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jeudi 29 août 2019

Mercredi 28 août 2019. Les voies lamentables de notre sort !


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PROPERCE LE VISIONNAIRE.
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Chers amis, chers lecteurs, j’appelle au secours PROPERCE. Au moment où ce gouvernement de rencontre s’apprête inconsidérément à changer, comme si la chose pouvait l’être, les lois dites de bioéthique, il est bon de lui rappeler ce que disait ce poète au livre III, élégie VIII. Comme vous le constaterez, ce billet sera bref.

"Fortunae miseras auximus arte vias."

"Nous avons augmenté (auximus) par notre art (arte) les voies lamentables (miseras vias) de notre sort (fortunae)."

Est-il nécessaire de commenter le sort de ces enfants nés sans père et nantis de deux mères ? N’y-a-t-il donc personne pour tourner en ridicule la formule des deux mères, qui serait inscrite sur l’acte de naissance de l’enfant amputé de son père ? Qui ne voit que cette loi sur la PMA est faite pour satisfaire un lobby de lesbiennes très puissant, surtout au sein des courants de pensée, pour qui l’enfant est un dû et non point un don. L'exigence est ici d'un rare égoïsme. Mais qui, aujourd'hui, pense à l'AUTRE ?
Tout cela est lamentable. Et tout cela finira mal.

dimanche 30 septembre 2018

Dimanche 30 septembre. Nouvelles du pari bénédictin. Un Comité pas si éthique que ça.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LE COMITÉ DIT D’ÉTHIQUE A LA MÉMOIRE COURTE.
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"L’ancienneté et la force de cette tradition juridique aident à comprendre pourquoi les divers comités d’éthique européens, dès leur création au début des années 80, avaient fait de cette indisponibilité du corps humain un principe intangible. Le Comité consultatif national d’éthique français (CCNE), dans son avis n°20, intitulé Avis sur la non commercialisation du corps humain réaffirmait : « La dignité de l’homme est menacée chaque fois que [sa] liberté tend à être niée ou refusée, c’est-à-dire chaque fois que se profile une chosification de l’homme ou son instrumentalisation, notamment sous l’effet de considération financière. » Dénonçant — déjà ! — le poids du commerce dans cette affaire, le Comité ajoutait : « l’Argent chosifie tout ce qu’il achète et met un signe d’égalité entre tout ce qu’il a chosifié, non par accident, mais par essence. » Il jugeait donc urgent de « préserver de toutes nos forces l’être humain de l’indignité de toute chosification. »"
In
Jean-Claude GUILLEBAUD.
Le principe d’humanité. (Page 104.)
Éditions du Seuil, Paris, 2001.

En vertu du principe d’indisponibilité du corps, il ne devrait pas être possible à un homme de disposer de son sperme pour qu’il soit utilisé, même gratuitement, aux fins de PMA, sans parler de GPA. Procéder ainsi, c'est chosifier la semence humaine. Le Comité d’éthique actuel, entièrement renouvelé par François HOLLANDE, est constitué de frileux, d’aveugles, d’inconscients, ou, si ses membres ne sont rien de tout cela, de gens parfaitement conscients de ce qu’ils décident et qu'ils décident au service d’une idéologie de ténèbres. 
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CONTREPOINTS DE GABRIEL MARCEL.
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"De cet ensemble d’observations qui forment à la vérité un écheveau assez difficile à démêler, se dégagent pour certains de nous certains avertissements des plus précis.
"Le plus impérieux pourrait peut-être se formuler de la façon suivante : à partir du moment où je pense — et penser veut dire réfléchir — je dois non seulement constater l’état d’extrême péril dans lequel se trouve aujourd’hui le monde, mais encore prendre conscience de la responsabilité qui m’incombe dans cette situation. Ceci doit être souligné : car l’acte de penser, et ceci toute l’histoire de la philosophie le démontre, comporte une tentation, celle du détachement, de l’insularisation de soi. Mais cette tentation n’existe que là où la réflexion ne s’est pas déployée selon toutes ses dimensions. Je la découvre comme tentation, et par là même je la surmonte, dès le moment où j’ai compris que ce que j’appelle le moi n’est pas une source mis un obturateur ; ce n’est pas de lui, ce n’est jamais de lui que jaillit la lumière, bien que par une illusion difficile à dissiper il soit de l’essence du moi de se prendre pour un projecteur alors qu’il est un écran. Le moi est essentiellement prétentieux, dans toutes les acceptions de ce verbe sa nature est de prétendre.
"Cette responsabilité fondamentale étant reconnue, comment chacun de nous peut-il s’efforcer d’y faire face ? Ou, en un autre langage, quel est le premier commandement éthique auquel j’ai à me conformer ? Sans nul doute possible, c’est de ne pas pécher contre la lumière. Mais quel sens exact convient-il de donner à ce mot lumière ? Je n’ai pas dit à cette métaphore : car nous ne disposons à la vérité d’aucun mot par rapport auquel le terme de lumière puisse être jugé métaphorique. L’expression johannique : la lumière éclairant tout homme venant au monde définit, de façon la rigoureuse et en termes d’une adéquation insurpassable, ce qui est vraiment la caractéristique existentielle la plus universelle qui soit. On le verra clairement si on ajoute, à titre de complément, à cette expression ce corollaire que l’homme n’est homme que s’il est éclairé par cette lumière. Si maintenant, cédant malgré tout à une exigence presque incoercible, nous tentons d’élucider ce mot lumière, nous devrons dire qu’il désigne ce que nous ne pouvons définir que comme l’identité limite de la Vérité et de l’Amour ; nous devrons ajouter qu’une vérité qui se situe en deçà de cette limite n’est qu’une pseudo-vérité, et corrélativement qu’un amour sans vérité n’est à certains égards qu’un délire."
In
Gabriel MARCEL.
Les hommes contre l’humain. (Page 198.)
La Colombe, Éditions du Vieux Colombier, Paris, 1951.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le moi n’est jamais un projecteur, mais un écran. Gabriel MARCEL le dit d’une manière éclatante : le moi est prétentieux, car il ne cesse de prétendre… Comment le parieur peut-il s’y prendre pour devenir transparent à cette Lumière qui se confond avec le Verbe de Dieu ? En s’efforçant de vivre saintement, en priant, et en écoutant la Parole. Il est clair que les scandales qui secouent l’Église n’aident guère à convaincre l’humanité de la puissance salvifique de Jésus. Du reste, pour la plupart des êtres humains, la notion de salut n’a aucun sens, surtout dans les contrées occidentales, gavées de nourriture, de bruit et de plaisirs. Il nous faut à temps et à contretemps rappeler sans cesse la vérité sur l’homme, et cette vérité nous est donnée par l’homme parfait qui s’appelle lui-même le Fils de l’homme.
Nous devons espérer contre toute espérance… « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » a dit le Maître. Ce serait manquer de foi que de ne pas accueillir ces mots en vrai disciple.
Je me moque complètement de passer pour ringard, arriérés, réactionnaire, pas de mon temps. Je dis ce que crois juste, pas seulement pour moi, mais pour les hommes, les êtres de chair et de sang qui peuplent notre terre. Il n’y a pas d’alternative au chemin de bonheur qui nous est proposé. Laissons donc le Comité Consultatif National d’Éthique à ses délires ; il est éthique comme moi je suis vice-camerlingue au Vatican ! Vous verrez qu’un jour, il donnera son feu vert à la GPA, puis à l’inceste, puis aux relations sexuelles entre adulte et enfant. Car il n’a qu’une idée en tête : détruire la barrière qui sépare l’homme de l’animal. Quand cette ultime barrière humanisante aura cédé, craignons, craignons que ne s’abattent sur l’humanité des cataclysmes dont nous n’avons pas encore la moindre idée mais qui seront sans aucun doute sanglants.








