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samedi 17 septembre 2022

BILLET DU 17 SEPTEMBRE 2022. LA GAUCHE HASHTAG

 Je suis toujours très étonné de constater que ce sont les métropoles, dans lesquelles vivent nombre d'élites, ou de ces gens qui l'on appelle "élites", qui votent à gauche : NANTES, LILLE, PARIS, RENNES, BORDEAUX, MARSEILLE, STRASBOURG, GRENOBLE, entre autres, ont des maires qui pratiquent de curieuses ségrégation entre partisans du vélocipède, et partisans de l'automobile, amoureux de la viande rouge et dévoreurs de haricots verts,  entre défenseurs du burkini et critiqueurs de la laïcité. On n'en finirait pas de souligner ces contradictions qui soulignent à quel point de déraison en sont arrivées les classes dominantes.

Jean-Christophe GUILLUY nous donne une assez jolie explication de ces contradictions qui ne sont qu'apparentes. (Le crépuscule de la France d'en haut. Flammarion, Paris, 2016.)

"Le modèle mondialisé, dit-il, a édifié ses citadelles. Protégées par le mur de l'argent et de l'entre-soi, les classes supérieures peuvent profiter pleinement des bienfaits de mondialisation. Et ce d'autant plus que, à l'écart de la France périphérique, elles en ont oublié jusqu'à l'existence d'une France populaire et majoritaire. Une existence que le monde médiatico-politique ne risque pas de leur rappeler, tant il est conforme aux représentations des classes supérieures. Cette société de l' "ouverture au monde" est en réalité un petit monde ferme. Sûres de leurs choix économiques et sociétaux et de leur supériorité morale, les nouvelles classes urbaines fabriquent l'essentiel des représentations et du discours unique. Paradoxalement, c'est au moment où elles deviennent hégémoniques, en occupant l'ensemble de l'espace politique, universitaire ou médiatique, qu'elles perdent leur légitimité auprès des classes populaires, c'et-à-dire de la majorité. Le discours de la classe dominante n'a plus aucune prise sur le réel, il fait apparaître une France privilégiée, mais hors sol, une "France du vide". Produits des métropoles embourgeoisées, les "mouvements sociaux d'en haut" sont une parabole d'un monde fermé et vide."

Cette analyse est d'une pertinence absolue. Aujourd'hui les journaux télévisés se désolent ! Quoi, les contrôleurs aériens font la grève. Près de mille vols sont supprimés. C'est un scandale. Mais qui est frappé vraiment par cette grève, hormis quelques familles qui se préparaient à rentrer chez elles, mais avaient trouvé le moyen de faire un long voyage en avion, si ce n'est les hommes d'affaires, les ingénieurs internationaux, ou les personnes importantes. C'est évidemment dommage pour les familles empêtrées dans une longue attente. je n'en disconviens pas. Mais que dire de ces villages et bourgs qui doivent contraindre leurs habitants à faire dix, quinze ou vingt kilomètres, sans moyens de transport en commun pour  consulter un médecin ou voir un dentiste ? Comment ne pas voir qu'il y a des choses inacceptables pour nos concitoyens, l'aide inconditionnelle aux immigrants clandestins étant la face émergée des scandales en tout genre ? Que dire de ces millions d'euros déversés sur les cabinets de conseil ? La politique est certes l'art du possible, mais c'est aussi l'art du réel.

lundi 5 septembre 2022

BILLET DU 05 SEPTEMBRE 2022. DROITE ET GAUCHE DANS LE MÊME PANIER DISAIT DE GAULLE

 Citation du général de GAULLE, rapportée par Gérard BARDY :

"Les gens ont rarement de grands projets. Ils font de la démagogie et se servent des mouvements d'opinion. La gauche tire le haut de la société vers le bas par idéal d'égalitarisme. (...). Les socialistes sont d'éternels utopistes, des déphasés, des apatrides mentaux. Ils gaspillent la plus grande partie des crédits. (...). Je n'aime pas les socialistes parce qu'ils sont incapables. Ils sont dangereux.

(...)

"La droite est tout aussi bête. La droite, c'est routinier, ça ne veut rien changer, ça ne comprend rien. Seulement on l'entend moins. Elle est moins infiltrée dans la presse et dans l'université. Elle est moins éloquente. Elle est plus renfermée. Ca se passe dans des cercles plus restreints. Tandis que la gauche, c'est bavard, ça a des couleurs. Ca fait des partis, ça fait des conférences, des pétitions, ça fait des sommations, ça se prétend du talent."

Dans un petit livre remarquable de

Gérard BARDY. De Gaulle parle aux Gilets jaunes... et à Macron. Editions Télémaque, Paris, 2019.

Il me semble que tout est dit. Entre les péroraisons mélanchonesques, les anathèmes des écologistes, les complaisance des socialistes pour le wokisme, et la trahison incompréhensible d'une partie de la droite, nommément les LR qui ont préféré mettre Eric COQUEREL président de la commission des Finances plutôt qu'un représentant du RN parfaitement compétent pour ce poste, il y a ce que de GAULLE n'acceptait pas, l'agitation stérile de la parole et le manque de discernement des uns et des autres. Finalement nous avons ce que collectivement nous méritons : un Etat obèse, qui veut se mêler de tout et de règle aucune de nos difficultés, qui nous entraîne dans des aventures internationales où nous risquons le sort de notre patrie. Mais nous continuons à chercher, vainement, de la moutarde dans les supermarchés, alors que le canon tonne à nos portes, que tous les jours des Français se font agresser par des étrangers, souvent des clandestins, voire des prisonniers, un moment libérés et qui profitent de leur libération pour commettre de nouveaux crimes (voir le cas de l'assassin du petit Maxime : 

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/doubs/evade-lors-d-une-permission-de-sortie-le-meurtrier-de-maxime-roussel-recidive-ce-que-l-on-sait-de-cette-cavale-sanglante-2606284.html). 

Et puis il y a cette jeunesse merveilleuse, silencieuse, dévouée, travailleuse qui oeuvre sans bruit au bien commun et qui demain prendra une vraie relève. J'en côtoie tous les jours. Allons, la France peut se relever. Elle le fera sans ou contre les politiciens en place. 

Un de mes livres préférés est celui de Simone WEIL : Note sur la suppression générale des partis politiques ! 


