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mardi 7 mai 2019

Mardi 07 mai 2019. Mes chroniques : souvenirs, notre-dame, copinage et autres nouvelles


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CHRONIQUE DES CINGLÉS.
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Un homosexuel accusé d’homophobie !

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CHRONIQUE DE NOTRE-DAME.
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Et voilà que ça commence ! 
Cette initiative donne du poids à certains aspects de la vidéo de monsieur Éric PERROUD, dont je vous vous ai donné le lien.


La flèche de Notre-Dame était ancienne.


Mais il y a des jeunes chrétiens, enthousiastes, généreux, chastes et donnés !

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CHRONIQUE DU SOUVENIR.
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Souvenons-nous qu’à la Révolution, des dizaines de prêtres et de religieux ou religieuses ont été tués. 
Pensons aux martyrs d’Orange (j’ai fait un billet il y a quelques années sur ces religieuses guillotinées sans procès.


Un bel article sur ce douloureux passé.

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CHRONIQUE DU MENSONGE D’ÉTAT.
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Les mensonges de monsieur CASTANER dévoilés !


Les Gaulois sont de plus en plus réfractaires. Lire absolument cet article de Causeur.


Et aussi celui-là !

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CHRONIQUE DU COPINAGE.
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BHL… Ô BHL, toi sans qui la vie serait tout de même plus belle !


Ô Smalto, toi sans qui Jacques ne serait pas si élégant !

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CHRONIQUE DU MENSONGE MÉDIATIQUE !
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Il paraît que 23 % ça pourrait être moins que 21,5 %

Voir la figure et lire le lien.
Pour être honnête, il faut souligner que l’existence de la virgule (ô bienheureuse virgule) après 21 explique que la barre soit plus longue. Mais n’y avait-il pas un autre moyen de présenter ces résultats ?


dimanche 23 août 2015

23 août 2015. Habitants d'Avignon, n'oubliez pas les massacres de la Glacière ! Deuxième billet de ce jour

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Le massacre de la Tour de la Glacière en AVIGNON est consécutif au lynchage de LESCUYER, un ardent «patriote», d’origine picarde, qui avait dans l’idée de piller le trésor des églises d’AVIGNON, ce qui n'était pas du goût de la population. Le récit que MICHELET fait de ce massacre est celui d’un esprit partisan (il ne nomme aucune des victimes, ni leur origine sociale, s'étend longuement sur les coups portés à LESCUYER mais ne dit rien de ceux que l'on a infligé aux pauvres massacrés), et il semble excuser l’acharnement et la barbarie des massacreurs en les mettant au compte d’un breuvage qu’on leur aurait fait boire et qui les aurait rendus furieux. C’est une légende. Rien ne permet de vérifier ce fait. Voici le récit de Gustave GAUTHEROT qui me paraît autrement argumenté que le roman de MICHELET lequel est historien comme moi je suis camerlingue au Vatican ! Du reste, en sa faveur, il convient de souligner que GAUTHEROT parle de l'assassinat de LESCUYER, sans oublier les détails atroces qui l'accompagnèrent.

Nous sommes donc au Palais des Papes en cet automne 1791.

"Dans le vestibule, s'ouvre à mi-corps, une ouverture semblable à la gueule d'un four : par-là, on aperçoit de nouveau l'intérieur de la tour irrégulière; par là, dans ce gouffre seront précipités, dans la nuit du 16 au 17 octobre 1791, quatre-vingts victimes, — car c'est la Tour de la Glacière. Quelles étaient ces victimes ? Sur les soixante cadavres, — quarante-sept d'hommes et treize de femmes — qui purent être identifiés dans la suite, citons trois officiers municipaux, « patriotes », mais modérés; le moulinier en soie GIRARD; l'architecte LAMY; le supérieur de l'Oratoire MOUVANS ; le curé de Saint-Symphorien, NOLHAC; deux « notables », GAUDIBERT et CHAPUIS, qui étaient l'un cordonnier et l'autre menuisier; l'imprimeur NIEL fils et sa mère; le libraire NIEL, et son fils l'abbé; la femme de l'apothicaire CROZET. Tous les autres étaient de très petites gens : cordonnier, sellier, moulinier et fileur de soie, boulanger, tonnelier, maréchal-ferrant, « tueur de cochons », paysans, manœuvre, « échappé des galères », couturières, dévideuse, lavandière. […]. JOURDAN et son Conseil siégeaient dans les beaux appartements du Vice-Légat. Des individus armés de fusils, de pistolets, de sabres, de coutelas, de haches, de barres de fer, occupaient la conciergerie, la grande cour du Palais, la galerie découverte, les corridors intérieurs. Des femmes, la torche à la main, éclairaient les opérations; les coups meurtriers, les cris et les râles des victimes, les actes dont la sinistre ignominie interdit la description, les faisaient rire aux éclats. Au milieu de la prison, on immolait les condamnés tout comme les septembriseurs parisiens de 1792 immolèrent ceux de l'église des CARMES à leur sortie dans le jardin. On leur arrachait leurs objets de valeur; on dépouillait les femmes, surtout les plus jeunes... On traînait les cadavres ou les mourants en haut du rude escalier en faisant sonner leurs têtes sur les marches de pierre ; puis on les précipitait, par la basse et sombre ouverture, dans la Tour de la Glacière. Au fond de cette tour, les cadavres de l'oratorien MOUVANS, dont nous avons dit les sentiments, et de l’ex-jésuite NOLHAC, curé octogénaire de St-Symphorien, furent rejoints par ceux d'un jeune homme de quinze ans (Dominique JEAN), du fils NIEL, qui se débattait encore au fond de la tour sur le tas de cadavres et qu'on dut achever — par pitié ! — avec une grosse pierre, et de sa mère, Madame NIEL. Cette femme de cinquante ans, remarquablement belle encore, aussi énergique que distinguée, remplie d'indignation pour la dictature jacobine, avait essayé en vain de ramener au pouvoir l'ancienne municipalité — dont son mari, l'imprimeur, était membre, — et elle avait correspondu à cet effet avec le Médiateur MULOT. Elle venait d'assister à l'agonie de son fils lorsque son propre corps fut livré au sadisme des bourreaux. Les bourreaux étaient environ cinquante : soldats déserteurs, gendarmes, gardes nationaux, savetiers, taffetassiers, tourneurs, maçons, charcutiers, orfèvres, portefaix, etc., dirigés par les deux MINVIELLE, le menuisier DESCOURS fils, le commis LOUBET (aux gages de SABIN TOURNAI), le cabaretier MOLIN, le boutonnier SALETTE et le major RAYNAUD. On remarquait parmi eux un enlumineur d'images, BELLEY cadet, âgé de 22 ans, aux cheveux noirs et crépus, aux yeux noirs et farouches : vêtu d'une veste en cotonnade rayée blanc et rouge, il avait retroussé jusqu'aux épaules ses manches de chemises et il était couvert de sang de la tête aux pieds. Il se vantait d'avoir égorgé de sa main une vingtaine de prisonniers. « Il faut tout faire périr, avait déclaré le commis de SABIN TOURNAI, car s'il s'en sauvait quelqu'un, il servirait de témoin ». Et l'abbé BARBE, sorte de grand-prêtre de cette hécatombe, avait paru la bénir... en donnant du haut de l'escalier de la Glacière l'absolution à ses propres victimes ! BARBE sera bientôt nommé curé constitutionnel de Saint-Symphorien, à la place du père NOLHAC. Quand on abolira le culte, il deviendra employé dans les bureaux du district de VAUCLUSE et rentrera alors pour jamais dans l'ombre. Après minuit, le « général » JOURDAN, le « colonel » DUPRAT aîné, le capitaine BOUFFIER (tourneur), le gazetier SABIN TOURNAI, les orfèvres MARTIN (de Bollène) et RIGUE allèrent réveillonner rue Bancasse, chez le traiteur J.-B. PEYTAVIN, frère du major. BOUFFIER tenait encore à la main un sabre nu et sanglant ; MARTIN était tout rouge de sang; RIGUE, présentant son fusil brisé, raconta l'avoir rompu sur la tête de plusieurs prisonniers, dont la tête était bien dure. « A nous la victoire ! » criaient en chantant JOURDAN, DUPRAT, TOURNAI et les autres. Comme BOUFFIER, était sorti, rentrait avec trois ou quatre hommes armés de sabres et de fusils, il annonça que la Ratapiole, — la pauvre femme du portefaix, — vivait encore. « Qu'on aille l'expédier ! » ordonna JOURDAN, entre la soupe au fromage et le bœuf à la mode. Un soldat observa qu'elle était enceinte: « Enceinte ou non, répondit JOURDAN, il faut qu'elle y passe ». On mangea, on ribota, on s'esclaffa jusqu'à deux heures du matin. Le traiteur, de sa cuisine, entendait souvent le refrain : «A nous la victoire» "