 [PP1]Ut-il s’efforcer d’y faire

lundi 24 septembre 2018

Lundi 24 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. En attendant le retour du Maître !


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Au lieu d’un château-fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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NOTRE BON LÉON FULMINE, ET C’EST JOUISSIF !
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"L’autre jour, au Chat Noir, un monsieur qui est dans les tunnels et les téléphones, me parla des merveilles de l’industrie. C’était un vrai dévot de cette Église moderne qui exproprie les bonnes gens pour trimbaler les commis-voyageurs et pour fabriquer du dividende à air comprimé. Moi, qui me soucie de l’industrie comme d’une pelure de pomme cuite et qui donnerais trois mille kilomètres de chemin de fer pour un hexamètre passable, je me mis à demander à ce monsieur ce qu’il pensait de la race. Comme je vis immédiatement que ma question n’était pas comprise, j’entrepris d’expliquer à cet homme grave la nécessité philosophique de croire à une loi naturelle parfaitement inaccessible aux terrassiers du progrès ; c’est-à-dire, cette loi, toujours obéie, qui veut que les champignons empoisonnés poussent sur les têtes vénéneuses, les imbéciles sur les plates-bandes de l’École des Mines, et les hommes faits pour commander sur les rameaux altiers du vieux rouvre humain. Paroles fortes qui m’attirèrent le plus extrême mépris, je me plais à le reconnaître."
In
Léon BLOY.
Propos d’un entrepreneur de démolitions (Éd. 1884). Fac simile de l’édition originale. (Page 99.)
Tresse, Éditeur, Paris, 1884/Hachette Livre/BnF, SD [2017 ?]
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CONTREPOINT SUR LES TEMPS DERNIERS.
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"Il faut qu'il vienne ce jour, car il en vient aussi un autre où les illusions auxquelles se cramponnent les hommes en quête d'un semblant de sécurité et de santé mentale vont s'effondrer et se dissoudre. Si des hommes se jetaient déjà par les fenêtres quand l'économie s'effondra lors de la récession de 1929, qu'en sera-t-il de notre génération gâtée, bien moins aguerrie, lorsque le système mondial actuel se mettra à branler et à s'effondrer ? Tout ce qui peut être ébranlé sera ébranlé. Tout ce qui est fondé sur les illusions, les demi-vérités, l'orgueil, la cupidité, et la crainte finira par rentrer en collision avec la réalité. Les êtres écrasés, les cœurs brisés, les captifs, les aveugles seront alors bien plus nombreux encore."
In
Arthur KATZ et Paul VOLK.
L'esprit de vérité. Un message prophétique (2e édition). (Page 68.)
Éditions Emmaüs, Saint-Légier (Suisse), 2008. 
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le parieur bénédictin s’attache aux choses impérissables et non à l’écume du soi-disant progrès. Quand BLOY parlait de la loi naturelle, il ne croyait pas si bien dire et n’imaginait pas les offenses qui lui sont faites aujourd’hui. Mais il est bien clair, notre Léon, quand il affirme que les champignons empoisonnés croissent sur les têtes vénéneuses et les imbéciles sur les plates-bandes de l’École des Mines (j’aurais personnellement choisi d’autres écoles, au nombre desquelles je mets en tout premier lieu l’ENA, ce terreau scolastique toxique qui fait mourir tout ce qui vit ou a le malheur d’y avoir été semé ou planté, et qui fait tarir les sources les plus pures de l’esprit humain).
Comme Léon, je donnerais volontiers dix ans de prétendues innovations technologiques ou supposées telles (nous y reviendrons) pour un véritable poème, mais personne, dans la sphère médiatique, politique, ou soi-disant culturelle, n’aime les poètes.
Le jour viendra pourtant, ou résonneront les trompettes annonciatrices du retour du Maître, où le réel — que l’esprit post-moderne ne peut ou ne veut plus voir (Cf. Philippe MURAY) en face puisqu’il lui préfère la réalité dite virtuelle (ce qui est une curieuse façon de traiter le réel) — surgira sur les ossements d’une humanité mécanique vouée à la mort par des apprentis sorciers. Alors l’homme vivant, l’homme dans toute sa dignité, sa beauté et sa vocation à l’éternité, se dressera lui, et dira doucement aux mauvais bergers : qu’avez-vous fait de l’humanité que vous prétendiez libérer ?
Le parieur bénédictin ne désespère pas, jamais. Il ne maudit pas, jamais. Mais il se tient ferme devant l’iniquité et le mensonge, comme le font aujourd’hui avec une constance qui force l’admiration, les Sentinelles devant le ministère de la Justice, pour dénoncer l’offense faite à la loi naturelle.



mercredi 21 décembre 2016

20 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Ils appellent ça le Progrès !

