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mardi 7 août 2018

Mardi 7 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Supprimer les mots pour ne pas voir le réel.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LES IMPUISSANTS SE VENGENT SUR LES MOTS.
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"Plus la réalité échappe, et plus on se venge sur les mots. Plus le monde concret s’évanouit, devient insaisissable, immaitrisable, noyé dans le flot clinquant des images, ou désagrégé sous l’action de la science et de la technique, et plus on exerce des représailles sur le langage, la pensée et les arrière-pensées. Ainsi rétablit-on son emprise sur la réalité, mais seulement par le biais de la toute-puissance infantile, c’est-à-dire de l’illusion. Le résultat de l’entreprise se révélant nul, comme de juste, il convient sans cesse de la recommencer ; et sans cesse de façon plus féroce.
C’est d’abord cela, le « politiquement correct » : une rage impuissante qui se transforme pour ainsi dire de manière magique, en revanche contre la parole, supposée opérer directement sur la réalité. Il faut bien qu’il nous reste un souffre-douleur, à nous qui avons tout perdu. Ce sera l’homme parlant, l’homme en tant qu’il parle. On ne cessera plus de le redresser. Comme un tort. On n’en finira plus de le surveiller, de le traquer, de le persécuter. Le « politiquement correct », ce sont les Euménides d’ESCHYLE redevenant Érynies. L’antique essaim des furies de la justice vengeresse, converties à la bienveillance vers la fin de l’Orestie, reprend son vol mais en tant que furies. Toute la puissance du XXIe siècle résonne du bruit de colère de ces frelons moraux."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Du politiquement correct au politiquement abject e passant par le politiquement abstrait : un voyage contemporain (page 208).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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SULFUREUX CONTREPOINT DE VOLTAIRE ET DE QUELQUES AUTRES, SAUVES PAR CHATEAUBRIAND.
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Il est entendu, aujourd’hui, que le sexisme, le racisme, l’arrogance des élites sont des choses abominables qu’il convient de combattre par la loi, comme si le simple bon sens et la charité, la vraie, celle qui nous est infusée par l’Esprit Saint, ne suffisaient pas à nous prémunir contre ces maladies honteuses. Et bien voici un florilège puisé à la correspondance de VOLTAIRE, qui nous est présenté comme un modèle de vertu, de tolérance, d’ouverture, au point qu’il n’est pratiquement pas de métropoles françaises qui ne le célèbrent pas par un boulevard ou un lycée.

"[N]ous n’avons de compatriotes que les philosophes. Le reste n’existe pas." (Lettre de VOLTAIRE aux CLAVEL de BRENLES du 31 décembre 1754. Best., D 6057 ; tome 15, Genève, 1971, p. 366).

"Le sot n’est pas notre prochain." (Lettre de VOLTAIRE à madame d’ÉPINAY, vers le 1er juin 1759. Best., D 8338, tome 20, Banbury, 1971, p. 194).

"Ne comptez pour votre prochain que les gens qui pensent." (Lettre de VOLTAIRE à HELVETIUS du 16 juillet 1760. Best. D 9069, tome 21, Banbury, 1971, p. 472.)

"Des millions d’animaux sans plumes à deux pieds qui peuplent la terre sont à une distance immense de votre personne, par leur âme comme par leur état." (Lettre de VOLTAIRE à FRÉDÉRIC II de Prusse du 22 décembre 1741. Best., D 2573, tome 8, Genève, 1970, p. 151.)

"J’ai lu dans un philosophe que l’homme le plus grossier est au-dessus du plus ingénieux animal. Je n’en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu’une foule d’imbéciles." (VOLTAIRE. Lettre de Memmius à Cicéron [1771]. In Œuvres complètes. 42 volumes [1818]. Lefèvre et Deterville, Paris, tome 20, pp 180-209, à la page 205.)

"Les blancs et les nègres et les rouges et les lapons (…) ne viennent certainement pas du même sol », et l’« on ne devrait pas être plus surpris de trouver en Amérique des hommes que des mouches." (VOLTAIRE. In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations [écrit entre 1740-1756]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 10, p. 31.).

