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dimanche 29 avril 2018

Dimanche 29 avril 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Cité de Dieu, cité des hommes, pas la même chose :


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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1. AUGUSTIN D’HIPPONE ET LES DEUX CITÉS.
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"[…]. Il est dès lors advenu que, parmi de si grandes nations répandues par toute la terre, malgré la diversité des coutumes et des mœurs, dans l’immense variété des langues, des armes et des vêtements, on ne trouvera pourtant que deux formes de sociétés humaines, que nous avons pu à bon droit selon nos Écritures appeler les deux cités : l’une est celle des hommes charnels, l’autre celle des hommes spirituels, chacun voulant vivre en paix selon son genre — et vivant en paix chacun selon son propre genre, quand ils ont acquis ce qu’ils désirent.. […]. Ainsi voyons-nous, dans la cité de Dieu, l’humanité hautement recommandée à cette cité durant son pèlerinage en ce siècle, grandement exaltée dans le Christ son Roi. D’autre part, c’est le vice contraire, l’orgueil qui domine, comme le montrent les saintes Lettres dans son adversaire, le diable. Et telle est la brande différence qui oppose les deux cités dont nous parlons : l’une, la société des hommes pieux, l’autre celle des impies, chacune avec les anges qui lui ressortissent, en qui d’abord a prévalu ou l’amour de Dieu ou l’amour de soi. […]. Deux amours ont donc fait deux cités : l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu, la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi, la Cité céleste."
In
Saint AUGUSTIN. 4
Œuvres de Saint Augustin 35.
La Cité de Dieu.
Livres XI à  XIV.
Traduction de Gustave Combès.
Desclée de Boruwer, Paris, 1959. (Cité par CHALIAND et MOUSSET.)
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2. CONTREPOINT (OUBLIÉ ET INATTENDU) DE ROBESPIERRE.
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"Si je daignais répondre à des préjugés absurdes et barbares, j’observerai que ce sont le pouvoir et l’opulence qui enfantent l’orgueil et tous les vices ; que c’est le travail, la médiocrité, la pauvreté, qui sont les gardiens de la vertu ; que les vœux du faible n’ont pour objet que la justice et la protection des lois bienfaisantes, qu’il n’estime que les passions de l’honnêteté ; que les passions des puissants tendent à s’élever au-dessus des lois justes, ou à en créer de tyranniques : je dirais enfin que la misère des citoyens n’est autre chose que le crime des gouvernements. […]
[…].
"Fuyez la manie ancienne des gouvernements de vouloir trop gouverner ; laissez aux individus, laissez aux familles le droit de faire ce qui ne nuit point à autrui ; laissez aux communes le pouvoir de régler elles-mêmes leurs propres affaires en tout ce qui ne tient pas à l’administration générale de la république : en un mot, rendez à la liberté individuelle tout ce qui n’appartient pas à l’autorité publique, et vous aurez laissé d’autant moins de prise à l’ambition et à l’arbitraire."
Maximilien de ROBESPIERRE.
Discours à la Convention du 10 mai 1793.
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3. COMMENTAIRES.
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ROBESPIERRE incarne l’absolue contradiction entre les idées et la réalité. C’est que, comme le dit l’Évangile, l’esprit est prompt mais la chair est faible. Il croyait qu’il est possible à l’homme de réaliser sur la terre une cité idéale, et pour arriver à cette fin, lui qui vénérait l’Être suprême (qu’il fêta peu avant sa chute en thermidor), il ne pensait qu’à des moyens pauvrement humains, dont la Terreur, les exécutions, les proscriptions, les procès expéditifs étaient les outils ordinaires. C’est lui qui a créé des lois iniques, c’est lui qui s’est mis en tête de tout gouverner, et sous couvert d’une politique faisant du principe de subsidiarité le moteur de la liberté (ce qui est vrai quand il est réellement appliqué) a fini par abolir toutes les libertés provinciales et communales, toutes les coutumes, toutes les particularités : le jacobin c’est lui. Il est le prototype de chef de la cité des hommes charnels.
C’est que le royaume de Jésus n’est pas de ce monde ; il est en genèse (comme l’explique si bien TRESMONTANT), il est au-dedans de nous. Et c’est en cela que nous pouvons, nous les adeptes du pari bénédictin, le faire peu à peu advenir par nos choix, nos exemples, la manière de nous cultiver, d’enseigner nos enfants (et petits enfants), de rentrer en relation avec autrui.
Il y a une absolue contradiction entre la cité des hommes et la Cité de Dieu. Si nous comprenons cela, nous pouvons déjà prendre une certaine distance avec la politique politicienne.
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4. LIENS UTILES.
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Faites un petit effort et lisez au moins quelques-uns de ces articles après avoir écouté ceci, le Stabat mater de VIVALDI chanté par la haute-contre Philippe JAROUSKY, si vous en avez le temps. Puisons dans nos racines chrétiennes occidentales la force de rester debout malgré les vents mauvais qui soufflent de bien des directions. Nous sommes déjà victorieux. Si vous n’avez pas le temps, contentez-vous d’écouter (18 min) cette fabuleuse interprétation.


