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vendredi 2 septembre 2022

BILLET DU 02 SEPTEMBRE 2022. EN SOUVENIR DES MARTYRS DE SEPTEMBRE 1792


Ainsi, il n'y a pas que la Vendée. Le sang, la fureur et la folie, dès l'automne 1792 laisse augurer de ce que sera notre malheur national. L'extrait que je vous livre plus haut vient de l'ouvrage publié par le Père J.-B. ROVOLT cjm, intitulé "Les martyrs eudistes massacrés aux Carmes et à Saint-Firmin", aux éditions J. de GIGORD, Paris, 1926. Il s'agit du fac simile de cet ouvrage. Les horreurs de ces massacres sont indescriptibles. La cruauté des massacreurs n'a pour équivalent que celles des SS torturant les déportés. La plupart des massacrés étaient prêtres ou religieux. Mais on compte parmi les martyrs 5 laïcs. Ne me demandez pas d'aimer un régime qui a pris pour devise Liberté, Egalité, Fraternité, et qui l'a inaugurée de bien sinistre manière. Non, non et non, non possum !

vendredi 11 septembre 2015

11 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Un nouvel imbécile à l'Obs : Bruno Roger Petit ! Troisième billet de ce jour

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Les bras m'en tombent quand je prends connaissance des propos que je vous relate ci-dessous !

Pour une fois, on peut dire que l'ignorance est la mère de l'imbécillité !
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1. La citation du jour.
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 "On est sur des crispations identitaires débiles, on entend sans arrêt parler des racines chrétiennes de la France comme si c'était un monde de vertu et de bonheur, alors que tout le monde a oublié que les catholiques ont massacré tout le monde dans ce pays pendant 700 ans et que justement la philosophie des lumières et la révolution nous ont débarrassés de cela, parachevé par la loi de 1905, c'est une réalité".
Déclaration de monsieur Bruno Roger PETIT à 9 h 25, ce matin sur les ondes de Radio-Classique, (la bien nommée, car pour être classiques, ses opinions le sont !) :
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2. Commentaires.
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Monsieur Bruno Roger PETIT n’est pas digne d’être mis au rang des prétendants au trône des imbéciles bernanosiens. C’est un imbécile tout court. Il est journaliste à l'Obs. C'est tout dire. Spécialiste incontesté du foot-ball dont il commente la vie sur son Blog, il aurait mieux fait d’en rester là, à moins qu’il n’aime jouer avec les têtes de ceux dont il chante la disparition. On joue avec les ballons qu’on peut. Je suppose qu’il voulait parler de l’accueil des migrants en parlant de crispations identitaires et des légitimes questions que se posent les Français à ce sujet.
Parmi les dizaines et les centaines de récits que je puis consulter dans ma bibliothèque ou dans des livres téléchargés, je trouve celui-ci :

Exécution de l’abbé RAGUENES, l’un de ceux dont la Révolution nous a heureusement débarrassé, si je suis bien la pensée de l’incultissime Bruno Roger PETIT.
In
Histoire de la persécution religieuse dans les diocèses de: Quimper et de Léon de 1790 à 1801
Par M. l'abbé Joseph-Marie TÉPHANY.
Typographie de Kérangal, Imprimeur de l’évéché, Quimper, 1879.

"Arrivé sur l'échafaud, il se met à genoux, fait une courte prière, se lève avec courage, se dépouille lui-même de sa veste et se place sous la guillotine. Le couteau tombe et lui coupe à peu près la moitié du cou. M. Raguenès parle encore. Le bourreau relève le couteau et le laisse tomber une deuxième fois. La tête n'était pas tout-à-fait détachée. Un général républicain, le plus grand scélérat peut-être qui ait paru dans le Finistère, était présent avec sa troupe. II tranche complètement la tête d'un coup de sabre et dit : « C'est dommage que  ce soit là un fanatique : il n'y a pas de républicain qui meurt avec autant de courage. » Le corps de M. Raguenès fut enterré dans le cimetière de Loc-Maria, à Quimper."

Pour être clair, je vais dire ceci. Oui, au nom de la religion, mais non pas de l’Evangile, on a tué. Il serait malhonnête de ne pas le reconnaître. Mais au moment même où JESUS était de nouveau crucifié par ces exactions honteuses, il se levait dans l’Eglise des témoins (en grec : marturos) pour dénoncer ces horreurs. François d’Assise, en Egypte, a été soigner les blessés des troupes arabes défaites par les armées croisées ; Vincent de Paul a bravé le Cardinal de Richelieu avant d’accepter la fonction d’aumônier général des galères, il a passé sa vie à s’occuper des pauvres et des enfants abandonnés, les jésuites du PARAGUAY en créant les Réductions ont sauvé les indiens du pays de la disparition, Bartholome de Las CASES a défendu avec succès les droits des Amérindiens devant SEPULVEDA qui prétendait leur dénier la possession d’une âme, Ce n’est pas BARBUSSE ou MARX qui ont créé les Conférences de Saint-Vincent de Paul, mais Frédéric OZANAM. Monsieur CAMBADELIS ne s’est pas occupé des chiffonniers du CAIRE, c’est sœur Emmanuelle, et monsieur Bruno Roger PETIT ne s’est point occupé des pauvres de CALCUTTA ; mère TERESA l’a fait à sa place.

Mais il paraît que depuis 700 ans, les catholiques massacrent tout le monde sans pitié. Quelle imbécillité ! Et comment L’obs peut-il s’enorgueillir d’avoir un tel collaborateur ? Je vous le demande.
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3. Informations diverses.
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J'y vais, bien sûr. Et vous ? Y verrai-je monsieur Bruno Roger PETIT ?



mardi 18 novembre 2014

18 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Jean-Luc Mélanchon se met en colère ; il faut lui répondre !

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Et c'est à lui que s'adresse aujourd'hui notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Jean-Luc MELANCHON reproche au jeu vidéo (Assassin's creed unity), produit par Ubisoft, d'être "de la propagande contre le peuple. Le peuple c'est des barbares, des sauvages sanguinaires" D'après notre irremplaçable Jean-Luc, "ROBESPIERRE qui est notre libérateur à un moment de la Révolution est présenté comme un monstre". Et ce jeu est "une relecture de l'histoire en faveur des perdants et pour discréditer la République une et indivisible".

Lisant le très remarquable livre de Max GALLO, Révolution française Le peuple et le roi. (XO éditions, Paris, 2008), je pioche au hasard ces quelques citations tirées des interventions de quelques acteurs officiels de la Révolution. 

