un même quand on n’est pas avec lui.
- Ça veut dire que tu aimes ma maman ? Mais alors pourquoi tu es jamais avec elle ? Tu es bien tous les jours avec mon deuxième papa, que tu aimes ? Peut-être que tu l’aimes pour de faux ma maman, mais moi je l’aime pour de vrai parce que c’est ma maman.
- …
- Je pourrais voir une photo d’elle pour voir comment elle est ? J’aimerais la connaître ma maman. A l’école, j’ai plein de copains qui ont tous une maman. A la sortie, moi je les regarde les mamans : elles sont jolies, tu sais. La mienne aussi doit être jolie… J’aimerais tant qu’elle vienne me chercher ! Tu sais quoi, papa ? J’aimerais être comme mon ami Paul : il a une vraie maman, et aussi un papa ! Il a de la chance, lui, tu crois pas ? Même que Brigitte, ma copine de classe, elle m’a dit la même chose que pour Paul, parce qu’elle aussi elle a deux mamans, et qu’elle voudrait connaître son papa. Elle m’a même dit qu’on lui avait dit que pour avoir un enfant il faut un papa et une maman. Même toi tu me l’as dit. Alors, tu vois, c’est pour ça que moi je comprends pas pourquoi j’ai deux papas ! Je trouve que c’est pas juste, parce que moi, je l’aime maman, même si elle est pas avec moi.

Maurice Vidal."

jeudi 21 mai 2009

Rencontre

Il y a des rencontres de penseurs qui marquent pour la vie. J'en avais fait une dans les années 1990, avec René GIRARD, sans doute l'un des esprits les plus pénétrants du XXe siècle. Je suis en train d'en faire une autre avec Marcel LEGAUT, que je découvre mieux à travers l'ouvrage (j'en ai parlé il y a deux jours) que Thérèse DE SCOTT a consacré à l'oeuvre spirituelle de ce scientifique devenu paysan.
Marcel LEGAUT est un intellectuel de haute volée. Normalien, mathématicien, universitaire. Il a été professeur dans diverses universités (Rennes, Nancy, Lyon). Dans les années 1930, il anime à PARIS, une communauté de vie avec plusieurs de ses amis normaliens, une communauté d'étude et de prière particulièrement ascétique. Il se croit appelé à une forme particulière de vie monastique. Pour diverses raisons, il ne poursuit pas ce projet, et en 1940, peu après s'être marié, il achète une ferme dans le pays drômois de DIE, retape une vieille maison, travaille la terre, élève des moutons, tout en continuant d'enseigner à LYON. En 1942, il abandonne totalement la vie universitaire et désormais se consacrera à sa ferme, et à sa famille qui comptera vers la fin des années 1940, six enfants dont des jumeaux. Marcel LEGAUT est un chercheur, aussi bien en matière scientifique que spirituelle et religieuse. Il aura tenté, avec quelques étudiants, de montrer quel fruit l'on peut faire mûrir quand on s'adonne aussi bien à l'étude qu'au travail de la terre.
Je découvre avec bonheur, étonnement, et incrédulité, qu'en 1940, Marcel LEGAUT, a failli apprendre le métier d'ouvrier vigneron chez Gustave THIBON avec qui Gabriel MARCEL l'avait mis (l'aurait mis ?) en relation. C'est l'époque où cet autre grand penseur-paysan héberge chez lui Simone WEIL. Ainsi, je découvre que des auteurs qui me sont très chers, que, depuis des années, je fréquente avec assiduité, avec humilité, sans envie mais admiratif, auraient pu se rencontrer.
Voici la prière que Marcel LEGAUT fait pour son enfant (à l'époque où il l'écrivit, il n'en avait qu'un).
Que mon enfant, Seigneur vous aime comme je vous aime. Je ne peux pas le lui dire. Il ne pourrait pas me comprendre. Approchez-vous de lui, vous qui l'avez créé et m'avez donné de l'aimer de la paternité. Comment puis-je encore être s'il n'est pas, lui aussi, totalement vôtre ? Ne reniez pas vos oeuvres ! Soyez pour lui, mon Dieu, ce que vous êtes pour moi ! (Dans "Travail de la foi", page 36).
Mes propres enfants ignorent que je tiens ce Blog. S'ils viennent un jour à le découvrir, qu'ils sachent que j'ai fait mienne cette prière, avec une émotion indicible. Il m'est impossible d'en dire plus.

mardi 8 janvier 2008

Qu'est-ce qu'un homme grand ? (Bis)

Octobre 1940. La France est à genoux. son armée a été défaite. Des parlementaires aveugles et dépourvus de tout sens politique ont abandonné le pouvoir à un vieil homme. Pour notre malheur, pour notre déshonneur, c'est un Maréchal de France.
L'Alsace est annexé de fait. A Grendelbruch, village alsacien lové dans un fond de vallée, non loin du Champ du Feu, les soeurs qui tenaient l'école primaire ont été chassées. Des institutrices nazies ont pris la relève. Elles ont à coeur d'endoctriner les petits qui leur ont été confiés et entreprennent, dès le premier octobre, de leur apprendre à crier "Heil Hitler". Mais c'est bien mal connaître les Alsaciens que de leur prêter une échine souple. "Wiederhole, bitte ! Heil Hitler !".
Alors un petit garçon de six ans lève le doigt, et dit, en français, à la groupie du Führer "Chez nous, on dit pas "Heil Hitler" ! On dit "Loué soit Jésus-Christ !" Et la Lehrerin de répondre, en allemand "Toi, tu es ("du bist") bien une tête de Français".
Je garantis l'authenticité de l'histoire. Elle m'a été racontée par un témoin de la scène, le frère de ce jeune téméraire. Voilà, selon moi, ce qu'est un grand homme. Celui qui dit ce qu'il pense, en vérité, étiam in perilium aurait aurait dit Thomas d'Aquin. Voilà le fruit d'une véritable éducation de la conscience, voilà de l'héroïsme au quotidien. On est bien loin du pipolisme, de la consommation, des "occasions à saisir", des "testez votre libido", et j'en passe.
"Ils appelleront bien ce qui est mal, mal ce qui est bien". Nous y sommes. La conscience morale et la foi ont été confinées à l'espace privé, et l'on étale au grand jour ce qui relève de l'intimité des personnes. J'ignore combien de temps durera la décomposition. Mais j'affirme très fort que cette civilisation du veau d'or et des idoles inaugure les derniers temps.