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vendredi 21 juillet 2017

21 juillet 2017. Nouvelles de la Dissidence. Obéir au Ciel plutôt qu'à Jupiter !

Nous reprenons le cours de notre lecture de MOZI et de son Mozi, après avoir rendu à LIU Xiaobo le juste hommage, sans que les médias, du reste, n’aient accordé une grande attention à cet homme debout, amoureux de la justice, de la vérité et du bien.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"C’est pourquoi MOZI a dit : Si les souverains et les gentilshommes de par le monde désirent vraiment suivre la voie et faire du bien au peuple, ils n’ont qu’à obéir à la volonté du Ciel, source de la magnanimité et de la droiture. L’obéissance à la volonté du Ciel est le principe de la rectitude."

是故子墨子曰:「今天下之王公大人士君子,中實將欲遵道利民,本察仁義之本,天之意不可不順也。順天之意者,義之法也。」
In
MOZI. (MÒZǏ ; 墨 子)
Œuvres choisies. Traduit de l’anglais par Pierre de LAUBIER d’après la traduction du chinois de Yi-Pao MEI.
Avant-propos de Patrick de LAUBIER. Introduction de Léon WIEGER.
Desclée de Brouwer, Paris, 2008. (Page 184.)
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2. COMMENTAIRES.
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On rougit d’avoir à commenter l’évidence. À quelle volonté, le « Président de la République » a-t-il obéi quand il a ouvertement humilié le général de VILLIERS pour des propos tenus à huis clos devant une commission de la Défense à qui cet officier devait la vérité ? Il a obéi à sa volonté propre, monsieur MACRON. Normal puisqu’il se donne lui-même le titre de JUPITER, le roi des dieux. Il n’a pas obéi à la volonté du Ciel, laquelle exigeait le respect des autres, fussent-ils des subordonnés. Il pouvait convoquer le général pour s’entretenir avec lui, lui exposer les raisons de ses choix, les modifier le cas échéant. Le freluquet a préféré la publicité de l’humiliation ouverte. Il a creusé un gouffre entre lui et l’armée. L’ovation faite au général lors de son départ, tête nue, comme le veut le protocole, par tous les soldats du ministère de la défense en disent long sur l’estime qu’ils lui portaient et la désapprobation des manières désinvoltes de ce jeune homme, devenu président à la faveur d’un hold-up médiatico-financier.
Non, décidément, alors que je trouvais les débuts du freluquet plutôt prometteurs, je réalise que mes intuitions premières étaient les bonnes. Monsieur MACRON est supérieurement intelligent, mais son arrogante auto-ombiloscopie le rend insupportable. Encore 4 ans et 10 mois à le supporter !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Démission du général de VILLIERS : plusieurs réactions.

Ovation au général lors de son départ.


Le freluquet a du souci à se faire !


Mais il a tous les culots !


L’analyse d’un journaliste spécialiste des questions de défense.


Un communiqué du général MARTINEZ.

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Cher Max GALLO, du balcon du ciel vous priez pour la France que vous avez tant aimée du temps de votre vie terrestre.

Une grande voix en effet s’est éteinte !


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L’État au service ce lui-même !



Nous n’en pouvons plus de cette démocratie prétendue, qui est pourrie jusqu’à l’os et dont le seul but est de conforter le pouvoir de l’État, devenu sa propre fin. Le mieux est de l’ignorer autant que faire se peut.

dimanche 22 janvier 2017

22 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Le procès de Louis XVI, quelques détails.



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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le […] mercredi 26 décembre […] Louis comparaît devant la Convention pour la seconde et dernière fois.
L’avocat de SÈZE se lève. Il est jeune, plein de fougue maîtrisée. C’est lui qui, avant la déclaration de Louis, prononcera la plaidoirie de la défense.
Il déroule, avec une précision implacable, sa démonstration, montrant que le roi n’a jamais violé la lettre ou l’esprit de la Constitution de 1791, usant seulement des droits qu’elle lui avait consentis.
« Citoyens, conclut-il, je cherche parmi vous des juges et je n’y vois que des accusateurs ! Louis n’aura ni les droits du citoyen ni les prérogatives du roi… Citoyens je n’achève pas, je m’arrête devant l’histoire. Songez quel sera votre jugement et que le sien sera celui des siècles ! »