NOTE : Un fâcheux lapsus calami m'a fait orthographier PANIER en PANNIER. La faut en est que j'avais d'abord dactylographié PANNER d'où le redoublement du N quand j'ai rajouté le I.

jeudi 22 décembre 2016

21 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La Libre-pensée a encore frappé, Chesterton veillait

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Non, le grand libre-penseur, quelles que soient son habileté et sa bonne foi, ne détruit pas pratiquement le christianisme. Ce qu’il détruit, c’est le libre penseur venu avant lui. La libre pensée peut être suggestive, elle peut être excitante, posséder autant qu’il vous plaira ces mérites qui viennent de la vivacité et de la variété. Mais il est une qualité que la libre pensée ne peut jamais revendiquer… la libre pensée ne peut jamais être un élément de progrès. Elle ne le peut pas, parce qu’elle n’accepte rien du passé ; elle recommence chaque fois au commencement et, chaque fois, s’en va dans une direction nouvelle. Tous les philosophes rationalistes sont partis sur des routes différentes, si bien qu’il est impossible de dire lequel a été le plus loin. […]. il n’y a que deux choses qui progressent réellement et toutes les deux acceptent des accumulations d’autorité. On peut progresser en haut ou en bas ; on peut croître régulièrement dans le sens du mieux ou du pire, mais deux choses ont eu une croissance régulière dans un domaine bien déterminé et ont avancé régulièrement dans une certaine direction bien précise, et ce sont elles seules, il me semble, qui peuvent progresser. La première est la science strictement physique. La seconde est l’Église catholique."
In
N°493.
Gilbert Keith CHESTERTON.
La sphère et la croix. Traduit de l’anglais par Charles GROLLEAU. Rivages poche, N°842.
Payot et Rivages, Paris, 2015.
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2. COMMENTAIRES.
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J’invite les deux libres-penseurs du Gard (messieurs LABBE et VIALA) qui reviennent à la charge contre le maire de BEAUCAIRE et la crèche qu’il a fait installer à la mairie, à lire ce petit passage. La Ligue de Défense des Droits de l’Homme a déjà été déboutée et devra payer 1200 euros à la municipalité. Il se trouve que les deux imbéciles, dont les noms figurent sur le circulaire en bas de ce billet, invoquent je ne sais quelles raisons, toutes plus fumeuses les unes que les autres, et dont le véritable motif est une véritable haine, viscérale, visqueuse, tordue, baveuse pour les chrétiens et le Christ, pour de nouveau attaquer cette mesure devant le Tribunal administratif.
On se demande en quoi la ligue de Défense des Droits de l’Homme se sentait bafouée par un petit bébé qui portera le poids du monde, en quoi les droits de l’homme sont piétinés par cette manifestation traditionnelle. On se demande toujours comment les deux imbéciles sous-nommés ont eu le culot de demander au Tribunal un référé suspensif !
Habitants de BEAUCAIRE, que vous soyez chrétiens ou non, faites savoir que vous ne voulez plus voir gloser ces gens qui se disent libres-penseurs et qui ne sont que de vulgaires petites mains des Loges (peut-être) et de Satan (certainement). Ecrivez à ces messieurs pour leur faire savoir votre manière de penser. Ma foi, vous pouvez tout simplement leur dire « Merde », ou ; plus charitablement, leur souhaiter de bonnes fêtes de la Nativité sur une carte postale figurant une crèche.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les pieds dans le plat !

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Michel FIELD, le censeur mou qui se cache derrière un ordre public qu’il n’est pas chargé de défendre.


Eric Zemmour chassé des ondes par un imbécile de la plus belle eau, celle que BERNANOS a dézingué dans l'allégresse la plus folle !
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Premier jugement défavorable à la Ligue de Défense des Droits de l’Homme (drôle de nom pour un organisme qui veut défendre la Liberté !)

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A propos de l’objectivité des médias ou les méthodes de désinformation.

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Encore un ange au Ciel. Les médias n’en parlent pas. C’était une petite chrétienne.

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L’acharnement des imbéciles !

Ironie du sort, l'un des requérants porte le patronyme de LABBE !

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dimanche 6 décembre 2015

06 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance : effondrement du cours de la brosse à reluire !

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Espérer contre toute espérance !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté, l'ignoble lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"La principale caractéristique du nouveau journalisme est simplement d'être un mauvais journalisme. Il est, au-delà de toute comparaison, le travail le plus informe, le moins soigné et le plus terne qu'on réalise aujourd'hui."

et

"Mais s'ils [les journalistes] s'efforcent de quelque manière que ce soit, de devenir des hommes politiques, nous ne pouvons que leur faire remarquer qu'ils ne sont même pas encore de bons journalistes."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Chapitre La modération de la presse à sensation.

Je vous avais dit que c'était le mois de CHESTERTON. Avouez qu'il est fabuleux !
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2. Commentaires.
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Le sang de nos compatriotes massacrés par des barbares est à peine effacé des trottoirs de notre capitale et du sol du Bataclan, qu'il s'élève dans la presse un concert de louanges ; elles montent comme un encens capiteux vers les princes qui ont, pour notre malheur, la responsabilité de nous gouverner. C'est à qui louera les fortes décisions de monsieur HOLLANDE, le calme impénétrable de monsieur CAZENEUVE et les mouvements de menton de monsieur VALLS. Au point que l'offre de brosses à reluire dépassant la demande, le cours de cet objet domestique s'est effondré.
Pour être juste, je dois dire ici que les mesures prises par le gouvernement sont adaptées à la situation, et qu'il n'est donc pas question de les critiquer. Mais louer ceux qui les ont fait adopter, alors que ce sont des mesures de bon sens, me semble relever de la plus basse flatterie. Louer ceux qui ont attendu ces massacres pour faire admettre l'état d'urgence par leur majorité est une flagornerie. (Il se trouve encore, à gauche, quelques frondeurs qui ne les approuvent point.) Louer l'homme qui a refusé, sur ordre des Etats-Unis, de livrer à la Russie les porte-hélicoptères que ce pays avait payés, est une honte. Ils font aujourd'hui défaut à la RUSSIE, le seul pays qui, pour l'heure, sait ce qu'il veut et le fait.
Est-ce un hasard si, à 48 heures des élections régionales, nous avons vu, au cours du même journal télévisé, monsieur BARTOLONE tout souriant, à côté d'une grossium dont j'ai oublié le nom, puis, quelques minutes plus tard, monsieur FABIUS présidant une séance de la COP21, vous savez, ce monsieur qui disait qu'Al Nosra faisait du bon boulot et qui faisait vendre des armes à des rebelles autoproclamés "modérés" alors qu'ils relèvent de la même mécanique mentale que les barbares de l'Etat islamique. A peine quelques minutes plus tard, nous avons eu droit au visage botoxé et souriant de madame ROYAL. Ce ne sont là que des coïncidences, n'est-ce pas ?
Que dire des trémoussements des responsables de la droite ? Ils sont risibles, ceux du Président SARKOZY en tête. Il ne donne pas l'impression de regretter la destruction de la LIBYE ! La gravité affectée de monsieur JUPPE fait se dresser sur ma tête le peu de cheveux qui me restent. NKM me donne des boutons...

