Affichage des articles dont le libellé est Remdésivir. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Remdésivir. Afficher tous les articles

lundi 3 août 2020

Lundi 03 août 2020. Nettoyer les écuries d'Augias : à propos du scandale du remdesivir


-
Profitant de la canicule, des vacances, de la peur instillée sciemment par les pouvoirs publics et les grands bidules internationaux, les autorités de santé de l’Union Européenne ont commandé pour 62 millions d’euros de Remdésivir à Gilead. A quoi s’ajoute, que la même Union Européenne s’est adjoint comme conseiller à l’environnement le fameux fonds Black Rock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde et l'un des actionnaires majoritaires de Gilead (Cf. https://reporterre.net/La-multinationale-BlackRock-conseille-la-Commission-europeenne-sur-l-environnement). Il n'est pas impossible que cela explique ceci.

Il s’agit là d’un des plus grands scandales politico-financiers de l’été, et je suggérerai à la fin de ce billet un moyen de faire connaître notre avis aux députés européens (sic !) et à nos hommes politiques sur l’usage qui est fait de l’argent des européens. Nous aimerions savoir par ailleurs le nom des responsables qui ont pris cette honteuse décision, alors que tous les esprits libres de toutes contraintes financières, idéologiques ou de tout désir de pouvoir SAVENT, résultats à l’appui, que le traitement marseillais est parfaitement adapté à la situation. Très peu de journaux ont parlé de l’expression la plus obscène qui se puisse imaginer, de la corruption des esprits qui règne dans les hautes sphères de l’Europe

Heureusement, nous avons un journal honnête, France Soir, qui nous parle les bienfaits très relatifs de cette saloperie ambulante qu’est le Remdésivir.


Il convient, au point où nous en sommes de revenir sur un article dont on a peu parlé, que j’ai déjà évoqué dans un billet, et qui présente un intérêt considérable à mes yeux puisqu’il y a comme cosignataires au moins deux infectiologues notoirement hostiles au traitement marseillais, le Pr François-Xavier LESCURE et le Pr Yazdan YAZDANPANAH.

Case report study of the first five COVID-19 patients treated with remdesivir in France
Marie Duberta,1,*, Benoit Visseauxb,c,1, Valentina Iserniaa, Lila Bouadmac,d,
Laurène Deconincka, Juliette Patrierc,d, Paul-Henri Wickyc,d, Diane Le Pluarta,
Laura Kramere, Christophe Riouxa, Quentin Le Hingratb,c, Nadhira Houhou-Fidouhb,
Yazdan Yazdanpanaha,c, Jade Ghosna,c,2, Francois-Xavier Lescurea,c,2
a AP-HP. Nord, Infectious and Tropical Diseases Department, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France
b AP-HP. Nord, Virology Department, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France.
c University of Paris, French Institute for Health and Medical Research (INSERM), IAME, U1137, Team DesCID, Paris, France
d AP-HP. Nord, Medical and Infectious Diseases Intensive Care Unit, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France
e AP-HP. Nord, Pharmacy Unit, Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France.

International Journal of Infectious Diseases, 98 (2020) 290–293.

Je vous donne le texte de l’abstract en anglais, puis sa traduction.

"Severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 (SARS-CoV-2) has been identified as the virus responsible for the coronavirus disease 2019 (COVID-19) outbreak worldwide. Data on treatment are scare and parallels have been made between SARS-CoV-2 and other coronaviruses. Remdesivir is a broad-spectrum antiviral with efficient in vitro activity against SARS-CoV-2. Evidence of clinical improvement in patients with severe COVID-19 treated with remdesivir is controversial. The aim of this study was to describe the clinical outcomes and virological monitoring of the first five COVID-19 patients admitted to the intensive care unit of Bichat-Claude Bernard University Hospital, Paris, France, for severe pneumonia related to SARS-CoV-2 and treated with remdesivir. Quantitative reverse transcription PCR was used to monitor SARS-CoV-2 in blood plasma and the lower and upper respiratory tract. Among the five patients treated, two needed mechanical ventilation and one needed high-flow cannula oxygen. A significant decrease in SARS-CoV-2 viral load in the upper respiratory tract was observed in most cases, but two patients died with active SARS-CoV-2 replication in the lower respiratory tract. Plasma samples were positive for SARS-CoV-2 in only one patient. Remdesivir was interrupted before the initially planned duration in four patients, two because of alanine aminotransferase elevations (3 to 5 normal range) and two because of renal failure requiring renal replacement. This case series of five COVID-19 patients requiring intensive care unit treatment for respiratory distress and treated with remdesivir, highlights the complexity of remdesivir use in such critically ill patients."