Vous avez dit attaque chimique à la Douma ? Il y en a des qui n’ont strictement rien vu.


Tout le monde s’en fout. Ce n’était qu’un curé, pas un rohyngia, pas un immigré, pas un clandestin.


Laus tibi Christe !


Venez, les bénis de mon Père.


Le centuple, mais avec ça des persécutions !


Ainsi des juges iniques l’ont fait mourir !

Seigneur, reçois Alfie dans tes bras tendres et paternels ! Qu’il vive éternellement en contemplant ta Face, lui qui a payé de sa vie le fol orgueil des hommes !



Le bienheureux retour des « dinosaures ».

Pour un retour aux sources, vive le pari bénédictin !


Les Sentinelles ne lâchent rien ! Même la nuit, il y en a qui veillent !

Lire aussi :




Merci aux Gavroches.

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lundi 15 août 2016

15 août 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de Clémenceau, réponse à un jeune homme critique.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LA CITATION DU JOUR.

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墨子 MOZI.

卷七 – Livre 7

天志中 – La volonté du ciel III

故子墨子言曰:「是蕡我者,則豈有以異是蕡黑白甘苦之辯者哉!今有人於此,少而示之黑謂之黑,多示之黑謂白,必曰吾目亂,不知黑白之別。今有人於此,能少嘗之甘謂甘,多嘗謂苦,必曰吾口亂,不知其甘苦之味。今王公大人之政也,或殺人,其國家禁之,此蚤越有能多殺其鄰國之人,因以為文義,此豈有異蕡白黑、甘苦之別者哉?」

Traduction anglaise du Chinese text project.
Mozi said: This is meant to confuse us. And is this at all different from confusion in the distinctions between black and white, and sweet and bitter? Suppose a man who upon being shown a little blackness says it is black, but upon being shown much blackness says it is white. He will have to admit that his sight is confused and that he cannot tell the difference between black and white. Suppose a man when served with a little bitter says it is bitter, but when served with much bitter says it is sweet. Then he will have to admit that his taste is impaired and that he cannot tell the difference between sweet and bitter. In the government of the present lords, the murderer of an individual is imprisoned by the state. This.... But the murderer of many men of the neighbouring states is upheld as righteous. How is this different from confusing the distinction between black and white and sweet and bitter?

Traduction française du texte traduit du chinois en anglais par YI-PAO MEI due à Patrick de LAUBIER.
MOZI a dit : Cela est fait pour nous tromper. Et est-ce en quoi que ce soit différent que de confondre le blanc et le noir, le doux et l’amer ? Supposons un homme qui, quand on lui montre un petit objet noir, dit qu’il est noir, mais quand on lui montre un grand objet noir dit qu’il est blanc. Il devrait avouer qu’il a la vue brouillée et qu’il ne peut pas faire la différence entre blanc et noir. Supposons un homme qui, quand on lui fait goûter quelque chose d’un peu amer, trouve cela amer, mais quand on lui fait[PP1]  goûter quelque chose de très amer, trouve cela doux. Il devrait alors avouer qu’il a le goût faussé et qu’il ne peut faire la différence entre doux et amer. Dans le gouvernement des seigneurs d’aujourd’hui, l’état met en prison le meurtrier d’un individu. Cela [… texte perdu]. Mais on proclame droit le meurtrier de nombreux hommes des états voisins. En quoi est-ce différent de confondre le blanc et le noir ou le doux et l’amer.
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2. COMMENTAIRES.

