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jeudi 29 juin 2017

29 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence : l'amitié est une forme d'amour.

Nous achevons cette semaine (partiellement, car je n’ai pas parlé des contributions de Xavier FONTANET et de Jean-Eudes TESSON, qui feront l’objet d’un traitement ultérieur) notre parcours dans l'ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Nous continuons de voyager dans la contribution de Guillaume de PRÉMARE, intitulée Faire vivre des communautés de destin pour construire le bien commun. Pour la gouverne de mes lecteurs, je précise que Guillaume der PRÉMARE a publié en juin 2015 un livre intitulé Résistance au meilleur des mondes ! Tout un programme
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’amitié est une forme d’amour qui nous manque beaucoup au plan politique et social. C’est ici que notre apport, comme chrétiens, est d’une brûlante actualité et contient une puissance unique. Je crois que nous avons cette capacité, aujourd’hui, dans ce contexte de brouillage des références de « l’homme nouveau », d’apporter quelque chose de nouveau qui est en réalité vieux comme l’Évangile. À cet égard, faire du neuf avec du vieux, comme le christianisme sait si bien le faire est un beau programme et un modèle d’action politique.
"Notre devoir est donc le service des communautés de destin, des communautés de solidarité réciproque, au-delà de la communauté de ressemblance à laquelle nous appartenons. Notre communauté de ressemblance, qui est légitime, ne doit pas être autosuffisante et vivre pour elle-même. Ce serait contraire à la vocation sociale du catholicisme que de s’inscrire dans ce cadre tribal, de constituer la tribu catholique ou plutôt les tribus catholiques.
"Allons-nous représenter un segment sur le marché des idéologies, des partis et de l’offre électorale ? Allons-nous recherche de manière avide notre propre étiquette, celle qui pourrait nous fédérer ? En ce moment, la mode dans les milieux catholiques, est de vouloir fonder une unité autour du libéral-conservatisme : il s’agirait de se montrer libéral au plan économique et conservateur au plan des mœurs. Certains semblent chercher à construire ce qu’ils appellent « la droite que nous voulons ». C’est une droite qui n’existe pas, qui a peut-être existé dans le passé, mais qui a peu de chances d’exister encore aujourd’hui parce que le libéralisme économique, considéré comme primat des réalités marchandes, a absorbé les mœurs traditionnelles pour lui substituer de nouvelles mœurs qui sont celles du capitalisme contemporain. Celui qui cherche la conservation du système économique actuel ne peut obtenir dans le même temps la conservation des mœurs traditionnelles. Les puissances économiques qui dominent le monde n’ont cessé de détruire ces mœurs parce qu’elles sont un obstacle à l’épanouissement de la société marchande. La société de marché s’appuie sur le marketing pulsionnel des comportements. Or la régulation des mœurs porte en elle une culture de tempérance des comportements." (Pages 239-240.)
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà des années que je dénonce les tares de ce système de fric et de domination économique. Voici deux petits faits qui illustrent admirablement ce que dit si bien Guillaume de PRÉMARE. Nous apprenons hier par la presse que messieurs DRAHI et NIEL, des soutiens fervents et socialistes de monsieur MACRON font partie du club des dix plus riches français, chacun des deux possédant un patrimoine de plus de 5 milliards d’euros (http://www.universfreebox.com/article/30973/TOP-20-plus-grosses-fortunes-francaises-Xavier-Niel-et-Patrick-Drahi-sont-dans-la-place). Et hier, dans l’abris-bus de la ligne 72 en direction de l’Hôtel de ville, Porte de Saint-Cloud, une publicité ainsi rédigée pour montrer la simplicité du changement d’adresse (je cite de mémoire) : « Vous quittez Thomas pour aller avec Paul, rien de plus facile pour changer d’adresse. » Une telle publicité, purement marchande, s’adresse à celles des jeunes filles qui changent de copain et donc d’appart (comme disent les jeunes). C'est beau la manière dont ces créatifs considèrent la jeunesse !
Le constat de Guillaume de PRÉMARE est implacable. Il rejoint celui de CHESTERTON et de son distributisme (j’en ai parlé un jour dans un billet) ou celui de BERNANOS et de sa condamnation sans appel d’un capitalisme totalitaire. Il rejoint, plus curieusement encore celui d’ARISTOTE dans ses Politiques (oui, il s’agit d’un pluriel) sur lequel on reviendra.
Je m’adresse encore à vous, jeunes qui cultivez l’amitié désintéressée et débordante de vitalité : ne jouez plus le jeu de ce monde marchand ; jouez celui de l’amitié, du partage, de la tempérance et de la frugalité !
Guillaume de PRÉMARE dit une chose également très importante : non aux petites chapelles. Je n'ai aucune honte à dire que je suis catholique, et fervent. Mais je ne vois pas pourquoi je devrais m'agréger à tel ou tel groupuscule. Duc in altum a dit Qui vous savez. Avance au large ! 
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un grand article !