"La maladie des systèmes peut-elle troubler l’esprit au point de faire dire qu’un Suédois et un Nubien sont de la même espèce." (VOLTAIRE. In Des singularités de la Nature, par un Académicien de Londres, de Bologne, de Petersbourg, de Berlin, etc. [1768]. Œuvres complètes. Op. cité, tome 19, pp. 339-421, à la page 414.)

"La race des nègres est une espèce d’homes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. […]. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre ; leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et on peut dire que si leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure : ils ne sont pas capables d’une grande attention ; ils combinent peu. […]." Ce sont là dit VOLTAIRE, des produits « de l’Afrique, comme les éléphants et les singes." (In Essai sur les Mœurs et l’Esprit des Nations. Œuvres complètes. Opus cité, tome 12, aux pp. 32 et 33.)

"Si l’on me demande quel est dans la chaîne des êtres l’anneau qui unit le singe à l’homme, je répondrai que c’est la Bas-Poitevin [le Vendéen] ». (Jean-Baptiste LECLERC  In Essai sur la Propagation de la Musique en France, sa conservation et ses rapports avec le gouvernement. Hansen, Paris, an VI (1797 ou 1798), pp. 66-67.) (Les sinistres TUREAU et WESTERMANN avaient décimés la Vendée. Il fallait bien justifier ces crimes.)

Et pour l’honneur de Dieu et de son Christ, voici ce que dit le grand CHATEAUBRIAND qui s’indigne de la vogue des cabinets d’histoire naturelle "où le néant a rassemblé des merveilles, et où la dépouille de l’orang-outang insulte à la dépouille de l’homme" (In Fragments du Génie du christianisme primitif. Génie du christianisme [1838]. Collection Pléiade. Publié par M. REGARD. Gallimard, Paris, pp. 1293-1367, aux pp. 1303-1304.)

Merci à Xavier MARTIN qui a colligé des centaines de citations de philosophes, toutes plus offensantes les unes que les autres pour l’humanité dans son immense ouvrage intitulé :Naissance du sous-homme au cœur des Lumières (les races, les femmes, le  peuple).
Dominique Martin Morin, Poitiers, 2014. C’est dans son livre que j’ai puisé cet échantillon.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Imbécillité suprême, le mot race a disparu de la constitution, comme si a suppression allait d’un seul coup balayer l’un des vices les plus honteux de l’humanité : le racisme. Mais les loges ne semblent pas disposées à expurger de la correspondance de leur défunt frère ces propos voltairiens qui déshonorent la pensée. Le racisme, hélas existe, et c’est, je le redis une chose ignoble ; il ne s’ensuit pas que les races n’existent pas. La négation de leur existence est une insulte au bon sens. Mais, à la différence du hideux VOLTAIRE, il ne s’ensuit pas que l’existence des races entraîne leur hiérarchisation. Je suis le témoin quotidiennement émerveillé de la qualité de prière et de la piété de nombreux Africains, Sri Lankais, Philippins, Vietnamiens, sans compter la profondeur de leur charité et la qualité de leur pensée. Et lorsque l’on me fait l’honneur d’être le ministre extraordinaire de la communion, je vois dans ces visages une réalité qui transcende toute différence : celui d’un fils ou d’une fille de Dieu qui m'enseigne par la lumière de son visage. Je m’en remets à Dieu qui sait que je ne mens pas.
Les "correctistes", comme les appelle Philippe MURAY, les "correctistes" du Monde ou de Libération ne sont sans doute pas disposés à voir que les grands ancêtres dont ils se réclament iraient aujourd'hui tout droit devant les tribunaux pour leurs honteux propos.
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LIENS UTILES ET QUELQUEFOIS ILLUSTRATIFS.
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Bagarres interethniques entre clandestins.





Et au Japon


Aïn Karem à Biarritz ; évangélisation de rue !


Sainte Russie, merci !


