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lundi 30 septembre 2013

Qui manipule qui ?

Je viens de trouver sur le site de l'Observatoire de la christianophobie (que madame Caroline FOUREST, inquiète de la montée en puissance d'un intégrisme catholique, devrait consulter plus souvent) l'article ci-dessous. Je vous le livre, comme l'observatoire le fait lui-même, avec les précautions d'usage, notamment parce que la radio qui a diffusé l'interview en arabe de Mère Agnès-Mariam a des propriétaires inconnus ou suspectés de complaisance avec le régime syrien en place et avec les iraniens... Mais tout de même, cet article mérite réflexion ; je prie les auteurs du site d'excuser la liberté que j'ai prise avec eux de publier cet article, et j'invite mes lecteurs, non seulement à visiter ce site, mais aussi à s'abonner à la réception de ses articles :
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Le blogue Comité Valmy a publié le 27 septembre la retranscription en français d’un entretien accordée par la Mère Agnès-Mariam de la Croix à la chaîne de télévision en langue arabe Al Mayadeen. Cette chaîne, lancée en juin 2012 pour contrer l’influence de chaînes comme Al Jazeera (du Qatar), émet depuis Beyrouth. Ses financiers sont inconnus. Si la direction de la chaîne soutient que ses actionnaires sont des hommes d’affaires arabes, d’autres sources occidentales insinuent qu’elle serait une propriété conjointe entre les Iraniens et un cousin de Bachar Al-Assad… Comme d’usage, dans cette situation moyenne orientale où l’épineux le dispute au mystérieux, il convient de recevoir les propos de la supérieure du couvent Saint-Jacques le Mutilé (Syrie) avec bienveillance et prudence. Ils reviennent sur l’affaire du bombardement chimique de Ghouta – l’oasis de terres cultivées qui entourent au sud et à l’est la ville de Damas – et apportent des informations plus que surprenantes. Les voici…
« Les habitants de la province de Lattaquié m’ont informée avoir vu leurs enfants dans les vidéos sur la Ghouta, filmées par les miliciens armés », a-t-elle dit dans une interview avec la chaîne de télévision al-Mayadeen [la religieuse accompagnait l’équipe des inspecteurs de l’ONU lors de leur deuxième visite à Damas] « le premier motif de son action était au début humanitaire, et la veille de l’attaque chimique dans la Ghouta nous étions à Damas. Nous avons vu de nos propres yeux ce qui a eu lieu à Maadamiya. Donc, s’il y avait eu des morts, des victimes et des blessés, on aurait remarqué ceci immédiatement. Mais cette nuit, aucun mouvement inhabituel n’a été enregistré. Les gens ici sont tous des voisins et se connaissent. Les habitants de la Ghouta qui se sont déplacés vers Damas n’ont pas été paniqués par un événement de cette ampleur, surtout que les informations de presse ont fait état de 1 400 morts et de 10 000 blessés dans une petite zone. Nous n’avons pas entendu non plus les ambulances. Tout était calme cette nuit (…) Telles étaient mes premières remarques, et lors de mon voyage en Malaisie, j’ai été en contact permanent avec les habitants de Lattaquié. Le 4 août, les groupes armés ont ravagé 11 villages dans la province de Lattaquié. Les médias occidentaux ont parlé d’une avancée de l’opposition syrienne, alors qu’un véritable carnage avait eu lieu. Nous avions dressé des listes comprenant les martyrs de la province de Lattaquié et les disparus. Les groupes armés avaient kidnappé 115 personnes dont 65 enfants de moins de 15 ans. Au cours de mon voyage, j’ai appris que des parents de la province de Lattaquié ont reconnu des enfants enlevés de la même région qui sont apparus dans les images diffusées sur les victimes des armes chimiques présumées dans la Ghouta.  