NB : JOURDAN a été guillotiné quelques années plus tard et il est mort en lâche.

lundi 9 septembre 2013

L'infirmerie se moque de l'hôpital

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Malgré les appels réitérés de nombreux évêques et patriarches des Eglises d'Orient, qu'ils soient catholiques, orthodoxes, coptes ou arméniens, sans compter de nombreux responsables religieux occidentaux, suppliant les matamores de ne pas attaquer la SYRIE, monsieur OBAMA et monsieur HOLLANDE ont donc en tête l'idée d'attaquer (brièvement disent-ils) les installations sensibles détenues par monsieur BASHAR EL ASSAD, pour le punir d'avoir utilisé des gaz toxiques contre la population civile.
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Certes, il est épouvantable de tuer sa propre population de cette manière barbare, mais on ne voit pas en quoi les bombes à fragmentation, les obus de mortier, les obus au phosphore présentent une supériorité morale sur ces moyens abominables. Du reste, il serait bon de rafraîchir la mémoire de ces défenseurs des droits de l'homme. Les concepteurs de l'arme chimique sont les Conventionnels de la Révolution. Dès 1793, (renseignements tirés du livre de Reynald SECHER et de celui de Simone LOIDREAU), un certain PROUST, pharmacien à ANGERS a inventé une boule qui, d'après ses dires, contiendrait "un levain propre à rendre mortel l'air de toute une contrée". On pourrait, suggère-t-il, détruire la Vendée par ce moyen expéditif. Il semble que la Convention ait dépêché des représentants en mission pour se renseigner. Mais des essais réalisés sur des moutons, (dit Reynald SECHER) ne sont pas très concluants. Le boucher de NANTES, CARRIER, propose alors d'empoisonner les puits par de l'arsenic. Le 22 août 1793, SANTERRE supplie le ministre de la Guerre de lui envoyer "des mines !... des mines à force ! des fumées soporatives et empoisonnées", preuve que ce moyen était sinon au point du moins envisagé. Puis ROSSIGNOL demande au Comité de Salut Public de lui envoyer le chimiste FOURCROY (et dire que ce dernier a une rue à son nom à PARIS) pour étudier les solutions qui pourraient être mises en œuvre dans ce domaine. SANTERRE d'expliquer en effet : "Par des mines, des fumigations ou autres moyens, on pourrait détruire, endormir, asphyxier l'armée ennemie". Dites-moi un peu, n'était-ce pas là le but recherché à DAMAS ? Car si le sarin a tué ces innocents civils damasquins, que dire des villageois vendéens brûlés vifs, coupés en deux vivants, mitraillés par les colonnes infernales en Vendée, faute d'avoir pu être empoisonnées par ces fumigations ? N'était-ce pas, comme en SYRIE, une abominable guerre civile ?
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Alors, vous, les messieurs PEILLON, HOLLANDE, LE DRIAN et autres hauts responsables de l'exécutif, vous qui vous offusquez à juste titre de l'horreur de ces moyens chimiques qu'aurait utilisé le régime en place à DAMAS, pourquoi persistez-vous à vouloir présenter la Révolution française à nos enfants comme l'horizon  insurpassable du passé, comme le moment libérateur à partir duquel s'est levée la liberté. La liberté ? Vraiment ? Elle s'est levée sur un monceaux de cadavres, des cadavres de nos compatriotes, et pas un seul moment, vous ou vos prédécesseurs n'ont exprimé le moindre regret, le moindre sentiment de compassion pour ces innocents qui ne voulaient qu'une chose : vivre libres en suivant la voix de leur conscience. Les hommes qui ont anéanti la Vendée et permis à la "République" de s'installer en France n'ont pas hésité à utiliser, pendant toute l'année 1793, des charretées de soufre pour asphyxier les villageois et brûler les villages et vous osez donner des leçons aux héritiers de ces monstres, qui en vérité sont vos frères éloignés ? Mais vous ne manquez pas de culot, à défaut d'avoir de la mémoire. Vraiment, c'est l'infirmerie qui se moque de l'hôpital ! Pour que vos initiatives se parent d'un commencement de légitimité, il conviendrait d'abord que vous balayassiez devant votre porte et reconnussiez, en les déplorant PUBLIQUEMENT, ces horreurs nationales. Mais il faudrait alors débaptiser les Lycées qui portent le nom de MICHELET. Lui, il n'a pas hésité à légitimer ces crimes avec la plume flamboyante qu'on lui connaît et il semble bien être en odeur de sainteté républicaine dans les couloirs du ministère de l'éducation dite nationale.
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Tous ces détails, vous pouvez les trouver dans le livre de Reynald SECHER, La Vendée-Vengé (sic), PUF, Paris, 1986.
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C'est très clair : la France ne doit pas attaquer la Syrie. Les soi-disant "combattants de la Liberté" sont pour la plupart des islamistes d'une rare barbarie (notamment les combattants Tchétchènes). Et leur premier souci quand ils arrivent à s'emparer de villages chrétiens consistent à en massacrer tous les habitants. Je ne vous montrerai pas la photo du cadavre de cette jeune fille, si souriante et belle de son vivant, qui a été torturée, violée et tuée, avec pour toute sépulture, un très grand crucifix fiché dans sa bouche déchirée. Mais si ce sont ces gens-là que l'on veut sauver, alors qu'on ne compte pas sur nous !
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Nous devons donc continuer de résister non seulement aux lois iniques, mais aux initiatives d'un pouvoir parfaitement incapable de ramener la paix civile, la prospérité et, par dessus-tout, l'espérance. J'ai au dernier moment retiré à ce billet le titre inaugural des nombreux et récents articles que je vous donne à lire ; mais croyez-le bien, le titre inaugural est bien là, énorme, muet, accusateur : il s'agit bien de résister à l'idéologie, et par dessus-tout à l'idéologie se disant droit-de-l'hommiste si chère à ces donneurs de leçons !