Pour comprendre un certain nombre de choses, il convient d'adopter un point de vue non pas synchronique, mais diachronique ou historique.
La République est née en 1870 d'une défaite militaire sans appel et elle n'a pas hésité à fusiller des milliers de parisiens qui n'étaient pas d'accord avec l'idée que l'on pût livrer nos canons à l'ennemi, et se faisaient de la fraternité une autre idée que monsieur THIERS et ses bourgeois.
La guerre de 1914 a été déclarée par un gouvernement de gauche.
La guerre de 1939 a été déclarée par un gouvernement de gauche et c'est une chambre de gauche qui a voté, en pleine débâcle, les pleins pouvoirs à un vieillard.
La guerre d'Algérie a été enclenchée par un gouvernement de gauche. C'est un homme de droite qui y a mis fin. On peut contester (et je le fais) la manière dont cette fin de guerre a été obtenue, mais cette paix a permis de ne pas allonger la liste des jeunes français "morts pour la France" sur les monuments édifiés à leur mémoire.
La guerre contre l'Etat islamique est déclarée (tardivement) par un gouvernement de gauche.

Voyons maintenant la part de la droite dans la responsabilité de nos désastres. Monsieur SARKOZY, qui avait reçu quelques mois auparavant le colonel KADHAFI à l'Elysée, est responsable du chaos qui règne aujourd'hui en LIBYE, devenue un second foyer d'Etat Islamique et un important pourvoyeur de migrants. Monsieur Bernard HENRI-LEVY peut faire semblant de parader sur des barricades en carton à KIEV. Il est le prototype de l'imbécile bernanosien qui croit que les idées de VOLTAIRE ont valeur universelle et il a été un élément "intellectuel" important dans la campagne contre la LIBYE.
C'est également l'Occident qui a attaqué l'AFGHANISTAN (Soviétiques exceptés qui ont eu la sagesse de se retirer et ont laissé les afghans régler entre eux leurs affaires) et l'IRAK (avec les conséquences que l'on sait). Et les journalistes, sans aucun recul, cirent les bottes, qui de monsieur HOLLANDE, qui de monsieur SARKOZY. Misère ! Vous comprenez pourquoi le marché est inondé de brosses à reluire qui ne valent plus rien ! Effondrement des cours, vous dis-je !

Au lieu de réagir fermement, depuis des décennies contre les mosquées et imams radicaux, contre les clandestins, au lieu de donner à des rues le nom de responsables FLN dont les mains ont trempé dans le sang de nos compatriotes, au lieu, tout simplement, de faire aimer la France concrète aux Français, nos hommes politiques portent une responsabilité écrasante dans nos désastres. Mais je vois naître une jeunesse formidable ; elle relèvera notre patrie, grâce à sa lucidité, sa générosité et sa foi (voir ci-dessous).
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3. Informations diverses.
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Maesta et la Passion du Christ. A voir toute affaire cessante.

https://youtu.be/njKEo_rcC6E
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La classe d’âge la plus croyante de la population française c'est la jeunesse.

  • érosion du catholicisme dans la société française : 77 % des 18-40 ans sont ainsi baptisés (81 % de la population française), 54 % ont fait leur première communion ou leur confirmation (contre 66 %), 52 % ont été catéchisés (61 %) et 41 % ont reçu une éducation religieuse (52 %).
  • Mais si on se concentre uniquement sur les plus jeunes, les 18-24 ans, les résultats s’inversent, de façon parfois spectaculaire. C’est de loin la classe d’âge la plus croyante de la population française.

Les 18-24 ans sont 25 % à se dire « croyants et pratiquants » : un chiffre qu’on ne retrouve que chez les plus de 65 ans. De la même manière, ils sont 62 % à se dire catholiques (au-delà de la moyenne française, qui se situe à 60 %), dépassés seulement par les 50-64 ans (65 %) et les plus de 65 ans (75 %).
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Les Lumières sont en train de faiblir !

Le lundi 14 décembre à 20h30 une conférence est organisée à l’auditorium de la médiathèque d’Orléans, avec Philippe Jourdain sur le thème :
« Pour éclairer l’avenir éteignons les Lumières »

J’ai été copié ! et Je vous rappelle à cet égard mon billet : Il est temps d’éteindre les Lumières (10 octobre 2010).

mardi 14 janvier 2014

Nouvelle de la Résistance : quand notre patrie est grande, elle rayonne et quelques gloses subalternes !

Devise, ô devise !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.

Aujourd'hui, jour de gros ; vous aurez droit à DEUX citations, pour le prix d'une, une de BERNANOS et une de Léon BLOY

"Si je croyais les gens de droite capable de conquérir le pouvoir par la force, je ne prétends pas que je les encouragerais à la guerre civile, mais les politiciens de gauche me dégoûtent depuis si longtemps que je dirais sans doute : « Eh bien ! quoi, mes enfants à condition que vous ne vous conduisiez pas réciproquement comme des cochons, allez-y ! » Mais ni les gens de gauche ni les gens de droite ne sont en mesure de s’affronter réellement. Ils ne réussiront qu’à crever le grand collecteur, et l’égout commencera de vomir sa fange jusqu’à ce que l’étranger, jugeant le niveau atteint, envoie ses égoutiers, chemises brunes ou noires. Avez-vous compris, nigauds ! Depuis cinquante ans, sous les noms de progressistes, d’opportunistes, de libéraux, de démocrates, de patriotes ou de nationaux, on vous a vu perdre sur tous les tableaux, rater misérablement toutes vos entreprises." (BERNANOS, Les Grands cimetières sous la lune.)


