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samedi 21 janvier 2017

20 et 21 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance : Des chaînes pour les successeurs !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Des chaînes ! pour étrangler une pensée, pour lier toutes les branches qui s’échappent. Des liens pour enchaîner la succession."
In
Victor SEGALEN.
Le Fils du Ciel. Introduction, notes, bibliographie, chronologie par Henry BOUILLIER.
GF/Flammarion, Paris, 1985, p. 90.

(b) "Pathétique histoire d’un souverain écrasé par le glorieux passé, dévoré par la recherche d’une identité nouvelle alors que tout lui renvoie l’image d’un être aussi éparpillé que le héros d’un film d’Orson WELLES devant les mille miroirs brisés qui le cernent […]."
Ibidem.
Préface d’Henry BOUILLIER, p. 28.
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2. COMMENTAIRES.
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Tel est le poème que SEGALEN fait tomber du pinceau de l’Empereur de Chine, le Fis du Ciel. L’Empereur KOUANG SIU ici mis en scène est l’un des derniers souverains de la dynastie mandchoue des QING ; il est le neveu de la redoutable impératrice TS’EU-HI (j’utilise ici la transcription des syllabes chinoises définies par l’EFEO, telles que SEGALEN les a utilisées). Il voudrait bien changer, mais tout s’acharne contre lui : son propre psychisme, sa famille, les événements politiques (notamment les désastres rencontrées par la Chine dans son combat contre le Japon)
Je ne puis m’empêcher de penser ici à deux responsables politiques qui ont quitté ou vont quitter le pouvoir.
Le Président OBAMA, dans les deux derniers mois de son mandat a pris et fait prendre des décisions qui engagent son successeur de manière apparemment définitive. S’agit-il de chaînes, forgées pour empêcher l’éclosion d’une autre pensée. A-t-il voulu lier les branches qui s’échappaient ? Il est bien difficile de le dire. Mais on peut y voir l’expression du dur désir de durer, pour reprendre l’expression d’un de nos grands poètes.
Monsieur HOLLANDE, lui aussi, a voulu étrangler l’éclosion de pensées divergentes et y a échoué : ses étranges amis ont eu raison de ses velléités, mais ils ont donné leur accord à la publication de lois, de décrets, de mesures toutes plus liberticides les unes que les autres : interdiction du droit à l’objection de conscience pour les maires qui refusent de « marier » des homosexuels, modification des règles d’ouverture d’établissements d’enseignement hors contrat qui, du simple régime déclaratif passe au régime de l’autorisation préalable, pénalisation des initiatives prises par les opposants à l’avortement qui tentent de dissuader les femmes enceintes en détresse d’avoir recours à cette intervention. Monsieur HOLLANDE était soucieux de l’image qu’il laisserait de lui dans l’Histoire de France ; elle sera sans aucun doute celle que lui renverront les milles éclats du miroir qu’il s’est ingénié lui-même à briser. Mais pensera-t-il à ce glorieux passé qui fit de notre patrie le premier pays d'Europe ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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In memoriam. A la mémoire de Louis XVI.

Il y a plus de deux siècles était exécuté le bon roi Louis XVI Les historiens à la solde ont tout fait pour le présenter comme un être mou, indéterminé, veule, dépourvu de tout courage. La vérité est tout autre. Le sieur GARAT était l’un de ces monstres qui vint signifier à notre monarque la sentence de mort. Il rendit compte de sa visite en disant qu’il étouffa et pleura de rage devant la noblesse et la sérénité de celui à qui il trouvait normal d’ôter la vie. Il est intéressant de noter que GARAT garda par devers lui les lunettes qu’il portait lors de la signification de la peine de mort, et qu’il interdisait à quiconque d’y toucher en criant : « ce sont les lunettes de la condamnation ».
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Un très beau reportage sur les écoles du réseau Espérance banlieues.


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L’épidémie de macronite prend de l’ampleur : Barbara est atteinte de ce mal insidieux !