(a) Lorsque Théodore LAMETH arrive de LONDRES pour tenter de sauver Louis XVI, en essayant d'acheter DANTON, ce dernier lui rétorque :
"Vous ne savez donc pas qu'il faut passer par la sale démocratie pour arriver à la liberté ?"

(b) Pendant qu'on massacre les prêtres et les aristocrates au couvent des Carmes et ailleurs, le 2 septembre 1792, DANTON est averti des premiers assassinats :
"Je me fous des prisonniers, qu'ils deviennent ce qu'ils pourront" dit-il au Conseil exécutif.

(c) BILLAUD-VARENNE va de prison en prison, assiste aux massacres et ose dire : "Peuple, tu immoles tes ennemis. Tu fais ton devoir".

(d) Le libraire RUAULT est révulsé par les atrocités, les pillages, les viols, les meurtres ; il dira : "J'ai passé, les pieds dans le sang humain, à travers les tueurs, les assomeurs;"

(e) L'infâme COLLOT d'HERBOIS, membre de la commune insurrectionnelle proclame : "Le 2 septembre - début des massacres - est le grand article du Credo de notre liberté".

(f) Et ROBESPIERRE ? Quand il est question de juger Louis XVI, emprisonné au Temple, Ce malade poudré de frais, qui veut la mort du roi sans autre forme de procès, ose dire : 
"C'est un scandale de délibérer. Louis fut roi. La République est fondée. La victoire et le peuple ont décidé que lui seul était rebelle ; Louis ne peut donc être jugé. Il est déjà jugé. [...]. Louis doit mourir."

(g) Et Max GALLO constate avec mélancolie et justesse : "Comme un fleuve sorti de son lit et qui dévaste les champs qu'il avait d'abord irrigués, la Révolution a recouvert de sang ce qu'elle avait créé."
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2. Commentaires.
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Ainsi, comme CLEMENCEAU qui défendait que l'on touchât "aux mânes augustes de ROBESPIERRE" (voir mon billet intitulé : "Un Rond-point porte son nom"), monsieur MELANCHON est révulsé à l'idée que l'on puisse rappeler les horreurs et la violence qui a été faite au peuple par une fraction populacière des parisiens, pour lui imposer ce qu'il ne voulait pas. Mais la vérité factuelle est là : Une poignée d'assassins, d'enragés, de meurtriers ont imposé leur loi à une Convention peuplée de moutons, hormis quelques dizaines de députés montagnards, et il en est résulté ce que nous commençons seulement à faire connaître au peuple français.
La République française, dont nous nous gargarisons tant, est née dans le sang de dizaines de milliers d'innocents, puis de deux millions de morts lors des guerres napoléoniennes pour finir lamentablement au commencement de la seconde guerre mondiale, dans l'abandon, le déshonneur et la défaite. Il n'y a pas de quoi pavoiser. Et dans sa cinquième mouture à la sauce hollandaise, je crois qu'elle est moribonde, après avoir donné l'impression de renaître tel le phénix.
Entendons-nous bien. Je ne regrette point ce temps des privilèges aristocratiques et des inégalités sociales. Mais je constate que l'aristocratie d'épée est remplacée aujourd'hui par une aristocratie énarchique, tout aussi opaque et même ténébreuse, moins courageuse, infiniment plus avide d'argent que d'honneur (ce qui n'était pas le cas sous l'Ancien régime) ; elle se moque du peuple, n'a rien d'autre à lui offrir que des jeux (mais pas de pain !) et des divertissements abêtissants. C'est bien l'Oligarchie des incapables.
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3. Informations.
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Réjouisssantes vidéos de l'accueil de monsieur DELEVOYE, hier soir à VERSAILLES (via le Salon beige).






Philippe BRIAUD porte parole des petitionnaires rentre dans la salle ou monsieur DELEVOYE doit gloser sur je ne sais quelle matière :



Et monsieur DELEVOYE se réfugie derrière des artifices juridiques, car c'est un homme très courageux, non ?


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Abroger la loi Taubira : c'est très simple.

Le juriste Jean-René Binet est interrogé dans Le Figaro. Extrait.
"Selon vous, il serait tout à fait possible juridiquement d'abroger la loi Taubira. Concrètement, quel serait le mode d'emploi?
Si on aborde la question sous un angle purement juridique la réponse est très claire. Il est possible d'abroger la loi car ce que le législateur fait, il peut le défaire. Techniquement, les parlementaires peuvent procéder de deux manières. D'abord par une abrogation express: le législateur affirme que la loi du 17 mai 2013 est abrogée ou que certains articles introduits par cette loi sont abrogés. Cela peut également se faire par uneabrogation tacite. Le législateur prend des dispositions qui viennent remplacer les dispositions existantes et qui emportent nécessairement l'abrogation des dispositions anciennes.
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Je parlerai demain d'Asia BIBI, cette jeune maman chrétienne pakistanaise condamnée à être pendue pour blasphème, sur la foi de faux-témoignages, sollicités par les mollahs (ils étaient 24 à réclamer sa mort, dans le prétoire où était jugée la jeune femme. 




jeudi 21 août 2014

21 août 2014. Nouvelles de la Résistance : Remember ! Remember !

