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lundi 3 août 2020

Lundi 03 août 2020. Nettoyer les écuries d'Augias : à propos du scandale du remdesivir


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Profitant de la canicule, des vacances, de la peur instillée sciemment par les pouvoirs publics et les grands bidules internationaux, les autorités de santé de l’Union Européenne ont commandé pour 62 millions d’euros de Remdésivir à Gilead. A quoi s’ajoute, que la même Union Européenne s’est adjoint comme conseiller à l’environnement le fameux fonds Black Rock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde et l'un des actionnaires majoritaires de Gilead (Cf. https://reporterre.net/La-multinationale-BlackRock-conseille-la-Commission-europeenne-sur-l-environnement). Il n'est pas impossible que cela explique ceci.

Il s’agit là d’un des plus grands scandales politico-financiers de l’été, et je suggérerai à la fin de ce billet un moyen de faire connaître notre avis aux députés européens (sic !) et à nos hommes politiques sur l’usage qui est fait de l’argent des européens. Nous aimerions savoir par ailleurs le nom des responsables qui ont pris cette honteuse décision, alors que tous les esprits libres de toutes contraintes financières, idéologiques ou de tout désir de pouvoir SAVENT, résultats à l’appui, que le traitement marseillais est parfaitement adapté à la situation. Très peu de journaux ont parlé de l’expression la plus obscène qui se puisse imaginer, de la corruption des esprits qui règne dans les hautes sphères de l’Europe

Heureusement, nous avons un journal honnête, France Soir, qui nous parle les bienfaits très relatifs de cette saloperie ambulante qu’est le Remdésivir.


Il convient, au point où nous en sommes de revenir sur un article dont on a peu parlé, que j’ai déjà évoqué dans un billet, et qui présente un intérêt considérable à mes yeux puisqu’il y a comme cosignataires au moins deux infectiologues notoirement hostiles au traitement marseillais, le Pr François-Xavier LESCURE et le Pr Yazdan YAZDANPANAH.

Case report study of the first five COVID-19 patients treated with remdesivir in France
Marie Duberta,1,*, Benoit Visseauxb,c,1, Valentina Iserniaa, Lila Bouadmac,d,
Laurène Deconincka, Juliette Patrierc,d, Paul-Henri Wickyc,d, Diane Le Pluarta,
Laura Kramere, Christophe Riouxa, Quentin Le Hingratb,c, Nadhira Houhou-Fidouhb,
Yazdan Yazdanpanaha,c, Jade Ghosna,c,2, Francois-Xavier Lescurea,c,2
a AP-HP. Nord, Infectious and Tropical Diseases Department, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France
b AP-HP. Nord, Virology Department, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France.
c University of Paris, French Institute for Health and Medical Research (INSERM), IAME, U1137, Team DesCID, Paris, France
d AP-HP. Nord, Medical and Infectious Diseases Intensive Care Unit, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France
e AP-HP. Nord, Pharmacy Unit, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France.

International Journal of Infectious Diseases, 98 (2020) 290–293.

Je vous donne le texte de l’abstract en anglais, puis sa traduction.

"Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) has been identified as the virus responsible for the coronavirus disease 2019 (COVID-19) outbreak worldwide. Data on treatment are scare and parallels have been made between SARS-CoV-2 and other coronaviruses. Remdesivir is a broad-spectrum antiviral with efficient in vitro activity against SARS-CoV-2. Evidence of clinical improvement in patients with severe COVID-19 treated with remdesivir is controversial. The aim of this study was to describe the clinical outcomes and virological monitoring of the first five COVID-19 patients admitted to the intensive care unit of Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France, for severe pneumonia related to SARS-CoV-2 and treated with remdesivir. Quantitative reverse transcription PCR was used to monitor SARS-CoV-2 in blood plasma and the lower and upper respiratory tract. Among the five patients treated, two needed mechanical ventilation and one needed high-flow cannula oxygen. A significant decrease in SARS-CoV-2 viral load in the upper respiratory tract was observed in most cases, but two patients died with active SARS-CoV-2 replication in the lower respiratory tract. Plasma samples were positive for SARS-CoV-2 in only one patient. Remdesivir was interrupted before the initially planned duration in four patients, two because of alanine aminotransferase elevations (3 to 5 normal range) and two because of renal failure requiring renal replacement. This case series of five COVID-19 patients requiring intensive care unit treatment for respiratory distress and treated with remdesivir, highlights the complexity of remdesivir use in such critically ill patients."