Je préconise comme traitement le MÉLANCHONYL (3 comprimés par jour dans un verre de vodka), ou la LE PENACYNE (deux ampoules par jour dans un verre de vinaigre), ou le FILLONOL (2 gellules par jour à prendre les yeux tournés vers l’Orient, en attendant la venue du Soleil de Justice).


mercredi 16 septembre 2015

16 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Deux visionnaires contre les imbéciles. Premier billet du jour.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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(a )"Si je croyais les gens de droite capable de conquérir le pouvoir par la force, je ne prétends pas que je les encouragerais à la guerre civile, mais les politiciens de gauche me dégoûtent depuis si longtemps que je dirais sans doute : « Eh bien ! quoi, mes enfants à condition que vous ne vous conduisiez pas réciproquement comme des cochons, allez-y ! » Mais ni les gens de gauche ni les gens de droite ne sont en mesure de s’affronter réellement. Ils ne réussiront qu’à crever le grand collecteur, et l’égout commencera de vomir sa fange jusqu’à ce que l’étranger, jugeant le niveau atteint, envoie ses égoutiers, chemises brunes ou noires. Avez-vous compris, nigauds ! Depuis cinquante ans, sous les noms de progressistes, d’opportunistes, de libéraux, de démocrates, de patriotes ou de nationaux, on vous a vu perdre sur tous les tableaux, rater misérablement toutes vos entreprises." 
In
Georges BERNANOS, 
Les Grands cimetières sous la lune.


(b) "Je suis le mortel ennemi des extravagants et des imbéciles, que j’ai passé ma vie à combattre. Et j’entends par là tous ceux qui, comptant sur leur propre jugement de deux sous et oubliant que Dieu est le Maître, prétendent gouverner les autres en les contraignant à voir ou à penser comme ils voient oui pensent eux-mêmes, sans aucun égard pour la vocation particulière dévolue à chacun d’entre nous." 
Léon BLOY, Lettre à madame X… 
dans Pages de Léon BLOY, choisies par Raïssa MARITAIN et présentées par Jacques MARITAIN. Mercure de France, Paris, 1951.
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2. Commentaires.
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Il n'y a rien à rajouter ! "Drouate" et" "gôôôôche" ? Bonnet blanc et blanc bonnet ! Quand on pense que le texte de BERNANOS (dirigé contre les franquistes et les nazis) date de près de 70 ans, et que celui de Léon BLOY a plus de 100 ans, on se dit que leurs auteurs étaient des visionnaires.

Voilà les grandes figures prophétiques de notre patrie. 

Quant à tous ces pantins qui font semblant de nous dire des choses essentielles (à VESOUL ou à PETAOUCHNOCK), ils sont obligés de prendre du bicarbonate pour s'assurer de paisibles digestions (revenus mensuels de monsieur MELANCHON, supérieur à 30 000 euros paraît-il [à vérifier], mais lui, au moins, il a un discours cohérent), alors que le pays croule sous les impôts, se noient dans la désespérance, se voit imposer, sans aucun discernement la présence de nombreux prétendus réfugiés (qui souvent sont des déserteurs) au profit desquels il va falloir cracher au bassinet alors que nous laissons crever de froid nos propres sans domiciles fixes, nos familles insuffisamment riches pour avoir accès à des logements décents ! Et non seulement cela, mais ils donnent des consignes, les pantins, pour empêcher l'accueil des vraies victimes de la barbarie islamique, les minorités religieuses, chrétiennes, yézidies, alaouites ou chiites. Mais quelle âme droite peut accepter une telle imposture ?
Oui, quant à ces pantins que dire ? Un seul mot, les chasser définitivement du pouvoir et les juger. Il est trop facile de se réfugier derrière l'immunité conférée par l'onction du suffrage universel ! Ils devront rendre des comptes, car ils ont abaissé l'une des nations (je n'aime pas ce mot, mais ici il s'impose) les plus vieilles d'Europe. Oh, il ne s'agit pas d'un jugement devant un tribunal, mais un jugement du peuple français rendu par la voix des urnes. Exeant omnes ! Et le plus tôt sera le mieux. Enfin, pour être clair, je ne vois guère dans l'espace politique, des hommes ou des femmes qui ont l'envergure et le désintéressement nécessaires pour relever la France. AUCUN, AUCUNE. Est-ce assez précis ?

Relisez bien Léon BLOY, et voyez combien il a raison !
Relisez bien BERNANOS, et voyez combien il voit juste !