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Souvenons-nous d'où vient notre République !
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1. La citation du jour.
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"La situation du faubourg n'était pas rassurante, en réalité. Il était entre trois cimetières, tous trois alarmants. Sainte-Marguerite regorgeant, il avait fallu enterrer à Saint-Antoine, et là, chaque lit de corps n'avait pas quatre pouces de terre. Pour Picpus, où allaient les guillotinés, on n'en soutenait pas la vue. L'argile repoussait tout, refusait de rien cacher. Tout restait à la surface. La putréfaction liquide surnageait et bouillait sous le soleil de juillet. La voirie, qui fit son rapport, n'osait répondre que la chaux absorbât cette odeur terrible. On couvrit les fosses de planches, et les corps étaient jetés par les trappes. On y jeta de la chaux en masse, mais on versa maladroitement tant d'eau à la fois que l'état des choses empira encore.
Le 29 messidor, on songeait, qui le croirait ? à quitter Picpus, à conduire les guillotinés à Saint-Antoine, jugé comble le 27.
L'architecte trouva un terrain hors des barrières, sur la route de Saint-Mandé. C'était une vieille carrière de sable abandonnée qu'on appelait Mont-au-Poivre. Seulement il fallait le temps de l'approprier à la chose. Il fallait au moins le fermer de planches, et creuser les fosses. En notant ces dispositions, il fait cette curieuse remarque : "qu'elles permettront de conserver une belle vigne et des arbres dont il serait intéressant de récolter les fruits".
Pour tout préparer, il fallait quelques jours ; mais, quelque promptitude qu'on y mit, la guillotine allait si vite que Picpus, comble et surchargé de plus en plus, risquait de faire fuir tout le monde, de chasser ses fossoyeurs. La Commune avertie le 8 thermidor, pensa qu'on pouvait bien attendre un jour ou deux, prescrivant seulement ""de brûler sur les fosses du thym, de la sauge et du genièvre pendant toutes les inhumations.
Un architecte, sans nul doute inspiré de ces souvenirs, imagina un monument pour la combustion des morts qui aurait tout simplifié. son plan était vraiment propre à saisir l'imagination. [...]. Immense appareil chimique, qui, sans dégoût, sans horreur, abrégeant le procédé de la nature, eût pris une nation entière, au besoin, et de l'état maladif, orageux, souillé, qu'on appelle la vie, l'eût transmise, par la flamme pure, à l'état paisible du repos définitif."
Jules MICHELET.
Histoire de la Révolution française. Livre XXI. Chapitre I. Les cimetières de la Terreur.
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2. Commentaires.
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Une gravure révolutionnaire se réjouissant de l'exécution de Louis XVI.


Exécution de groupe à la Révolution. Une trappe permet d'évacuer les troncs des condamnés.
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Exécution du journaliste James FOLEY (via le Salon beige).

L'inénarrable journal Libération a d'abord titré ceci :


Il lui faudra bien reconnaître aujourd'hui que ce sont les djihadistes qui ont décapité le journaliste. Mais à l'époque, ça faisait bien dans le tableau que d'attaquer sans preuves un Président dont plus personne ne songe à réclamer le départ !

James FOLEY était catholique. Voici un extrait du message qu'il avait envoyé à sa maman pendant sa première captivité :

"Dans une lettre poignante, écrite en 2011, James Foley, le journaliste américain assassiné mardi 19 août par les djihadistes de l’État islamique (EI), racontait la place qu’occupait la foi dans sa vie. Cette missive, publiée par l’université jésuite américaine Marquette en 2011 – où il avait effectué une partie de ses études —, faisait référence à la première prise d’otage dont le journaliste avait fait l’objet, durant six semaines en 2011, alors qu’il couvrait la révolution libyenne.
Il y relate le premier coup de téléphone qu’il avait eu le droit de passer à l’un de ses proches, lors de cette première captivité. À l’époque, il avait appelé sa mère, Diane Foley. « Je priais pour qu’elle sache que j’allais bien. Je priais pour que je parvienne à communiquer avec elle à travers une quelconque force de l’univers », écrivait-il. « J’ai prié pour que tu saches que j’allais bien, avait dit le journaliste à sa mère, au téléphone. N’as-tu pas ressenti mes prières ? »"
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Une vidéo en vue de la Manif du 5 octobre.


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dimanche 6 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : le totalitarisme rampant

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Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté. 
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1. La citation du jour.
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"Le sujet idéal du règne totalitaire n'est ni le nazi convaincu, ni le communiste convaincu, mais l'homme pour qui la distinction entre le fait et la fiction (i.e. la réalité de l'expérience) et la distinction entre vrai et faux ( i.e. les normes de la pensée n'existent plus". (Hannah ARENDT. Le Système totalitaire, 3e partie de son Origines du totalitarisme. Editions du Seuil, Paris, 1972.)
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2. Commentaires.
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Faut-il commenter l'évidence ?

Quand un sinistre imbécile (du latin sinister : situé à gauche ; imbécile : voir BERNANOS), j'ai nommé monsieur Bernard BOUCAUT, le Préfet de Police de PARIS, publie des photos truquées des manifestations et publie des chiffres ridiculement minorés du nombre de manifestants, il est dans cette logique totalitaire qui consiste à ne pas distinguer le fait et la fiction, le vrai et le faux. Il lui importe plus de défendre son système d'idées, que d'honorer la vérité. Dans ses fonctions, il confond l'un et l'autre.
Quand, contre toute évidence, on décrète que les veillées des Veilleurs sont des manifestations non déclarées, alors qu'il s'agit de rassemblements pacifiques, on est dans ce registre totalitaire.
Quand on déclare que la délinquance est jugulée et le chômage enrayé on est dans cette logique totalitaire de la négation des faits.
Entendons-nous bien. On ne peut reprocher à un homme d'avoir des inclinations pour telle ou telle forme de pensée, et de le dire. On peut lui reprocher de mentir au nom de ces inclinations. On ne peut pas davantage rendre entièrement responsable du chômage nos gouvernants quand bien même leurs mesures économiques asphyxiantes y contribuent, dans un contexte mondial très difficile. Pas plus du reste, que ces gouvernants ne sont directement responsables de la délinquance, même s'ils l'ont favorisée (madame TAUBIRA en tête) par des mesures juridiques qui limitent les sanctions (enfin pas pour tout le monde ; les non délinquant comme Nicolas BERNARD-BUSSE en savent quelque chose) et les moyens d'action de la police (mais pas ceux qui consistent à tabasser, embarquer ou traîner vers le métro les Veilleurs, les Sentinelle/Veilleurs debout ou les manifestants de Jour de Colère ou de La Manif Pour tous)
Le totalitarisme post-moderne est tout entier contenu dans la définition qu'en donne Hannah ARENDT. Et les premiers qui feignent de s'étonner d'une telle accusation sont précisément ceux qui l'illustrent par leurs mesures coercitives notamment en matière de liberté de conscience !
Exeant ! Exeant !
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3. Infos diverses.
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Grâce au ciel, l'Italie n'est pas la France et on n'y matraque pas les Sentinelles/Veilleurs debout.


Il y en avait 500 hier soir à Rome devant ce beau monument antique. On les a laissées sans les interpeller, les traîner par terre ou les embarquer dans les commissariats. Je suggère à monsieur GAVneuve et monsieur VALLS dit Menton Pointu, d'apprendre l'italien, sans doute une des plus belles langues du vieux continent.

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Pour rafraîchir la mémoire des Nantais qui viennent de reconduire un représentant du parti socialiste à la mairie.