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Combien de temps encore ignorerons-nous la force de notre devise ?

Non, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Apparue à l’aube des Temps modernes avec le thème de la perfectibilité indéfinie de l’homme, gagée sur les conquêtes et les avancées de la science, l’idée de progrès s’épanouit au XIXe siècle en philosophie de l’Histoire, et cette philosophie introduit dans la tradition philosophique un immense bouleversement : par elle, l’immémorial défi au logos que représente la violence change de signe et devient travail du négatif, c’est-à-dire facteur positif de développement. Ruse hégélienne de la Raison, lutte marxiste des classes, loi darwinienne de l’évolution : dans tous les cas, le mal est bon et la violence utile car ils servent des fins supérieures et rapprochent l’humanité de sa destination."
Alain FINKIELKRAUT.
L’humanité perdue. Essai sur le XXe siècle.
[Éditions du] Seuil, Paris, 1996, p. 91
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COMMENTAIRES.
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Nous y voilà ! Ce progrès, tant vanté par les hommes du même nom, qu’est-il exactement ? La bombe atomique ? La pollution atmosphérique par les gaz à effet de serre (dont les fameux gaz propulseurs des différents vaporisateurs utilisés larga manu par les ces dames ?) Les sacs de plastique et tout objet de même farine qui viennent souiller les océans, étouffer les dauphins et les tortues, éteindre les récifs de coraux ? Les voitures et leur cortège de poussières pompeusement appelées particules fines ? Les robots qui détruisent les emplois et réduisent à l’état d’assistés des milliers d’homme qui en éprouvent une grande honte ? C’est ça le progrès ? Est-ce d’envoyer sur Mars ou sur la Lune, à coups de milliards de dollars ou d’euros, des engins dont l’utilité pratique est nulle, quand bien même ils font progresser le savoir (mais guère la connaissance), alors qu’il y a des dizaines de milliers de sans-abri ?
Ah ! Oui, Alain FINKIELKRAUT voit juste. C’est bien le mal, présenté comme transitoire et nécessaire, qui est présenté comme le moyen de rapprocher de sa fin supérieure une humanité dont il est affirmé par les philosophe de la déconstruction qu’elle est constitué d’homme sans nature, ni consistance, puisqu’ils nous disent que l’homme est mort.
Faut-il s’étonner que devant tant d’êtres humains prosternés devant les idoles de la consommation, il y ait des fous qui tuent, qui violent, qui pillent, décapitent, brûlent vifs tous ceux qui ont la malheur de ne point penser comme eux ?
Et si nous commencions à relever la tête, et à dire très fort à ceux qui ont la prétention de nous gouverner ce que nous pensons : La France, pour ne parler que d’elle, est chrétienne jusqu’en ses racines et sa chair la plus profonde. La laïcité des CAZENEUVE, des frères de la Rue Cadet, des Libres-Penseurs, ne va pas jusqu’à s’interroger sur les racines profondes de l’actuelle violence ; on les connaît pourtant et elles ont un nom : rejet du Dieu d’amour (et il n’en est qu’un), rejet de la vie de l’esprit, vénération du pouvoir, du fric et du sexe.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Hommage à ceux de nos compatriotes d’alors, qui ont laissé leur vie pour continuer à servir la France.


(Bien entendu, silence médiatique assuré. C’est tous les jours en effet qu’on voit mille drapeaux à l’arc de triomphe. Les « journalistes » sont ignobles !
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Les mondialistes se trompent de maillon faible. C’est bien mal connaître le peuple polonais...

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...et les imbéciles de Podemos ne semblent pas avoir mieux compris les Espagnols.

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Les imbéciles de la Libre-Pensée (mon c… dirait Zazie, sauf qu’à BEAUCAIRE, le métro se fait attendre), quant à eux, ils n’ont que ça à faire.

Vous noterez que c'est la  Ligue pour la Défense des Droits d'Homme qui s'est substituée à la Libre-Pensée pour attaquer la Crèche de la Mairie de BEAUCAIRE, après une première lettre comminatoire de la Libre-Pensée au maire. Nous savons donc maintenant que ladite Ligue n'est qu'un relais de la "Libre-Pensée". Il est vrai qu'une crèche est fondamentalement attentatoire aux droits de l'homme, c'est évident, c'est criant, c'est violent, c'est dangereux. Des fois que saint Joseph ait un calibre dans sa besace ! A mon avis, la ligue sera déboutée, car il n'apparaît pas dans ses buts de défendre la laïcité ; elle n'a donc pas intérêt à poursuivre. On peut se demander si cette substitution de dernière minute n'est pas voulue.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/12/r%C3%A9f%C3%A9r%C3%A9-contre-la-cr%C3%A8che-proven%C3%A7ale-install%C3%A9e-en-mairie-de-beaucaire.html



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vendredi 26 août 2016

26 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Il est temps de rompre le pacte avec le diable.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le diable considéra alors que l’Homme moderne avait mordu suffisamment bien à son hameçon et choisit ce moment pour annoncer qu’un pacte existait et qu’il fallait commencer à payer pour ses largesses passées. Avant la fin de ce XVIIIe siècle, et surtout à de nombreuses reprises depuis, il continua à présenter son ardoise. Il ne voulut cependant pas apparaître en personne, mais préféra inspirer quelques sombres prophètes, auxquels il donna pour mission de révéler aux hommes le montant qu’ils auraient à régler. Si tu veux garder la liberté, dirent ces prophètes à leur contemporain, tu auras à t’acquitter d’un triple prix, en te séparant d’abord de ton Dieu, ensuite de ton prochain et finalement de toi-même.

