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lundi 31 août 2020

Lundi 31 août 2020. Mes chroniques : elles ne sont pas roses !

UN DIAGNOSTIC ?

L’épuisement français ? Non je ne le crois pas. Il y a une ardente jeunesse qui ne s'en laissera pas compter. Il y a bien longtemps que la décomposition de la vie politique française et l'odeur de putréfaction qui s'en dégage a été prise en compte par cette jeunesse qui fait de la politique autrement, en commençant par se changer soi-même.
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CHRONIQUE DE LA COHERENCE MINISTERIELLE ET DE L’AMOUR DE LA FAMILLE.
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Plutôt que de contaminer la famille, évitons d'être contaminés par un discours affligeant de vacuité.

Evidemment, il est prudent de porter un masque quand on va voir des grands parents ou des parents âgés. Mais il ne faut tout de même pas exagérer.
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CHRONIQUE D’UNE MANIPULATION SCANDALEUSE.
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Remarquable interview du Pr PERRONNE.

D. PUJADAS démantibule le mensonge d’état.
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CHRONIQUE DE LA REVOLTE QUI GRONDE CONTRE L’INSECURITE.
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Faudra-t-il qu’un jour les citoyens s’arment pour défendre leur vie contre les délinquants ou les voleurs ?

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CHRONIQUE DE LA VIOLENCE ORDINAIRE.
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Tout va bien en Bretagne.

A Bordeaux aussi, tout est beau.

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CHRONIQUE DE LA JUSTICE…. ENFIN DE CE QUE L’ON APPELLE LA JUSTICE.
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Des voleurs s’introduisent dans sa propriété. Il flanque leur voiture dans la rivière. Les voleurs sont indemnisés pour préjudice moral !

Pendant qu’on flanque des prunes à 135 euros à tire-larigot, les assassins sont remis en liberté.

On marche sur la tête. Un homme responsable de 9 viols et de deux tentatives de viol est remis en liberté après 11 ans de prison (condamnation à 18 ans) ; à peine sorti, il recommence, viole et tue une adolescente de 15 ans. Merci qui ? Merci à toi ô justice ? Ou honte à vous, magistrats qui avez un code civil et un code pénal à la place du cœur. Vous qui avez relâché cet homme, vous êtes coresponsable de la mort de cette jeune fille.

Bien sûr qu’elle a raison, Marion. La culture de l’excuse, nous en avons plus qu’assez. Pas un kilomètre de voie ferrée, pas un pont (sauf ceux qu’ont construit en quelques pays africains les Chinois et qui se sont révélés, disons, TRES TRES TRES fragiles), pas une amélioration de la situation des populations africaines, depuis la décolonisation. Si l’on ne meurt plus de variole ou de rougeole, si l’on soigne la lèpre ou la bilharziose (et, avec moins de succès, le paludisme) en Afrique, c’est à ce salaud de colonisateur qu’on le doit. Personnellement, je pense que nous n’avions rien à faire en Afrique. Nous avons perturbé des équilibres traditionnels, aussi bien sociaux qu’économiques, et nous avons en fait introduit du désordre, là où régnait un semblant d’ordre. Nous n’avions rien à faire en Afrique (du Nord, ou subsaharienne ou équatoriale ; encore qu’en Afrique du Nord, il fallait mettre un terme aux razzias qui réduisaient en esclavage de nombreux européens capturés par les barbaresques). Les Africains n’ont rien à faire en Europe. Leurs responsables se doivent d’améliorer le sort de leurs concitoyens, de leur procurer nourriture, santé, et bien être, et non d’imiter les pires travers de nos responsables politiques, dont la propension au népotisme et à la corruption.