Sans doute les NANAIS ont-ils oublié que leur ville fut le premier port consacré à la traite des noirs, sans doute ont-ils oublié, ou ignorent-ils que cette traite était entièrement aux mains d'armateurs francs maçons dont les navires avaient reçu le nom des loges auxquelles ils étaient affiliés. On leur rappellera aussi que le sinistre CARRIER, créa un corps de police politique en cette bonne ville (tiens ! tiens), le groupe LAMBERTY et y procéda à des milliers d'exécution par noyades (le "baptême républicain") ou fusillades.
Les premières victimes des noyades furent des prêtres au nombre de 90. Il y eut 1978 condamnations à mort par fusillade. Certains prisonniers furent exécutés sans jugement dont des enfants âgés de 10 à 12 ans.
Je doute fort que les Nantais, s'ils savaient que les gens qui nous gouvernent se disent les héritiers des révolutionnaires responsables de tant d'horreurs (CARRIER il est vrai fut guillotiné, mais par pour les horreurs dont il était responsable, et qui semblent avoir été couvertes par CARNOT), qu'ils les ont passés par profit et perte au titre de "détail de l'histoire", je doute fort disais-je qu'ils eussent voté pour ces ROBESPIERRE aux petits pieds.
En effet, on a condamné à juste titre monsieur LE PEN pour avoir déclaré que les chambres à gaz et les camps de concentration étaient des "détails de l'histoire". Je ne vois guerre de différences entre l'ignorance entretenue et voulue des historiens prébendés de la république sur ces horreurs. Leur pudique silence est une offense à la mémoire des morts injustement exécutés, passés par profit et perte au grand livre des comptes de la mémoire historique socialiste. 


mardi 3 septembre 2013

In memoriam : souvenons-nous des massacres de septembre 1792

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Au matin du 3 septembre  1792, on vit des charrettes chargées de cadavres se diriger vers les charniers où jetterait sans ménagement ni respect ces corps suppliciés. Ces victimes des massacres de septembre ont été froidement exécutées, parfois avec des raffinements incroyables de cruauté. L'Eglise catholique en a déclaré certains bienheureux car ils sont morts en confessant JESUS-CHRIST. Voici le récit que GAUTHEROT, spécialiste de l'histoire de la révolution, fait de ce jour :
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"Le matin du 2 septembre, le président de la section du Luxembourg, Joachim Ceyrat, procéda à leur appel nominal. Des hommes coiffés de bonnets rouges et armés de piques prirent la garde. Après 3 heures, tous les prisonniers, même malades ou infirmes, reçurent Tordre de descendre au jardin ; ils se promenèrent dans les allées en méditant, en priant, en récitant des psaumes.
Deux bandes d'assassins approchaient : L'une venue de Saint-Sulpice, où Joachim Ceyrat avait fait voter le massacre; l'autre, venue de Saint-Germain-des-Prés, où elle avait déjà tué vingt et un prêtres.
Les deux bandes comprenaient vingt ou trente hommes. La première se rua dans le jardin.
Près du bassin central se tient immobile, son bréviaire à la main, l'abbé Girault, confesseur des franciscaines : un coup de sabre lui fend la tête et plusieurs coups de piques l'achèvent. L'abbé Salins, accouru à son secours, est abattu d'un coup de fusil. Mgr Dulau se tient vers l'oratoire du fond du jardin : < C'est donc toi, l'archevêque d'Arles ? lui crient les bandits. — Oui, Messieurs, c'est moi. — Ah ! scélérat, tu as fait verser à Arles le sang des patriotes ! — Je n'ai jamais fait de mal à personne. — Eh ! bien, je vais t'en faire, moi ! » L'archevêque, sans broncher, reçoit un coup de sabre sur le front ; un second coup lui ouvre le crâne ; sa main droite, qui s'avance, est tranchée ; une pique pénètre dans sa poitrine si violemment qu'elle n'en peut être retirée.
Un groupe de prêtres s'est agenouillé dans l'oratoire : leur sang ruisselle le long des murs, et leurs cadavres couvrent le sol. L'évêque de Beauvais, la cuisse fracassée, ne meurt pas encore.
Quelques prêtres, réfugiés dans les charmilles, réussissent à grimper aux arbres et à franchir les murs de clôture. Au moment de glisser de l'autre côté, le sulpicien Galláis, supérieur des Robertins, préféra revenir dans le jardin, vers le martyr...
Le lt commandant du poste  cria alors aux prisonniers de regagner l'église : « Arrêtez ! ordonnait-il aux assassins. C'est trop tôt. Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder. » Le commandant du poste? Il ne s'agissait pas de la garde nationale, dont trois cents hommes faisaient l'exercice au Luxembourg, dont un autre détachement était au séminaire de Saint-Sulpice, dont une troisième troupe était rue Palatine, sous les ordres du nommé Tanche qui, averti par l'horloger Cárcel, ne bougea pas. II s'agissait de Maillard, venu de l'abbaye Saint-Germain, ou de l'un de ses acolytes ; on voulait, comme à l'Abbaye, procéder avec « une sorte de justice ».
Rentrés dans l'église, les prêtres récitaient pour leurs compagnons et pour eux-mêmes les prières des agonisants. Appelés deux par deux, ils repassaient par le sombre corridor conduisant du choeur à l'escalier du jardin. Sur une table était posée la liste des détenus que compulsait le misérable assisté par Violette, commissaire de la section du Luxembourg. Violette déclarera avoir sauvé neuf prisonniers ; mais par sa seule présence et en raison du criminel
arrêté pris par la section qu'il représentait il autorisait les scènes qu'il dépeignait d'un mot le lendemain : « Je ne comprends pas ces prêtres ; ils allaient à la mort comme s'ils eussent été à des noces. »
Du jardin, les bourreaux réclamaient leur « gibier » : à mesure que les victimes descendaient le petit perron (resté intact), ils les tailladaient et les abattaient à coups de sabres et de piques. Parmi elles, citons l'abbé Gallais ; Régis de Valfons, exofficier de Champagne, seul laïc, mais qui refusa de décliner d'autre profession que celle de catholique romain; l'évêqtfe de Saintes, et son frère l'évê-que de Beauvais, qui avait été blessé dans le jardin : « Vous voyez que je ne puis marcher, observa doucement le prélat aux bandits qui le cherchaient dans le choeur de l'église ; ayez la charité de me porter là où je dois mourir. » On le soutint jusqu'au lieu du carnage.
En deux heures, cent quatorze prêtres furent ainsi massacrés : presque un par minute... Vers sept heures, les assassins regagnèrent l'Abbaye ; quelques-uns demeurèrent dans l'église des Carmes, buvant la boisson fournie par le traiteur Langlois, et fouillant, volant les morts. Un sulpicien, l'abbé Dabray, resté caché entre deux matelas, fut découvert et abattu dans l'église à coups de sabre.
A l'aurore du 3 septembre, deux charretées de cadavres furent déversées dans les grands fossés creusés d'avance au cimetière de Vaugirard et garnis de chaux vive. D'autres cadavres furent enterrés dans le jardin des Carmes, ou précipités dans un
ancien puits : ils y furent retrouvés en 1867 et pieusement déposés dans la crypte de l'église par les soins de Mgr Darboy, archevêque de Paris, qui fut à son tour massacré en 1871 par les communards, — émules des septembriseurs et patrons des terroristes soviétiques.