"Le Coronavirus 2 responsable du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) a été identifié comme l’agent responsable de la maladie à Coronavirus 2019 (Covid-19) qui s’est répandue dans le monde entier. Les données relatives au traitement sont rares et l’on a établi des parallèles entre le SAR-CoV-2 et d’autres coronavirus. Le Remdésivir est un antiviral à large spectre doté d’une efficacité démontrée in vitro, contre le SARS-CoV-2. Les preuves d’une amélioration clinique de patients atteints d’une Covid-19 sévère, apportée par le Remdésivir sont controversées. Le but de cette étude est de décrire les issues cliniques et le suivi virologique des cinq premiers patients admis dans l’Unité de Soins Intensifs de l’Hôpital Universitaire Bichat-Claude Bernard de Paris, France, pour pneumonie sévère reliée au SARS-CoV-2 et traité au Remdésivir. La PCR quantitative après transcription inverse a été utilisé pour contrôler le SARS-CoV-2 dans le plasma sanguin et dans les tractus respiratoires inférieur et supérieur. Parmi les cinq patients traités, deux ont exigé une ventilation mécanique et un a eu besoin d’une [intubation par] canule d’oxygène à haut débit. Une diminution significative de la charge virale en SARS-CoV-2 dans le tractus respiratoire supérieur a été observée dans la plupart des cas, mais deux patients sont morts, en présentant une réplication active du SARS-CoV-2 dans le tractus respiratoire inférieur. Les prélèvements de plasma se sont révélés positifs pour la présence de SARS-CoV-2 chez un seul des patients. L’administration de Remdésivir a été interrompue chez quatre patients avant la fin initialement prévue du traitement, chez deux d’entre eux en raison d’élévations de taux d’alanine aminotransférase (de 3 à 5 fois la valeur normale) et chez deux d’entre eux en raison d’une défaillance rénale qui a exigé un remplacement des reins. Cette série de cas de cinq patients exigeant un traitement en Unité de Soins Intensifs pour détresse respiratoire, et traités par le Remdésivir, éclaire la complexité de l’usage de cette molécule chez des patients au stade critique de la maladie."

Résumons-nous. Il apparaît que sur 5 patients gravement atteints, quatre ont dû voir le traitement au Remdésivir interrompu, ce qui fait tout de même beaucoup, deux sont morts, et deux ont dû changer de rein. Voilà qui interdit de manière significative l’usage de cette molécule dans ces circonstances cliniques.
Les auteurs n’ont pas de conflits d’intérêt et n’entretiennent pas de rapport avec Gilead.

Voyons maintenant un autre son de cloche…

Compassionate remdesivir treatment of severe Covid-19 pneumonia in intensive care unit (ICU) and Non-ICU patients: Clinical outcome and differences in post-treatment hospitalisation status.
Spinello Antinoria,b,*,1, Maria Vittoria Cossub,1, Anna Lisa Ridolfob,1, Roberto Rechc,
Cecilia Bonazzettia, Gabriele Pagania, Guido Gubertinib, Massimo Coenb, Carlo Magnib,
Antonio Castellic, Beatrice Borghic, Riccardo Colomboc, Riccardo Giorgib, Elena Angelib,
Davide Miletod, Laura Milazzob, Stefania Vimercatie, Martina Pellicciottab, Mario Corbellinob,
Alessandro Torreb, Stefano Rusconia,b, Letizia Orenib, Maria Rita Gismondod,
Andrea Giacomellia,b, Luca Meronib, Giuliano Rizzardinib, Massimo Gallia,b
a Luigi Sacco Department of Biomedical and Clinical Sciences, University of Milan, Italy
b Department of Infectious Diseases, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy
c Intensive Care Unit, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy.
d Diagnostic Services, Clinical Microbiology, Virology and Bioemergence Diagnostics, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy
e Pharmaceutical Department, ASST Fatebenefratelli-Sacco, Milan, Italy.