Allons, espérons contre toute espérance. Je crois à la sagesse de notre peuple. Il trouvera la solution.
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3. Informations diverses.
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Ils s'en mordent les doigts les imbéciles !

Voici un article repris des Newletters du Point de ce matin. Vous comprendrez pourquoi je préfère le réalisme de monsieur POUTINE à l'idéologie de messieurs OBAMA, HOLLANDE and co.

"Les Occidentaux sont-ils responsables du tournant de la crise en Syrie ? Dans The Guardian, le Prix Nobel et ex-président finlandais Martti Ahtisaari rapporte que l'ambassadeur russe à l'ONU, Vital Tchourkine, aurait proposé un plan de paix avec la Syrie au moment des négociations au sein du Conseil de sécurité, en 2012.
Le plan prévoyait de contraindre Bachar el-Assad à quitter le pouvoir à l'issue de négociations avec l'opposition syrienne, articulée autour de trois points : ne pas armer les rebelles, organiser dès à présent des pourparlers entre le régime et l'opposition, et enfin permettre à Bachar el-Assad de se retirer élégamment à l'issue de ces négociations.
240 000 morts
Mais la proposition avait été rejetée par la France et ses alliés, persuadés que les jours de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. « Rien ne s'est passé parce qu'ils pensaient tous, comme beaucoup d'autres, qu'Assad allait être renversé en quelques semaines. Ils ont donc jugé qu'il n'y avait pas besoin de faire quoi que ce soit », se souvient Martti Ahtisaari.

Le conflit qui s'était déclenché en mars 2011 avait alors fait moins de 10 000 morts, contre les 240 000 victimes aujourd'hui recensées. Entre août 2014 et août 2015, 80 % des personnes tuées en Syrie sont des victimes de l'armée syrienne, rappelle Slate. Et, trois ans plus tard, Daesh a pris une place dramatique sur le terrain et les Syriens qui fuient un conflit sans fin plongent l'Europe dans l'une de ses plus graves crises. Les diplomates se défendent et avancent qu'à cette époque le président syrien était déjà présenté comme un criminel de guerre avec qui ils n'envisageaient donc pas de traiter."