"Le Coronavirus 2 responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) a été identifié comme l’agent responsable de la maladie à Coronavirus 2019 (Covid-19) qui s’est répandue dans le monde entier. Les données relatives au traitement sont rares et l’on a établi des parallèles entre le SAR-CoV-2 et d’autres coronavirus. Le Remdésivir est un antiviral à large spectre doté d’une efficacité démontrée in vitro, contre le SARS-CoV-2. Les preuves d’une amélioration clinique de patients atteints d’une Covid-19 sévère, apportée par le Remdésivir sont controversées. Le but de cette étude est de décrire les issues cliniques et le suivi virologique des cinq premiers patients admis dans l’Unité de Soins Intensifs de l’Hôpital Universitaire Bichat-Claude Bernard de Paris, France, pour pneumonie sévère reliée au SARS-CoV-2 et traité au Remdésivir. La PCR quantitative après transcription inverse a été utilisé pour contrôler le SARS-CoV-2 dans le plasma sanguin et dans les tractus respiratoires inférieur et supérieur. Parmi les cinq patients traités, deux ont exigé une ventilation mécanique et un a eu besoin d’une [intubation par] canule d’oxygène à haut débit. Une diminution significative de la charge virale en SARS-CoV-2 dans le tractus respiratoire supérieur a été observée dans la plupart des cas, mais deux patients sont morts, en présentant une réplication active du SARS-CoV-2 dans le tractus respiratoire inférieur. Les prélèvements de plasma se sont révélés positifs pour la présence de SARS-CoV-2 chez un seul des patients. L’administration de Remdésivir a été interrompue chez quatre patients avant la fin initialement prévue du traitement, chez deux d’entre eux en raison d’élévations de taux d’alanine aminotransférase (de 3 à 5 fois la valeur normale) et chez deux d’entre eux en raison d’une défaillance rénale qui a exigé un remplacement des reins. Cette série de cas de cinq patients exigeant un traitement en Unité de Soins Intensifs pour détresse respiratoire, et traités par le Remdésivir, éclaire la complexité de l’usage de cette molécule chez des patients au stade critique de la maladie."

Résumons-nous. Il apparaît que sur 5 patients gravement atteints, quatre ont dû voir le traitement au Remdésivir interrompu, ce qui fait tout de même beaucoup, deux sont morts, et deux ont dû changer de rein. Voilà qui interdit de manière significative l’usage de cette molécule dans ces circonstances cliniques.
Les auteurs n’ont pas de conflits d’intérêt et n’entretiennent pas de rapport avec Gilead.

Voyons maintenant un autre son de cloche…

Compassionate remdesivir treatment of severe Covid-19 pneumonia in intensive care unit (ICU) and Non-ICU patients: Clinical outcome and differences in post-treatment hospitalisation status.
Spinello Antinoria,b,*,1, Maria Vittoria Cossub,1, Anna Lisa Ridolfob,1, Roberto Rechc,
Cecilia Bonazzettia, Gabriele Pagania, Guido Gubertinib, Massimo Coenb, Carlo Magnib,
Antonio Castellic, Beatrice Borghic, Riccardo Colomboc, Riccardo Giorgib, Elena Angelib,
Davide Miletod, Laura Milazzob, Stefania Vimercatie, Martina Pellicciottab, Mario Corbellinob,
Alessandro Torreb, Stefano Rusconia,b, Letizia Orenib, Maria Rita Gismondod,
Andrea Giacomellia,b, Luca Meronib, Giuliano Rizzardinib, Massimo Gallia,b
a Luigi Sacco Department of Biomedical and Clinical Sciences, University of Milan, Italy
b Department of Infectious Diseases, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy
c Intensive Care Unit, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy.
d Diagnostic Services, Clinical Microbiology, Virology and Bioemergence Diagnostics, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy
e Pharmaceutical Department, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy.

Pharmacological Research, 158 (2020) 104899.

Voici l’Abstract en anglais.

"SARS-CoV-2 is causing an increasing number of deaths worldwide because no effective treatment is currently available (mensonge). Remdesivir has shown in vitro activity  against coronaviruses and is a possible antiviral treatment for SARS-CoV-2 infection (l'Hydroxychloroquine aussi). This prospective (compassionate), open-label study of remdesivir, which was conducted at Luigi Sacco Hospital, Milan, Italy, between February 23 and March 20, 2020, involved patients with SARS-CoV-2 pneumonia aged ≥18 years undergoing mechanical ventilation or with an oxygen saturation level of ≤94 % in air or a National Early Warning Score 2 of ≥4. The primary outcome was the change in clinical status based on a 7-category ordinal scale (1 = not hospitalised, resuming normal daily activities; 7 = deceased).
The 35 patients enrolled from February 23 to March 20, 2020, included 18 in intensive care unit (ICU), and 17 in our infectious diseases ward (IDW). The 10-day course of remdesivir was completed by 22 patients (63 %) and discontinued by 13, of whom eight (22.8 %) discontinued because of adverse events. (On ne sait pas pourquoi 5 autres patients ont arrêté le traitement). The median follow-up was 39 days (IQR 25–44). At day 28, 14 (82.3 %) patients from IDW were discharged, two were still hospitalized and one died (5.9 %), whereas in ICU 6 (33.3 %) were discharged, 8 (44.4 %) patients died, three (16.7 %) were still mechanically ventilated and one (5.6 %) was improved but still hospitalized. Hypertransaminasemia and acute kidney injury were the most frequent severe adverse events observed (42.8 % and 22.8 % of the cases, respectively).
Our data suggest that remdesivir can benefit patients (Je me pince la joue !!!) with SARS-CoV-2 pneumonia hospitalised outside ICU where clinical outcome was better and adverse events are less frequently observed. (Fuyez l'hôpital, mes amis !) Ongoing randomised controlled trials will clarify its real efficacy and safety, who to treat, and when." (Vous noterez que, confirmant ce que disent DUBERT et al., cités plus haut, les patients traités au Remdésivir présentent des troubles hépatiques et rénaux !)