Pharmacological Research, 158 (2020) 104899.

Voici l’Abstract en anglais.

"SARS-CoV-2 is causing an increasing number of deaths worldwide because no effective treatment is currently available (mensonge). Remdesivir has shown in vitro activity  against coronaviruses and is a possible antiviral treatment for SARS-CoV-2 infection (l'Hydroxychloroquine aussi). This prospective (compassionate), open-label study of remdesivir, which was conducted at Luigi Sacco Hospital, Milan, Italy, between February 23 and March 20, 2020, involved patients with SARS-CoV-2 pneumonia aged ≥18 years undergoing mechanical ventilation or with an oxygen saturation level of ≤94 % in air or a National Early Warning Score 2 of ≥4. The primary outcome was the change in clinical status based on a 7-category ordinal scale (1 = not hospitalised, resuming normal daily activities; 7 = deceased).
The 35 patients enrolled from February 23 to March 20, 2020, included 18 in intensive care unit (ICU), and 17 in our infectious diseases ward (IDW). The 10-day course of remdesivir was completed by 22 patients (63 %) and discontinued by 13, of whom eight (22.8 %) discontinued because of adverse events. (On ne sait pas pourquoi 5 autres patients ont arrêté le traitement). The median follow-up was 39 days (IQR 25–44). At day 28, 14 (82.3 %) patients from IDW were discharged, two were still hospitalized and one died (5.9 %), whereas in ICU 6 (33.3 %) were discharged, 8 (44.4 %) patients died, three (16.7 %) were still mechanically ventilated and one (5.6 %) was improved but still hospitalized. Hypertransaminasemia and acute kidney injury were the most frequent severe adverse events observed (42.8 % and 22.8 % of the cases, respectively).
Our data suggest that remdesivir can benefit patients (Je me pince la joue !!!) with SARS-CoV-2 pneumonia hospitalised outside ICU where clinical outcome was better and adverse events are less frequently observed. (Fuyez l'hôpital, mes amis !) Ongoing randomised controlled trials will clarify its real efficacy and safety, who to treat, and when." (Vous noterez que, confirmant ce que disent DUBERT et al., cités plus haut, les patients traités au Remdésivir présentent des troubles hépatiques et rénaux !)

Conflits d’intérêts :
Declaration of competing interest
SA received support for research activities from Pfizer, MSD, and Boehringer Ingelheim; SR received grants, fees for speaker’s- bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen; AG received consultancy fees from Mylan and nonfinancial support from Gilead. GR received grants, fees for speaker’s bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen and Roche; MG received grants, fees for speaker’s bureau, advisory boards and CME activities from BMS, ViiV, MSD, AbbVie, Gilead, Janssen and Roche; MVC, ALR, RR, CB, GP, GG,
MC, CM, AC, BB, RC, RG, EA, DM, LM, SV, MC, AT, LO, MRG, LM have nothing to declare.

Nous avons donc là un médicament qui coûte la peau de nos pauvres fesses, qui provoque des atteintes rénales et hépatiques gravissimes, qui ne semble guère efficace, (c’est le moins que l’on puisse dire) mais dont les supporters sont tous subventionnés par Gilead.
L’Europe telle que nous la connaissons est plus sale que les écuries d’Augias et il faudrait un Hercule de la vertu pour la nettoyer. Le mieux est de quitter cette barque aux membrures pourries jusqu’au cœur et qui ne connaît que les intérêts étrangers, et le fric, mais assez peu les intérêts des contribuables européens. Un bon conseil. Ayez sur vous un papier spécifiant qu'en cas de Covid-19, vous exigez le protocole marseillais et vous refusez le traitement au Remdésivir. Il y a de votre santé.