lundi 9 septembre 2013

L'infirmerie se moque de l'hôpital

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Malgré les appels réitérés de nombreux évêques et patriarches des Eglises d'Orient, qu'ils soient catholiques, orthodoxes, coptes ou arméniens, sans compter de nombreux responsables religieux occidentaux, suppliant les matamores de ne pas attaquer la SYRIE, monsieur OBAMA et monsieur HOLLANDE ont donc en tête l'idée d'attaquer (brièvement disent-ils) les installations sensibles détenues par monsieur BASHAR EL ASSAD, pour le punir d'avoir utilisé des gaz toxiques contre la population civile.
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Certes, il est épouvantable de tuer sa propre population de cette manière barbare, mais on ne voit pas en quoi les bombes à fragmentation, les obus de mortier, les obus au phosphore présentent une supériorité morale sur ces moyens abominables. Du reste, il serait bon de rafraîchir la mémoire de ces défenseurs des droits de l'homme. Les concepteurs de l'arme chimique sont les Conventionnels de la Révolution. Dès 1793, (renseignements tirés du livre de Reynald SECHER et de celui de Simone LOIDREAU), un certain PROUST, pharmacien à ANGERS a inventé une boule qui, d'après ses dires, contiendrait "un levain propre à rendre mortel l'air de toute une contrée". On pourrait, suggère-t-il, détruire la Vendée par ce moyen expéditif. Il semble que la Convention ait dépêché des représentants en mission pour se renseigner. Mais des essais réalisés sur des moutons, (dit Reynald SECHER) ne sont pas très concluants. Le boucher de NANTES, CARRIER, propose alors d'empoisonner les puits par de l'arsenic. Le 22 août 1793, SANTERRE supplie le ministre de la Guerre de lui envoyer "des mines !... des mines à force ! des fumées soporatives et empoisonnées", preuve que ce moyen était sinon au point du moins envisagé. Puis ROSSIGNOL demande au Comité de Salut Public de lui envoyer le chimiste FOURCROY (et dire que ce dernier a une rue à son nom à PARIS) pour étudier les solutions qui pourraient être mises en œuvre dans ce domaine. SANTERRE d'expliquer en effet : "Par des mines, des fumigations ou autres moyens, on pourrait détruire, endormir, asphyxier l'armée ennemie". Dites-moi un peu, n'était-ce pas là le but recherché à DAMAS ? Car si le sarin a tué ces innocents civils damasquins, que dire des villageois vendéens brûlés vifs, coupés en deux vivants, mitraillés par les colonnes infernales en Vendée, faute d'avoir pu être empoisonnées par ces fumigations ? N'était-ce pas, comme en SYRIE, une abominable guerre civile ?
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Alors, vous, les messieurs PEILLON, HOLLANDE, LE DRIAN et autres hauts responsables de l'exécutif, vous qui vous offusquez à juste titre de l'horreur de ces moyens chimiques qu'aurait utilisé le régime en place à DAMAS, pourquoi persistez-vous à vouloir présenter la Révolution française à nos enfants comme l'horizon  insurpassable du passé, comme le moment libérateur à partir duquel s'est levée la liberté. La liberté ? Vraiment ? Elle s'est levée sur un monceaux de cadavres, des cadavres de nos compatriotes, et pas un seul moment, vous ou vos prédécesseurs n'ont exprimé le moindre regret, le moindre sentiment de compassion pour ces innocents qui ne voulaient qu'une chose : vivre libres en suivant la voix de leur conscience. Les hommes qui ont anéanti la Vendée et permis à la "République" de s'installer en France n'ont pas hésité à utiliser, pendant toute l'année 1793, des charretées de soufre pour asphyxier les villageois et brûler les villages et vous osez donner des leçons aux héritiers de ces monstres, qui en vérité sont vos frères éloignés ? Mais vous ne manquez pas de culot, à défaut d'avoir de la mémoire. Vraiment, c'est l'infirmerie qui se moque de l'hôpital ! Pour que vos initiatives se parent d'un commencement de légitimité, il conviendrait d'abord que vous balayassiez devant votre porte et reconnussiez, en les déplorant PUBLIQUEMENT, ces horreurs nationales. Mais il faudrait alors débaptiser les Lycées qui portent le nom de MICHELET. Lui, il n'a pas hésité à légitimer ces crimes avec la plume flamboyante qu'on lui connaît et il semble bien être en odeur de sainteté républicaine dans les couloirs du ministère de l'éducation dite nationale.
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Tous ces détails, vous pouvez les trouver dans le livre de Reynald SECHER, La Vendée-Vengé (sic), PUF, Paris, 1986.
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C'est très clair : la France ne doit pas attaquer la Syrie. Les soi-disant "combattants de la Liberté" sont pour la plupart des islamistes d'une rare barbarie (notamment les combattants Tchétchènes). Et leur premier souci quand ils arrivent à s'emparer de villages chrétiens consistent à en massacrer tous les habitants. Je ne vous montrerai pas la photo du cadavre de cette jeune fille, si souriante et belle de son vivant, qui a été torturée, violée et tuée, avec pour toute sépulture, un très grand crucifix fiché dans sa bouche déchirée. Mais si ce sont ces gens-là que l'on veut sauver, alors qu'on ne compte pas sur nous !
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Nous devons donc continuer de résister non seulement aux lois iniques, mais aux initiatives d'un pouvoir parfaitement incapable de ramener la paix civile, la prospérité et, par dessus-tout, l'espérance. J'ai au dernier moment retiré à ce billet le titre inaugural des nombreux et récents articles que je vous donne à lire ; mais croyez-le bien, le titre inaugural est bien là, énorme, muet, accusateur : il s'agit bien de résister à l'idéologie, et par dessus-tout à l'idéologie se disant droit-de-l'hommiste si chère à ces donneurs de leçons !

jeudi 5 mai 2011

Toute ressemblance etc.