"Je suis le mortel ennemi des extravagants et des imbéciles, que j’ai passé ma vie à combattre. Et j’entends par là tous ceux qui, comptant sur leur propre jugement de deux sous et oubliant que Dieu est le Maître, prétendent gouverner les autres en les contraignant à voir ou à penser comme ils voient ou pensent eux-mêmes, sans aucun égard pour la vocation particulière dévolue à chacun d’entre nous." (Léon BLOY, Lettre à madame X… dans Pages de Léon BLOY, choisies par Raïssa MARITAIN et présentées par Jacques MARITAIN. Mercure de France, Paris, 1951)
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2. Commentaires.

C'est avec une très intense jubilation que je vois Léon BLOY abonder la définition des imbéciles, si finement ciselée déjà par Georges BERNANOS. Les deux citations du jour appellent quelques commentaires. En premier lieu, il ne faudrait pas que les lamentables politiciens de droite s'imaginent qu'ils vont récupérer les protestations et la colère du peuple à leur profit. Les politiciens de gauche nous dégoûtent et ce ne sont pas les ridicules contre-feux allumés ici et là pour endiguer la colère des opposants (cf. manière dont France-Info présente l'Affaire GAYET ; les remarques de monsieur ASSOULINE sur monsieur Jean-François COPE) qui vont faire remonter leur champion dans l'estime des Français. Nous ne nous laisserons pas voler le succès du Jour de Colère. Nous ne nous comporterons pas comme des cochons : non-violence, détermination, discussions serrées avec les forces du désordre chargées de contenir, de mater ou de tabasser les manifestants (selon l'humeur de Manu), nous devons clairement faire preuve d'une maturité politique qui dépasse clairement ce que ces messieurs entendent par "démocratique" et qui n'est que la soumission à leurs extravagances et imbécillités.
Madame TAUBIRA, Manu GAZ euh !... VALLS, monsieur PEILLON, monsieur HOLLANDE, au mépris du bon sens et du réel entendent nous imposer avec les moyens de la violence d'état, des conceptions de l'homme dont nous ne voulons pas. Monsieur HOLLANDE, dans ses comportements, montre assez qu'il a un corps. Pourquoi veut-il dissocier le corps de l'esprit, ou plus exactement du psychisme, pour satisfaire quel appétit de pouvoir, contenter quelle loge, imposer quelle philosophie matérialiste et hédoniste ?
Ce qui est réconfortant, et voilà qui justifie le titre du billet de ce jour, c'est de constater que le peuple français a donné l'exemple d'un puissant réveil à l'Europe (Belgique, Pologne, Espagne, Italie) et même à l'Asie (Taïwan), qu'il a mis en mouvement une résistance compacte, déterminée, permanente à une vision de l'homme qui est insupportable aux gens sensés. Nous ne voulons pas que la commission européenne nous impose des directives anti-vie, LGBT, homosexualistes, pour satisfaire les pourvoyeurs de paradis artificiels, d'illusions et de très prévisibles désastres.
C'est que, figurez-vous, nous voulons vivre !
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3. Les informations sur la Résistance.

Le premier portique écotaxe visé à PARIS : vidéo.

www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=KVUhu14F_V8
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Je rappelle la publicité ; faites-là circuler !

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Le grand drapeau de La Manif Pour Tous devant le Parlement de Strasbourg.

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A ROME aussi, on proteste.


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Sentinelles/Veilleurs debout à MODENE.

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yGtY0Fwuu7U

Photo des Sentinelle in piedi de Modène.


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Sentinelle in piedi à TRIESTE, samedi.


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Les Rendez-Vous prochains.

Trentième veillée à  PARIS, le vendredi 17 janvier.

Rendez-vous à 20 heures au mur de la Paix, Champ de mars.

Dimanche 19 janvier : marche pour la vie.

Rendez-vous à 14 h 30, Place Denfert-Rochereau.

Dimanche 26 janvier : Jour de colère.

Pas de consignes précises pour l'instant. Regroupement final, Place de l'Opéra, semble-t-il.

Dimanche 2 février : La Manif pour tous.

Précisions données en temps utile.

samedi 22 juin 2013

De la République des Veilleurs, (première partie), second et très long billet du 22 juin 2013

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Ainsi que je vous l'annonçais dans le premier billet de ce jour, voici une très importante contribution d'Henri HUDE sur la République des Veilleurs. J'ai bien conscience que cet essai est très long et qu'il risque de décourager bien des lecteurs. néanmoins, en raison de son acuité et de sa profondeur, je vous demande instamment, si vous en avez le temps, de le lire entièrement. Puisqu'il comporte trois parties, je le publierai en trois fois.
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" La République des Veilleurs
Écrit par Henri HUDE
Dimanche, 09 Juin 2013 21:27
Beaucoup se demandent en ce moment (juin 2013) ce que va devenir le mouvement social né en France depuis quelques mois. Mon opinion est qu’il va durer, s’amplifier et qu’il a des chances sérieuse de triompher, c’est-à-dire d’aboutir à un renouvellement profond de la vie culturelle, économique et politique en France. Peut-être au-delà même des frontières de la France. J’en donne les raisons dans un bref essai, que voici. Celui-ci est un peu plus long que les articles que je publie d’ordinaire, mais il ne m’a pas semblé opportun de le couper en plusieurs livraisons. Il a pour titre La République des Veilleurs. L’avenir de la liberté en France. Il compte trois parties :
1. La dictature du nihilisme transgressif et le nouveau départ de la dialectique historique
2. Une nouvelle république en formation
3. L’intuition d’une future civilisation humaniste

 
1ère Partie
La dictature du nihilisme transgressif et le nouveau départ de la dialectique historique 
La compréhension des événements de France relève à mon avis de la philosophie de l’Histoire. Nous sommes en face de ce que Hegel formule dans son langage comme « la Raison dans l’Histoire ». La situation peut en effet être résumée ainsi : la dialectique de l’Histoire occidentale s’est remise en marche en France.
 Nous constatons d’abord l’épuisement progressif d’un potentiel mobilisateur et dynamisant qui faisait l’Histoire – celui de la Gauche. Nous observons même un renversement de la direction de cette force historique. Le principe de liberté se retourne peu à peu en principe de dictature. Mais surtout, nous discernons la présence, toute nouvelle, dans la conscience commune, d’une intuition créatrice nouvelle, d’une émotion créatrice nouvelle. La raison a fait un pas de plus. Et son expression politique, c’est ce que nous pouvons appeler la « République des Veilleurs ».