vendredi 6 septembre 2013

Nouvelles et esprit de la Résistance : Soljénitsyne au Luc-sur-Boulogne, troisième billet du 6 septembre 2013

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Le 28 février 1794, plus de 500 personnes, dont plus de 100  enfants (le plus jeune avait 15 jours)  étaient massacrés par les armées  de la république au Luc-sur-Boulogne en Vendée. Vous trouverez le nom l'âge des jeunes victimes dans mon billet du 14 septembre 2008. Je vous disais dans un récent articulet, que monsieur BRAESCH, un obscur universitaire de la fin du XIXe siècle qualifiait d'anecdotiques ces massacres... On a oublié monsieur BRAESCH, fort heureusement ; il aurait été prince, roi, empereur, chancelier, grand amiral, et chef d'état-major au Royaume de l'impudence et de la honte réunies. Paix à ses cendres. Mais on n'a pas oublié le massacre du Luc-sur-Boulogne et l'on doit à l'abbé BARBEDETTE d'avoir pu dresser la liste des victimes innocentes suppliciées par ces monstres.
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On l'a tellement peu oublié ce massacre que, le samedi 25 septembre 1995, on a demandé à Alexandre SOLJENITSYNE de prononcer une allocution à l'occasion de l'inauguration du monument érigé en mémoire de ces pauvres martyrs.  SOLJENITSYNE, ce géant de la littérature russe, est l'un des trop rares auteurs à avoir vu le lien entre la Révolution française et toutes les autres révolutions, de la russe à la chinoise. Voici quelques extraits du remarquable discours qu'il prononça à cette occasion.
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"Vingt décennies se sont écoulées depuis [ce massacre] ; des décennies diverses selon les divers pays, et non seulement en France, mais aussi ailleurs, le soulèvement vendéen, et sa répression sanglante ont reçu des éclairages constamment renouvelés. Car les événements historiques ne sont jamais compris pleinement dans l'incandescence des passions qui les accompagnent, mais à une bonne distance, une fois refroidis par le temps. Longtemps on a refusé d'entendre et d'accepter ce qui avait été crié par la bouche de ceux qui périssaient, que l'on brûlait vifs : les paysans d'une contrée laborieuse pour lesquels la Révolution semblait faite, mais que cette même Révolution opprima et humilia jusqu'à la dernière extrémité, eh ! bien oui, ces paysans se révoltèrent contre elle.
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[...]
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Jamais, à aucun pays, je ne pourrais souhaiter de "grande révolution". Si la Révolution du XVIIIe siècle n'a pas entraîné la ruine de la France, c'est seulement parce qu'a eu lieu Thermidor. La révolution russe n'a pas connu de Thermidor qui ait su l'arrêter, et sans dévier, elle a entraîné notre peuple jusqu'au bout, jusqu'au gouffre, jusqu'à l'abîme de la perdition. Je regrette qu'il n'y ait pas ici d'orateurs qui puissent ajouter ce que l'expérience leur a appris au fin fond de la Chine, du Cambodge, du Vietnam, nous dire quel prix ils ont payé, eux, pour la révolution.
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L'expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du "bonheur du peuple" en tirent les leçons. Mais non ! En Russie, tout s'est déroulé de façon pire encore, et à une échelle incomparable. De nombreux procédés cruels de la Révolution française ont été docilement réappliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les spécialistes internationalistes, seuls leur degré d'organisation et leur caractère systématique ont largement dépassé ceux des Jacobins.
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[...].
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Nous avons traversé ensemble avec vous le vingtième siècle, de part en part un siècle de terreur, effroyable couronnement de ce Progrès auquel on avait tant rêvé au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, je le, pense, les Français seront de plus en nombreux à mieux comprendre, à mieux estimer, à garder avec fierté dans leur mémoire la résistance et le sacrifice de la Vendée."
 
(Extrait des Nouvelles de l'Eglise universelle, Conférence Colbert, 23 rue du Cherche-Midi, 75006 PARIS).
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Vous comprendrez pourquoi il est indispensable de dénoncer les déclarations de monsieur PEILLON, qui affirme et proclame qu'avant la Révolution il n'y a rien et que l'histoire de notre patrie commence avec ce sanglant bouleversement. Une chose est sûre, elle ne commence pas avec monsieur PEILLON, un homme sectaire, dangereux, utopique, dépourvu de toute compassion pour tous ceux qui n'ont pas l'heur de penser comme lui et ses frères. Que voulez-vous, je préfère SOLJENITSYNE non seulement parce que c'est un écrivain hors pair, mais parce que c'est un homme qui a vécu de l'esprit et a éprouvé dans sa chair les méfaits de l'idéologie socialo-communiste.
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Marianne, une veilleuse, le soir du 31 août, nous disait Place de la Concorde que Mémoire et Souvenir ne se confondent pas. La mémoire sélectionne. La République n'a pas su faire mémoire de ce qui entache sa naissance ; elle a déformé, dissimulé, maquillé tout ce qui pouvait porter ombrage à la prétendue légitimité de sa naissance et elle en a exalté des épisodes choisis en les présentant sous des jours délicats, alors qu'il plane sur eux les ténèbres de la mort et de la terreur. Elle est née dans le sang. Un point c'est tout. Si encore elle le reconnaissait, on pourrait se réconcilier avec elle ; mais non, elle glorifie des faits ignobles, et tait les sanies et les purulences de ses chefs, les assassinats sans procès ou après des "procès" conduits par ses "juges" corrompus, les destructions patrimoniales, l'anéantissement de nombreuses familles aristocratiques, bourgeoises et ouvrières, tout cela au bénéfice d'une fraternité pour le moins illusoire, d'une liberté constamment opprimée par un nombre croissant de lois et de règlements, et d'une égalité très problématique (notamment devant les médias, la justice, ou les sinécures de l'énarchie).
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Il faut bien comprendre que les gens qui nous gouvernent (et d'autres avant eux) avaient, ont et auront tout intérêt à nous mentir. Les places sont bonnes, les retraites confortables, les émoluments assez fournis. Tous ces gens, en réalité, mériteraient d'aller un peu plus au contact du réel, et un peu moins à celui de leur idéologie, tels monsieur VALLS, monsieur BOUCAULT, madame TAUBIRA, monsieur HOLLANDE, monsieur AYRAULT et tant d'autres, y compris "à droite" (?).
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Autre vidéo de la veillée du 31 août, réalisée par Anne-RAULOT-LAPOINTE, consultable sur le site du Journal des Veilleurs ou par le lien ci-dessous :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=ThcZ0traqvQ

Vous y entendrez l'intervention remarquable de GAULTIER, l'un des animateurs de la Marche des Veilleurs.

mercredi 4 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : droits de la conscience contre oppression d'état, deuxième billet du 4 septembre 2013

