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jeudi 28 mai 2015

28 mai 2015. Nouvelles de la Résistance. Quand des médiocres deviennent puissants...

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Une fois encore, il faut dire ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Je mentirais si je vous taisais le malaise dans lequel m'a plongé la lecture d'un très court ouvrage posthume de SHOPENHAUER. Il est intitulé L'art de se connaître soi-même. A longueur de pages, transparaissent la misanthropie et le mépris que notre Arthur professe pour ses semblables, par lui surnommés les bipèdes. Il a conscience de son génie, et il estime qu'il ne doit point le gâter en embrassant la vie des gens ordinaires, celle du mariage, des enfants, d'un emploi. Et il se satisfait de pouvoir jouir de temps libre, grâce aux modestes rentes que lui a laissé l'héritage paternel, pour déployer son génie dans les sphères éthérées de la pensée et de la vie intellectuelle.
Bref, cette misanthropie et ce mépris pour tous ceux qui ne sont pas à la hauteur de ses propres dons (et il en voit peu ; il cite GOETHE notamment) me paraissent marquer l'amertume d'un homme qui prétend détester le monde, mais assume ainsi l'échec de sa candidature à un poste de professeur. Et elle me semble aller à l'encontre de ce qu'il dit par ailleurs de la naissance de la vie morale, et dont j'ai parlé ici même il y a quelques semaines à propos de l'empathie.
Ces précautions oratoires étant prises, et de façon à ce que vous ne fassiez point le mauvais procès de partager ces vues pessimistes, je puis vous délivrer la citation du jour :

"[...]. L'envie inhérente à la nature humaine fait nécessairement que ceux qui sont dépourvus d'esprit, les abrutis, nourrissent une aversion secrète à l'encontre de ceux qui habitent les sommets de l'esprit, et qu'un même sentiment anime les individus vils et de peu de valeur à l'encontre des hommes droits et nobles, même s'il arrive parfois que, parce qu'ils tirent quelque avantage et quelque agrément des objets mêmes de leur hargne secrète, ils en recherchent temporairement la compagnie. De même, ceux qui n'ont de cesse de chercher en vain chez les autres la noblesse des pensées ou le degré de clarté intellectuelle qu'ils possèdent eux-mêmes finiront forcement par les mépriser en silence. [...]."
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2. Commentaires.
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Quand  la belle et carnassière Najat prétend que sa réforme des collèges va dans le sens de l'égalité, et qu'il faut détruire tous les systèmes de formation prétendus élitistes, elle illustre le propos de SCHOPENHAUER avec une actualité saisissante. Quand elle déclare que ce sont des pseudo-intellectuels qui s'opposent à sa réforme, elle manifeste - non pas secrètement, mais ouvertement - sa hargne contre des penseurs aussi divers qu'Alain FINKIELKRAUT ou Luc FERRY ou d'autres tout aussi célèbres, comme monsieur CHEVENEMENT, et qui ont fait leurs preuves, eux, dans le domaine de l'excellence de la pensée. Il ne faut donc point s'étonner de constater que ces penseurs désertent en silence le camp des imbéciles (je n'ose dire celui des abrutis, car je tomberais dans l'injure) à l'exception de quelques attardés qui pour des raisons d'opportunité de carrière se complaisent à appeler "référentiel bondissant" un vulgaire ballon de foot, qualifié superfétatoirement d' "aléatoire" quand il s'agit d'un ballon de rugby.
J'aime mes semblables, leur fragilité et leur vulnérabilité ; j'ai les miennes, je les reconnais, sans me sentir obligé de les confesser urbi et orbi. Je constate qu'il y a des inégalités naturelles dans les aptitudes, et qu'aucune de ces inégalités ne suffit à fonder une discrimination dans la dignité. Tel ébéniste a des doigts de fée qui sait à peine écrire ; tel laboureur peut prédire infailliblement le temps qu'il fera dans les trois jours qui viennent et saura au jour près quand il faut moissonner, tel jeune homme fera preuve d'une exceptionnelle souplesse qui lui permet d'envisager une belle carrière dans la vie sportive internationale, et tel autre jeune, gringalet, trop vite monté en graines, fera preuve de dons exceptionnels en mathématiques. J'affirme que le rôle d'un enseignant est de détecter très tôt ces aptitudes et de permettre à ses enseignés de les développer à leur maximum... Nous en sommes loin. Apprendre la charte de la laïcité semble plus urgent pour nos imbéciles bernanosiens de la rue de Grenelle que d'apprendre à se connaître et à connaître les autres dans leur singularité pour mieux se développer.
Pour l'instant, il semble que ce soit surtout les tendances les plus communes, celles des pulsions sexuelles, celles de l'envie, celles de l'égalitarisme, qui semblent former le socle commun sur lequel s'appuie la déséducation nationale. Quand les médiocres deviennent puissants, il n'y a rien à attendre de bon pour la patrie.
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3. Informations diverses.
Hausse des dépenses et baisse des recettes : la mauvaise gestion de l'Etat (publié par le Salon beige).