Un seul moyen ou plutôt deux pour faire barrage à cette forfaiture :

Diffusez et partagez au maximum ce billet.
Ecrivez à votre député pour lui faire connaître votre avis et au député européen de votre circonscription quitte à lui joindre copie de ce billet.



jeudi 30 juillet 2020

Jeudi 30 juillet 2020. Chronique de l'hydroxychloroquine. Acte 17. Scandale européen du Remdésivir


L’Europe n’en est plus à une magouille près. Elle vient, tenez-vous bien, de commander 32 000 doses de Remdésivir à Gilead en vue d’un éventuel rebond de l’épidémie à SARS-Cov-2. Il est avéré que ce médicament est non seulement inefficace et très coûteux, mais encore qu’il est très toxique (voir l'article où sur cinq personnes traitées, deux ont dû changer de rein, et deux autres ont fait une cytolyse hépatique majeure ; j'ai fait un billet là-dessus). C'est donc avec notre argent que les imbéciles (au sens de BERNANOS) de Bruxelles entendent nous intoxiquer. Un bon conseil : n'acceptez jamais d'être traité par le Remdésivir, et exigez le traitement hydroxycholoroquine + azithromycine + sel de zinc. Je ne parle pas ici en idéologue, mais en virologue et pharmacien.

Je vous prie instamment de lire ce très long billet d’un auteur helvétique dont je donne le lien ci-dessous.


J’en extrais cette figure


Voyez comment Gilead a utilisé tous les moyens pour saboter l’hydroxychloroquine, au mépris des résultats montrant l’efficacité de la molécule dans des dizaines d’études.


Certes, la lecture de cet article prend du temps, tout comme celle des liens qu’il soumet à notre sagacité. Faite tout de même cet effort, car vous verrez à quel niveau de corruption des esprits (et peut être de corruption tout court) sont tombés ceux qui nous informent, nous gouvernent, nous pilotent, nous interdisent, nous obligent, nous canalisent, sans jamais imaginer que nous sommes des personnes, des sujets libres, et qu’un excès de réglementation conduit exactement à l’inverse de l’effet qu’il entend obtenir. L’Europe est une instance en pleine déomposition, il est grand temps de la quitter dans sa forme actuelle, pour la remplacer par quelque chose de plus juste, de plus grand, de plus ambitieux.


samedi 27 juin 2020

Samedi 27 juin. Chronique de l'hydroxychloroquine. Acte 10, à l'intention de madame Thibert


-
Madame, dans une récente livraison du Figaro vous osez titrer votre article :

"Pour masquer la grande faiblesse de ses études -point sur lequel s’accorde la communauté scientifique-, le chercheur a choisi de grossièrement détourner l’attention."

Je voudrais vous faire remarquer que vous généralisez un tantinet votre propos, en prétendant que la Communauté scientifique s’accorde pour souligner la grande faiblesse des études du Pr RAOULT.
Je fais partie de cette communauté scientifique. Et à votre différence, je suis virologue et pharmacien, ce qui peut donner un peu de crédibilité à mon propos. Nombre de virologues et de médecins étrangers, chinois, algériens, indiens, américains, par exemple, soutiennent sans réserve les résultats publiés par l’équipe marseillaise. Il est donc inexacte de dire « LA communauté scientifique s’accorde ». Cela est faux et mensonger. Il serait plus juste de dire qu'elle est divisée, car c'est l'exacte reflet de la vérité.
La dernière publication de l’équipe marseillaise portant sur une cohorte de 3737 patients, est acceptée pour publication dans Travel Medicine and Infectious Disease. En voici le titre et la liste des auteurs.

Outcomes of 3,737 COVID-19 patients treated with hydroxychloroquine/azithromycin and other regimens in Marseille, France: a retrospective analysis
Jean-Christophe Lagier, Matthieu Million, Philippe Gautret, Philippe Colson, Sébastien Cortaredona, Audrey Giraud-Gatineau1, Stéphane Honoré, Jean-Yves
Gaubert, Pierre-Edouard Fournier, Hervé Tissot-Dupont, Eric Chabrière, Andreas
Stein, Jean-Claude Deharo, Florence Fenollar, Jean-Marc Rolain, Yolande Obadia, Alexis Jacquier, Bernard La Scola, Philippe Brouqui, Michel Drancourt, Philippe Parola, Didier Raoult. and IHU Méditerranée Infection Covid-19 Task Force

Il paraît donc que Didier RAOULT a grossièrement détourné l’attention pour masquer la faiblesse de ses études. En quoi a-t-il détourné l’attention ? En soulignant que ses détracteurs avaient de très graves conflits d’intérêts qui n’étaient pas toujours déclarés ?

