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lundi 5 septembre 2022

BILLET DU 05 SEPTEMBRE 2022. DROITE ET GAUCHE DANS LE MÊME PANIER DISAIT DE GAULLE

 Citation du général de GAULLE, rapportée par Gérard BARDY :

"Les gens ont rarement de grands projets. Ils font de la démagogie et se servent des mouvements d'opinion. La gauche tire le haut de la société vers le bas par idéal d'égalitarisme. (...). Les socialistes sont d'éternels utopistes, des déphasés, des apatrides mentaux. Ils gaspillent la plus grande partie des crédits. (...). Je n'aime pas les socialistes parce qu'ils sont incapables. Ils sont dangereux.

(...)

"La droite est tout aussi bête. La droite, c'est routinier, ça ne veut rien changer, ça ne comprend rien. Seulement on l'entend moins. Elle est moins infiltrée dans la presse et dans l'université. Elle est moins éloquente. Elle est plus renfermée. Ca se passe dans des cercles plus restreints. Tandis que la gauche, c'est bavard, ça a des couleurs. Ca fait des partis, ça fait des conférences, des pétitions, ça fait des sommations, ça se prétend du talent."

Dans un petit livre remarquable de

Gérard BARDY. De Gaulle parle aux Gilets jaunes... et à Macron. Editions Télémaque, Paris, 2019.

Il me semble que tout est dit. Entre les péroraisons mélanchonesques, les anathèmes des écologistes, les complaisance des socialistes pour le wokisme, et la trahison incompréhensible d'une partie de la droite, nommément les LR qui ont préféré mettre Eric COQUEREL président de la commission des Finances plutôt qu'un représentant du RN parfaitement compétent pour ce poste, il y a ce que de GAULLE n'acceptait pas, l'agitation stérile de la parole et le manque de discernement des uns et des autres. Finalement nous avons ce que collectivement nous méritons : un Etat obèse, qui veut se mêler de tout et de règle aucune de nos difficultés, qui nous entraîne dans des aventures internationales où nous risquons le sort de notre patrie. Mais nous continuons à chercher, vainement, de la moutarde dans les supermarchés, alors que le canon tonne à nos portes, que tous les jours des Français se font agresser par des étrangers, souvent des clandestins, voire des prisonniers, un moment libérés et qui profitent de leur libération pour commettre de nouveaux crimes (voir le cas de l'assassin du petit Maxime : 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/evade-lors-d-une-permission-de-sortie-le-meurtrier-de-maxime-roussel-recidive-ce-que-l-on-sait-de-cette-cavale-sanglante-2606284.html). 

Et puis il y a cette jeunesse merveilleuse, silencieuse, dévouée, travailleuse qui oeuvre sans bruit au bien commun et qui demain prendra une vraie relève. J'en côtoie tous les jours. Allons, la France peut se relever. Elle le fera sans ou contre les politiciens en place. 

Un de mes livres préférés est celui de Simone WEIL : Note sur la suppression générale des partis politiques ! 


NOTE : Un fâcheux lapsus calami m'a fait orthographier PANIER en PANNIER. La faut en est que j'avais d'abord dactylographié PANNER d'où le redoublement du N quand j'ai rajouté le I.

mardi 19 novembre 2019

Mardi 19 novembre 2019. Les deux camps ou l'erreur du Préfet de police de Paris.

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CHRONIQUE DES DEUX CAMPS.
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Un préfet de devrait pas dire ça !

Il ose dire qu’il n’est pas dans le même camp que cette concitoyenne qui lui décline sa qualité de Gilet jaune. Il ose dire qu’il est du côté du manche, de la force, de la violence d’Etat. Il pouvait dire qu’il était tenu par ses fonctions de maintenir l’ordre public. Non. Il a osé dire qu’il n’était pas dans le même camp. Cet homme au visage chafouin (il n’y peut rien) autant que blindé respire la certitude qu’il a raison, l’absence de questionnement, le bon droit. Pendant ce temps, un homme qui manifestait paisiblement perd un œil. C’est terrible.

Comme le dit avec une rare élégance, monsieur LALLEMENT, le Préfet de Police de Paris, il n’appartenant pas à son camp !

Bien fait pour sa gueule, monsieur le Préfet, il n’est pas de votre camp.
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UNE CITATION QUI EXPLIQUE TOUT.
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"Sans doute dans le but compréhensible d’agir vite et fort, le président MACRON a cru que sa légitimité issue des urnes lui suffirait pour agir en maître absolu. Tout se permettre et passer en force en toutes circonstances. Jusqu’à se prétendre « maître des horloges » et donner ses ordres en majesté, en faisant fi des élus de terrain et des corps intermédiaires.
"L’histoire aurait dû lui apprendre que l’on ne gouverne pas la France en jouant une fraction du peuple contre une autre. Ainsi disait De GAULLE :
"« La France, c’est tout à la fois, c’est tous les Français. Ce n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France ! […]. C’est avec tout cela qu’on fait la France. Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, cela, c’est une erreur nationale impardonnable.
"« Une erreur nationale impardonnable », rappelle De Gaulle à Emmanuel MACRON qui n’a pas su donner de lui l’image d’un président rassembleur.
"N’y avait-il pas, au lendemain de l’élection présidentielle de 2017, un autre signal à envoyer aux catégories en souffrance, totalement ignorées pendant la campagne que la modification de l’ISF, sans aucune obligation ni contrepartie pour ses bénéficiaires ? N’eût-il pas été plus adroit d’exonérer de l’ISF les seules valeurs mobilières investies dans les entreprises françaises ?"
In
Gérard BARDY.
De Gaulle parle aux Gilets jaunes… et à Macron. (Page 32.)
"Éditions Télémaque, Paris, 2019.
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QUAND L'EXEMPLE VIENT DU MAROC.
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samedi 29 juin 2019

Samedi 29 juin 2019. Versaillais un jour, Versaillais toujours ?