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J’ai déjà expliqué les raisons qui font que je vous donne le texte en trois langues.
Je poursuis et conclus ici la discussion que j’ai eu sur Facebook avec le jeune Paul, un fervent admirateur et défenseur de CLEMENCEAU.
Je résume ici le fond de nitre discussion. Vers la fin des années 1880-début de l’année 1881, Victorien SARDOU fait jouer une pièce à la Comédie française, appelée Thermidor, dans laquelle il fait apparaître ROBESPIERRE sous un jour négatif et DANTON sous un jour positif. Après deux représentations, cette pièce entraîne des manifestations bruyantes. Elle est alors interdite par le ministre de beaux-Aarts, monsieur BOURGEOIS. Joseph REINACH s’insurge contre cette mesure. Voici la réponse de Clémenceau


M. Clémenceau y paraît.
Nous n'avons à voter ni pour ou contre Danton ou Robespierre. Thermidor est dirigé contre la Révolution. Il est temps d'écarter toutes les tartufferies auxquelles on a recours pour dissimuler la réalité. On n'a pas osé faire l'apologie de la monarchie et on s'est caché derrière Danton. La pièce est tout entière dirigée contre la Révolution française. Voyez plutôt qui l'applaudit, et dites-moi qui pourrait s'y tromper. Mais voici venir M. Joseph Reinach qui monte à cette tribune entreprendre le grand oeuvre d'éplucher à sa façon, la Révolution française. Il épluche en conscience et, sa besogne faite, nous dit sérieusement : J'accepte ceci, et je rejette cela !
(Vifs applaudissements à gauche).
M. Joseph Reinach. Mais vous-même, vous n'acceptez pas Thermidor !
M. Clémenceau. J'admire tant d'ingénuité. Que nous le voulions ou non, la Révolution française est un bloc ...
(Exclamations à droite - Nouveaux applaudissements à gauche).
M. Montaut. Indivisible !
M. Clémenceau. Un bloc dont on ne peut rien distraire.
(Réclamations à droite - Applaudissements prolongés à gauche), parce que la vérité historique ne le permet pas.
Ah ! Vous n'êtes pas pour le tribunal révolutionnaire, monsieur Reinach ! Mais vous avez la mémoire courte. Il n'y a pas si longtemps, nous en avons fait un ensemble, un tribunal révolutionnaire ...
(Applaudissements répétés à gauche et sur divers bancs à droite), et le pire de tous. Nous avons livré des hommes politiques à des hommes politiques, leurs ennemis, et la condamnation était
assurée d'avance.
M. Dubost. Nous n'avons pas plus besoin d'excuse que les hommes de 1792.
M. Clémenceau. Vous avez bien raison, mais laissez-moi donc parler !
Souvenez-vous, messieurs, de ce passé récent ; souvenez-vous qu'en ce jour où les dangers, assurément, n'étaient en rien comparables à ceux de l'époque révolutionnaire, nous avons entendu dans cette enceinte une voix partir de ces bancs, qui s'est écriée : "En politique il n'y a pas de justice." 
(Mouvements divers.) Ah ! Vous ne voulez pas du tribunal révolutionnaire ? Vous savez cependant dans quelles circonstances il a été fait. Est-ce que vous ne savez pas où étaient les ancêtres de ces messieurs de la droite ? 
(Double salve d'applaudissements à gauche et sur plusieurs bancs au centre - Protestations à droite).
Un membre à droite. Ils ont fait la nuit du 4 août !
M. le comte de Bernis. Je comprends que leur place ne vous fasse pas envie.
M. Cunéo d'Ornano. Ils étaient à la frontière pour combattre les ennemis de la France. Mon grand-père commandait une demi-brigade de l'armée républicaine.
M. Clémenceau. Vous entendez ce qu'on me dit. On me dit : ils étaient à la frontière. Oui, mais du mauvais côté de la frontière.
(Vifs applaudissements à gauche).Ils étaient avec les Prussiens, avec les Autrichiens et ils marchaient contre la France.
(Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs - Vives protestations à droite).
M. le comte de Bernis Vous vous ménagez là des succès facile.
M. Clémenceau. Ils marchaient contre la patrie, la main dans la main de l'ennemi et ceux qui n'étaient pas dans les armées étrangères, ceux qui n'étaient pas avec Brunswick, où étaient-ils ? Ils étaient dans l'insurrection vendéenne ...
(Interruption à droite).
M. le comte de Maillé. C'est leur gloire ! Ils se battaient contre des assassins
M. Clémenceau... et, suivant le mot de Michelet, "à l'heure où la France était aux frontières faisant face à l'ennemi, ils lui plantaient un poignard dans le dos."
(Vifs applaudissements à l'extrême-gauche)
Monsieur Reinach, c'est une besogne facile que de venir dire aujourd'hui à ces hommes qui ont fait la patrie, qui l'ont défendue, sauvée, agrandie : "Sur tel point, à telle heure, vous avez été trop loin !" Oui ! Il y a eu des victimes, des victimes innocentes de la Révolution, et je les pleure avec vous !
(Rires ironiques à droite)
M. Camille Pelletan. C'était le centre d'alors qui votait leur mort. C'était là, la majorité de Robespierre.