Conflits d’intérêts :
Declaration of competing interest
SA received support for research activities from Pfizer, MSD, and Boehringer Ingelheim; SR received grants, fees for speaker’s- bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen; AG received consultancy fees from Mylan and nonfinancial support from Gilead. GR received grants, fees for speaker’s bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen and Roche; MG received grants, fees for speaker’s bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen and Roche; MVC, ALR, RR, CB, GP, GG,
MC, CM, AC, BB, RC, RG, EA, DM, LM, SV, MC, AT, LO, MRG, LM have nothing to declare.

Nous avons donc là un médicament qui coûte la peau de nos pauvres fesses, qui provoque des atteintes rénales et hépatiques gravissimes, qui ne semble guère efficace, (c’est le moins que l’on puisse dire) mais dont les supporters sont tous subventionnés par Gilead.
L’Europe telle que nous la connaissons est plus sale que les écuries d’Augias et il faudrait un Hercule de la vertu pour la nettoyer. Le mieux est de quitter cette barque aux membrures pourries jusqu’au cœur et qui ne connaît que les intérêts étrangers, et le fric, mais assez peu les intérêts des contribuables européens. Un bon conseil. Ayez sur vous un papier spécifiant qu'en cas de Covid-19, vous exigez le protocole marseillais et vous refusez le traitement au Remdésivir. Il y a de votre santé.

Un seul moyen ou plutôt deux pour faire barrage à cette forfaiture :

Diffusez et partagez au maximum ce billet.
Ecrivez à votre député pour lui faire connaître votre avis et au député européen de votre circonscription quitte à lui joindre copie de ce billet.



dimanche 7 septembre 2014

07 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance. J'ai lu le livre !

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Eh ! Eh ! Je ne cesse de vous le dire :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "Je ne peux rien avaler. J'essaie d'en savoir plus. Je passe en revue les conséquences politiques. Où est le Président exemplaire ? Un président ne mène pas deux guerres tout en s'évadant dès qu'il le peut pour rejoindre une actrice dans la rue d'à côté. Un président ne se conduit pas comme ça quand les usines ferment, que le chômage augmente et que sa cote de popularité est au plus bas. A cet instant-là, je me sens davantage atteinte par le désastre politique que par notre faillite personnelle. Sans doute ai-je encore l'espoir de sauver notre couple. François me demande d'arrêter cette litanie de conséquences désastreuses : il avale quelques bouchées et retourne dans son bureau."