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Toujours dans les ouvrages de Gustave GAUTHEROT sur les massacres de la Révolution, ce passage très court qui montre bien comment des gens simples ont pu répondre avec une finesse et un courage extraordinaire à des fanatiques auxquels il se pourrait bien que monsieur PEILLON se rattachât, la guillotine en moins, l'arrachement aux déterminations qui ne lui conviennent pas en plus, ce qui est une forme infiniment plus subtile de violence :
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"Marie-Jeanne LANGLOIS, âgée de 22 ans, paysanne normande, domestique chez un fermier du village de Lévi (Seine-et-Oise), avait été dénoncée pour propos contre-révolutionnaires par le citoyen TOUCHET, curé constitutionnel de la commune. Elle comparut le 8 mai 1793 devant le Conseil de la Commune, déclara qu'elle était « aristocrate », que « les curés nommés par le peuple n'étaient pas légitimes », et qu' « elle mourrait martyre plutôt que de renoncer » à ses opinions. Son maître, le citoyen LARONDEAU, affirma que, si cela dépendait de lui, « il lui couperait la tête par [pour] ses propos ». Elle fut aussitôt arrêtée et envoyée au Comité de sûreté générale de Versailles, « ce qui pourrait servir à la découverte de quelque complot ».
Le 21 mai, Melon SAUVÂT, membre du Directoire départemental, l'interrogea. — Melon était le prénom nouveau que François SAUVÂT avait choisi dans le calendrier républicain.
Voici quelques passages de l'interrogatoire :
« Demande. Votre maître vous a-t-il donné des sujets de mécontentement? — Réponse. Non. — D. Vous parlait-il d'affaires publiques? — R. Non, jamais; d'ailleurs il n'y connaissait rien. — D. Vous y connaissiez-vous? — R. Non, je ne m'y connais pas. Je ne m'y connais que pour la religion. — D. Connaissiez-vous le curé de Lévy? — R. Je le connais comme on peut connaître un prêtre quand il demeure dans sa paroisse; je n'ai jamais eu affaire à lui. — D. Pourquoi le désapprouvez-vous (d'avoir prêté les serments prescrits par la loi)? — R. Parce que celui qui a des pouvoirs pour le temporel n'en a pas pour le spirituel. — D. Expliquez-vous. — R. J'explique que l'homme qui a le droit de faire des lois pour le temporel n'en a pas pour le spirituel. — D. Qu'est-ce qui vous a si mal instruite? — R. C'est le Seigneur qui m'en a instruit; je n'ai besoin de personne pour m'en instruire... — D. Est-ce que vous croyez en Dieu? — R. Oui, j'y crois. Est-ce que nous ne sommes pas ses enfants ? Si vous n'y croyez pas, en qui croyez-vous donc ?"
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(Mademoiselle LANGLOIS sera guillotinée quelques temps après cet interrogatoire.)
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Il me semble qu'il est parfaitement justifié de rapprocher cette scène de ce qui dit Hannah ARENDT [dans son post-scriptum au Tome I de la Vie de l'esprit (La pensée)] à propos de la conscience : "Quelle que puisse être la voix de la conscience, on ne saurait la qualifier de muette, et sa validité dépend entièrement d'une autorité qui surplombe et dépasse toutes les lois et règles simplement humaines".
 
Il est très important de souligner que dans sorte de définition fulgurante de la conscience, ou pensée qui se reploie sur soi, Hannah ARENDT ne parle pas de Dieu. Elle parle d'une autorité qui dépasse TOUTES LES LOIS ET REGLES SIMPLEMENT HUMAINE. Et cette autorité là, elle est inscrite ontologiquement au cœur de l'homme.
 
En d'autres termes, il serait important, si la chose était possible, de pouvoir déterminer si en élaborant des lois aussi importantes que celles qui ont été prises ou vont être prises, les décideurs et les législateurs ont bien écouté la voix de leur conscience, et non celle de leurs désirs, de leur projet d'avenir, de leur idéologie, de leurs calculs ou de leur goût de pouvoir.
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mardi 3 septembre 2013

In memoriam : souvenons-nous des massacres de septembre 1792

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Au matin du 3 septembre  1792, on vit des charrettes chargées de cadavres se diriger vers les charniers où jetterait sans ménagement ni respect ces corps suppliciés. Ces victimes des massacres de septembre ont été froidement exécutées, parfois avec des raffinements incroyables de cruauté. L'Eglise catholique en a déclaré certains bienheureux car ils sont morts en confessant JESUS-CHRIST. Voici le récit que GAUTHEROT, spécialiste de l'histoire de la révolution, fait de ce jour :
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"Le matin du 2 septembre, le président de la section du Luxembourg, Joachim Ceyrat, procéda à leur appel nominal. Des hommes coiffés de bonnets rouges et armés de piques prirent la garde. Après 3 heures, tous les prisonniers, même malades ou infirmes, reçurent Tordre de descendre au jardin ; ils se promenèrent dans les allées en méditant, en priant, en récitant des psaumes.
Deux bandes d'assassins approchaient : L'une venue de Saint-Sulpice, où Joachim Ceyrat avait fait voter le massacre; l'autre, venue de Saint-Germain-des-Prés, où elle avait déjà tué vingt et un prêtres.
Les deux bandes comprenaient vingt ou trente hommes. La première se rua dans le jardin.
Près du bassin central se tient immobile, son bréviaire à la main, l'abbé Girault, confesseur des franciscaines : un coup de sabre lui fend la tête et plusieurs coups de piques l'achèvent. L'abbé Salins, accouru à son secours, est abattu d'un coup de fusil. Mgr Dulau se tient vers l'oratoire du fond du jardin : < C'est donc toi, l'archevêque d'Arles ? lui crient les bandits. — Oui, Messieurs, c'est moi. — Ah ! scélérat, tu as fait verser à Arles le sang des patriotes ! — Je n'ai jamais fait de mal à personne. — Eh ! bien, je vais t'en faire, moi ! » L'archevêque, sans broncher, reçoit un coup de sabre sur le front ; un second coup lui ouvre le crâne ; sa main droite, qui s'avance, est tranchée ; une pique pénètre dans sa poitrine si violemment qu'elle n'en peut être retirée.
Un groupe de prêtres s'est agenouillé dans l'oratoire : leur sang ruisselle le long des murs, et leurs cadavres couvrent le sol. L'évêque de Beauvais, la cuisse fracassée, ne meurt pas encore.
Quelques prêtres, réfugiés dans les charmilles, réussissent à grimper aux arbres et à franchir les murs de clôture. Au moment de glisser de l'autre côté, le sulpicien Galláis, supérieur des Robertins, préféra revenir dans le jardin, vers le martyr...
Le lt commandant du poste  cria alors aux prisonniers de regagner l'église : « Arrêtez ! ordonnait-il aux assassins. C'est trop tôt. Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder. » Le commandant du poste? Il ne s'agissait pas de la garde nationale, dont trois cents hommes faisaient l'exercice au Luxembourg, dont un autre détachement était au séminaire de Saint-Sulpice, dont une troisième troupe était rue Palatine, sous les ordres du nommé Tanche qui, averti par l'horloger Cárcel, ne bougea pas. II s'agissait de Maillard, venu de l'abbaye Saint-Germain, ou de l'un de ses acolytes ; on voulait, comme à l'Abbaye, procéder avec « une sorte de justice ».
Rentrés dans l'église, les prêtres récitaient pour leurs compagnons et pour eux-mêmes les prières des agonisants. Appelés deux par deux, ils repassaient par le sombre corridor conduisant du choeur à l'escalier du jardin. Sur une table était posée la liste des détenus que compulsait le misérable assisté par Violette, commissaire de la section du Luxembourg. Violette déclarera avoir sauvé neuf prisonniers ; mais par sa seule présence et en raison du criminel
arrêté pris par la section qu'il représentait il autorisait les scènes qu'il dépeignait d'un mot le lendemain : « Je ne comprends pas ces prêtres ; ils allaient à la mort comme s'ils eussent été à des noces. »
Du jardin, les bourreaux réclamaient leur « gibier » : à mesure que les victimes descendaient le petit perron (resté intact), ils les tailladaient et les abattaient à coups de sabres et de piques. Parmi elles, citons l'abbé Gallais ; Régis de Valfons, exofficier de Champagne, seul laïc, mais qui refusa de décliner d'autre profession que celle de catholique romain; l'évêqtfe de Saintes, et son frère l'évê-que de Beauvais, qui avait été blessé dans le jardin : « Vous voyez que je ne puis marcher, observa doucement le prélat aux bandits qui le cherchaient dans le choeur de l'église ; ayez la charité de me porter là où je dois mourir. » On le soutint jusqu'au lieu du carnage.
En deux heures, cent quatorze prêtres furent ainsi massacrés : presque un par minute... Vers sept heures, les assassins regagnèrent l'Abbaye ; quelques-uns demeurèrent dans l'église des Carmes, buvant la boisson fournie par le traiteur Langlois, et fouillant, volant les morts. Un sulpicien, l'abbé Dabray, resté caché entre deux matelas, fut découvert et abattu dans l'église à coups de sabre.
A l'aurore du 3 septembre, deux charretées de cadavres furent déversées dans les grands fossés creusés d'avance au cimetière de Vaugirard et garnis de chaux vive. D'autres cadavres furent enterrés dans le jardin des Carmes, ou précipités dans un
ancien puits : ils y furent retrouvés en 1867 et pieusement déposés dans la crypte de l'église par les soins de Mgr Darboy, archevêque de Paris, qui fut à son tour massacré en 1871 par les communards, — émules des septembriseurs et patrons des terroristes soviétiques.