Une vidéo pour restaurer l’église de Marie dans les Alpes-Maritimes.





vendredi 3 août 2018

Vendredi 03 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Avoir le courage de ses opinions !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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LE SILENCE DES MEDIA !
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"Lorsque, dans le silence de l’abjection, l’on n’entend plus retentir que la chaîne de l’esclave et la voix du délateur ; lorsque tout tremble devant le tyran, et qu’il est aussi dangereux d’encourir sa faveur que de mériter sa disgrâce, l’historien paraît, chargé de la vengeance des peuples. […]."
In
CHATEAUBRIAND.
Mémoires d’outre-tombe suivi du Congrès de Vérone et la vie de Rancé, Tome deuxième. Terminé par La vie de Chateaubriand par M. ANCELOT.
E. et V. Penaud frères, Éditeurs et P.-H. Krabre, Éditeur, Paris, 1856.
Section : Un article du Mercure — Changement dans la vie de Bonaparte, page
330. (J’ai le bonheur de posséder cette édition assez rare. Texte cité par Philippe MURAY, dans le chapitre d’où est tiré le contrepoint.)
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CONTREPOINT : FAUSSES NOUVELLES ET (SURTOUT) OPINIONS NON CONFORMES.
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"Et lorsque les nouvelles sanctions qu’il aura exigées seront votées, ce n’est plus seulement l’expression de ce qui lui déplaît dont il réclamera la répression accrue, mais même sa manifestation potentielle ou virtuelle. Ainsi se constituera un délit non prévu par ORWELL : le crime d’arrière-pensée (ou de sous-pensée, ou de non pensée, ou de pensée in statu nascendi). L’annonce de cette répression nouvelle et prévisible réjouit déjà les belles âmes officielles, et on a pu lire dans Le Monde un éditorial où, après quelques hypocrites bouffonneries (« Trop de loi tue peut-être la loi comme le dit l’adage. Mais dans notre société — même si l’on peut regretter cette dérive légaliste —, sans doute faut-il un texte pour arrêter le sexisme ordinaire, celui qui fait mal et peut tuer », etc.), le colombanesque COLOMBANI s’empressait de désigner à la vengeance un journaliste de province coupable d’avoir parlé de « lynchage » ou d’« inquisition » à propos de ce début de croisade contre l’homophobie. Et il est aisé de supposer que ce Basile de mélodrame regrettait que l’on ne puisse encore le faire promptement traîner devant les tribunaux."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Les démons(page 174).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Les médias, hier soir, sont restées étrangement silencieux sur les conditions rocambolesques de la perquisition conduite au domicile de monsieur BENALLA au début de la semaine. Il ne faut pas déplaire au prince qui peut vous broyer ou vous décorer.
Il en va de même de fausses nouvelles. L’historien est là pour rétablir dans la mesure du possible la réalité. CHATEAUBRIAND a vivement condamné l’assassinat du duc d’ENGHIEN ordonné par Bonaparte. Le Mercure où le grand écrivain avait publié le texte puissant qui figure en tête de ce billet, fut interdit. Il n’empêche. L’histoire a fait litière des explications tortueuses données par Bonaparte pour justifier l’affreuse exécution (qui fut une boucherie).
Ce qui aujourd’hui est considérée par des juges aux ordres comme une fausse nouvelle sera demain considérée comme réalité factuelle. La métaphysique a ceci de supérieur à l’idéologie qu'elle s’intéresse au réel, pas aux idées…
Ceci étant, il n’est pas nécessaire de faire des lois pour réclamer des journalistes ou des citoyens d’être probes dans leurs interventions, pas plus qu’il n’est nécessaire d’en faire pour condamner des propos prétendus homophobes ou réellement homophobes. Encore une fois, il est nécessaire de bien distinguer la personne et les actes, le pécheur et le péché : c’est trop demander aux incultes des rédactions de faire preuve de discernement dans ces matières. « Va et ne pèche plus ! Il t’arriverait pire encore » dit Jésus au paralytique guéri à la piscine de Bezatha. A-t-on encore le droit de diffuser cette opinion ?
Le parieur bénédictin ne juge personne, pas même lui. Le jugement appartient à Dieu. Le parieur aime son semblable, le fait savoir, et désire diffuser la Bonne nouvelle. Mais le parieur déteste le péché, y compris et surtout le sien propre. Que voulez-vous, c’est ainsi qu'il est demandé au disciple de vivre.
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LIENS UTILES.
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Deux bonnes raisons pour protéger monsieur BENALLA.