Voici ce que dit le Journal France-Soir relayé par divers sites d’information :

« France Soir publie la liste des professeurs payés par Gilead. Ils sont tous contre la chloroquine et contre le professeur Raoult…
Voici le Top 13 du classement des revenus récents versés par l’industrie pharmaceutique
N°1. La Palme d’Or revient au Pr François Raffi de Nantes. 541.729 €, dont 52.812 € de Gilead. Est-ce un hasard si on nous apprend que le coup de téléphone anonyme pour menacer Didier Raoult, s’il persistait avec l’hydroxychloroquine, est parti du téléphone portable du service d’infectiologie du CHU de Nantes, dont François Raffi est chef de service ? Sûrement une pure coïncidence.
N°2. Le Pr Jacques Reynes de Montpellier. 291.741 €, dont 48.006 € de Gilead et 64.493 € d’Abbvie. Or Jacques Reynes a été sollicité par Olivier Véran pour piloter l’essai clinique du protocole Raoult à Montpellier alors qu’il est en même temps le coordinateur national de deux études sur le remdesivir pour le compte de Gilead. Il n’avait sûrement pas eu le temps d’envoyer au Ministre sa Déclaration publique d’intérêts (DPI).
N°3. La Pr Karine Lacombe de Paris – Saint Antoine. 212.209 €, dont 28.412 € de Gilead. Elle est sur la dernière marche du podium, mais l’essentiel est d’y être. Il n’y a pas que le podium avec les Ministres à Matignon.
N°4. Le Pr Jean Michel Molina de Paris – Saint Louis. 184.034 €, dont 26.950 € de Gilead et 22.864 € d’Abbvie. Or Jean-Michel Molina est co-auteur d’un article publié dans Médecine et Maladies Infectieuses sur quelques cas, pour dire que l’hydroxychloroquine ne marche pas. Médecine et Maladies Infectieuses est le journal officiel de la SPILF (Société de Pathologie infectieuse de Langue Française).
N°5. Le Pr Gilbert Deray de Paris. 160.649€. Une belle somme pour un néphrologue qui très présent sur les plateaux télés. Attention le remdesivir peut être très toxique pour les reins.
N°6. Le Pr Jean-Paul Stahl de Grenoble. 100.358 €, dont 4.552 € d’Abbvie. A noter que cette somme n’a pas été déclarée sur sa DPI. Or Jean-Paul Stahl est rédacteur en chef du journal Médecine et Maladies Infectieuses. C’est lui qui a comparé le Plaquénil au papier toilette.
N°7. Le Pr Christian Chidiac de Lyon. 90.741 €, dont 16.563 € de Gilead. Or Christian Chidiac est président de la Commission Maladies transmissibles du Haut Conseil de la Santé Publique qui a rendu le fameux Avis interdisant l’hydroxychloroquine, sauf aux mourants et demandant d’inclure les malades dans les essais officiels (donc Discovery). Son adjointe, la Pr Florence Ader, citée ci-dessous, est l’investigatrice principale de Discovery. Pure coïncidence.
N°8. Le Pr Bruno Hoen de l’Institut Pasteur. 82.610 €, dont 52.012 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Or Bruno Hoen a attaqué l’équipe de Marseille dans un courriel du 18 mars 2020, partagé avec tous les infectiologues.
N°9. Le Pr Pierre Tattevin de Rennes. 79.956 €, dont 15.028 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, comme son prédécesseur, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Ca doit être le surmenage. Or Pierre Tattevin est président de la SPILF. Cette Société savante a attaqué l’hydroxychloroquine pour encourager les inclusions dans Discovery, ainsi que dans les autres études par tirage au sort avec des groupes de patients non traités (études randomisées).
N°10. Le Pr Vincent Le Moing de Montpellier. 68.435 €, dont 4.776 € de Gilead et 9.642 € d’Abbvie. Or Vincent Le Moing pilote, avec son patron Jacques Reynes cité ci-dessus, l’essai clinique de Montpellier.
N°11. Le Dr Alain Makinson de Montpellier. 63.873 €, dont 15.054 € de Gilead. Or Alain Makinson participe à l’étude de Montpellier avec Jacques Reynes et Vincent Le Moing. Un beau trio. Montpellier est très bien représentée.
N°12. François-Xavier Lescure de Paris – Bichat. 28.929 €, dont 8.621 € de Gilead. Or François-Xavier Lescure est l’adjoint de notre célèbre Yazdan Yazdanpanah qui est dans le Conseil scientifique Covid-19. Il a publiquement critiqué l’équipe de Marseille pour discréditer l’hydroxychloroquine. Il est co-auteur de l’étude très contestable sur le remdésivir de Gilead, publiée dans le New England Journal of Medicine. Or cette étude n’a aucune méthodologie.
N°13. La Pr Florence Ader de Lyon. 11.842 € , dont 3.750 € de Gilead. Or Florence Ader est l’investigatrice principale de Discovery.

