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lundi 31 août 2020

Lundi 31 août 2020. Mes chroniques : elles ne sont pas roses !

UN DIAGNOSTIC ?

L’épuisement français ? Non je ne le crois pas. Il y a une ardente jeunesse qui ne s'en laissera pas compter. Il y a bien longtemps que la décomposition de la vie politique française et l'odeur de putréfaction qui s'en dégage a été prise en compte par cette jeunesse qui fait de la politique autrement, en commençant par se changer soi-même.
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CHRONIQUE DE LA COHERENCE MINISTERIELLE ET DE L’AMOUR DE LA FAMILLE.
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Plutôt que de contaminer la famille, évitons d'être contaminés par un discours affligeant de vacuité.

Evidemment, il est prudent de porter un masque quand on va voir des grands parents ou des parents âgés. Mais il ne faut tout de même pas exagérer.
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CHRONIQUE D’UNE MANIPULATION SCANDALEUSE.
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Remarquable interview du Pr PERRONNE.

D. PUJADAS démantibule le mensonge d’état.
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CHRONIQUE DE LA REVOLTE QUI GRONDE CONTRE L’INSECURITE.
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Faudra-t-il qu’un jour les citoyens s’arment pour défendre leur vie contre les délinquants ou les voleurs ?

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CHRONIQUE DE LA VIOLENCE ORDINAIRE.
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Tout va bien en Bretagne.

A Bordeaux aussi, tout est beau.

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CHRONIQUE DE LA JUSTICE…. ENFIN DE CE QUE L’ON APPELLE LA JUSTICE.
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Des voleurs s’introduisent dans sa propriété. Il flanque leur voiture dans la rivière. Les voleurs sont indemnisés pour préjudice moral !

Pendant qu’on flanque des prunes à 135 euros à tire-larigot, les assassins sont remis en liberté.

On marche sur la tête. Un homme responsable de 9 viols et de deux tentatives de viol est remis en liberté après 11 ans de prison (condamnation à 18 ans) ; à peine sorti, il recommence, viole et tue une adolescente de 15 ans. Merci qui ? Merci à toi ô justice ? Ou honte à vous, magistrats qui avez un code civil et un code pénal à la place du cœur. Vous qui avez relâché cet homme, vous êtes coresponsable de la mort de cette jeune fille.

Bien sûr qu’elle a raison, Marion. La culture de l’excuse, nous en avons plus qu’assez. Pas un kilomètre de voie ferrée, pas un pont (sauf ceux qu’ont construit en quelques pays africains les Chinois et qui se sont révélés, disons, TRES TRES TRES fragiles), pas une amélioration de la situation des populations africaines, depuis la décolonisation. Si l’on ne meurt plus de variole ou de rougeole, si l’on soigne la lèpre ou la bilharziose (et, avec moins de succès, le paludisme) en Afrique, c’est à ce salaud de colonisateur qu’on le doit. Personnellement, je pense que nous n’avions rien à faire en Afrique. Nous avons perturbé des équilibres traditionnels, aussi bien sociaux qu’économiques, et nous avons en fait introduit du désordre, là où régnait un semblant d’ordre. Nous n’avions rien à faire en Afrique (du Nord, ou subsaharienne ou équatoriale ; encore qu’en Afrique du Nord, il fallait mettre un terme aux razzias qui réduisaient en esclavage de nombreux européens capturés par les barbaresques). Les Africains n’ont rien à faire en Europe. Leurs responsables se doivent d’améliorer le sort de leurs concitoyens, de leur procurer nourriture, santé, et bien être, et non d’imiter les pires travers de nos responsables politiques, dont la propension au népotisme et à la corruption.


samedi 17 août 2019

Samedi 17 août 2019. Mes chroniques : ou bien le mensonge ou bien le bien commun


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CHRONIQUE DE L’ILLUSION, DES
MENSONGES, DES VESSIES ET DES
LANTERNES.
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Sur le chômage qui reculerait grâce à LUI !

Ceci étant dit, nous n’allons pas faire la fine bouche. Tant mieux si le chômage recule, même si ce n’est pas à cause de PONCEFRELU-PILATOQUET, mais à cause du travail des Français.

Sur la vente d’Alstom aux Américains (vidéo).

Belle intervention d’un homme qui ne mâche pas ses mots.

Et des noms de Français dans les villes du Maghreb et de l’Afrique noire ?

Car il y a une part de France dans ces pays, dans lesquels, du reste, nous n’aurions jamais dû aller ou nous installer.

Pression amicale des lobbies sur les média officiels !

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CHRONIQUE DE NOS PROVINCES.
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On dézingue en Alsace !


A coup de chalumeau à Marseille !


Ou à l’arme blanche en Normandie !


Éventuellement à coup de fusil à Draguignan !