Et peut-être même trois, mais chut… Censure oblige.


 (Admirez le « si » prudentiel !)

Il y a du bon sens dans le Peuple français.


Une belle illustration des citations de ce jour.


Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)




dimanche 22 janvier 2017

22 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Le procès de Louis XVI, quelques détails.



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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le […] mercredi 26 décembre […] Louis comparaît devant la Convention pour la seconde et dernière fois.
L’avocat de SÈZE se lève. Il est jeune, plein de fougue maîtrisée. C’est lui qui, avant la déclaration de Louis, prononcera la plaidoirie de la défense.
Il déroule, avec une précision implacable, sa démonstration, montrant que le roi n’a jamais violé la lettre ou l’esprit de la Constitution de 1791, usant seulement des droits qu’elle lui avait consentis.
« Citoyens, conclut-il, je cherche parmi vous des juges et je n’y vois que des accusateurs ! Louis n’aura ni les droits du citoyen ni les prérogatives du roi… Citoyens je n’achève pas, je m’arrête devant l’histoire. Songez quel sera votre jugement et que le sien sera celui des siècles ! »

Louis prend la parole. Sa voix est apaisée. Il ne tremble pas. « En vous parlant, peut-être pour la dernière fois, je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité.
« Je n’ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement ; mais mon cœur est déchiré de trouver dans l’acte d’accusation l’imputation d’avoir voulu faire répandre le sang du peuple et surtout que les malheurs du 10 août me soient attribués.
« J’avoue que les gages multipliés que j’avais donnés dans tous les temps de mon amour pour le peuple et la manière dont je m’étais toujours conduit me paraissaient devoir prouver que je craignais peu de m’exposer pour épargner son sang et devoir éloigner à jamais de moi pareille imputation. »
[…].
Louis, ci-devant roi de France, dit à MALESHERBES :
« Êtes-vous bien convaincu à présent, qu’avant même que je fusse entendu, ma mort avait été jugée. »"
In
Max GALLO.
Révolution française. Le peuple et le roi.
XO éditions, Paris, 2008, p. 367.

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(b) "MARAT exulte dans le Publiciste de la République française :
« La tête du tyran vient de tomber sous le glaive de la loi… Je crois enfin à la République.
« Le supplice [les caractères gras sont de votre serviteur] de Louis est un de ces événements mémorables qui font époque dans l’histoire des nations… Loin de troubler la paix de l’État il ne servira qu’à affermir non seulement en contenant par la terreur les ennemis du dedans mais les ennemis du dehors.
« Il donnera aussi à la nation une énergie et une force nouvelle pour repousser les hordes féroces de satellites étrangers qui oseront porter les armes contre elle."
Ibidem, p. 377.
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2. COMMENTAIRES.
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Louis XVI n’a pas été jugé. Il a été assassiné. Les invectives de ROBESPIERRE, les éructations de MARAT, pour ne citer que deux des plus acharnés à la perte du roi ont largement précédé la séance de comparution du Roi devant la Convention. Et MARAT parle bien du supplice de Louis, ce qui est assez révélateur de sa pensée profonde. J’ai déjà eu l’occasion de vous faire connaître la teneur de l’admirable testament du monarque. Son comportement n’est pas celui d’un lâche, d’un poltron ou d’un irrésolu. Il a limité, hélas, le nombre de cartouches mises à la disposition de gardes suisses lors de la funeste journée du 10 août 1792. Ils ont été massacrés, leurs femmes et leur enfants avec. Le comportement sadique, barbare, de la populace aurait justifié l’usage de la force brutale. Louis XVI ne l’a pas voulu. C’est que lui, à la différence de bien de nos politiciens contemporains, aimait le peuple (qui apparaît dans les documents officiels sous un vocable mis au pluriel et précédé d’un possessif : il est question de « mes peuples », au sens légèrement différent). Il y a quelques années, j’ai fait un billet sur le sort pitoyable de nombre de conventionnels régicides, guillotinés, suicidés, proscrits.
On ne refait pas l’histoire. Et comme Français, amoureux inconditionnel de ma patrie, je suis solidaire de cette histoire car on m’a forcé à être solidaire des tueries, des proscriptions, des exécutions de tous ordres en portant au pinacle de la justice, de la vérité et de la liberté une farce macabre dont nous n’avons pas fini de payer les effets.
Comme le dit CHATEAUBRIAND (que rappelle Max GALLO) dans ses Mémoires d’outre-tombe : "Passe maintenant, lecteur, franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l’entrée duquel tu mourras. »
Guerre de 1870 et amputation du sol de la patrie.
Guerre de 1914-1918, 1300000 jeunes gens morts pour la France.
Guerre de 1939-1945, et ces 200000 à 300000 morts, militaires ou civils.
Guerre du Rif, Guerre d’Indochine, Guerre d’Algérie.
Voilà qui demande tout de même qu’on réfléchisse aux raisons d’une telle fureur guerrière de la part des gouvernants de la République.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Justice politique.