Louis prend la parole. Sa voix est apaisée. Il ne tremble pas. « En vous parlant, peut-être pour la dernière fois, je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité.
« Je n’ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement ; mais mon cœur est déchiré de trouver dans l’acte d’accusation l’imputation d’avoir voulu faire répandre le sang du peuple et surtout que les malheurs du 10 août me soient attribués.
« J’avoue que les gages multipliés que j’avais donnés dans tous les temps de mon amour pour le peuple et la manière dont je m’étais toujours conduit me paraissaient devoir prouver que je craignais peu de m’exposer pour épargner son sang et devoir éloigner à jamais de moi pareille imputation. »
[…].
Louis, ci-devant roi de France, dit à MALESHERBES :
« Êtes-vous bien convaincu à présent, qu’avant même que je fusse entendu, ma mort avait été jugée. »"
In
Max GALLO.
Révolution française. Le peuple et le roi.
XO éditions, Paris, 2008, p. 367.

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(b) "MARAT exulte dans le Publiciste de la République française :
« La tête du tyran vient de tomber sous le glaive de la loi… Je crois enfin à la République.
« Le supplice [les caractères gras sont de votre serviteur] de Louis est un de ces événements mémorables qui font époque dans l’histoire des nations… Loin de troubler la paix de l’État il ne servira qu’à affermir non seulement en contenant par la terreur les ennemis du dedans mais les ennemis du dehors.
« Il donnera aussi à la nation une énergie et une force nouvelle pour repousser les hordes féroces de satellites étrangers qui oseront porter les armes contre elle."
Ibidem, p. 377.
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2. COMMENTAIRES.
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Louis XVI n’a pas été jugé. Il a été assassiné. Les invectives de ROBESPIERRE, les éructations de MARAT, pour ne citer que deux des plus acharnés à la perte du roi ont largement précédé la séance de comparution du Roi devant la Convention. Et MARAT parle bien du supplice de Louis, ce qui est assez révélateur de sa pensée profonde. J’ai déjà eu l’occasion de vous faire connaître la teneur de l’admirable testament du monarque. Son comportement n’est pas celui d’un lâche, d’un poltron ou d’un irrésolu. Il a limité, hélas, le nombre de cartouches mises à la disposition de gardes suisses lors de la funeste journée du 10 août 1792. Ils ont été massacrés, leurs femmes et leur enfants avec. Le comportement sadique, barbare, de la populace aurait justifié l’usage de la force brutale. Louis XVI ne l’a pas voulu. C’est que lui, à la différence de bien de nos politiciens contemporains, aimait le peuple (qui apparaît dans les documents officiels sous un vocable mis au pluriel et précédé d’un possessif : il est question de « mes peuples », au sens légèrement différent). Il y a quelques années, j’ai fait un billet sur le sort pitoyable de nombre de conventionnels régicides, guillotinés, suicidés, proscrits.
On ne refait pas l’histoire. Et comme Français, amoureux inconditionnel de ma patrie, je suis solidaire de cette histoire car on m’a forcé à être solidaire des tueries, des proscriptions, des exécutions de tous ordres en portant au pinacle de la justice, de la vérité et de la liberté une farce macabre dont nous n’avons pas fini de payer les effets.
Comme le dit CHATEAUBRIAND (que rappelle Max GALLO) dans ses Mémoires d’outre-tombe : "Passe maintenant, lecteur, franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l’entrée duquel tu mourras. »
Guerre de 1870 et amputation du sol de la patrie.
Guerre de 1914-1918, 1300000 jeunes gens morts pour la France.
Guerre de 1939-1945, et ces 200000 à 300000 morts, militaires ou civils.
Guerre du Rif, Guerre d’Indochine, Guerre d’Algérie.
Voilà qui demande tout de même qu’on réfléchisse aux raisons d’une telle fureur guerrière de la part des gouvernants de la République.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Justice politique.

Il n’y a pas que le procès de Louis XVI qui fut un procès politique. Jugez plutôt.

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Il est dommage que je ne vote point à Paris.


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Séquence humoristique (merci à mon amid Dominique).




mardi 18 novembre 2014

18 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Jean-Luc Mélanchon se met en colère ; il faut lui répondre !

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Et c'est à lui que s'adresse aujourd'hui notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Jean-Luc MELANCHON reproche au jeu vidéo (Assassin's creed unity), produit par Ubisoft, d'être "de la propagande contre le peuple. Le peuple c'est des barbares, des sauvages sanguinaires" D'après notre irremplaçable Jean-Luc, "ROBESPIERRE qui est notre libérateur à un moment de la Révolution est présenté comme un monstre". Et ce jeu est "une relecture de l'histoire en faveur des perdants et pour discréditer la République une et indivisible".