Le site d’où j’ai tiré ce texte précise que le père de CLÉMENCEAU avait acheté des biens nationaux.

CLEMENCEAU, il faut être juste, reconnaît qu’il y eut des victimes innocentes pendant la Révolution et il prétend les pleurer. Soit. Il n’empêche que pour lui la Révolution est un bloc, dont il est impossible de rien retrancher. Il nous faut donc admettre qu’il le pleure à titre individuel, mais non à titre politique. On peut aussi objecter que l’armée utilisée pour anéantir les « brigands » de Vendée eut été plus utiles sur les frontières de l’Est qu’en Bas-Poitou. L’argument de CLEMENCEAU est donc un sophisme. Il est évident qu’il s’agissait de conforter la soi-disant République, et non point de défendre la patrie.

E. DRUMONT a mis sur les lèvres de CEMENCEAU des mots qu’il n’a jamais eus, et que j’ai, à tort, rapportés dans un billet déjà ancien. En vérité, dans ce passage DRUMONT ne fait que détailler les horreurs qu’au niveau politique CLEMENCEAU refuse de condamner. Il me semble avoir été objectif et honnête en vous rapportant cet épisode.

Quant à attribuer à CLEMENCEAU le bénéfice de la victoire de 1914-1918, comme le fait le jeune Paul, je considère que c’est une insulte à la mémoire des 1 300 000 jeune Français qui ont perdu la vie sur les champs de bataille. Paul avance que je ne serais pas français s’il n’y avait pas eu le TIGRE. Pour moi, cette affirmation fait partie des slogans historiques mensongers. Que le TIGRE, par sa constance et sa détermination, ait effectivement contribué à la victoire, c’est indiscutable. De là à lui en attribuer la paternité, c’est un scandale.

CLEMENCEAU, quand il fait allusion au Tribunal révolutionnaire où il aurait siégé avec Joseph REINACH, fait allusion à un Tribunal instauré après la Commune. Je vais vérifier ce point.

Vous comprenez maintenant pourquoi j'ai cité MOZI. Un homme condamne à mort des communards, parce qu'il considère que c'est noir.
Il absout ROBESPIERR, et il it que c'est blanc.








lundi 26 octobre 2015

26 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Le bout de l'oreille ou la grande peur des nantis

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Après une semaine d'interruption, je reprends mes billets non sans vous avoir rappeler ceci qui est vrai, plus que jamais :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Du site des Quatre vérités, cet extrait d’une interview de Daniel KELLER, Grand Maître du Grand Orient de France.

"Le Front national est l’expression d’un bloc qui, finalement, n’a jamais admis la Révolution française, n’a jamais admis la République et dont les racines philosophiques, intellectuelles et politiques sont authentiquement réactionnaires. C’est un courant politique qui a toujours existé dans notre pays depuis 1789 (…) Si tout le monde baisse les bras, je le dis : la République est en danger (…).
Au Grand Orient de France, nous sommes une association de plus de 50.000 membres. Il doit y avoir, toutes obédiences confondues, 150.000 à 170.000 maçons en France, qui partagent les mêmes valeurs. Ce qui est important, c’est qu’ils se mobilisent sur le terrain. J’aurai moi-même l’occasion d’aller dans le nord de la France d’ici le mois de décembre pour y faire des conférences publiques, pour faire ce travail de pédagogie, de hussard noir de la République, dont nous avons tant besoin. Aujourd’hui, la France souffre d’un tissu social déchiré et il faut le recoudre, réapprendre aux gens à se parler, retisser du lien. Le rôle des maçons c’est d’être les pédagogues de la République, et de rappeler que la République, ce n’est pas le populisme."