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La chaîne ARTE a récemment diffusé une émission sur le procès des 24 hauts responsables du IIIe Reich, et elle a consacré sa première séquence au cas de GOERING. Elle montre notamment comment Robert JACKSON, juge à la Cour Suprême des Etats-Unis et ancien procureur général de son pays, réfléchit avant d'établir les chefs d'accusation dont il entend charger les prévenus, et comment il accumule des preuves, aussi bien écrites que filmées. Finalement, le tribunal retiendra quatre chefs, celui de complot (pour lequel nombre d'accusés seront blanchis), de crime contre la paix, de crimes de guerre et de crime contre l'humanité. Les accusés ont eu le droit de choisir un ou des avocats de leur choix, à l'exclusion toutefois d'avocats convaincus de nazisme. Le procès s'ouvre le 20 novembre 1945 et se termine le 1er octobre 1946. Le tribunal prononce douze condamnations à mort (par pendaison, ce que certains accusés, dont GOERING ne voulaient pas ; celui-ci se suicidera au cyanure la nuit de l'exécution), 7 condamnations à des peines de prison (beaucoup d'accusés accompliront leur peine en totalité), et 3 acquittements (ce qui déclenche la protestation des représentants soviétiques, lesquels voulaient envoyer tout le monde ad patres).


Bien des militaires et de politiciens alliés auraient préféré que l'on exécutât purement et simplement ces hommes qu'ils considéraient comme des monstres. Plus sagement les responsables politiques ont préféré instruire la cause des accusés de la manière la plus équitable possible : chefs d'inculpation, présentation des preuves, procédure américaine accusatoire (qui justement oblige aux preuves), interrogatoire de témoins à charge et à décharge. Ce fut une sage décision, et nous retirons de ce procès l'impression qu'il n'a pas été fait à ces criminels ce qu'ils avaient fait à des millions d'innocents. Ce fut l'honneur des nations démocratiques. Et, bien que personnellement je sois résolument contre le peine de mort, je ne pense pas que ces condamnations aient été injustes, et je ne verse pas de pleurs sur le sort de ces hommes.


Que vient donc faire ici le procès de NUREMBERG ? Vous ne voyez pas ? Cherchez un peu. Au risque de m'attirer bien des remarques acerbes, des injures et des horions, je ne crois pas que justice soit faite après l'exécution de BEN LADEN. Sa maison était protégée et défendue, c'est une affaire entendue. Il avait pensé, inspiré, désiré d'horribles attentats. C'est exact. Mais lui-même n'avait pas d'armes quand il a été abattu. Il m'aurait semblé préférable de le capturer, de le ramener vivant aux USA et d'instruire à son encontre un procès international. Bien sûr, j'imagine que la chose était difficile, voire impossible. Mais tout de même je reste abasourdi devant les scènes de liesse qui ont accompagné l'annonce de sa mort. Le recueillement et la tristesse d'avoir dû en arriver là auraient été plus dignes. Cette joie insane, c'est la manifestation la plus passionnelle de l'esprit de vengeance. Et je serais doublement infidèle à René GIRARD et à son analyse de la violence circulaire, et à ce que dit JÉSUS, si je n'exprimais pas ici une profonde consternation devant les réactions des uns et des autres, y compris et surtout des responsables politiques. Non je ne crois pas que justice soit faite. Tout au plus que la vengeance a eu lieu.


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mercredi 21 janvier 2009

Quand le ridicule ne tue plus...

Savez-vous qui a copié Ségolène ROYAL ? Je vais vous le dire au cas où la chose ne vous sauterait pas aux yeux. Ou plus exactement, je vais reprendre les paroles mêmes de la Présidente de la Région de Poitou-Charentes qui met définitivement les points sur les i :
Oui, dit-elle, j'ai inspiré OBAMA et ses équipes nous ont copiés.
Je suppose que si l'on interroge le Président OBAMA, il dira : Ségolène who ?
Ségolène ne se mouche pas avec le manche d'une pioche. Elle présente une grave boursouflure de l'ego. Elle se ridiculise. Elle ridiculise son parti, et elle ridiculise, ce qui est beaucoup plus grave, notre pays.
Mais prenons-là aux mots, et voyons si, dans ses votes, elle approuvera les efforts que les pouvoirs publics pourraient être amenés à demander aux Français pour sortir de la crise économique, si elle approuve l'injection de 26 milliards d'euros publics dans les circuits économiques français (contre plus de 800 milliards de dollars prévus par le Président OBAMA pour le soutien à l'économie américaine). Si elle le fait, alors je serai prêt à examiner l'influence minuscule qu'elle aura pu avoir sur les analyses de la situation par l'équipe du Président américain. Dans le cas contraire, je m'interrogerai.
C'est tout pour ce billet. Le prochain datera du même jour.