(b) "Je me souviens d'un soir, au sortir d'un repas de Noël passé chez ma mère, à Angers, avec tous mes frères et soeurs, les conjoints, neveux et nièces, vingt-cinq personnes en tout. François se tourne vers moi, avec un petit rire de mépris et me jette :
-Elle n'est quand même pas jojo la famille Massonneau.
[...].
Mais où faut-il donc être né pour être jojo ? C'est vrai, dans ma famille, personne n'a fait l'ENA ni HEC. Aucun d'entre nous n'a possédé de clinique, ni fait des affaires dans l'immobilier comme son père. Nul n'a de propriété à Mougins sur la Côte d'Azur comme lui. Personne n'est haut fonctionnaire ou célèbre comme les gens qu'il fréquente depuis la promotion Voltaire de l'ENA. Les Massonneau sont une famille de Français modestes. Modestes mais fiers de ce que nous sommes.
Son expression tellement dédaigneuse me hante maintenant que le charme est rompu, que je suis désenvoûtée de son regard. Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le Président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé "les sans-dents", très fier de son trait d'humour."
In
Valérie TRIERWEILER.
Merci pour ce moment.
Les Arènes, Paris, 2014.
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2. Commentaires.
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J'ai dévoré le livre de madame TRIERWEILER. C'est le cri d'une femme répudiée qui a passionnément aimé un homme indigne de son amour. Contrairement à madame AUBRY qui se dit choquée par la publication de cet ouvrage, ou madame Charlotte de TURCKHEIM qui soutient Julie GAYET, j'approuve totalement l'initiative de madame TRIERWEILER.
D'abord je dois reconnaître - et je prie mes lecteurs d'excuser mon erreur de jugement - que madame TRIERWEILER n'est pas cette personne arrogante et hautaine que les média ont décrite. Elle n'est pas l'héritière de la banque MASSONNEAU comme certains réseaux sociaux ont tenté de nous le faire croire.
Je crois que dans ce livre elle ne ment pas. Certes, elle aurait pu nous épargner la scène du "baiser de Limoges", ou d'autres épisodes intimes, mais ce sont là  des peccadilles à côté de l'ampleur de ce que le livre nous apprend sur l'homme qui prétend nous diriger.
Ensuite, il me semble qu'il faut distinguer dans cet ouvrage deux ordres de discours : celui des faits et celui des impressions et réactions subjectives de l'auteur. Les faits sont aisés à vérifier : les dates, les personnes qui l'ont connue avant, pendant et après sa vie commune avec monsieur HOLLANDE peuvent témoigner. Je crois que le personnel du Pavillon de La Lanterne (Josyane et Eric, en particulier) où elle a passé quelques jours de convalescence après le fameux communiqué de 19 mots mettant fin à sa relation avec monsieur HOLLANDE, a pleuré avec elle. Je crois que madame Carla BRUNI-SARKOZY, madame CHIRAC, Alain DELON ou monsieur MELANCHON lui ont témoigné leur sympathie après la rupture. Je crois à l'affaire des Sans-dents.
Les impressions sont évidemment sujettes à interprétations. Ce qui me paraît intéressant, là encore, c'est qu'elles appartiennent à deux registres : celui du citoyen et celui de l'amante (au sens que les auteurs du XVIIe siècle donnait à ce mot, un sens qui n'était point péjoratif), de l'amante évincée. Pour ce qui est du citoyen, madame TRIERWEILER réagit comme nombre de Français. Si elle reconnaît à Laurent FABIUS de grandes qualités, elle est plus sévère avec quelques autres ministres, arrivés dans leur fauteuil par le hasard des magouilles politiques, par exemple. Pour ce qui est des impressions, évidemment, on peut en discuter. Elle a aimé passionnément François HOLLANDE, et cet amour a commencé bien avant que la presse n'accorde à ce dernier un quelconque avenir. Ce n'est donc pas le goût du pouvoir qui l'a jetée dans les bras du futur "Président" de la République. Elle explique, fort bien, les raisons de son tweet en faveur d'Olivier FALORNI. Il découle d'un mensonge supplémentaire de monsieur HOLLANDE. Il avait promis de ne soutenir aucun candidat ; il a, au dernier moment, et dans le dos de sa compagne du jour, publié un communiqué de soutien à sa compagne d'avant. La presse n'y a vu que l'expression de la jalousie, alors que c'était de l'exaspération (fondée sur une analyse politique très juste, puisque madame ROYAL briguait la présidence de l'Assemblée, ce qui aurait crée certainement un mélange des genres très questionnable au cas où elle aurait été élue) devant un mensonge supplémentaire. Madame TRIERWEILER n'a eu qu'un tort : celui d'accepter qu'on l'appelle la Première Dame.

J'ai eu l'occasion, au cours d'un dîner de gala organisé dans le cadre du Quatrième Carrefour des Biotechnologies, de discuter avec un ancien ministre qui venait d'être évincé du gouvernement JOSPIN.

Voici un extrait de notre dialogue :
"-Alors madame, que pouvez-vous me dire de votre passage au Gouvernement ?
-J'ai été débarquée pour avoir voulu remettre de l'ordre dans mon Ministère, si c'est ça que vous voulez savoir. Et la seconde chose que je puis vous dire, c'est que les journalistes sont des pourritures."

Je crois que madame TRIERWEILER a été la victime des journalistes, sans doute alertés et excités par des instances très haut placées pour exécuter cette basse fonction sacrificielle. Finalement, je me suis trompé sur madame TRIERWEILER. Elle ne ressemblait pas à son compagnon, et, pour cette raison ne pouvait rester avec lui.

Je termine par cette anecdote. J'allais hier matin à La Procure pour acheter le livre. Et à un coin de la Place Saint-Sulpice, un SDF, me voyant le tenir à la main me dit : "Hier j'étais un sans-culotte ; aujourd'hui, je suis un sans-dents". Et l'homme en effet, n'en avait plus guère. Monsieur HOLLANDE est un très fin observateur de la misère humaine. Sa remarque est ignoble.
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3. Informations diverses.
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Manifestation des Sans dents avant-hier à PARIS.