Un germe d’esprit qui s’épanouit en civilisation, à travers une restructuration d’ensemble, et ouvrant la perspective d’une nouvelle époque, c’est bien une révolution. Et cela n’enveloppe pas nécessairement la violence – cela dépend de l’esprit nouveau et de la réaction de l’ancien monde. L’origine d’un esprit nouveau est toujours invisible et remonte haut, mais son émergence se produit visiblement. Nous avons sous les yeux quelque chose de tel.
La Gauche, c’est-à-dire les Lumières dans l’Histoire, à la pointe de l’Histoire et la faisant, n’existe plus. Un autre principe dynamique, un autre germe spirituel est apparu. C’est ça, la Révolution. La Gauche avait représenté, pendant plus de deux siècles, le grand principe dynamique de l’histoire occidentale. La poésie épique de Hugo, la musique de Verdi, ou la philosophie de Fichte, donnent une idée de sa grandeur, qui était d’abord morale : la liberté par le devoir, la liberté comme autodétermination rationnelle au moyen du respect de la loi morale, identique à la Raison.
L’Histoire se fait ainsi aujourd’hui contre ce qui, par inertie, porte encore le nom de « Gauche », et qui agonise en faisant exactement le contraire de tout ce qu’elle avait vocation à faire, ou même en défaisant tout ce qu’avait réussi à faire, du temps où elle était vivante. Regardez, par exemple, le « politiquement correct » : « Il est interdit de penser », tel pourrait être son leitmotiv. On ne saurait trahir plus complètement la grande philosophie des Lumières.
Réciproquement, la Droite n’est plus la Droite, d’abord parce que la Gauche n’existe plus, à laquelle s’opposait la Droite, qui se définissait par cette opposition. Ensuite parce que la Gauche avait tellement triomphé, que la Droite ne subsistait que comme une Gauche tiède. Elle avait renoncé à défendre ce au nom de quoi elle avait longtemps résisté à la Gauche. Et l’opposition effective à la Gauche, pour autant qu’elle subsistait, se sentait elle-même comme vidée de Raison, rejetée hors de l’Histoire et condamnée à n’exister qu’en désespoir ou sur le mode de l’extrême.

Mais voilà que, par un renversement dialectique complet, la Gauche, ayant tué son opposition, a été privée de tout dynamisme, s’est mise à tourner en rond et, pour essayer de trouver un sens, a cédé à l’instinct de mort – se livrant au nihilisme transgressif (pour une explication détaillée de cette expression, voir plus bas). 
Et nous en étions là quand le nouvel esprit, dont nous allons parler, a surgi. Et depuis, toutes les catégories politiques usuelles sautent, tout paraît usé, creux et nul. Quelque chose de neuf émerge et aspire à se matérialiser. Mais quoi donc ? Le peuple le vit et le sent, mais il manque de mots pour dire ce qu’il vit, ce qu’il attend, ce qu’il espère. Et c’est le rôle de la philosophie que de le penser. Mais il y faudra bien du temps et tout ne sera clair que quand tout aura été accompli. En tout cas, un immense mouvement anime le peuple, doté d’une universalité supérieure, rendant un avenir à l’humanisme, traversant tous les partis. Et le pouvoir n’y voit rien, n’y comprend rien. C’est pourquoi il est condamné. Il rentre à reculons dans le néant.
 
 
C’est par rapport à ce mouvement que tous seront forcés de prendre position, et de se redéfinir. C’est pour cela que n’ont plus de sens des questions comme celles de savoir : « Comment le mouvement social doit-il se situer par rapport à tel ou tel parti de la Droite ? » ou : « Comment doit-il se rapporter à la fraction de la Gauche qui se rapproche de lui ? » Car dès lors qu’existe un vrai dynamisme historique, doté d’un vrai principe spirituel, enraciné dans la Raison, la seule question est de savoir si on est dedans, ou dehors. Ainsi donc, à terme, le PS éclatera en deux. L’UMP éclatera en deux. Le FN éclatera en deux. Etc. Et l’Histoire ira de l’avant.
En outre, il ne faut pas oublier que le mouvement pour le mariage et la famille ne représente qu’un des trois pôles de ce mouvement social nouveau où un nouvel esprit est en train de se faire jour (voir plus bas).  Le parti socialiste français, dont nous parlerons sans aucun esprit partisan, tout comme de la Gauche dans son ensemble, se trouve au pouvoir en 2013, et il y offre un exemple accompli de ce qu’est une structure morte et mortifère, dont l’esprit et la vie se sont retirés. Leurs dirigeants ne sont objectivement qu’une des factions d’une bourgeoisie libertaire et antisociale, qui alterne avec une autre, grâce au détournement des mécanismes de la représentation, permettant de faire valider indéfiniment par un peuple découragé la politique de l’oligarchie libertaire au moyen de procédures formellement démocratiques. On ne saurait mieux dire que la démocratie est à recréer, parce que la ruse a remplacé la vérité, et que tous les êtres vivants et de bonne foi ont leur place et leur vie dans le mouvement qui nous conduit vers la nouvelle République.
Une République nouvelle en France ne se définit pas d’abord par un numéro 6, ou 7, ou par une réanimation d’idéologies tombées dans le coma. La République nouvelle est celle qui prend de nouveau au sérieux l’idée de la liberté absolue, sans aller la chercher dans la rapacité infinie, la transgression et la mort. La République nouvelle est une nouvelle veille des esprits dans la cité. Elle est la République des Veilleurs. 
 
 
Ces dirigeants du PS ne sont pas socialistes, mais individualistes. Non pas ouvriers mais bourgeois. Faisant une politique ultra-libérale au niveau global, et pratiquant en même temps un socialisme régional ou municipal difficile à différencier d’un simple clientélisme. Non pas libérateurs mais dogmatiquement libertaires et très intolérants. Non plus moraux mais sans éthique, et plus moralisateurs que jamais. Non pas rationalistes, mais ayant renoncé à toute philosophie sérieuse au profit du nihilisme transgressif (où se cristallise en concepts le simple arbitraire individualiste). Là est le point important, celui auquel va s’appliquer le travail de remise en cause, celui dont la négation fait surgir la nouveauté imprévue.