Lors de son audition à l’assemblée, le Pr Didier Raoult soulignait :
«J’ai été surpris de voir que le directeur de Gilead, devant le Président de la République et le Ministre, tutoyait celui qui était en charge des essais thérapeutiques en France pour le Covid19.»

Il convient par honnêteté de dire que, comme le note un commentaire à cette publication reprise par le site du Salon Beige, ces sommes ont certainement été déclarées au fisc, et que l’on ignore sur quel laps de temps elles ont été versées. Mais ces conflits d’intérêt n’ont pas été signalés lors des diverses interventions de ces sommités sur les plateau de télévision ou dans des occasions plus officielles.

Voyez-vous madame, je lis tous les deux jours les travaux relatifs au traitement de la Covid-19. J’affirme qu’aucun des essais destinés à montrer l’inefficacité de l’hydroxychloroquine n’a été conduit dans les conditions décrites par l’équipe marseillaise. Celle-ci n’a jamais prétendue que la molécule pouvait être utilisée en prévention. Vous ne semblez pas vous étonner que l’agence Européenne du Médicament ait autorisé l’usage du remdésivir de Gilead pour le traitement de la Covid-19, une molécule très coûteuse dont il est prouvé qu’elle est parfaitement inefficace et qu’elle a de graves effets secondaires.

Puisque, pour des raisons qui m’échappent et semblent relever plus de votre subjectivité que d’une analyse objective de la réalité, je vais vous dire ce que je pense : je croirai à l’inefficacité de l’Hydroxychloroquine + Azithromycine (pour complaire aux fanatiques des essais randomisés) le jour où sur un essai comprenant quatre bras : placébo, hydroxychloroquine seule, azithromycine seule, hydroxychoroquine + azithromycine aura montré, en utilisant tous les critères utilisés à Marseille, que le pourcentage de morts chez les patients admis en réanimation est identique dans les quatre cohortes.
Les critères d’inclusion doivent comprendre les points suivants :

Examen clinique approfondi et date d’apparition des symptômes, s'il y en a.
Prélèvements nasopharyngés et mesure quantitative de la charge virale par RTq-PCR ; expression des résultats en nombre de cycles nécessaires pour voir apparaître un signal amplifié.
Mise en culture cellulaire du prélèvement et examen des effets cytopthologiques éventuels dus à la multiplication du virus.
Electrocardiogramme à l’enrôlement et ensuite tous les jours.
Bilan sanguin (ionogramme complet), numération formule, vitesse de sédimentation, diverses enzymes, le tout très régulièrement.
Relevé des comorbidités éventuelles.
Tomographie pulmonaire et classification des éventuelles lésions en fonction du nombre de lobes éventuellement atteints.
Classification des patients en termes de score NEWS (national emergency warning score), dont la saturation en oxygène.
Mesure de la charge virale pour vérifier le délai de négativation de la présence du virus.