Plus de Dieu : tu n’auras aucune raison de croire qu’il existe un être au-dessus de toi, une entité dont la valeur serait supérieure à celle de ta propre vie ; tu n’auras plus ni d’idéaux ni de valeurs : tu seras un « matérialiste ». Plus de prochain : les autre hommes, à ton côté et non plus au-dessus de toi, continueront d’exister, bien entendu, mais ils ne compteront plus pour toi. Ton cercle se rétrécira : d’abord à tes connaissances, ensuite à ta famille immédiate, pour se limiter enfin à toi-même ; tu seras un « individualiste ». Tu essaieras alors de t’accrocher à ton moi, mais celui-ci sera à son tour menacé de dislocation. Tu seras traversé par des courants sur lesquels tu n’auras aucune prise ; tu croiras décider, choisir et vouloir librement, alors qu’en vérité ces forces souterraines le feront à ta place, de sorte que tu perdras les avantages qui t’avaient semblé justifier tous ces sacrifices. Ce moi ne sera plus qu’une collection hétéroclite de pulsions, une dispersion à l’infini ; tu seras un être aliéné et inauthentique, ne méritant plus d’être appelé « sujet »."
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006, p. 10
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2. COMMENTAIRES.
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Vous remarquerez que depuis quelques jours, la tonalité de mes billets porte sur le statut de l’être humain. Pour être juste avec TODOROV, il convient de dire que ces propos ici présentés sont introductifs et qu’il s’efforce de démontrer que ce constat n'est que partiellement justifié dans le reste de son ouvrage. Néanmoins, il convient, au point où nous en sommes, de nous poser les questions que soulève TODOROV.
Avec la laïcité furieuse de nos gouvernants actuels, avec l’œuvre de déconstruction historique de la patrie, entreprise par l’éducation nationale, avec le rejet de la reconnaissance des origines chrétiennes de l’Europe (Merci MM. CHIRAC et JOSPIN), nous avons en effet acté la séparation d’avec Dieu. D’autres, ailleurs, en Orient notamment, payent de leur sang la fidélité à ce Dieu que nous avons apostasié avec allégresse. Nous récoltons les fruits de notre reniement avec la multiplication des actes commis, paraît-il, par des « déséquilibrés » au cri d’Allahou akbar.
Avec la multiplication des allocations de toutes sortes, l’état nous a déchargés du soin de notre prochain. Pourquoi ressentirions-nous l’urgence de nous rendre prochain de l’autre, puisque l’État prétend le faire à notre place.
Avec la floraison des publications de penseurs fumeux ou célèbres, concernant la mort du sujet, nous avons renoncé à l’exercice de nos libertés, c’est-à-dire à la réflexion, à la pensée, et aux droits imprescriptibles de notre conscience. Qu’est-ce qu’en effet la liberté de conscience si ce n’est le droit du sujet. Plus de sujet, plus de liberté de conscience ; nous nous exilons de nous-mêmes et l’homme est en train de crever au profit de la machine qui bientôt le remplacera.
À cet égard, les prochaines élections présidentielles seront déterminantes. Il en va de l’avenir de notre patrie, de l’Europe (la vraie, pas celle de monsieur JUNCKER), et probablement de la part d’humanité qui nous habite et qui a fait la grandeur de la France.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Traumatisme de mères porteuses indiennes ; négation de l’humanité, négation du prochain, négation de Dieu : du site généthique.

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Eux ne renient pas leur Dieu. Du site Aleteia :




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Et m… à l’Europe à la JUNCKER ! (Du site Citizen Go)

Je vous invite à signer la pétition.



Le rapport de la députée néerlandaise, Sophia in 't VELD, du groupe ALDE (Libéraux Démocrates), propose de mettre en place un outil de notation politique pour chaque état-membre de l’Union Européenne. L’objectif ? Sanctionner les peuples et les pays qui ne se conformeraient pas aux valeurs "démocratiques" imposées par Bruxelles.
Empêchez-ça, signez cette pétition


Pour de nombreux responsables politiques européens, ces "valeurs démocratiques" sont, en particulier, "l'égalité" et la "non-discrimination". Ces deux notions sont à la base de toutes les revendications transsexuelles, bisexuelles, lesbiennes et gay concernant le "mariage" homosexué, l'adoption par les homosexuels, la PMA et la GPA.

Empêchez-ça, signez cette pétition


Ce rapport, s'il est mis en application, permettrait de considérer qu'un pays n'acceptant pas les prétendues "avancées sociétales" ne respectent pas les "droits fondamentaux" des citoyens (application de l'article 21 de la Charte des droits fondamentaux qui dit en particulier qu'il ne peut y avoir de discrimination sur l'orientation sexuelle, par exemple). Autrement dit, il ne respecterait pas les « Droits de l’Homme »…
C’est une manière inédite, en Europe, d’empêcher tout retour sur ces lois délirantes.
Ainsi, le Parlement Européen, la Commission et le Conseil s'arrogeraient le droit [droit qu’ils n’ont pas] de modifier les objectifs et la nature même de l’Union Européenne telle que définie dans les Traités, sans que les citoyens européens n’aient été consultés
C’est illégal, c’est anti-démocratique et c’est dangereux pour nos libertés.
Cette pétition est portée par "Europe for Family", association initiée par "La Manif pour Tous", mais également présente en Allemagne, en Pologne et dans d'autres pays européens.  
Merci pour votre aide,
Stéphane Duté et toute l’équipe de CitizenGO






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mardi 30 décembre 2014

30 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance : chercher l'Homme pour trouver Dieu !