Joignant, — selon la coutume de leurs pareils, — l'hypocrisie à la scélératesse, les « patriotes » de la section du Luxembourg avaient autorisé Tanche, commandant des gardes nationaux de la rue Palatine, à « prendre toutes les voies que sa prudence lui indiquerait » pour « prévenir les accidents ». Tanche alla aux Carmes avec trente hommes sans armes : il n'y fit rien, sous le prétexte « que la force serait devenue inutile dans cette occasion, que la multitude innombrable s'est portée à sacrifier à sa juste vengeance les prêtres perturbateurs qui étaient détenus dans cette maison ». L'Assemblée, « convaincue du patriotisme qui a toujours animé M. le commandant, applaudissant à la prudence qu'il a employée », informa des événements, le Conseil Général de la Commune."
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Eh bien savez-vous comment un universitaire, un certain F. BRAESCH, dans son ouvrage intitulé "Commune de Paris" juge ces abominations ? "

Ce monsieur estime que les massacres de septembre « n'ont par eux-mêmes qu'un intérêt épisodique et de polémique », que cela le dispense de les raconter, que « toutes ces horreurs ont d'ailleurs été étalées avec un luxe de détails de nature à satisfaire les plus difficiles, par les historiens conservateurs ou simplement modérés... ». C'est ce qu'on appelle un détail de l'histoire. Faut-il attendre d'humanistes socialistes un peu plus de compassion ? Pas davantage. JAURES, avec son style flamboyant justifie, tout en versant une larme de crocodile, les auteurs de ces crimes, selon lui nécessaires pour que triomphât la Révolution : "Tous ces hommes qui invoquaient la bienfaisante Nature et buvaient l'eau limpide à la coupe de la fraternité sainte, c'est le sang des hommes qu'ils vont boire à la coupe de la fureur et de la mort. Ils sont restés les mêmes, et, à travers l'atroce besogne de meurtre que leur suggère ou que leur impose le délire des événements, ils gardent leur grand rêve d'apaisement fraternel. Que le destin fut cruel de vous gorger ainsi d'une amère saveur de sang, vous qui cherchiez la justice et qui aimiez l'humanité ! Les révolutions sont la forme barbare du progrès. Si noble, si féconde, si nécessaire que soit une révolution, elle appartient toujours à l'époque inférieure et semi-animale de l'humanité." Tu parles !
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Voilà toute l'erreur et l'horreur du socialisme ! Il y a des morts qu'on ne pleure pas, et d'autres qui réclament vengeance ? Je vous rappelle ici, en la résumant, la définition qu'Hannah ARENDT donne du jugement : aptitude à évaluer, à donner de la valeur à UN EVENEMENT PARTICULIER indépendamment du cours général de l'histoire. Ce n'est pas pour rien que notre chère Hannah a décrit le mécanisme totalitaire avec tant de pertinence.
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ANNEXE : liste des bienheureux martyrs.