Aucune étude critiquant l’hydroxychloroquine n’a repris la bithérapie incluant l’azithromycine ; certaines ont même utilisé de la chloroquine au lieu d’hydroxychloroquine. L’étude RECOVERY est de ce point de vue particulièrement scandaleuse puisque les doses d’hydroxychoroquine était quatre fois plus importantes que les doses recommandées par l’IHU-Méditerranée infection. L’étude la plus délirante publiée dans le New England Journal of Medicine, et qui se pique d’avoir fait une étude randomisée, est à elle seule un monument de bêtise, puisque les auteurs ne notent aucun mort dans les deux bras de l’essai, que les patients enrôlés étaient asymptomatiques, que le but de l’étude (qui ne fait usage que d’hydroxychloroquine) était de voir si cette molécule peut être utilisée en prophylaxie, et non pas en traitement, que l’inclusion s’est faite soit par mesure de la charge virale soit par la présence de symptômes de la maladie ce qui est contradictoire avec la notion de patients asymptomatiques, soit encore par une exposition connue et durable laissant suspecter que le sujet pouvait développer la maladie. Et c’est ce type d’article que des journalistes ignorants vont mettre en avant pour dénigrer les études marseillaises  qui pour l’instant me semblent être les plus solides, fondées sur des résultats analogues observés en Chine.

Je ne sais pas quels intérêts vous servez, madame, et je ne vous ferai pas de mauvais procès sur ce point. Je dis simplement que vous ne lisez pas les articles, que vous ne semblez pas savoir comment agit l’hydroxychoroquine sur le virus et à quel stade de sa multiplication il peut intervenir. Mais nous allons avoir le droit de nous démolir les reins à coups de remdésivir, avec le bienheureux concours des institutions européennes.




dimanche 29 mars 2020

Dimanche 29 mars 2020. Il faut sauver le soldat Remdésivir...

Il faut sauver le soldat Remdesivir…

Il n’y a pour l’instant que deux molécules qui se sont montrées actives pour le traitement des patients atteints par le Coronavirus : l’hydroxychloroquine et le Remdesivir. Le premier ne coûte rien, le second est très coûteux.

Le Remdesivir a été développé par le laboratoire GILEAD qui a mis au point divers médicaments antiviraux : l’emricitabine (un inhibiteur nucléoSidique des transciptases inverses de deux virus à DNA bicaténaire, le virus du SIDA (en fait un virus à RNA qui a une phase de réplication passant par un DNA bicaténaire) et le virus de l’hépatite B), le tenofovir (un inhibiteur nucléoTidique de ces deux transcriptases), le Truvada qui est utilisé pour le traitement des patients atteints de SIDA, le sofosbuvir utilisé pour combattre le virus de l’hépatite C, et un mélange de sofosbuvir et de velpatasvir pour combattre ce même virus. Il développe le remdésivir

Le remdésivir a eu les honneurs de divers articles dans le journal Le Monde qui, à plusieurs reprises, a mis en doute ou dénigré les résultats du Pr Raoult, par le canal de journalistes absolument incompétents en virologie.

L’un des adversaires les plus acharnés du Pr Raoult est le Pr Karine Lacombe, responsable du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine. C’est une spécialiste reconnue des hépatites virales, notamment de l’hépatite C et des traitements de l’infection par le virus responsable de cette infection. J’ai consulté quelques-uns de ses articles, publiés dans d’excellents journaux ; la plupart du temps, les recherches qu’elle conduit ou auxquelles elle est associée sont subventionnées par l’ANRS en même temps que par des laboratoires pharmaceutiques comme Glaxo, Merck, ou peut-être Gilead (ça je ne l'ai pas vu). Le Pr K. Lacombe est membre du Comité scientifique chargé de conseiller le gouvernement pour le traitement de l’actuel crise sanitaire due à l’épidémie de SRAS-Cov-2 responsable de la Cov-19 (abréviation de Coronavirus disease 2019). Elle a beaucoup publié pendant l’année 2018, mais en dépit de mes recherches sur les bases de données, je constate qu'elle n’a rien publié en 2019, ni a fortiori 2020. Les journaux où elle a publié sont de très bons journaux.