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SUGGESTION.
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Très chers lecteurs, s’il est un livre que vous devez lire de toute urgence, c’est bien celui dont je vais vous donner sitôt l’auteur et le titre :

Gérard BARDY.
De Gaulle parle aux Gilets jaunes… et à Macron.
Éditions Télémaque, Paris, 2019.

Je ne me fais aucune illusion. Ce livre roboratif ne sera chroniqué par aucun des journaux bien pensants, détenus par des grosses fortunes, qui, toutes ou presque, ont aidé monsieur MACRON dans sa campagne électorale, et ne sont pas disposées à entendre siffler à leurs oreilles certains propos cinglants du général, des propos qui n’ont pas perdu une once de leur acuité, et de leur valeur prophétique. Et comme les rédactions de ces journaux sont peuplés d’imbéciles, au sein où notre cher BERNANOS l’entendait, il y a fort peu de chance qu’après avoir lu ce livre (car ils le liront), ils modifient en quoi que ce soit leurs pratiques sociales.

Dans les quelques jours qui viennent, je me propose de vous donner quelques extraits de cet auteur, gaulliste dans l’âme, gaulliste historique, doté également de ce recul et de cette courtoisie propre à des gens qui pensent.
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MAUVAISE REACTION DU PRESIDENT FACE AUX GILETS JAUNES.
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Voici un premier extrait :

"La colère exprimée dans la rue par les Gilets jaunes aux cris de « Macron démission » n’est pas une première. Tous les présidents avant lui sont passés par là et ont, à leur tour, essuyé la fronde du peuple. Pour cette raison, la réaction d’Emmanuel MACRON face à l’insurrection des Gilets jaunes demeure incompréhensible. Quand ses prédécesseurs faisaient profil bas et cherchaient les voies de la médiation, lui s’enferme dans ses certitudes et à l’Élysée, lâchant de loin en loin de petites flèches inutilement blessantes ou humiliantes.
"Bravache et sûr de lui, il n’a en aucun cas cherché à jouer la désescalade. Sous-estimant gravement la colère populaire, le pouvoir est passé de l’ignorance et du mépris à la répression et à la diversion, parfois même à la provocation." (Page 16.)
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COMMENTAIRES.
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Chers amis, je serais infidèle à ma pensée profonde, à mon admiration pour Léon BLOY et pour Georges BERNANOS, si je ne continuais pas à soutenir le mouvement des Gilets jaunes dans ce qu’il avait de pacifique (nous y reviendrons) et si je cessais de vomir cette bourgeoisie mollassonne, égoïste et peureuse qui méprise le peuple. Je suis scandalisé, littéralement scandalisé, de voir qu’une partie de la grande bourgeoisie versaillaise a préféré voter pour le parti de PONCEFRELU-PILATOQUET (il s’agit d’un sobriquet, non pas d’une injure ; après tout Victor HUGO appelait NAPOLEON III, BADINGUET, en reprenant le surnom que lui avait donné le peuple et quelques auteurs malicieux) que pour des partis plus conformes dans leur programme aux intérêts de notre patrie. Que ce soient monsieur BELLAMY, ou monsieur DUPONT-AIGNAN, ou monsieur BARDELLA, ou monsieur HAMON, ou monsieur MELENCHON, il ne manquait pas de candidats présentant de solides qualités (intellectuelles pour les uns, politiques pour les autres, nationales pour d’autres encore). Ils l’ont voulu les Versaillais, ils l’ont. Ils ont eu la trouille (qu’on me passe cette trivialité), et ils ont préféré l’ordre (acquis à coup de matraques, de LBD, de gaz lacrymogènes, d’yeux crevés) à la compassion. L’avenir leur montrera qu’ils ont eu tort. Les Versaillais d'aujourd'hui sont-ils les descendants soft des Versaillais de 1871 qui firent des milliers de morts lors de la répression de la commune ? On se le demande !

Fort justement BARDY cite, Page 81 un extrait de l’entretien que Marcel GAUCHET (un homme très remarquable) avait eu avec Pierre RAMOND et Uriel GADESSAUD, pour le Grand Continent, en février 2019.

"Dans cette mondialisation technico-économique, il y a un phénomène d’uniformisation qui ébranle gravement les manières de faire locales. […]. La déstabilisation identitaire provoquée par la mondialisation est un ressort tout à fait nouveau qui est le vrai cœur des mouvements qualifiés un peu vite de populistes."

Comprenez-bien, chers amis, que "populiste", ça fait un peu "populo", et que « c’est pas bon » pour les affaires, pour le commerce, pour les voyages, pour les vacances et tout et tout. Le "populo", c’est un empêcheur de tourner en rond… Glissons-le sous le tapis rouge des palais nationaux, et n’en parlons plus !