À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de la Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons Prêtres : Vincent Abraham, de Charleville, curé de Sept-Saulx, au diocèse de Reims ; André Angar, de Paris, vicaire à la paroisse Saint-Sauveur ; Jean-Baptiste-Claude Aubert, de Paris, curé de Notre-Dame de Pontoise, au diocèse de Rouen ; François Balmain, de Luzy, au diocèse de Nevers, ancien jésuite, confesseur des Filles de Sainte-Croix de Rueil ; Jean-Pierre Bangue, de Vuillafans, au diocèse de Besançon, chapelain de l’hôpital Saint-Jacques, à Paris ; Louis Barreau de La Touche, du Mans, bénédictin de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes ; Louis-François-André Barret, de Carpentras, vicaire à la paroisse Saint-Roch à Paris ; Joseph Bécavin, de Carquefou, au diocèse de Nantes, ordonné le 15 avril précédent ; Charles-Jérémie Béraud du Pérou, de Meursac, au diocèse de Saintes, ancien jésuite, vicaire général de Saintes ; Jacques-Jules Bonnaud, du Cap-Français, à Saint-Domingue, ancien jésuite, vicaire général de Lyon ; Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, de Pradelles, au diocèse du Puy, vicaire général de Viviers ; Jean-François Bousquet, de Ginestas, au diocèse de Narbonne, demeurant à Paris dans la maison des Eudistes ; Jean-François Burté, de Rambervillers, au diocèse de Saint-Dié, supérieur des Cordeliers, à Paris ; Claude Cayx, dit Dumas, de Martel, au diocèse de Cahors, ancien jésuite, directeur des Ursulines de Saint-Cloud ; Jean Charton de Millou, de la paroisse Saint-Nizier, à Lyon, ancien jésuite, confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette, à Paris ; Claude Chaudet, du diocèse d’Aix, au service de la paroisse Saint-Nicolas des Champs, à Paris ; Ambroise-Augustin Chevreux, d’Orléans, bénédictin, supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, député à l’assemblée nationale ; Nicolas Cléret, de Barfleur, au diocèse de Coutances, chapelain des Incurables, à Paris ; Claude Colin, de Charenton, “maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu de Paris ; Bernard-François de Cucsac, de Toulouse, sulpicien, supérieur du séminaire de philosophie de Saint-Sulpice, à Paris ; François Dardan, d’Isturitz, au diocèse de Bayonne, confesseur au Collège de Sainte-Barbe, à Paris ; Guillaume-Antoine Delfaut, de Daglan, au diocèse de Sarlat(*) , ancien jésuite, curé de Daglan, député à l’assemblée nationale ; Mathurin-Victor Deruelle, de Paris, chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais ; Gabriel Desprez de Roche, de Decize, au diocèse de Nevers, vicaire général de Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Thomas-Nicolas Dubray, de Beauvais, au service de la paroisse Saint-Sulpice à Paris ; Thomas-René Dubuisson, de Laval, au diocèse du Mans, curé de Barville, au diocése d’Orléans ; François Dumasrambaud de Calandelle, de La Chaussade, au diocèse de Limoges, aumônier de l’évêque de Limoges ; Henri-Hippolyte Ermès, de Paris, vicaire à Saint-André des Arts ; Armand de Foucauld de Pontbriand, de Celles, au diocèse de Périgueux, vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac ; Jacques Friteyre-Durvé, de Marsac, au diocèse de Clermont, ancien jésuite, chanoine de Saint-Paul d’Estrées, missionnaire à Paris ; Claude-François Gagnères des Granges, de Chambéry, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Jacques-Gabriel Gallais, de Longué, au diocèse d’Angers, sulpicien, supérieur du séminaire des Robertins, à Vaugirard ; Pierre Gauguin, d’Esvres, au diocèse de Tours, sulpicien, au séminaire d’Issy ; Louis-Laurent Gaultier, de Bazouges-la-Pérouse, au diocèse de Rennes, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Georges Girault, de Rouen, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François (Père Séverin), confesseur des franciscaines de Sainte-Élisabeth, résidant au couvent de Nazareth à Paris ; Jean Goizet, de Niort, au diocèse de Poitiers, curé de Notre-Dame de Niort ; André Grasset de Saint-Sauveur de Montréal (Canada), chanoine de Sens ; Pierre-Michel Guérin, de La Rochelle, sulpicien, directeur au séminaire de Nantes ; Jean-Antoine Guilleminet, de Bédarieux, au diocèse de Béziers, au service de la paroisse Saint-Roch, à Paris ; François-Louis Hébert, de Crouttes, au diocèse de Bayeux, eudiste, coadjuteur du supérieur général des eudistes et confesseur du roi Louis XVI ; Jacques-Étiene-Philippe Hourier, de Mailly-Maillet, au diocèse d’Amiens, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; Jean-Baptiste Janin, de Sourdeval-la-Barre, au diocèse de Coutances, aumônier de l’hôpital de la Salpétrière, à Paris ; Jean Lacan, du diocèse de Rodez, aumônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris ; Pierre Landry, de Niort, au diocèse de Poitiers, vicaire à Notre-Dame de Niort ; Claude-Antoine-Raoul de La Porte, de Brest, au diocèse de Léon, ancien jésuite, curé de Saint-Louis de Brest ; Robert Le Bis, de Saint-Amand, au diocèse de Coutances, curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas, au diocèse de Paris ; Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de La Ville-Crohain, de Rennes, confesseur des bénédictines de la rue de Bellechasse, à Paris ; Olivier Lefebvre, de Grentheville, au diocèse de Bayeux, chapelain des Dames de la Miséricorde, à Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Urbain Lefèvre, de Tours, ancien membre de la Société des Missions étrangères de Paris, retiré à Athis-Mons ; François Lefranc, de Vire, au diocèse de Bayeux, eudiste, professeur au Collège de Lisieux, à Paris ; Charles-François Le Gué, de Rennes, ancien jésuite, résidant à Paris ; Jacques-Joseph Le Jardinier Delandes, de Laigle, au diocèse de Séez, curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, au diocèse de Coutances ; Jacques-Jean Lemounier, de Mortagne, au diocèse de Séez, vicaire à Notre-Dame de Mortagne ; Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat, de Châteauneuf, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, confesseur des religieuses de la Visitation de la rue du Bac, à Paris ; François-César Londiveau, de Saint-Calais, au diocèse de Mans, vicaire à Saint-Martin d’Évaillé, au même diocèse ; Louis Longuet, de Saint-Germain-Langot, au diocèse de Bayeux, chanoine de Saint-Martin de Tours ; Jacques-François de Lubersac Saint-Germain, de Chalais, au diocèse de Limoges, aumônier de Madame Victoire, tante du roi Louix XVI ; Marie-Auguste Luzeau de la Mulonnière, de Sucé, au diocèse de Nantes, sulpicien, ancien directeur au séminaire d’Angers, retiré au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris ; Gaspard-Claude Maignien, d’Amance, au diocèse de Besançon, curé de Villeneuve-les-Sablons, au diocèse de Rouen ; Jean-Philippe Marchand, de Marçay, au diocèse de Saintes, vicaire à Notre-Dame de Niort, au diocèse de Poitiers ; René-Julien Massey, de Rennes, bénédictin de Saint-Maur, procureur du monastère Saint-Florent de Saumur ; Louis Mauduit, de Chevillon, au diocèse d’Orléans, vicaire général de Sens ; François-Louis Méallet de Fargues, de Vitrac, au diocèse de Saint-Flour, vicaire général de Clermont ; Jacques-Alexandre Menuret, de Montélimar, au diocèse de Valence, supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales, à Issy ; Jean-Jacques Morel, de Prez-sous-Noréaz, du canton de Fribourg en Suisse, capucin (frère Apollinaire), vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Baptiste Nativelle, de Guilberville, au diocèse de Bayeux, vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, au diocèse de Paris ; René Nativelle, frère aîné du précédent, vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, au diocèse de Paris ; Antoine-Matthias-Augustin Nogier, du Puy, chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques, à Paris ; Joseph-Thomas Pazery de Thorame, d’Aix, chanoine de Blois ; Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, frère cadet du précédent, chanoine et vicaire général de Toulon ; Pierre-François Pazery de Thorame, oncle des deux précédents, vicaire général d’Arles ; Pierre Ploquin, de Villandry, au diocèse de Tours, vicaire à Druye, dans le même diocèse ; Jean-Baptiste-Michel Pontus, de Néville, au diocèse de Coutances, sulpicien, vicaire à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; René-Nicolas Poret, du Mesnil-Touffray, au diocèse de Bayeux, curé de Saint-Martin de Boitron, au diocèse de Séez ; Julien Poulain-Delaunay, de Ver-sur-mer, au diocèse de Bayeux, assistant du curé de Saint-Gilles de Caen ; Pierre-Nicolas Psalmon, de Rouen, sulpicien, vicaire général de Troyes pour les prêtres de ce diocèse vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen ; Jean-Robert Queneau, d’Angers, curé de Saint-Doucelin d’Allones, au même diocèse ; Claude Rousseau, de Paris, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; François-Urbain Saline de Niart, de Neuf-Brissach, au diocèse de Strasbourg, chanoine de Saint-Lizier de Couserans ; Jean-Henri-Louis Samson, d’Avranches, vicaire à Saint-Gilles de Caen, au diocèse de Bayeux ; Jean-Antoine Savine, d’Embrun, sulpicien, supérieur des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Antoine-Barnabé Seguin, de Carpentras, vicaire et supérieur des clercs à Saint-André des Arts, à Paris ; Jean-Baptiste Tessien, de Fontaine-les-Ribouts, au diocèse de Chartres, sulpicien, prédicateur à Paris ; Loup Thomas, dit Bonnotte, d’Entrains-sur-Nohain, au diocèse d’Auxerre, ancien jésuite, confesseur des Ursulines à Paris ; François Vareilhe-Duteil, de Felletin, au diocèse de Limoges, ancien jésuite, pensionnaire à la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Pierre-Louis-Joseph Verrier, de Douai, au diocèse de Cambrai, retiré à la maison Saint-François de Sales, à Issy.
Diacres : Louis-Alexis-Matthias Boubert, d’Amiens, économe des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Antoine-François-Dieudonné de Ravinel, de Bayon, au diocèse de Nancy, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris ; Jacques-Augustin-Robert de Lézardières, de Challans, au diocèse de Luçon, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris.