Joignant, — selon la coutume de leurs pareils, — l'hypocrisie à la scélératesse, les « patriotes » de la section du Luxembourg avaient autorisé Tanche, commandant des gardes nationaux de la rue Palatine, à « prendre toutes les voies que sa prudence lui indiquerait » pour « prévenir les accidents ». Tanche alla aux Carmes avec trente hommes sans armes : il n'y fit rien, sous le prétexte « que la force serait devenue inutile dans cette occasion, que la multitude innombrable s'est portée à sacrifier à sa juste vengeance les prêtres perturbateurs qui étaient détenus dans cette maison ». L'Assemblée, « convaincue du patriotisme qui a toujours animé M. le commandant, applaudissant à la prudence qu'il a employée », informa des événements, le Conseil Général de la Commune."
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Eh bien savez-vous comment un universitaire, un certain F. BRAESCH, dans son ouvrage intitulé "Commune de Paris" juge ces abominations ? "

Ce monsieur estime que les massacres de septembre « n'ont par eux-mêmes qu'un intérêt épisodique et de polémique », que cela le dispense de les raconter, que « toutes ces horreurs ont d'ailleurs été étalées avec un luxe de détails de nature à satisfaire les plus difficiles, par les historiens conservateurs ou simplement modérés... ». C'est ce qu'on appelle un détail de l'histoire. Faut-il attendre d'humanistes socialistes un peu plus de compassion ? Pas davantage. JAURES, avec son style flamboyant justifie, tout en versant une larme de crocodile, les auteurs de ces crimes, selon lui nécessaires pour que triomphât la Révolution : "Tous ces hommes qui invoquaient la bienfaisante Nature et buvaient l'eau limpide à la coupe de la fraternité sainte, c'est le sang des hommes qu'ils vont boire à la coupe de la fureur et de la mort. Ils sont restés les mêmes, et, à travers l'atroce besogne de meurtre que leur suggère ou que leur impose le délire des événements, ils gardent leur grand rêve d'apaisement fraternel. Que le destin fut cruel de vous gorger ainsi d'une amère saveur de sang, vous qui cherchiez la justice et qui aimiez l'humanité ! Les révolutions sont la forme barbare du progrès. Si noble, si féconde, si nécessaire que soit une révolution, elle appartient toujours à l'époque inférieure et semi-animale de l'humanité." Tu parles !
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Voilà toute l'erreur et l'horreur du socialisme ! Il y a des morts qu'on ne pleure pas, et d'autres qui réclament vengeance ? Je vous rappelle ici, en la résumant, la définition qu'Hannah ARENDT donne du jugement : aptitude à évaluer, à donner de la valeur à UN EVENEMENT PARTICULIER indépendamment du cours général de l'histoire. Ce n'est pas pour rien que notre chère Hannah a décrit le mécanisme totalitaire avec tant de pertinence.
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ANNEXE : liste des bienheureux martyrs.