La Cour des comptes a publié un rapport montrant que le déficit de l’Etat est évalué à 85,56 milliards d’euros, soit 3,9% du PIB, alors que la France s’était engagée à ne pas dépasser les 3,6%. 
Le budget de l’État en 2014 est en hausse de 10,69 Md€ par rapport à 2013. Le déficit de 2014 est supérieur de 2,99 Md€ à celui fixé en loi de finances initiale (LFI). La dette de l’État est passée de 1 457 Md€ fin 2013 à 1 528 Md€ fin 2014.

En 2014, les recettes de l’État se sont élevées à 291,9 Md€, en diminution de 9,3 Md€ par rapport à 2013, sous l’effet d’une baisse des recettes fiscales, la première depuis 2009, à hauteur de 9,7 Md€. Des hypothèses de croissance économique exagérément optimistes et des hypothèses d’élasticité des recettes également trop élevées sont à l’origine d’un niveau de recettes inférieur de 10 Md€ aux prévisions initiales.
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La Manif Pour Tous, le 6 juin à BORDEAUX (via le Salon Beige ; et zut à monsieur JUPPE).


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Intervention de François BILLOT de LOCHNER aux Veilleurs.

https://youtu.be/8X4DDK8kShY 
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Philippe ARINO à VESOUL.


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"Devant nos grands hommes, un peu d’humilité, François Hollande !"
Anne-Sophie Désir, ce matin sur le site du Boulevard Voltaire (lire l'article en allant sur le site).

(Pour Jean ZAY, il convient de mettre des guillemets devant grands. Je m'en suis expliqué dans un récent billet.)
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"Un panthéon de Vanités.

De Nicolas BEYTOUT, ce matin, cet article sur le site de L'Opinion.

"Avant le discours, il y avait eu le discours sur le discours : on nous annonçait celui de François Hollande comme devant être le plus important de son quinquennat. Il y travaillait seul, concentré comme jamais, rassemblant par bribes ces mots qu’il avait en tête depuis si longtemps, certain d’écrire pour la postérité.
Avant le discours, il y avait eu aussi le discours sur le décor : on nous racontait les préparatifs, la logistique, l’événementiel, les caméras-ci, les micros là, les quatre cercueils – les vides et les pleins – et, dans la rue qui conduit au temple païen, les feux de circulation éteints pour ne pas distraire le regard de ceux qui chercheraient, devant l’immense colonnade, le petit homme qui déclame.
Mais sont-ils devenus fous, ceux qui imaginent nous faire avaler toutes ces histoires au nom de l’Histoire ? Ont-ils perdu le sens de la mesure ? Ont-ils conscience de ce que représente réellement ce moment d’autosatisfaction panthéonnisée d’un président dont le bilan reste si pauvre ? Le discours le plus important, disent-ils. Ce fut en effet un beau discours, de belles images solennelles. Et puis ? Ces quatre cercueils, que pèsent-ils au regard des défis que doit affronter le pays ? Certes, l’invocation de son histoire est nécessaire à une Nation, mais lorsqu’elle sert d’artifice pour décrire le présent, elle n’est plus qu’une allégorie creuse.
Au lendemain des tragiques attentats de janvier, le chef de l’Etat avait rêvé d’une forme de trêve républicaine qui, au nom d’un « esprit du 11 janvier », devrait faire taire les différences et faire naître l’union nationale. En vain. L’émotion n’avait pas longtemps camouflé les fractures et les doutes qui traversent le pays. La leçon de cet échec n’a pas servi. On nous refait le coup des mots alors qu’on attend toujours les actes les plus importants du quinquennat."














lundi 29 octobre 2012

Lecture recommandée

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A tous ceux de mes fidèles lecteurs que les projets du Gouvernement (!!!???) actuel en matière de mariage homosexuel inquiètent, je recommande vivement la lecture du livre dont voici la référence :

Philippe ARIÑO. L'homosexualité en vérité. Briser enfin le tabou. Frédéric Aimard, éditeur, Le Plessis-Robinson, 2012.
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Philippe ARIÑO se sait homosexuel. Il a été un homosexuel pratiquant. Il lui a été donné une grâce de conversion, et il est rentré, avec joie, non point dans la continence qui aigrit et refoule le désir, mais dans la chasteté. Il vaut donc la peine de lire son témoignage.
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D'entrée de jeu, Philippe indique ceci : "[L'homosexualité] nous plonge au coeur des problèmes sociaux (et pas seulement homosexuels !). En plus, elle est le signe de la non-rencontre entre l'homme et la femme, de la rupture des Hommes avec Dieu."