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CHRONIQUE DES TABOUS.
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Il faut le dire et tenter de comprendre.

Là encore, il convient de ne pas généraliser. Ces hommes venus de loin, célibataires pour la plupart, sont faits comme tous les mâles de l’espèce humaine. Ils sont une libido, et ils la satisfont par tous les moyens, soit par le concubinage, soit par le mariage, soit, hélas, par le moyen le plus lâche, celui de la violence faite aux femmes. Négliger cet aspect du problème est une erreur politique, psychologique et humaine de première grandeur. C'est pourquoi il est préférable d'accueillir des familles avec femme et enfants.
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CHRONIQUE DE L’ESPÉRANCE ET DU
RENOUVEAU.
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Marie attire de plus en plus les disciples de son fils.



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CHRONIQUE DE LA LÉGITIMITÉ
POLITIQUE.
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Petit rappel.

Le bien commun n’est pas l’intérêt général. Primo. Et secundo, quand il n’est pas respecté, nul n’est tenu d’obéir à ceux qui le méprisent. Je crains très fort que ce soit le cas de notre classe politique, hormis quelques rares et belles exceptions, comme madame Agnès THILL.
L’article référencé ci-dessus a été publié par le site Le rouge et le noir.

C’est bien tout le problème de la Chine communiste vis-à-vis de Hong-Kong la rebelle.

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CHRONIQUE DE LA CUPIDITÉ.
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Un bon conseil ! N’allez jamais faire de courses le dimanche dans un supermarché. Ce jour n’est pas fait pour honorer les marchands du Temple.

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CHRONIQUE NAPOLÉONIENNE.
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On peut ne pas apprécier tout ce qu’a fait Napoléon premier. Mais il n’y a pas lieu de ne pas en être fier.

Il faut tout de même remarquer que ce fut un grand stratège, un homme de gouvernement et qu’il a, à plusieurs reprises, battu les Anglais, ce qui n'est pas un mince exploit !

lundi 4 février 2019

Dimanche 03 février 2019. Petit voyage dans l'ordre symbolique post-moderne : des cigarettes suisses en Afrique


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La Suisse n’est pas que le pays des banques et du chocolat ! C’est aussi celui des cigarettes. Nos voisins helvètes exportent 75 % de leur production, c’est tout dire. Jusque à rien à critiquer.
Mais il y a un hic ! Et je le découvre dans un article du journal La Croix, en page 11 de la livraison daté du lundi 28 janvier 2019. Le titre de l’article est sobre mais percutant : La Suisse exporte en Afrique des cigarettes plus toxiques.

Voici un court extrait de cette analyse :
"La Suisse, dont les exportations de cigarettes (75 % de la production) sont très légèrement inférieures en valeur à celle des fromages, peut en toute légalité produire sur son territoire, puis vendre en Afrique, des cigarettes dont les taux de nicotine sont deux fois plus élevés que les normes européennes. « Ce sont des usines quasi exclusivement dédiées à l’exportation », confirme la journaliste Marie MAURISSE qui a enquêté pendant un an avant d’être en mesure de publier les résultats de son travail.
[…].
Grâce à un partenariat inédit avec un laboratoire de l’Institut de santé au travail à Lausanne, membre d’un réseau validé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ONG suisse a réussi à faire la démonstration que les cigarettes suisses vendues au Maroc contenaient des taux plus élevés de monoxyde de carbone et de goudron, mais aussi quasiment le double de nicotine, ce qui entraîne l’augmentation des effets d’addiction.
[…]."

Si vous voulez mon avis, on doit l’augmentation du nombre d’immigrants marocains en Europe à celle du taux de nicotine dans les cigarettes suisses. Ils ignorent sans doute que les cigarettes européennes sont moins addictives... Je n’en dirai pas plus, mais je n’en pense pas moins ! Le monde post-moderne, tout entier tourné vers la production, la marchandisation et les échanges commerciaux, se moque comme de l’an quarante que des cigarettiers suisses puissent se faire de l’argent au détriment du poumon des pauvres. Je me permets de dénoncer ici ce que je considère comme un véritable scandale, d’autant que les normalisateurs de l’Union Européenne ont, si l’on peut dire, taillé dans le vif de nos cigarettes, comme j’aurai l’occasion de vous le faire savoir en vous livrant un petit passage de Philippe MURAY. On a là les symboles que l’on mérite. Et cet ordre symbolique, celui du profit à tout prix n'est pas très ragoutant. 


jeudi 8 octobre 2015

08 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance : sagesse africaine contre la mémoire courte

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est parfois l’oubli.