Les Américains ont choisi 13 films parmi les vidéos présentées par les groupes armés et les ont qualifiés de sûrs (…) « J’étais en contact avec des journalistes allemands, je leur avais dit que je suis incapable de déterminer la date et le lieu de chaque film. Ils m’ont envoyée une liste de 43 films dont les premières vidéos. Ma surprise était grande à la vue des mêmes enfants repris dans au moins quatre ou cinq vidéos. Je me suis dit que ce qui se passe est anormal. Quand je me suis approfondie dans l’étude de toutes les vidéos sur des attaques chimiques présumées, je me demandais à chaque fois : d’où cherchent-ils tous ces enfants ? Où sont leurs parents ? Est-ce possible qu’une mère abandonne ses enfants ? Il est normal qu’un ou deux enfants disparaissent, mais perdre ce grand nombre d’enfants ceci suscite des interrogations (…) Toutefois, j’ai une bonne nouvelle : les enfants étaient anesthésiés, la preuve en est que tous les enfants étaient calmes à l’exception d’un enfant qui pleurait. On aurait administré à ces enfants plusieurs types d’anesthésiants pour donner l’impression qu’ils sont morts. Quant aux jeunes tués, je pense qu’ils sont des éléments des groupes armés qui ont joué le rôle de comparse. S’ils étaient morts, on aurait vu ce nombre élevé de victimes enterrées dans les tranchées énormes creusées pour contenir entre 300 à 400 dépouilles. Mais seules 8 corps y ont été enterrés. Nous n’avons pas vu ceux qui enterrent. S’il y avait vraiment 1500 corps, où seraient-ils alors ? Nous sommes de plus en plus convaincus que ces vidéos n’ont pas été filmées le 21 août. Elles ont été postées sur internet en ce jour et ceci nécessite plus de preuves ».
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Quand on lit tous ces détails qui ont la couleur du factuel, on se demande qui manipule qui. Monsieur HOLLANDE (RODOMONT-NORMAL Ier) voulait faire la guerre à BACHAR EL-ASSAD. Il ferait mieux de se documenter avant de dire et de faire ce qui semble être aventureux et problématique. A son actif, toutefois, la rencontre avec le Président iranien à l'ONU. Il me semble que la crédibilité de mes opinions et de mes jugements m'impose de ne pas critiquer systématiquement monsieur HOLLANDE (que je crois très redoutable et très pervers), mais de reconnaître dans ses actions ce qui est bon quand effectivement ça l'est.
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lundi 9 septembre 2013

L'infirmerie se moque de l'hôpital

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Malgré les appels réitérés de nombreux évêques et patriarches des Eglises d'Orient, qu'ils soient catholiques, orthodoxes, coptes ou arméniens, sans compter de nombreux responsables religieux occidentaux, suppliant les matamores de ne pas attaquer la SYRIE, monsieur OBAMA et monsieur HOLLANDE ont donc en tête l'idée d'attaquer (brièvement disent-ils) les installations sensibles détenues par monsieur BASHAR EL ASSAD, pour le punir d'avoir utilisé des gaz toxiques contre la population civile.
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Certes, il est épouvantable de tuer sa propre population de cette manière barbare, mais on ne voit pas en quoi les bombes à fragmentation, les obus de mortier, les obus au phosphore présentent une supériorité morale sur ces moyens abominables. Du reste, il serait bon de rafraîchir la mémoire de ces défenseurs des droits de l'homme. Les concepteurs de l'arme chimique sont les Conventionnels de la Révolution. Dès 1793, (renseignements tirés du livre de Reynald SECHER et de celui de Simone LOIDREAU), un certain PROUST, pharmacien à ANGERS a inventé une boule qui, d'après ses dires, contiendrait "un levain propre à rendre mortel l'air de toute une contrée". On pourrait, suggère-t-il, détruire la Vendée par ce moyen expéditif. Il semble que la Convention ait dépêché des représentants en mission pour se renseigner. Mais des essais réalisés sur des moutons, (dit Reynald SECHER) ne sont pas très concluants. Le boucher de NANTES, CARRIER, propose alors d'empoisonner les puits par de l'arsenic. Le 22 août 1793, SANTERRE supplie le ministre de la Guerre de lui envoyer "des mines !... des mines à force ! des fumées soporatives et empoisonnées", preuve que ce moyen était sinon au point du moins envisagé. Puis ROSSIGNOL demande au Comité de Salut Public de lui envoyer le chimiste FOURCROY (et dire que ce dernier a une rue à son nom à PARIS) pour étudier les solutions qui pourraient être mises en œuvre dans ce domaine. SANTERRE d'expliquer en effet : "Par des mines, des fumigations ou autres moyens, on pourrait détruire, endormir, asphyxier l'armée ennemie". Dites-moi un peu, n'était-ce pas là le but recherché à DAMAS ? Car si le sarin a tué ces innocents civils damasquins, que dire des villageois vendéens brûlés vifs, coupés en deux vivants, mitraillés par les colonnes infernales en Vendée, faute d'avoir pu être empoisonnées par ces fumigations ? N'était-ce pas, comme en SYRIE, une abominable guerre civile ?