mercredi 6 janvier 2010

Vaccination et mauvais procès

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J'ai entendu madame BACHELOT avant-hier au Journal Télévisé de TF1. J'ai apprécié son intervention. Et je n'hésite pas à taxer de malhonnêteté intellectuelle l'opposition venue de gauche comme de droite aux mesures qu'elle a prises. La palme de la vanité satisfaite revient toutefois à monsieur Benoît HAMON qui a condamné sans appel, sans réflexion sans aucune connaissance de l'épidémiologie, de la virologie et de l'immunologie, de la vaccinologie, les initiatives du ministre. Ne les eût-elle pas prises, que le même Benoît, avec le même aplomb, en aurait condamné l'inertie.
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En juillet 2009, monsieur LE GUEN, député socialiste, condamnait l'absence de décisions du ministre devant une pandémie qui s'annonçait comme dangereuse. Le même député, avec la même assurance parle aujourd'hui de gâchis. Ne parlons pas de monsieur DEBRE fils, l'urologue, dont les préoccupations professionnelles ne se fixent pas sur les virus, ni sur les poumons, mais sur des zones qui me semblent être situées quasiment à l'opposé, qui lui aussi s'offusque.
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Je rappelle, au risque de lasser, deux éléments et même trois et plus qui éclairent les décisions de madame BACHELOT.
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(a) En 1918-1919, un virus grippal H1N1 a déclenché une effroyable pandémie qui a fait plus de morts à elle seule que la guerre finissante. Le corps expéditionnaire américain, pour ne citer que lui, a perdu plus de soldats du fait de la maladie que du fait de la guerre elle-même. La méconnaissance de la virologie a fait attribuer au caractère H1N1 la virulence particulière de cette souche, alors que ladite virulence dépend de ce que l'on appelle une constellation de gènes, qui incluent sept autres gènes et sept autres protéines codées par ces derniers. Mes étudiants se souviennent sans doute d'exercices de réflexion que je donnais sur cette question au moment des examens. Il était impossible d'évaluer en septembre la virulence de la souche prévalente.
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(b) Lors de la canicule, on a reproché au gouvernement de n'avoir pas su prendre les mesures adéquates pour endiguer la vague de décès des personnes âgées, comme si du reste, il ne revenait pas d'abord aux familles de s'occuper de leurs anciens. On a glosé - les socialistes en particulier - sur le principe de précaution, quasi constitutionnel. C'est pour éviter de tomber dans le piège de cette critique que les pouvoirs publics ont pris les devants.
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(c) L'OMS, dont certains responsables sont taxés de corruption ou de faiblesse vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques, reste l'organe mondial de régulation des mesures de santé publique. Margaret CHAN, son directeur, avait insisté sur le caractère potentiellement dangereux de la pandémie qui se profilait. Les autorités internationales avaient recommandé d'injecter deux doses de vaccin. En tablant sur un taux de vaccination de 60-70 % de la population française, le ministre a commandé 94 millions de doses, c'est-à-dire la quantité requise. C'est plus tard que l'efficacité d'une seule dose a été démontrée.
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(d) Les médias, et en particulier ceux qui dénoncent le prétendu gâchis, n'ont eu de cesse de mettre en garde contre les dangers (à mon avis parfaitement surestimés, et parfois même imaginaires) de ce vaccin. On a avancé que c'était une fabrication satanique de laboratoire créé tout exprès pour engraisser les grossiums. Quand on connaît un peu le sujet, ce qui, je prie mes lecteurs d'excuser cette auto-glorification, est mon cas, on comprend exactement ce qu'il en est. Je n'ai pas lu les spécifications des souches vaccinales, mais je peux parier qu'il s'agit de souches dites "recombinantes" dans lesquelles on a remplacé un gène et un seul, par une forme qui permet une meilleure multiplication du virus vaccin dans l'oeuf de poule embryonné. La chose se pratique depuis toujours.
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(e) après tout, si les gens acceptent de faire une grippe, c'est leur liberté. Mais qu'ils ne viennent pas se plaindre que rien n'a été fait pour les protéger.
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En résumé, j'ai trouvé madame BACHELOT très convaincante. Et les basses accusations dont elle est la victime - il semblerait qu'elle a jadis travaillé au sein d'un laboratoire pharmaceutique - sont d'une rare bassesse, et n'avilissent que ceux qui les profèrent. Punkt !