Avis aux amnésiques !
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1. L’histoire du jour.
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Le premier billet de ce jour a une structure un peu différente de sa structure habituelle, comme vous l’allez voir. Voici un petit récit intéressant à bien des égards. Je certifie l’absolue authenticité des propos que je rapporte, puisque j’en étais le destinataire.
Je me trouvais hier matin à 8 h 30 à l’arrêt La Tourelle du bus 72, route de la Reine. J’avais à faire à PARIS. Le panneau annonçait une attente de 7 minutes avant l’arrivée du prochain bus, délai suffisant pour que j’aille m’asseoir sur le banc de l’abri, à côté d’un africain qui lisait le Parisien. On y relatait dans les pages intérieures la fusillade de Saint-Ouen et l’agression dont a été victime le DRH d’Air France. L’homme s’adresse alors à moi, et il me dit : "Les noirs sont des sauvages, dites-vous. Mais les sauvages ce sont les blancs. Jamais en Afrique on aurait traité ainsi un chef. On le respecte, comme on respecte les vieux. On discute, on parle. Les sauvages, ce sont les blancs. La France est un grand pays, et l’on traite ainsi comme un responsable, on le gifle comme un gamin. Les sauvages, ce sont les blancs.
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2. Commentaires.
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Ce récit appelle plusieurs commentaires. En tout premier lieu, cet homme, un noir, ne renie aucunement son appartenance à un peuple noir. Il n’en fait pas une infériorité, mais simplement une différence. Et sa réflexion apporte de l’eau au moulin de madame MORANO, puisque en parlant de ce grand pays où il habite et qu’il aime, il semble reconnaître qu’il est peuplé majoritairement de blancs.
En second lieu, il manifeste un grand amour pour son pays d’accueil. Il le traite de "grand" et il se désole de voir que cette grandeur est atteinte par l’action violente de quelques irresponsables. Il ne parvient pas à comprendre comment ces actions de sauvages ont pu avoir lieu. Et il exprime une des spécificités remarquables de la civilisation africaine, l’art du palabre et de la discussion, jusqu’à l’accord final.

Pour bien vous indiquer combien les tartuffes de "gôôôche" et de "drouate" semblent frappés d’amnésie, et tout spécialement ceux qui se réclament de la franc-maçonnerie, voici quelques rappels historiques. Je n’ai pu noter toutes les références de ces rappels, et vous prie de m’en excuser.

Le premier point a trait à l’implication des armateurs francs-maçons dans la Traite des noirs. Qu’ils aient été dieppois, hâvrais, nantais (les plus nombreux), rochellais ou bordelais, ils étaient quasiment tous des initiés. Le second, à la promotion d'un colonialisme insupportablement arrogant par des gens de gauche.

(a) Premier point : francs-maçons et Traite des noirs. 

La scène se passe à Nantes dans les années 1845, dans l’immeuble de la rue de Gigant, où la loge Mars et les Arts se réunit deux fois par mois, dans le Temple du premier étage.

Confession d’un ancien capitaine négrier.

"Oui, Vénérable Maître et vous tous mes Frères, moi, Yves Le Meur, Maître maçon de longue date, j’ai commandé plusieurs navires négriers… Oh ! Je n’étais pas le premier. Nous avions tous entendu parler du capitaine rochelais Crassous, qui avait été initié en 1765 à L’Union Parfaite de la Rochelle, ce qui ne l’a pas empêché de se conduire comme un sauvage puisque il marquait lui-même au fer rouge de ses initiales les esclaves qu’il embarquait sur la côte… (Il s’arrête à nouveau, sort un grand mouchoir à carreaux de la poche de sa redingote, se mouche bruyamment avant de s’essuyer discrètement les yeux). Je n’ai quand même jamais fait ça ! Je vous demande pardon, Vénérable Maître, mais l’émotion m’étreint au souvenir de ce que j’ai vécu…"

A tous péchés miséricorde…

La franc-maçonnerie de ROCHEFORT et la Traite des noirs (cf. Christophe CADIOU-QUELLA.)

"Dans le même ordre d’idées, la franc-maçonnerie rochefortaise regroupe de nombreux négriers ou hommes intéressés à la traite. En 1775, c’est CHEVALLIE qui occupe la fonction de Vénérable de la loge L'Aimable Concorde. À ses côtés figurent entre 1775 et 1804 Pierre André HEBRE de SAINT-CLEMENT, FAURES, GACHINARD, GUERIN l’Aîné. Le négociant et armateur CHARRIER l’Aîné en est membre également, et est le correspondant du négrier rochelais GARESCHE à plusieurs reprises. On mesure la diffusion des idées esclavagistes au sein des notabilités rochefortaises, censées représenter l’opinion éclairée de la ville."

(b) second point.

Les grandes âmes de gauche et le racisme ordinaire.

