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lundi 11 septembre 2017

11 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le monde n'aime ni la mort ni la vie !

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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."

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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Le monde n’aime pas la mort. Il n’aime pas non plus la vie. Le monde n’aime que le monde. Il a donc repris toute sa place. Presque : je n’oublie pas ce que m’ont dit les fleurs en ton absence. Car j’ai fini par les entendre. La vie est à peu près cent milliards de fois plus belle que nous l’imaginons ― ou que nous la vivons. Je vois la vigne vierge à la fenêtre. Des souffles colorés traversent le pré. Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l’éternel."
In
Christian BOBIN.
L’homme-joie.
L’Iconoclaste, Paris, 2012. (Page 62.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je ne puis dissimuler que j’ai hésité à continuer le cycle consacré à Christian BOBIN. Nous avons eu sur Facebook un échange passionnant avec une lectrice qui trouvait très réducteur l’opinion de BOBIN sur la maternité, et avec un lecteur, une divergence d’opinion sur les qualités d’écriture de cet auteur.
Je me suis décidé, cependant, à vous donner cet extrait. On peut en contester le style. On ne peut en critiquer le fond. Je vous laisse donc juge. Pour moi, je trouve juste cette réflexion.
Un nouveau cycle commencera demain.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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L’égalité socialiste ou l’hypocrisie et l’imbécillité au pouvoir.

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Mélenchon et Pierre Bergé : les liaisons sinon dangereuses du moins curieuses.

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En Amérique, on critique monsieur MACRON.

Version anglaise.


Résumé français


Les Américains vont finir par me faire aimer notre Président !
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Jeunes gens, jeunes filles, participez à l’Academia Christiana.

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Voici un texte d’Elvire Debord qui est absolument magnifique

Il me semble mettre un point final (pour ce qui me concerne) au débats stérile de l’égalité homme-femme, et aux élucubrations de je ne sais quel(le) ministre de l’égalité des sus-dits. Vous noterez qu'il complète magnifiquement les observations dont je donne le lien en tête de gondole (si je puis m'exprimer ainsi !) de cette insolente section.


vendredi 2 juin 2017

02 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Quand la France va mal, la liberté va mal aussi

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Toujours BERNANOS et sa Liberté, pourquoi faire ?

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Si mon pays va mal, la liberté ne se porte pas très bien non plus dans le monde. Les amis de mon pays peuvent lui rendre cette justice que depuis des années, il perd tout ce que perd la liberté, il s’affaiblit avec elle, il périrait sans doute avec elle. Les mêmes hommes qui vont répétant : La liberté pour quoi faire ? peuvent aussi bien dire : La France pour quoi faire ? À quoi bon, la France ? (Page 90.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je me demande si nous, Français, le peuple le plus amoureux de la liberté, qui soit au monde, oui, je me demande si nous ne sommes pas en train de disparaître en tant que peuple amoureux de la liberté. Dans mon billet d’hier, j’exprimai une grande lassitude. Et je n’ai eu aucune réaction, aucun encouragement ou presque à continuer, tandis que je sollicitai l’aide de tous les amoureux de la liberté. Nous avons accepté d’être opprimés par un État obèse qui veut s’occuper de tout sauf de l’essentiel. Nous sommes formatés par les médias, par la publicité, par les puissants qu’ils soient culturels, politiques, ou scientifiques pour accepter l’idée la plus bête qui soit : « on n’a pas le choix ».
Erreur, nous avons le choix, mais nous avons peur de leurs conséquences ce qui nous fait préférer le confort de l’automatisme à l’inconfort de la réflexion. Avons-nous décidé que nous n’avons rien à dire au monde ? Que seuls les rois de la finance, les singes de l’american way of life, tous les agents mondiaux du commerce, les gobergeurs qui nous gavent de leur médiocrité sont à même de nous conduire au bonheur ? Et savons-nous encore ce qu’est le bonheur ?

BERNANOS a raison. Il lui a été épargné le pénible devoir d’aller rendre visite à l’un de ses petits-fils dans les geôles de la République après que le jeune homme, avec d’autres, eut incendié une voiture de police et mis en danger la vie de son conducteur.
(cf. 

Nul ne peut savoir comment il aurait défendu cet enfant perdu. Mais certainement, il lui aurait dit : Ta liberté, pour quoi faire ? Pour casser du flic ? Il se serait étonné sans aucun doute qu’on maintînt en prison, sans jugement encore rendu, un jeune dont ni l’éducation nationale, ni la tradition familiale n’ont su, n’ont voulu ou n’ont pu éveiller la conscience.
Un ami philosophe me disait récemment que Thomas d’AQUIN définissait la conscience comme « le jugement prudentiel de la raison pratique sur les actions à faire ». Manifestement, Antonin n’a pas examiné ce que lui aurait dit sa conscience s'il avait examiné les conséquences de son acte. Mais croyez-vous que les oligarques examinent la leur quand ils prennent des décisions qui engagent l’avenir de centaines et de centaines de milliers de Français sans leur demander leur avis ?
La diminution de notre influence dans le monde est à due proportion de notre désamour de la liberté.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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L’Europe que nous voulons. L’Europe de la liberté.