Il n’y a pas que le procès de Louis XVI qui fut un procès politique. Jugez plutôt.

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Il est dommage que je ne vote point à Paris.


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Séquence humoristique (merci à mon amid Dominique).




jeudi 22 septembre 2016

22 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. L'envie, une passion satanique...

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !

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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Quiconque a quelque critique et un bon sens pour l’histoire pourra reconnaître que MILTON a fait entrer dans le caractère de son Satan les perversités de ces hommes qui, vers le commencement du XVIIe siècle, couvrirent l’Angleterre de deuil : on y sent la même obstination, le même enthousiasme, le même orgueil, le même esprit de rébellion et d’indépendance ; on retrouve dans le monarque infernal ces fameux niveleurs qui, se séparant de la religion de leur pays, avaient secoué le joug de tout gouvernement légitime, et s’étaient révoltés à la fois contre Dieu et contre les hommes."
In
A. de CHATEAUBRIAND.
Essai sur les révolutions. Génie du christianisme. Maurice REGARD Editeur. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard, Paris, 1978, p. 741 (repris d’une de mes lectures sur laquelle je reviendrai).

(b) "Mais si le pauvre, ayant bien compris une fois que les prêtres le trompent, que les riches le dérobent, que tous les hommes ont les mêmes droits, que tous les biens sont de ce monde, et que sa misère est impie ; si le pauvre, croyant à lui et à ses deux bras pour toute croyance, s’est dit un beau jour : « Guerre au riche ! À moi la jouissance ici-bas, puisqu’il n’y en a pas d’autres ! À moi la terre, puisque le ciel est vide ! À moi et à tous, puisque tous sont égaux ! » Ô raisonneurs sublimes qui l’avez mené là, que lui direz-vous s’il est vaincu ?
In
A de MUSSET.
La confession d’un enfant du siècle ; Œuvres complètes. Maurice ALLEM et Paul COURANT, éditeurs. Bibliothèque de la Pléiade. Gallimard, Paris, 1960, p. 76 (même remarque que plus haut).
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2. COMMENTAIRES.
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L’envie, dont CHATEAUBRIAND, traducteur de MILTON, a fait comme le poète britannique, le trait le plus vil et le plus infâme de SATAN, est très certainement le poison le plus violent, le plus destructeur, la passion la plus ignoble du cœur humain. Vous me direz qu’il est toujours facile de vouer aux gémonies ceux de nos congénères qui vivent et prospèrent sur ce fumier, quand soi-même on ne manque de rien. Je le reconnais mais je m’efforce, comme je le peux, de remédier à cette situation.
Je répondrai également ceci : si le mal est la privation d’un bien qui est dû, alors il est insupportable, pour celui qui se réclame de JESUS, de laisser des dizaines de milliers d’hommes et de femmes sans abri, il est inadmissible de voir des enfants à peine nourris, arrivés le ventre creux à l’école, privés de cantine par l’impécuniosité de leurs parents. La pauvreté extrême est un scandale. Le combat qui est mené contre elle est un combat légitime. Qu’il passe par une redistribution des richesses n’est que justice, que cette redistribution passe par l’impôt est normal. En vérité, les pouvoirs publics font assez peu d’efforts pour éliminer la pauvreté de notre patrie. S’il n’y avait pas Emmaüs, ATD quart monde, les Resto du Cœur, le Secours Populaire, les Petits frères des Pauvres, toutes associations privées, bien de nos compatriotes sombreraient dans le désespoir et le suicide, dans l’indifférence la plus totale des responsables politiques. (C’est un peu ce qui se passe avec nos agriculteurs dont beaucoup, au bord de la ruine, après une vie de labeur qui a eu pour leur santé, ne voit d’autre issue que de mettre fin à leur jour..)
Alors à quoi sert l’argent de nos impôts ? Il sert tout simplement à calmer l’envie, l’odieuse envie des électeurs hors du besoin et de la misère, qui un peu instruits, voire très instruits, se nourrissent d’un ressentiment hideux pour tous ceux qui, socialement, intellectuellement, humainement les dépassent. L’envie, nourrie par le concept mésinterprêté d’égalité, est une passion démocratique ; c’est une passion qui alimente la violence, celle des niveleurs, comme celle des hommes qui ne croient plus à rien et surtout pas en Dieu.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Rappel : Grand rassemblement de La Manif Pour Tous.