"Ce ne fut pas un homme de droite, mais Jean Jaurès, cette grande icône républicaine qui déclara: "la France a autant le droit de prolonger au Maroc son action économique et morale qu'en dehors de toute entreprise, de toute violence militaire, la civilisation qu'elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l'état présent du régime marocain" (Discours de Clemenceau devant la Chambre des députés en 1903 cité in Girardet, L'idée coloniale, op. cit., p. 108,). La gauche coloniale établissait donc une hiérarchie entre les "races" et les civilisations.
Ne s'embarrassant pas davantage de nuances, vingt-deux ans plus tard, le 9 juillet 1925, Léon Blum ne craignit pas d'affirmer devant les députés: "Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie".
Albert Bayet, président de la Ligue des droits de l'Homme alla encore plus loin. Lors du Congrès du mouvement qui se tint à Vichy en 1931, il ne craignit pas de déclarer que la colonisation française était légitime puisqu'elle était porteuse du message des "grands ancêtres de 1789". Dans ces conditions: « Faire connaître aux peuples les droits de l'Homme, ce n'est pas une besogne d'impérialisme, c'est une tâche de fraternité »."

Et ce sont les héritiers des Loges qui vont faire la morale à Nadine MORANO. Mais ils ont la mémoire courte, le cerveau léger, et l’impudence en bandoulière.

La FRANCE n’est plus un pays peuplé seulement de sujets de race blanche. C’est un fait, et nous le devons à ces gens qui viennent nous faire la leçon après que leurs ancêtres en maçonnerie ont honteusement traité les noirs d’Afrique ou promu le colonialisme et l'exploitation de l'Afrique. Et je trouve bien de mes compatriotes d’origine africaine plus amoureux de leur patrie que cette brochette d’incapables. La France n’est plus un pays judéo-chrétien, puisque 65 % des Français se disent athées, et qu’en termes d’athéisme, notre patrie arrive au QUATRIEME RANG mondial ; par ailleurs, l’Islam tend à prendre une place très importante de l’espace religieux. L’erreur de madame MORANO est d’avoir laissé entendre que la France EST un pays peuplé de blancs et judéo-chrétien. Cela fut vrai, cela n’est plus. Et nous devons justement prendre conscience de cet état de fait.

Quant à l’éviction de madame MORANO, je la trouve lamentable, et jamais je ne donnerai plus jamais ma voix à un homme ou à un parti qui préfère le pouvoir à la vérité. Cette décision d’exclusion a été prise à la suite d’une intervention de monsieur Philippe RICHERT, l’actuel président de la Région Alsace, qui brigue la présidence de la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne. Je connais un peu monsieur RICHERT pour avoir fait sa connaissance au Conseil d’Administration de l’Université Louis Pasteur où il siégeait comme membre extérieur désigné.
J’ai très bien connu son prédécesseur, Adrien ZELLER qui m’honorait de son amitié et de son affection. C’était un homme droit, intègre et désintéressé, un homme rare. Je salue avec émotion sa mémoire.
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Merci à Brigitte qui m'a transmis ce clin d'oeil humoristique.

Bonjour ! Je suis François Ier, le pape des pauvres.
Enchanté ! Je suis François HOLLANDE, l'un de vos fournisseurs;