Religieux : Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq, de Boulogne-sur-mer, frère des Écoles chrétiennes (frère Salomon), secrétaire général de l’Institut, à Paris. 

Clerc : Auguste-Denis Nézol, de Paris, professeur à la Maison Dubourg, à Issy.

Laïc : Charles-Régis Mathieu de la Calmette, comte de Valfons, de Nîmes, ancien officier, retiré à Paris chez le bienheureux Jean-Antoine Guilleminet, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.

(*)la Paroisse "Bienheureux Guillaume Delfaud en Pays Dommois" au diocèse de Périgueux et Sarlat garde son souvenir.



- le diocèse de Bayonne honore le Bienheureux François Dardan, texte de soeur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)

- pour avoir l'édition imprimée.

- au diocèse d'Evreux, le Bienheureux Jacques de la Lande

- Parmi les prêtres martyrs se trouvaient un avignonnais et trois carpentrassiens qui exerçaient leur ministère dans des paroisses parisiennes: Jean Capeau, né vers 1730, chanoine coadjuteur de Saint-Pierre d’Avignon, prêtre auxiliaire à Saint-Paul, Louis-François Barret, né le 23 novembre 1758, vicaire à Saint-Roch, Jean Antoine Seguin, né le 12 juin 1754, vicaire à Saint-André-des-Arts, Pierre Vitalis, né le 11 juillet 1759, vicaire à Saint-Merry. (Jean Capeau et ses compagnons - diocèse d'Avignon)

- C’est "avec douceur et respect" que les prêtres emprisonnés formulèrent leurs refus de rompre avec l’Église de Rome. Si "le monde les a pris en haine", ils savaient que le Christ avait prié pour les garder dans la fidélité. Au nombre de ces martyrs, on compte trois prêtres originaires du diocèse du Puy. Ce sont Claude Pons, né à Saint-Pierre-Le-Monastier, en 1729; Jean Boucharend de Chaumeils, né à Pradelles, en 1738, et Matthias Nogier, né en 1764, au Puy, paroisse Saint-Jean-Baptiste. (Saints du diocèse du Puy-en-Velay)


 

Martyrologe romain

Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.

Abbé Desprez, l’un des martyrs

 

 


 

 
 
 
 

samedi 1 janvier 2011

Voeux

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En ce premier janvier de l'année nouvelle, tandis que le soir est tombé sur PARIS après que le soleil nous a fait faux bond d'une manière abusive et honteuse, je désire présenter à mes lecteurs des voeux en accord avec mon humeur du moment.
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Voyez-vous, je vous souhaite une année de paix et de sérénité, une année où, capables de rentrer en vous-même quand vous vous sentez agressés, humiliés ou moqués, vous saurez pardonner à ceux qui s'opposent injustement à vous, de front ou de côté. Et je nous invite à penser à toutes ces victimes innocentes dont le sang éclabousse le parvis des églises ou des mosquées, et à lutter de toutes nos forces pour qu'un ordre juste puisse - soyons modestes - commencer à germer dans la tête des responsables politiques du monde entier.
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Je pense à ces enfants de Bagdad, à leurs mamans, et aux prêtres que des fanatiques ont délibérément tués dans la cathédrale, aux coptes d'Alexandrie, victimes eux aussi d'un attentat islamiste, aux chrétiens du Nigéria que des fous ont massacrés au motif qu'ils étaient chrétiens. Je pense à Mohamed-Joseph de Bagdad, né dans une famille musulmane chiite et qui à la suite d'une rencontre décisive est devenu chrétien. Il vit aujourd'hui en Occident, pour protéger sa vie, et il dit : "Et si j'ai perdu richesse, pouvoir, famille et ami, j'ai tout gagné puisque j'ai trouvé Jésus-Christ". Je pense aux chrétiens évangéliques de Kabylie, persécutés pour leur foi, aux chrétiens du Maroc que leur conversion met au ban de la société et menace de mort. Aux chrétiens du Yémen, pays où la conversion est passible de mort. Aux chrétiens du Pakistan et de Chine, eux aussi persécutés et tués, à ceux de l'Inde que des hindouistes fanatiques poursuivent de leur haine. Mais le Roi Hérode n'est pas tout à fait mort ; son ombre rode autour de ceux qui n'hésitent pas, en Irak, à tuer à coup de bombe, des fidèles chiites, dont de nombreux enfants, ou au Pakistan où de semblables crimes sont perpétrés toutes les semaines, autour de "kamikazes". Il n'y a pas que les chrétiens qui sont victimes de ces horreurs. On pourrait allonger la liste en y incluant les victimes des attentats politiques ou économiques.
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Nous appelons la miséricorde divine non seulement sur les victimes innocentes ; nous faisions cette semaine mémoire des enfants âgés de moins de deux ans, que le sanguinaire Hérode a fait tuer, croyant que se trouverait parmi eux celui que les mages avaient appelé "le Roi des Juifs". Mais nous appelons aussi cette miséricorde sur les bourreaux. (Il y une prière juive qui s'adresse à Dieu ainsi , en son tout début : "Dieu, toi qui arme le bras des bourreaux...") Et nous prions pour qu'ils reviennent en eux-mêmes et renoncent à leur folie.
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Ah, oui, paix et miséricorde sur le monde ; que la lumière naisse au fond des âmes enténébrées par le péché, les nôtres y compris ; prière pour ces enfants, dont un prophète avait dit : "Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus"(Jérémie). Tenons ferme dans la certitude que "c'est fait" (je veux parler du triomphe du Christ sur la mort et le péché), comme le dit le Livre de l'Apocalypse.
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J'espère ne pas vous avoir importuné. Mais je ne peux pas me taire.
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PS : consulter le message du pasteur Saïd, musulman convert au christianisme sur le site : http://www.christianophobie.fr/videos/le-saisissant-temoignage-du-pasteur-sa, qu'un ami de Strasbourg m'a envoyé.

dimanche 25 octobre 2009

Stupéfaction

Je suis engagé depuis plus d'un an dans la catéchèse. L'aumonier et la responsable de l'aumônerie des Collèges La Fontaine et Claude Bernard m'ont confié les jeunes de quatrième, qui se préparent à recevoir le sacrement de Confirmation. Une ancienne condisciple et amie, que j'ai retrouvée à PARIS après quarante ans, fait partie de notre groupe de catéchètes.