À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de la Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons Prêtres : Vincent Abraham, de Charleville, curé de Sept-Saulx, au diocèse de Reims ; André Angar, de Paris, vicaire à la paroisse Saint-Sauveur ; Jean-Baptiste-Claude Aubert, de Paris, curé de Notre-Dame de Pontoise, au diocèse de Rouen ; François Balmain, de Luzy, au diocèse de Nevers, ancien jésuite, confesseur des Filles de Sainte-Croix de Rueil ; Jean-Pierre Bangue, de Vuillafans, au diocèse de Besançon, chapelain de l’hôpital Saint-Jacques, à Paris ; Louis Barreau de La Touche, du Mans, bénédictin de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes ; Louis-François-André Barret, de Carpentras, vicaire à la paroisse Saint-Roch à Paris ; Joseph Bécavin, de Carquefou, au diocèse de Nantes, ordonné le 15 avril précédent ; Charles-Jérémie Béraud du Pérou, de Meursac, au diocèse de Saintes, ancien jésuite, vicaire général de Saintes ; Jacques-Jules Bonnaud, du Cap-Français, à Saint-Domingue, ancien jésuite, vicaire général de Lyon ; Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, de Pradelles, au diocèse du Puy, vicaire général de Viviers ; Jean-François Bousquet, de Ginestas, au diocèse de Narbonne, demeurant à Paris dans la maison des Eudistes ; Jean-François Burté, de Rambervillers, au diocèse de Saint-Dié, supérieur des Cordeliers, à Paris ; Claude Cayx, dit Dumas, de Martel, au diocèse de Cahors, ancien jésuite, directeur des Ursulines de Saint-Cloud ; Jean Charton de Millou, de la paroisse Saint-Nizier, à Lyon, ancien jésuite, confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette, à Paris ; Claude Chaudet, du diocèse d’Aix, au service de la paroisse Saint-Nicolas des Champs, à Paris ; Ambroise-Augustin Chevreux, d’Orléans, bénédictin, supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, député à l’assemblée nationale ; Nicolas Cléret, de Barfleur, au diocèse de Coutances, chapelain des Incurables, à Paris ; Claude Colin, de Charenton, “maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu de Paris ; Bernard-François de Cucsac, de Toulouse, sulpicien, supérieur du séminaire de philosophie de Saint-Sulpice, à Paris ; François Dardan, d’Isturitz, au diocèse de Bayonne, confesseur au Collège de Sainte-Barbe, à Paris ; Guillaume-Antoine Delfaut, de Daglan, au diocèse de Sarlat(*) , ancien jésuite, curé de Daglan, député à l’assemblée nationale ; Mathurin-Victor Deruelle, de Paris, chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais ; Gabriel Desprez de Roche, de Decize, au diocèse de Nevers, vicaire général de Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Thomas-Nicolas Dubray, de Beauvais, au service de la paroisse Saint-Sulpice à Paris ; Thomas-René Dubuisson, de Laval, au diocèse du Mans, curé de Barville, au diocése d’Orléans ; François Dumasrambaud de Calandelle, de La Chaussade, au diocèse de Limoges, aumônier de l’évêque de Limoges ; Henri-Hippolyte Ermès, de Paris, vicaire à Saint-André des Arts ; Armand de Foucauld de Pontbriand, de Celles, au diocèse de Périgueux, vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac ; Jacques Friteyre-Durvé, de Marsac, au diocèse de Clermont, ancien jésuite, chanoine de Saint-Paul d’Estrées, missionnaire à Paris ; Claude-François Gagnères des Granges, de Chambéry, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Jacques-Gabriel Gallais, de Longué, au diocèse d’Angers, sulpicien, supérieur du séminaire des Robertins, à Vaugirard ; Pierre Gauguin, d’Esvres, au diocèse de Tours, sulpicien, au séminaire d’Issy ; Louis-Laurent Gaultier, de Bazouges-la-Pérouse, au diocèse de Rennes, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Georges Girault, de Rouen, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François (Père Séverin), confesseur des franciscaines de Sainte-Élisabeth, résidant au couvent de Nazareth à Paris ; Jean Goizet, de Niort, au diocèse de Poitiers, curé de Notre-Dame de Niort ; André Grasset de Saint-Sauveur de Montréal (Canada), chanoine de Sens ; Pierre-Michel Guérin, de La Rochelle, sulpicien, directeur au séminaire de Nantes ; Jean-Antoine Guilleminet, de Bédarieux, au diocèse de Béziers, au service de la paroisse Saint-Roch, à Paris ; François-Louis Hébert, de Crouttes, au diocèse de Bayeux, eudiste, coadjuteur du supérieur général des eudistes et confesseur du roi Louis XVI ; Jacques-Étiene-Philippe Hourier, de Mailly-Maillet, au diocèse d’Amiens, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; Jean-Baptiste Janin, de Sourdeval-la-Barre, au diocèse de Coutances, aumônier de l’hôpital de la Salpétrière, à Paris ; Jean Lacan, du diocèse de Rodez, aumônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris ; Pierre Landry, de Niort, au diocèse de Poitiers, vicaire à Notre-Dame de Niort ; Claude-Antoine-Raoul de La Porte, de Brest, au diocèse de Léon, ancien jésuite, curé de Saint-Louis de Brest ; Robert Le Bis, de Saint-Amand, au diocèse de Coutances, curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas, au diocèse de Paris ; Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de La Ville-Crohain, de Rennes, confesseur des bénédictines de la rue de Bellechasse, à Paris ; Olivier Lefebvre, de Grentheville, au diocèse de Bayeux, chapelain des Dames de la Miséricorde, à Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Urbain Lefèvre, de Tours, ancien membre de la Société des Missions étrangères de Paris, retiré à Athis-Mons ; François Lefranc, de Vire, au diocèse de Bayeux, eudiste, professeur au Collège de Lisieux, à Paris ; Charles-François Le Gué, de Rennes, ancien jésuite, résidant à Paris ; Jacques-Joseph Le Jardinier Delandes, de Laigle, au diocèse de Séez, curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, au diocèse de Coutances ; Jacques-Jean Lemounier, de Mortagne, au diocèse de Séez, vicaire à Notre-Dame de Mortagne ; Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat, de Châteauneuf, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, confesseur des religieuses de la Visitation de la rue du Bac, à Paris ; François-César Londiveau, de Saint-Calais, au diocèse de Mans, vicaire à Saint-Martin d’Évaillé, au même diocèse ; Louis Longuet, de Saint-Germain-Langot, au diocèse de Bayeux, chanoine de Saint-Martin de Tours ; Jacques-François de Lubersac Saint-Germain, de Chalais, au diocèse de Limoges, aumônier de Madame Victoire, tante du roi Louix XVI ; Marie-Auguste Luzeau de la Mulonnière, de Sucé, au diocèse de Nantes, sulpicien, ancien directeur au séminaire d’Angers, retiré au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris ; Gaspard-Claude Maignien, d’Amance, au diocèse de Besançon, curé de Villeneuve-les-Sablons, au diocèse de Rouen ; Jean-Philippe Marchand, de Marçay, au diocèse de Saintes, vicaire à Notre-Dame de Niort, au diocèse de Poitiers ; René-Julien Massey, de Rennes, bénédictin de Saint-Maur, procureur du monastère Saint-Florent de Saumur ; Louis Mauduit, de Chevillon, au diocèse d’Orléans, vicaire général de Sens ; François-Louis Méallet de Fargues, de Vitrac, au diocèse de Saint-Flour, vicaire général de Clermont ; Jacques-Alexandre Menuret, de Montélimar, au diocèse de Valence, supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales, à Issy ; Jean-Jacques Morel, de Prez-sous-Noréaz, du canton de Fribourg en Suisse, capucin (frère Apollinaire), vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Baptiste Nativelle, de Guilberville, au diocèse de Bayeux, vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, au diocèse de Paris ; René Nativelle, frère aîné du précédent, vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, au diocèse de Paris ; Antoine-Matthias-Augustin Nogier, du Puy, chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques, à Paris ; Joseph-Thomas Pazery de Thorame, d’Aix, chanoine de Blois ; Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, frère cadet du précédent, chanoine et vicaire général de Toulon ; Pierre-François Pazery de Thorame, oncle des deux précédents, vicaire général d’Arles ; Pierre Ploquin, de Villandry, au diocèse de Tours, vicaire à Druye, dans le même diocèse ; Jean-Baptiste-Michel Pontus, de Néville, au diocèse de Coutances, sulpicien, vicaire à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; René-Nicolas Poret, du Mesnil-Touffray, au diocèse de Bayeux, curé de Saint-Martin de Boitron, au diocèse de Séez ; Julien Poulain-Delaunay, de Ver-sur-mer, au diocèse de Bayeux, assistant du curé de Saint-Gilles de Caen ; Pierre-Nicolas Psalmon, de Rouen, sulpicien, vicaire général de Troyes pour les prêtres de ce diocèse vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen ; Jean-Robert Queneau, d’Angers, curé de Saint-Doucelin d’Allones, au même diocèse ; Claude Rousseau, de Paris, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; François-Urbain Saline de Niart, de Neuf-Brissach, au diocèse de Strasbourg, chanoine de Saint-Lizier de Couserans ; Jean-Henri-Louis Samson, d’Avranches, vicaire à Saint-Gilles de Caen, au diocèse de Bayeux ; Jean-Antoine Savine, d’Embrun, sulpicien, supérieur des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Antoine-Barnabé Seguin, de Carpentras, vicaire et supérieur des clercs à Saint-André des Arts, à Paris ; Jean-Baptiste Tessien, de Fontaine-les-Ribouts, au diocèse de Chartres, sulpicien, prédicateur à Paris ; Loup Thomas, dit Bonnotte, d’Entrains-sur-Nohain, au diocèse d’Auxerre, ancien jésuite, confesseur des Ursulines à Paris ; François Vareilhe-Duteil, de Felletin, au diocèse de Limoges, ancien jésuite, pensionnaire à la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Pierre-Louis-Joseph Verrier, de Douai, au diocèse de Cambrai, retiré à la maison Saint-François de Sales, à Issy.
Diacres : Louis-Alexis-Matthias Boubert, d’Amiens, économe des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Antoine-François-Dieudonné de Ravinel, de Bayon, au diocèse de Nancy, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris ; Jacques-Augustin-Robert de Lézardières, de Challans, au diocèse de Luçon, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris.