L'entrée en campagne
pour faire gagner la famille en 2017,
c'est le 16 octobre à Paris !
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Du site du Boulevard Voltaire, à propos de la GPA.


LA GPA, la plus cruelle manifestation de l’envie que des êtres humains, incapables de procréer en raison de leur choix de vie, portent à ceux qui en sont capables !
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Du site Breizh Info, cet article.

Voilà l’avenir, le seul qui soit humain. Et m… aux producteurs espagnols ou néozélandais qui nous inondent de tomates aux pesticides ou de moutons congelés !

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Du site des Quatre vérités, à propos des "candidats"

Je rigole ; ils ne sont candidats que parce qu’ils ont été filtrés, analysés, cadenassés, propulsés, vantés par les cliques de grossiums qui y ont intérêt. Ni la peste ni le choléra, ni aucune autre maladie, ou verte, ou rouge ou brune ! La liberté, d’abord et non la servitude.


vendredi 7 décembre 2012

Chateaubriand prophète

Je reçois régulièrement des articles et des analyses publiés par l'Observatoire du Parlement. Nombre d'entre eux sont intéressants. Ils sont surtout factuels, et si le choix des faits relève d'une sélection apparemment partiale, c'est tout simplement parce que les médias hollando-hollandistes nous les dissimulent ou nous les barbouillent de bien-pensance et de politiquement correct. J'ai sélectionné ce texte prophétique de CHATEAUBRIAND, en supprimant les commentaires (sauf l'introduction), car le texte se suffit à lui-même.
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Introduction de l'article :
"Il y a bientôt deux siècles (comme le temps passe… ou plutôt pas), Chateaubriand achève les mémoires d’outre-tombe. Il conclue d’une manière sublime et synthétique que nous sommes déjà dans la matrice du monde moderne ; et qu’on n’en changera plus. Je lui laisse bien sûr la parole, préférant oublier qu’il fut ministre des affaires étrangères, et que nous en avons eu d’autres depuis. Son constat est incroyable de précision, d’exactitude, d’implacabilité. Il aurait mérité le prix Nobel, au moins autant qu’Obama !"

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Texte de CHATEAUBRIAND.
"Si l’on arrête les yeux sur le monde actuel, on le voit, à la suite du mouvement imprimé par une grande révolution, s’ébranler depuis l’Orient jusqu’à la Chine qui semblait à jamais fermée ; de sorte que nos renversements passés ne seraient rien ; que le bruit de la renommée de Napoléon serait à peine entendu dans le sens dessus dessous général des peuples, de même que lui, Napoléon, a éteint tous les bruits de notre ancien globe.

"L’empereur nous a laissés dans une agitation prophétique. Nous, l’Etat le plus mûr et le plus avancé, nous montrons de nombreux symptômes de décadence. Comme un malade en péril se préoccupe de ce qu’il trouvera dans la tombe, une nation qui se sent défaillir s’inquiète de son sort futur. De là ces hérésies politiques qui se succèdent. Le vieil ordre européen expire ; nos débats actuels paraîtront des luttes puériles aux yeux de la postérité. Il n’existe plus rien : autorité de l’expérience et de l’âge, naissance ou génie, talent ou vertu, tout est nié ; quelques individus gravissent au sommet des ruines, se proclament géants et roulent en bas pygmées.