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Alors, vous, les messieurs PEILLON, HOLLANDE, LE DRIAN et autres hauts responsables de l'exécutif, vous qui vous offusquez à juste titre de l'horreur de ces moyens chimiques qu'aurait utilisé le régime en place à DAMAS, pourquoi persistez-vous à vouloir présenter la Révolution française à nos enfants comme l'horizon  insurpassable du passé, comme le moment libérateur à partir duquel s'est levée la liberté. La liberté ? Vraiment ? Elle s'est levée sur un monceaux de cadavres, des cadavres de nos compatriotes, et pas un seul moment, vous ou vos prédécesseurs n'ont exprimé le moindre regret, le moindre sentiment de compassion pour ces innocents qui ne voulaient qu'une chose : vivre libres en suivant la voix de leur conscience. Les hommes qui ont anéanti la Vendée et permis à la "République" de s'installer en France n'ont pas hésité à utiliser, pendant toute l'année 1793, des charretées de soufre pour asphyxier les villageois et brûler les villages et vous osez donner des leçons aux héritiers de ces monstres, qui en vérité sont vos frères éloignés ? Mais vous ne manquez pas de culot, à défaut d'avoir de la mémoire. Vraiment, c'est l'infirmerie qui se moque de l'hôpital ! Pour que vos initiatives se parent d'un commencement de légitimité, il conviendrait d'abord que vous balayassiez devant votre porte et reconnussiez, en les déplorant PUBLIQUEMENT, ces horreurs nationales. Mais il faudrait alors débaptiser les Lycées qui portent le nom de MICHELET. Lui, il n'a pas hésité à légitimer ces crimes avec la plume flamboyante qu'on lui connaît et il semble bien être en odeur de sainteté républicaine dans les couloirs du ministère de l'éducation dite nationale.
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Tous ces détails, vous pouvez les trouver dans le livre de Reynald SECHER, La Vendée-Vengé (sic), PUF, Paris, 1986.
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C'est très clair : la France ne doit pas attaquer la Syrie. Les soi-disant "combattants de la Liberté" sont pour la plupart des islamistes d'une rare barbarie (notamment les combattants Tchétchènes). Et leur premier souci quand ils arrivent à s'emparer de villages chrétiens consistent à en massacrer tous les habitants. Je ne vous montrerai pas la photo du cadavre de cette jeune fille, si souriante et belle de son vivant, qui a été torturée, violée et tuée, avec pour toute sépulture, un très grand crucifix fiché dans sa bouche déchirée. Mais si ce sont ces gens-là que l'on veut sauver, alors qu'on ne compte pas sur nous !
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Nous devons donc continuer de résister non seulement aux lois iniques, mais aux initiatives d'un pouvoir parfaitement incapable de ramener la paix civile, la prospérité et, par dessus-tout, l'espérance. J'ai au dernier moment retiré à ce billet le titre inaugural des nombreux et récents articles que je vous donne à lire ; mais croyez-le bien, le titre inaugural est bien là, énorme, muet, accusateur : il s'agit bien de résister à l'idéologie, et par dessus-tout à l'idéologie se disant droit-de-l'hommiste si chère à ces donneurs de leçons !