Religieux : Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq, de Boulogne-sur-mer, frère des Écoles chrétiennes (frère Salomon), secrétaire général de l’Institut, à Paris. 

Clerc : Auguste-Denis Nézol, de Paris, professeur à la Maison Dubourg, à Issy.

Laïc : Charles-Régis Mathieu de la Calmette, comte de Valfons, de Nîmes, ancien officier, retiré à Paris chez le bienheureux Jean-Antoine Guilleminet, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.

(*)la Paroisse "Bienheureux Guillaume Delfaud en Pays Dommois" au diocèse de Périgueux et Sarlat garde son souvenir.



- le diocèse de Bayonne honore le Bienheureux François Dardan, texte de soeur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)

- pour avoir l'édition imprimée.

- au diocèse d'Evreux, le Bienheureux Jacques de la Lande

- Parmi les prêtres martyrs se trouvaient un avignonnais et trois carpentrassiens qui exerçaient leur ministère dans des paroisses parisiennes: Jean Capeau, né vers 1730, chanoine coadjuteur de Saint-Pierre d’Avignon, prêtre auxiliaire à Saint-Paul, Louis-François Barret, né le 23 novembre 1758, vicaire à Saint-Roch, Jean Antoine Seguin, né le 12 juin 1754, vicaire à Saint-André-des-Arts, Pierre Vitalis, né le 11 juillet 1759, vicaire à Saint-Merry. (Jean Capeau et ses compagnons - diocèse d'Avignon)

- C’est "avec douceur et respect" que les prêtres emprisonnés formulèrent leurs refus de rompre avec l’Église de Rome. Si "le monde les a pris en haine", ils savaient que le Christ avait prié pour les garder dans la fidélité. Au nombre de ces martyrs, on compte trois prêtres originaires du diocèse du Puy. Ce sont Claude Pons, né à Saint-Pierre-Le-Monastier, en 1729; Jean Boucharend de Chaumeils, né à Pradelles, en 1738, et Matthias Nogier, né en 1764, au Puy, paroisse Saint-Jean-Baptiste. (Saints du diocèse du Puy-en-Velay)


 

Martyrologe romain

Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.

Abbé Desprez, l’un des martyrs

 

 


 

 
 
 
 

jeudi 8 octobre 2009

Sur la Révolution, toujours, des pensées nuancées

Il n'a pas échappé à mes lecteurs que je porte un regard plus que critique sur la Révolution, ou plus exactement, et très exactement sur le mensonge dont on entoure son enseignement. Je voudrais donner ici deux opinions, émises par des historiens tout-à-fait opposés.
La première est celle de Gustave GAUTHEROT. Dans l'avant-propos de son ouvrage intitulé Septembre 1792. Histoire politique ds massacres, publié chez Gabriel Beauchesne, Paris, 1923 (toujours cette manie de donner mes sources !), ceci :

"La Révolution Française n'est pas tout entière dans le jacobinisme. Si elle fut jamais un « bloc », l'action du temps a épuré ce bloc ensanglanté ; elle en a dissocié certains éléments durables, tandis que le passé détruit achevait de mourir. Mais le jacobinisme est, en quelque sorte, tout entier dans les Massacres de Septembre ; et l'on s'étonnera de l'indulgence, voire de la béate admiration trop souvent encore accordées aux plus coupables fauteurs de si grands crimes."
GAUTHEROT était un historien catholique.
Passons maintenant à un autre historien. Il écrit admirablement. C'est un homme scrupuleux et honnête, un serviteur de l'idéal républicain qui a payé son amour d'une impossible démocratie par un très long exil. Je veux parler d'Edgar QUINET dont l'ouvrage majeur, La Révolution (excellente édition parue en 1987, chez Belin, Paris) est une analyse critique et sans complaisance des méfaits de la Terreur. Du reste QUINET écrit à un ami, SAINT-RENE TAILLANDIER, ceci : "La clé de la nouveauté de ce livre, c'est la critique de la Révolution au nom de la Révolution". L'entreprise est hasardeuse et se rattache à la philosophie de HEGEL qui veut que le sens réel des événements de l'histoire n'apparaisse que dans leur négation, puis dans une synthèse qui les dégage des impures scories de l'immoralité, de l'imperfection et de la contingence.
Dans le chapitre intitulé Théorie de la Terreur, QUINET note ceci qui mérite d'être relevé (les majuscules sont de votre serviteur) :
"La différence est grande [...] entre les terroristes du moyen âge et ceux de 93. Les premiers n'agissaient que par l'impulsion du tempérament barbare ; la théorie n'existait pas pour eux. Au contraire, en 93, l'idée était cruelle, le tempérament ne l'était pas. Il avait été dompté et amolli par le dix-huitième siècle ; l'emportement naturel était pour peu de chose dans les résolutions les plus sanguinaires. LE SYSTÈME était tout. Aussi, le système tombé, vous n'eussiez pu reconnaître les hommes de 93, philanthropes jusqu'à la sensiblerie, doux jusqu'à n'être plus que douceâtres."
QUINET voit bien là l'esprit de système et l'indifférence au sort des hommes concrets, qui font le socle des idéologies totalitaires.
"Le despotisme de la Terreur eut pour premier résultat d'étouffer au-dedans les passions nobles et de déchaîner les petites. L'ENVIE PARUT LA PREMIÈRE ; ELLE JOUA UN GRAND RÔLE ; car l'égalité à laquelle on avait tout réduit, n'était qu'apparente. En dépit des mots, il reste toujours une grande inégalité entre les bourreaux et les victimes, entre les proscripteurs et les proscrits."
René GIRARD se retrouvera sans aucun doute dans ce constat. L'échec de la Révolution tient à ce que, depuis la crucifixion de Jésus, on ne peut plus créer de nouvelle religion (échec de ROBESPIERRE et de son culte de la déesse raison) et que les cris des victimes innocentes ne cessent de retentir au fond des coeurs droits.
Et encore ceci (pour aujourd'hui) :
"Le seul argument des historiens qui approuvent la violation de la Convention et l'établissement de la Terreur est qu'il s'agissait de sauver la société française. Qu'ils veuillent bien prendre garde à ceci ; cet argument invariable est l'épée de chevet de tous ceux qui se sont senti le BESOIN DE S'IMPOSER A LA FRANCE. Tels sont les mots que l'on a entendu à la Saint-Barthélémy, aux dragonnades, au 18 brumaire, en d'autres occasions, toutes les fois qu'il s'est agi d'établir une usurpation quelconque."
Comme il a dû est douloureux au coeur de QUINET de constater que l'IDEE qu'il avait de la République avait été souillée par ces monstres ; comme les communistes sincères qui prétendent que le communisme pur n'a jamais été instauré dans aucun régime, et que, par conséquent, on ne saurait le déclarer utopique, puisqu'aucun régime ne l'a jamais incarné, il pouvait toujours prétendre que la République selon son coeur n'avait jamais été établie. C'est en cela qu'il se révèle quelque peu prisonnier de son système. Mais QUINET a une autre envergure que ce crétin d'AULARD, une autre probité, un autre sens moral. Je vous livrerai quelques unes des âneries de cet historien de rencontre qui évinça TAINE par ses manigances et ses bassesses.