"Des multitudes sans nom s’agitent sans savoir pourquoi, comme les associations populaires du moyen âge : troupeaux affamés qui ne reconnaissent point de berger, qui courent de la plaine à la montagne et de la montagne à la plaine, dédaignant l’expérience des pâtres durcis au vent et au soleil. Dans la vie de la cité tout est transitoire : la religion et la morale cessent d’être admises, ou chacun les interprète à sa façon.

"Quand la vapeur sera perfectionnée, quand, unie au télégraphe et aux chemins de fer, elle aura fait disparaître les distances, ce ne seront plus seulement les marchandises qui voyageront, mais encore les idées rendues à l’usage de leurs ailes. Quand les barrières fiscales et commerciales auront été abolies entre les divers Etats, comme elles le sont déjà entre les provinces d’un même Etat ; quand les différents pays en relations journalières tendront à l’unité des peuples, comment ressusciterez vous l’ancien mode de séparation ?

Supposez les bras condamnés au repos en raison de la multiplicité et de la variété des machines, admettez qu’un mercenaire unique et général, la matière, remplace les mercenaires de la glèbe et de la domesticité : que ferez-vous du genre humain désoccupé ? Que ferez-vous des passions oisives en même temps que l’intelligence ? La vigueur du corps s’entretient par l’occupation physique ; le labeur cessant, la force disparaît ; nous deviendrions semblables à ces nations de l’Asie, proie du premier envahisseur, et qui ne se peuvent défendre contre une main qui porte le fer.

Au milieu de cela, remarquez une contradiction phénoménale : l’état matériel s’améliore, le progrès intellectuel s’accroît, et les nations au lieu de profiter s’amoindrissent : d’où vient cette contradiction ? C’est que nous avons perdu dans l’ordre moral. En tout temps il y a eu des crimes ; mais ils n’étaient point commis de sang-froid, comme ils le sont de nos jours, en raison de la perte du sentiment religieux. A cette heure ils ne révoltent plus, ils paraissent une conséquence de la marche du temps ; si on les jugeait autrefois d’une manière différente, c’est qu’on n’était pas encore, ainsi qu’on l’ose affirmer, assez avancé dans la connaissance de l’homme ; on les analyse actuellement ; on les éprouve au creuset, afin de voir ce qu’on peut en tirer d’utile, comme la chimie trouve des ingrédients dans les voiries. Les corruptions de l’esprit, bien autrement destructives que celles des sens, sont acceptées comme des résultats nécessaires ; elles n’appartiennent plus à quelques individus pervers, elles sont tombées dans le domaine public.

Voilà pour ce qui est de la vieille Europe, elle ne revivra jamais. La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? Le monde actuel, le monde sans autorité consacrée, semble placé entre deux impossibilités : l’impossibilité du passé, l’impossibilité de l’avenir. Et n’allez pas croire, comme quelques-uns se le figurent, que si nous sommes mal à présent, le bien renaîtra du mal ; la nature humaine dérangée à sa source ne marche pas ainsi correctement. Par exemple, les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu’à la tyrannie ; celle-ci en nous dégradant nous rend incapables d’indépendance : Tibère n’a pas fait remonter Rome à la république, il n’a laissé après lui que Caligula.

Nous pourrons être de laborieuses abeilles occupées en commun de notre miel. Dans le monde matériel les hommes s’associent pour le travail, une multitude arrive plus vite et par différentes routes à la chose qu’elle cherche ; des masses d’individus élèveront les Pyramides ; en étudiant chacun de son côté, ces individus rencontreront des découvertes, dans les sciences exploreront tous les coins de la création physique. Mais dans le monde moral en est-il de la sorte ? Mille cerveaux auront beau se coaliser, ils ne composeront jamais le chef-d’œuvre qui sort de la tête d’un Homère.