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Ni vous ni moi n'y pouvons quoi que ce soit :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.
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"Croyons-nous vraiment qu'il y ait en nous cette possibilité d'un monde intérieur, d'un univers plus précieux que l'univers visible ? Croyons-nous que chacun de ces petits hommes qui s'agitent à la surface de notre planète est indispensable ? Qu'il apporte avec lui une révélation qu'il est seul capable de communiquer ?

Qui croira cela ? Qui, parmi les hommes politiques ? Qui, parmi les chefs d'Etat ? Qui, parmi les diplomates qui prennent part aux conférences internationales ? Qui, parmi les chefs de guerre qui ne cessent de répandre le sang ? ? Qui croit qu'il y a dans l'homme un Trésor (notez la majuscule) infini ?"
In
Maurice ZUNDEL.
Ton visage ma lumière. 90 sermons inédits.
Desclée, Paris, 2000.
(Homélie donnée à LAUSANNE en 1962 sous le titre : Je crois en Dieu, parce que je crois en l'homme.).
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2. Commentaires.
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Mes lecteurs habituels (si, si, il y en a) savent que depuis l'ouverture de ce Blog, je ne cesse de dénoncer les erreurs anthropologiques des hommes politiques. Se trompant sur l'homme, il ne peuvent rencontrer l'Homme et donc ne peuvent rencontrer Dieu.
L'homme n'est pas un animal. Il a sur celui-ci, n'en déplaise à certains philosophes modernes, un avantage décisif : il pense, il parle et il a une conscience, ce qui suffit à creuser un abîme infranchissable entre l'animalité et l'humanité. Dans l'homélie en tout point remarquable de ZUNDEL, il y a une citation de saint THEOPHILE d'ANTIOCHE. Cet évêque de l'antiquité exprime en quelques mots plus que ne sauraient le faire mes pauvres commentaires. Je vous rapporte ici ses paroles : "Si tu me demandes, si tu me dis : montre-moi ton Dieu ! Je te dirai d'abord : montre-moi d'abord quel homme tu es ! montre-moi si les yeux de ton âme voient clairs, si les oreilles de ton coeur savent entendre, et je te montrerai mon Dieu".
Le très pieux évêque ne pouvait imaginer que près de 1700 ans après qu'il avait écrit cette prophétie, un pauvre bonhomme du XXème siècle le ferait connaître à quelques chercheurs de vérité.
C'est bien parce que je crois que les initiatives sociétales de nos gouvernants sont des errements intellectuels et moraux, des dérives vers l'animalité et une certaine forme de barbarie, que je n'ai cessé de les combattre. Toutes ces lois, tous ces décrets, sur le mariage, sur la filiation, sur le "gender", sur la PMA, sur la GPA, sur l'euthanasie ne font que renforcer une inéluctable marche vers le malheur en ce monde. Je ne doute pas que ces hommes politiques croient qu'ils agissent pour le bien de (certains) de leurs concitoyens ; mais je leur dénie la moindre connaissance de la nature humaine. Ils ne peuvent trouver Dieu, car ils ne connaissent pas l'Homme. Leur culture est une culture de mort et non de vie. Une culture du moi, et non une culture pour l'autre et pour l'Autre.
Si je trouve dérisoires les nuits blanches ou Paris-Plage, c'est que je pense à ces sans-abri, à ces familles qui se demandent comment nourrir les enfants, comment les vêtir, comment les protéger du froid. Avant d'aller à l'accessoire, il faudrait aller à l'essentiel et satisfaire les exigences de la nature humaine ! Avant de caresser les ego des bien nourris dans le sens de leurs poils, il faudrait donner à manger, loger, vêtir et chauffer ceux qui n'ont rien. Ils ne cessent de parler d'égalité ? Mais que font-ils concrètement ? Ils créent des comités, des structures, des bureaux devant lesquels des files interminables "d'ayant droit" attendent qu'on veuille bien les recevoir. Où est le respect de l'Homme ? Où est la prosternation qui est due aux pauvres devant le Trésor dont ils sont les précieux vases ?
Donnez ! Donnez ! Resto coeur, conférence de saint Vincent de Paul, Caritas, Cimade, il ne manque pas d'institutions et d'association qui suppléent à la carence insupportable des pouvoirs publics. Et que votre main droite ignore ce que fait la main gauche. J'ose dire que, sans faire encore tout ce que mon coeur me dicte, j'essaye de faire ce que je peux. C'est insuffisant, hélas. Et j'en ai honte. Mais je me sens aspiré de plus en plus par le service des oubliés de ce monde. Je ne sais pas encore comment cela se traduire concrètement. Mais je sais que ça viendra. Et j'attends.
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3. Quelques informations.
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Portrait de François-Normal Ier dit l'anaphorète ! (Sans méchanceté et par humour politique !).


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Marche pour la vie.
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Un sans-abri meurt de froid à DOUAI (site du Figaro).

Un homme sans domicile fixe de 29 ans retrouvé samedi inanimé à Douai (Nord) et décédé dans les heures qui ont suivi est vraisemblablement mort d'hypothermie. Il avait été découvert dans l'entrée d'un établissement scolaire de la ville. Dimanche, plusieurs villes de France comme Paris, Lyon, Calais ou Poitiers ont augmenté leurs capacités d'hébergement des sans domicile fixe, les plus exposés à la vague de froid qui s'est abattue sur le pays.
(Saluons les initiatives des autorités municipales de Paris, Lyon, Calais et Poitiers.)
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Informations données par le site du Figaro sur les sans-abri.