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2. Commentaires.
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Je trouve tout à fait démonstrative cette interview. Elle démontre que les vrais inspirateurs de la prétendue « République » sont les francs-maçons, depuis le début et très exactement depuis la Révolution. Monsieur KELLER, avec naïveté, explique que les membres de son obédience (qu’il qualifie pudiquement d’association, alors qu’il s’agit d’une société secrète) sont un peu plus de 50 000 et qu’au total, la franc-maçonnerie française compterait jusqu’à 170 000 frères, pas plus. Il s’agit donc de sociétés qui représentent une très petite minorité de la population, mais qui prétend nous imposer ou nous dicter ce qui est bon et vrai pour la République dont ils se disent les vigilants gardiens. Comme jadis le clergé, qui dictait à ses ouailles les comportements qu’il devait avoir et qui leur permettait un contrôle social de la population, les francs-maçons entendent nous obliger à penser comme eux et à nous imposer une manière de vivre, purement abstraite. Combien y a-t-il d’ouvriers, d’artisans, d’agriculteurs dans les loges ? On y trouve des juges, des médecins et des membres des professions libérales, des commerçants huppés, quelques militaires, des journalistes, des économistes et un nombre incalculable d’hommes politiques de tous bords qui doivent souvent leur carrière à ce réseau d’influence souterrain.
Je soutiens, moi, qu’il est parfaitement possible d’être démocrate, d’aimer la forme démocratique et républicaine de la vie politique sans pour autant aduler la Révolution qui est une pure et simple abomination et une prise de pouvoir par une bourgeoisie libertine, sans scrupules, exploiteuse des salariés et des ouvriers. La place me manque pour donner ici les détails de ce que j’avance. Je le ferai en temps et lieu. Je l’ai déjà fait pour le rôle de la franc-maçonnerie dans la Traite des Noirs. Je le ferai pour ces chevaliers d’industrie, enrichis par l’achat à bas prix des biens qualifiés de nationaux et dont ont été spoliés l’Église, certains aristocrates et tous ceux qui n’avaient pas l’heur de plaire aux monstres de la Convention.
Je vous renvoie aussi à l’opinion de CLEMENCEAU qui défendait qu’on offensât "les mânes augustes" de ROBESPIERRE et approuvait sans aucune réserve les noyades, les décapitations, le viol des jeunes filles avant leur exécution par la soldatesque, les massacres de Vendée. Il fit interdire une pièce de l’innocent Victorien SARDOU qui avait eu le malheur d’émettre quelques doutes sur la sainteté de l’Incorruptible autoproclamé, ROBESPIERRE (voir mon billet du 27 juin 2014 ; je rappelle ci-dessous les propos de CLEMENCEAU).
Ce que les francs-maçons aiment ce sont des idées, assurément pas la réalité. Et encore plus que leurs idées, leurs petites personnes, leurs carrières, et un pouvoir occulte d’autant plus jouissif qu’il est sans partage et sans contrôle. De cela, nous ne voulons plus. Ils ne l’ont pas compris. Qu’ils nous laissent la liberté de croire, de penser et d’agir, pour autant que nous obéissons aux lois qui ne heurtent ni la conscience ni le bien commun (je ne suis pas certain que ce dernier critère soit vraiment pris en compte par ces messieurs). Qu’ils agissent selon leur conscience, en tant que personne, et non comme un groupe de pression.
Bien entendu, et je le redis, je ne soutiens en aucun cas le FN. Je prends acte de son existence et je constate qu'il réunit sur son programme un nombre croissant de Français. Peut-être serait-il intelligent et juste de se demander pourquoi, plutôt que de nous entonner l'hymne des valeurs de la République, dont vous pouvez avoir un échantillon ci-dessous. 

Déclaration de CLEMENCEAU à propos des violences de la Révolution.

" J'approuve tout de la Révolution: j'approuve les Massacres de Septembre où, pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.

J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant même d'être jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée.

J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans  et de jeunes filles à peine nubiles.

Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.

Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'Etat, un dramaturge illustre vienne, après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat."

(Il serait injuste d'enfermer CLEMENCEAU dans cette seule parole. Mais enfin, il l'a prononcée ce qui nous incite à rechercher les mobiles profonds de son action politique.)

Messieurs les belles âmes, qu'en dites-vous ? En vérité, vous avez peur du peuple et de sa sagesse. Le peuple vomit vos prétentions et votre arrogance. Et monsieur KELLER  pointe le bout de son oreille pour témoigner de cette angoisse. Mais je ne doute pas que lui et les siens utiliseront tous les moyens pour garder la main, y compris ceux de la violence et du mensonge d'Etat (comme le sinistre Bernard BOUCAULT)... Affaire à suivre.
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3. Informations diverses.
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Interpellons les candidats.



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Une vidéo sur l'accueil de monsieur HOLLANDE à LA COURNEUVE.

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La vérité oblige à dire que l'accueil est partagé, et non pas, comme le disent les médias, totalement hostile.










jeudi 7 mai 2015

07 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Danton et Robespierre pas morts !

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Eh ! Eh ! La belle et carnassière Najat est critiquée pour sa réforme des Collèges. Alors il faut lui rappeler ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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(a) Discours de DANTON, 22 frimaire an II.