samedi 30 octobre 2010

Réponses à divers commentaires

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Sur les Lumières.
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Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai jamais dit. Je reprends donc ici mon argumentation, à l'intention d'un lecteur dont je lis seulement ce matin le commentaire et qui juge dangereux l'opinion (partagée par un nombre croissant de personnes, je le précise) que j'exprime dans le billet : "Il est temps d'éteindre les Lumières".
(a) Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de valeurs universelles. J'ai dit simplement que les Lumières n'étaient pas porteuses de [la totalité de] ces valeurs et que leur niveau d'analyse est identique à celui des Chinois et de CONFUCIUS. J'ai aussi dit que la France s'est servie de ces idéaux prétendus universels pour tenter d'imposer sa prépotence culturelle et politique au monde entier. Et que cette prétention nous a valu d'être trouvés insupportablement arrogants aux yeux des autres peuples.
(b) Le seul message vraiment universel que je connaisse, et qui prouve son universalité par l'adhésion profonde, existentielle, d'hommes et de femmes de toutes races, de toutes cultures, de toutes conditions sociales, est celui de Jésus. J'ajoute que la prétention des Lumières à l'Universel s'appuie sur cette réalité christique, et qu'elles ne l'eussent jamais théorisé si Jésus n'avait dit : "Allez dans le monde entier. De toutes les nations, faites des disciples".
(c) Pour que ce message soit entendu, il faut rentrer dans un mode de relation très particulier avec l'autre : reconnaître en lui le visage de Dieu.
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Sur l'histoire et sur les contestations qu'a faites Rama YADE, à propos de "l'Afrique qui commence à peine à rentrer dans l'histoire".
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(a) J'ignorais que Rama eut fait cette remarque. Mais si elle l'a faite, c'est par méconnaissance de ce que signifie l'histoire, qu'elle assimile à la civilisation ou à la culture. C'est là qu'intervient la fameuse objurgation de CONFUCIUS sur la "rectification des noms". Pour comprendre ce qu'est l'histoire, il suffit simplement de s'interroger sur l'existence de la préhistoire, de se demander pourquoi l'on a cru bon d'isoler cette branche particulière du savoir, de l'histoire proprement dite et de la protohistoire.
(b) On constate alors que l'histoire commence avec l'écriture, à SUMER plus de trois millénaire avant J.-C., en CHINE à sensiblement la même époque, en ÉGYPTE également. Autrement dit, pour qu'il y ait histoire, il faut que des hommes aient relaté des faits qui leur étaient contemporains et qu'ils les aient datés (peu importe le calendrier utilisé). S'ils relatent des faits très anciens, on les soupçonnera d'avoir rédigé des écrits mythiques en les parant des couleurs de l'histoire. Ainsi en Chine, à propos des Empereurs mythiques, CONFUCIUS a-t-il paré YAO, SHUN, les Augustes Souverains, de couleurs historiques parfaitement controuvées. Les peuples qui n'ont pas d'écriture n'ont pas d'histoire. Mais cela ne veut pas dire qu'ils n'ont pas de civilisation, de littérature (orale, transmise ainsi) ou d'art. C'est même le contraire, et c'est si vrai que les préhistoriens parlent de "culture" pour désigner un ensemble particulier de pratiques artistiques, artisanales, funéraires. On parle de la "culture des steppes", ou de la "culture azilienne", de la "culture de Bangpo" ou de "Longshan" [en Chine] ou de la "culture" de tel ou tel peuple.
(c) Sauf erreur ou ignorance de ma part, ce que j'admets tout à fait, peu de peuples africains ont connu l'écriture : les Égyptiens, plus tardivement les Éthiopiens, encore plus tardivement et avec l'arrivée des peuples arabes en Afrique du Nord, les populations du Maghreb. L'invasion de l'Afrique du Nord par les Vandales n'a pas été décrite par des Africains du Nord, mais par un auteur qui s'appelait PROCOPE et était de culture grecque. Assez curieusement, j'ai discuté pas plus tard qu'hier, avec un camerounais, homme distingué et cultivé, qui m'affirmait le plus sérieusement du monde que l'histoire de l'Afrique tropicale avait été écrite par des Africains sur des peaux d'animaux mais que le Portugais avaient falsifié ces documents. J'ai demandé des précisions que j'attends. Après tout, peut-être est-ce vrai. Mais il faut le prouver.
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Autres remarques.
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Une des remarques les plus fécondes que j'ai entendue, hier encore, est la suivante. Yves, un ami, me disait ceci : l'originalité et sans doute la supériorité longtemps maintenue de l'Occident sur le reste du monde tient à l'existence d'une double tradition, puisée à des peuples différents : la tradition philosophique grecque et ses nombreuses écoles (il n'y a pas qu'ARISTOTE et PLATON) et la religion chrétienne venue du judaïsme. Ces deux pensées se sont constamment frottées l'une à l'autre, sans jamais empiéter sur leur domaine respectif. Il en est résulté une stimulation réciproque et continue. Cette idée mériterait d'être creusée. Car abandonner un domaine (celui de la religion, par exemple ; même si je n'aime pas ce mot, dans le cas qui nous intéresse, il est opératoire) revient à marcher sur une jambe. Même remarque si l'on oublie la philosophie. Il faudrait voir comment cette stimulation réciproque s'est faite et en repérer les étapes. Mais cette remarque me paraît lumineusement juste. En somme l'erreur des Lumières seraient d'avoir voulu régenter un domaine qui n'était pas de sa compétence. Réciproquement, l'erreur du clergé, des théologiens, de l'Église-institution aurait été de vouloir régenter la pensée dans un champ qui n'était pas de sa compétence, celui de la société et de la politique.
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L'historiette promise hier vous sera relatée demain.