Ils étaient 111.700 en 2012 dans les moyennes et grandes agglomérations, dont 31.000 enfants selon une étude de l'INSEE. Depuis 2001, le nombre de sans-abri a augmenté de 44%. Près de la moitié d'entre eux vivent dans l'agglomération parisienne, qui concentre à elle seule autant de SDF que l'ensemble des agglomérations de plus de 200.000 habitants.





vendredi 16 novembre 2012

Amour dans l'azur

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Christian BOBIN est un immense écrivain. Attentif aux mouvements de son âme, homme d'écoute intérieure, il exprime est des images inattendues, fortes et simples à la fois, ce que lui inspire la vue d'une fleur, d'un insecte, du ciel bleu ou des nuages, d'un enfant ou d'une gitane, l'audition d'une oeuvre de BACH par Glenn GOULD, et, par-dessus tout, la mémoire de la "plus que vive". Pudiquement, il évoque dans ce livre admirable qu'est "L'homme-joie", celle qui fut certainement son épouse (mais il ne le dit jamais) et qui n'est plus, en lui donnant le nom de "plus-que-vive". Bref, ce livre est un chef-d'oeuvre et vous devez, sous peine de péché presque mortel, le lire, l'acheter, le savourer, ou  l'emprunter à une bibliothèque si votre "bourse n'a point grosse aposthume" comme le disait notre bon VILLON .
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Il faudrait tout citer. Mais voici un extrait qui m'enchante :
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"J'ai lu plus de livres qu'un alcoolique boit de bouteilles. Je ne peux m'éloigner d'eux plus d'un jour. Leurs lenteurs ont des manière de guérisseur. J'ai passé des étés dans leurs chapelles fraîches, taillées dans la falaise crayeuse d'un beau silence. Le poète qui a repeint les appartements du paradis et l'enfer, je sors ses livres du buffet où ils prennent une teinte d'icône..."
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A-t-on jamais mieux parlé de la lecture ? Certes non.
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Et encore ceci qui figure sous forme d'une reproduction manuscrite :
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"Le silence,ce cadeau des anges dont nous ne voulons plus, que nous ne cherchons plus à ouvrir."
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Merci à vous Christian BOBIN. Merci à vous mille fois ! Merci à vous qui restituez à l'homme sa dignité d'homme et qui faites espérer en l'humanité, envers et contre tout.
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jeudi 7 juillet 2011

Du fondamentaliste et du révolutionnaire

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L'actualité est tellement riche que j'ai longuement hésité avant de choisir le sujet du billet de ce jour. Finalement, je crois que je vais l'aborder, cette actualité, d'une manière plus générale, dans l'espoir que cette petite réflexion vous aidera à mieux cerner les enjeux des événements qui secouent notre monde.
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Au premier abord, et à entendre les médias occidentaux, il y aurait deux sortes d'hommes. Les uns ne veulent rien changer à ce qui leur semble être la volonté divine ; ce sont les fondamentalistes. On en trouve aussi bien chez les musulmans que chez les chrétiens ou les hindouistes. Malheur à ceux qui s'opposent à leurs diktats. Ils le payent de leur vie ou de la relégation dans les ténèbres de l'impiété. On peut les classer, et on les classe dans la catégorie des conservateurs. Les autres, au contraire, pensent que l'homme a en main toutes possibilités, liberté et aptitude pour modifier le monde en général et l'état des choses politiques en particulier, qu'il n'est l'esclave d'aucun loi donnée a priori, qu'il ne dépend ni d'un dieu, ni d'un maître, qu'il est à lui-même sa propre mesure, et qu'il a le droit de définir les règles qui définissent la valeur morale d'un acte. Ils sont révolutionnaires. On les appelle les progressistes. Malheur à ceux qui s'opposent à leur frénésie de changement. Ils le payent de leur vie, de la prison, du mépris ou de la dérision, ou encore de l'exclusion du monde de ceux qui comptent.
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En 1968, et ce n'est pas un hasard, Jacques RUEFF a fait paraître la troisième édition, revue et corrigée de son livre Les dieux et les rois Regard sur le pouvoir créateur (Hachette, Paris). Il y opposait les adorateurs de ZEUS le tout puissant aux cohortes empressées des amis de PROMÉTHÉE, l'audacieux qui avait défie les dieux en leur dérobant le feu. Il dit des choses passionnantes et terrifiantes, Jacques RUEFF. Et notamment qu'il suffit de modifier l'environnement humain, c'est-à-dire la pression de sélection qui pèse sur l'humanité, pour faire émerger un homme nouveau. Il ne prend pas vraiment position sur cette prétention. Mais il ne donne pas vraiment l'impression de s'y opposer.
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Tout à fait de l'autre côté, il y a mon cher Marcel de CORTE. Combien de fois vous ai-je parlé de son ouvrage L'intelligence en péril de mort ? Je ne saurais pas le dire, mais enfin ce fut souvent. Rappelons ici son point de vue : "Si l'intelligence n'est plus mesurée par ce qui est et qui ne dépend pas d'elle, par des natures qui ne changent pas, il n'y a plus de vérité. Ostraciser la sagesse spéculative équivaut rigoureusement à bannir toute certitude objective. Or s'il n'y a plus d'objectivité, il n'y a plus de moralité, car l'action morale présuppose que nous connaissons la nature de l'homme qu'il importe de diriger et celle de la fin où il faut qu'il se dirige. Nihil volitum nisi praecognitum." Et un peu plus loin : "L'homme moderne [...] est entré sans retour dans le Royaume de l'Imaginaire. N'ayant plus de contact effectif avec les êtres et les choses, il ne sait plus, il est obligé de croire".
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Je n'ai jamais dissimulé ma qualité de chrétien. Je suis heureux d'être disciple (un pauvre disciple, certes). Et jamais non plus, je n'ai caché ma passion, celle de comprendre, de savoir, de découvrir. Et bien voici une découverte littéraire péchée dans un livre de Jean-Claude GUILLEBAUD, Comment je suis redevenu chrétien. L'homme de lettre cite ce cri d'Albert CAMUS, et il vaut la peine de le répercuter ici :
"Ce que le monde attend des chrétiens est que les chrétiens parlent à haute et claire voix, et qu'ils portent leur condamnation de telle façon que le doute, jamais un seul doute, ne puisse se lever dans le coeur de l'homme le plus simple. C'est qu'ils sortent de l'abstraction et qu'ils se mettent en face de la figure ensanglantée qu'a prise l'histoire aujourd'hui."
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Ni robots, ni démiurges, nous, chrétiens, devons revendiquer hautement les valeurs humaines dont Jésus fut le révélateur. Oui, il fut un Maître en humanité et non point en démagogie. Il releva, purifia et justifia, et continue de relever, purifier et justifier ceux qui le confessent comme sauveur. Il nous libère de la culpabilité pour nous faire rentrer dans l'Alliance. Allons ! Ouste ! Courage, il nous faut parler à temps et à contre-temps, et agir dans la discrétion qui sied à l'exercice d'une vraie charité.