"Les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à leurs parents... Qui me répondra que ces enfants, travaillés par l'égoïsme des pères, ne deviendront pas dangereux pour la République ? Et que doit nous importer la raison d'un individu, devant la raison nationale ? Qui de nous ignore les dangers que peut produire cet isolement perpétuel ? C'est dans les écoles de la République que l'enfant doit sucer le lait républicain. La République est une et indivisible, l'instruction publique doit aussi se rapporter à ce centre d'unité." (Rapporté dans le journal Le Moniteur, XVIII, 654.)

(b) Rapport de ROBESPIERRE, 18 floréal an II.

"La patrie a le droit d'élever ses enfants ; elle ne peut confier ce dépôt à l'orgueil des familles, ni aux préjuges des particuliers, aliments éternels de l'aristocratie et d'un fédéralisme domestique qui rétrécit les âmes en les isolant. Nous voulons que l'éducation soit commune et égale pour tous les Français, et nous lui imprimons un grand caractère, analogue à la nature de notre gouvernement et à la sublimité des destinées de notre République. Il ne s'agit plus de former des messieurs, mais des citoyens."
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2. Commentaires.
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Est-il besoin de rappeler ici les initiatives de monsieur André LAIGNEL (surnommé le nain sectaire) qui voulait un grand service laïc unifié pour l'éducation nationale et qui par sa hargne a suscité les grandes manifestations que l'on sait, et dont la conclusion fut la démission de monsieur SAVARY et l'abandon du projet par feu le Président MITTERRAND ?
Faut-il rappeler les idées de monsieur PEILLON qui voulait et veut toujours "arracher l'enfant" aux déterminisme religieux, linguistique, social, ethnique (je cite de mémoire), bref qui veut déraciner l'enfant de la bonne terre familiale pour le transplanter dans le lisier de l'idéologie socialo-révolutionnaire.
Faut-il vous rappeler les initiatives prises par ce qui nous tient lieu de "ministre" de l'Education Nationale ? Avez-vous lu de bout en bout la charte de la laïcité ? Un chef d'oeuvre de xyloglossie, de compilations des idées les plus fumeuses de ROUSSEAU, de DANTON, de ROBESPIERRE ?
Comprenez-vous pourquoi il faut détruire la famille pour mieux y substituer les services intéressés de l'Etat ?
Apercevez-vous les raisons de l'enseignement de la théorie du genre, du mariage pour tous ? Il faut tuer le père, non seulement dans sa fonction biologique, mais encore dans sa fonction symbolique, et mettre les énergies libérées par ce meurtre au service de leurs idées ?
En vérité, depuis 200 ans et quelques, les héritiers de la Révolution n'ont pas cédé un pouce dans leur volonté utopique de remplacer les faits par des idées, et la nature par une paranature d'inspiration socialiste.
Si vous n'êtes pas convaincus, alors tout est perdu. Si vous l'êtes, alors continuez à combattre avec les arguments de la raison, du coeur et de la science les initiatives de ces apprentis-sorciers, très apprentis et tout à fait sorciers.
DANTON et ROBESPIERRE pas morts ! Leurs cadavres bougent encore.
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3. Informations diverses.
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Elles seront très brèves et tiendront en une seule exclamation : encore deux ans !
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Si encore une ou deux choses :

A ROME, on n'aime pas les T-shirts de La Manif Pour Tous.
Un jeune homme, agressé par trois passants, en a fait l'amère expérience. 



A PARIS non plus !
Il y a deux ans, dans les jardins du LUXEMBOURG.

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Signez, je vous en conjure la pétition ci-dessous (transmis par Marie-Jeanne via Geneviève).

En faveur des Chrétiens d'Orient, pétition au Parlement Européen :


mardi 18 novembre 2014

18 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Jean-Luc Mélanchon se met en colère ; il faut lui répondre !

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Et c'est à lui que s'adresse aujourd'hui notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Jean-Luc MELANCHON reproche au jeu vidéo (Assassin's creed unity), produit par Ubisoft, d'être "de la propagande contre le peuple. Le peuple c'est des barbares, des sauvages sanguinaires" D'après notre irremplaçable Jean-Luc, "ROBESPIERRE qui est notre libérateur à un moment de la Révolution est présenté comme un monstre". Et ce jeu est "une relecture de l'histoire en faveur des perdants et pour discréditer la République une et indivisible".

Lisant le très remarquable livre de Max GALLO, Révolution française Le peuple et le roi. (XO éditions, Paris, 2008), je pioche au hasard ces quelques citations tirées des interventions de quelques acteurs officiels de la Révolution. 

(a) Lorsque Théodore LAMETH arrive de LONDRES pour tenter de sauver Louis XVI, en essayant d'acheter DANTON, ce dernier lui rétorque :
"Vous ne savez donc pas qu'il faut passer par la sale démocratie pour arriver à la liberté ?"