Le nihilisme transgressif est devenu la doctrine officielle de ce Gouvernement, et d’une grande partie de la classe politique. Il est le contraire même de toute pensée éclairée de la liberté. Il est contraire à toute conviction républicaine substantielle. Or, non seulement le Gouvernement de la France, aujourd’hui, a adopté cette philosophie nihiliste et transgressive, mais il a entrepris de l’imposer de force à toute la jeunesse de la nation. Pour bien comprendre à quel point la Gauche, ardente ou tiède, s'est muée en son contraire, il convient de vérifier avec soin s'il est vrai, ou pas, que le nihilisme transgressif peut exister sous deux versions : la première serait celle du "Surhomme", la seconde celle du "Dernier Homme".

Le nihilisme transgressif du Surhomme est celui du national-socialisme. Le nihilisme transgressif du "Dernier Homme" est celui de l'idéologie libéral-libertaire. L'un préfère la violence, l'autre la ruse. Mais, c'est la même philosophie, et c'est toujours le même homme, qui veut détruire l'Homme, et montre la même fureur de mise au pas et d'uniformisation (Gleichschaltung) de la société libre.

La différence, c'est que le premier nihilisme appartient, selon l'expression de Nietzsche, à une "superbe bête blonde", en pleine santé, qui adhère à son destin de mort, pourvu qu'elle soit héroïque et grandiose ; le "Dernier Homme" est plutôt comme un vieillard égoïste qui, selon l'expression de La Bruyère, "achèterait un instant de survie au prix de l'extinction du genre humain". L'un comme l'autre ne veulent pas que rien puisse leur survivre. Celui qui se croit Surhomme est un guerrier criminel, qui rêve de belle mort. Le Dernier Homme est un administrateur suicidaire et gris, qui rêve d'euthanasie, de décroissance et parfois même d'extinction du genre humain.
La Gauche en France s’était identifiée à la liberté pratique – à la politique de Rousseau, et à la morale de Kant, qui en était l’intériorisation [1]. La liberté « pathologique », ayant rejeté la Raison transcendantale et la morale de l’obligation des grandes Lumières, mais restant travaillée par le besoin humain d’inconditionné et d’absolu, ne trouve d’horizon que dans la transgression et dans le toujours plus de transgression, à la limite, un jour, dans la violence et la cruauté.

Or la Gauche du nihilisme transgressif, tout en gardant parfois une phraséologie kantienne, renonce totalement à la rigueur morale effective et à l’exigence civique. Elle s’identifie à une liberté que Kant aurait appelée pathologique et donc au droit du plus fort. 
La Gauche nihiliste et transgressive n’a pourtant pas oublié les lois de la politique pure. Elle sait que la conservation de l’initiative est la condition de la conservation du pouvoir. Ayant perdu tout critère et tout dynamisme ascensionnel, renonçant à toute sublimation culturelle, elle se livre à la fois à l’instinct de plaisir et à l’instinct de mort, et choisit d’appeler « nouvelle civilisation » la descente en vrille dans cette barbarie. Elle fuit en avant pour tenter de garder le pouvoir dans un monde qui lui échappe. Elle choisit une voie de démesure, mêlant prosélytisme et dictature. Mais, cette fuite en avant est ce qui à la fois la condamne à n'être plus que du passé, et ce qui fait surgir sa négation sublime.
 
 
Comme il reste toujours quelque part dans l’esprit humain un bout d’idée d’Absolu, cette liberté de transgression, rejetant la Nature, Dieu et la Raison, ne peut se fonder que sur l’absolu du Néant. Morale d’immoralisme transgressif libertaire et métaphysique nihiliste : telle est bien désormais la doctrine officielle. Ce nihilisme transgressif devient le noyau d’une culture officielle qui prétend installer une République nihiliste et une République de la transgression, et uniformiser le pays entier sous son contrôle, avec une agressivité et une intolérance qu’on n’avait plus connue à ce degré depuis bien longtemps. Par ce regain d’autoritarisme, le nihilisme du Dernier homme risque de fusionner un jour avec celui du Surhomme, dans un goût transgressif et non moins libertaire de la volonté de puissance.
Par habitude, la Gauche morte entretient une fausse conscience et un discours creux, comme si on était encore aux temps héroïques du jacobinisme, ou aux temps généreux du Front populaire. Mais sa rhétorique, vidée de tout son sens moral et traditionnel, couvre désormais exactement le contraire de ce qu’elle exaltait autrefois – tout comme les discours d’Hitler reprenant la philosophie de la SDN et invoquant le droit des nations à disposer d’elles-mêmes couvraient en réalité son contraire, un impérialisme bestial. Ainsi la honte fait rougir tous ceux qui aimaient sincèrement la Gauche et l’inquiétude grandit chez tous les Français. C’est dans ce contexte qu’on se met à parler de Résistance en France, avec un grand « R ». L’acception héroïque et historique de ce vocable est en train de revenir en usage. 
 
 
Le nihilisme transgressif haut de gamme, c’est la philosophie de Nietzsche. Certains lobbys aux Etats-Unis ont popularisé un « leftist nietzscheism », récupérant la philosophie de Nietzsche. En mal de reconnaissance et d’autojustification, ils ont estimé [2] qu’un certain mode de vie ne pouvait être justifié et légitimé que sur la base d’une métaphysique nihiliste récusant à la fois Dieu, la Nature et la Raison comme possibles instances normatives. Bien plus, la moralité devait s’identifier au rejet transgressif de ces mêmes instances. A cause de ce besoin d’autojustification, la philosophie qui fut celle de l’ultra-extrême-Droite politique européenne est devenue la philosophie de référence de l’ultragauche sociétale américaine, puis mondiale. Cette ultragauche sociétale étant par ailleurs, dans le même temps, devenue bourgeoise, oligarchique et impériale – et cet amalgame étant arbitrairement qualifié de Démocratie avec un grand « D »."
 
[1] Ou, inversement, à la morale de Kant et à la politique de Rousseau, qui en était l’extériorisation.
[2] Ce qui est très subjectif. Platon spécule sur le sujet, dans le Banquet, sans avoir recours au nihilisme.
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La seconde partie de cette contribution sera publiée dans le prochain billet.
 