En tant que spécialiste des infections virales du foie elle a été amenée, fort légitimement, à étudier les effets de diverses molécules actives contre les virus des hépatites B et C, dont un, dispensé par Gilead est fort coûteux. Et il est normal qu'elle ait été rétribuée pour le travail qu'elle a fait.

Un député qui est aussi médecin, le Dr Joachim Son-Forget à envoyé à sa consœur via Twitter un message ainsi conçu :
« Vous devez quand vous intervenez, déclarer vos conflits d’intérêts puisque vous avez touché de l’argent de Abbvie qui produit le kaletra et de Gilead qui produit le remdesevir [sic]. Les deux alternatives à l’hydroxychloroquine, cheap et non protégée. ». 
Il n’a pas reçu de réponse, à ma connaissance, à cette recommandation. On trouvera nombre de détails qui recoupent ceux que je viens de vous donner dans le lien suivant :


L’étude européenne Discovery va faire un essai clinique randomisé à plusieurs bras, le dernier ayant été ajouté in extremis est l’hydroxychloroquine (information confirmée par l'excellent Pr. Bruno LINA, de Lyon). Outre cette molécule, seront étudiés le kaletra (un mélange de lopinavir et de ritonavir dont une publication dans le New England Journal of Medicine a prouvé l’inefficacité ; voir ci-dessous), sans doute la ribavirine, et certainement le remdésivir (qui est actif, il faut le souligner mais est fort coûteux-.

Cao B, Wang Y, Wen D, Liu W, Wang J, Fan G, Ruan L, Song B, Cai Y, Wei M, Li X, Xia J, Chen N, Xiang J, Yu T, Bai T, Xie X, Zhang L, Li C, Yuan Y, Chen H, Li H, Huang H, Tu S, Gong F, Liu Y, Wei Y, Dong C, Zhou F, Gu X, Xu J, Liu Z, Zhang Y, Li H, Shang L, Wang K, Li K, Zhou X, Dong X, Qu Z, Lu S, Hu X, Ruan S, Luo S, Wu J, Peng L, Cheng F, Pan L, Zou J, Jia C, Wang J, Liu X, Wang S, Wu X, Ge Q, He J, Zhan H, Qiu F, Guo L, Huang C, Jaki T, Hayden FG, Horby PW, Zhang D, Wang C.N Engl J Med. 2020 Mar 18. doi: 10.1056/NEJMoa2001282. Online ahead of print.PMID: 32187464
BACKGROUND: No therapeutics have yet been proven effective for the treatment of severe illness caused by SARS-CoV-2. METHODS: We conducted a randomized, controlled, open-label trial involving hospitalized adult patients with confirmed SARS-CoV-2 infection, which causes the respiratory illness Covid-19, and an oxygen saturation (Sao(2)) of 94% or less while they were breathing ambient air or a ratio of the partial pressure of oxygen (Pao(2)) to the fraction of inspired oxygen (Fio(2)) of less than 300 mm Hg. ...Lopinavir-ritonavir treatment was stopped early in 13 patients (13.8%) because of adverse events. CONCLUSIONS: In hospitalized adult patients with severe Covid-19, no benefit was observed with lopinavir-ritonavir treatment beyond standard care. 

De mon point de vue de pharmacien et virologue, je pense que cet essai est destiné à sauver le soldat Remdesivir du désastre annoncé par le succès de l’hydroxychloroquine. Je ne mets nullement en doute les qualités scientifiques des initiateurs et promoteurs de cet essai. Ce que je mets en doute, c’est son intérêt, alors qu’un deuxième essai portant sur 80 patients et dont je vous donnerai un résumé, montre l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, pour le traitement précoce des Covid-19.

Il est intéressant de noter, pour finir, que parmi les actionnaires de Gilead, on trouve les BlackRock Funds Advisors qui sont au capital pour 2,63 %.

Il faut sauver le soldat Remdésivir et les généraux qui l'ont envoyé au front.