(b) Pendant qu'on massacre les prêtres et les aristocrates au couvent des Carmes et ailleurs, le 2 septembre 1792, DANTON est averti des premiers assassinats :
"Je me fous des prisonniers, qu'ils deviennent ce qu'ils pourront" dit-il au Conseil exécutif.

(c) BILLAUD-VARENNE va de prison en prison, assiste aux massacres et ose dire : "Peuple, tu immoles tes ennemis. Tu fais ton devoir".

(d) Le libraire RUAULT est révulsé par les atrocités, les pillages, les viols, les meurtres ; il dira : "J'ai passé, les pieds dans le sang humain, à travers les tueurs, les assomeurs;"

(e) L'infâme COLLOT d'HERBOIS, membre de la commune insurrectionnelle proclame : "Le 2 septembre - début des massacres - est le grand article du Credo de notre liberté".

(f) Et ROBESPIERRE ? Quand il est question de juger Louis XVI, emprisonné au Temple, Ce malade poudré de frais, qui veut la mort du roi sans autre forme de procès, ose dire : 
"C'est un scandale de délibérer. Louis fut roi. La République est fondée. La victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle ; Louis ne peut donc être jugé. Il est déjà jugé. [...]. Louis doit mourir."

(g) Et Max GALLO constate avec mélancolie et justesse : "Comme un fleuve sorti de son lit et qui dévaste les champs qu'il avait d'abord irrigués, la Révolution a recouvert de sang ce qu'elle avait créé."
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2. Commentaires.
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Ainsi, comme CLEMENCEAU qui défendait que l'on touchât "aux mânes augustes de ROBESPIERRE" (voir mon billet intitulé : "Un Rond-point porte son nom"), monsieur MELANCHON est révulsé à l'idée que l'on puisse rappeler les horreurs et la violence qui a été faite au peuple par une fraction populacière des parisiens, pour lui imposer ce qu'il ne voulait pas. Mais la vérité factuelle est là : Une poignée d'assassins, d'enragés, de meurtriers ont imposé leur loi à une Convention peuplée de moutons, hormis quelques dizaines de députés montagnards, et il en est résulté ce que nous commençons seulement à faire connaître au peuple français.
La République française, dont nous nous gargarisons tant, est née dans le sang de dizaines de milliers d'innocents, puis de deux millions de morts lors des guerres napoléoniennes pour finir lamentablement au commencement de la seconde guerre mondiale, dans l'abandon, le déshonneur et la défaite. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Et dans sa cinquième mouture à la sauce hollandaise, je crois qu'elle est moribonde, après avoir donné l'impression de renaître tel le phénix.
Entendons-nous bien. Je ne regrette point ce temps des privilèges aristocratiques et des inégalités sociales. Mais je constate que l'aristocratie d'épée est remplacée aujourd'hui par une aristocratie énarchique, tout aussi opaque et même ténébreuse, moins courageuse, infiniment plus avide d'argent que d'honneur (ce qui n'était pas le cas sous l'Ancien régime) ; elle se moque du peuple, n'a rien d'autre à lui offrir que des jeux (mais pas de pain !) et des divertissements abêtissants. C'est bien l'Oligarchie des incapables.
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3. Informations.
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Réjouisssantes vidéos de l'accueil de monsieur DELEVOYE, hier soir à VERSAILLES (via le Salon beige).






Philippe BRIAUD porte parole des petitionnaires rentre dans la salle ou monsieur DELEVOYE doit gloser sur je ne sais quelle matière :



Et monsieur DELEVOYE se réfugie derrière des artifices juridiques, car c'est un homme très courageux, non ?


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Abroger la loi Taubira : c'est très simple.

Le juriste Jean-René Binet est interrogé dans Le Figaro. Extrait.
"Selon vous, il serait tout à fait possible juridiquement d'abroger la loi Taubira. Concrètement, quel serait le mode d'emploi?
Si on aborde la question sous un angle purement juridique la réponse est très claire. Il est possible d'abroger la loi car ce que le législateur fait, il peut le défaire. Techniquement, les parlementaires peuvent procéder de deux manières. D'abord par une abrogation express: le législateur affirme que la loi du 17 mai 2013 est abrogée ou que certains articles introduits par cette loi sont abrogés. Cela peut également se faire par uneabrogation tacite. Le législateur prend des dispositions qui viennent remplacer les dispositions existantes et qui emportent nécessairement l'abrogation des dispositions anciennes.
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Je parlerai demain d'Asia BIBI, cette jeune maman chrétienne pakistanaise condamnée à être pendue pour blasphème, sur la foi de faux-témoignages, sollicités par les mollahs (ils étaient 24 à réclamer sa mort, dans le prétoire où était jugée la jeune femme. 




samedi 27 septembre 2014

27 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance : pour un retour à l'humanisme.