 

mercredi 21 juillet 2010

Réflexions sur un commentaire

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J'ai très longuement réfléchi après le commentaire que cette amie avec qui j'avais déjeuné la semaine dernière a fait sur le billet qui concernait nos échanges sur la "droite" et la "gauche". Elle y disait que quelle que soit l'opinion que j'émets, je finis toujours par conclure "à droite", c'est-à-dire dans le sens de la conservation.
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Ainsi que mes lecteurs le savent, je suis biologiste. Pendant toute ma carrière professionnelle je me suis intéressé aux phénomènes extraordinaires qui caractérisent la vie et la rendent si merveilleuse. Ce qui caractérise un être vivant, c'est la croissance, c'est à dire cette capacité à augmenter par sa propre activité sa masse de matière dite vivante, d'une part, et à se multiplier, de l'autre. Pour que cette croissance puisse se développer harmonieusement, il faut que les phénomènes qui la déterminent et qui sont nombreux, soient d'une part intégrés les uns aux autres, et d'autre part qu'ils soient prédictibles et reproductibles. En d'autres termes, d'un être vivant à un autre être vivant de la même espèce, les processus biochimiques essentiels sont les mêmes. Et ils sont les mêmes dans leurs descendances respectives. Le propre de la vie est donc la reproduction conforme. Il est un deuxième aspect qui souligne l'élan extraordinaire avec lequel cette vie tend à se perpétuer identique à elle-même au sein d'une espèce donnée, c'est celui de l'hybridation. Des espèces différentes, mais voisines, peuvent à la rigueur hybrider (ainsi un cheval et un âne peuvent-ils engendrer un mulet, un tigre et un lion, un tigron). Mais les hybrides sont TOUJOURS stériles, comme si la vie s'interdisait des fantaisies qui feraient dévier de leur route les espèces multiples qui se sont développées depuis l'origine du monde.
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Tenons donc pour acquis que la vie est essentiellement stable. Mais, car il y a un mais, il peut apparaître au cours de la reproduction des mutations. (a) dans la nature, ces mutations sont toujours aléatoires ; (b) elles sont de trois types. Premièrement, il y a des mutations avantageuses qui apportent un avantage sélectif au mutant (il croît plus rapidement, ou bien est plus résistant à l'environnement, par exemple). Deuxièmement, il y a des mutations neutres. Elles n'apportent rien de bien particulier, et elles sont conservées parce qu'elles ne perturbent pas la survie de l'espèce (on peut penser que de nombreux caractères portés par des gènes existants sous diverses formes dites alléliques résultent de ce type de mutation ; la couleur des yeux est sous la dépendance d'un gène de ce type). Enfin, et nous le savons hélas trop bien, il y a des mutations délétères qui déterminent des maladies, des malformations, voire la mort (la mutation est alors dite létale (on ne doit pas dire léthale ; c'est une faute d'orthographe et un non sens étymologique).
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Est-il possible d'assimiler la société à un organisme vivant ? C'est la thèse que soutenaient des chercheurs comme Pierre TEILHARD de CHARDIN. Sans aller jusqu'à l'identification totale, on peut penser que l'analogie entre un organisme vivant et la société humaine est fondée en raison. Et de fait, on observe, au moins dans les sociétés primitives ou moins "développées" (c'est ce que disent les soi-disants "savants", les "observateurs" et les journalistes), que les formes d'organisation sociales tendent à la conservation de la société et au maintien en son sein d'un ordre qui en assure la paix et un certain confort. Ces sociétés évoluent lentement, mais elles évoluent. Car il y a des mutations essentiellement techniques qui leur font faire des sauts extraordinaires : la découverte de la poterie, au néolithique, du bronze deux millénaires avant J.-C., du papier, en Chine 5 ou 6 siècles après J.-C. sont de ces mutations, parfaitement dues au hasard, et conservées grâce au sens de l'observation de nos lointains ancêtres.
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Et puis il y a les mutations imposées ou quasi imposées Certaines gardent un caractère aléatoire. D'autres non. Les mutations de la Révolution, les mutations de la Révolution Culturelle en Chine, et de toute autre sorte de Révolution, sont des mutations imposées, non aléatoires, dépendantes d'une idéologie et d'un système. Les mutations imposées, aléatoires, sont souvent dépendantes de sauts technologiques, dont la propagation par les médias, la publicité, et les grandes firmes internationales, pour des raisons économiques dans ce cas, provoquent des changements sociaux considérables : ainsi de la pilule contraceptive, ou d'internet, ou du téléphone mobile, plus anciennement de l'électricité ou de l'automobile.
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Je suis donc classable à droite, parce que je pense que le premier devoir d'un homme politique est d'assurer la conservation de la société dont il a la charge, fut-elle partielle. Bien entendu, cela ne veut pas dire qu'il faut rester immobile, mais simplement qu'il faut discerner les possibles effets des mutations sociales : toutes celles qui dépendent d'une idéologie, hélas, ont des effets imprévisibles sur le moyen terme, et encore plus sur le long terme. Celles qui dépendent d'un saut technologique ont sans doute des effets plus faciles à imaginer, encore que nous ne savons absolument pas ce que l'usage intensif, réitéré, de la pilule contraceptive, aura comme effet sur la fertilité humaine et sur la démographie. L'exemple de la Chine et des avortements destinés à prévenir la naissance d'une petite fille l'indique à l'envi, quoique cet exemple ne tienne pas à l'usage de la pilule contraceptive, mais au développement de l'échographie prénatale : il y a dans la province du SHANDONG 130 naissances de garçons pour 100 naissances de filles (le ratio naturel est de 104-105 garçons pour 100 filles). Que deviendrons ces garçons à l'âge nubile ? Iront-ils se battre pour trouver une femme ? Curieux pour un pays qui il y a 1000 ans pratiquait très largement la polygamie...
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Je conclus donc à l'intention de ma très chère amie : si être à droite consiste à se soucier de l'avenir de l'espèce humaine, je suis à droite. Mais j'aurais avec elle un plus long échange par courriel.
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samedi 17 juillet 2010