La folie du moment est d’arriver à l’unité des peuples et de ne faire qu’un seul homme de l’espèce entière, soit ; mais en acquérant des facultés générales, toute une série de sentiments privés ne périra-t-elle pas ? Adieu les douceurs du foyer ; adieu les charmes de la famille ; parmi tous ces êtres blancs, jaunes, noirs, réputés vos compatriotes, vous ne pourriez vous jeter au cou d’un frère…

Quelle serait une société universelle qui n’aurait point de pays particulier, qui ne serait ni française, ni anglaise, ni allemande, ni espagnole, ni portugaise, ni italienne ? Ni russe, ni tartare, ni turque, ni persane, ni indienne, ni chinoise, ni américaine, ou plutôt qui serait à la fois toutes ces sociétés ? Qu’en résulterait-il pour ses mœurs, ses sciences, ses arts, sa poésie ?

Comment trouver place sur une terre agrandie par la puissance d’ubiquité, et rétrécie par les petites proportions d’un globe fouillé partout ? Il ne resterait qu’à demander à la science le moyen de changer de planète."

mardi 22 janvier 2008

Témoignage d'un grand écrivain

Voici ce que dit Chateaubriand dans le Préface de son Génie du Christianisme : "Ceux qui combattent le christianisme ont cherché à élever des doutes sur la sincérité de ses défenseurs. Ce genre d'attaque, employée pour détruire l'effet d'un ouvrage religieux, est fort connu ; il est donc probable que je n'y échapperai pas, moi surtout à qui l'on peut reprocher des erreurs. Mes sentimens (sic, selon l'orthographe de l'époque) religieux n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. Tout en avouant la nécessité d'une religion et en admirant le christianisme, j'en ai méconnu plusieurs rapports. Frappé des abus des institutions et des vices de quelques hommes, je suis tombé jadis dans les déclamations et les sophismes. Je pourrais en rejeter la faute sur ma jeunesse, sur le délire des temps, sur les sociétés que je fréquentais ; mais j'aime mieux me condamner ; je ne sais point excuser ce qui n'est point excusable."
L'immense écrivain poursuit en décrivant les horreurs dont la "Révolution" a accablé sa famille : emprisonnement de sa mère, âgée de 72 ans ; mort d'une partie des siens, dont une soeur des suites de son emprisonnement, et de son frère, sa belle-soeur et son père, tous trois guillotinés.
On n'en finirait pas d'énumérer les maux dont la "République" l'a accablé. Pourtant, une autre de ses soeurs avait obtenu de la Roche-Jaquelin, le fameux chef vendéen, la grâce de 800 soldats des armées républicaines, que l'on avait condamnés à être fusillés, après qu'ils avaient été faits prisonniers à Fougères, et elle l'avait fait savoir (pour obtenir la libération d'une de ses soeurs) à un Commissaire de la République de Rennes, dont la réaction et les décisions furent ignobles comme l'étaient celles de tous ses homologues, ivres de pouvoir, de vin et de bêtise (cf. H. TAINE !). La générosité de mademoiselle de Chateaubriand ? Un trait qui distingue le caractère aristocratique de celui de la populace (et je ne confondrai pas celle-ci avec le peuple, qui est d'une autre nature, et d'une autre trempe).
Chateaubriand doit à sa mère (qui avant de mourir avait confié à l'une de ses filles une lettre dans laquelle elle suppliait le fils qui lui restait de revenir à Dieu) sa conversion. "Ma conviction est sortie du coeur, j'ai pleuré et j'ai cru" dit-il des sentiments qu'il éprouva après la lecture de ce message.
Pourquoi rappeler ce texte, me direz-vous ? C'est, me semble-t-il, assez clair, et dans la ligne de mon billet d'hier. On le voit bien : l'esprit qui anime les critiques les plus virulents des propos présidentiels sur la foi en général et le christianisme en particulier, est celui qui animaient les furieux de la Révolution (monsieur HOLLANDE, le pauvre, dénonce "une vieille rengaine de la droite la plus cléricale" ; monsieur BAYROU s'y met aussi, et je m'en attriste, qui y voit le retour à une religion "opium du peuple"). Leur anthropologie est fausse, leur ambition démesurée, leur mépris de la vertu, de l'ascèse et du désintéressement est abyssal. Puissent les chrétiens, ceux qui se réclament de Jésus et de lui seul, leur pardonner, et leur faire comprendre leur erreur.