lundi 15 mars 2010

Trafic de drogue

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Les propos d'Eric ZEMMOUR sur l'origine des trafiquants de drogue en France sont, paraît-il, soigneusement examinés par le CSA, qui doit déterminer s'il s'agit de propos racistes. Monsieur ZEMMOUR a dit, je cite de mémoire, que les trafiquants de drogue étaient, en France, d'origine maghrébine ou africaine. J'ignore s'il a dit "tous les trafiquants", "la plupart des trafiquants", "beaucoup de trafiquants" ou "les trafiquants". La généralisation me paraîtrait bien hâtive si généralisation il y a eu.
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Cependant, avant de juger que ces propos sont racistes, il conviendrait de savoir d'où monsieur ZEMMOUR tient ces informations, et il importerait pour tout citoyen doté de sens critique, de se poser quelques questions. Car de deux chose l'une : ou bien ces données statistiques sont vérifiées et vérifiables, et l'énoncé d'un fait ne me semble pas devoir tomber sous le coup du blâme "droitdel'hommiste", antiraciste, antifasciste et autre anti, ou bien elles sont fausses, et monsieur ZEMMOUR a commis une mauvaise action, émis un jugement téméraire, et doit être immédiatement contredit. Il doit en outre présenter des excuses sur la chaîne où il tenu ces propos afin d'en réparer les effets.
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A supposer que ces données soient exactes, il faudrait aller plus loin dans la réflexion. Deux et peut-être trois causes peuvent être invoquées qui expliqueraient, sans pour autant justifier, les pratiques des trafiquants : (a) la première est qu'il est plus facile de gagner beaucoup d'argent par le trafic que par le travail ; (b) la seconde est qu'il difficile - il faut le reconnaître - aux populations d'origine étrangère de trouver chez nous du travail, et qu'il leur faut bien gagner leur vie ; (c) la troisième, et à mon avis la plus déterminante des causes, est la désinvolture et même la complicité des médias, des hommes politiques et du monde de la culture, pour la consommation de drogues : on commence par la douce et l'on finit par la dure.
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Une anecdote tout de même : il y a deux ou trois jours, contrôle des voyageurs à la station Iéna. Une équipe volante examinent les tickets, les passes Navigo, les cartes de réduction. Trois voyageurs sont pris en flagrant délit de fraude. Les trois sont d'origine africaine. Cela n'a rien à voir avec la race, mais avec la représentation imaginaire que ces personnes se font de la France, dans leur idée pleine aux as, et qui aurait exploité honteusement leur pays lors de la colonisation. Pour eux, il s'agit de récupération et non de fraude. Que ne restent-ils pas dans leur pays pour mettre leur talent au service de leur patrie, pour lutter contre la corruption de leurs dirigeants, pour développer de très anciennes pratiques culturales qui ont fait leur preuve et permettre ainsi de mieux nourrir leur peuple ? Que n'exaltent-ils pas leur culture, souvent orale, mais riche de légendes et d'histoires magnifiques, pour trouver dans cette voie originale dignité et rang noble parmi les nations ? Ils préfèrent singer l'Occident tout en le détestant. Comment trouveraient-ils là un quelconque équilibre intérieur ?
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mercredi 19 août 2009

Que faut-il faire ?

Dans un échange que nous avons eu à propos de mon billet intitulé "Les regrets de Richelieu", Olibrius met en cause, sinon la bonne foi, du moins l'utilité de l'action caritative conduite par diverses organisations non gouvernementales ou diverses communautés religieuses. Ses remarques, marquées d'une ironie pointue, soulèvent des questions tellement importantes que je reviens "publiquement" sur le sujet.
Je vais le faire par un détour, celui du bon Samaritain (Luc 10, 29-36). Donc, un prêtre, puis un lévite passent devant l'homme que des brigands ont roué de coups, et laissé pour mort sur le bord du chemin, baignant dans son sang. Non seulement ils ne s'arrêtent pas, mais ils se détournent du malheureux qui gémit. Oh, ce n'est ni par indifférence, ni par égoïsme qu'ils ont ce comportement ! Non. Ils ne veulent tout simplement pas contracter d'impureté rituelle au contact du sang. Comme ils descendent de Jérusalem vers Jéricho, ces ministres du culte ne peuvent invoquer le service qu'ils doivent accomplir dans le Temple, en des époques rigoureusement déterminées. Ils sont obsédés par le respect de la Loi dans ses aspects les plus casuistiques (voir le billet "Il y a loi et loi"). Passe un Samaritain. Il fait partie de ces schismatiques, et mêmes hérétiques, que les juifs méprisent et détestent, de ces hommes qui adorent sur le mont GARIZIM et ont blasphémé le Béni en introduisant dans le Lieu déclaré saint, quelques idoles locales. Lui ne s'embarrasse pas de questions rituelles. Il soigne le malheureux, le panse, le transporte dans une auberge, paye des arrhes au tenancier et lui promet de régler le solde des dépenses au retour de son voyage. Mais la pointe de la parabole est dans la question que pose Jésus à son interlocuteur, un légiste, qui voulait lui clouer le bec : "Lequel de ces trois à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands ? ".
En général, on se méprend sur le sens de la question. On y comprend que le blessé est le prochain, négligé ou reconnu par les passants. Il n'en est rien. Le prochain, pour Jésus, est celui qui s'est rendu proche du pauvre homme.
Alors je vais droit à la conclusion ! Ce sont les hommes et les femmes qui se rendent proches des malheureux, des pauvres, des affamés qui sont leurs prochains, et non le contraire. En allant au Togo pour y créer un Centre Médical (à SOKODE), des membres de la Communauté du Puits de Jacob (voir le site web) sont devenus les prochains de la maman dont l'enfant est en train de dépérir de malnutrition, de cet aveugle que l'onchocercose a jeté dans la nuit, de cet homme qui s'est fracturé le bras en tombant d'un échafaudage, (ou de ce qui en tient lieu), de ces grelottants de fièvre que ronge le paludisme. Tout le reste, les questions politiques, idéologiques, géostratégiques, n'est que littérature. C'est très exactement ainsi qu'il faut faire. Et c'est ainsi que Jésus à répondu à la question du légiste : "Maître, que faut-il faire pour avoir la vie éternelle ?"