dimanche 14 septembre 2008

In memoriam

Voici les noms et les âges des enfants massacrés aux LUCS-SUR-BOULOGNE en Vendée, par les colonnes infernales du Général TURREAU, détachement du Général CORDELLIER. J'en ai la gorge serrée, et je ne sens pas le courage de faire le moindre commentaire. Oui, Dans Rama s'est fait entendre une voix, qui sanglote et se lamente : c'est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus ; je reprends là un verset de l'Evangile (Matthieu, 2, v18, tiré de Jérémie, 31, 15) qui décrit le massacre des saints Innocents par les soldats du Roi HERODE. Lecteurs, si vous avez du coeur, ayez une pensée et même une prière pour ces pauvres petits, victimes parmi tant d'autres, d'un génocide. Cent-dix enfants massacrés, parmi les 564 personnes tuées aux Lucs ce jour-là, le 28 février 1794.


Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7 mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière, 15 (QUINZE) jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,

Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière, 7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans,
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.

In memoriam.

dimanche 7 septembre 2008

La Révolution Française, déshonneur d'un peuple

On nous parle assez peu de cette affreuse journée du 10 août 1792, où Louis XVI, par faiblesse, a laissé massacrer la seule troupe qui lui eût été fidèle, les Gardes Suisses. On ne nous en parle pas du tout, même. Car s'il fallait que l'on décrive les horreurs auxquelles se sont livrés les "Fédérés", on en aurait le coeur soulevé. On ne dit pas que l'enseigne Georges-François de Montmollin a été dépecé, qu'on l'a coupé en morceaux et que des mégères ont mangé son coeur. On ne nous dit pas que des enfants de 9 à 13 ans (les petits tambours) ont été jeté par les fenêtres du Palais des Tuileries sur des piques ou des fourches sur lesquelles ils se sont empalés, ou que d'autres ont été jeté vivants dans les chaudières des cuisines royales ; on ne nous parle pas de cet enfant de neuf ans accroché au cadavre de son père, et qui est cloué à coups de baïonnettes sur celui-ci. On mutile, on se dispute les bras, les têtes, les sexes, les jambes, on dépèce, on découpe, on joue aux marionnettes avec les corps mutilés. Ce jour là 26 officiers et 850 sous-officiers et soldats, sans compter les femmes et leurs pauvres enfants, périssent de manière atroce. Les scènes de cannibalisme et de sadisme se multiplient. Indescriptible, ignoble, insupportable. Faudrait-il, qu'en amoureux de ma patrie, j'assume les horreurs de ces barbares, de cette populace ? Je ne le peux.
En 1992, monsieur MITTERRAND étant Président de la République, les familles des gardes suisses massacrés le 10 août, à défaut d'une repentance du Gouvernement Français qu'on ne leur accorda pas, demandèrent une messe à Notre-Dame. Cette satisfaction leur fut refusée. Ils durent se contenter d'une messe aux Invalides et d'une vague réception à l'ambassade helvétique. Mais on continue à nous bassiner avec le mur des fédérés de la Commune, on nous chante Le Temps des Cerises quand le Président MITTERRAND meurt. On fait repentance de Vichy - et je crois que c'est juste, même si Vichy n'était pas toute la France, Vichy dont le Chef reçut les pleins pouvoirs à une écrasante majorité, d'une Assemblée de Gauche (seul 80 parlementaires se refusèrent à le faire) - mais on oublie qu'en Vendée, à Paris, à Lyon, dans toute la France, des milliers, des dizaines de milliers de Français périrent, souvent atrocement, de la main de leurs compatriotes ; tous n'étaient pas nobles, tant s'en faut : simplement ils avaient eu le courage de s'opposer à ces forcenés. La Révolution Française a fait des petits, et notamment la Révolution Bolchevique, et son cortège de morts par millions. La Révolution est notre déshonneur, non par son existence, mais tout simplement par le mensonge qui entoure et sa genèse et son déroulement, depuis que ses fils ont pris en main le destin de notre pays. Tant que nous ne reconnaîtront pas cela, il n'y aura pas de paix civile possible chez nous. Alors et alors seulement, il sera possible de faire le tri des innovations politiques et sociales à mettre au crédit de ce bouleversement.
Je tiens les détails que je viens de vous dire d'un article remarquable de Ghislain de DIESBACH, dont l'ancêtre fut tué en cette fatale journée : Le Massacre du 10 août. Il a été publié dans un livre dont je recommande hautement la lecture, un livre édifiant, qui montre dans quel mensonge historique nous vivons depuis ce temps : Le Livre noir de la Révolution Française. Éditions du Cerf, Paris, 2008.