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Un grand témoin.

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Un bon remède contre la barbarie.

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Un grand talent pour célébrer une Rencontre.

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Un chef d’état responsable.

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Un bon ministre.

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Un bon choix.


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Alors que va-t-il faire après l'avis du Comité Consultatif National d'Ethique, que j'appelle le Comité de l'étiquette (socialo-maçonnique).


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dimanche 22 janvier 2017

22 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Le procès de Louis XVI, quelques détails.



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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Le […] mercredi 26 décembre […] Louis comparaît devant la Convention pour la seconde et dernière fois.
L’avocat de SÈZE se lève. Il est jeune, plein de fougue maîtrisée. C’est lui qui, avant la déclaration de Louis, prononcera la plaidoirie de la défense.
Il déroule, avec une précision implacable, sa démonstration, montrant que le roi n’a jamais violé la lettre ou l’esprit de la Constitution de 1791, usant seulement des droits qu’elle lui avait consentis.
« Citoyens, conclut-il, je cherche parmi vous des juges et je n’y vois que des accusateurs ! Louis n’aura ni les droits du citoyen ni les prérogatives du roi… Citoyens je n’achève pas, je m’arrête devant l’histoire. Songez quel sera votre jugement et que le sien sera celui des siècles ! »

Louis prend la parole. Sa voix est apaisée. Il ne tremble pas. « En vous parlant, peut-être pour la dernière fois, je vous déclare que ma conscience ne me reproche rien et que mes défenseurs ne vous ont dit que la vérité.
« Je n’ai jamais craint que ma conduite fût examinée publiquement ; mais mon cœur est déchiré de trouver dans l’acte d’accusation l’imputation d’avoir voulu faire répandre le sang du peuple et surtout que les malheurs du 10 août me soient attribués.
« J’avoue que les gages multipliés que j’avais donnés dans tous les temps de mon amour pour le peuple et la manière dont je m’étais toujours conduit me paraissaient devoir prouver que je craignais peu de m’exposer pour épargner son sang et devoir éloigner à jamais de moi pareille imputation. »
[…].
Louis, ci-devant roi de France, dit à MALESHERBES :
« Êtes-vous bien convaincu à présent, qu’avant même que je fusse entendu, ma mort avait été jugée. »"
In
Max GALLO.
Révolution française. Le peuple et le roi.
XO éditions, Paris, 2008, p. 367.

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(b) "MARAT exulte dans le Publiciste de la République française :
« La tête du tyran vient de tomber sous le glaive de la loi… Je crois enfin à la République.
« Le supplice [les caractères gras sont de votre serviteur] de Louis est un de ces événements mémorables qui font époque dans l’histoire des nations… Loin de troubler la paix de l’État il ne servira qu’à affermir non seulement en contenant par la terreur les ennemis du dedans mais les ennemis du dehors.
« Il donnera aussi à la nation une énergie et une force nouvelle pour repousser les hordes féroces de satellites étrangers qui oseront porter les armes contre elle."
Ibidem, p. 377.
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2. COMMENTAIRES.
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Louis XVI n’a pas été jugé. Il a été assassiné. Les invectives de ROBESPIERRE, les éructations de MARAT, pour ne citer que deux des plus acharnés à la perte du roi ont largement précédé la séance de comparution du Roi devant la Convention. Et MARAT parle bien du supplice de Louis, ce qui est assez révélateur de sa pensée profonde. J’ai déjà eu l’occasion de vous faire connaître la teneur de l’admirable testament du monarque. Son comportement n’est pas celui d’un lâche, d’un poltron ou d’un irrésolu. Il a limité, hélas, le nombre de cartouches mises à la disposition de gardes suisses lors de la funeste journée du 10 août 1792. Ils ont été massacrés, leurs femmes et leur enfants avec. Le comportement sadique, barbare, de la populace aurait justifié l’usage de la force brutale. Louis XVI ne l’a pas voulu. C’est que lui, à la différence de bien de nos politiciens contemporains, aimait le peuple (qui apparaît dans les documents officiels sous un vocable mis au pluriel et précédé d’un possessif : il est question de « mes peuples », au sens légèrement différent). Il y a quelques années, j’ai fait un billet sur le sort pitoyable de nombre de conventionnels régicides, guillotinés, suicidés, proscrits.
On ne refait pas l’histoire. Et comme Français, amoureux inconditionnel de ma patrie, je suis solidaire de cette histoire car on m’a forcé à être solidaire des tueries, des proscriptions, des exécutions de tous ordres en portant au pinacle de la justice, de la vérité et de la liberté une farce macabre dont nous n’avons pas fini de payer les effets.
Comme le dit CHATEAUBRIAND (que rappelle Max GALLO) dans ses Mémoires d’outre-tombe : "Passe maintenant, lecteur, franchis le fleuve de sang qui sépare à jamais le vieux monde dont tu sors, du monde nouveau à l’entrée duquel tu mourras. »
Guerre de 1870 et amputation du sol de la patrie.
Guerre de 1914-1918, 1300000 jeunes gens morts pour la France.
Guerre de 1939-1945, et ces 200000 à 300000 morts, militaires ou civils.
Guerre du Rif, Guerre d’Indochine, Guerre d’Algérie.
Voilà qui demande tout de même qu’on réfléchisse aux raisons d’une telle fureur guerrière de la part des gouvernants de la République.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Justice politique.