vendredi 29 mai 2009

Des chiffres et des lettres

Voici l'avis de monsieur Edward C. GREEN, Directeur du Projet de Recherche sur la prévention du SIDA à l'Université de HARVARD :
"Le pape a raison. Ou pour répondre plus précisément : les meilleures données dont nous disposons confirment les propos du pape. Il existe une relation systématique, mise en évidence par nos meilleures enquêtes, y compris celles menées par les Demographic Health Surveys, financées par les Etats-Unis, entre l'accès facilité aux préservatifs et leur usage plus fréquent et les taux d'infection par le virus du SIDA plus élevés, et non plus faibles. Cela pourrait être dû en partie au phénomène bien connu sous le nom de "compensation du risque", ce qui veut dire que lorsque l'on a recours à une "technologie" de réduction du risque comme le préservatif, l'on perd souvent le bénéfice lié à la réduction du risque par une "compensation" qui consiste à prendre davantage de risques qu'on ne le ferait en absence de technologie de réduction du risque." (National Review Online)
HARVARD est une des meilleures, sinon la meilleure Université(s) du monde. Le Professeur GREEN ne parle pas à la légère ; il risquerait d'y perdre et sa réputation et ses fonctions universitaires. Il ne m'apparaît pas qu'il soit un papiste convaincu ; il serait plutôt un wasp (white anglo-saxo protestant).
Je vous rappelle que dans plusieurs billets, j'ai dit et redit, moins bien sans aucun doute, mais j'ai dit exactement la même chose.
Il ne s'agit pas là d'opinions, mais de faits scientifiquement avérés.
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Du Cardinal SARR, Président de la Conférence Episcopale Régionale de l'Afrique de l'Ouest, à propos de la réaction des médias français aux propos de Benoît XVI sur le préservatif :
Nous déplorons et dénonçons le crime, venant du fond des âges, où l'on traitait nos frères et soeurs en marchandises et en biens meubles (Le Code Noir, art. 44), et qui aujourd'hui consiste à s'acharner à penser pour nous, à parler pour nous, à faire à notre place sans doute parce qu'on ne nous croit pas en mesure de le faire par nous-mêmes.
Je vous rappelle que, dans un billet, je vous avais fait part de la réaction d'indignation d'une journaliste camerounaise laïque aux critiques de la presse française sur les propos de Benoît XVI.
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Prévalence du virus du SIDA (chiffre de l'ONUSIDA).
En Afrique australe (année 2001) :
Zambie : 21,5 %.
Swaziland : 33,4 %
Lesotho : 31 %
Zimbabwe : 33,7 %
Bostwana : 38,8 %
En Afrique où les chrétiens sont nombreux et leurs propos pris en compte par les pouvoirs publics, qui les relaient dans leurs décisions politiques, chiffres comparatifs 2003 - 2008 :
Burkina-Faso : diminution de 6,5 % à 1,8 %
Bénin : de 3,6 % à 1,8 %
Burundi : de 8,3 % à 3,3 % (pays où les politiques se sont impliqués très considérablement)
Cameroun : de 11,8 % à 5,4 %
Guinée : de 2,8 % à 1,5 %
En Afrique Occidentale Française à majorité musulmane, où la fidélité de la femme est une valeur de grande portée sociale, maintien à des taux très bas :
Mali : 1,7 %
Niger 1,1
_________
En 2006, il y avait dans les CECOS (Centres d'Etudes et de Conservation du Sperme) :
157.523 embryons congelés, concernant 49.618 couples.
93.116 faisaient l'objet d'un "projet parental" ; il y avait eu 7.350 accouchements et près de 86.000 embryons détruits avant ou après implantation.
83.407 embryons étaient abandonnés :
37.435 l'avaient été délibérément par les parents dont
9.317 proposés à la recherche ;
10.239 donnés à d'autres couples stériles ;
17.877 détruits.
et
45.972 conservés dans les CECOS pour une période indéterminée.
Je vous rappelle que des embryons conservés à -196°C dans l'azote liquide peuvent être gardés viables pendant des siècles. Il faut 4.000 ans de conservation pour qu'un tiers environ des cellules ainsi conservées aient vu leur génôme irréversiblement lésé par les rayons cosmiques, les seuls qui à cette température peuvent avoir un effet délétère sur l'ADN. Sur ce point, l'ayant enseigné pendant des années à mes étudiants, je suis absolument formel. Il est donc possible que des êtres humains puissent voir le jour des siècles après avoir été conçus par leurs parents.