jeudi 21 avril 2011

Chemin

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Bien avant l'ouverture de ce Blog, je cherchais à cerner la vérité, à rendre avec des mots exacts la réalité. Depuis mon premier billet, je n'ai cessé d'approfondir cette exigence. Il a fallu d'abord se dégager de bien des préjugés. Oh ! certes, on dira que j'en suis plein, que je suis un affreux suppôt d'une droite honnie, un inconditionnel du Président de la République, que sais-je encore. C'est que je me heurte à bien des systèmes d'idées totalisateurs, mais à aucune pensée susceptible de surplomber et d'unifier le réel. Totalisateurs l'hédonisme, le consummérisme, l'écologisme, le socialisme, le libéralisme, le marxisme, l'islamisme, le nihilisme, l'anarchisme, le freudisme, etc. Ils expliquent tout à l'intérieur de leur système, mais aussitôt qu'ils expliquent se lève une foule d'objections qui vient mettre à bas leur bel échaffaudage et les systèmes s'écroulent sous le poids de leur insuffisance.





Alors on peut tenter comme papa HEGEL de surmonter les contradictions par une synthèse des contraires. J'ai essayé cette méthode, et certains de mes billets l'ont utilisée. Echec, lamentable échec. Ce n'est pas la voie. Ce n'est pas le chemin.





Il a fallu ensuite que j'accepte de mettre en pratique les règles d'une communication interpersonnelle moralement fondée. Et j'ai souvent rappelé ici-même les maximes de Jürgen HABERMAS. Voilà déjà un progrès. Mais ce n'est pas encore ça. Et j'ai souvent contourné cette exigence première. Erreur donc, erreur lamentable dont je suis le seul et unique responsable.





Que faut-il faire ? Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Question centrale pour tout homme, quel qu'il soit. Car tous nous avons une conscience morale, plus ou moins aiguisée, certes, mais très réelle, et il est acquis, philosophiquement, qu'il est impossible d'agir si l'on ne cherche pas dans l'action à obtenir un bien.





J'ai souvent rappelé que l'Occident et ses Lumières ont eu une pensée arrogante, dominatrice, responsable des plus grands désastres politiques (colonialisme, par exemple, guerres injustes contre des grands pays, comme la Chine, qui nous valaient bien). Et si l'ambition d'une pensée universelle est légitime, ce n'est pas davantage de ce côté qu'il faut chercher. Echec, échec, drames et violences, aveuglement et au bout du compte les totalitarismes les plus sanglants : nazisme, communisme, fascisme, maoïsme, pour lutter contre la cupidité et l'exploitation de l'homme incarnée dans le capitalisme lequel est le moteur du soi-disant progrès.





Et voilà que nombre de disciples de Jésus font aujourd'hui mémoire du dernier repas terrestre de leur Maître. Ah ! combien de fois, comme une petite souris, me suis-je introduit dans le Cénacle où s'accomplissait le dernier acte de notre salut avant la glorification de Jésus en Christ. Oui, j'ai entendu Satan ricaner tandis qu'il rentrait en Judas alors que le traître venait d'avaler la bouchée que lui donnait le Fils de l'Homme. J'ai vu l'Iscariote ouvrir la porte, et s'enfoncer dans les ténèbres : "dehors, il faisait nuit". J'ai souri aux rodomontades de Pierre, avant de frémir de sa lâcheté : "Je le jure. Je ne connais pas cet homme". J'ai vu Jésus "quitter son vêtement et se ceindre les reins d'un linge" pour laver les pieds de ses disciples. Geste d'esclave fait par le Fils de Dieu. Incompréhensible à l'échelle humaine.





J'ai acquis la certitude qu'il n'y a qu'une parole unifiante, enveloppante et surplombante : celle de Jésus. Je ne peux pas renier ce qui donne sens à tout ce que j'ai fait de ma vie, en bien ou en mal. C'est Lui, le Fils, qui un certain jour d'aôut, il y a bientôt 15 ans, m'a saisi ; la lumière, la vérité, le chemin et la vie c'est Lui ; et je ne crois pas qu'il y ait pour l'humanité d'autre moyen de salut que la mise en pratique de ce qu'Il nous disait dans son sermon sur la montagne. Oh ! j'en suis loin. Et bien de mes amis pourraient critiquer mes virulences, mes excès verbaux, mes assènements - ceux qui ont fait fuir POTOMAC il y a quelques mois (comme je regrette ce lecteur) - mais je puis en toute vérité dire que cette Parole est la seule en quoi j'ajoute foi. Au jour dernier, le Réssuscité pourra dire à son Père que je n'ai jamais rougi de Lui devant les hommes.





J'espère ne pas vous avoir exaspérés au moment où je m'interroge sur l'intérêt de continuer à vous abreuver de ma littérature.





A bientôt quand même.











samedi 9 avril 2011

Liés et non juxtaposés

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Dans Pilote de guerre, Antoine de SAINT-EXUPERY raconte l'expérience transformante qu'il fit au début de la seconde guerre mondiale et qui lui permit, dit-il, de "déchirer l'écorce" (je cite de mémoire). Elle devait bouleverser la vie de ce grand écrivain, trop tôt disparu - son avion a été abattu le 31 juillet 1944 ; j'ai de bonnes raisons de me souvenir de la date - qui dès lors conçut la vie et l'homme d'une manière toute différente.