Il justifie son intervention dans l'actuel débat de la manière suivante. S'il trouve important de parler d'homosexualité c'est pour nous interpeller : "Vous allez vite comprendre, dit-il à ses lecteurs, que derrière le sujet 'banal' de l'homosexualité, il y a beaucoup de souffrance humaine réelle. Et ça, ça ne peut pas nous laisser indifférents. Nous devons la dénoncer, sans misérabilisme, mais avec énergie. Nous sommes appelés à aider les personnes à sortir de la souffrance non d'être homosexuelle mais de pratiquer l'homosexualité". Et c'est pourquoi, notre auteur parle de "désir homosexuel". Il ajoute encore : "Et quand je vois comment les couples homosexuels ont du mal à durer, et à durer dans la joie, j'ai de bonnes raisons de croire que le désir homosexuel est un amour plus fragile, plus limité, moins comblant que le désir entre un homme et une femme qui s'aiment. Il est à la fois un élan d'amour et de violence, les deux à la fois." Il dit avec justesse que "c'est un désir qui n'est pas banal", un désir qui est la marque "d'un inachèvement".

Et puis Philippe ARIÑO expose les grandes caractéristiques de base du désir homosexuel.

(a) Le désir homosexuel est un désir de viol, voire (et selon lui, la chose est très fréquente) le signe d'un viol réel dont la personne homosexuelle a été victime pendant l'enfance. Il insiste sur le fait que le désir de viol n'est pas propre à la personne homosexuelle, qu'il est chez elle simplement exacerbé.
(b) Le désir homosexuel est un signe d'éloignement du réel qui s'appuie davantage sur les fantasmes et les pulsions que sur la réalité humanisante. Pour lui, le Réel humanisant et relationnel passe par le respect de trois différences, à quoi il ajoute une quatrième, moins objective : la différence des sexes, la différence des générations, la différence des espaces, la quatrième étant celle qui existe entre les créatures humaines et le Créateur.
(c) Le désir homosexuel reflète la peur d'être unique ; il s'agit d'une peur "typiquement androgynique, narcissique, romantique et adolescente".
(d) Le désir homosexuel est souvent le désir d'être objet.
(e) Le désir homosexuel se vit souvent comme le désir de se prendre pour Dieu.
(f) "Le désir homosexuel est un désir de fusion, exact jumeau (en bassesse et en violence) du désir hétérosexuel... mais distinct du désir femme-homme aimant et du désir entre un célibataire consacré et Dieu."
(g) Le désir homosexuel reflète souvent la haine de soi, le désir idolâtre (pour et contre lui-même) intrinsèquement homophobe.
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Philippe ARIÑO sait de quoi il parle, et c'est ce qui rend son analyse aussi percutante et lucide. Bien entendu, toutes ces caractéristiques du désir homosexuel ne cohabitent pas toutes ensemble pour un sujet donné, et elles ne s'expriment pas non plus avec la même intensité chez les un et chez les autres. Voilà pourquoi il est inepte de parler des "homosexuel(le)s" en général, et infiniment plus juste et respectueux de parler de "personnes homosexuelles".
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Dans la dernière partie de cet opuscule assez remarquable, Philippe ARIÑO conclut : "[Si je ne suis pas prêtre] (rappelons qu'il a vécu une grâce de conversion) [c'est parce que] je pense que mes tendances homosexuelles, sans être fondamentales, restent profondes, et parce que je défends l'existence de la culture homosexuelle. [En plus], je crois que, de par mon statut de personne homosexuelle, et ma fragilité structurelle, il n'est pas en soi souhaitable que je devienne prêtre. Et enfin, j'ai compris que je pouvais être autrement plus utile pour l'instant à l'Eglise en restant laïc."
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Il n'y a rien à ajouter à ce témoignage bouleversant de profondeur, de vérité, et d'humilité. Bien entendu, nul, chez les puissants et les imbéciles bernanosiens qui nous gouvernent, ne prendra le temps de lire cet ouvrage. Prenez-le, vous !
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Je voudrais dire aussi à tous mes amis de Tibériade qui me font l'honneur et l'amitié de me lire que je les porte profondément dans mon coeur, que je les aime et que, conformément à la parole de JESUS, il m'apparaît que nombre d'entre eux précèderont, ceux qui se prennent pour des justes (et je me mets dans le tas) dans le Royaume de Dieu.