C’est une Europe qui n’oublie pas la Russie :

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L’esclavage existe toujours en Arabie saoudite.


J’aurai l’occasion de vous faire connaître ce qu’en disait en 1862-1863 l’explorateur PALGRAVE.
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L’arroseur arrosé ?

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Un ministre écrit un livre montrant aux mamans comment frauder la sécurité sociale.

C’est la même qui soutient les femen !
C’est la même qui veut supprimer la messe à la télévision pour le bien de la France.
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 La Manif Pour Tous à Toulouse.

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Je ne puis m'empêcher de vous rappeler cette Parole de Jésus : Ma vérité vous rendra libres.

samedi 9 janvier 2016

09 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Paroles de Jean le disciple bien aimé

Avant de m'absenter pendant trois jours (reprise des billets mardi 12 janvier), je voulais transmettre à mes lecteurs ce passage tiré de la première lettre de saint Jean et qui sert de première lecture à la messe du jour.

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"Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est au pouvoir du Mauvais. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu nous donner l’intelligence pour que nous connaissions Celui qui est vrai ; et nous sommes en Celui qui est vrai, en son Fils Jésus Christ. C’est lui qui est le Dieu vrai, et la vie éternelle. Petits enfants, gardez-vous des idoles."
Première Lettre de saint Jean, chapitre 5, versets 20 et 21.
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Edifiante photo de la douceur de la répression contre les manifestants de La Manif Pour Tous.

Le monde entier, en effet, est au pouvoir du mauvais. La tristesse, la crainte, voire la dépression qui nous saisissent en ces temps obscurs n'ont pas d'autres origines que les irruptions de Satan dans un monde déboussolé. 


dimanche 5 juillet 2009

L'âpre état du disciple

Être dans le monde, sans lui appartenir, tel est l'âpre état qui échoit en partage au disciple de Jésus. C'est une parole très mystérieuse que cette Parole du Maître. Le monde ne peut être assimilé à la création : car toutes les Écritures célèbrent sa beauté et sa grandeur ("Les cieux chantent la gloire de Dieu" dit un Psaume). Et du reste, elle "gémit et pleure dans l'attente de Dieu". Le monde, c'est du moins ce que je crois, est cette assemblée des hommes, ce long cortège des vivants et des morts, qui a fait l'histoire, et donné à ce qui est l'aujourd'hui son visage. Le monde, c'est aussi l'humanité coupée de Dieu, qui vit selon la chair au sens où l'entend Paul de Tarse, c'est-à-dire selon l'inclination de la nature humaine, coupée de/ ou plus exactement non reliée à/ la transcendance. Mais alors comment le disciple doit-il être dans le monde ? Pas question de l'ignorer ; mêmes les moines et moniales prient pour le monde, et ils ont au fait - je l'ai souvent vérifié - de ce qui s'y passe ; ils déchiffrent les événements du moment à une lumière qui n'est pas celle des physiciens, et avec une acuité d'analyse confondante. Pas question de le combattre non plus, ce monde ; il nous a été donné en dépôt, comme les talents que confie à ses serviteurs le maître qui part pour un pays lointain. Pas même question de le transformer par la force. On a vu ce que ça a donné. On peut donc imaginer que les disciples y sont présents-vivants pour l'ensemencer de la Parole, la rendre crédible aux hommes par leur vie. Situation qui exige confiance et fidélité ; situation qui n'est inconfortable qu'en apparence. Car le disciple "possède déjà ce qu'il espère". En somme, je ne vois pour lui qu'une seule possibilité : la foi, la foi pure, la foi nue.
Je ne saisis pas les raisons profondes qui me font vous délivrer cette très courte réflexion. Ou plutôt ce sont des événements minuscules : discourtoisies des passants, pornographie rampante des journaux, offres publicitaires mirobolantes de gains par des moyens qui n'ont rien à voir ni avec le travail, ni avec le talent, incivilités de toutes sortes, etc. Chaque fois, on peut trouver des raisons qui expliquent ces faits. Mais aucune d'elle ne témoigne de la noblesse de coeur, du statut tout particulier de l'homme dans la création, et des aspirations profondes qui dorment au plus profond des coeurs. J'espère ne pas vous avoir ennuyés. Bon dimanche.