Il n’y a pas que le procès de Louis XVI qui fut un procès politique. Jugez plutôt.

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Il est dommage que je ne vote point à Paris.


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Séquence humoristique (merci à mon amid Dominique).




vendredi 17 mai 2013

Deuxième billet du jour...

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Chers amis, je vous invite à vous brancher régulièrement sur l'OJIM (Observatoire des journalistes et de l'information médiatique). Je reçois de cette instance ce très bon commentaire sur les événements du Trocadéro. Il en ressort que nous sommes manipulés par des bobos, des mondialisateurs à la sauce maçonnique, bien à l'abri des misères qu'engendre la racaille - car il faut bien appeler par son nom ces jeunes en bandes qui dévastent pour le plaisir de dévaster, et qui souvent sont des jeunes issus de l'immigration (souvent de la seconde génération). Je réaffirme qu'il ne faut pas généraliser, et que nombre de ces jeunes s'intègrent parfaitement sans pour autant renier leur origine. Ceux-là méritent l'aide et l'estime de leurs compatriotes, les autres non ! Monsieur HOLLANDE ne renonce pas à faire voter les étrangers non communautaires, manière pour lui et ses sbires de confisquer le pouvoir en faisant voter aussi ceux que les médias se refusent à dénoncer. Monsieur HOLLANDE est très exactement l'image de l'anti-France. Nous ne voulons pas de cela, pas de cette politique, pas de l'enflure aveugle et déconnectée de Pépère le suppresseur (qu'on devrait appeler aussi Pépère l'amnésique, puisqu'il ne savait rien de CAHUZAC, de TEULADE, d'AUGIER, de l'ampleur de la crise, et ne sait rien de l'aversion qu'il commence à susciter chez les Français). Je m'efforce pourtant, comme je l'ai dit, de penser à lui dans mes (très pauvres) prières, car il est (hélas) élu. J'ai du mal, je dois l'avouer à lui souhaiter une longue vie politique.
 
Voici le communiqué.
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Ces derniers mois vous avez comme tous les Français, certainement entendu parler des "terribles violences" qui ont entouré les manifestations contre le mariage gay.Pas de policiers blessés, pas la moindre vitre brisée, aucun dégât matériel, aucun pillage. Simplement des centaines de milliers de familles et des jeunes, qui manifestent pacifiquement en subissant parfois le harcèlement policier et les coups de sang des crs à la gâchette lacrymogène un peu facile. Et pourtant les grands médias parlent de « bandes d’extrémistes » et de manifestations violentes quand ils ne prennent pas ouvertement position pour le mariage gay comme dans le Petit Journal de Canal+ en prenant soin d’occulter les pancartes et certains slogans haineux des pro mariage gay (« un hétéro une balle, une famille un rafale »).

Le traitement médiatique des émeutes entourant la victoire du PSG est lui totalement différent. C’est ainsi que BFM TV parlera de « légers débordements » alors qu’au même moment les téléspectateurs aperçoivent des images digne d’une guerre civile. Le journal de 13H de France 2 relativise même en demandant de « pardonner l’excès d’enthousiasme des supporters parisiens ». Un comble.
Au cœur de cette bataille médiatique, l’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique dérange. Il analyse et dénonce les différences de traitement et les manipulations dont les grands médias usent sans modération, à des fins idéologiques ou partisanes.
 
Allons ! Vivement le 26 mai qu'on recommence à dire à Pépère le suppresseur ce qu'on pense de ses initiatives sociétales. Pour ce qui est de la politique, qui n'a rien à voir avec cette manifestation, nous attendrons les élections municipales. Mais dans la mesure où ce communiqué fait état de deux événements de nature, l'un sociétale, l'autre politico-judiciaire, je suis bien obligé de pratiquer le mélange des genres.