Gobineau, toujours

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Nous étions au premier étage d'un restaurant italien. Je déjeunais avec une très chère amie et sa cousine. Conversation pétillante sans être superficielle, profonde sans être ennuyeuse, savante sans être cuistre. Tout à trac, cette amie, qui lit assez régulièrement mes billets, me dit : "Finalement vous êtes un homme de droite." Silencieux d'abord, je regardais un moment couler la Seine qui scintillait sous le soleil radieux. Je ne savais que répondre, et me défendis mollement contre ce jugement (qui ne semblait pas correspondre à ce que je pense être vraiment). Je n'y décelais même pas cette teinte d'accusation voilée si chère à nos têtes pensantes et politiquement correctes. C'était un constat. Après tout, on peut être classé de droite ou de gauche sans pour autant être infâme.
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Et puis le mot dans ma tête a fait son chemin. Ces catégories, issues tout droit de la Révolution, puis de la République de laquelle elle fut engendrée, me paraissent complètement inadaptées à l'homme concret. Certes, elles correspondent à des systèmes politiques et idéologiques, auxquels nous sommes obligés de nous référer par la force des choses, celle des partis et des élections. Mais je déteste le conservatisme petit bourgeois qui semble marquer certaines personnalités emblématiques dites de droite ; et je vomis la haine qui suinte de tous les pores de la peau de certains hommes et femmes politiques dits de gauche. Bien entendu, je m'efforce de ne pas généraliser. Il y a de part et d'autre des responsables politiques très respectables. Mais ils se réfèrent à une idéologie, à un parti. On sait ce que Simone WEIL pense des partis. Elle m'a entièrement convaincu de la justesse de ses analyses.
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J'en étais là de mes réflexions, lorsque, hier, rangeant l'invraisemblable amas de livres qui dorment dans un box, faute de pouvoir être logés chez moi, je tombe sur un ouvrage remarquable du Comte Arthur de GOBINEAU, Les Pléiades. Il n'y a pas de hasard. Combien de fois l'ai-je dit dans mes billets ! Non, il n'y a pas de hasard. Ce roman met en scène des personnages très divers de par leur origine sociale, leur culture, leur métier. Mais tous sont des Pléiades, c'est-à-dire des gens qui habitent leur vie, et portent à leur plus haut degré les dons qu'ils ont reçus du ciel. Et je me disais (a) que je partage l'analyse du Comte ; (b) que le but de toute politique est de permettre à tous de faire partie de cette constellation brillante. Alors, j'extrais, pour votre plaisir et votre réflexion, ces quelques pensées, avant de les commenter, en y apportant quelques bémols dans certains de leurs aspects qui peuvent paraître choquants s'ils ne sont pas éclairés.
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"On n'est pas grand, on ne le devient pas, quelque effort qu'on y fasse, quand on est pas heureux. Être heureux, c'est une vertu et une des plus puissantes."
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Et plus loin, ceci :
"Le monde moral est en tous points semblable à ce ciel étoilé dont s'arrondissent en ce moment les magnifiques profondeurs. Mon regard n'y découvre, n'y cherche, n'y veut voir que les êtres étincelants qui, le front couronné de scintillements éternels, se groupent intelligemment dans les espaces infinis, attirés, associés, par les lois d'une mystérieuse et irréfragable affinité... constellations, réunions, groupes, soit fixes soit errants, cela seul est digne d'admiration et d'amitié... cette idée présente, toujours, dans tous les siècles, sous toutes les formes de sociétés... à la pensée des honnêtes gens, des gens de conscience et de puissance, des hommes qui savaient penser et exécuter, et qui n'ont jamais manqué, en s'isolant de la foule, de se qualifier de Pléiade."
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Je tiens pour acquis que la division de la société en "classes" est un moyen absolu d'empêcher les Pléiades qui les habitent de se reconnaître et d'entraîner l'ensemble du corps social par la réunion de leurs vertus. Je tiens pour non moins évident que multiplier les prestations sociales à nombre de nos concitoyens, revient à leur ôter la dignité d'une relation symétrique avec tous ceux qui n'en bénéficient pas. Il n'y a pas trente-six moyens de rentrer en relation avec l'autre ; il n'y en a qu'un qui consiste à le considérer comme son semblable absolu et à établir avec lui des échanges de sujet à sujet, et non pas de sujet à objet, comme c'est hélas trop souvent le cas. Comment peut-on, sauf à être membre d'une Pléiade, reconnaître à l'autre sa dignité de sujet quand on l'abreuve d'une montagne de papiers à remplir, à un guichet servi par un fonctionnaire qui trouve son pain en assurant à grand peine celui des pauvres ? Cela est impossible ou demande un effort sur soi-même considérable. Il y a sans aucun doute des pourvoyeurs de prestations qui joignent à la considération pour l'autre une grande délicatesse. Et c'est en cela qu'ils sont grands. Tous devraient l'être. Même raisonnement pour tous les professionnels, tous les métiers, toutes les fonctions sociales.
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Bien entendu, une Pléiade n'attend pas d'être sollicitée pour partager, ni de voir sa sensibilité ébranlée par des médias pleurnichards pour voler au secours de la misère, et soutenir de son vote, l'homme qui propose de justes solutions pour répartir équitablement les richesses. L'homme concret, il le voit ; les communautés naturelles, il les voit, les aime, les respecte et les défend : famille, commune, province, corps de métier, etc.
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Une Pléiade ne confond pas le plaisir et le bonheur : il est des moyens d'être heureux, sans avoir de Mercédès ni de château, ni de majordome (dangereux, ça, un majordome), ni de comptes en banques dispersés un peu partout. Mais il sait qu'il n'est pas possible de donner sa mesure sans avoir une idée juste du bonheur, mélange subtil d'une nature dont les besoins matériels essentiels sont satisfaits et d'un esprit qui trouve sa joie dans la contemplation de la nature, l'art et la beauté, l'amitié, l'amour. Voilà des énergies renouvelables... Et c'est mieux que le vent, non ?

mardi 9 février 2010

De Gaulle, un grand Français

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Du général De Gaulle, cette citation
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"La France, c'est tout à la fois, c'est tous les français. Ce n'est pas la gauche, la France ! Ce n'est pas la droite, la France ! Prétendre faire la France avec une fraction, c'est une erreur grave. Et prétendre représenter la France au nom d'une fraction, c'est une erreur nationale impardonnable. Je ne suis pas d'un côté, je ne suis pas de l'autre, je suis pour la France."
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Je vais vous dire : moi aussi !
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Et par conséquent, je regrette qu'il n'ait pas été possible d'organiser un débat serein sur la question de l'identité nationale, un débat sans accusation d'arrière pensée de qui que ce soit, sans soupçon de machiavélisme, sans idée de récupération électorale, du Front National pour les uns, des Français d'origine étrangère pour les autres. Ce qui est en jeu est d'un tout autre ordre. Il dépasse l'écume des joutes politiques, des jeux et des jours. Hélas, personne ne semble s'en apercevoir, pas même les sondeurs, qui a coup de questions tronquées parviennent à faire dire aux Français très exactement le contraire de ce qu'ils pensent.
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