Lisant le très remarquable livre de Max GALLO, Révolution française Le peuple et le roi. (XO éditions, Paris, 2008), je pioche au hasard ces quelques citations tirées des interventions de quelques acteurs officiels de la Révolution. 

(a) Lorsque Théodore LAMETH arrive de LONDRES pour tenter de sauver Louis XVI, en essayant d'acheter DANTON, ce dernier lui rétorque :
"Vous ne savez donc pas qu'il faut passer par la sale démocratie pour arriver à la liberté ?"

(b) Pendant qu'on massacre les prêtres et les aristocrates au couvent des Carmes et ailleurs, le 2 septembre 1792, DANTON est averti des premiers assassinats :
"Je me fous des prisonniers, qu'ils deviennent ce qu'ils pourront" dit-il au Conseil exécutif.

(c) BILLAUD-VARENNE va de prison en prison, assiste aux massacres et ose dire : "Peuple, tu immoles tes ennemis. Tu fais ton devoir".

(d) Le libraire RUAULT est révulsé par les atrocités, les pillages, les viols, les meurtres ; il dira : "J'ai passé, les pieds dans le sang humain, à travers les tueurs, les assomeurs;"

(e) L'infâme COLLOT d'HERBOIS, membre de la commune insurrectionnelle proclame : "Le 2 septembre - début des massacres - est le grand article du Credo de notre liberté".

(f) Et ROBESPIERRE ? Quand il est question de juger Louis XVI, emprisonné au Temple, Ce malade poudré de frais, qui veut la mort du roi sans autre forme de procès, ose dire : 
"C'est un scandale de délibérer. Louis fut roi. La République est fondée. La victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle ; Louis ne peut donc être jugé. Il est déjà jugé. [...]. Louis doit mourir."

(g) Et Max GALLO constate avec mélancolie et justesse : "Comme un fleuve sorti de son lit et qui dévaste les champs qu'il avait d'abord irrigués, la Révolution a recouvert de sang ce qu'elle avait créé."
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2. Commentaires.
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Ainsi, comme CLEMENCEAU qui défendait que l'on touchât "aux mânes augustes de ROBESPIERRE" (voir mon billet intitulé : "Un Rond-point porte son nom"), monsieur MELANCHON est révulsé à l'idée que l'on puisse rappeler les horreurs et la violence qui a été faite au peuple par une fraction populacière des parisiens, pour lui imposer ce qu'il ne voulait pas. Mais la vérité factuelle est là : Une poignée d'assassins, d'enragés, de meurtriers ont imposé leur loi à une Convention peuplée de moutons, hormis quelques dizaines de députés montagnards, et il en est résulté ce que nous commençons seulement à faire connaître au peuple français.
La République française, dont nous nous gargarisons tant, est née dans le sang de dizaines de milliers d'innocents, puis de deux millions de morts lors des guerres napoléoniennes pour finir lamentablement au commencement de la seconde guerre mondiale, dans l'abandon, le déshonneur et la défaite. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Et dans sa cinquième mouture à la sauce hollandaise, je crois qu'elle est moribonde, après avoir donné l'impression de renaître tel le phénix.
Entendons-nous bien. Je ne regrette point ce temps des privilèges aristocratiques et des inégalités sociales. Mais je constate que l'aristocratie d'épée est remplacée aujourd'hui par une aristocratie énarchique, tout aussi opaque et même ténébreuse, moins courageuse, infiniment plus avide d'argent que d'honneur (ce qui n'était pas le cas sous l'Ancien régime) ; elle se moque du peuple, n'a rien d'autre à lui offrir que des jeux (mais pas de pain !) et des divertissements abêtissants. C'est bien l'Oligarchie des incapables.
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3. Informations.
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Réjouisssantes vidéos de l'accueil de monsieur DELEVOYE, hier soir à VERSAILLES (via le Salon beige).






Philippe BRIAUD porte parole des petitionnaires rentre dans la salle ou monsieur DELEVOYE doit gloser sur je ne sais quelle matière :



Et monsieur DELEVOYE se réfugie derrière des artifices juridiques, car c'est un homme très courageux, non ?


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Abroger la loi Taubira : c'est très simple.