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C'est avec conviction que je vous redis la devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"L’humanisme est, pour commencer, une conception de l’homme, une anthropologie. Le contenu de celle-ci n’est pas riche. Il se limite à trois traits : l’appartenance de tous les hommes, et d’eux seulement, à la même espèce biologique ; leur sociabilité, c’est-à-dire non seulement leur dépendance mutuelle pour se nourrir ou se reproduire, mais aussi pour devenir des êtres conscients et parlants ; enfin leur relative indétermination, donc la possibilité pour eux de s’engager dans des choix différents, constitutifs de leur histoire collective ou de leur biographie, responsables de leur identité culturelle ou individuelle. Ces traits — cette « nature humaine » si l’on veut — ne sont pas en eux-mêmes valorisés ; mais lorsque les humanistes ajoutent à cette anthropologie minimale une morale et une politique, ils optent pour des valeurs qui seraient en conformité avec cette « nature », plutôt que d’être purement artificielle, produits d’une volonté arbitraire. Ici, nature et liberté ne s’opposent plus. C’est le cas de l’universalité des ils, de la finalité du tu, de l’autonomie du je. Les trois piliers de la morale humaniste sont, en effet, la reconnaissance d’une dignité égale à tous les membres de l’espèce ; l’élévation de l’être humain particulier autre que moi en but ultime de mon action ; enfin la préférence pour l’acte librement choisi sur celui accompli sous la contrainte."
In
Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006.
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2. Un très court commentaire.
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Nous vivons, en Occident, dans un système culturel qui nie la réalité de la nature. Celle-ci n'aurait rien à nous dire. On marie les homosexuel(le)s ; on fabrique des bébés dans des ventres étrangers ; c'est la société qui imposerait des comportements stéréotypés aux hommes et aux femmes, pour ne citer que les principales offenses faites au réel.
Notre civilisation se vante de ses progrès. En vérité, elle marque un véritable retour à la barbarie. Déjà, de nombreux philosophes nient ce qu'affirmaient les humanistes ; selon eux l'homme n'a rien de différent d'avec un animal. J'aurai l'occasion de vous reparler de cette théorie. Ce n'est plus au nom de la nature humaine que l'on se révolte contre les horreurs et les atrocités commises par les islamistes, mais au nom de principes abstraits comme la démocratie, la liberté, l'égalité ou la fraternité. Ces concepts sont des mots vides de sens, complètement détachés de la réalité. Ne nous étonnons donc pas que d'autres civilisations que les nôtres se fondent sur d'autres concepts tout aussi creux pour nous combattre. Je plaide pour un retour à l'humanisme.
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Comme je m'en vais jusqu'à lundi, je ne ferai pas de billet demain ni après-demain. Reprise mardi matin.
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3. Informations.
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Marseille garde sa place ROBESPIERRE. La libre-pensée se réjouit (via le salon beige).

"La Fédération nationale de la Libre Pensée informe que sa Fédération départementale des Bouches-du-Rhône a obtenu de la Mairie de Marseille que le nom de Robespierre, le grand révolutionnaire que la Libre Pensée a toujours honoré, garde son nom sur la place du 9ème arrondissement de Marseille. Si cet exemple pouvait inspirer la Mairie de Paris, la Libre Pensée en serait ravie. [...]
Pour la Libre Pensée, association d’éducation populaire et d’action sociale :
- la Révolution française fut un moment de progrès historique de l’Humanité. Elle instaura la République, une et indivisible, fondée sur les principes de liberté, en premier lieu de liberté de conscience, d’égalité devant la loi de tous les citoyens et de fraternité.
- l’action pour faire connaître la véritable œuvre historique de Robespierre n’est en rien une nostalgie ; C’est le combat actuel, permanent, des Lumières, de la Raison humaine, contre les oppressions et les obscurantismes de toutes sortes : économiques, religieux et politiques."
ROBESPIERRE fut donc un grand humaniste qui imposa la liberté, l'égalité et la fraternité à coups de guillotine, de pendaison, de noyades quand ce n'était pas la mort par le feu de pauvres paysans. Je vous invite à relire mon billet d'hier ! La Libre-Pensée est très exactement l'illustration de la barbarie cachée sous le masque de la liberté !
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Pour la Manifestation du 5 octobre (Ouest France via le salon beige). Dans Ouest-France
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