Nous échangeons avec les jeunes sur les dons de l'Esprit Saint. Trois volets à cette réflexion : A quoi correspond, humainement, chacun des sept dons ? Comment se manifeste-t-il dans l'ancien et le nouveau Testament ? Comment se manifeste-t-il dans chacune de nos vies ? Nous avions commencé par les dons d'intelligence et de science. Faire échanger des jeunes sur leur expérience personnelle n'est pas chose facile. Nous avions donc préparé un petit questionnaire pour les aider dans leurs réflexions. Une question, notamment, était celle-ci : t'est-il arrivé d'entendre des critiques sur l'Église ? Où ? Par qui ? Quand ? Quelle a été ta réaction ? Qu'as-tu répondu ?


L'un des jeunes me dit : "Ce n'est pas toujours évident de répondre. L'Église s'est rendu coupable de tant de massacres ! " J'essaye de faire préciser. Il apparaît clairement que cette critique vient du professeur d'histoire et qu'elle vise l'Inquisition. Dans l'esprit du jeune Guillaume, des milliers, des dizaines de milliers de personnes ont été brûlés, torturés, obligés de renier leur conviction, etc. Sa réaction me plonge dans la stupéfaction.


J'ai donc cherché. Il me souvenait avoir vu dans le très beau film inspiré du livre d'Humberto ECCO, le Nom de la Rose, le personnage répugnant mais totalement imaginé de Bernardo GUI, qui dans le récit comme dans le film trouve une mort ignominieuse. Il était inquisiteur, il a effectivement existé. Il se trouve que nous avons conservé les minutes de tous les procès qu'il a instruits dans le Sud-Ouest de la France. Voici les résultats de mes recherches : entre 1308 et 1323, Bernardo GUI a prononcé 139 acquittements, 286 peines religieuses (service militaire en terre sainte, port d'une croix), 307 peines de prison, 156 peines diverses (emprisonnements théoriques, exhumations, exposition au pilori, exil, destruction de maisons), 42 condamnations à mort, soit trois par an sur une période de 15 ans. (Je dois ces chiffres à l'excellent Jean SEVILLIA). L'Inquisition ne vise que les chrétiens. Les fidèles des autres religions ne tombent pas sous ses coups. Bien plus, le pape Clément III, en 1190 déclare prendre les juifs sous sa protection personnelle, défend à tout chrétien de baptiser un juif contre son gré, de gêner les célébrations des fêtes juives, d'attenter aux cimetières juifs. En 1244, soit treize ans après la création de l'Inquisition, Grégoire IX insère cet acte dans le livre V de ses Décrétales, ce qui lui donne force de loi et expose à l'excommunication celui qui irait à son encontre (toujours l'excellent Jean SEVLLIA).



Le grand crétin prétentieux d'AULARD, en compagnie d'un certain DEBIDOUR (dans les années 1880-1890), pourtant, n'hésitait pas à écrire dans un livre destiné à enseigner l'histoire de France aux enfants du Cour Moyen, que l'Inquisition "empêchait les hommes de penser" ; et messieurs NANE et GUIOT écrivaient pour des enfants plus âgés que les peines infligées par l'Inquisition étaient la torture, l'emprisonnement perpétuel et le bûcher de sorte "que la liberté était étouffée sous des monceaux de cadavres". Ne parlons pas de ce manuel anonyme de la fin du XIXe siècle qui disait que peu avant 1830 (sic) la justice inquisitoriale était "aussi cruelle qu'expéditive, vu le nombre de victimes qu'elle avait à brûler quotidiennement" (authentique ; cité par Jacques HEERS).


Mais on évoque très pudiquement les massacres épouvantables commis en Vendée par les armées de la République pour extirper "la superstition et le fanatisme des ennemis de la liberté", lesquels n'avaient qu'un tort, celui de ne pas partager les opinions des monstres de PARIS. Ou que je me tourne, quand je lis des ouvrages sur l'histoire de la Révolution dans notre pays, je ne trouve que mascarades de procès, jugements expéditifs sans instruction préalable, crimes et tueries en tous genres et selon tous moyens : on fusille volontiers à BREST, et la mort sublime du Baron d'AMPHERNET (père de six enfants, dont un nouveau-né) en est un exemple ; on pend à ORANGE, qui a vu 332 personnes tuées en quelques mois, et en AVIGNON, et le marquis de ROCHEGUDE y a laissé ainsi la vie (mais on y guillotine aussi) ; on noie à NANTES, et c'est ainsi que les quatre soeurs de LA METTRIE périront (la plus jeune avaient 17 ans) parmi trente mille autres victimes, on guillotine PARIS, à LYON, à ARRAS, à STRASBOURG et ailleurs, à tour de bras, ou bien l'on assomme et tue à coups de crosses de fusils. Voici un dernier et bel exemple de la purification conduite par les armées de la Convention en Vendée :


"Le 25 janvier 1794, le commandant de la première colonne infernale, Grignon, arrivait dans la paroisse du Pin . Une vingtaine d'habitants s'étaient portés à sa rencontre, le suppliant de ne pas brûler leurs maisons et d'accepter le repas qu'ils ont préparé pour lui et pour ses troupes. Grignon se met à table. Après avoir copieusement dîné, il ordonne d'attacher ses hôtes avec des cordes. On les traîne dans un champ voisin, et sur un signe de l 'atroce général, les Bleus les tuent à coups de sabre et de baïonnette. Pendant cette boucherie, une mère, la femme Tricot, était là, tenant dans ses bras son tout jeune enfant encore à la mamelle. L'enfant est égorgé sur le coeur de sa mère, qui voit en même temps massacrer sous ses yeux son père, son beau-père, sa soeur et sa belle-soeur, son mari et un fils de 18 ans, récemment arrivé de la campagne d'Outre - Loire. Durant le massacre, cette femme n'avait cessé d'exhorter les victimes à subir la mort pour l'amour de Jésus- Christ.
— Songez, leur crie-t-elle, songez que votre Dieu est mort sur la croix, et votre roi sur l'échafaud.
Elle semblait implorer le même sort , pour elle-même; mais Grignon préféra la condamner à survivre. Après cet horrible carnage, quand les bourreaux se sont éloignés, l'admirable chrétienne, couverte du sang des siens, ensevelit de ses propres mains les cadavres mutilés de son mari, de ses enfants et de toute cette glorieuse famille de martyrs." (GAUTHEROT)
Ah, certes, ça a une tout autre allure que l'Inquisition ! Du souffle ! De l'épopée ! Non ?
J'en conclus personnellement que les dons de l'Esprit ne sont féconds que quand ils tombent dans des âmes humainement préparées, instruites avec probité dans les sciences de tous ordres, capables de juger sainement à la lumière de la Parole. Pas question d'approuver, avec mes yeux actuels, les procès de l'Inquisition, qui cependant paraissaient tout à fait normaux et naturels aux hommes de l'époque, et qu'ils étaient même exigés d'eux. Mais je puis honnêtement conclure qu'ils n'ont aucune mesure avec les atrocités fondatrices de notre République. Rien de plus, mais rien de moins.