jeudi 6 novembre 2008

Chronique du genre et de l'espèce, ou la louange de la philosophie spéculative

Si la pensée moderne avait la moindre connaissance de la philosophie spéculative, illustrée tout particulièrement par Thomas d'AQUIN au Moyen-Âge, les journalistes censés la représenter ne se seraient point lancés dans des dithyrambes sur l'élection de Barak OBAMA. La couleur de peau de monsieur OBAMA est à l'homme ce que l'espèce est au genre. Le Président élu appartient au genre humain, que je sache, et les Américains ne s'y sont pas trompés qui, en le portant triomphalement au pouvoir, ont reconnu en lui un homme remarquable, certainement hors du commun. Je ne prétends pas ici parler de ses idées politiques, mais simplement de son talent, de ses talents.
Nous végétons sur les décombres de la pensée des Lumières. Elle a mis le sujet au centre de tout, et de sujet, l'homme est devenu peu à peu un individu, un atome social. Le courant prétendument nommé néolibéral a surfé sur cette idée saugrenue. Conscient de cette imposture, le courant marxiste a privilégié la collectivité (et non point la communauté) en négligeant le sujet, et, bien entendu, l'individu. Nos socialistes français font le grand écart. Ils se réclament de VOLTAIRE (entre autre), et endossent l'héritage délétère de cette pensée qui hypertrophie le "Je", mais ils adoptent partiellement les solutions collectivistes de MARX. C'est le mariage de la carpe et du lapin. Et on le voit bien, quand on analyse d'un peu près les motions présentées aux suffrages des militants socialistes. Il n'y a rien de commun entre les propositions de monsieur DELANOE, qui se réclame plutôt de la social-démocratie humaniste de JAURES, et celles de monsieur Benoît HAMON, un homme qui invoque la bonne vieille idéologie des socialistes du XIXe siècle.
Et si l'on en revenait à la notion de genre et d'espèce, qui renvoie nécessairement au statut de sujet social qu'est l'homme, n'aurait-on pas fait un grand pas ? Celui que justement les Américains, plus mûrs et plus lucides que nous, n'ont pas hésité à faire. Le rôle du politique, je le recrie sur les toits, est de conduire les citoyens à la fin qui leur est due, et en tant que sujet capable de dire "Je", et en tant que membre de la communauté humaine (ce groupe qui - comme son nom l'indique, ce que ne fait pas le mot collectivité lequel renvoie à une collection - met dans un genre unique des sujets qui ont quelque chose en commun, et donc quelque chose à partager), capable de dire "Nous".
Non ! Il ne faut pas crier "Au secours VOLTAIRE, ils sont devenus fous !" Il faut mettre VOLTAIRE là où il doit être, au rayon des écrivains superbes, des esprits subtils et pleins d'humour, mais certainement pas à celui des penseurs politiques ou des philosophes.

mercredi 5 novembre 2008

Leçon de démocratie

Le peuple américain vient de donner au monde en général et aux Français en particulier une gigantesque leçon de démocratie, en élisant au pays de Martin Luther KING, un Président d'origine partiellement africaine. Je ne porte pas de jugement sur la politique qu'entend conduire le Président élu. Mais je me demande si nous aurions voté pour Léopold SENGHOR, agrégé de grammaire, membre de l'Académie Française, français ET sénégalais s'il s'était présenté aux élections présidentielles chez nous. J'en doute fort. Et je crois que nos préventions l'auraient emporté sur nos convictions politiques. Et ceci, au pays des Droits de l'Homme, le pays champion des donneurs de leçons.
Bien entendu, il est trop tôt pour mesurer les effets de ce qui est tout de même un vote historique. Mais il y a une chose certaine. Les Etats-Unis vont reprendre dans le monde une place qu'ils avaient perdue pour toute sorte de raisons : une politique étrangère aventureuse notamment, des compromissions avec le monde de la finance, un échec économique par l'application inconsidérée de l'idéologie dite néo-libérale (alors que c'est tout simplement un dévoiement du capitalisme industriel), et par-dessus tout un matraquage invraisemblable de la presse politiquement correcte.
Bonne chance aux Etats-Unis.