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jeudi 13 avril 2017

13 avril 2017. Pourquoi dors-tu Seigneur ?

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Le troisième psaume de l'Office des Ténèbres du Jeudi Saint, Office auquel j'ai assisté, m'a inévitablement fait penser à la tuerie des fidèles coptes qui célébraient les Rameaux. Et avec le psalmiste, je crie vers toi, Seigneur :

"C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu Seigneur ?
Lève-toi ! Ne nous rejette pas pour toujours.

Pourquoi détourner ta face,
oublier notre malheur notre misère ?

Oui, nous mordons la poussière,
notre ventre colle à la terre.

Debout !Viens à notre aide.
Rachète-nous au nom de ton amour."

Psaume 43.

Parfois, nous avons l'impression que Dieu oublie ceux qui désirent le servir, les vrais disciples de Celui qu'il a envoyé pour nous sauver. Nous savons depuis deux mille ans que les pouvoirs humains, quels qu'ils soient, ne se soucient guère d'eux ; eux, ils ont pris au sérieux cette parole de vie et ils sont massacrés pour y rester fidèles, en une tragique contradiction. Oui, nous avons le droit de crier vers le Père de lui faire part de notre découragement de petits enfants décontenancés par son silence, mais nous pouvons aussi crier notre foi en sa présence. 
Credo quia absurdum !


jeudi 17 avril 2014

La Cène du Seigneur : premier billet du 17 avril 2014

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Les chrétiens du monde entier célèbrent aujourd'hui la Cène du Seigneur, cette soirée terrible au cours de laquelle "le beaume du dernier amour fut versé à l'amertume de la dernière heure" (Boris PASTERNAK). Je prie ceux de mes lecteurs qui ont déjà lu le poème que voici d'excuser cette redite. Elle me paraît indispensable en ces moments où tant de doutes et de désespoirs pourraient assaillir les disciples :

                                      Dehors il faisait nuit. Du sol montait la brume
                                      Et les pas de Judas résonnaient dans le noir.
                                      L’homme aux trente deniers, le cœur plein d’amertume
                                      Allait vers son destin, sans regret ni espoir.

                                      J’étais contre ton cœur, ô soleil de justice,
                                      Amour, lumière et vie, ô toi mon seul chemin.
                                      La ténèbre tombait sur cette heure propice.
                                      Tout était accompli sur le pain et le vin.

                                      J’étais épouvanté. Se pouvait-il encor
                                      Qu’à la bouchée reçue, il ne fut pas saisi,
                                      Qu’à ses pieds purifiés, à ce regard si fort
                                      Il trouve le ressort de te prendre la vie ?

                                      Tu l’as voulu ainsi pour glorifier ton Père,
                                      Car tu m’as dit tout bas : « Ma vie nul ne la prend,
                                      Je rentre librement dans cette mort amère ».
                                      Nul ne peut aller où maintenant je me rends.

                                      Au mont des Oliviers, moi aussi j’ai dormi.
                                      Je n’ai pas vu le sang couler de ton visage.
                                      J’étais trop fatigué, assommé à demi
                                      Mais au pied de ta croix, j’ai retrouvé courage.

jeudi 28 mars 2013

Le dernier repas du Seigneur

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Ce soir je n'aurai pas à fermer mon poste de télévision, comme j'invitais hier à le faire mes lecteurs. En effet, avec des millions de chrétiens de par le monde je célèbrerai la Cène du Seigneur, le dernier repas terrestre de Jésus. A ceux de mes lecteurs qui ont reçu la grâce de la foi, je livre ce poème que j'ai écrit il y a deux mois, sous l'emprise d'une nécessité intérieure. Je serais incapable de le refaire aujourd'hui. Comme vous le constaterez, je mets ces paroles dans la bouche du jeune Jean, "le disciple que le seigneur aimait" et qui reposa sur sa poitrine ce soir-là.

Dernier repas.


Dehors il faisait nuit. Du sol montait la brume
Et les pas de Judas résonnaient dans le noir.
L’homme aux trente deniers, le coeur plein d’amertume
Allait vers son destin, sans regret ni espoir.

J’étais contre ton coeur, ô soleil de justice,
Amour, lumière et vie, ô toi mon seul chemin.
La ténèbre tombait sur cette heure propice.
Tout était accompli sur le pain et le vin.

J’étais épouvanté. Se pouvait-il encor
Qu’à la bouchée reçue, il ne fut pas saisi,
Qu’à ses pieds purifiés, à ce regard si fort
Il trouve le ressort de te prendre la vie ?

Tu l’as voulu ainsi pour glorifier ton Père,
Car tu m’as dit tout bas : « Ma vie nul ne la prend,
Je rentre librement dans cette mort amère.
Nul ne peut aller où maintenant je me rends. »

Au mont des Oliviers, moi aussi j’ai dormi.
Je n’ai pas vu le sang couler de ton visage.
J’étais trop fatigué, assommé à demi
Mais au pied de ta croix, j’ai retrouvé courage.