Il écrit ceci qui me semble devoir être médité par tous les hommes politiques et par tous ceux que la vie a placé en position de responsabilité.


"On ne peut être frère qu'en quelque chose ; s'il n'est point de noeud qui les unisse, les hommes sont juxtaposés et non liés."


Depuis l'ouverture de ce ce Blog, je n'ai cessé de rappeler que l'homme est un sujet social, qu'il est une personne en relation avec autrui. Je n'ai cessé de pourfendre le concept idiot et abstrait de solidarité (au moins dans le sens que lui donnent les médias et les responsables politiques) quand il se fonde en effet sur la seule contrainte du partage imposé et j'ai proposé qu'on lui substitue celui de générosité (alors que j'eusse préféré le beau mot de charité, entendu non point au sens caricaturé que lui prête les médias bien-pensants de l'heure, mais à celui que lui donne Paul de TARSE dans sa première épître aux Corinthiens).


Les anticléricaux qui, en France, tiennent le haut du pavé, infiltrent la magistrature, le corps des élus (sénateurs et députés), les grands corps de l'état, les rouages décisionnels des pouvoirs publics, ont réussi ce tour de force : chasser de l'esprit public la foi en un destin commun à tous les hommes de ce monde, le remplacer par l'idéologie du plaisir individuel et de l'hédonisme, du matérialisme le plus plat. Et ils récoltent les mauvais fruits de leur mauvaise action. Si rien ni personne ne vient unir les hommes, alors oui, ils sont juxtaposés et non pas liés. Pourquoi s'intéresser à l'autre ? Pourquoi lui manifester de l'attention par le respect des formes de politesse ? Pourquoi ne pas remplacer la solidarité, entendue au sens fort, cette fois-ci, celui d'un commun destin inscrit dans la nature même de l'homme, par une solidarité de pacotille ? Cette solidarité qui consiste à prendre de force aux uns pour le donner aux autres, alors qu'une prise de conscience collective, murie, ancrée dans une saine anthropologie suffirait à faire jaillir dans l'esprit public l'évidente nécessité du partage. Le lien entre les hommes ne peut être noué que par un homme parfait en son humanité, non pas par une idéologie, mère de tous les corporatismes de parti et de la violence civile.


Celui qui unit les hommes, pour moi, est Jésus ; lui seul est l'homme parfait qui justement prouve sa messianité et sa divinité : il nous établit tous fils d'un même Père, et il ajoute qu'il y a dans la maison de ce dernier "plusieurs demeures". Voilà qui suffit à effacer de la réalité, l'abstraction mortifère et violente d'une identité absolue entre tous les êtres humains, vendue sous le vocable mensonger d'égalité. Qui peut nier l'appartenance commune de tout être humain à l'humanité ? Voilà l'identité du genre (mêmeté). Qui peut nier que les conditions concrètes de vie de chacun d'entre sont différentes ? Où est l'égalité ? Certes, et je l'affirme très haut, il y a des différences qui offensent l'image de Dieu en l'homme ; celles-là, nous devons y remédier, mais pas au prix du reniement de notre propre humanité. Et il y en a d'autres qui sont légitimes, nécessaires mêmes, et qui justement tiennent à l'identité de l'espèce, c'est-à-dire des groupes humains et des personnes (ipséité) .


Ah, il nous faudrait des gens qui pensent à l'homme avant de penser au pouvoir, des gens qui réfléchissent autant sur eux-mêmes que sur autrui, des gens qui aient des réponses concrètes et moralement fondées aux conflits, à la violence qu'elle soit ouverte ou rampante. Car la morale est un art de vivre. Elle donne des solutions unifiantes et apaisantes à la seule question qui vaille : Que dois-je faire pour avoir la vie bonne ? Est-ce trop vous demander messieurs de donner un début de réponse à cette question ? Au lieu de parler de plaisir, parlez-nous de bonheur, du vrai, pas du plaisir que vous drapez dans le manteau emprunté à ce beau mot. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

lundi 8 juin 2009

Qui es-tu homme ?

"Qui es-tu, homme jeté dans l'existence sans l'avoir su ou voulu ? Être connaissant et conscient de sa conscience. Être voué à la mort et capable de le savoir : aussi impuissant à concevoir son propre anéantissement qu'à penser son commencement, le commencement de sa conscience ; aussi incapable de concevoir son éternité que de penser, autrement que dans l'abstrait, qu'il aurait pu ne pas être ?
Qui es-tu, homme solitaire, pressé, bousculé de toutes parts et même du dedans par tant d'autres qui ne sont pas moins que toi des séparés, inaccessibles ; homme voué par toutes ses fibres à la communication, à la communion, et qui ne peut le faire que pour et par des vétilles, sans jamais atteindre le niveau propre de ton humanité ?
Qui es-tu, homme unique, impossible sans la multitude des foules humaines répandues dans l'espace et le temps, tellement unique qu'aucun autre que toi, même s'il savait le vouloir, ne pourrait être ce que tu es ; homme dont l'histoire est si singulière au milieu de la multitude des histoires humaines qu'elle se perpétuera, ou périra, avec toi à jamais ?"
Oui, qui es-tu, homme. Qui es-tu Jean, et toi Marc, et toi Julien de cette nuit profonde, noire qui était en train d'accoucher d'un monde inouï ? Qui es-tu XYLOGLOSSE envers qui je ne suis point très tendre, et toi Martine, et toi François ? Oui qui sommes-nous dans notre irréductible singularité pour mépriser ou négliger le moindre des humains qui croisent notre route. Je ne pensais pas, lisant ce matin Travail de la foi de cet homme extraordinaire qu'est Marcel LEGAUT, trouver dans ces questions, le récapitulatif de mes propres interrogations, de ma propre recherche, et une incitation impérieuse à mieux prendre en compte la parole de l'autre, en sachant toutefois que nous ne pouvons communiquer et communier les uns avec les autres, que "pour et par des vétilles" tant l'autre est un mystère.