jeudi 26 mars 2009

Exercice d'observation

Un ami m'envoie copie de l'article paru lors de la visite de Benoît XVI au CAMEROUN. Il se passe de commentaires et il montre combien nous sommes loin du sentiment des Africains qui ont gardé cette bienveillance dont nous manquons tellement. Il me semble important de vous le livrer tel quel, cet article. Libre à chacun d'en penser ce qu'il veut. Mais je peux demander à mes lecteurs de lire avec attention cette opinion, et d'observer attentivement l'âme africaine qui transparaît dans cet article.

"Les médias africains déplorent l’attitude des médias occidentaux pendant la visite du pape en Afrique.

ROME, Mardi 24 mars 2009 (ZENIT.org) - « Le Cameroun vient de boucler avec une réussite insolente la troisième visite papale de son histoire », lit-on dans le Cameroon Tribune, après les quatre jours de visite de Benoît XVI sur le sol camerounais, qui déplore en même temps la polémique engagée par les médias occidentaux contre le pape durant cette visite.
« Le Cameroun et l'Afrique ont vécu quatre jours si intenses et si magiques, qu'ils peinent encore à en jauger l'insondable portée », souligne Marie-Claire Nnana dans son article, convaincue que cette visite du pape en Afrique est « une visite à succès, et un événement majeur qui marquera l'Eglise et tout le continent ».
« En posant l'acte d'amour que constitue sa visite, en nous assurant de l'amour de Dieu, nous les damnés de la terre, le pape nous comble d'espérance », souligne la journaliste.
Mais « on ne décrira jamais assez le rapt inélégant et la parfaite imposture des médias européens et en particulier français sur cette visite », souligne-t-elle. « C'était le temps de l'Afrique. L'Afrique n'aspirait qu'à la communion spirituelle et à la fête. Nos confrères se sont évertués à ne mettre en lumière que les aspects les plus anecdotiques de cette visite, les chiens écrasés, l'écume des jours », ajoute-t-elle.
« Pas un mot sur le synode des évêques africains à venir, ni sur le document préparé à cet égard par le pape », commente-t-elle. « Ils ont parasité les ondes avec une polémique qu'ils ont créée de toute pièce. Car en sortant de son contexte la déclaration du pape sur le préservatif, ils en ont dénaturé la substance ».
Autre exemple de sabotage stratégique reproché aux médias occidentaux : avoir cherché, en Angola, à « éclipser le message apostolique en montant en épingle une déclaration sur l'avortement thérapeutique ».
« En résumant huit jours de visite en deux petites phrases, de préférence celles susceptibles de remuer une opinion publique formatée, il y a un risque de caricaturer et de fausser le message », souligne-t-elle. Et le comble pour la journaliste c'est lorsque « ces médias déclarent parler au nom des Africains ».
« Non, merci, chers confrères, vous parlez pour vous-mêmes, et pour votre public. Les Africains sont assez grands pour déchiffrer et critiquer, au besoin, les messages du pape, afin d'en tirer la substantifique moelle. ».
De plus, estime-t-elle, « les débats autour du SIDA et de l'avortement sont trop importants pour les biaiser de cette manière, en les réduisant à une polémique médiatique ».
« Si nous décrions cet opportunisme chez nos confrères, ce n'est pas que ces questions indiffèrent les Africains que nous sommes, précise la journaliste du Cameroon Tribune, simplement, il nous semble peu fécond de vouloir infléchir les prises de positions papales, parce qu'elles découlent des principes moraux et de valeurs dictés par les évangiles dont il est le gardien ».
« Le pape, que les médias décrivent comme austère et peu charismatique, nous a paru au contraire sensible à nos démonstrations bruyantes et sincères », poursuit-elle. « Il les a reçues dans le tempérament qui est le sien : tout en retenue, le geste peu emphatique, le regard ardent ».
En conclusion la journaliste pense que « Benoît XVI en aura bien besoin » de l'affection des fidèles Africains pour continuer sereinement sa mission, dans une Europe, dit-elle, « dont il est le fils biologique, mais non pas spirituel puisque cette Europe nie désormais la dimension spirituelle du monde ».
Isabelle Cousturié