Bon et saint Jeudi saint à ceux de mes lecteurs qui ont reçu la grâce de la foi.
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jeudi 21 avril 2011

Chemin

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Bien avant l'ouverture de ce Blog, je cherchais à cerner la vérité, à rendre avec des mots exacts la réalité. Depuis mon premier billet, je n'ai cessé d'approfondir cette exigence. Il a fallu d'abord se dégager de bien des préjugés. Oh ! certes, on dira que j'en suis plein, que je suis un affreux suppôt d'une droite honnie, un inconditionnel du Président de la République, que sais-je encore. C'est que je me heurte à bien des systèmes d'idées totalisateurs, mais à aucune pensée susceptible de surplomber et d'unifier le réel. Totalisateurs l'hédonisme, le consummérisme, l'écologisme, le socialisme, le libéralisme, le marxisme, l'islamisme, le nihilisme, l'anarchisme, le freudisme, etc. Ils expliquent tout à l'intérieur de leur système, mais aussitôt qu'ils expliquent se lève une foule d'objections qui vient mettre à bas leur bel échaffaudage et les systèmes s'écroulent sous le poids de leur insuffisance.





Alors on peut tenter comme papa HEGEL de surmonter les contradictions par une synthèse des contraires. J'ai essayé cette méthode, et certains de mes billets l'ont utilisée. Echec, lamentable échec. Ce n'est pas la voie. Ce n'est pas le chemin.





Il a fallu ensuite que j'accepte de mettre en pratique les règles d'une communication interpersonnelle moralement fondée. Et j'ai souvent rappelé ici-même les maximes de Jürgen HABERMAS. Voilà déjà un progrès. Mais ce n'est pas encore ça. Et j'ai souvent contourné cette exigence première. Erreur donc, erreur lamentable dont je suis le seul et unique responsable.





Que faut-il faire ? Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Question centrale pour tout homme, quel qu'il soit. Car tous nous avons une conscience morale, plus ou moins aiguisée, certes, mais très réelle, et il est acquis, philosophiquement, qu'il est impossible d'agir si l'on ne cherche pas dans l'action à obtenir un bien.





J'ai souvent rappelé que l'Occident et ses Lumières ont eu une pensée arrogante, dominatrice, responsable des plus grands désastres politiques (colonialisme, par exemple, guerres injustes contre des grands pays, comme la Chine, qui nous valaient bien). Et si l'ambition d'une pensée universelle est légitime, ce n'est pas davantage de ce côté qu'il faut chercher. Echec, échec, drames et violences, aveuglement et au bout du compte les totalitarismes les plus sanglants : nazisme, communisme, fascisme, maoïsme, pour lutter contre la cupidité et l'exploitation de l'homme incarnée dans le capitalisme lequel est le moteur du soi-disant progrès.





Et voilà que nombre de disciples de Jésus font aujourd'hui mémoire du dernier repas terrestre de leur Maître. Ah ! combien de fois, comme une petite souris, me suis-je introduit dans le Cénacle où s'accomplissait le dernier acte de notre salut avant la glorification de Jésus en Christ. Oui, j'ai entendu Satan ricaner tandis qu'il rentrait en Judas alors que le traître venait d'avaler la bouchée que lui donnait le Fils de l'Homme. J'ai vu l'Iscariote ouvrir la porte, et s'enfoncer dans les ténèbres : "dehors, il faisait nuit". J'ai souri aux rodomontades de Pierre, avant de frémir de sa lâcheté : "Je le jure. Je ne connais pas cet homme". J'ai vu Jésus "quitter son vêtement et se ceindre les reins d'un linge" pour laver les pieds de ses disciples. Geste d'esclave fait par le Fils de Dieu. Incompréhensible à l'échelle humaine.





J'ai acquis la certitude qu'il n'y a qu'une parole unifiante, enveloppante et surplombante : celle de Jésus. Je ne peux pas renier ce qui donne sens à tout ce que j'ai fait de ma vie, en bien ou en mal. C'est Lui, le Fils, qui un certain jour d'aôut, il y a bientôt 15 ans, m'a saisi ; la lumière, la vérité, le chemin et la vie c'est Lui ; et je ne crois pas qu'il y ait pour l'humanité d'autre moyen de salut que la mise en pratique de ce qu'Il nous disait dans son sermon sur la montagne. Oh ! j'en suis loin. Et bien de mes amis pourraient critiquer mes virulences, mes excès verbaux, mes assènements - ceux qui ont fait fuir POTOMAC il y a quelques mois (comme je regrette ce lecteur) - mais je puis en toute vérité dire que cette Parole est la seule en quoi j'ajoute foi. Au jour dernier, le Réssuscité pourra dire à son Père que je n'ai jamais rougi de Lui devant les hommes.





J'espère ne pas vous avoir exaspérés au moment où je m'interroge sur l'intérêt de continuer à vous abreuver de ma littérature.





A bientôt quand même.