Le juriste Jean-René Binet est interrogé dans Le Figaro. Extrait.
"Selon vous, il serait tout à fait possible juridiquement d'abroger la loi Taubira. Concrètement, quel serait le mode d'emploi?
Si on aborde la question sous un angle purement juridique la réponse est très claire. Il est possible d'abroger la loi car ce que le législateur fait, il peut le défaire. Techniquement, les parlementaires peuvent procéder de deux manières. D'abord par une abrogation express: le législateur affirme que la loi du 17 mai 2013 est abrogée ou que certains articles introduits par cette loi sont abrogés. Cela peut également se faire par uneabrogation tacite. Le législateur prend des dispositions qui viennent remplacer les dispositions existantes et qui emportent nécessairement l'abrogation des dispositions anciennes.
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Je parlerai demain d'Asia BIBI, cette jeune maman chrétienne pakistanaise condamnée à être pendue pour blasphème, sur la foi de faux-témoignages, sollicités par les mollahs (ils étaient 24 à réclamer sa mort, dans le prétoire où était jugée la jeune femme. 




mardi 3 mars 2009

Révolution française pas terminée !

Madame ROYAL, indûment copiée par les équipes du Président OBAMA - c'est du moins ce qu'elle a prétendu - a donc fait un voyage à la GUADELOUPE où personne ne l'attendait, et elle y a débité, avec une légèreté incroyable, un petit couplet d'allure historique ; elle mettait en garde le pouvoir en place, en évoquant l'analogie de la situation antillaise avec celle qui prévalait à la veille de la Révolution. François FURET pensait que cet événement fondateur d'une grande partie de nos malheurs actuels avait pris fin avec le bicentenaire. Max GALLO n'est pas de cet avis, et le dit avec talent dans une interview donnée au Point (livraison du 26 février, n° 1902) :
Un événement de cet ampleur n'est jamais terminé. Seulement, j'en tire une conclusion différente. En examinant la Révolution, on découvre combien, dans une société organisée, la sociabilité entre les hommes est fragile. Et qu'il suffit de quelques jours, parfois de quelques heures, pour que la barbarie des comportements humains rejaillisse. Je pense depuis toujours qu'un des périls majeurs qui guettent nos sociétés contemporaines est l'irruption de la violence et des barbaries. C'est donc sans aucune indulgence que je considère la Révolution française par rapport aux actes humains. Elle est un antimodèle qui pèse encore aujourd'hui. Le peuple français est capable de balayer en peu de temps une institution millénaire comme la monarchie. Il est toujours dans la posture de pouvoir renverser un gouvernement. Selon lui, il n'y a pas de légitimité donnée. Les hommes politiques sont suspects. La période révolutionnaire les a montrés incapables de régler les problèmes. On a faim en 1798 comme en 1788, malgré dix ans de violence. On découvre que les politiques sont des girouettes. Ceux qui ont crié "Vive le roi" ont ensuite suivi en cortège Robespierre et ont fini régicides.
Je vous invite à lire la totalité de cette interview absolument passionnante, d'une grande finesse d'analyse et très équilibrée. Tout ce que Max GALLO dit de la passion des Français (passion très ancienne et datant de bien avant la Révolution) pour l'égalité, souvent assimilée au respect de l'autre, est confondant de justesse et de profondeur.
On se souvient que Max GALLO fut ministre de François MITTERRAND. Son propos n'en a que plus de poids, qui témoigne du cheminement d'une vraie pensée. Ses anciens amis du PS ont rompu avec lui. Savez-vous pourquoi ? Max GALLO s'est converti ; il est devenu disciple, et un disciple ô combien attentif, de Jésus, il est devenu un homme qui a pris au sérieux le message du Dieu fait homme.
On voit combien madame ROYAL, en agitant le drapeau de la Révolution avec une rare légèreté, en totale ignorance de la réalité historique (on mourait de faim en 1798 !), risque de déclencher des événements que nul ne pourrait maîtriser, faits de violences, de barbarie, de carnaval sanglant et de blasphèmes. Puisse-t-elle s'en souvenir, avant qu'on ne promène sa tête au bout d'une pique dans les rues de Paris, comme on le fit pour la malheureuse Princesse de LAMBALLE, sous les yeux horrifiés de Marie-Antoinette.
Bref, monsieur GALLO pense, réfléchit, argumente. Madame ROYAL - surnommée méchamment par certains de ses "amis, la "Dinde du Poitou" - pérore, communique, s'agite, sermonne, pour se faire remarquer, tandis que, dans l'ombre, monsieur BESANCENOT - lui aussi en GUADELOUPE - fait là-bas ses gammes en attendant de jouer sa partition en métropole, et que le Président de la République, avec courage et ténacité, tente de colmater les voies d'eau savamment orchestrées par ses adversaires politiques, quand elles n'ont pas été ménagées par eux lorsqu'ils étaient aux affaires.