mardi 8 septembre 2009

Le ridicule risque de tuer plus que la grippe


Je me demande vraiment si le ridicule ne risque pas de tuer plus que la grippe. Le Journal Libération publie une pétition de chercheurs, médecins, hommes politiques, responsables syndicaux, qui s'élèvent avec vigueur contre la "gestion liberticide" de la probable ou éventuelle pandémie. Il y a de quoi en effet s'inquiéter pour les libertés publiques. Mesurez avec moi l'ampleur des atteintes. Elles sont considérables. Le Maire du GUILVINEC (bourg de notoriété internationale, on en conviendra) vient de prendre un arrêté municipal interdisant que l'on s'embrasse dans les écoles et dans la rue ; les responsables d'une banque veulent rendre obligatoire la vaccination (que leur établissement prendrait à sa charge, du reste). Le Syndicat de la Magistrature dénonce un plan secret de la chancellerie pour assurer la continuité de la justice en cas de pandémie. Le Journal Libération en publie les grandes lignes (on se demande comment il s'est procuré le document) : huis clos, juge unique, absence de débat contradictoire, prolongation des détentions provisoires sans audience ni débat, mineurs jugés en correctionnelle, délais de prescription suspendus etc. Des mesures prises par voie d’ordonnance et qui relèvent, selon les signataires de la pétition, d’une "justice d’exception". Il est clair qu'il vaudrait beaucoup mieux que tout fût bloqué, que les juges, les gardiens de prison, les prévenus, les avocats fussent contaminés, égrotants, cloués au lit par la fièvre, de façon que, tous étant égaux devant la loi , mais surtout devant la maladie, il y ait une paralysie totale de la justice.


Parmi les signataires de ce poulet ridicule, on note avec regret la présence madame Françoise BARRE-SINOUSSI, Prix Nobel ; il y a bien entendu les habituels pétitionnaires "de gauche" (ah ! Fourmi, ça me démange...) Martine AUBRY, Noël MAMERE, Cécile DUFLOT, Marie-Georges BUFFET, François CHEREQUE (habituellement mieux inspiré), Olivier BERNARD (Médecins du Monde), Rony BRAUMAN (Samu social, dit la dépêche ; moi, je croyais que le fondateur de ce mouvement était monsieur Xavier EMMANUELLI).


Et comme le style de ces hautes personnalités est beau comme l'antique, la pétition se termine par un appel à "préserver la démocratie dans la gestion de cette crise" et "à mettre au premier plan de la riposte collective, la solidarité". Solidarité dans la contagion sans doute.


Ah, je vais vous dire ce que BERNANOS pensait des intellectuels dans La France contre le robots : Les imbéciles sont capables de discuter indéfiniment sur n'importe quelle question, mais ils se garderont bien de la poser d'une telle manière qu'ils soient forcés d'y répondre.
Et il ajoute, un peu plus loin : L'expérience m'a montré que l'imbécile n'est jamais simple, et très rarement ignorant. L'intellectuel devrait donc nous être, par définition, suspect ? Certainement. Je dis l'intellectuel, l'homme qui se donne lui-même ce titre, en raison des connaissances et des diplômes qu'il possède. [...] Oui, dussè-je, une fois de plus, perdre en un instant tout le bénéfice de mon habituelle modération [sic], j'irai jusqu'au bout de ma pensée. L'intellectuel est si souvent un imbécile que nous devrions toujours le tenir pour tel, jusqu'à ce qu'il nous ait prouvé le contraire.
Et je ne puis m'empêcher d'ajouter à cela ce que dit Marcel DE CORTE, dans son remarquable ouvrage L'intelligence en péril de mort que j'évoquais dans mon précédent billet : L'idéalisme attire tous les esprits qui renâclent devant l'effort à déployer pour épouser le réel et qui prétendent, malgré leur démission ou à cause de leur démission même, offrir une solution à tous les problèmes humains, fût-ce au prix de la suppression de tous les problèmes et de leur caractère humain. Il va comme un gant à tous ceux qui sacrifient les leçons de l'expérience et de la tradition à leurs propres leçons.
Alors tous ces gens qui pétitionnent, s'agitent, glosent, discutent, supputent, ont-ils perdu la mémoire, eux qui, au moment de la canicule critiquaient le ministre de la santé, monsieur MATTEI, parce qu'il avait traité la question de son lieu de vacances ? Ainsi, d'un côté, ils se plaignent que l'Etat ne soit point intervenu comme il convenait, et de l'autre ils combattent les mesures que les autorités prennent au nom d'un principe, le principe de précaution, dont ils sont les inventeurs. Masques et Tartuffes, un peu plus de pudeur s'il vous plaît.